00:00Europe 1, Christine Kelly et vous ?
00:02La suite à 11h49 sur Europe 1, canicule, la France doit-elle rattraper son retard au lieu de polémiquer ?
00:08On en débat avec vous chère Christine, vos chroniqueurs, Gabriel Puzel, Karim Maloum,
00:12nos auditeurs aussi au 01 80 20 30 9 21 comme Marie en ligne et nous avons aussi en ligne
00:16l'avocat Gilbert Collard.
00:18Oui on aura Marie qui nous appelle dans le Vaucluse dans un instant, elle a mis la clim, elle a
00:21tout mis
00:22et elle va nous expliquer un peu comment ça se passe pour elle.
00:24Gabriel Puzel, vous voulez réagir au propos peut-être de Karim Maloum ou bien de Marine Tondelier ?
00:30Pardon mais c'est quand même une réflexion d'une urbaine qui travaille dans le secteur tertiaire, dans un bureau.
00:37Parce que vous croyez que les agriculteurs ils peuvent prendre un congé climatique
00:40et là les moissons sont plus précoces du fait de la température, il n'y a pas le choix, il
00:46faut aller faire les foins,
00:48donc ils s'adaptent en réalité, ils vont tôt le matin, tard le soir, donc il y a possibilité de
00:53s'adapter,
00:54ils doivent un peu rigoler de nous entendre avec nos histoires de congés climatiques,
00:57qui peuvent se dire, eux ils peuvent mettre une climatisation dans le champ, on ne met pas de climatisation,
01:01ce n'est pas possible.
01:02Donc il y a quelque chose de très hors sol, je trouve, dans cette déclaration.
01:08Et quant à la SNCF, je préfère ne pas commenter.
01:11J'avoue que depuis quelques années, j'ai l'impression que tous les matins il se passe un truc,
01:15je ne sais pas, le chef de gare est enrhumé, je ne sais rien, je ne sais pas,
01:19et il y a quelqu'un qui a le cafard, donc on ne part pas.
01:21Non mais c'est un peu stupéfiant quand même, pardon.
01:26Et c'est vrai qu'il y a une inquiétude, il y a une, comment on appelle ça,
01:29le fait de jamais être sûr du train, enfin moi je trouve que ça s'est vraiment accéléré,
01:34on ne sait jamais à quelle heure le train va arriver, à quelle heure le train va partir.
01:39Mais c'est dommage, parce que pour le coup on parlait d'écologie,
01:41il me semblait que le train c'était quand même le mode de transport le plus écologique,
01:45mais on n'a plus envie de le prendre parce qu'on se dit finalement je vais arriver à la
01:47bourre
01:47ou je vais partir avec deux heures de retard, moi je vais rester coincée sur la voie.
01:52Moi c'est vrai que c'est quelque chose qui me perturbe beaucoup actuellement.
01:55Alors que nous étions champions, nous étions en pointe justement sur toutes ces questions.
02:01Avant de revenir vers Gilbert Collard, Marie, vous nous appelez du Vaucluse, bonjour Marie,
02:06vous nous racontez que comme tout le monde vous souffrez,
02:08mais vous avez la chance d'avoir la clim.
02:10Dites-nous tout, racontez-nous tout ma chère Marie.
02:11Oui, bonjour à tout le monde, merci de me recevoir dans votre studio tempéré,
02:19je suppose pour vous.
02:21Oui absolument, absolument.
02:23Absolument, tant mieux.
02:24Il est tempéré.
02:25Il est tempéré, bon.
02:26Mais figurez-vous Marie qu'avant on avait presque honte de dire qu'il était tempéré,
02:30c'est-à-dire qu'il y a une sorte de culpabilisation morale,
02:33que t'es dans l'inclime, tu dois être coupable.
02:35Ben non, en même temps quand il fait froid, t'as bien le chauffage ma chère Marie, n'est-ce
02:39pas ma belle ?
02:40Ben oui, exactement.
02:41Et vous avez une piscine en plus ma jolie ?
02:43Voilà, écoutez !
02:45Non mais...
02:45Oh là là !
02:46Alors nous on n'a pas la piscine, alors enfin !
02:50Et vous écoutez la piscine, mais vous faites un plongeon en direct là sur Europe 1 ?
02:54Voilà, je vous fais un plongeon en direct.
02:56Vous êtes un maillot de bain bikini ou bien une pièce ?
02:58Ah non, non, je vais vous dire pourquoi.
03:01Non, je suis un maillot de bain entier, je vais vous dire pourquoi.
03:03Parce qu'à côté, dans la propriété d'à côté, il y a des jardiniers pêcheurs qui sont en train
03:08de débroussailler,
03:09et j'ai une pensée pour eux, ils ont le casque, les lunettes, ils sont harnachés et tout, je me
03:14dis pêcheurs les pauvres.
03:16Et d'ailleurs mon mari est passé leur porter deux bouteilles d'eau parce qu'il y a une fraîche,
03:20parce que franchement on a beaucoup de chance qu'on a pu mettre la clime, il n'y a pas
03:26longtemps, il y a 15 jours qu'on a pu installer la clime.
03:28D'accord, donc c'est quelque chose vraiment de très récent que vous avez dessiné par rapport aux canicules récentes,
03:33des années précédentes.
03:35Exactement, c'est un truc qu'on a pensé.
03:39Et je voulais donner un petit truc aux gens, avant je n'avais pas la clime, donc je faisais comme
03:43je pouvais.
03:44Donc moi avant, quand il faisait très chaud, je prenais une douche avant d'aller me coucher,
03:49et quand je partais me coucher, avec la serviette avec laquelle je m'étais essuyée,
03:54je la prenais et je la mettais sur mes jambes pour toute la nuit.
03:57Elle n'était pas trop mouillée, elle était juste humide.
