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Mercredi 17 juin 2026, retrouvez Sylvain Maillard (Député de Paris, membre de la commission défense national et force armée), Paul Bougnoux (Président et fondateur, Largillière Finance) et Anne-Charlotte Fredenucci (Présidente, Ametra Group) dans ÉMISSIONS SPÉCIALES.
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00:00...
00:08Bienvenue sur Bismarck for Change, sur le salon Eurosatory.
00:12Rendez-vous des acteurs de l'industrie de la défense.
00:15Bismarck accueilli par Ametra Group, un acteur dans l'industrie et dans l'ingénierie industrielle,
00:22et notamment dans le secteur de la défense.
00:24Nous allons le voir avec la présidente d'Ametra Group.
00:26Bonjour.
00:27Bonjour.
00:28Anne-Charlotte Fredenucci.
00:30Merci déjà de nous accueillir ici.
00:32Merci.
00:32Merci à vous.
00:3440 ans d'histoire dans l'ingénierie industrielle.
00:36Vous avez repris le flambeau de votre papa en 2009.
00:40Qu'est-ce qui vous a attiré pour reprendre cette affaire familiale ?
00:45Eh bien, ça a été un coup de cœur, en fait, rentrer dans ce groupe Ametra.
00:49Depuis toujours, j'aime les objets techniques, j'aime ceux qui roulent, ceux qui volent,
00:54ceux qui se démontent, ceux qui se remontent.
00:57Finalement, même si je n'ai pas fait une école d'ingénieur, je crois que j'avais ça dans mon
01:01ADN.
01:02Et quand j'ai vu ce que faisaient les équipes d'Ametra, à quel point les projets complexes sur lesquels
01:06elles travaillaient étaient passionnants,
01:08et à quel point étaient impliquées toutes les équipes, je me suis dit que je ne pouvais pas rater à
01:12côté de ça,
01:12je ne pouvais pas passer à côté de ça.
01:14Et j'ai repris le groupe Ametra.
01:16Se dire que c'est une affaire familiale, c'est important pour vous ?
01:19C'est quelque chose que vous mettez en avant ?
01:21Oui, c'est vraiment quelque chose d'important dans le groupe Ametra,
01:23parce qu'une affaire familiale, ça veut dire une affaire dans laquelle l'actionnaire a un visage,
01:27dans laquelle l'actionnaire et aussi la présidente qui est en face de vous,
01:31se bat aux côtés des équipes,
01:33pour faire en sorte que nos développements, notre innovation soient la mieux perçue possible par les clients,
01:39pour faire en sorte de gagner des marchés,
01:41pour faire en sorte de se positionner au bon endroit dans un beau salon comme celui de Rosatory.
01:46Bref, tous ces combats-là, qui sont des combats opérationnels, des combats du quotidien,
01:50ils ne sont pas menés par un fonds d'investissement de l'autre côté de l'Atlantique,
01:53qui d'ailleurs ne mènerait sans doute pas ces combats,
01:55ils sont menés conjointement, tous ensemble, en équipe,
01:58on est dans le même bateau,
01:59et ça change vraiment la culture d'entreprise, ça change les valeurs de l'entreprise.
02:03Vous êtes dans le même bateau et vous avez quelle résilience, j'ai envie de dire,
02:06vous avez eu de la résilience parce qu'en 2009, quand vous reprenez l'affaire, ce n'était pas évident
02:11?
02:11Non, ce n'était pas évident, mais toute société a des moments difficiles.
02:15C'est vrai qu'en 2009, la partie usine, qui ne fait plus partie du groupe aujourd'hui,
02:19on y reviendra peut-être tout à l'heure, traversait une forte crise,
02:22donc on a dû faire plan social, procédure de sauvegarde,
02:25mais ce qui est important, ce n'est pas la crise qu'on a traversée,
02:27c'est la stratégie qu'on a mise en place collectivement pour sortir de cette crise
02:31et puis assurer plus qu'un doublement derrière, non seulement de l'activité,
02:35mais aussi des emplois sur les territoires français.
02:38Et cette stratégie, elle était très simple, c'était la robustesse.
02:41La robustesse avant tout, la robustesse s'appuyant sur deux pieds,
02:44un pied de diversification, aucun client, aucune industrie ne doit représenter,
02:49aucun client ne doit représenter plus de 15% de notre chiffre d'affaires,
02:52aucune industrie ne doit représenter plus de 30% de notre chiffre d'affaires.
02:54Aujourd'hui, Ametra, c'est 30% défense, 25% aéronautique, 25% nucléaire,
03:00et le reste dans le ferroviaire et diverses industries.
03:03Et le deuxième pilier de cette stratégie, c'était la remontée dans la chaîne de valeur.
03:07Il y a quelques années, il y a 20 ans, 40 ans,
03:10on faisait un tout petit bout de développement produit pour notre client.
03:13Aujourd'hui, on est architecte système, on est beaucoup plus en amont dans la chaîne de valeur,
03:18on co-développe avec le client des systèmes de défense,
03:20notamment puisqu'on est à Eurosatory, en s'appuyant sur des métiers de la mécanique,
03:24de l'électricité, de l'électronique, du soft embarqué.
03:27Bref, Ametra est un ingénieriste aujourd'hui de 450 collaborateurs,
03:33robuste parce que diversifié et haut dans la chaîne de valeur auprès de ses clients.
