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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo
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00:00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour le meilleur de l'info sur CNews.
00:00:04L'information en continu et en direct, les dernières actualités, les derniers développements,
00:00:08mais aussi ce qu'il ne fallait pas rater aujourd'hui.
00:00:10Je vous présente le programme dans un instant, je vous présente également mes invités dans un instant,
00:00:14mais d'abord le journal à quasiment 22h avec Margot Siffer.
00:00:17Bonsoir Margot.
00:00:21Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:00:23Allonger la durée de rétention pour les étrangers en situation irrégulière et juger dangereux,
00:00:28une proposition enterrinée par le Parlement.
00:00:31Une personne sous OQTF pourra être détenue jusqu'à 210 jours, entre 90 aujourd'hui.
00:00:37Le tueur en série, Francis Saul, me renvoyait devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine.
00:00:41Il est accusé du meurtre de Jean-Joseph Clément en 1989 dans le Vaucluse.
00:00:46L'agriculteur avait été retrouver le crâne fracassé par une pierre.
00:00:49Le suspect avait d'abord bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire.
00:00:54Deuxième jour d'un sommet du G7 où les dirigeants ont fait preuve d'unité,
00:00:57tant pour faire monter la pression sur la Russie que pour revenir à la stabilité au Moyen-Orient.
00:01:02Au cœur des discussions, notamment la réouverture du détroit d'Orbouz et la fin de la guerre en Ukraine.
00:01:08Et pour ce faire, justement, les chefs d'État dont Donald Trump,
00:01:11favorables à des sanctions sur le pétrole russe, en attendant, compte tenu de ces annonces,
00:01:16le baril du Brent est tombé ce mardi sous la barre des 80 dollars.
00:01:19C'est une première depuis mars.
00:01:22Et puis des coups de semences ont été tirés par un navire de guerre russe à proximité d'un yacht
00:01:27immatriculé au Royaume-Uni
00:01:28et qui naviguait dans la Manche.
00:01:30Moscou dit que le bateau s'approchait dangereusement d'une frégate russe.
00:01:35Aucun blessé ni dommage n'ont été à signaler.
00:01:40Merci Margot.
00:01:41Et on se retrouve à 23h pour un nouveau point sur l'actualité à la une du Meilleur de l
00:01:45'Info.
00:01:45Regardez ces images.
00:01:47Une voiture percutée ce matin à l'entrée de la prison de Nanterre.
00:01:52Voiture qui a percuté donc la porte de la prison de Nanterre.
00:01:55Les occupants sont ensuite sortis, ont mis le feu au véhicule et ont pris la fuite.
00:01:59Que s'est-il passé précisément ?
00:02:01On va tout vous raconter dans un instant.
00:02:03Un restaurateur du Gers dénonce son cambrioleur et affiche son visage sur les réseaux sociaux.
00:02:09Le multi-récidiviste de 20 ans déjà, condamné pour 17 chefs d'inculpation et soupçonné de vol de 3 autres
00:02:17commerces
00:02:18est finalement interpellé avant d'être relâché.
00:02:20Le restaurateur en cours, lui, en cas de dépôt de plainte.
00:02:23Et c'est tubuesque.
00:02:24Un an de prison et 45 000 euros d'amende.
00:02:26On y reviendra également.
00:02:28Mais d'abord, c'est l'information de la journée, ou plutôt l'indignation même de la journée.
00:02:33L'animateur de 47 ans poursuivi pour agression sexuelle dans une école parisienne sur 9 fillettes
00:02:39a été relaxé par le tribunal correctionnel qui estime que l'infraction n'est pas suffisamment caractérisée.
00:02:44Une décision incompréhensible évidemment pour les familles des enfants présumés victimes
00:02:48et notamment par cette maman.
00:02:50Écoutez.
00:02:51Je suis indignée et en colère.
00:02:55Ce verdict traduit la lâcheté systémique d'institutions et de tribunaux d'une indulgence coupable.
00:03:01En réduisant les enfants à de simples objets dont on pourrait disposer ou que l'on pourrait détruire,
00:03:06le signal envoyé est d'une gravité absolue.
00:03:09C'est garantir l'impunité aux criminels, leur offrir un terrain de jeu et les encourager à continuer.
00:03:15Une étape judiciaire s'achève aujourd'hui et elle met en lumière de trop nombreuses failles.
00:03:20Il est temps que le système prenne à son tour ses responsabilités et se réforme en profondeur.
00:03:26Qu'il soit à la hauteur de ces petites filles qui ne se sont pas tues.
00:03:30Le meilleur de l'info avec ce soir, Johan Usaï, Mémona Interman.
00:03:34On est avec Camille Brer.
00:03:35Bonsoir à tous les trois et bonsoir également à Jérôme Jean qui nous a rejoints
00:03:39et avec qui on discutera tout à l'heure.
00:03:41Vous êtes représentant du collectif Ralevol.
00:03:43Merci à tous les quatre d'être avec moi.
00:03:46Cette décision est évidemment capitale dans ce scandale du périscolaire.
00:03:50Je dis capitale parce que je rappelle qu'il s'agit du premier jugement rendu depuis ces révélations.
00:03:56Quel signal finalement est-ce que la justice envoie aujourd'hui aux plaignants,
00:04:03aux agresseurs présumés et à l'opinion publique, Johan Usaï ?
