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  • il y a 2 mois
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:01Merci, nous rejoignons à 12h19 sur Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:04La suite avec votre invité, chère Christine.
00:07Charles Rigaud, journaliste caméraman de Frontières agressée en marge de la fête de la musique.
00:12Mais oui, parce que tout s'est bien passé, on verra, Gérardine, effectivement,
00:15que tout ne s'est pas si bien passé que cela,
00:17avec le témoignage exclusif de Charles Rigaud, journaliste de Frontières.
00:21D'abord, Karim Alloum, votre regard sur cette fête de la musique,
00:25qui année après année se transforme, se modifie,
00:28quelle forme prend-elle selon vous ?
00:30En réalité, depuis quelques années, quoi qu'on fasse,
00:34un match de foot, la fête de la musique, le 14 juillet,
00:37il y a toujours de la violence qui s'est installée,
00:40qui a gangrené toute la société,
00:41et donc la fête de la musique n'échappe pas à cette violence.
00:44Donc comme d'autres fêtes, ils n'échappent pas, ça c'est un point.
00:47Deuxième point...
00:48Mais il n'y a pas que de la violence.
00:49Oui, bien sûr, le deuxième point, c'est que c'est une fête populaire,
00:53et moi j'ai vu des gens danser, chanter, un peu partout,
00:56et ça s'est très bien passé aussi, donc il faut le dire aussi,
00:59les gens sont très attachés à ce moment festif, etc.
01:04Mais ce qui m'a beaucoup choqué, pour comment un parti politique,
01:07normalement un parti politique doit être responsable.
01:09Une fête nationale, c'est une fête nationale.
01:11Une fête de la musique, c'est la fête de tous.
01:12On ne va pas privatiser un espace public.
01:15Je rappelle Mme Panou, qui a dit hier,
01:20elle parle de la Palestine, de génocide,
01:22je veux dire, ça fait 11 ans, on a manifesté à cette place de la République,
01:24on s'est dit, on a crié, nous sommes Charlie,
01:28nous sommes pour la liberté d'expression,
01:30nous sommes pour le rassemblement de tous les Français.
01:32Voilà ce qui s'est passé à cette place de la République,
01:34ça fait 11 ans.
01:3511 ans après, il y a un discours de haine qui s'est développé,
01:39et des journalistes ont été agressés,
01:40comme on a la personne qui était présente sur place.
01:43Mais pour terminer, la France est soumise.
01:46Karim Alloum.
01:47La France est soumise, pour eux,
01:49toutes les occasions sont bonnes pour conflictualiser,
01:53pousser des Français contre d'autres Français.
01:55C'est leur identité.
01:57Donc là, vous réagissez effectivement au propos de Mathilde Panou.
01:59Donc on commence par la fête et on finit toujours par la fête.
02:01Pourquoi ?
02:02Au fait, parce qu'il ne gongrène.
02:03Parce qu'il faut reconnaître qu'aujourd'hui,
02:05notre démocratie est prise en otage.
02:08C'est la démocratie qui est attaquée.
02:10Ils confisquent les symboles, selon vous.
02:10Ils confisquent les symboles.
02:11C'est la place de la République,
02:12et ils se sont attaqués à des journalistes.
02:15Ils ont politisé cette place,
02:19cette fête de la musique.
02:20On parle de la Palestine, de génocide, etc.
02:23Et ce n'est pas tout à fait ça, la France.
02:25Quand on a un moment de convivialité,
02:27on reste dans la convivialité.
02:29Et donc, ils veulent même ça.
02:30Ils veulent nous le saboter.
02:32Alors, vous savez, moi, ce que j'ai, avant de donner la parole à Charles Régaud,
02:36moi, j'ai été un peu interpellée par à la fois la fête.
02:39Moi, j'ai vu des gens qui faisaient vraiment la fête.
02:42Ils étaient contents.
02:43Ils sautaient ensemble.
02:44Moi, j'ai fait la fête, ma chère Christine.
02:45Ah bon ?
02:46Vous n'avez pas dit ça, vous avez fait la fête où ?
02:48Vous étiez où, à Châtelet ?
02:50Oui.
02:50Karim Malou, mais vous étiez à Châtelet ?
02:52Non, vous étiez où ?
02:53J'ai cité, il y a des moments,
02:54il y a des groupes de musique.
02:56Karim a de me répondre à ma question.
02:57Où étiez-vous hier soir pour la fête de la musique ?
03:00J'étais à la place de l'Odéon.
03:02Et vous avez fait la fête ?
03:04On a fait la fête.
03:04Vous savez pourquoi j'ai fait la fête hier ?
03:05Avec qui vous étiez ?
03:06Avec des amis, parce que c'était aussi mon anniversaire.
03:09Ah oui, c'est vrai !
03:10Donc, j'ai le 25 juin.
03:12Donc, je suis toujours à la fête.
03:14Oui, c'est vrai.
03:14Pour moi, c'est une journée exceptionnelle.
03:16Non, mais Karim, vous avez fait la fête pour l'anniversaire
03:18ou bien pour la fête de la musique ?
03:19Les deux.
03:20Les deux.
03:20Et ça s'est bien passé.
03:21Toujours.
03:21Bon, alors, moi, donc, avant de donner la parole à notre invité exclusive,
03:24moi, ce qui m'a un peu interpellée,
03:26je suis une femme noire, je me permets de le dire.