03:37Et vous le disiez, vous le disiez, dualité.
03:40C'est au cœur de votre activité, à la fois du civil, du militaire,
03:44et je suppose que les deux se nourrissent en fait.
03:48Exactement, les deux se nourrissent.
03:50Chez Ametra, nous sommes duos depuis toujours en fait.
03:53En 82, à une époque où certains ne voulaient pas travailler dans la défense,
03:58nous, nous avions des activités auprès d'un ascensoriste
04:01et en même temps, notre plus gros client était à l'époque le GIAT,
04:04devenu Nexter, devenu KNDS France.
04:06Donc chez nous, la défense et la dualité,
04:09puisque vous avez bien compris que nous ne faisions pas que de la défense,
04:11c'est vraiment dans nos croyances, dans nos valeurs depuis toujours.
04:16Nous sommes depuis toujours convaincus que s'engager en tant qu'ingénériste
04:20pour le développement des nouveaux systèmes de défense,
04:22c'est protéger nos frontières, protéger nos valeurs, protéger nos armées.
04:26Eurosatory 2026, inscrit dans un contexte assez particulier,
04:29le retour des conflits à haute intensité,
04:32à la fois sur le théâtre ukrainien, le Moyen-Orient,
04:36même s'il semblerait qu'il y ait un accord de paix.
04:39Néanmoins, le sujet militaire est redevenu une priorité politique.
04:43Et quel impact ça a du coup au niveau des industriels ?
04:47Alors le premier impact, moi je le vois au-delà d'Ametra,
04:50je le vois quand je discute avec des amis de ce que je fais.
04:54Il y a dix ans, certains me regardaient un peu de travers,
04:56en chuchotant, ah bon, tu travailles vraiment pour la défense ?
05:00Oui, oui, oui, j'en étais très fière il y a dix ans,
05:02mais aujourd'hui, je vois que le regard de la population civile a changé,
05:07le regard de ceux qui ne travaillent pas dans la défense a changé.
05:10Travailler dans la défense aujourd'hui, c'est une fierté
05:12pour l'ensemble des entreprises qui sont ici,
05:16mais ça j'ai envie de dire, c'était depuis toujours,
05:18mais le regard que me renvoient les autres, c'est
05:20bravo, tu travailles pour la défense, c'est formidable.
05:22Et on le voit très concrètement auprès des candidats,
05:25puisque chez Ametra, on a un gros enjeu,
05:26on en reparlera peut-être tout à l'heure,
05:28on doit embaucher à peu près 120 personnes cette année,
05:30des ingénieurs, des techniciens, pour rejoindre nos équipes
05:32et contribuer à ces projets innovants et complexes
05:35qu'on évoquait tout à l'heure.
05:36Eh bien, il y a cinq ans peut-être, avant le conflit en Ukraine,
05:40certains jeunes ingénieurs et techniciens nous disaient
05:42« Moi, je veux bien venir chez vous pour vos projets magnifiques
05:45dans le nucléaire, dans l'aéronautique,
05:46mais la défense, je ne veux pas y toucher. »
05:48C'est quoi, c'était de la culpabilité ?
05:49C'était « Ah, je me sens coupable de construire des armes ? »
05:54C'était certainement ça, alors qu'aujourd'hui,
05:57nous n'avons depuis trois ans plus aucun ingénieur
06:01ou technicien qui nous dit « Je vous rejoins,
06:03mais je ne veux pas travailler dans le secteur de la défense. »
06:05Il y a une vraie prise de conscience du rôle clé de la défense
06:08pour protéger nos frontières, nos valeurs.
06:11La défense est aussi le bras armé de notre diplomatie.
06:13La défense, ça ne veut pas dire qu'on va aller bombarder
06:15tout le monde à travers la planète.
06:16Ça veut dire qu'on se protège, ça veut dire qu'on se défend.
06:19Et ça veut dire aussi qu'on innove au service d'autres secteurs
06:22puisqu'on sait très bien que presque toutes les industries
06:25qui sont présentes ici à Eurosatory,
06:26et à Metra en fait partie, sont des industries duales.
06:30Donc lorsque vous poussez une innovation
06:33financée par le secteur de la défense,
06:34cette innovation servira ensuite dans un secteur civil.
06:39Pour revenir justement au recentrage du politique sur la défense,
06:45quel est l'impact direct sur votre activité,
06:48au-delà de ce que vous m'avez dit,
06:50sur le côté psychologique, disons,
06:53et le regard que peuvent avoir les Français sur le domaine ?
06:57L'impact très concret, c'est ce que le président Macron
07:01a appelé ici il y a quatre ans l'économie de guerre.
07:03C'est-à-dire que le politique attend de la BITD,
07:06la base industrielle et technologique de défense,
07:08française, un profond changement,
07:11une profonde transformation.
07:13On doit se préparer à ce qu'on appelle
07:14le conflit de haute intensité.
07:16Évidemment, personne ne souhaite que ce conflit arrive,
07:18mais comme le disait l'adage Romain,
07:20si tu veux la paix, prépare la guerre.
07:22Et donc, c'est ce qui nous est demandé aujourd'hui.
07:24L'économie de guerre, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:26Ça veut dire développer des systèmes en boucle courte,
07:28beaucoup plus rapide.
