- il y a 9 heures
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Avec Michel Fayad, politologue et spécialiste du Moyen-Orient.
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00:00de France.fr, le premier site d'articles français et patriotes présente
00:06Sud Radio Bercoff dans tous ses états, midi 14h, André Bercoff
00:21Mesdames et messieurs, le roi !
00:24Et oui, Jean-Baptiste Lully, André Bercoff, effectivement, il a créé cette œuvre, André, en 1670,
00:31exactement, et cette œuvre, eh bien, nous transporte directement au château de Versailles
00:35où Donald Trump a signé avant-hier, eh bien, le protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
00:41et pour en parler, sur Sud Radio, eh bien, nous avons le plaisir de recevoir le politologue
00:45Michel Fayad qui publie un livre passionnant intitulé « Après la guerre, la menace à nos portes »
00:51aux éditions Fayard. Bonjour à vous, Michel.
00:53Bonjour, merci de l'invitation.
00:55Alors, c'est très intéressant, quand même, ce qui s'est passé à Versailles, et nous allons parler de Versailles
01:00après,
01:00et encore une fois, je le dis, parce que je l'ai déjà dit, tout est dans votre livre,
01:05c'est-à-dire que votre livre, c'est pas une recension de ce qui s'est déjà passé,
01:08mais c'est qu'en filigrane, et très bien dit aussi, c'est tout ce qui peut se passer
01:13avec les rapports de force, et les rapports de force non seulement économiques,
01:17non seulement militaires, mais les rapports de force mentales, qu'on a tendance à passer sous le boisseau.
01:23Alors, donc, Michel Fayad, comme moi, vous avez vu les images magnifiques,
01:28Trump s'est dit quand même, j'ai 80 ans, où est-ce que je peux fêter mon anniversaire,
01:32puis c'est le 250 ans de la République américaine,
01:36et bien, voyons, bon, je peux aller effectivement être à l'endroit,
01:40mais, et là, Macron lui a dit, Versailles, Versailles, monsieur le président, Versailles,
01:44et là, il dit, ah ben c'est vrai, c'est un bon truc, Versailles, allez, c'est beau,
01:47et puis, je sais, Macron, que tu sais faire la bouffe, tu vas nous faire un excellent dîner, très bien.
01:53Et donc, Michel Fayad, ça a été signé.
01:57Après, ça devait être, donc, je rappelle qu'aujourd'hui, il devait se retrouver en Suisse,
02:02pour, effectivement, avec les Iraniens, les Américains, etc.,
02:07et, eh ben non, il n'y a pas eu de rencontre en Suisse.
02:10Alors, pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
02:12Il n'y en a pas eu, parce qu'il y a eu des combats au Liban, entre le Hezbollah
02:16et Israël,
02:18ils se sont affrontés, les Israéliens parlent de 4 morts, je crois, de leur côté,
02:22le Hezbollah parle de 16 morts du leur,
02:26et donc, finalement, les Iraniens disent, s'il y a des combats en Iran, nous, on ne veut pas y
02:31aller,
02:31et J.D. Evans, lui, non plus, il dit que ce n'est pas respecté, donc je n'y vais
02:35pas non plus.
02:36Donc, aujourd'hui, tout est un peu en suspens.
02:39Alors, justement, Michel Fayad, je voudrais qu'on revienne sur ces accords.
02:43Est-ce que, dans les accords qui ont été signés par Trump et par les gouvernements iraniens,
02:48enfin, la République islamique d'Iran,
02:50est-ce que c'est très explicitement dit que les combats doivent cesser, y compris au Liban ?
02:55Oui, c'est noté, en principe, c'est le premier point,
02:58qui dit l'arrêt de tous les combats sur tous les fronts, y compris le front libanais,
03:03et aussi, eh bien, il est censé y avoir l'intégrité du territoire libanais
03:08et la souveraineté de l'État libanais.
