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  • il y a 4 mois
Vendredi 19 juin 2026, retrouvez Romain Daubry (Consultant pour Bourse Direct), Philippe Béchade (Rédacteur en chef, La Bourse au Quotidien), Jean-Louis Cussac (Trader et formateur, Perceval Finance Conseil) et Clémence Tanguy (Responsable éditoriale, Café de la Bourse) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour suivre les mouvements de la planète marché chaque jour sur Bsmart 4Channel.
00:16Vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box et vous nous retrouvez chaque soir en
00:21rattrapage vidéo, en replay sur bsmart.fr
00:24ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées. Au sommaire de cette édition ce soir,
00:31des marchés qui restent soulagés par cette perspective d'accord,
00:37de suspension du conflit et de réouverture d'Hormuz dans le golfe Persique bien sûr, même si ce protocole d
00:45'accord doit encore être négocié dans des conditions difficiles,
00:48il faut le dire, puisqu'après la signature en grande pompe par les présidents américains et iraniens cette semaine pour
00:54décréter cette suspension,
00:56cette trêve de 60 jours permettant la négociation, la réunion technique qui devait se tenir aujourd'hui en Suisse entre
01:03les équipes américaines et iraniennes a finalement été annulée.
01:06Ces 60 jours seront donc un long parcours, un long chemin pour tenter de stabiliser la situation dans le golfe
01:14et permettre une réouverture pérenne du détroit d'Hormuz
01:18avec l'idée que la normalisation du trafic bien sûr prendra du temps. En attendant, le marché a pris de
01:24l'avance avec des cours du pétrole qui ont encore baissé d'une dizaine de pourcents cette semaine
01:28pour revenir très proche désormais des niveaux qui prévalaient avant le démarrage du conflit le 27 février dernier.
01:36Du côté des indices, les indices américains ont déjà crevé les plafonds depuis belle lurette. En Europe, on est juste
01:42en train de revenir sur les niveaux qui prévalaient
01:45là aussi avant le démarrage du conflit, en tout cas pour le CAC 40, autour de 8500 points en cette
01:52séance dite des 4 sorcières.
01:55C'est une échéance trimestrielle aujourd'hui sur les marchés européens, une échéance qui s'est jouée en deux temps
02:01puisque Wall Street est fermée aujourd'hui.
02:03L'échéance sur les marchés américains avait donc lieu hier et aujourd'hui en Europe, nous retrouverons bien sûr les
02:093 sorciers de Smart Bourse dans un instant
02:10comme chaque troisième vendredi du mois. Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, notre exercice mensuel
02:16de pédagogie boursière avec les équipes du Café de la Bourse.
02:19Clémence Tanguy sera avec nous en plateau, responsable éditorial du Café de la Bourse. Le PEA est-il un outil
02:26adapté aux investisseurs actifs, voire aux traders ?
02:29Peut-être qu'on sous-estime le PEA pour la dimension très digne de l'activité boursière. Nous en parlerons
02:36avec Clémence à 17h45 en direct dans cette émission.
02:49Chaque troisième vendredi du mois, jour d'échéance sur les marchés, une échéance trimestrielle aujourd'hui et nous accueillons bien
02:56sûr les 3 sorciers.
02:57Jean-Luc Hussac est à mes côtés en plateau, Perceval Finance Conseil. Bonsoir Jean-Louis.
03:01Bonsoir tout le monde.
03:01Merci d'être là et à distance avec nous. Romain Dobry, consultant pour Bourse Direct et cofondateur de l'atelier
03:07des options.
03:08Bonsoir Romain, merci d'être avec nous. Et à vos côtés, si je puis dire, en tout cas à distance
03:13également,
03:14Philippe Béchade qui nous accompagne, le président des Econoclastes et le rédacteur en chef de la Bourse au quotidien.
03:20Romain, je commence avec vous. Du 15 mai dernier au 19 juin aujourd'hui, c'est une belle échéance qui
03:28s'est déroulée pour les marchés européens
03:29avec un CAC 40 qui a quasiment renoué avec ses niveaux d'avant-crise du Golfe.
03:35Alors quasiment effectivement, 6% de rebond à peu près sur l'échéance.
03:40On est quand même toujours sous, inscrit sur l'indice CAC 40, sous le gap baissier qu'on a ouvert
03:44le 2 mars dernier
03:45au moment de l'annonce du conflit dans l'étroit d'Hormuz.
03:48Ça c'est sur l'indice CAC 40 seulement.
03:51Sur l'indice Eurostox par exemple, on se comporte beaucoup mieux graphiquement et en termes d'intérêt aussi.
03:57Globalement, ce qu'on peut dire, c'est qu'on a rebondi sur les indices européens et sur l'Eurostox
04:01avec un peu d'intérêt.
04:02Dans le sens de la tendance, il y a eu évidemment, compte tenu du contexte, une longue période de doutes,
04:08de trading range en fait
04:09où il ne s'est pas passé grand-chose.
04:10Et depuis 8 jours à peu près, on a connu en fait 6 séances de hausses d'affilée sur l
04:15'indice Eurostox
04:16qui lui ont permis de rallier, d'aller former de nouveaux plus hauts historiques,
04:18d'aller chercher une cible graphique aux alentours des 6 345 points avec un peu d'intérêt acheteur.
04:24Alors un peu, ça reste modeste quand même.
04:27Ce qu'on peut dire pour l'indice Eurostox aussi, c'est que cette hausse, elle s'est formée avec
04:32un intérêt et de façon très concentrée.
04:36On a trois secteurs qui surperforment l'indice Eurostox.
04:40C'est le secteur bancaire, le secteur de la technologie en Europe et puis éventuellement, et de façon plus timide,
04:46le secteur de l'assurance.
04:47Mais c'est à peu près tout.
04:48Et donc pour le reste, on est plutôt en sous-performance depuis cette période-là.
04:52L'autre élément important à retenir sur cet indice, c'est qu'on aborde et qu'on est arrivé contre
04:57ces niveaux de résistance
04:58et après ce rallye et ces sommets avec un ratio put-call qui est hyper, hyper bas.
05:03Je l'ai mesuré pour le mois en cours, ça, ce serait moins grave, mais pour le mois de juillet,
05:07j'ai même été vérifié sur la prochaine échéance trimestrielle du mois de septembre,
05:11avec un ratio put-call à 0,33.
05:13Ça veut dire qu'on a quasiment que des acheteurs.
05:16Il n'y a absolument aucune protection sur l'indice Eurostox pour lequel la position ouverte est toujours moyenne,
05:22mais encore une fois avec un soutien acheteur.
05:23Donc vous connaissez la mécanique, quand le ratio est aussi optimiste,
05:27il ne faut pas qu'il y ait de mauvaises nouvelles ou d'un grand sable qui vienne perturber la
05:32situation,
05:33puisque ça pourrait déclencher un mouvement de consolidation,
05:35d'autant plus qu'on a des secteurs qui commencent à sous-performer,
05:38comme les ressources de base, comme l'énergie,
05:40qui avait évidemment beaucoup payé au moment de l'annonce du conflit.
05:44Et donc on voit même les commodities qui baissent un peu depuis quelques jours.
05:48Maintenant, globalement, pas uniquement le pétrole.
05:50Et donc on a cette concentration dans la hausse et un ratio hyper complaisant sur l'indice Eurostox.
05:57Et pour vous, c'est quand même un signe de fragilisation du rebond du marché romain ?
06:02C'est une vulnérabilité, clairement.
06:04Alors on ne peut pas parler de vulnérabilité sur l'indice C40 parce qu'il ne s'est pas passé
06:08grand-chose.
06:08On a gommé l'effet annonce et on est revenu au même niveau.
06:11On est plutôt haussier sur les niveaux actuels, c'est-à-dire au-delà des 8300 points.
06:16Mais on n'a pas débordé les 8500, ce plafond de verre sous lequel on a accéléré à la baisse.
06:21Donc oui, signe de vulnérabilité.
06:24Alors la vulnérabilité, elle n'est pas très forte.
06:27Elle peut engendrer des mouvements de contre-pieds,
06:30un mouvement de consolidation qui paraît très plausible.
06:32On arrive contre une cible et contre une résistance.
06:35On a encore une fois cette hausse qui est très concentrée.
06:38Après, on a des choses plus de l'ordre du stock picking.
06:41On pourrait y revenir ensuite, qui se mettent éventuellement en place.
06:44Mais on voit beaucoup de faux signaux, beaucoup de fausses sorties, beaucoup de contre-pieds.
06:47On pourra parler des valeurs de l'indice C40, par exemple,
06:50qui ont donné de bons exemples.
06:51Je pense entre autres à Capgemini, à Essilor, à LVMH.
06:55Et on voit qu'en parallèle, des titres comme Kering sont un peu plus affirmés dans le mouvement haussier.
07:00Des titres comme Hermès, c'est un petit peu mieux aussi,
07:04même si c'est un peu intermédiaire, on va dire.
07:06Puis on a des titres comme Renault qui sont quand même hyper sous-valorisés,
07:09mais qui réagissent sur des niveaux de support, qui s'inscrivent dans des structures de retournement haussier,
07:13mais qui, encore une fois, font le yo-yo.
07:14On avance un peu, puis on recule.
07:16On n'a pas d'éléments forts de ce côté-là.