07:29Développer ces systèmes de manière plus économique
07:32et accompagner le ramp-up, c'est-à-dire l'accélération,
07:34la montée en volume des grands industriels,
07:38de la défense.
07:39Et c'est vrai qu'une société comme Ametra,
07:40qui est à la fois agile en tant que PME-ETI
07:44de 450 collaborateurs,
07:46qui est à la fois dans la conception,
07:47mais aussi dans la fabrication,
07:49puisque nous n'avons pas évoqué ce point-là,
07:50mais nous fabriquons des bancs de thèse,
07:52des PC industriels,
07:53et depuis toujours, nous aidons nos clients
07:55à piloter la fabrication des systèmes
07:57que nous avons conçus.
07:59Donc, une société comme Ametra,
08:00à la fois agile,
08:01à la fois présente en études et en fabrication,
08:03est bien placée pour répondre aux enjeux
08:05d'économie de guerre.
08:06Et du coup, est-ce qu'il y a un rythme
08:08d'économie de guerre pour vous ?
08:10C'est-à-dire accélérer les études,
08:11accélérer les tests ?
08:12Je vois très bien de quoi vous parlez.
08:14Quand vous parlez de banc de test,
08:15c'est du test électromagnétique peut-être ?
08:19Test électrique, électronique,
08:22différents types de tests.
08:24On fait même de la conception,
08:25de la fabrication,
08:26de banc de test mécanique,
08:27mais à travers notre supply chain,
08:29des bancs de test de façon générale.
08:31Mais pour répondre à votre question,
08:33qu'est-ce que ça veut dire concrètement chez nous ?
08:35Ça veut dire que les clients ont augmenté
08:39les besoins en volume d'ingénieurs,
08:41de techniciens.
08:42Et donc, nous, notre problématique,
08:44c'est d'embaucher, de former,
08:46de fidéliser les équipes
08:47qui vont répondre aux besoins de ces clients.
08:50Ça, c'est une première problématique.
08:52Ensuite, on a parlé du raccourcissement
08:54des cycles de développement.
08:55Ça veut dire, chez Ametra,
08:57une autre façon d'aborder les projets.
08:58On se doit d'être plus agiles,
08:59plus rapides,
09:00de commencer à dialoguer
09:01avec les fournisseurs
09:02dès la phase de conception.
09:04Avant, on concevait un produit.
09:05Et ensuite,
09:06quand on avait le cahier des charges
09:07issu du bureau d'études,
09:08on allait voir les fournisseurs.
09:10En tout cas, certains faisaient ça.
09:11Nous, chez Ametra,
09:12nous nous concevons depuis l'origine,
09:13depuis la création de l'entreprise
09:14comme des industriels,
09:15alors que nous sommes société d'ingénierie.
09:17Et ce dialogue permanent
09:18avec les fournisseurs,
09:19nous l'avons depuis toujours.
09:20Mais c'est vraiment une demande
09:21renforcée maintenant des clients.
09:23On n'attend pas la fin du développement
09:25pour commencer à dialoguer
09:26avec les fournisseurs.
09:28Ça implique d'autres conséquences
09:30qui sont peut-être moins visibles
09:31pour le grand public,
09:31cette économie de guerre.
09:32Nous avons une très forte pression
09:34sur le renforcement de la sécurité,
09:36évidemment.
09:37Donc, une société d'ingénierie
09:38comme Ametra
09:39se doit d'investir beaucoup plus
09:40en cybersécurité,
09:42en protection de ces données.
09:44Voilà.
09:45Cybersécurité, ça peut être aussi
09:46de...
09:47Vous craignez l'espionnage,
09:49être ciblé aussi potentiellement.
09:51On a vu la Russie.
09:54Alors, ça reste une menace
09:55plutôt sur les fabricants de drones
09:58et des drones qui sont envoyés,
09:59produits en Europe
10:00et envoyés en Ukraine.
10:01Mais ça reste une menace.
10:02Vous craignez ce genre de menace
10:03ou même anticipez ce genre de menace
10:05peut-être d'être un jour une cible
10:07d'un potentiel compétiteur ?
10:09Alors, comme disait le patron
10:11d'Intel il y a quelques années,
10:13only paranoyers can survive.
10:14Seuls les paranoïaques survivent.
10:15Donc, moi, j'essaie d'être
10:16suffisamment paranoïaque
10:17pour protéger mon entreprise.
10:19Évidemment, quand on travaille
10:20dans le secteur de la défense,
10:21on se doit de se préparer
10:22à des attaques.
10:23Mais vous savez, même sur un salon
10:25comme celui de Rosatory,
10:26nous sommes sensibilisés,
10:28tous, tous les exposants,
10:29à ce qu'il faut faire
10:31et ne pas faire sur un salon.
10:32Ne pas laisser traîner
10:33des informations confidentielles
10:35sur son stand.
10:37Essayer, dans la mesure du possible,
10:38d'éviter d'utiliser le Wi-Fi du salon.
10:41Et ainsi de suite.
10:42En fait, toutes ces précautions
10:43sont des précautions
10:44que chez Ametra,
10:45nous sommes habitués à prendre
10:46depuis toujours.
10:47Et ça ne nous met pas à l'abri
10:48de manière certaine
10:50de quoi que ce soit.
10:51Mais ça contribue
10:53à nous prémunir,
10:54à prémunir nos clients
10:55de ce type d'attaque.
