- il y a 10 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:0111h30-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:07Nous allons commencer avec vous, Guylain Benassat, avec ce livre qui est quand même très interpellant,
00:13Nos vrais maîtres, l'histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'Union Européenne,
00:18alors qu'on vient de fêter les 10 ans du Brexit, fêté entre guillemets.
00:22Avec vous, nous allons voir qui gouverne vraiment la France, les politiques ou bien des juges.
00:27Les juges, peut-être que personne ne connaît, Guylain Benassat, vous démontrez que le centre du pouvoir est ailleurs,
00:33que la vraie machine qui pilote, c'est la cour de justice basée à Luxembourg.
00:38Elle fabrique le droit, s'impose aux États, au gouvernement, au Parlement,
00:43mais qui sont ces juges qui verrouillent et interdisent toute marche arrière ?
00:47D'où viennent-ils ? Quelles sont leurs convictions, leur idéologie ?
00:50Si vous voulez réagir et interpeller notre invité, Guylain Benassat, appelez-nous aux standards d'Europe.
00:55En général, je commence par les chroniquaires, mais je commence par vous.
00:57Pourquoi ce livre, Guylain Benassat ?
00:59Je vais vous dire une chose simple, parce que j'en ai marre.
01:01C'est ça.
01:02Parce que j'en ai marre, moi, de constater à mon niveau, je suis juré, je suis avocat.
01:06Ce n'est pas un coup de gueule gratuit ce que j'ai fait, c'est parce qu'en fait,
01:08on vit de totem, de pseudo-vérité depuis trop longtemps.
01:11Alors, je ne suis pas le seul à le dire, c'est pas mal le sujet, les gens ouvrent leur
01:14gueule désormais,
01:14il faut quand même le dire, Dieu soit loué d'ailleurs.
01:16Mais en fait, sur l'Europe, il y a quand même un malentendu fondamental,
01:20c'est qu'on dit trop souvent que l'Europe a dérivé, qu'elle tourne mal, qu'on pourrait, vous
01:24savez,
01:24il suffirait d'une petite trajectoire, un petit coup de volant et on la remet à l'endroit.
01:28Vous voyez, comme tous les politiques le jurent d'ailleurs et le promettent.
01:31Et en réalité, c'est parce que moi, je dis le contraire,
01:33c'est que depuis les années 50 jusqu'à nos jours, de Jean Monnet à Emmanuel Macron,
01:37des débuts de l'Europe à ceux qui la poursuivent aujourd'hui,
01:40on a conçu une espèce de machine en toute autonomie,
01:43un truc en fait dont on ne comprend pas grand-chose, fondé sur une commission européenne,
01:47ça on le sait un peu, c'est très opaque,
01:48fondé sur un Parlement européen dont les pouvoirs sont franchement quasi inexistants
01:52et sur des juges européens qui ont pris le pouvoir sans le dire,
01:57avec des secrets d'alcouvre, des décisions, des jugements rendus
02:00qui ont un impact absolument invraisemblable et dont on n'a quasiment aucune idée.
02:05Je veux dire, le qui d'âme n'en a aucune idée,
02:07ou alors on en entend parler vaguement, on n'y comprend rien.
02:09Et j'ai choisi faire la chose finalement, vous savez que les hommes de loi n'aiment pas beaucoup,
02:14je me suis moins intéressé à la loi qu'aux hommes de loi,
02:16c'est-à-dire aux hommes qui ont rédigé ces jugements,
02:18qui les ont rendus pour savoir qui sont-ils,
02:21quels réseaux se trouvent derrière,
02:22quels sont leurs intérêts, leur idéologie, d'où est-ce qu'ils viennent,
02:24pour qu'on sache exactement finalement qui a la main sur ce droit
02:28qui concerne les agriculteurs, vous savez,
02:30les agriculteurs, les directives sur les agriculteurs,
02:32la question migratoire, les questions de sécurité,
02:35tous ces gens ont la main sur la bécane
02:36et on n'en sait quasi strictement rien.
02:39Gabrielle Cluzel.
02:41Alors oui, j'entends parfaitement ce propos,
02:44néanmoins, je me demande parfois si l'Europe n'a pas bon dos,
02:48parce qu'on l'a vu, on nous dit,
02:50on nous dit, ah bah oui, on ne peut rien faire, c'est l'Europe,
02:52que voulez-vous, c'est l'Europe, braves dames,
02:54donc nous on ne décide rien, c'est l'Europe.