07:18Et puis on a les stars, Schneider Electric notamment, qui évoluent sur des plus hauts.
07:22Donc, on a une situation qui est un peu mitigée de ce côté-là.
07:25Si on regarde la photographie du côté des marchés américains,
07:28on a progressé avec de l'intérêt, avec de l'intérêt à l'acheteur.
07:31On a eu cette consolidation qui s'est mise en place de façon légitime après neuf semaines de hausse
07:37et avec une complaisance et un optimisme qui était un petit peu important
07:41et qui nécessitait ce petit rappel à l'ordre.
07:43Depuis, on est en pause, on n'a pas de structure de retournement sur les indices américains et sur l
07:47'OS.
07:47On peut regarder, Romain, il y a le graphique du S&P 500, effectivement, qu'on peut montrer.
07:52Vous dites, voilà, c'est ça, consolidation, mais pas de figure de retournement encore sur l'indice S&P 500.
07:58Non, non, non, on marque une pause.
08:01On n'a pas d'élément qui nous indique de figure de retournement pour l'instant.
08:05On voit qu'on a eu un vrai coup d'arrêt contre ce niveau de 7 582 points.
08:09On a marqué quasiment parfaitement le support à 7 229 avant de réagir.
08:14C'est une consolidation qui, au-delà de 7 455 points, se fait plutôt, on va dire, en partie haute,
08:18plutôt solide.
08:19On retrouve du momentum, on voit que le news flow est bon.
08:22Les annonces autour d'Intel hier ont permis au titre d'aller former de nouveau plus haut,
08:26de Micron aussi, donc on a, du côté de la tech, pas de changement.
08:31Moi, je vois quelques fragilités sur certains titres, peut-être à moyen terme, comme Apple,
08:37mais globalement, on n'a pas de changement de tendance,
08:40et surtout, on a accompagné ce mouvement avec de l'intérêt acheteur.
08:43On a consolidé sur un mouvement d'excès un peu d'optimisme,
08:47et là, on est en optimisme, simplement.
08:49C'est-à-dire que même après ce gros rallye, ces 30% quasiment de hausse sur le Nasdaq,
08:53on ne peut pas parler de fort optimisme en termes de ratio put-call.
08:57On aborde, en revanche, la séquence avec un peu plus de prudence,
09:00ce rappel à l'ordre de 8% si on prend les points hauts du Nasdaq jusqu'à sa correction
09:05max.
09:06Eh bien, on rappelait un peu tout le monde à l'ordre.
09:08Mais ceux qui ont bien acheté n'ont pas l'air de vouloir vendre, pour l'instant en tout cas.
09:12C'est ce qu'on peut en tirer comme bilan.
09:14Attention, on a aussi un mouvement qui s'est fait avec une grosse concentration sur les marchés américains, évidemment.
09:18Oui, bien sûr. La concentration, je crois qu'elle est un peu partout dans les indices.
09:22Effectivement, on parle beaucoup de la concentration aux États-Unis,
09:25mais c'est vrai pour des indices asiatiques, c'est vrai pour des indices européens également aujourd'hui.
09:29Force et fragilité de ce rebond et de cette hausse, parce que c'est quand même...
09:33Alors, pour les marchés américains, j'en parle même pas, emportés par la tech.
09:36Mais en Europe, sans la tech, on arrive à afficher 4-5 semaines de hausse consécutives.
09:42Là, quand même 6 séances consécutives de hausse pour le CAC 40, 5e semaine de hausse.
09:48Le mouvement semble quand même bien imprimé, Jean-Luc.
09:52On revient dans le haut de la zone.
09:55Alors, clairement, aux États-Unis, le moteur, c'est l'IA.
09:58Et l'IA, c'est le destructeur aussi de valeurs en Europe, notamment sur le secteur de SN.
10:04On l'a vu avec Atos, Capgemini et compagnie.
10:07On voit aussi téléperformance, qui a perdu encore 22% dans le mois, avec des nouveaux jours les mêmes.
10:11C'est les mêmes usual suspects depuis 2 ou 3 ans maintenant.
10:14Avec des interprétations différentes d'une semaine sur l'autre.
10:17C'est-à-dire qu'à un moment donné, Atos avait quand même regagné 40%.
10:20En fait, l'IA ne serait pas destructrice, mais contributrice à des projets.
10:24C'est une narrative qu'on plaque une fois que le stock a rebondi.
10:28Non, non, c'était en cours.
10:30J'ai vu des premières phrases, parce qu'après, c'est repris, bien sûr.
10:33Mais j'ai vu des analystes qui en parlaient avant même, au moment où ça commençait à démarrer.
10:41Ils changeaient d'avis.
10:42Et puis, ils ont dû rechanger d'avis, parce qu'on est repassé de 45 à 33 sur Atos.
10:47Donc, on est revenu à la casse des pas.
10:48Ah oui, on est revenu tout en bas.
10:49Et même Capgemini a cassé son plus bas.
10:51Donc, on a quand même des divergences de performances extraordinaires.
10:57Donc, on pourrait, ce matin, jouer le CAC, pas loin des 8500.
11:02Et là, on se dit, mais comment le marché, il est là ?
11:04Parce qu'on voit quand même des valeurs qui se font taper, mais fort.
11:08Alors, celles qui se font taper fort pèsent de moins en moins lourd.
11:12Ensuite, qu'est-ce qu'on voit ?
11:14On voit donc ces divergences très importantes, avec des valeurs qui, comme total,
11:19même si elle a baissé un petit peu ces derniers jours, elle a perdu 10%,
11:23mais elle est quand même sur des points hauts.
11:27La plus grosse capitalisation, c'est Schneider.
11:30Elle est à 8 et quelques, je crois, maintenant.
11:32Et elle est au plus haut.
11:34Elle a encore franchi ses plus hauts historiques.
11:36C'est une boîte qui délivre, les règles de Schneider.
11:38Oui, mais après, on peut aussi s'inquiéter de différentes petites choses.
11:42Mais il y a toujours des inquiétudes, parfois.
11:44Safran, qui avait beaucoup baissé, a beaucoup rebondi.
11:46Voilà.
11:46Et les bancaires, les bancaires qui pèsent de plus en plus lourd.
11:49BNP, elle seule, je crois, est à 5% maintenant du CAC 40.
11:53C'est pas mal.
11:54Donc, Société Générale est aussi sur des plus hauts.
11:57Et donc, ce qui est très perturbant, c'est se dire,
12:00mais il ne faut pas se tromper de valeur, quoi.
12:02Il ne faut pas se tromper de valeur.
12:04Le gérant, il n'a pas de visibilité.
12:06Un coup, on nous annonce un truc, le lendemain, c'est autre chose.
12:10Enfin, en tout cas, du côté de Trump et de l'administration américaine.
12:13Ça ne change pas.
12:14Voilà, ça ne change pas.
12:16J'ai presque envie de dire, mon discours, il ne change pas non plus.
12:19C'est-à-dire qu'en fait, l'IA, les accords,
12:22les accords, alors à nouveau 60 jours, on se demande où on va.
12:25Le pétrole qui baisse, mais attention,
12:28les infrastructures ont été quand même fortement endommagées.
12:31Et ça ne va pas repartir comme ça d'un claquement de doigts.
12:34Retrouver des productions qu'il y avait avant les attaques,
12:38il va falloir quand même quelques mois,
12:40et même un an pour certaines infrastructures.
12:44Donc, ce n'est pas évident de voir le pétrole fortement rebaissé.
12:48C'est ce qu'il a fait pourtant.
12:50Oui, alors, ok, il a rebaissé, mais est-ce que ça va continuer ?
12:53Ce n'est pas évident.
12:54D'accord.
12:55Oui, il a perdu à peu près 30% sur le point.
12:57Oui, c'est ça, je voulais dire 30-40%.
12:59Oui, 30% sur le point.
13:00Et donc, bon, globalement, oui, en effet,
13:03il ne faut pas se tromper de valeur.
13:05Alors, je ne vais même pas parler de CRSI,
13:07de CRSI,
13:08qui, bon, là, on peut se poser beaucoup de questions.
13:11Ah, ben là, c'est peut-être la viabilité de l'entreprise qui se joue,
13:13pour faire les choses simplement.
13:14Oui, là, ça va très loin.
13:16Alors, sans aller sur cet extrême,
13:17il y a quand même des sacrés baffes
13:21pour certains secteurs et valeurs.
13:23Et donc, c'est perturbant, c'est difficile.
13:26Je n'aimerais pas être à la place des gérants.
13:29Et encore une fois, oui, c'est vrai,
13:30des constrompes, c'est la sanction hyper violente.
13:34Alors, on réagit à quoi ?
13:35À des rumeurs ?
13:36Au PA ou pas ?
13:38Alors, il y a eu Eden Red qui a explosé.
13:40Il y a eu, bon, à côté de ça,
13:44dès que, je vois le marché aujourd'hui encore,
13:47le marché américain,
13:48il repart qu'à la hausse tranquille
13:51à 14h30.
13:52C'est les futures côtes, c'est ça, aujourd'hui.
13:53Oui, les futures côtes jusqu'à 19h.
13:54C'est ça.
13:54Donc, on a eu à un moment donné,
13:57bon, le marché a rebaissé un petit peu.