10:57On a parlé aussi,
10:58vous en parliez,
10:59du recrutement,
11:02source potentielle
11:03de développement
11:03parce que c'est ce qui permet
11:04de répondre en tout cas
11:05à ces obligations,
11:07à ces commandes
11:07de vos clients,
11:09à l'augmentation des cadences.
11:11Comment vous faites face
11:12à ce défi du recrutement,
11:14du besoin de recrutement ?
11:15120 collaborateurs
11:17embauchés cette année,
11:17c'est ça ?
11:18À recruter cette année.
11:19Alors, ils ne sont pas encore
11:19tous embauchés,
11:20on n'a pas fini l'année.
11:21Mais à embaucher.
11:22Chez Ametra,
11:24on a un besoin
11:25d'embaucher
11:25120 collaborateurs
11:26cette année.
11:27Comment est-ce qu'on fait ?
11:28Eh bien,
11:29on travaille de plus en plus
11:30avec les réseaux sociaux
11:31pour communiquer
11:33auprès des jeunes ingénieurs,
11:35des jeunes techniciens,
11:36pour leur expliquer
11:36ce que sont nos projets.
11:38Chez Ametra,
11:38on est très fiers
11:39de la complexité,
11:40de la qualité,
11:41de la technicité
11:42des projets
11:43sur lesquels nous intervenons.
11:44Pour une société
11:45de 450 personnes,
11:46nous sommes référencés
11:47chez tous les grands acteurs
11:48de la défense terrestre,
11:49de l'aéronautique,
11:50du nucléaire.
11:51Et ça,
11:51c'est assez remarquable
11:52et ça permet
11:53à des jeunes ingénieurs
11:53et techniciens
11:54qui nous rejoignent
11:55de passer
11:56d'une problématique
11:58à une autre
11:58de façon beaucoup plus variée
12:00que s'ils rentraient
12:01directement
12:01chez les grands clients
12:03pour lesquels nous travaillons.
12:04Donc ça,
12:05on en fait énormément
12:05de publicité
12:06sur les réseaux sociaux,
12:07sur notre site Internet.
12:08Je suis d'ailleurs heureuse
12:09d'annoncer
12:10que cette semaine
12:10sort le nouveau site
12:11ametragroup.com.
12:13Donc,
12:14ceux qui sont intéressés
12:15par les projets d'Ametra
12:17peuvent aller se renseigner
12:18et voir ce que nous proposons
12:20comme emploi.
12:21Mais on a la chance aussi
12:22chez Ametra
12:22parce que nous sommes
12:23une société
12:24à taille humaine
12:25de pouvoir être agile
12:26dans les grands groupes.
12:27Il existe parfois des carcans.
12:28Vous sortez de telle société,
12:30vous sortez de telle société,
12:31vous sortez de telle école,
12:32on vous met dans telle case.
12:33Chez Ametra,
12:33à 450,
12:34on est hyper agile,
12:36hyper flexible.
12:36On prend vraiment
12:37les compétences
12:38et les qualités
12:39de la personne
12:39qu'on a en face de nous
12:40et on essaie
12:41de les faire batcher
12:42avec le meilleur poste possible
12:43dans notre entreprise.
12:45Et ça,
12:45c'est une vraie force,
12:46je pense,
12:46pour continuer à recruter.
12:48Donc on a bien compris
12:48que tout ingénieur
12:49peut postuler chez vous
12:50et il sera potentiel
12:51tant qu'il a les compétences.
12:53Absolument.
12:54Tant qu'il a les compétences.
12:55Oui, oui.
12:56Mais nous sommes
12:57assez remarquablement dotés
12:59de belles écoles
12:59d'ingénieurs en France
13:00et donc nous avons
13:01beaucoup d'ingénieurs
13:02et de techniciens
13:03de très grande qualité.
13:04Merci beaucoup
13:05Anne-Charlotte Fredenucci.
13:07Merci à vous.
13:07Présidente d'Ametra Group,
13:09Ametra Group,
13:10spécialiste de l'ingénierie industrielle,
13:12notamment engagée
13:13dans la défense,
13:14mais pas que.
13:14Voilà, c'est 30% de l'activité.
13:1630% de l'activité
13:17en défense terrestre,
13:18mais si on prend
13:18l'ensemble des secteurs souverains,
13:20c'est plus de 50%
13:20de notre activité.
13:2150%, voilà.
13:22Merci beaucoup
13:23de nous avoir suivis.
13:24Émission à retrouver en replay,
13:26bien évidemment sur
13:27bsmart.fr.
13:37Bonjour à toutes et à tous,
13:38bienvenue sur Bsmart
13:39au salon Eurosatory,
13:41le salon qui rassemble
13:42de nombreux industriels
13:44de la défense
13:45du monde entier.
13:46Et pour parler de ce sujet,
13:47nous sommes avec
13:47Sylvain Maillard,
13:48bonjour.
13:49Bonjour.
13:49Député de Paris
13:50et membre de la commission
13:51défense nationale
13:52et des forces armées.
13:54Forcément,
13:54c'est un passage obligé
13:56pour vous
13:57qui êtes dans cette commission
13:58à l'Assemblée nationale.
13:59D'abord,
13:59c'est une incroyable réussite
14:00française.
14:01Eurosatory est devenue
14:02vraiment une référence mondiale.
14:04On y voit
14:05une délégation incroyable,
14:06un succès fou.
