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  • il y a 3 mois
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous ?
00:02La suite à 11h49 sur Europe 1, canicule, la France doit-elle rattraper son retard au lieu de polémiquer ?
00:08On en débat avec vous chère Christine, vos chroniqueurs, Gabriel Puzel, Karim Maloum,
00:12nos auditeurs aussi au 01 80 20 30 9 21 comme Marie en ligne et nous avons aussi en ligne
00:16l'avocat Gilbert Collard.
00:18Oui on aura Marie qui nous appelle dans le Vaucluse dans un instant, elle a mis la clim, elle a
00:21tout mis
00:22et elle va nous expliquer un peu comment ça se passe pour elle.
00:24Gabriel Puzel, vous voulez réagir au propos peut-être de Karim Maloum ou bien de Marine Tondelier ?
00:30Pardon mais c'est quand même une réflexion d'une urbaine qui travaille dans le secteur tertiaire, dans un bureau.
00:37Parce que vous croyez que les agriculteurs ils peuvent prendre un congé climatique
00:40et là les moissons sont plus précoces du fait de la température, il n'y a pas le choix, il
00:46faut aller faire les foins,
00:48donc ils s'adaptent en réalité, ils vont tôt le matin, tard le soir, donc il y a possibilité de
00:53s'adapter,
00:54ils doivent un peu rigoler de nous entendre avec nos histoires de congés climatiques,
00:57qui peuvent se dire, eux ils peuvent mettre une climatisation dans le champ, on ne met pas de climatisation,
01:01ce n'est pas possible.
01:02Donc il y a quelque chose de très hors sol, je trouve, dans cette déclaration.
01:08Et quant à la SNCF, je préfère ne pas commenter.
01:11J'avoue que depuis quelques années, j'ai l'impression que tous les matins il se passe un truc,
01:15je ne sais pas, le chef de gare est enrhumé, je ne sais rien, je ne sais pas,
01:19et il y a quelqu'un qui a le cafard, donc on ne part pas.
01:21Non mais c'est un peu stupéfiant quand même, pardon.
01:26Et c'est vrai qu'il y a une inquiétude, il y a une, comment on appelle ça,
01:29le fait de jamais être sûr du train, enfin moi je trouve que ça s'est vraiment accéléré,
01:34on ne sait jamais à quelle heure le train va arriver, à quelle heure le train va partir.
01:39Mais c'est dommage, parce que pour le coup on parlait d'écologie,
01:41il me semblait que le train c'était quand même le mode de transport le plus écologique,
01:45mais on n'a plus envie de le prendre parce qu'on se dit finalement je vais arriver à la
01:47bourre
01:47ou je vais partir avec deux heures de retard, moi je vais rester coincée sur la voie.
01:52Moi c'est vrai que c'est quelque chose qui me perturbe beaucoup actuellement.
01:55Alors que nous étions champions, nous étions en pointe justement sur toutes ces questions.
02:01Avant de revenir vers Gilbert Collard, Marie, vous nous appelez du Vaucluse, bonjour Marie,
02:06vous nous racontez que comme tout le monde vous souffrez,
02:08mais vous avez la chance d'avoir la clim.
02:10Dites-nous tout, racontez-nous tout ma chère Marie.
02:11Oui, bonjour à tout le monde, merci de me recevoir dans votre studio tempéré,
02:19je suppose pour vous.
02:21Oui absolument, absolument.
02:23Absolument, tant mieux.
02:24Il est tempéré.
02:25Il est tempéré, bon.
02:26Mais figurez-vous Marie qu'avant on avait presque honte de dire qu'il était tempéré,
02:30c'est-à-dire qu'il y a une sorte de culpabilisation morale,
02:33que t'es dans l'inclime, tu dois être coupable.
02:35Ben non, en même temps quand il fait froid, t'as bien le chauffage ma chère Marie, n'est-ce
02:39pas ma belle ?
02:40Ben oui, exactement.
02:41Et vous avez une piscine en plus ma jolie ?
02:43Voilà, écoutez !
02:45Non mais...
02:45Oh là là !
02:46Alors nous on n'a pas la piscine, alors enfin !
02:50Et vous écoutez la piscine, mais vous faites un plongeon en direct là sur Europe 1 ?
02:54Voilà, je vous fais un plongeon en direct.
02:56Vous êtes un maillot de bain bikini ou bien une pièce ?
02:58Ah non, non, je vais vous dire pourquoi.
03:01Non, je suis un maillot de bain entier, je vais vous dire pourquoi.
03:03Parce qu'à côté, dans la propriété d'à côté, il y a des jardiniers pêcheurs qui sont en train
03:08de débroussailler,
03:09et j'ai une pensée pour eux, ils ont le casque, les lunettes, ils sont harnachés et tout, je me
03:14dis pêcheurs les pauvres.
03:16Et d'ailleurs mon mari est passé leur porter deux bouteilles d'eau parce qu'il y a une fraîche,
03:20parce que franchement on a beaucoup de chance qu'on a pu mettre la clime, il n'y a pas
03:26longtemps, il y a 15 jours qu'on a pu installer la clime.
03:28D'accord, donc c'est quelque chose vraiment de très récent que vous avez dessiné par rapport aux canicules récentes,
03:33des années précédentes.
03:35Exactement, c'est un truc qu'on a pensé.
03:39Et je voulais donner un petit truc aux gens, avant je n'avais pas la clime, donc je faisais comme
03:43je pouvais.
03:44Donc moi avant, quand il faisait très chaud, je prenais une douche avant d'aller me coucher,
03:49et quand je partais me coucher, avec la serviette avec laquelle je m'étais essuyée,
03:54je la prenais et je la mettais sur mes jambes pour toute la nuit.
03:57Elle n'était pas trop mouillée, elle était juste humide.