13:59Et je crois que c'est Israël qui a dit,
14:01bon, allez, cessez le feu avec le Liban.
14:04Et poum, on est monté d'un cran.
14:05D'accord.
14:05Alors, pas beaucoup.
14:07Les marchés sont beaucoup plus sages
14:11dans les achats que ce qu'il était il y a quelque temps.
14:14On voit que la spéculation s'est calmée.
14:16Alors, il est monté d'un cran,
14:17puis hop, il est revu.
14:18Mais vous dites quand même,
14:19parce que je vous lis, évidemment,
14:20tous les jours, vous écrivez sur la géopolitique,
14:23vous faites un point de situation
14:24sur ce qui se passe dans le Golfe,
14:25parce que c'est encore le driver, là, aujourd'hui,
14:28qui fait bouger les marchés.
14:29Non, mais on peut se dire crise après crise,
14:31choc après choc, avec Trump, etc.
14:34On s'habitue, les marchés s'habituent, s'adaptent
14:38à des situations comme ça.
14:40On n'est plus dans les premières semaines du conflit
14:41ou de la fermeture d'Hormuz.
14:43Ça fait déjà un moment que le marché anticipe une résolution.
14:46Et avant même le protocole d'accord,
14:48le marché pétrolier avait déjà commencé à baisser
14:51dans l'anticipation d'une réouverture à un moment d'Hormuz.
14:55Tout à fait.
14:55Alors, c'est pour ça que j'écrivais à un moment donné.
14:57Bon, qu'est-ce qu'on va aller voir maintenant ?
14:59C'est ça.
14:59Ça, je l'ai écrit clairement.
15:01Et pour l'instant, ça reste encore la dimension première.
15:03C'est la dimension première, je pense, encore.
15:05Après, qu'est-ce qu'on a vu cette semaine ?
15:07On en reparlera peut-être tout à l'heure,
15:08mais c'est l'euro-dollar qui a décroché.
15:11Donc, le dollar, les taux, etc.
15:13Donc, ça, ça revient un petit peu sur le devant de la scène
15:16avec le discours du nouveau président de la Fed.
15:20Voilà, des choses comme ça.
15:21Et sur les actions, encore une fois,
15:22oui, bon, c'est pas facile, c'est pas évident.
15:25Effectivement, on est quand même dans le plus haut de la zone.
15:28On n'a pas de dynamique.
15:30On voit qu'on manque de conviction.
15:32Il y a beaucoup de prudence.
15:34Alors, c'est vrai que, je n'ai pas regardé les achats de poutres,
15:38mais en même temps, il y a une grande méfiance de la part des investisseurs.
15:41Donc, le marché, pour moi, n'est pas vulnérable.
15:43Et sinon, il aurait décroché à plusieurs reprises.
15:46Il avait de quoi décrocher, il n'a pas décroché.
15:48Moi, je vois qu'on a encore certaines valeurs un peu chaudes autour de l'IA.
15:54Quand il y a vraiment un élément ou dans la guidance ou dans les résultats
15:59qui ne colle pas avec le prix pour la perfection,
16:02le marché est capable de sanctionner quand même encore.
16:04Non, mais on n'est pas dans un truc non plus complètement aveugle.
16:07Le marché est capable de...
16:18On a vu Broadcom, il y a quelques...
16:20Oui, oui, c'est ça.
16:20Voilà, je pensais à ça.
16:22Philippe, votre bilan de cette échéance trimestrielle, évidemment.
16:26Alors, il y a le S&P 500, mais il y a ce qui se passe plus spécifiquement,
16:30encore dans un indice dont vous nous parlez déjà depuis des années.
16:34De toute façon, Philippe, il y a le Dow Transportation et il y a le SOX.
16:39C'est deux indices que vous aimez bien suivre, je crois.
16:44Le SOX, c'est merveilleux.
16:47111% de hausse depuis le 30 mars dernier.
16:51Aucun ETF, aucun indice sectoriel n'a jamais fait mieux depuis 1971.
17:00La bulle des Broadcom, à côté, c'est presque une petite balade bucolique.
17:06Alors, en termes de performance algériques, oui,
17:10on est presque à fois deux les mois les plus fous
17:14de la bulle des Broadcom.
17:17Mais alors, au niveau des capitaux,
17:19alors là, on atteint des niveaux stratosphériques.
17:22Il faut savoir que la valorisation du SOX depuis le 30 mars dernier,
17:27c'est trois fois la capitalisation du CAC 40.
17:32C'est trois fois le PIB de la France de valeur boursière a rajouté sur 23 valeurs.
17:40Et sur les 23 valeurs, les 10 premières baissent 80%, voire même un petit peu plus.
17:45Donc, elles ont été évoquées, évidemment.
17:47Ce sont les semi-conducteurs.
17:49Et on arrive, effectivement, à l'attaque le mois de juillet,
17:53avec un ratio de deux cols pour un put.
17:58Et je dois dire qu'on est encore presque dans quelque chose de raisonnable
18:06comparé au marché de Séoul.
18:10La bourse de Séoul, c'est 135% de hausse depuis le 1er janvier.
18:16Et c'est plus 100% depuis le 30 mars.
18:21Donc, voilà, c'est comme le SOX.
18:23Mais alors, avec une différence,
18:25c'est que le nombre de contrats à terme et d'options,
18:30on est passé de 30 000 options au quotidien,
18:35notamment sur les valeurs semi-conducteurs,
18:38Samsung et S-Carnix, pour ne pas les nommer,
18:42on est passé de 30 000 à 600 000 contrats,
18:47là, hier, avant-hier, en moyenne quotidienne.
18:51Les bourses mondiales sont devenues de gigantesques casinos
18:57où tout rapport au réel est littéralement disloqué.
19:05Philippe, qu'il y ait des contrats,
19:08que les contrats aient explosé sur ces valeurs-là,
19:11c'est assez légitime.
19:12Toute la planète a les yeux, aujourd'hui,
19:15sur ce genre d'entreprise.
19:16Samsung, on connaissait, S-Carnix aussi.
19:18Mais c'est vrai que là, j'imagine que ça a été quand même
19:21des révélations pour un certain nombre de gérants
19:23ou d'investisseurs qui n'avaient pas ces valeurs en portefeuille
19:26parce que, simplement, sur un marché sud-coréen,
19:29qu'on n'a pas l'habitude d'aller chasser
19:31quand on est européen, par exemple.
19:34Philippe, complètement déconnecté de la réalité,
19:36quand on regarde les résultats de ces entreprises,
19:39qu'on essaye de valoriser ces boîtes,
19:41alors je peux comprendre que le PEA n'est peut-être pas une mesure,
19:44il faut regarder ça peut-être de manière un peu plus large,
19:47mais quand même, ce n'est pas des boîtes qui se payent,
19:50ce n'est pas des boîtes qui ne font pas ni de chiffre d'affaires
19:52ni de résultats, bien au contraire.
19:53C'est des boîtes, là, vous citiez Samsung et SkyMix,
19:56qui sont capables de verser 250, 300 000 euros ou dollars
20:00à chacun de leurs salariés en raison des résultats qui ont été sortis.
20:04Philippe, ça, c'est quand même un lien avec la réalité
20:08qui n'est pas totalement absent non plus,
20:11de la thèse d'investissement, j'entends.
20:14– Non, mais bon, Samsung, c'est 1250 milliards de capitalisation,
20:19maintenant, regardez…
20:21– Mais pourquoi pas, SpaceX, c'est quasiment 3 trillions.
20:24– Le marché des mémoires, tout est complètement hors de proportion.
20:29Mais à partir du moment où on admet que le PER n'est pas une bonne mesure,
20:34qu'on peut extrapoler des résultats x2, x3, x5 d'ici 2030,
20:42tout est absolument possible.
20:45Mais en fait, on a cassé tous les thermomètres.
20:48Donc, maintenant, on peut absolument prétendre ce qu'on veut.
20:51Mais ce qui a été le plus grave, c'est que depuis le 30 mars dernier,
20:55le 8 avril notamment, la découverte des prix du pétrole,
21:01ce qui est la fonction du marché,
21:03cette découverte des prix a été supprimée par les bobards de Donald Trump.
21:09Il a annoncé 38 fois la réouverture imminente des droits d'Orbousse,
21:1538 fois le baril de pétrole.
21:18Il est retombé de 115 à 105, de 108 à 101, de 107 à 98, de 102 à 94.
21:28Et on l'observe maintenant, il est revenu autour de 75 sur le WTI.
21:36Avec le verbe magique, on a fait baisser le cours du pétrole,
21:39mais on n'a pas fait surgir un seul baril supplémentaire.
21:45Non, mais on a des stocks, on a des réserves,
21:47on connaît la mécanique, on connaît la mécanique quand même, Philippe.
21:52Non, mais là, c'est une subversion délibérée du marché.
21:59Le marché, c'est tout le monde qui essaie de découvrir un prix.
22:02Là, c'est un homme qui, tous les deux jours, vient raconter un bobard.
22:07Alors, on comprend bien qu'effectivement,
22:09ça empêchait le pétrole de rester longtemps à 115
22:11et d'alimenter des tensions inflationnistes.
22:15Mais la réalité, c'est que comme pour l'argent au début d'année,
22:18il y a l'argent papier qui est à 100
22:21et l'argent long, l'argent physique, qui est à 140.