14:08Et ça veut dire aussi
14:09beaucoup de choses
14:09sur notre industrie de défense.
14:11Évidemment,
14:11l'appétence
14:14au développement
14:14de l'industrie de la défense
14:15dans le contexte
14:16que nous connaissons tous.
14:18Mais ça veut dire aussi
14:19que nous avons
14:19notre carte à jouer
14:20sur les territoires
14:21pour faire en sorte
14:22que l'ensemble
14:23des acteurs,
14:24des PME de la défense,
14:26mais aussi des grands groupes,
14:28puissent canaliser
14:29et faire de l'économie,
14:31nous sécuriser,
14:32mais aussi faire de l'économie.
14:33Je crois que c'est important.
14:34Alors,
14:35réussite française sur l'événement,
14:36mais réussite aussi
14:37des industriels français.
14:39Qu'est-ce qui vous a
14:39le plus marqué
14:40dans vos passages
14:41dans les allées du salon
14:43par rapport
14:43aux industriels français ?
14:44Le monde
14:45et la diversité
14:47des personnes,
14:48des spectateurs
14:49ou des personnes
14:51qui viennent visiter
14:52le salon,
14:53une diversité.
14:54On a l'impression
14:55que c'est un monde
14:55en petite réduite
14:58et c'est assez impressionnant
15:00avec des exposants
15:01qui viennent du monde entier.
15:03On voit que
15:03Rosatory est devenue
15:05la référence,
15:05en tout cas une des références
15:07dans le monde
15:07et je pense qu'au moment
15:09où, dans l'époque
15:10que nous vivons,
15:11je crois que c'est
15:11un moment important.
15:13Concrétisation aussi
15:13de plusieurs programmes,
15:14on pense notamment
15:15au programme Scorpion
15:16qui a débuté en 2014,
15:192024,
15:19on a fait les 12 ans
15:20de ce programme,
15:21mais il n'est pas terminé
15:22parce qu'on peut encore
15:23ajouter de nouvelles technologies
15:24dans ce programme.
15:25On apportera évidemment
15:27des nouvelles technologies
15:27et puis on voit bien
15:29à travers le front ukrainien
15:31à quel point tout change
15:34et donc pour que tout change,
15:35il faut que l'économie
15:36autour de notre défense
15:39puisse changer,
15:40évoluer,
15:41s'adapter.
15:41Le programme Scorpion,
15:42il a été conçu,
15:44comme vous l'avez dit,
15:46dans les débuts des années 2000.
15:47Maintenant,
15:48il faut qu'on passe aussi
15:49à autre chose,
15:50beaucoup de dronisation,
15:52rendre plus autonome
15:53et aussi dans une bataille
15:55plus collective.
15:56Il y a vraiment du travail
15:57à faire et je crois
15:58que les entreprises françaises
15:59sont bien placées
15:59sur ce secteur-là.
16:00Et vous êtes essentiel,
16:02vous,
16:02en tant que parlementaire
16:02dans le développement industriel
16:04parce que vous votez les lois
16:06et notamment la loi
16:07de programmation militaire
16:082024-2030,
16:10plus de 400 milliards d'euros
16:12par rapport à ce projet
16:14de loi de programmation.
16:15Quel est votre regard
16:16sur ce projet de loi ?
16:17Est-ce qu'on va suffisamment loin
16:19par rapport à ce texte-là ?
16:20C'est un effort considérable.
16:22On a une loi de programmation militaire,
16:24on la réactualise,
16:26nous sommes en train
16:27de finir le vote
16:27et on espère qu'on aura
16:29tout terminé l'examen
16:30avant le 14 juillet,
16:31donc c'est bientôt,
16:32mais on rajoute
16:33presque 36 milliards
16:35supplémentaires à l'effort
16:36pour tout simplement
16:38revenir dans les clous.
16:39Depuis que le président
16:39de la République
16:40est aux manettes 2017,
16:42nous avons considérablement
16:43augmenté le budget de l'armée.
16:45Il faut continuer
16:46parce que les technologies
16:47ont changé,
16:48il faut de l'argent,
16:49du développement technologique
16:51et c'est ce que nous apportons
16:52pour les années déjà précédentes
16:54mais aussi les années qui arrivent.
16:56C'est un effort considérable
16:57de l'ensemble
16:58de la société française
17:00et je veux le saluer.
17:01Et puis il faut suivre aussi
17:02la cadence de nos partenaires,
17:04de nos partenaires européens
17:06parce que l'Allemagne
17:07fait beaucoup,
17:08a augmenté énormément
17:09son budget
17:10à la défense.
17:12C'est pareil pour d'autres pays
17:13qui sont plutôt situés vers l'Est.
17:15Il y a un phénomène aussi
17:16par rapport à la peur de la Russie ?
17:17Bien sûr,
17:18mais il y a aussi un gros retard.
17:21Les Allemands étaient très en retard,
17:22d'ailleurs on le voit
17:23sur beaucoup de leur matériel
17:24qui n'étaient pas efficients,
17:26qui n'étaient pas capables
17:26d'être opérationnels.
17:28Donc il y avait un gros process
17:30de rattrapage des armées allemandes.
17:32Dans la mentalité aussi,
17:34je vois sur mes homologues allemands,
17:36il y a quelques années,
17:37l'armée ça passait vraiment après tout.