02:56Et puis quand l'Europe vote un règlement retour,
03:02vote une loi retour qui comprend des hubs à l'étranger, etc.,
03:06là on dit, ah bah quand même,
03:07ce n'est pas l'Europe qui va nous dicter la loi,
03:09nous il y a une souveraineté, puis il y a la constitution,
03:12on va faire appel au conseil constitutionnel,
03:14tout d'un coup on se dit que la souveraineté c'est une bonne chose.
03:18Donc je me demande là encore s'il n'y a pas une forme d'instrumentalisation
03:23de l'Europe à dessein par certains,
03:26puis parfois je me dis, mais si la France,
03:28qui est quand même contributrice nette en Europe,
03:29ce n'est pas un pays qui est vissé financièrement par l'Europe,
03:32disait demain, bah moi je sors de la cour européenne,
03:34moi je fais ceci, moi je fais cela, il se passerait quoi ?
03:36Il n'y aurait pas une déflagration nucléaire ?
03:39Donc finalement,
03:41est-ce que nous ne voulons pas,
03:44est-ce que ceux qui nous gouvernent
03:45ne nous disent pas à dessein que nous sommes ficelés par l'Europe ?
03:48Alors en fait, vous commettez une erreur grave,
03:49si je puis permettre.
03:50C'est qu'il y a Benessa en direct sur Europe.
03:53C'est très simple.
03:53Gabrielle commette une erreur, alors attention.
03:55Elle connaît une erreur.
03:57Non, non, mais elle connaît, en fait,
03:58vous dites quelque chose de juste,
04:00mais qui est formellement juste et matériellement fou.
04:02En fait, ce que j'essaie de démontrer,
04:04c'est que la porosité que vous soulignez,
04:07justement d'ailleurs, entre d'un côté la cause européenne,
04:09l'Europe serait très malfaisante,
04:11et de l'autre côté les Français,
04:12enfin les politiques,
04:13on ferait une utilisation, ma foi, très pratique.
04:16C'est la faute de l'Europe.
04:17C'est la faute à Voltaire, disait-on jadis.
04:19En fait, moi, ce que je démontre, c'est l'inverse.
04:21C'est-à-dire que l'Europe est tellement partout
04:23qu'elle est dans les consciences des Européens et des Français.
04:26Je m'explique.
04:27Un politique français, un juge français,
04:29a tellement l'Europe chevillée au corps
04:31qu'il a oublié de défendre les intérêts de la France,
04:33même quand il pense à la France.
04:34Je vous donne un exemple très simple.
04:36Et on avait parlé très rapidement avec vous, Christine, récemment.
04:39Je m'en souviens pas.
04:40L'actuel président de la Cour européenne des droits de l'homme
04:42s'appelle Mathias Guillaumar.
04:43C'est un Français, d'accord, qui siège,
04:46qui est le patron des juges européens.
04:48Cet homme-là était avant conseiller d'État.
04:50C'est-à-dire que c'était un des grands juges français, on va dire.
04:53Mais quand il était un des grands juges français,
04:55quelle cause a-t-il servi au sein des juges français ?
04:58La cause européenne.
04:59Ça veut dire qu'en fait, on ne défend plus la France,
05:01même en France.
05:02On a intégré la cause européenne partout.
05:04Ce qui fait que le problème, c'est que
05:05qu'on fasse des lois, qu'on rende des jugements,
05:07qu'on fasse quoi que ce soit,
05:08on a l'impression qu'on ne peut plus batailler
05:10parce qu'on a intégré l'Europe jusqu'au fond du cerveau.
05:13Ça fait que c'est moins la porosité entre France et Europe,
05:15c'est que l'Europe nous gouverne tellement
05:17qu'on a même oublié que la France existait encore
05:19dans les cerveaux de ceux qui, théoriquement, ont le pouvoir.
05:22Très intéressant.
05:23Le débat est très vif.
05:24Beaucoup d'appels aux standards d'Europe 1.
05:26On a Max, on a Hugo qui nous appelle.
05:27On donne la parole à Karim Maloum.
05:29On marque une pause et on revient.
05:30On ne défend plus la France, même en France.
05:33Les propos de Guillaume Benassat, notre invité sur Europe 1.
05:37La suite à 11h46 sur Europe 1
05:39avec cette question.
05:40Qui gouverne vraiment la France ?