03:10Mais, enfin, il faut que les Iraniens comprennent que ça les concerne aussi,
03:13puisque le Hezbollah, justement, de par son existence,
03:16empêche la souveraineté libanaise et empêche l'intégrité du territoire libanais,
03:20parce que c'est parce qu'il a attaqué le 1er mars 2026
03:24et parce qu'il avait attaqué le 9 octobre 2023,
03:27que les Israéliens sont rentrés et occupent des villages.
03:30Et donc, c'est au Hezbollah de désarmer une fois pour toutes,
03:33mais pour qu'il désarme, ça va être compliqué,
03:35puisque, aujourd'hui, comme je vous l'ai dit,
03:38la majorité des combattants du Hezbollah ne sont plus libanais, pour la première fois,
03:42la majorité d'Iraniens, Irakiens et Afghans.
03:44Et donc, c'est une légion étrangère,
03:46directement sous le commandement des gardiens de la Révolution iranienne.
03:49Obéissant au doigt et à l'œil, aux gardiens de la Révolution iranienne.
03:52Absolument.
03:53Et alors, justement, de ce point de vue-là,
03:56vous avez regardé, comme moi, comme tout le monde,
03:59on a regardé l'accord, les termes de l'accord.
04:02En gros, on ne va pas détailler point par point.
04:06Ça vous inspire quoi ?
04:08Disons qu'il y a un point qui est positif,
04:11c'est la dilution du stock d'uranium
04:13sous supervision de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique.
04:16Si ça, ça se fait, c'est quand même positif.
04:19La question, c'est, est-ce que tout l'uranium va être donné
04:23pour être dilué sous supervision de l'IEA ?
04:26Ou alors, les Iraniens vont nous faire croire
04:28qu'il y a une partie de l'uranium qui a disparu,
04:31dont ils ne savent pas où ils se trouvent, ou je ne sais quoi.
04:33Est-ce qu'ils vont jouer, ou est-ce qu'ils vont être honnêtes là-dessus ?
04:35Qui contrôlera que tout est contrôlé, quoi ?
04:37Non, l'IEA est censé le faire.
04:39Mais ce que je veux dire, est-ce que les Iraniens vont montrer vraiment
04:42une coopération et délivrer vraiment tout le stock d'uranium ou pas ?
04:46Ça, c'est le seul point positif, à mon sens, dans l'accord.
04:50Maintenant, en point négatif,
04:52en fait, toutes les critiques que Trump faisait
04:54contre l'accord de 2015 signé par Obama
04:56s'appliquent à cet accord.
04:59Il disait à l'époque,
05:01il n'y a rien sur le démantèlement du programme de missiles balistiques.
05:04Il n'y a rien non plus dans celui-ci.
05:05Il n'y a rien sur l'arrêt du soutien au proxy,
05:09donc le Hezbollah au Liban,
05:10les Hachal-Shaabi en Irak.
05:11Les outils.
05:12Les outils qui sont des alliés, plutôt,
05:14et le Hamas, le jihad islamique, donc tous ses alliés.
05:16Il n'y a rien non plus.
05:17Il n'y a pas un mot là-dessus.
05:18Rien non plus.
05:19Donc, en fait, les critiques de Trump sont toujours valables.
05:21Et puis, il y a trois points qui sont extraordinaires
05:25dans le sens négatif dans cet accord.
05:28Il y a le fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars.
05:31Donc, il y a 300 milliards qui vont être mobilisés pour l'Iran.
05:34Pour reconstruire.
05:35Pour reconstruire et développer.
05:36Et développer, oui.
05:37Donc, c'est-à-dire pour générer de l'argent
05:39à cette république islamique d'Iran.
05:42Une autre chose, c'est les 24 milliards de fonds
05:45qui vont être dégelés.
05:46Donc, 12 milliards dans l'immédiat
05:48et 12 milliards au bout des 60 jours.
05:50Et le troisième point, qui est incroyable aussi,
05:53c'est que l'Iran a obtenu sa revendication
05:55que les troupes américaines présentes dans le Golfe
05:57depuis 1990-91, lors de la première guerre du Golfe...
06:0035 ans.
06:0135 ans.
06:03partent.
06:04Et là, c'est quand même extraordinaire.
06:05Et c'est écrit noir sur blanc dans l'accord.
06:07Oui, absolument.