17:39Maintenant ce n'est plus le cas
17:40parce que la menace est là
17:41et la menace est russe.
17:43Nous recevons régulièrement le SEMA
17:46qui nous le dit,
17:47il faut que nous soyons prêts
17:48pour une possible attaque,
17:50possible,
17:51avant 2030
17:52et donc il nous faut nous réarmer.
17:54Si nous sommes puissants,
17:55nous sommes craints,
17:56si nous sommes craints,
17:57nous serons protégés.
17:58Et est-ce qu'aujourd'hui
17:59les armées françaises
18:00sont suffisamment équipées ?
18:02On voit peut-être
18:03une pénurie de munitions
18:04par rapport à ce qui s'est passé
18:06au Moyen-Orient ?
18:07D'abord,
18:08l'armée française
18:09est la première armée européenne.
18:10Il faut regarder toutes nos forces,
18:11nous avons une armée
18:13de mer,
18:14de l'air,
18:15de terre
18:15qui sont sur tous les secteurs
18:17et ça c'est très heureux.
18:19La seule chose
18:19c'est que nous avons besoin
18:20de nous muscler,
18:21de nous épaissir
18:22comme disent les militaires,
18:24faire en sorte
18:24d'avoir plus de munitions,
18:26d'avoir plus de profondeur
18:27qui nous permettent
18:28de pouvoir tenir
18:30un conflit
18:31dans le moyen terme
18:32et le long terme.
18:33Ça veut dire aussi
18:33que notre BITD,
18:35nos ensembles
18:36des industriels
18:37et ils sont ici,
18:38doivent être capables
18:39d'accélérer la production
18:41rapidement
18:41mais aussi
18:42de tenir
18:43un rythme élevé.
18:44Et donc c'est ça
18:45notre travail
18:45depuis plusieurs années,
18:47faire en sorte
18:47évidemment d'envoyer
18:48des commandes
18:50mais de faire en sorte
18:51d'augmenter
18:52la production
18:52si nous avons besoin
18:53dans le temps court
18:55et dans le moyen
18:56et long terme.
18:56Alors augmenter la production
18:57ça passe aussi
18:58peut-être par les compétences.
19:00Est-ce qu'il y a suffisamment
19:01de personnes
19:01qui peuvent accéder
19:03à ces postes-là
19:04dans le secteur de la défense ?
19:05Ça passe par les compétences,
19:06vous avez tout à fait raison,
19:07ça passe par l'organisation,
19:09ça passe aussi
19:09par les capitaux,
19:10l'accès à l'argent
19:11tout simplement
19:12pour investir
19:13il y a quelques années
19:14que vous étiez
19:15une entreprise militaire,
19:16c'était compliqué
19:17parce que les prêts bancaires
19:18ce n'était pas à la mode,
19:20les investisseurs extérieurs
19:21ne voulaient pas investir
19:22dans le militaire,
19:23tout a changé,
19:24le principe de souveraineté
19:25est devenu très important
19:26et donc ça devient
19:27au contraire
19:28le cœur de l'investissement
19:29c'est sur la souveraineté
19:31donc sur les entreprises militaires.
19:33Donc je pense
19:33que c'est très important,
19:34tout a changé,
19:35nous accompagnons ce changement
19:37nous à l'Assemblée nationale
19:38mais faire en sorte
19:40qu'à travers les mesures
19:42que pousse le gouvernement
19:43il y a Catherine Vautrin
19:44qui est aujourd'hui
19:47au salon
19:48de faire en sorte
19:49de dire que l'effort
19:50va être sur le moyen
19:51et long terme
19:52et donc il faut que les industriels
19:53se mettent au diapason.
19:54Un effort qu'il faudra suivre
19:56jusqu'à la fin
19:57de la session parlementaire
19:57comme vous l'avez dit
19:58courant juillet
20:00le vote
20:02de la loi de programmation militaire
20:03c'est de voter
20:04pour le 13 juillet
20:05vous savez qu'il y a
20:06un rendez-vous
20:06avec l'ensemble des militaires
20:07à l'hôtel de Brienne
20:08donc l'objectif
20:09c'est que nous ayons voté
20:10l'actualisation
20:11de la loi de programmation militaire
20:13au 13 juillet.