03:29Moi, j'ai vu d'un côté les noirs, d'un côté les blancs.
03:31Peut-être que je me trompe.
03:34Dites-moi et appelez-moi au Centre d'Europe,
03:36un peu me dire si c'est faux.
03:37Mais à Paris, j'ai vu des blancs,
03:39Place de la Musique, Place de la République,
03:41devant le concert de LFI.
03:44Appelons le concert, ne l'appelons pas le meeting, respectons-les.
03:47Et j'ai vu des noirs achatelés, danser, s'amuser.
03:53Et je ne sais pas, mais ça m'a interpellée.
03:54Ça ne veut pas dire qu'il n'y avait pas de blancs.
03:55Il y avait des noirs et des blancs.
03:56Mais majoritairement, des noirs qui dansaient.
04:00Et majoritairement, des blancs.
04:02Je dis ça parce que tout est identitaire aujourd'hui.
04:05Tout est couleur de peau.
04:06LFI est tout le temps en train de souffler sur la couleur de peau.
04:09Et j'ai été interpellée par le fait
04:11que je n'ai pas vu, justement, la catégorie de personnes
04:15qui habituellement, que LFI sollicite, à leur meeting.
04:19Charles Rigaud, vous êtes notre invité.
04:22Exceptionnel sur Europe 1.
04:23Dites-moi si je me trompe.
04:27Par rapport aux personnes qui étaient présentes
04:29au concert de LFI, Place de la République,
04:32qu'elles étaient...
04:33Sans rentrer dans les détails, mais oui ou non.
04:35J'ai raison, oui ou non.
04:37C'était majoritairement, oui,
04:38plutôt des militants des extrêmes-gauches
04:40et des antifascistes,
04:41mais c'était majoritairement blanc sur le coup.
04:43Mais il y avait quand même une grande diversité
04:45lors de ce meeting,
04:46où notamment, nous avons pu voir,
04:47on a même filmé,
04:48énormément de drapeaux palestiniens,
04:50drapeaux algériens,
04:51donc c'était vraiment...
04:52Donc la diversité était dans les drapeaux.
04:54C'est ce que j'étais en train de nous expliquer.
04:56Bon, d'accord.
04:56Il y avait rouges, toutes sortes.
04:58Ah oui.
04:58Non, mais voilà, moi je dis,
04:59ça m'a un peu interpellée,
05:01effectivement, même si...
05:03Dites-nous ce qui s'est passé concrètement.
05:06Qu'êtes-vous allé faire, déjà,
05:08au concert antiraciste de LFI ?
05:11Place de la République hier.
05:12Déjà, en fait, nous étions en amont
05:15à la manifestation antiraciste
05:17avec un journaliste,
05:18donc David Allem,
05:18et deux agents de sécurité,
05:20où nous voulons seulement donner la parole
05:23et prendre le point de vue de chacun
05:26par rapport à sa administration,
05:27par rapport à ce qu'il comptait faire.
05:29Et à chaque fois qu'on essayait
05:31de rentrer dans cette même manifestation,
05:33donc dès les premières cinq minutes
05:35où on est rentré dans cette manifestation,
05:36on s'est fait prendre la partie,
05:38et on a couru,
05:40donc on a dû partir en retraite,
05:42parce qu'ils nous ont couru après nous,
05:44ils ont jeté des projectiles,
05:46des antifascistes,
05:49des militants d'Estainglouche.
05:50ils étaient visages découverts,
05:52et qu'ils ont couru après.
05:53Que vous disait-il ?
05:54Pardon ?
05:55Que vous disait-il en vous courant après ?
05:57Enfin, fachos, dehors,
05:58on ne veut pas de CNews ici,
06:00on ne veut pas de frontières ici.
06:02C'était très événement,
06:03et surtout, moi j'étais caméraman,
06:05et à partir de la première,
06:07je peux dire,
06:10première charge contre nous,
06:12ils ont voulu,
06:13nous, mais nous taper.
06:15Et heureusement que les CRS
06:16étaient présents en ce moment-là,
06:17parce qu'on n'a pu partir en retraite,
06:19et les agents de sécurité,
06:20il y en a un qui a failli prendre un coup de poing
06:21au bout de cinq minutes,
06:23et ils ont réussi à taper la caméra.
06:24Donc en tant que journaliste,
06:26vous ne pouviez pas filmer
06:29le concert antiraciste de LFI ?
06:31Non, et dès qu'on essayait,
06:32en fait, il faut bien prendre en compte aussi,
06:34on a essayé de rentrer dans cette manifestation
06:36plusieurs fois.
06:37Oui, oui.
06:37Et à chaque fois,
06:41on rentrait,
06:42au bout de cinq minutes,
06:43on nous arrosait avec des pistoles à eau,
06:45avec des bouteilles d'eau,
06:45on nous jetait des projectiles dessus,
06:47on nous agressait verbalement et physiquement,
06:49et on se retrouvait toujours à partir en retraite,
06:52parce qu'on nous suivait.
06:54Charles Régoût, en direct sur Europe 1,
06:57journaliste caméraman de frontières,
06:58qui a été agressé en marge de la fête de la musique.
07:01Il continue son témoignage dans un instant.
07:03Restez avec nous sur Europe.
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