05:42Des politiques ou des juges que personne ne connaît ?
05:44Le débat se poursuit avec notre invité,
05:47Guillaume Benessa, avocat essayiste, spécialiste de l'État de droit,
05:50auteur du livre « Nos vrais maîtres,
05:52histoire secrète des hommes qui vendent la France »
05:54à l'UE, paru aux éditions de l'Artilleur.
05:57Nos auditeurs, bien sûr, au 01-80-20-30-9-21.
05:59Et vos chroniqueurs, Christine, Gabriel Cluzel et Karim Maloum.
06:02Oui, Karim Maloum veut réagir.
06:04On ne défend plus la France,
06:06même en France, dit notre invité Karim Maloum.
06:08En réalité, toutes les grandes questions relèvent de la géopolitique.
06:12Économique, l'immigration, la nouvelle technologie,
06:16sur l'intelligence artificielle,
06:17c'est les grands blocs qui les gèrent.
06:19Soit c'est les États-Unis, c'est la Chine, c'est l'Inde.
06:22Je pense que l'Europe est une grande force qui s'ignore.
06:25C'est une force politique, c'est une force militaire,
06:27une force économique qui n'arrive pas à conjuguer ces forces pour le montrer.
06:32Et on est Européens quand on pèse sur l'Europe.
06:35La France, à un certain moment, pesait, prenait des décisions,
06:38elle était écoutée.
06:39Aujourd'hui, la France s'est affiblée,
06:42donc c'est normal qu'on considère que l'Europe décide à notre place.
06:45Je pense que les Allemands ne disent pas la même chose,
06:47les Italiens ne disent pas la même chose.
06:49Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
06:52L'Europe est une chance, mais seulement elle est mal gérée.
06:54C'est une puissance qui s'ignore.
06:56Je pense qu'on doit se battre pour avoir notre force,
06:58mais pour avoir votre force, il faut avoir une force économique,
07:00et avoir sa place dans le monde,
07:02et surtout gagner la bataille du numérique et de l'intelligence artificielle.
07:05Et si vous êtes absent, vous allez voir les autres passer, tout simplement.
07:10Alors, deux choses rapides.
07:11Premièrement, et je pèse mes mots, j'ai découvert une bombe,
07:14une bombe qui règle toutes les discussions actuelles.
07:18C'est qu'à l'époque où De Gaulle, dont on dit, lui, à 200 ans,
07:20ça tenait debout, c'était quelqu'un, c'est vrai,
07:22c'était le dernier vrai président.
07:23Après, depuis, la médiocrité a petit à petit fait son lit.
07:26Il nous a tiré quelques ennuis.
07:27Il faut arrêter quand même.
07:28Il est le dernier.
07:29Il est le dernier à avoir tenté le bras de fer avec l'Europe, le vrai.
07:33Lui, il l'a fait.
07:34Sauf que, vous savez, ce qu'a écrit à l'époque le Quai d'Orsay,
07:36donc le ministère des Affaires étrangères,
07:38a rédigé une note à l'intention du général De Gaulle,
07:40en plein milieu, déjà, de toutes les questions européennes,
07:43lui recommandant, littéralement, la sortie des traités,
07:48c'est-à-dire le Frexit.
07:50Dans les années 60, notre ministère des Affaires étrangères estimait
07:53qu'il n'y aurait pas de salut sans sortie, littéral, de l'Union Européenne,
07:56de ce qui allait devenir l'Union Européenne.
07:58Ça veut dire que De Gaulle, pour nos diplomates d'époque, était trop timoré,
08:02vu que la chape de plomb allait de plus en plus s'installer.
08:05Et deuxième élément, quand on me dit, alors j'entends la question géopolitique,
08:08j'entends que l'Europe est mal organisée,
08:09je rappelle que nos grands européistes,
08:11Jean Monnet en tête, ne voulaient pas de l'arme nucléaire,
08:13ils voulaient juste déshabiller la France depuis le départ,
08:15donc ceux qui adoraient l'Europe dans les années 50 voulaient d'une Europe faible.
08:18C'était des Français, pas des Européens de Bruxelles uniquement.
08:21C'est-à-dire que ça fait très longtemps que l'europhilie a une volonté et une idéologie
08:26qui est que l'Europe soit peut-être forte, en tout cas à la botte des États-Unis,
08:30il ne faut pas l'oublier, tous les europhiles des années 50-60 voulaient une Europe américaine,
08:34et d'autre part, ils détestaient les Français qui voulaient une France forte.