06:07Bon, après, dans l'accord, il y a beaucoup de choses vagues.
06:10Il n'y a pas de calendrier.
06:12Il n'y a pas de...
06:13Oui, il y a beaucoup de choses vagues.
06:14Puis, ça reste un MOU, c'est-à-dire un protocole d'accord.
06:17Et donc, il n'est pas encore un accord définitif.
06:20Bien sûr.
06:21Et il y a trois options.
06:22Soit cet accord se transforme en accord définitif.
06:25Et là, c'est, entre guillemets, miraculeux.
06:28Mais encore, faut-il croire à la parole des Iraniens.
06:30Je parle de la République islamique d'Iran.
06:32La deuxième possibilité, c'est un pourrissement.
06:34C'est-à-dire qu'on revient à la période d'avant la signature de cet accord.
06:38Où il y a des escarmouches, ni guerre, ni paix.
06:41Et puis, ça traîne jusqu'aux, peut-être, élections de mi-mandat pour Donald Trump.
06:45Qui ont lieu en novembre.
06:45Je dois le rappeler, novembre 2026, oui.
06:47Et la troisième possibilité, c'est la reprise de la guerre.
06:50Avec ce qui se passe aujourd'hui au Liban.
06:52Donc, entre Israël et le Hezbollah.
06:53Que ça entraîne à nouveau le déclenchement de la guerre.
06:56Il y a quelque chose d'intéressant qui a été dit hier par Donald Trump.
06:59Il a dit, si les Israéliens y vont contre l'Iran.
07:02Les Etats-Unis seront derrière Israël.
07:04Il a dit quand même ça.
07:05Donc, en fait, cette option ne peut pas être complètement écartée.
07:09Mais enfin, vous le savez, Donald Trump dit quelque chose et une autre.
07:11C'est compliqué.
07:12Mais au final, en fait, pour résumer, le grand gagnant de cet accord, c'est en fait la République islamique
07:17d'Iran.
07:17C'est terrible.
07:18Ah oui, non, mais tout à fait.
07:19D'un point de vue politique et diplomatique, c'est une victoire pour la République islamique d'Iran.
07:24Et même, je dirais...
07:25Et en fait, c'est ça qui est catastrophique.
07:28C'est-à-dire que militairement, jamais dans toute l'histoire militaire,
07:31on a liquidé le chef de l'État, le ministre de la Défense, le chef de l'armée, le chef
07:36de la force paramilitaire
07:37et le chef du conseil de défense dans les premières 48 heures.
07:40C'est du jamais vu dans toute l'histoire militaire.
07:43Et tout ça n'a pas été, si vous voulez, consacré par une victoire politique.
07:49Et puis, d'un point de vue économique, avant la guerre en Iran,
07:51on parlait de besoin pour l'Iran, pour se développer, de plus de 400 milliards de dollars.
07:57Aujourd'hui, au minimum, ce qui a été détruit, c'est 240 milliards de dollars dans l'économie iranienne.
08:05Donc, à ajouter ces 400 milliards ?
08:07Absolument.
08:07Dont on avait besoin.
08:08Et ça, le chiffre de 240 milliards, c'est le minimum.
08:10Benyamin Netanyahou parle de 1000 milliards de dollars.
08:13Je ne sais pas si c'est de la propagande ou si c'est vrai,
08:15mais peu importe.
08:16Ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a au minimum un besoin pour l'économie
08:20iranienne de 600 milliards de dollars.
08:22Et donc, si Trump avait maintenu son blocus des ports iranien,
08:25il aurait continué à asphyxier l'économie iranienne.
08:29Et finalement, la réplique Issamik d'Iran aurait pu tomber un peu comme ce qui s'était passé à l
08:32'époque de la Serbie,
08:33où la Serbie était tombée.
08:34Alors, pourquoi il n'a pas fait cette guerre d'usure, Donald Trump ? Expliquez-nous pourquoi.
08:38Moi, je pense que c'est en raison de l'intervention des pays arabes du Golfe,
08:42parce que l'Arabie Saoudite a développé un projet qui s'appelle Vision 2030,
08:46pour un grand projet de développement économique qui a visé d'attirer des investissements étrangers,
08:54comme les investissements français, américains et autres.