22:25Philippe, sur le pétrole, est-ce qu'il faut rester long au pétrole
22:31ou est-ce qu'on prend quand même acte que le mouvement s'est retourné ?
22:36Là, depuis trois jours, on a la liquidation, la capitulation
22:41des derniers détenteurs de contrats longs sur le pétrole d'options, etc.
22:46Ils se sont fait liquider par un tapot de Trump.
22:52Personne n'imaginait qu'il allait accorder absolument tout aux Iraniens.
22:57C'est une surprise monumentale.
22:59N'empêche que le Détroit, pour l'instant, n'est ouvert que pour les pétroliers iraniens.
23:05Et avant que les assureurs donnent leur feu vert
23:08pour que du pétrole commence à recirculer à travers les océans,
23:12il faut peut-être compter un mois.
23:14Personne dans le marché ignore que la normalisation pourra prendre du temps.
23:18Donc on verra, on va suivre ça, effectivement,
23:20et jusqu'où le pétrole a eu raison ou a fait fausse route de se détendre.
23:25Jean-Louis, sur l'idée qu'on a cassé tous les thermomètres,
23:29auxquels les valos des boîtes deviennent, se comptent en trillions de dollars.
23:32Il y a une quinzaine de boîtes trillionnaires aujourd'hui
23:34en termes de capitalisation boursière.
23:35C'est sûr que ça n'existait pas.
23:37Alors, je me permets de dire à votre époque,
23:39mais même à la mienne, il y a 5-10 ans, ça n'existait pas, Jean-Louis.
23:43Est-ce que pour autant, on a cassé tous les thermomètres ?
23:47Le problème, c'est qu'il y a beaucoup de liquidités.
23:51Elles s'investissent dans des boîtes qui, quand même, gagnent de l'argent.
23:54Bon, après, c'est la question que tout le monde se pose
23:57et personne n'a vraiment la réponse.
23:59Et en tout cas, la réponse, elle est divergente
24:01en fonction des opinions, des analystes, etc.
24:06C'est comment rentabiliser tous ces investissements ?
24:09C'est-à-dire qu'en fait, il y a des valorisations croisées,
24:12il y a des finances, des prises de participation en tous les sens.
24:18Oui, ils sont circulaires, ils sont tous plus ou moins actionnaires
24:21les uns les autres, clients, fournisseurs, etc.
24:24Alors, c'est ce qu'on appelle un écosystème.
24:27Oui, un peu château de cartes quand même.
24:30N'empêche que c'est vrai que, pour l'instant,
24:33il n'y a pas d'éléments perturbateurs graves.
24:38Si un jour, une société commence à faire défaut,
24:41à crier au secours, ça peut être un catalyseur.
24:45Ça ira probablement, encore une fois, très vite.
24:48C'est ça aussi qui est terrible, c'est que...
24:51SpaceX, vous le mettez où ?
24:56Quel niveau d'alarme, ça fait retentir ou pas ?
24:59C'est une vraie question ouverte, Jean-Louis.
25:01Je ne veux pas biaiser la question.
25:04Est-ce que ça marque un pic de quelque chose ou est-ce que non ?
25:08Je veux dire, demain, ce sera Open AI, Anthropique, etc.
25:11Il n'y a pas de signal d'arrêt de quoi que ce soit.
25:14Non, non, non.
25:15Moi, SpaceX, je n'en ai même pas fait.
25:18Moi, si vous voulez, à un moment donné, je dis 100 mois.
25:21Et voilà, après, je fais mon job.
25:24Moi, je travaille beaucoup...
25:25On tient la ligne de conduite qu'on se fixe.
25:26Je travaille beaucoup les options.
25:28Il y a beaucoup de choses à faire sur le marché américain, notamment.
25:30En termes de signal de marché ?
25:32Les signaux de marché, pour l'instant,
25:33toutes les tendances haussières n'ont affirmé.
25:36On voit, en effet, qu'aux Etats-Unis,
25:38les marchés sont plus sages, entre guillemets.
25:41C'est-à-dire que les bonnes nouvelles sont moins surjouées.
25:44Plus sages que chez nous ?
25:46Plus sages qu'ils l'ont été.
25:48Ah, qu'ils l'ont été eux-mêmes.
25:49Quand il y a des petits catalyseurs positifs,
25:52à un moment donné, il y a quoi ?
25:54Il y a encore un mois et demi.
25:55Ça prenait 3%, quoi.
25:56Oui, et dans la journée, ça n'arrêtait pas.
26:00Là, on voit que ça s'arrête vite.
26:02Par contre, ce qui est désagréable,
26:03c'est que par à-coups, on fait des décalages violents de marché.
26:07C'est-à-dire que tout d'un coup, on gagne 30-40 points.
26:10On se demande pourquoi.
26:12Donc, on le sait, parce qu'il y a une news qui sort.
26:15Et puis, tout d'un coup, on peut en perdre 40 aussi.
26:18Et il y a beaucoup d'à-coups dans ce marché.
26:22Donc, qu'est-ce qui se passe ?
26:23Tout le monde s'observe.
26:25On reste globalement dans la chasse potentielle aux bonnes affaires.
26:29Ça, c'est sûr.
26:30L'état d'esprit, c'est...
26:32Bon, il faut que je trouve une bonne idée, quelque chose de solide, etc.
26:37Voilà.
26:37Ça, je pense que ça reste l'état d'esprit.
26:40Donc, tant que l'état d'esprit est à la recherche d'investissement,
26:44il n'y a pas de signal de baisse.
26:46Il n'y a pas de raison de voir les marchés se retourner pour l'instant.
26:49Enfin, on ne voit pas.
26:50Il y a des raisons, il y en a.
26:50Mais il n'y a pas de catalyseur pour déclencher quelque chose.
26:54Romain, en allant toujours dans l'idée d'une vulnérabilité du marché,
27:00Romain, effectivement, SpaceX, est-ce que ça nous dit quelque chose ?
27:05Du moment où on est, vous disiez, on était dans une forme d'optimisme un peu exacerbée,
27:09mais on est revenu à un simple optimisme.
27:13Oui, exactement.
27:14On n'a pas d'éléments de retournement.
27:16En tout cas, sur les marchés américains, encore une fois,
27:17ce que j'évoquais de complaisance importante sur l'indice Eurostox,
27:20c'est vraiment local, on va dire.
27:22Mais si on regarde le comportement global, graphique, sur l'ensemble,
27:26il n'y a pas d'éléments de retournement sur les indices américains.
27:30Effectivement, beaucoup forment, on l'explique assez aisément,
27:33d'autant plus qu'il y avait ce contexte géopolitique.
27:36Et puis, le fait qu'on avait sous-estimé la saison des publications
27:41des techs américaines, et notamment toute la partie semi-conducteurs.
27:44Donc, beaucoup étaient sous-investis, beaucoup étaient pessimistes.
27:47Ceux dont je faisais partie, confirment, fin mars.
27:50Et donc, il y a ce contre-pied, ce mouvement qui s'est construit
27:55sans retracement, qui fait que tout le monde a voulu participer.
27:58Effectivement, il y a beaucoup de cash disponible,
28:00donc ça explique aussi l'entrée.
28:02C'est toujours ce phénomène de concentration,
28:04mais cette concentration, elle s'explique parce qu'il y a peu d'acteurs
28:06qui sont capables d'avoir et de fournir les liquidités,
28:08et donc qui ont les moyens de faire ces investissements aujourd'hui.
28:12Donc, on est vraiment dans un contexte de marché
28:15qui est particulièrement concentré,
28:18qui rappelle une époque du dot-com,
28:22avec effectivement des valorisations qui sont,
28:24comme on le disait à l'époque, extraordinaires.
28:27Mais pour l'instant, il n'y a aucun signe de retournement.
28:29Et il faut se rappeler qu'avant que les marchés se retournent,
28:31il a fallu qu'il se passe plusieurs années,
28:34enfin, ou plusieurs mois.
28:35C'est ce que je rappelais à Jean-Louis,
28:36enfin, on en discutait avec Jean-Louis juste avant l'émission.
28:41Alan Greenspan,
28:42donc à l'époque président de la Réserve fédérale américaine,
28:45de 87 à 2006 quand même,
28:47il évoque pour la première et la seule fois d'ailleurs de sa carrière
28:52l'exubérance irrationnelle des marchés,
28:54c'est en décembre 96.
28:57Décembre 96.
28:58Le pic de la bulle, c'est mars 2000.
29:01Et je racontais aussi à Jean-Louis que même au plus bas du krach,
29:05donc c'est octobre 2023,
29:07le S&P 500 était toujours plus élevé qu'en décembre 96,
29:11quand Greenspan estime qu'on est déjà dans une forme d'exubérance.
29:16Complètement.
29:17Les marchés resteront irrationnels plus longtemps que les marchés résolvables.
29:21Effectivement.
29:21Donc pour l'instant, on peut prendre note de ça.
29:25On peut trouver que c'est excessif sur certains aspects.
29:27Je vois des valeurs comme Sandisk, c'est extraordinaire,
29:30mais 7600% de hausse depuis août 2025.
29:35Les mémoires flashent, c'est effectivement,
29:36mais on peut trouver que ces mouvements-là vont nécessiter à un moment ou à un autre des consolidations.