08:39Guylain Benassa, en direct sur Europe 1, les mots sont forts,
08:44on ne défend plus la France, même en France, il a parlé du Brexit.
08:48On prend nos auditeurs sur Europe 1, Max qui nous appelle de l'Aveyron.
08:52Bonjour Max, vous avez l'impression qu'on ne maîtrise pas grand-chose,
08:54vous êtes d'accord avec Guylain Benassa et son livre « Nos vrais maîtres » ?
08:58Je fais un salut à Max qui est de l'Aveyron, de quel coin de l'Aveyron si je puis
09:00me permettre ?
09:01Ville-Franche-sur-Ouère-Franche.
09:05Vous habitez au même endroit ?
09:06Voilà, pas loin.
09:07Non, mais c'est votre ami ou pas ?
09:08C'est dans une très belle ville, magnifique ville.
09:09Vous le connaissez Max, non ?
09:10Pas du tout.
09:11Max, vous connaissez Gabriel ?
09:13Non, j'ai vu que c'est gentil.
09:16Bientôt, elle va nous inviter chez elle, ne vous inquiétez pas.
09:19Voilà, c'est prévu.
09:19Alors Max, comment vous voudriez agisser à ce livre et à Guylain Benassa,
09:24« Nos vrais maîtres sortis chez l'Artileur » ?
09:28Alors, merci d'avoir une amie, bonjour à tous.
09:32Je ne serai pas, bien sûr, aussi calé que vos deux invités qui connaissent le sujet
09:36sur le bout des doigts.
09:37Moi, je voudrais tout humblement vous donner mon ressenti, on va dire, du français lambda.
09:45Moi, la première chose qui me vient toujours en tête,
09:48je ne vais pas reprendre tous les propos de vos invités,
09:51mais bien sûr, on est très confus entre les droits français, droits européens.
09:55Est-ce qu'on réfère à l'Europe, sur tel dossier, que ce soit sur la voirie, du voisinage, de
10:01l'écologie ?
10:04La liste serait trop longue pour l'énumérer.
10:07Donc, c'est vrai qu'il y a une confusion globale et on entend de tout et son contraire.
10:11Et je vous dis franchement, je pense que je représente le français de base.
10:15Voilà, je suis très confus et je ne sais pas qu'est-ce que c'est.
10:19Moi, j'aimerais plutôt juste mentionner peut-être deux ou trois points, si vous le permettez.
10:24Moi, le ressenti que j'ai, c'est que sur la partie militaire, on n'a absolument rien.
10:30Tout à l'heure, j'entendais parler d'une Europe militairement forte,
10:34mais je ne suis pas du tout d'accord,
10:36parce qu'on a bien vu depuis 10-20 ans différentes interventions dans différents continents,
10:43que ce soit en Europe de l'Est ou même en Afrique, plus souvent en Afrique d'ailleurs, mais peu
10:48importe.
10:50Il n'y a pas de décision de prise où les Allemands veulent y aller, ils n'y vont pas,
10:54les Anglais, les Français, bref, chaque fois, c'est plutôt la mascarade, je trouve.
10:59Et après, je trouve quand même assez scandaleux que, notamment, il y a quelques temps,
11:03quand nos amis européens du Nord, si je ne me trompe pas, je crois la Norvège ou la Suède,
11:08étaient un petit peu inquiets du rapprochement de la Russie.
11:14Et moi, je trouve que ce qui me déplait beaucoup là-dedans,
11:16c'est que, justement, beaucoup de pays d'Europe ne sont pas équipés d'avions militaires européens,
11:22et pour ne pas le dire français, et donc je pense que pour finir sur la partie militaire,
11:27c'est vraiment regrettable qu'on n'ait pas pu faire un Airbus militaire européen,
11:32pas tant que sur matériel, mais bien sûr, autant sur les hommes et la logistique,
11:35donc ça, c'est la partie militaire.
11:39Après, écologie, je ne sais pas trop quoi dire, c'est vraiment très confus,
11:44on entend de tout, il n'y a pas de décisions qui sont vraiment prises sur le niveau européen.
11:49Je vois que les Allemands, depuis 3 ans, 4 ans, ils repuisent du charbon avec de très gros volumes.
11:57Je ne suis pas pour les condamner ou quoi, mais ça fait qu'on est très confus,
12:01on est très confus sur tout ça, quelle est notre orientation.