04:01Je vous garantis que pendant quelques heures, vous êtes très très bien.
04:06Merci pour les conseils.
04:08Il n'y a pas de restriction d'eau dans le Vaucluse, ma chère Marie-Jota Quinoppe ?
04:11Pas pour le moment.
04:12C'est ce qu'on va vous dire, vous avez une piscine, il n'y a pas de restriction d
04:15'eau, vous êtes sûr ?
04:16Oui, je sais, il n'y a pas de restriction d'eau.
04:18Mais par contre, je vais vous dire, je suis à Roussillon dans le Vaucluse,
04:21et à Roussillon, la terre est rouge, donc la réverbération est énorme.
04:27Je pense à tous les pauvres gens qui sont obligés de travailler dehors,
04:30qui doivent souffrir, je ne vous dis pas comment.
04:33Donc, une grande pensée pour eux.
04:35Et puis, je voulais vous donner aussi un petit conseil à tous les gens.
04:38Faites attention, il y a beaucoup de guêpes,
04:41et avec la chaleur, elles sont très très agressives.
04:44Je me suis faite piquer hier soir, j'ai le bras qui a triplé de volume.
04:48Donc, faites bien attention, elles sont très très agressives.
04:51C'est la chaleur qui les rend agressives.
04:53Oui, merci beaucoup, ma chère Marie.
04:55Merci d'avoir partagé ce petit plongeon, ce petit plouf avec nous,
04:59en direct dans votre piscine du Vaucluse.
05:02Merci Gilbert Collage, je reviens vers vous.
05:04Et bien, on voit Marie qui a la clim.
05:06Avant de marquer une pause, on voit Marie qui a la clim.
05:08Et c'est intéressant de voir cette politisation.
05:10Ce n'est pas la première fois, on en parle régulièrement,
05:12on en a parlé l'été dernier, on en parle à chaque fois qu'il y a un pic de
05:15cas.
05:15À chaque fois, on parle de la politisation de la climatisation.
05:19D'un côté, on a les écologistes qui sont contre.
05:22Marine Dondelier, effectivement, l'a entendu, qui est contre.
05:24La France Insoumise, LFI, la gauche, contre.
05:26Jean-Luc Mélenchon, contre la climatisation.
05:28Une partie de la gauche, effectivement, Yann Brossat, contre la climatisation.
05:32Yann Brossat, il a proposé, par exemple, un plan volet.
05:35D'accord, mais pas de clim.
05:36D'un autre côté, on a Marine Le Pen qui est clairement pour la climatisation du Rassemblement Social.
05:43Éric Ciotti qui sont pour un grand plan d'équipement, un plan massif d'équipement pour la climatisation.
05:49On a une partie de la droite, certains, même commentateurs, éditorialistes, soutiennent justement cette climatisation.
05:56Ou du côté des macronistes, certains sont nuancés, certains sont pour la clim, d'autres non.
06:00Comment on en est arrivé, Gilbert Collat, à politiser la climatisation à ce point-là ?
06:05Comment est-ce qu'on en est là ?
06:07On est tous des êtres humains, on a droit à un minimum de...
06:10Mais c'est même pas du confort, parce que là, on a des morts.
06:14Mais c'est le vide.
06:15On est dans un vide de la pensée qui est terrible.
06:18Alors, chacun à la tête de son mouvement politique,
06:23chacun à la tête d'une obligation de prendre la parole,
06:27essaye de transformer en idéologie des banalités.
06:33Il fait chaud, on met la clim.
06:35C'est comme si on débattait sur le fait de faire un courant d'air, quoi.
06:39Est-ce que le courant d'air est éthique ?
06:42Voilà, bon, mais un de ces quatre matins, on aura le débat.
06:46Je vous le dis comme je le ressens, il y a un tel vide sidéral de la pensée,
06:52il y a une telle pauvreté de l'idéologie que tout est matière à idéologie.
06:57Voilà.
06:57Je trouve que ce quatre matins, on aura un débat sur le courant d'air.
07:00Bon, vous voyez le président de la République qui prend la parole,
07:03enfin quand même, pour dire occupez-vous les uns les autres,
07:06vous comprenez, comme il y a la canicule.
07:09C'est à l'État quand même aussi, dans les hôpitaux,
07:13dans les trains, dans les écoles, dans les tribunaux,
07:15où on crève de chaud de faire le nécessaire.
07:17Enfin, on a l'impression que l'État, les gouvernants, découvrent le soleil.
07:22C'est incroyable, quoi.
07:24On est dans un monde de fous, quoi.
07:27Le manque de prévision.
07:28Chaque année, à la même heure, au même moment, au même thermomètre,
07:30on a le même discours.
07:33Merci beaucoup.
07:33On marque une pause.
07:34Restez avec nous, Gilbert Collat, parce qu'on aime beaucoup vos interventions.
07:37On revient en direct sur Europe 1.
07:39Gabriel Cluzel parlait de l'ADEME, cette agence de la transition écologique,
07:43qui coûte 100 millions, 136 millions d'euros par an.
07:46Et elle disait qu'il faudrait peut-être redistribuer cet argent-là
07:50pour aider nos personnes âgées, nos seniors, qui sont dans les EHPAD.
07:53On marque une pause.
07:54On revient toujours sur ce sujet, en parlant de la politisation, de la climatisation.
07:59Comme disait Gilbert Collat, ce vide de la pensée, la pauvreté de l'idéologie.
08:04Et dans un instant, on aura en direct sur Europe 1.
08:06Un journaliste qui a été agressé, un journaliste de frontières,
08:09qui a été agressé lors de la fête de la musique.
08:10On a dit fête ?
08:11Eh bien, ce n'était pas forcément une fête.
08:13On en parle dans un instant.
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