29:41Force est de constater qu'à chaque fois qu'il y a un début de consolidation,
29:44il est contré très très rapidement.
29:46Encore une fois, la hausse s'est construite de façon concentrée,
29:48mais avec de l'intérêt, avec des sociétés qui délivrent.
29:51Et donc pour l'instant, encore une fois, pas d'élément de retournement.
29:54Ce qu'on peut constater aussi, c'est que du côté des GAFAM,
29:57il y a un peu un mouvement qui est bien moindre.
30:00On voit Microsoft qui a rebondi un peu, mais qui a quand même pas mal retracé.
30:03On voit Apple qui est effectivement proche de ce même
30:05et qui, à mon sens, pourrait consolider un petit peu plus dans les semaines qui viennent.
30:09Amazon aussi a pas mal retracé.
30:10Donc il y a quand même quelque chose qui se joue,
30:14pas uniquement sur les anciennes big tech.
30:17Et il y a bien des choses qui, de l'ordre de la concentration,
30:20effectivement, à mon avis, à court terme,
30:23il y a une grosse partie du mouvement qui a été jouée,
30:26si on peut dire.
30:27Je n'aime pas tellement le terme « jouer »,
30:28mais c'est en tout cas ce qui a été exploité
30:31sur les indices américains, sur les tech américaines.
30:34Il y a des foyers de rattrapage,
30:36mais pour l'instant, les opérateurs n'y vont pas,
30:39et n'y vont pas franchement.
30:40On l'a vu sur les autres secteurs.
30:44Donc c'est peut-être ailleurs qu'il faut regarder.
30:46Et le prochain gros rendez-vous,
30:48évidemment, ce sera la prochaine saison des publications.
30:50Là, on a quand même beaucoup payé.
30:52On a anticipé pas mal de choses.
30:54Et on a quand même un vrai signal de coût d'arrêt
30:56dans la tendance haussière.
30:57Donc coût d'arrêt, ça ne veut pas dire retournement.
30:59Ça veut dire qu'on a bien payé,
31:02on a bien acheté, on n'a aucune envie de vendre.
31:05Mais si on voulait racheter,
31:06ce serait peut-être un peu plus bas.
31:07Et pour l'instant, on n'a pas envie de payer ces niveaux.
31:09Et en même temps, on n'a pas envie de vendre ce qu'on a bien acheté.
31:11Donc on est calé dans une zone de prix
31:13où il fallait y être.
31:14Et maintenant, c'est un peu tard pour y aller.
31:16Donc on peut avoir une période un peu longue,
31:18un peu pénible.
31:19Mais encore une fois,
31:20on voit l'annonce d'Intel et d'Apple hier
31:23avec 10% de hausse de plus pour Intel
31:25qui était en consolidation.
31:28Pour les idées,
31:29on se gardera du temps pour dire un mot de l'Inde
31:31et de la Chine avec vous, Romain.
31:33L'euro-dollar, bien sûr, Jean-Louis.
31:35Donc là, effectivement, un sacré glissade,
31:37un sacré remonté du dollar
31:40avec pas mal de phénomènes.
31:42Phénomène, la baisse du pétrole
31:45et puis le nouveau shérif en ville,
31:48Kevin Worsh.
31:49Oui, et une Fed qui paraît
31:52anticiper une politique plus restrictive
31:54et surtout, elle n'a pas vraiment donné de guidance
31:57en disant que tout était possible
31:58et qu'on réfléchira en temps réel,
32:01en gros, sur la situation, l'inflation, etc.
32:04Donc ça a provoqué,
32:05parce que l'euro-dollar ne bougeait pas du tout.
32:06C'était vraiment un marché mort.
32:08Et là, sur 3 jours, il a pris une tendance baissière.
32:11Alors moi, je gardais depuis un moment déjà
32:14un sens prioritaire vendeur.
32:16Je disais toujours vendeur virgule sans plus
32:18parce que ça ne bouge pas trop.
32:20Et bon, c'est ce qui me fait quand même plaisir quelque part.
32:23J'avais mis un stop au-dessus de 1,1650.
32:26Ça n'a pas été déclenché.
32:28Et donc, on est parti à la baisse.
32:30Bon, voilà.
32:30On prend 1% sur le dollar le jour.
32:36Ce qui était bizarre, c'est que dès qu'ils ont annoncé les taux
32:38qui étaient attendus, ça a commencé déjà à bouger.
32:41Et depuis, ça n'a pas arrêté.
32:44L'euro reprend un petit peu aujourd'hui quand même.
32:47Mais bon, la tendance de ces derniers jours reste baissière.
32:50Il y a un niveau important à surveiller.
32:51C'est un 13,90 maintenant.
32:54Un 13,90-81.
32:55Il y a un niveau support important.
32:59Dessous, on aurait une tendance baissière qui se renforcerait.
33:03D'accord.
33:04Voilà.
33:04C'est vraiment le niveau qui...
33:06Si on flirte avec, ça commence à être dangereux.
33:09Donc, voilà.
33:10C'est ce niveau qu'il faut surveiller maintenant.
33:12Mais sinon, moi, je continue à jouer des ventes sur rebonds.
33:18Alors, quand on parle d'une tendance long terme,
33:20moi, ce que je fais, c'est que je garde un seul vendeur.
33:21Et puis, je travaille en intraday sur opportunité.
33:25Des petits rebonds de 45 pipes.
33:28Souvent, l'écart-type se situe autour de ça en intraday.
33:30On essaye de ne pas perdre son temps derrière les écrans
33:34et de faire un petit écart.
33:35Ce n'est pas tous les jours fait, mais globalement, ça fonctionne.
33:38Un 14,70 autour pour l'euro-dollar en cette fin de semaine.
33:44Philippe, Kevin Walsh, vous avez peut-être suivi la première conférence de presse
33:49du nouveau président de la Réserve fédérale américaine.
33:52Philippe, qu'est-ce que ça vous a inspiré ?
33:57Ah ben, effectivement, je l'ai suivi en direct.
34:00Je n'en ai pas perdu la miette.
34:04Évidemment, j'ai tiqué, lorsqu'il a annoncé la suppression des forward guidance.
34:11Ah, je me suis dit, ouh, ai-je bien entendu ?
34:14Et en effet, il veut rendre la Fed moins prévisible,
34:19parce que finalement, les marchés donnaient presque l'impression
34:23de lui dicter sa conduite.
34:27Donc, il a envie peut-être de retrouver quelques marges de manœuvre.
34:30Donc, ce discours de fermeté a immédiatement provoqué la hausse du dollar.
34:36Et le fait majeur, c'est le franchissement des 161 par le dollar face au Yen.
34:44Et on sait qu'à chaque fois qu'on a franchi les 161,
34:47l'attente centrale du Japon est intervenue.
34:49En faisant quoi ?
34:51Évidemment, en achetant du Yen, en vendant du dollar.
34:54Et le dollar, évidemment, ce n'est pas des palettes de biais,
34:57ce sont des kilotonnes de petits bondes américains.
35:02Et si jamais la DOJ doit défendre le Yen,
35:07ça veut dire qu'il va revenir pas mal de petits bonds sur le marché.
35:11À un moment où on voit que même avec la paix,
35:15le revenu au Moyen-Orient,
35:19les taux ont bien du mal à se détendre.
35:21Si vous rajoutez des centaines de millions de dollars, voire plus,
35:28provenant des ventes japonaises,
35:31je dis que les taux longs américains vont commencer à poser problème.
35:36Je ne vous ai même pas parlé des taux courts,
35:38puisque eux, ils ne baissent pas.
35:39Ils ont même réagi très très vite.
35:41À la hausse avec les déclarations de Kevin Noir.
35:45Il y a un autre facteur qui risque de peser aussi sur l'inflation,
35:48c'est que les perfusions de pétrole,
35:52c'est-à-dire les stocks libérés aux États-Unis, en Europe, en Chine, au Japon,
35:58ça va s'arrêter.
36:00Je le répète, la suppression du prix du pétrole,
36:04elle est liée à un ajout de quantité de pétrole,
36:08on va dire de pétrole un peu miraculeux.
36:11Ces injections vont s'arrêter.
36:14Et de l'autre côté, les pétroliers vont mettre beaucoup de temps
36:17avant d'arriver dans les ports
36:19et pour équilibrer la demande.
36:21On va redécouvrir ce que c'est qu'un vrai marché
36:24avec un facteur supplémentaire.
36:26C'est que là, il n'y aura pas que les particuliers
36:29et que l'industrie qui sera acheteuse de pétrole,
36:33d'acide sulfurique et de lafta.
36:37Vous avez tous les États qui vont devoir reconstruire leur stock
36:42avec l'offre largement diminuée par la baisse des capacités de production
36:47des pays du Golfe.
36:49Donc ça, c'est déjà là.
36:50On le voit déjà.
36:52Et le troisième facteur qui risque de coûter très,
36:54je ne sais pas, qui faisait très, très lourd,
36:55c'est que toute l'hypothèse de valorisation de l'IA aux États-Unis
36:59est basée sur l'idée que le token
37:01faudra un prix relativement élevé
37:04et que la demande va être extrêmement soutenue.
37:07Or, c'est déjà sous nos yeux,
37:09mais on ne veut pas le voir et on ne veut pas en parler.
37:12Moi, j'ai l'impression d'être un petit peu le seul quand même à le faire.