08:57Et l'Arabie considère que s'il y a une guerre, personne ne veut y investir, ce qui est normal.
09:01Et de l'autre côté, le Qatar, l'Iran a détruit 13 à 17% de leur capacité de liquéfaction
09:07de gaz naturel pour les 5 prochaines années.
09:10Donc en fait, il y a une perte.
09:12Dans tous les cas, disons que demain tout s'arrête, le Qatar aura perdu pour 5 ans cela.
09:22Mais en même temps, quand même, je voudrais...
09:24Donc il veut arrêter les mouragies, en fait ?
09:26C'est ça, absolument.
09:27Mais en même temps, alors c'est ça qui est extraordinaire.
09:30C'est que vous avez vu cette formidable image de Trump devant le Premier ministre du Qatar.
09:36Je parle de Premier ministre ou Président Premier ministre.
09:38Premier ministre.
09:39Et il dit, écoutez, c'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on a ça, ou
09:43presque, enfin c'est ce qu'il disait.
09:44Le Qatar va investir, ça y est, 19 000 milliards de dollars.
09:50Non, pardon.
09:5119 000...
09:51Non, non, c'est ça, 19 000 milliards de dollars.
09:53C'est-à-dire 19 trillions de dollars.
09:55Non, mais c'est hallucinant.
09:57Et alors, est-ce que c'est ça, en fait, parce que Trump étant ce qu'il est, en disant,
10:00attendez, quand on nous fait ça, quand même, il a dit, la bourse est en train de monter, le pétrole
10:08étant, le prix du pétrole est en train de baisser, de quoi vous plaignez ?
10:11Est-ce que c'est ça qui a aussi joué ?
10:12Bien sûr.
10:13En fait, déjà, bon, pour relativiser quand même les propos de Donald Trump, 19 000 milliards de dollars, c'est
10:19plus grand que le PIB du Qatar.
10:20Donc, les 19 000 milliards, c'est sur plusieurs années.
10:23Oui, j'imagine.
10:24Mais en tout cas, c'est un très bon, disons, acteur, comédien, et donc, il sait comment vendre cela à
10:30son opinion publique.
10:31Bien sûr.
10:31Mais vous savez que J.D. Vance a dit qu'ils allaient demander au Congrès américain une rallonge de 80
10:36milliards de dollars pour couvrir les frais de guerre.
10:39Donc, en fait, pour essayer de convaincre le Congrès et convaincre le contribuable américain qui va voter aux élections de
10:45demi-mandat, où on va lui dire, ok, toute cette guerre a coûté 80 milliards pour pas grand-chose, finalement,
10:49comme vous disiez.
10:50Et bien, là, pour le coup, il y a le Qatar qui va investir 19 000 milliards de dollars sur
10:56le sol américain.
10:57Donc, de quoi vous vous plaignez ?
10:58Donc, de quoi, pourquoi vous me critiquez ?
11:00Jamais ça n'a été fait, vous voyez.
11:01Donc, il essaye de vendre ça, habilement, d'ailleurs.
11:04Mais le fait est que cette décision d'arrêter la guerre est vraiment, à mon sens, une décision qui a
11:09été faite sous les influences des pays arabes du Golfe, pour des raisons économiques et financières.
11:14C'est eux qui pèsent le plus dans l'achat d'armes aux États-Unis.
11:17Et on sait que le complexe militaire industriel américain pèse énormément, et dans l'économie, et dans la politique américaine,
11:23notamment pour les élections.
11:26Et puis, on sait que, donc, combien les pays arabes du Golfe pèsent dans l'économie, je veux dire, à
11:30travers les investissements, comme on le voit avec le Qatar et tout.
11:33Et puis, il ne faut pas oublier une chose, c'est que Exxon et le Qatar sont en partenariat et
11:38aux États-Unis et au Qatar.
11:40La grande compagnie pétrolière Exxon, bien sûr.
11:42Absolument.
11:42Ils sont en...
