00:0111h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:07Nous avons Charles Rigaud, journaliste caméraman de Frontières, dans le studio d'Europe 1.
00:12Il a été agressé en marge de la fête de la musique.
00:16On va vous donner la parole dans un instant.
00:18Charles Rigaud, merci infiniment d'être dans le studio d'Europe 1,
00:22de nous expliquer, de nous raconter ce qu'il s'est passé, comment ça s'est passé.
00:26D'abord, j'aimerais entendre Gabriel Cluzel et Karim Arloum, peut-être sur l'image de cette fête de la
00:32musique.
00:33Qu'est-ce que vous ressentez ?
00:35Moi, j'ai pris mon temps ce matin pour regarder toutes les images, le bien, le moins bien, le positif,
00:41le négatif.
00:42Et je suis restée sinérée par un jeune métisse, je ne sais pas d'où il venait, qui disait sur
00:49TikTok,
00:50finalement, c'est la fête de la débouche.
00:52Et c'était intéressant de voir qu'il y avait des gens qui s'amusaient, oui.
00:56Il y avait des gens qui ont cassé des voitures, qui sont montés sur des voitures,
01:00qui ont défoncé des voitures, a sauté sur des voitures, qui ne leur appartenaient pas.
01:04Beaucoup de touristes ont crié, mais au bout du bout.
01:08S'amuser, mais parfois au détriment des autres.
01:11S'amuser, mais s'amuser dans quel sens ?
01:12Et c'est intéressant pour moi, c'était quand même peut-être s'amuser,
01:16mais sur ce mot de la débauche.
01:18C'est-à-dire aller se défouler, aller, vous voyez ce que je veux dire, aller lâcher, se désinhiber à
01:26tout point de vue.
01:27Et c'est intéressant d'avoir entendu un peu, voilà, ça c'est mon regard, Gabriel Kuzel, Karim Aloum.
01:32Et ensuite, on entend notre témoignage exclusif.
01:34Aujourd'hui, les fêtes en France, c'est toujours des défaites sécuritaires.
01:38Moi, c'est vrai qu'hier, vous m'avez demandé si j'avais mal dormi,
01:40vous savez ce qui m'a fait mal dormir ?
01:42C'est que j'avais des enfants qui avaient absolument voulu sortir,
01:45qui m'avaient vendu des petits concerts à côté,
01:47je vis dans une ville calme, une banlieue parisienne normalement.
01:50Mais je n'étais pas du tout tranquille.
01:52Je n'étais pas du tout tranquille.
01:54Alors, je ne voulais pas non plus être la mère tortionnaire
01:58qui les couvre abusivement.
02:00On ne sait pas quoi faire.
02:00Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, les parents ne sont absolument plus tranquilles.
02:06Et puis, vous savez, le meilleur signe que ces fêtes de la musique
02:09sont susceptibles de dégénérer, finalement, il y a eu des débordements,
02:13je vais faire mon unèse, ça ne s'est pas passé trop mal.
02:16Mais pour ceux qui ont eu des voitures abîmées,
02:18ça s'est mal passé quand même individuellement.
02:21Mais pourquoi Elefi vient chercher Stéro ?
02:23Parce que Elefi, c'est la politique du grand soir,
02:27c'est la politique de la révolution,
02:30c'est la politique de la table rade.
02:32On pensait qu'ils politisent la fête de la musique.
02:33Donc, ils ont compris qu'ils pouvaient faire les coucous,
02:35vous voyez, sur cette fête de la musique.
02:36Il y avait le terreau pour aller mettre le bazar,
02:39et je reste poli.
02:40Donc, ce n'est pas neutre.
02:41Moi, c'est vrai que cette fête de la musique,
02:43je m'en méfie.
02:44Voilà, elle est passée, je suis contente.
02:45Alors, écoute-moi Mathilde Panot, justement,
02:46qui s'adresse à la foule, place de la République.
02:48Ensuite, on marque une pause,
02:49et ensuite, on revient avec nos invités.
02:50Oui, ils ont raison d'avoir peur de nous.
02:55Ils nous espéraient tristes,
02:57ils nous espéraient résignés.
03:00Nous, aussi joyeux et déterminés.
03:03Et ici se trouve le plus petit pays,
03:08le peuple de France,
03:11qui ne faudra jamais ni face au fascisme,
03:16ni face au racisme,
03:19ni face au génocide
03:21du peuple palestinien.
03:25Soyez fiers de ce que vous représentez
03:28et de l'espoir que vous incarnez pour le pays.
03:31Nous vous vanquerons.
03:34On marque une pause, on revient sur Europe 1
03:36avec ces trois mots
03:37fasciste, raciste, palestinien,
03:39et on aura un témoignage exclusif,
03:41celui de Charles Rigaud,
03:42agressé, journaliste de Frontières,
03:44en direct sur Europe 1.
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