37:15Je rappelle que Cohen d'Alibaba
37:18vous propose un moteur de recherche et de calcul
37:23qui est à 90% de performance.
37:28Oui, ce n'est pas le dernier Claude,
37:30mais de toute façon, le dernier Claude,
37:31les États-Unis viennent s'en interdire l'accès.
37:34Cohen vous propose quelque chose qui est déjà extraordinaire
37:38par rapport à ce que Gemini, à Anthropik et d'autres
37:42vous proposez il y a juste deux mois.
37:44Et il vous propose une capacité de calcul
37:47à 15% de sènes d'Anthropik.
37:51Vous vous rendez compte ?
37:53Et toutes les centaines de milliards,
37:56les milliers de milliards qui sont investis
37:58vont devoir être financés par des tokens
38:02dont on a, je pense, complètement mispriced la valeur réelle.
38:07La référence, c'est un mix aujourd'hui entre Gemini et Anthropik.
38:12Et le token, ça va rapporter tant.
38:14Vrai sujet, effectivement, avec deux stratégies très différentes
38:17entre la stratégie américaine et la stratégie chinoise.
38:20Romain, je voulais vous demander votre sentiment aussi peut-être sur Kevin Warch
38:25et sur l'euro-dollar.
38:27L'euro-dollar, on reste pour vous dans un range qui est bien identifié.
38:33Il est parfaitement identifié.
38:35Je crois qu'on l'a regardé ensemble il y a plusieurs mois déjà.
38:38C'est 1,1422, 1,1786.
38:40On a fait une fausse sortie par le haut il y a quelques mois maintenant.
38:44Donc, il y a toujours un risque quand on a fait une fausse sortie
38:46qu'on l'a réintégrée de sortie par le bas.
38:49Mais pour l'instant, 1,1422 est systématiquement préservé.
38:52Donc, effectivement, on a un niveau d'alerte qui est positionné ici,
38:55donc un petit peu plus haut que celui de Jean-Louis.
38:57Mais on rejoint ce risque-là.
39:01Par ailleurs, quant à l'intervention de Kevin Warch,
39:03pour moi, c'est la meilleure intervention possible
39:05en arrivant dans la situation dans laquelle il était.
39:08Alors, il a bénéficié d'un timing un peu meilleur
39:11grâce à la baisse du pétrole quelques heures avant.
39:15Mais l'intervention était ferme et dure.
39:19Le marché a réagi comme il le devait ou comme on l'escomptait à ce moment-là.
39:22Force est de constater que ce discours ferme au départ
39:25lui offre la possibilité d'être un peu plus souple par la suite.
39:28Et donc, le marché a pris acte et il réagit de la meilleure façon possible.
39:32On gomme quasiment la baisse dès le lendemain.
39:36Donc, on est prévenu et avec probablement un peu plus de marge de manœuvre
39:41pour une entrée en matière qui aurait pu être très compliquée.
39:44Un mot, Romain.
39:45Un mot, effectivement, les deux idées.
39:46Je voulais qu'on garde quelques minutes.
39:49Donc, vous dites signal d'achat sur l'Inde.
39:52C'est ça, il y a un graphique avec un des ETF d'Amundi
39:55pour s'exposer au marché indien.
39:57Là, il y a un signal, une figure qui permet effectivement
40:03de trouver un bon risque-reward sur le marché indien.
40:07Exactement.
40:07Tout à fait, un bon risque-reward.
40:09On n'est pas encore passé ce niveau de 25, 96,
40:11qui serait le niveau de réactivation aussi.
40:13Mais on a quand même pris 4% sur la semaine
40:16avec donc une structure, une double structure.
40:18Il y en a un qui est un biseau d'épuisement,
40:20biseau d'épuisement dans la baisse.
40:21Il est assez propre.
40:23Et puis, surtout, on a une vague de Wolf haussière.
40:25Vous voyez cet oblique qui est en bas du graphique, noir,
40:29qui a été mordu et réintégré.
40:31La réintégration est un signal.
40:33Et on voit que depuis, ça se met en place.
40:34Donc, c'est le débordement de 25, 96
40:36qui permettrait sur cet ETF, donc le code des INR,
40:39de s'exposer.
40:40Alors, je le vois, moi, comme un élément de diversification,
40:42on n'a pas comme une stratégie centrale.
40:44Mais dans un contexte où, comme on le disait,
40:46je pense que ceux qui ont bien acheté sur les indices américains
40:48n'ont pas envie de vendre maintenant.
40:49Mais je ne suis pas sûr qu'on aille...
40:51Enfin, on ne va pas refaire des records.
40:53Si on peut faire des plus hauts, pourquoi pas ?
40:54Mais je veux dire, on ne va pas aller progresser
40:56dans les mêmes proportions instantanément.
40:57Donc, sur les indices américains,
40:59on reste exposés si on l'est,
41:00mais protégés parce qu'on peut avoir de la volatilité.
41:03Et encore une fois, la saison des publications,
41:05cette fois-ci, on a bien anticipé les choses.
41:07Donc, attention à de la volatilité
41:08et quelques foyers d'excès à droite ou à gauche.
41:10Et on reste, mais on se protège.
41:12Et puis, chercher des idées ailleurs.
41:14Et effectivement, du côté de l'Inde,
41:15si on déborde ce niveau de 25,96,
41:17on peut aller rechercher des torts
41:18et même un peu au-delà, 32,74.
41:20Autre idée, la Chine,
41:22c'est peut-être la fin de la séquence de déception
41:26des marchés chinois, Romain ?
41:28Et c'est ce que je surveille.
41:30On est vraiment en bas de cette figure,
41:33de cette même structure-là.
41:34C'est un biseau d'épuisement.
41:35On n'a pas la même structure qu'en Inde
41:37où on a une figure de retournement haussière
41:38qui est validée.
41:40Là, c'est uniquement le biseau d'épuisement,
41:43c'est-à-dire épuisement dans le mouvement baissier.
41:45Et si on se dit qu'effectivement,
41:47en ce moment, ce qui intéresse les opérateurs
41:49exclusivement, c'est l'intelligence artificielle,
41:51je ne vois pas les Chinois passer à côté de ça
41:53et ne pas former dans les semaines
41:55ou dans les jours qui viennent des annonces.
41:57Il se passe des choses.
41:58Ils travaillent sur le sujet aussi.
42:00Il y a des avancées.
42:01Ils ont prouvé qu'ils savaient faire,
42:02aussi bien, je ne sais pas,
42:03mais en tout cas moins cher,
42:04avec d'autres éléments technologiques.
42:06Donc, je me dis que c'est de ce côté-là
42:08qu'il faut regarder,
42:09puisque c'est ce qui fait l'intérêt
42:11des opérateurs aujourd'hui.
42:12Et on a un gros, gros retard de ce côté-là.
42:15On ne se paye pas très cher en Chine.
42:16Donc, c'est peut-être ce qui est à surveiller
42:18comme rebond dans les jours,
42:19dans les semaines qui viennent.
42:20Et cette structure indique un potentiel épuisement
42:24dans le mouvement baissier
42:24qui est en place depuis plusieurs semaines maintenant.
42:26Bon, Jean-Louis,
42:28qu'est-ce qu'on fait cet été sur les marchés ?
42:31Là, je crois qu'il va falloir être très patient
42:34pour qu'on nous dit que les accords sont signés,
42:37mais on ne connaît pas les contenus.
42:39Il y a 60 jours maintenant.
42:40Oui, mais normalement,
42:42il y a un cadre, un accord cadre qui est mis en place.
42:44Alors, on ne sait pas trop.
42:45On a des extraits d'accords.
42:50Bon, mais les investisseurs
42:52doutent beaucoup quand même
42:54de la finalité d'un accord parfait.
42:56On se retrouve dans une situation pire
42:59qu'avant la guerre
43:01que Trump a déclenché.
43:03L'Iran ne s'en trouve même presque...
43:05Enfin, pas renforcé sur le plan
43:07des infrastructures.
43:08Parce qu'il y a eu beaucoup de morts.
43:10Il y a eu quand même...
43:11Le peuple a beaucoup souffert.
43:13Toutes les crises laissent des traces,
43:15laissent des marques,
43:16laissent des stigmates.
43:19Et ça n'a jamais empêché les marchés
43:21de poursuivre leur marche.
43:22Oui, bien sûr.
43:23Tout à fait.
43:24Mais là, la situation reste extrêmement...
43:30Ce n'est pas suffisamment réglée
43:32pour qu'on soit totalement confortable avec ça.
43:33Il n'y a rien de réglé.
43:35J'entends.
43:35Il n'y a rien de réglé.
43:36On a simplement mis un bordel,
43:41on pourrait dire, terrible.
43:43Et on est en train de...
43:44J'entends.
43:45On a fait exploser le jeu de cartes
43:46et puis on est en train de reconstruire le paquet.
43:49Oui, mais on n'est même pas la case départ
43:51puisque c'était plus calme avant.
43:53Enfin, quand même.
43:53Il faut quand même penser que Trump,
43:55au départ, a appelé le peuple à se soulever.
43:57Il voulait quand même que le gouvernement tombe.
44:00Enfin, il y a quand même des milliers de morts en Iran.
44:03Oui, mais ça va concerner de moins en moins les marchés.
44:06Oui, bien sûr.