12:05Et après, moi, sur l'aspect un petit peu économique, moi déjà, je trouve très regrettable
12:10qu'en fait, on a doupé quelque chose, une très très belle opportunité, c'est de se rapprocher de la
12:15Russie.
12:17Alors, pourquoi ça ? En quelques mots, la Russie est un très très gros pays,
12:22avec un très gros potentiel, et aussi des besoins,
12:26c'est-à-dire qu'on aurait pu en faire un partenaire privilégié.
12:31Je pense que sur pas mal de produits, effectivement, on pourrait se fournir en Russie.
12:37Donc, si j'ai bien compris, mon cher Max, vous dites que tout est confus,
12:42vous dites que finalement, sur tous les sujets, vous dites que finalement, on ne s'en sort pas,
12:46à la fois au niveau militaire, à la fois au niveau écologie, à la fois au niveau économique,
12:53Et selon vous, vous voulez sortir de l'Union Européenne ?
12:59Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'on peut encore sortir de l'Union Européenne ?
13:03Moi, je pense que je serais plutôt pour une refonte complète de l'Union Européenne,
13:08plutôt que d'en sortir, parce que, quoi qu'il en soit, géographiquement,
13:11on est l'Europe, on est tous ensemble, on est là.
13:13Donc, le continent existe, bien sûr, et voilà, on est tous ensemble,
13:17les pays, les uns à côté des autres, moi, je ne vois pas un gros intérêt d'en sortir,
13:23honnêtement, mais je préférerais vraiment qu'il y ait une refonte vraiment profonde,
13:26et justement, en prendre en considération, comme je le disais,
13:28on n'a pas trop développé, mais la partie Russie,
13:31parce que Poutine nous a quand même sollicité les années 2000,
13:34si je ne me trompe pas, à peu près,
13:36et Angela Merkel et d'autres gros pays, on va dire, France et Angleterre,
13:40on a balayé ce potentiel d'un revers de la main,
13:45ce qui est une très, très grosse erreur,
13:47parce qu'on aurait pu développer beaucoup de choses avec la Russie.
13:52Merci beaucoup pour votre appel, mon cher Max Delavéron,
13:55on a bien noté, peut-être une réaction rapide avant de marquer la pause
13:58par rapport à ce que nous disait Max, qui nous appelait Delavéron,
14:00refonte de l'Union Européenne, on est confus,
14:03c'est-à-dire que rien ne fonctionne au niveau économique,
14:06au niveau militaire, au niveau écologique,
14:08rien ne fonctionne, même au niveau de l'intelligence artificielle,
14:11mais il faudrait une refonte de l'Union Européenne.
14:13Mais écoutez, c'est très simple, il suffit d'ouvrir la Bible,
14:16qui nous apprend qu'on ne peut jamais avoir deux maîtres à la fois.
14:19Et cette leçon-là, en fait, on ne la pratique plus.
14:21Donc résultat des courses, vous prenez les agriculteurs,
14:23les directives européennes, on n'y comprend rien.
14:25Vous prenez la question militaire, je prends un exemple,
14:27tout à l'heure, l'auditeur parlait très justement
14:29de la question de l'armée européenne.
14:31On a déjà eu le cas de figure, dans les années 50,
14:33on a tenté la communauté européenne de défense,
14:35et on en parle par les temps qui est court.
14:37Vous savez qu'à l'époque, Michel Debray,
14:38le Premier ministre du Général de Gaulle,
14:39a ouvert le fameux traité sur la communauté européenne de défense.
14:42Et il a découvert que dans une obscure petite clause inconnue
14:45que personne n'avait lue, d'accord,
14:46ça signifiait réquisition des écoles françaises,
14:50supérieures françaises à la demande de l'Europe.
14:51Ça veut dire qu'en fait, la France disparaissait
14:53pour confier ses élites à l'Europe.
14:55Ça veut dire qu'à chaque fois, c'est la même chose qu'on rejoue,
14:57et on n'y comprend plus rien,
14:59si ce n'est qu'on a d'un côté une commission européenne non élue
15:02qui tape sur l'intégralité des peuples d'Europe.
15:04Moi, je ne comprends pas pourquoi la France ne peut pas avoir sa souveraineté.
15:09Je ne comprends pas pourquoi des pays comme l'Allemagne
15:12arrivent quand même à négocier une certaine souveraineté.
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