11:43Alors, mais ce qui est étonnant, donc, en fait, aujourd'hui, je dirais le grain de sable, c'est beaucoup
11:49plus que le grain de sable dans la machine,
11:51ce serait ce qui se passe au Liban entre Israël et le Hezbollah.
11:54C'est-à-dire que, est-ce que ça peut aller, enfin, on peut avoir une prédiction, mais quand même,
11:58Michel Fayad,
12:00puisque vous connaissez, et très bien, et la région, et la géopolitique de la région,
12:04est-ce que ça peut, je ne dirais pas, transformer le conflit ?
12:08Vous avez dit ce qu'a dit Trump hier, mais est-ce que ça peut arrêter ?
12:11Est-ce que Israël, estimant qu'il ne peut compter que sur lui-même aujourd'hui, etc.,
12:16peut effectivement continuer d'entretenir, je ne dirais pas la flamme, enfin, quelque part,
12:21l'incendie de ce côté au Liban Sud et ailleurs, d'ailleurs, à Balbeck et ailleurs,
12:26et au fond, quid, en plus, du peuple iranien, qui a manifesté à 80% qu'il est contre le
12:32régime,
12:33mais il est sans armes, et on sait ce qui s'est passé en janvier dernier, et c'était terrifiant.
12:38Donc, à votre avis, est-ce que tout ça est quand même très, je ne dirais pas branlant,
12:42mais tout ça est sujet à beaucoup de conditions ?
12:46Oui, déjà, bien sûr, les plus grands perdants, ce sont les peuples iraniens, libanais et israéliens, déjà, à mon sens.
12:54Ensuite, ce qu'il faut bien comprendre, c'est quel que soit le Premier ministre en Israël,
12:57que ce soit Benyamin, Netanyahou ou un autre, parce qu'il y a bientôt les élections en Israël également,
13:02ils ne peuvent pas accepter, les Israéliens ne peuvent pas accepter qu'il y ait au Liban
13:07un Hezbollah qui dispose de drones capables de les frapper jusqu'en Galilée,
13:12et ceux-là, peu importe où ils se trouvent, qu'ils se trouvent au nord ou au sud du fleuve
13:16Litani.
13:17Donc, pour les Israéliens, c'est vital de finir du Hezbollah d'une manière ou d'une autre,
13:23parce qu'il faut que le Hezbollah ne dispose plus de ses drones capables de mettre un million d'Israéliens
13:29qui sont en Galilée, en dehors de la Galilée, justement.
13:32Donc, c'est un problème pour Netanyahou, parce que le plan initial de 2024,
13:38lorsqu'il y a eu la Première Guerre et la guerre maintenant,
13:40c'était, en fait, pour les Israéliens de repousser le Hezbollah suffisamment au nord
13:44pour ne plus être en mesure de frapper Israël.
13:48Sauf qu'avec les drones qui arrivent avec la plus grande puissance...
13:51Et là, on peut en vouloir à Joe Biden, parce que Joe Biden, en 2024,
13:55c'est lui qui a cessé de livrer les armes à Benjamin Netanyahou,
13:57et Benjamin Netanyahou est passé à la télévision en disant
14:00« J'accepte l'accord de cessez-le-feu parce que je ne suis plus livré en armes. »
14:04Et donc, quand il avait la main pour finir du Hezbollah,
14:08on l'en a empêché.
14:10Et là, il a retenté, pensant que cette fois-ci, il pourrait en finir,
14:14et là, il ne peut pas en finir.
14:15Et c'est pour cela, et ça tombe à ce moment-là,
14:17la proposition, malheureusement, de Trump, que Joulani rentre au Liban.
14:21Et tu vois, juste, on avait parlé, Joulani était au G7 ?
14:25C'est ce qui était prévu, en tout cas, je n'ai pas...
14:27Je ne sais pas, je n'ai pas le souligé.
14:28Mais c'est ce qui avait été prévu.
14:29Alors, une dernière question qui ne concerne pas,
14:31mais quand même, comme par hasard, comme par hasard,
14:34Michel Fayad, il s'est passé quelque chose ailleurs.
14:37Moscou.