44:07Mais n'empêche que...
44:08Je suis désolé.
44:09Non, mais ça veut dire aussi que là-bas,
44:11il y a quand même des gens qui vont s'en souvenir
44:13et qui vont peut-être, dans une prochaine crise,
44:18réagir autrement ou je ne sais pas.
44:19Que la géopolitique devienne plus conflictuelle,
44:21plus frictionnelle et qu'on soit rentré dans une nouvelle...
44:24Et que ça aille de plus en plus vite.
44:24C'est qu'on retrouve un problème d'ici six mois.
44:27Pourquoi pas ?
44:28Donc c'est d'un choc à l'autre.
44:29C'est en attendant le prochain choc.
44:30Moi, j'ai l'impression que...
44:31Moi, ce qui me fait peur,
44:32c'est qu'il n'y a pas eu du tout de résolution de quoi que ce soit.
44:35Ceux qui ont fait un peu confiance au départ aux Américains,
44:37ils ont été plus que déçus.
44:40Israël est contre ce qu'est être en train de faire Trump.
44:45Ok, Israël a dit, ok, cessez le feu,
44:47mais est-ce que tout ça va tenir ?
44:49Donc, en tant qu'investisseur...
44:51Et sachant qu'Hormuz a été fermé une fois,
44:53le marché a toujours en tête que Hormuz pourra être fermé
44:56une deuxième, troisième, quatrième, cinquième fois.
44:57Maintenant que c'est fait...
44:58Non, mais tout est possible.
45:00C'est ça, le problème.
45:01C'est que tout est possible.
45:02Bon, et donc, qu'est-ce qu'on fait ?
45:02Il nous reste dix secondes, là.
45:03Qu'est-ce qu'on fait ?
45:04Moi, j'ai toujours mes valeurs françaises,
45:08comme GTT, Rubis, Bouygues.
45:10J'avais construit des portes de feuilles hyper...
45:13Résilients.
45:13Oui, et puis avec beaucoup de rendement,
45:15ça se passe plutôt bien.
45:16Je ne bouge pas.
45:17Je n'ai pas bougé de ça.
45:19Et puis, à côté de ça,
45:20je fais des petites opérations sur les marchés à terme,
45:23notamment beaucoup les options américaines.
45:25Et tout ce que je vois,
45:26c'est que je suis plutôt vendeur
45:28et qu'à 7500, je suis au-dessus du niveau
45:30auquel j'étais à 7100.
45:32En termes de valo,
45:33en étant vendeur, c'est pas mal.
45:34Alors, c'est sûr, quand on est tombé à 6400,
45:36j'ai racheté, j'ai revendu, j'ai fait des...
45:37Mais il y a des moments de marché,
45:40il faut que les gens le comprennent,
45:41où on se dit,
45:42ouf, je n'ai pas perdu, je suis content.
45:44C'est-à-dire que souvent,
45:45c'est dans cette situation qu'on se trouve.
45:47On est content de ne pas perdre.
45:48Le marché est dur ?
45:50Très dur.
45:51Merci beaucoup, messieurs.
45:52Merci d'avoir été avec nous
45:53chaque troisième vendredi du mois,
45:54les trois sorciers de Smart Bourse.
45:55Jean-Luc Hussac,
45:56Perceval Finance Conseil,
45:57Romain Dobry,
45:58Bourse Directe et cofondateur
45:59de l'Atelier des Options,
46:01et Philippe Béchade,
46:02les éconoclastes et la Bourse au quotidien.
46:14Le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
46:15chaque soir, c'est le quart d'heure thématique
46:17et une fois par mois,
46:18le troisième vendredi du mois,
46:20dans la journée d'échéance sur les marchés,
46:23nous faisons un petit point de pédagogie boursière
46:25avec les équipes du Café de la Bourse.
46:27Clémence Tanguette,
46:27à mes côtés ce mois-ci,
46:29responsable éditorial du Café de la Bourse.
46:31Bonsoir et bienvenue Clémence.
46:32Bonsoir Grégoire.
46:32Un sujet assez novateur, je dois dire.
46:36Trading et PEA.
46:37Oui.
46:38C'est-à-dire l'idée que le PEA est peut-être sous-estimé
46:42par les investisseurs actifs.
46:45Exactement.
46:46C'est vrai que ce n'est pas l'image qu'on a du PEA.
46:47Ce n'est pas l'image qu'on a du PEA à tort.
46:50Alors pourquoi ce n'est pas l'image qu'on a du PEA ?
46:51Parce que le PEA, ça rime quand même beaucoup
46:54avec restrictions et contraintes.
46:55Parce qu'on va rappeler qu'on investit dans des actions
46:58et des obligations des titres de sociétés européennes
47:02et puis éventuellement sur d'autres places boursières
47:06à condition de passer par des ETF à réplication synthétique
47:09qui sont éligibles au PEA.
47:11Donc effectivement, il y a une vraie limitation
47:13en termes d'univers d'investissement sur les zones géographiques.
47:17On ne peut pas investir dans des titres vifs
47:19sur les actions américaines, sur les actions japonaises, etc.
47:22On ne peut pas se positionner sur l'IPO SpaceX avec un PEA.
47:24Voilà, c'est ce que je veux dire.
47:25On ne peut pas mettre de SpaceX en direct dans son PEA.
47:27Non, voilà, ça c'est impossible.
47:29Et puis après, il y a aussi pas mal de produits
47:32qui sont liés à des stratégies de trading
47:36qu'on ne peut pas mettre dans un PEA
47:38parce qu'un PEA, il n'y a pas de vente à découvert.
47:40Il n'y a pas de service règlement différé.
47:43On ne peut pas mettre de SRD.
47:44On ne peut pas mettre d'effet de levier.
47:46Et puis on ne peut pas mettre des produits dérivés
47:48comme les options, comme les CFD, etc.
47:50Tout ça, ça ne rentre pas dans un PEA.
47:52Alors, on n'a pas dit que c'était le meilleur outil pour trader.
47:54mais en revanche, tout ce que vous dites là,
47:57ça n'empêche pas non plus de pouvoir être dans une logique de trading.
48:01C'est le meilleur outil pour trader
48:03si vous investissez sur les actifs qui sont éligibles au PEA.
48:11Alors, pourquoi ?
48:12Parce que d'abord, on peut tout à fait,
48:15on a le droit de trader avec un PEA.
48:17Contrairement à une idée reçue,
48:18il n'y a absolument pas de limite de durée de détention des titres.
48:22Il n'y a pas du tout de limite d'opération réalisable
48:25sur un PEA, sur un an ou une journée ou quoi que ce soit.
48:28On associe ça à l'investissement de long terme.
48:30Exactement, mais rien n'empêche de passer plusieurs opérations par jour.
48:33Et on peut passer de très longues opérations par jour.
48:35Ce n'est absolument pas limité.
48:37Donc, on a quand même trop tendance à considérer
48:40que le PEA, c'est l'investissement bon père de famille,
48:43une stratégie de buy and all.
48:45Oui.
48:45Parce que dans les faits, c'est ça.
48:47Mais en réalité, il est quand même tout à fait possible
48:49d'abord faire du trading de position,
48:52de faire du swing trading.
48:53Alors, c'est ça.
48:53Quel type de trading est-ce qu'on peut faire ?
48:55Le trading, on ne va peut-être pas faire du scalping sur un PEA,
49:00mais il est quand même possible de trader sur un PEA
49:06du moment qu'on respecte l'univers d'investissement
49:09et les actifs qui sont éligibles au PEA.
49:12Donc, le PEA est beaucoup plus flexible
49:14que ce qu'on peut imaginer.
49:16Exactement.
49:17Effectivement.
49:18Et est-ce qu'on trouve même des intérêts
49:21à trader dans l'univers du PEA à travers son PEA ?
49:24Oui, bien sûr.
49:25Parce que sinon, on se simplifierait à la vie
49:26et on ouvrirait seulement un compte-titre
49:28et ça serait plus simple.
49:28Pourquoi est-ce que c'est bien d'avoir aussi un PEA,
49:30y compris quand on est un trader ?
49:32C'est tout simplement pour l'avantage fiscal.
49:34Mais l'avantage fiscal, une fois qu'on a tout dit,
49:36il faut développer un peu.
49:37Parce que, alors, tout le monde sait
49:38qu'au bout de 5 ans de détention,
49:41on est exonéré d'impôts sur les plus-values
49:43et on doit s'acquitter uniquement
49:45des prélèvements sociaux de 18,6% aujourd'hui
49:49contre 31,4% si vous investissez via un compte-titre.
49:53Alors, c'est quand même intéressant.
49:54Parce que la différence est quand même notable.
49:56Si vous êtes trader, c'est que vous cherchez quand même
50:00plus qu'une logique d'accumulation
50:02à faire de l'achat-revente pour dégager des bénéfices
50:05et donc la fiscalité, ça joue quand même.
50:08Mais bon, ça c'est au-delà de 5 ans de détention du plan.
50:11Mais ce qu'il faut savoir,
50:12et c'est là où ça devient très intéressant,
50:13c'est que dès que vous avez ouvert votre plan,
50:16dans un PEA, on n'est pas imposé sur ses arbitrages.
50:21Donc quand on vend un titre, qu'on réalise une plus-value,
50:24on n'est pas taxé sur cette plus-value
50:25du moment que la plus-value reste à l'intérieur du PEA.