20:14Actualisation de 36 milliards d'euros
20:16voire plus
20:17parce qu'on a vu
20:18les sénateurs
20:18qui voulaient pousser
20:19jusqu'à 50 milliards
20:19merci beaucoup
20:20merci à vous
20:21Sylvain Maillard
20:21député de Paris
20:22et membre de la commission
20:24défense nationale
20:24et des forces armées
20:25à l'Assemblée nationale
20:35Be Smart for Change
20:36est présent au salon
20:37Eurosatory 2026
20:38le rendez-vous
20:39des acteurs
20:40de l'industrie
20:40de la défense
20:42et parmi ces acteurs
20:44il y a forcément
20:44les acteurs financiers
20:45avec l'Argillière Finance
20:47et je suis avec le cofondateur
20:49Paul Bouniou
20:49bonjour
20:50bonjour Nicolas
20:51cofondateur
20:52Banque d'affaires créée
20:53en 2005
20:54l'Argillière Finance
20:55a fêté ses 20 ans
20:56il y a quelques mois
20:57on a effectivement été créé
20:59enfin j'ai cofondé
21:00l'Argillière
21:01avec Tanguy Mandelin
21:02en 2005
21:03et aujourd'hui
21:04nous sommes
21:0550 professionnels
21:06on réalise une trentaine
21:08d'opérations par an
21:09et on a
21:10notre coeur
21:11est bien à Eurosatory
21:12aujourd'hui
21:13l'Argillière Finance
21:15spécialiste
21:15du M&A
21:16fusion acquisition
21:17mais aussi de la transmission
21:18d'entreprise
21:18fort en jeu
21:19on en entend beaucoup
21:20beaucoup parler en ce moment
21:21absolument
21:22on va en entendre
21:22de plus en plus parler
21:23alors les métiers
21:24de l'Argillière Finance
21:25il y a 4 métiers
21:26c'est très simple
21:26la cession d'entreprise
21:28le LBO
21:29qui est souvent une alternative
21:30sous sa forme majoritaire
21:31on intervient également
21:33sur le buy side
21:34les opérations d'acquisition
21:35pour des grands groupes
21:37ou pour les fonds d'investissement
21:38et puis du debt advisory
21:40c'est du montage
21:41de dette LBO
21:42voilà nos 4 métiers
21:43et on a 3 types de clients
21:45comme ça vous aurez
21:45une vision
21:46à 360 degrés
21:47de nos activités
21:48on travaille pour
21:49les familles
21:50les dirigeants
21:51les fondateurs
21:52nous travaillons pour
21:53les fonds d'investissement
21:54également
21:54sur les opérations secondaires
21:56et pour les grands corporate
21:58en particulier
21:59sur des opérations
22:00de carve-out
22:00ou sur des opérations
22:01d'acquisition
22:02question très simple
22:04est-ce que
22:04l'Argillière Finance
22:05a attendu la guerre en Ukraine
22:07pour s'intéresser
22:08au secteur de la défense
22:09parce que
22:09finalement
22:10c'est la guerre en Ukraine
22:11qui a remis
22:12disons
22:13le sujet défense
22:14au coeur
22:15des questionnements
22:16à la fois dans la société
22:17mais aussi
22:18au niveau politique
22:19alors la guerre en Ukraine
22:21est un événement dramatique
22:23néanmoins
22:24nous avons souhaité
22:26nous intéresser
22:28aux acteurs
22:28du secteur de la défense
22:30bien avant
22:30je suis en particulier
22:32ancien auditeur
22:33de l'IHEDN
22:34en session nationale
22:36armement et économie
22:37de défense
22:38donc très proche
22:39de la DGA
22:39des forces bien sûr
22:41et de la BITD
22:43la raison est simple
22:44on s'en montait
22:45en particulier
22:46en MNA
22:47parce qu'on a une vision
22:48économique assez large
22:49et internationale assez large
22:51on s'en montait
22:52à la fois
22:52une situation
22:54début
22:54fin des années 2010
22:56début des années 2020
22:57de blocage du financement
22:58et en même temps
22:59des besoins
23:00avec une polarisation du monde
23:02et puis
23:02post-Covid
23:04en février 2022
23:05cette terrible guerre
23:07qui a
23:08constitué
23:09une prise de conscience
23:09très forte
23:10dans l'esprit
23:11de
23:12tous les Européens
23:14principalement
23:14mais aussi
23:15auprès de nos politiques
23:16et au niveau européen
23:18de manière très forte
23:19pour faire un peu évoluer
23:20une situation
23:21qui était complètement bloquée
23:22je me souviens
23:22en fin 2020
23:24début 2021
23:25rapport flash parlementaire
23:27avec notre ministre Thuriot
23:29qui était intervenu
23:30pour montrer les blocages
23:31dans le secteur de la finance
23:32et apporter des solutions
23:33aujourd'hui
23:34tous ces blocages ont sauté
23:35que ce soit le nucléaire
23:37ou la défense
23:38on a été exclu
23:39des éléments
23:40de taxonomie bloquant
23:41au niveau européen
23:42et on voit aujourd'hui
23:43une forte appétence
23:44des financiers
23:45des prêteurs
23:45des investisseurs
23:47pour les acteurs
23:48de la défense
23:49vous parlez des normes ESG
23:50je suppose
23:51vous faites référence
23:51à ces normes là
23:52qui finalement
23:53sont ouvertes
23:54disons qu'il y a eu
23:55une ouverture d'esprit
23:56dans le monde financier
23:57en tout cas
23:58par rapport aux normes ESG
23:59il y avait un blocage
24:00qui était un blocage dogmatique
24:01qui correspondait
24:02à une vision du monde
24:03et aujourd'hui
24:04on s'est aperçu
24:04que cette vision du monde
24:05n'était plus réaliste
24:07et qu'au contraire
24:07il était important
24:09de permettre
24:09aux pays européens
24:10de se réarmer
24:11afin de défendre
24:13les valeurs
24:13de la démocratie
24:15de la république
24:16et une forme
24:17des valeurs
24:18qu'on retrouve
24:19de fraternité