14:38Moscou, je ne dirais pas Moscou en flamme.
14:39Mais enfin, quand même, l'Ukraine, hier,
14:42elle tire 500 drones sur Moscou.
14:44On a vu ces images incroyables.
14:46Moscou, on dit, ce n'est pas possible.
14:48Ce n'est quand même pas une petite bourgade, etc.
14:51Moscou, je ne dirais pas en flamme totale.
14:52Mais enfin, des images extrêmement impressionnantes.
14:56Est-ce que...
14:56Alors, on ne va pas faire de facilité.
14:59Est-ce qu'il y a une cause à effet ?
15:01Ou bien, l'Ukraine a décidé de se rappeler au bon vouloir ?
15:05Parce que Zelensky était évidemment au G7.
15:07C'était une manière de dire,
15:09oui, Capcol, je suis là ?
15:10Oui, bien sûr.
15:11Moi, je pense que Zelensky veut redevenir
15:14le sujet numéro un dans les discussions.
15:17Ou bien voler la vedette, quoi.
15:18Oui, voilà.
15:19Il considère que le...
15:20Rappelez-vous, il disait,
15:21oui, ce conflit est en train de cacher l'autre, le sien.
15:26Maintenant, donc là, il veut se remontrer.
15:28Et effectivement, il a montré très fort.
15:30La question, c'est, est-ce que Trump a envie de le suivre ?
15:32Même malgré les déclarations qu'il a faites ces derniers jours,
15:35je ne suis pas convaincu.
15:36Et de l'autre, il met quand même...
15:38Il prend un risque parce que Poutine ne va pas laisser ça impuni.
15:42Difficile.
15:43Parce que c'est tellement symbolique de voir Moscou.
15:46Bien sûr.
15:47Et d'ailleurs, c'est extraordinaire.
15:48Mais on revient au même problème de drones.
15:49Oui, absolument.
15:50Les drones sont vraiment en centrale.
15:52On se dit Moscou, la puissance de Moscou, la Russie face à l'Ukraine.
15:56Et là, ils n'ont même pas été capables d'empêcher ces 500 drones d'arriver, de flamber.
16:02Comme ils ont fait flamber.
16:03C'est vrai, on peut dire ce qu'on veut.
16:05Et puis, rappelez-vous des bateaux russes dans la mer Noire.
16:08Pardon ?
16:08Rappelez-vous aussi des bateaux russes dans la mer Noire.
16:10Les Russes pensaient pouvoir les utiliser contre l'Ukraine.
16:13Et l'Ukraine les a dévastés avec les drones.
16:15Avec les drones.
16:16C'est incroyable.
16:16Les drones sont devenus l'arme absolue.
16:19Oui, c'est drôle de drone, comme disait quelqu'un.
16:23Michel Fayad, je rappelle, votre livre, il faut vraiment le lire.
16:26C'est un livre qui vous donne un vrai éclairage sur ce qui se passe actuellement et l'Orient.
16:30Et qui nous concerne, évidemment, directement.
16:33Après la guerre, la menace à nos portes.
16:35Et vraiment, elle est là.
16:37Et on est obligé de tenir compte.
16:39Et je vais vous dire la chose la plus importante.
16:42Informez-vous.
16:43Soyez lucides.
16:44Lisez des livres.
16:44Une fois que vous avez regardé et écouté Bercoff sur le vif, allez lire les livres.
16:49Notamment celui de Michel Fayad.
16:51André Bercoff, on va se retrouver dans un instant sur Sud Radio.
16:55Une bonne nouvelle en France.
16:57Effectivement, la France va à nouveau produire du paracétamol.
17:00Le médicament chouchou des Français.
17:01Et une mauvaise nouvelle, et bien effectivement, après les déserts médicaux, et bien des déserts pharmaceutiques sur nos territoires.
17:09Et on vous donnera la parole aussi en direct, chers auditeurs.
17:12Appelez-nous au 0800 26 300 300 et venez échanger en direct sur Sud Radio avec André Bercoff juste après
17:19cette petite pause.
17:20A tout de suite.
17:20A tout de suite.
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