04:01Je vous garantis que pendant quelques heures, vous êtes très très bien.
04:06Merci pour les conseils.
04:08Il n'y a pas de restriction d'eau dans le Vaucluse, ma chère Marie-Jota Quinoppe ?
04:11Pas pour le moment.
04:12C'est ce qu'on va vous dire, vous avez une piscine, il n'y a pas de restriction d
04:15'eau, vous êtes sûr ?
04:16Oui, je sais, il n'y a pas de restriction d'eau.
04:18Mais par contre, je vais vous dire, je suis à Roussillon dans le Vaucluse,
04:21et à Roussillon, la terre est rouge, donc la réverbération est énorme.
04:27Je pense à tous les pauvres gens qui sont obligés de travailler dehors,
04:30qui doivent souffrir, je ne vous dis pas comment.
04:33Donc, une grande pensée pour eux.
04:35Et puis, je voulais vous donner aussi un petit conseil à tous les gens.
04:38Faites attention, il y a beaucoup de guêpes,
04:41et avec la chaleur, elles sont très très agressives.
04:44Je me suis faite piquer hier soir, j'ai le bras qui a triplé de volume.
04:48Donc, faites bien attention, elles sont très très agressives.
04:51C'est la chaleur qui les rend agressives.
04:53Oui, merci beaucoup, ma chère Marie.
04:55Merci d'avoir partagé ce petit plongeon, ce petit plouf avec nous,
04:59en direct dans votre piscine du Vaucluse.
05:02Merci Gilbert Collage, je reviens vers vous.
05:04Et bien, on voit Marie qui a la clim.
05:06Avant de marquer une pause, on voit Marie qui a la clim.
05:08Et c'est intéressant de voir cette politisation.
05:10Ce n'est pas la première fois, on en parle régulièrement,
05:12on en a parlé l'été dernier, on en parle à chaque fois qu'il y a un pic de
05:15cas.
05:15À chaque fois, on parle de la politisation de la climatisation.
05:19D'un côté, on a les écologistes qui sont contre.
05:22Marine Dondelier, effectivement, l'a entendu, qui est contre.
05:24La France Insoumise, LFI, la gauche, contre.
05:26Jean-Luc Mélenchon, contre la climatisation.
05:28Une partie de la gauche, effectivement, Yann Brossat, contre la climatisation.
05:32Yann Brossat, il a proposé, par exemple, un plan volet.
05:35D'accord, mais pas de clim.
05:36D'un autre côté, on a Marine Le Pen qui est clairement pour la climatisation du Rassemblement Social.
05:43Éric Ciotti qui sont pour un grand plan d'équipement, un plan massif d'équipement pour la climatisation.
05:49On a une partie de la droite, certains, même commentateurs, éditorialistes, soutiennent justement cette climatisation.
05:56Ou du côté des macronistes, certains sont nuancés, certains sont pour la clim, d'autres non.
06:00Comment on en est arrivé, Gilbert Collat, à politiser la climatisation à ce point-là ?
06:05Comment est-ce qu'on en est là ?
06:07On est tous des êtres humains, on a droit à un minimum de...
06:10Mais c'est même pas du confort, parce que là, on a des morts.
06:14Mais c'est le vide.
06:15On est dans un vide de la pensée qui est terrible.
06:18Alors, chacun à la tête de son mouvement politique,
06:23chacun à la tête d'une obligation de prendre la parole,
06:27essaye de transformer en idéologie des banalités.
06:33Il fait chaud, on met la clim.
06:35C'est comme si on débattait sur le fait de faire un courant d'air, quoi.
06:39Est-ce que le courant d'air est éthique ?
06:42Voilà, bon, mais un de ces quatre matins, on aura le débat.
06:46Je vous le dis comme je le ressens, il y a un tel vide sidéral de la pensée,
06:52il y a une telle pauvreté de l'idéologie que tout est matière à idéologie.
06:57Voilà.
06:57Je trouve que ce quatre matins, on aura un débat sur le courant d'air.
07:00Bon, vous voyez le président de la République qui prend la parole,
07:03enfin quand même, pour dire occupez-vous les uns les autres,
07:06vous comprenez, comme il y a la canicule.
07:09C'est à l'État quand même aussi, dans les hôpitaux,
07:13dans les trains, dans les écoles, dans les tribunaux,
07:15où on crève de chaud de faire le nécessaire.
07:17Enfin, on a l'impression que l'État, les gouvernants, découvrent le soleil.
07:22C'est incroyable, quoi.
07:24On est dans un monde de fous, quoi.
07:27Le manque de prévision.
07:28Chaque année, à la même heure, au même moment, au même thermomètre,
07:30on a le même discours.
07:33Merci beaucoup.
07:33On marque une pause.
07:34Restez avec nous, Gilbert Collat, parce qu'on aime beaucoup vos interventions.
07:37On revient en direct sur Europe 1.
07:39Gabriel Cluzel parlait de l'ADEME, cette agence de la transition écologique,
07:43qui coûte 100 millions, 136 millions d'euros par an.
07:46Et elle disait qu'il faudrait peut-être redistribuer cet argent-là
07:50pour aider nos personnes âgées, nos seniors, qui sont dans les EHPAD.
07:53On marque une pause.
07:54On revient toujours sur ce sujet, en parlant de la politisation, de la climatisation.
07:59Comme disait Gilbert Collat, ce vide de la pensée, la pauvreté de l'idéologie.
08:04Et dans un instant, on aura en direct sur Europe 1.
08:06Un journaliste qui a été agressé, un journaliste de frontières,
08:09qui a été agressé lors de la fête de la musique.
08:10On a dit fête ?
08:11Eh bien, ce n'était pas forcément une fête.
08:13On en parle dans un instant.
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