24:20de liberté
24:21d'égalité
24:21de la république française
24:23il y a un certain blocage
24:24psychologique
24:24il y a aussi des opportunités
24:26il faut le dire
24:26après la guerre en Ukraine
24:27il y a de plus en plus
24:28d'opportunités
24:29en termes d'opérations
24:30en termes de
24:31besoins de financement
24:33alors je crois
24:34qu'il faut distinguer
24:35deux situations
24:36la première situation
24:37c'est
24:37comme dans tous les secteurs
24:38d'activité
24:39on a tout naturellement
24:40des dirigeants
24:41qui arrivent à l'âge
24:42de la retraite
24:42on a des entreprises
24:44dont les fonds d'investissement
24:45peuvent être présents
24:46au capital
24:46et souhaitent sortir
24:47parce qu'ils ont terminé
24:48leur cycle de croissance
24:49de valeur
24:50et d'investissement
24:51et là
24:52le fait qu'il y ait
24:53des blocages
24:54de plus en plus forts
24:55début des années 2020
24:56fait que c'était
24:57des investissements
24:58qui étaient difficiles
24:59et il n'y avait
25:00quasiment pas d'acquéreurs
25:01pour les entreprises
25:02de la défense
25:02qui étaient à transmettre
25:03et puis là
25:04d'un seul coup
25:05on a eu une accélération
25:07puisqu'il y a eu
25:07ce déblocage
25:08sur les opérations
25:09de financement
25:09cette prise de conscience
25:10la participation
25:12des prêteurs
25:12des banquiers prêteurs
25:13mais il faut mettre
25:14également en regard
25:16un deuxième point
25:17qui est clé
25:17qui est
25:19la montée en puissance
25:20de la commande publique
25:21puisqu'il faut
25:22rééquiper les armées
25:24et monter
25:24très fortement
25:25en puissance
25:27monter en puissance
25:28c'est aussi
25:30faire correspondre
25:31par rapport à la cadence
25:32les besoins de financement
25:33pour financer
25:34justement la production
25:35et l'accélération
25:36de la cadence
25:37Exactement
25:38ça nécessite
25:38des investissements
25:39et puis ça nécessite
25:41également
25:41on s'en aperçoit
25:42des regroupements
25:43puisque certains acteurs
25:45n'ont pas la taille critique
25:46pour attaquer
25:47de nouveaux marchés
25:47ou bien pour
25:48faire face
25:49à des investissements
25:50pour cette augmentation
25:51des cadences
25:51et tout naturellement
25:53les rapprochements
25:54d'entreprises
25:54et ces rapprochements
25:56accompagnés
25:57par des fonds d'investissement
25:58peuvent permettre
25:59de passer
26:00à l'étape suivante
26:01Comment vous observez
26:02justement ça
26:03vous en tant qu'acteur
26:04de la fusion acquisition
26:06ou de la transmission
26:08comment vous identifiez
26:09la bonne opération
26:10est-ce que
26:11notamment sur le secteur
26:12de la défense
26:12vous êtes vigilant
26:13notamment à certaines choses
26:14on peut parler
26:15de la souveraineté
26:16notamment
26:16est-ce qu'on peut
26:17faire entrer
26:17un étranger
26:19dans un capital
26:19d'une entreprise française
26:20du secteur de la défense
26:23Bon la question
26:25est un petit peu complexe
26:26et je pense qu'on pourrait
26:27en parler pendant des heures
26:28Et on a deux minutes
26:29D'une manière générale
26:31tous les investisseurs
26:32ne se valent pas
26:33et l'origine géographique
26:35de tous les investisseurs
26:39ne constitue pas
26:40un blanc-seing
26:41ou au contraire
26:41une situation de blocage
26:42Donc je crois
26:43que chaque situation
26:44doit être analysée
26:45très finement
26:46et chaque situation
26:48doit être travaillée
26:49de manière
26:50à ne pas créer
26:51de crispations
26:52ou de permettre
26:53à notre client
26:54de ne pas perdre
26:54certains clients
26:55un accès par exemple
26:57aux armées françaises
26:59mais également
27:00on s'aperçoit
27:01que les modèles économiques
27:02qui créent de la valeur
27:03sont des modèles économiques
27:04qui sont bien sûr
27:05pour des sociétés françaises
27:07l'accès à la commande publique
27:08des armées
27:09mais également
27:10très souvent
27:11le développement
27:12de leurs solutions
27:13auprès d'entreprises civiles
27:15et également
27:15l'exportation
27:17Une dernière question
27:18une réponse très rapide
27:19est-ce que vous êtes
27:20un acteur dual
27:21de la finance
27:22finalement
27:22vous n'êtes pas
27:23uniquement engagé
27:24dans la défense je suppose
27:24mais ça prend une part importante
27:26de votre activité ?
27:27Alors on a réalisé
27:28cinq opérations
27:29dans le secteur aérodéfense
27:30sur les douze derniers mois
27:31dont une très belle opération
27:32il y a quelques semaines
27:33pour la société TETIS
27:34qui est un acteur
27:35de la pyromécanique
27:36que nous avons adossé
27:38au fonds d'investissement
27:39français à Benex
27:40pour lui permettre
27:41d'aborder un nouveau cycle
27:42de développement
27:42et d'investissement
27:43et effectivement
27:44cinq opérations
27:46en douze mois
27:46dans ce secteur
27:46c'est un secteur
27:48extrêmement important
27:49pour l'argileur finance
27:50et on a de très belles choses
27:52à annoncer
27:52pour les prochains mois
27:53On regardera ce qui se passe
27:55du côté de chez
27:56l'argileur finance
27:57dans les prochains mois
27:58Merci beaucoup Paul Bougnot
27:59Merci Nicolas
28:00Merci à mes Tipeurs
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