50:29Alors que si vous êtes sur le compte-titre,
50:31vous faites une plus-value, vous êtes imposé tout de suite.
50:35Donc effectivement, là, ça va vous permettre
50:36d'avoir des gains qui sont beaucoup plus importants.
50:40Vous êtes exonéré de fiscalité,
50:42elle sera pour plus tard et elle sera moindre, on l'a vu.
50:44Si tant est que vous réinvestissez, effectivement.
50:46Et c'est déjà allé y venir.
50:47Troisième point, et là, c'est intéressant,
50:50c'est que voilà, on n'est pas obligé de garder ça
50:52sur son compte d'espèce du PEA.
50:53L'idéal, c'est de les investir.
50:54Donc en fait, vous profitez à fond
50:57des intérêts capitalisés sans aucun frottement fiscal.
51:00Et donc, déjà, c'est intéressant pour les investisseurs
51:03en buy and hold qui font quelques opérations.
51:06Quand vous êtes un trader,
51:06que vous faites beaucoup d'opérations dans le mois,
51:08voire dans la journée,
51:09n'avoir aucun frottement fiscal
51:11et pouvoir réinvestir ses gains
51:12sans aucun frottement fiscal,
51:14c'est clairement un game changer.
51:15C'est pour ça que, effectivement,
51:17le PEA est clairement sous-côté
51:19et qu'à partir du moment où on veut trader
51:21des titres éligibles,
51:23il est bon de le faire dans cette enveloppe.
51:24Ce n'est pas juste une enveloppe par défaut.
51:26Ce n'est pas une enveloppe par défaut.
51:27C'est l'enveloppe qu'il faut privilégier.
51:29Modulo l'univers, effectivement,
51:30qui va être différent.
51:31Mais dans l'univers PEA, PEable,
51:33il y a un vrai intérêt,
51:36si vous êtes trader, à avoir ce PEA.
51:39À l'inverse, quels peuvent être les désavantages ?
51:42Quels sont les pièges ou les erreurs à éviter
51:45quand on est trader
51:45et qu'on peut passer par son PEA ?
51:47Les erreurs à éviter.
51:48Ça va être un peu comme avec le compte-titre.
51:50On peut dire qu'à partir du moment
51:51où on peut faire autant d'aller-retours qu'on veut,
51:54pourquoi pas les multiplier ?
51:55Surtout qu'on n'est pas taxé.
51:58Le problème, c'est qu'il faut quand même...
52:01Gestion active, ça veut dire
52:02qu'on a mis en place une stratégie.
52:04Trading, ça veut dire qu'on a mis en place
52:05un plan de trading.
52:05Donc, ça ne sert à rien
52:07de s'exciter sur sa souris
52:08et de passer 50 ordres
52:09qui n'en dirigeront que votre courtier.
52:11Attention à l'over-trading, oui.
52:13Voilà, il faut rester discipliné, exactement.
52:15Ce n'est pas le nombre de trades
52:17qui va vous faire gagner plus de sous,
52:19c'est la qualité.
52:20Voilà, donc ça,
52:21il faut quand même s'en rappeler.
52:22Alors, lié à ça,
52:23il y a aussi effectivement le fait
52:25que, eh bien,
52:27alors si sur la fiscalité,
52:29vous ne vous faites pas avoir,
52:30au moment de passer un ordre,
52:30vous payez quand même des frais de courtage.
52:32Donc, il faut en tenir compte
52:33si on veut multiplier les opérations,
52:36il y a des frais de courtage.
52:37Alors après, ceci dit,
52:38sur le PEA,
52:38ils sont encadrés,
52:39donc ce n'est pas comme
52:41sur le compte-titres.
52:42Et puis surtout,
52:44le PEA,
52:45vous pouvez l'ouvrir,
52:47alors dans une banque traditionnelle,
52:48ce n'est jamais très intéressant,
52:49mais dans une banque en ligne,
52:50ça devient plus.
52:51Et puis, il y a aussi
52:52deux nouveaux acteurs
52:52qui permettent d'ouvrir un PEA,
52:55alors qu'auparavant,
52:58les néo-brokers
52:59étaient plutôt uniquement
53:00sur le compte-titres.
53:01Là, l'offre se diversifie
53:02et donc,
53:03vous pouvez avoir
53:04des brokers
53:06qui seront plus à même
53:08de vous proposer
53:09un PEA sans frais
53:11sur certains actifs
53:12ou avec des frais
53:13très limités.
53:14On en a d'ailleurs parlé
53:14sur les trophées de l'investissement
53:16de Café de la Bourse
53:16où, effectivement,
53:17on a mis en avant
53:20les PEA experts.
53:21Il y a des acteurs
53:22comme Saxo Bank,
53:23comme XTB
53:25qui peuvent vous permettre
53:26d'investir en PEA
53:28avec du trading,
53:29avec des frais
53:29quand même très intéressants.
53:30Ça a été un grand fil rouge
53:32de ces trophées
53:32de l'investissement
53:33par Café de la Bourse.
53:35Effectivement,
53:35chaque catégorie,
53:37on avait très souvent
53:39un produit,
53:40une enveloppe,
53:41un établissement
53:42plutôt dédié
53:43aux néophytes,
53:45aux débutants,
53:46pour le dire,
53:48et puis,
53:49une catégorie
53:50plus sophistiquée,
53:52plus expert,
53:54plus déjà sophistiquée
53:56effectivement
53:57par rapport
53:57à l'investissement.
53:58Donc,
53:59le PEA,
53:59vous dites,
54:00c'est très intéressant
54:01d'avoir à côté
54:02d'un compte-titre,
54:04modulant encore une fois
54:05l'univers PEA.
54:06Il faut le rappeler,
54:08c'est l'Europe avant tout.
54:09Il faut se rappeler
54:09que ça ne doit pas être
54:12uniquement l'aspect fiscal
54:14qui doit être pris en compte.
54:15Il faut effectivement
54:15que vous pensiez
54:16à votre stratégie,
54:17à la zone géographique
54:18sur laquelle vous souhaitez investir
54:19et aux stratégies
54:20que vous voulez mettre en place.
54:21Si vous voulez vraiment
54:22faire du levier,
54:22etc.,
54:23évidemment,
54:24le PEA,
54:24ce n'est pas fait pour vous.
54:25Et puis,
54:25il faut aussi se souvenir
54:27d'une contrainte
54:28qui n'existe pas
54:29sur le compte-titré
54:29qui existe sur un PEA.
54:30C'est que
54:31si vous engrangez
54:32beaucoup de gains,
54:33on vous le souhaite,
54:34au fur et à mesure,
54:34vous serez peut-être amené
54:36à dépasser le plafond du PEA
54:37qui est à 150 000 euros.
54:38Donc, voilà,
54:39il existe un plafond
54:40qui n'existe pas
54:41sur le compte-titré
54:42aussi
54:42et qui, effectivement,
54:43peut embêter
54:46certains traders
54:46qui, voilà,
54:47ont la durée
54:48ou ont engrangé des gains.
54:49Oui,
54:50bon,
54:51on peut avoir un peu le temps
54:51pour se poser la question,
54:52mais effectivement,
54:53en tout cas,
54:53très intéressant
54:54et franchement,
54:55je n'avais pas ce point en tête
54:56que le PEA
54:57pouvait être un outil
54:58intéressant aussi
54:59pour des investisseurs actifs
55:00et même très intéressant
55:02pour des investisseurs actifs
55:03si tant est qu'on respecte
55:05l'univers
55:06investissable du PEA,
55:08à savoir les marchés européens
55:09et à travers les ETF,
55:10le monde,
55:11bien sûr,
55:11mais en direct,
55:13on parle évidemment
55:14des marchés européens.
55:14Merci beaucoup,
55:15Clémence.
55:16Clémence Tanguy
55:16avec nous
55:17et les équipes du Café de la Bourse
55:18qui sont avec nous
55:19chaque mois dans cette émission.
55:20Clémence,
55:21responsable éditoriale
55:22du Café de la Bourse.
55:24Donc,
55:24interview que vous retrouvez
55:25sur bismart.fr
55:26et les trophées
55:28de l'investissement
55:28par Café de la Bourse
55:29parce qu'on les a tournés
55:31ici ensemble,
55:31Clémence,
55:32alors je sais qu'ils sont
55:33disponibles sur notre plateforme
55:34bismart.fr,
55:35qui sont disponibles aussi.
55:36Et sur notre chaîne YouTube aussi,
55:37vous pouvez les retrouver
55:38exactement,
55:38la chaîne YouTube Café de la Bourse.
55:39on avait,
55:40il y a quoi,
55:4010,
55:4112,
55:4211 catégories,
55:43je ne sais plus,
55:43une dizaine ?
55:4311 avec les trophées
55:45coup de cœur.
55:46Oui, c'est ça,
55:4611 catégories
55:47pour choisir vos PEA,
55:48vos PER,
55:49votre assurance vie,
55:50votre broker
55:51dans tous les domaines,
55:53pour les débutants
55:54et pour les experts.
55:56Merci beaucoup Clémence.
55:57Clémence Tanguy
55:58qui est avec nous
55:58dans ce dernier quart d'heure
55:59de Smart Bourse ce soir.

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