00:04:07Oui, naturellement, dans le contexte, c'est une décision qui peut évidemment choquer
00:04:10au-delà du choc des partis civils, naturellement.
00:04:12Il y a d'abord le scandale dans le scandale.
00:04:15C'est que cet homme, malgré le fait que la justice ait reconnu qu'il y ait des comportements inappropriés,
00:04:21puisque ça a été dit, va pouvoir continuer à travailler avec des enfants.
00:04:26Interdiction ne lui a pas été faite d'approcher des enfants.
00:04:29Donc, il peut demain matin, s'il le souhaite et si quelqu'un le recrute,
00:04:32travailler dans le périscolaire ou garder des enfants à domicile.
00:04:35Il peut continuer à être en contact avec des enfants.
00:04:37Alors même, encore une fois, c'est important de le dire,
00:04:40même s'il n'a pas été condamné,
00:04:41la justice a dit qu'il y avait à minima des comportements inappropriés.
00:04:46Donc, c'est ce qui peut naturellement choquer.
00:04:48La deuxième chose, peut-être plus politique,
00:04:50c'est que cette décision intervient dans un contexte particulier,
00:04:53puisque le garde des Sceaux a en personne demandé le réexamen de 70 000 plaintes
00:04:58liées à des agressions sexuelles de mineurs.
00:05:02Alors, ça part d'un bon sentiment.
00:05:04La demande du garde des Sceaux est naturellement justifiée après l'affaire Liana.
00:05:07Mais à quoi bon réexaminer 70 000 plaintes d'agressions sexuelles concernant des mineurs
00:05:11si, après des années de procédure, cela débouche sur une relaxe ?
00:05:16Il y a de quoi s'interroger ?
00:05:18Alors, évidemment, on n'a pas accès au dossier.
00:05:20C'est assez difficile, Camille Brère.
00:05:22Mais quand même, évidemment qu'on s'interroge.
00:05:24Évidemment que les familles des plaignantes s'interrogent sur cette décision.
00:05:30On se demande finalement ce qui a traversé l'esprit des magistrats
00:05:36lorsqu'ils prennent une telle décision.
00:05:38Et notamment, on a presque l'impression qu'on cherche à décourager les plaignants
00:05:43dans cette affaire aujourd'hui.
00:05:44C'est surtout que la notion du doute profite à l'accusé.
00:05:48Le doute n'a pas profité aux victimes, malheureusement.
00:05:51Dans un contexte comme celui-ci, où on est censé donner justement des, comment dire,
00:05:58des peines fortes, des réponses fortes, aujourd'hui on ne les retrouve pas.
00:06:04Je suis scandalisée quand j'entends qu'aujourd'hui il a été relaxé ce monsieur.
00:06:07Et je suis tout à fait d'accord avec ce que disait monsieur Uzaï.
00:06:09C'est-à-dire que demain, il peut totalement retravailler avec des mineurs
00:06:12et être en contact avec des mineurs.
00:06:13Alors vous dites que le doute bénéficie à l'accusé, mais pardon,
00:06:16mais lorsqu'on relaxe une personne, ça veut dire qu'il n'y a plus de doute ?
00:06:19Oui.
00:06:19C'est-à-dire que finalement, les victimes ne sont pas victimes ?
00:06:22C'est-à-dire qu'on n'a pas écouté la parole de ses...
00:06:23La parole de la victime, en fait, surtout dans les agressions sexuelles,
00:06:26c'est parole contre parole.
00:06:27Vous n'avez pas d'élément caractérisé pour induire ou instruire.
00:06:30Et comme vous n'avez pas d'élément caractérisé pour instruire à charge,
00:06:34donc le doute profite à l'accusé.
00:06:36Donc le doute profite au présumé pédocriminel aujourd'hui en France.
00:06:40Mais Mona Intermen, est-ce que la parole des enfants vaut quelque chose en France aujourd'hui ?
00:06:44C'est à se demander si la parole des enfants vaut vraiment quelque chose.
00:06:46Or c'est bien sur ce sujet, sur cette revendication,
00:06:49que des centaines et des centaines de personnes ont manifesté hier soir encore
00:06:53sous les fenêtres du ministre de la Justice.
00:06:55Moi quand j'ai entendu cette info au début de l'après-midi sur votre antenne,
00:06:58je me suis dit non, je n'ai pas bien compris, ce n'est pas possible.
00:07:00Et pourtant je l'avais bien compris.
00:07:02Et je sais qu'il ne faut pas critiquer les décisions de justice,
00:07:05mais je me suis dit c'est bizarre parce que le ministre de la Justice,
00:07:09Gérald Darmanin, a laissé entendre que les magistrats devaient être un peu plus attentifs,
00:07:14surtout sur ces sujets qui ont pris tant de temps à émerger.
00:07:18Et voilà que les magistrats disent c'est nous qui décidons.
00:07:22Et vous pouvez avoir des doutes, vous pouvez avoir des souffrances en tête,
00:07:25la parole des enfants a peut-être établi, selon eux et selon les parents,
00:07:30qu'il y a eu des scènes plus que problématiques,
00:07:34et bien là c'est circulé, rien à voir.
00:07:36Ça pose un problème.
00:07:37Mais surtout, et c'est ce que disait Yoann, c'est-à-dire que les magistrats ont parlé,
00:07:40et on y reviendra en détail tout à l'heure,
00:07:42les magistrats ont parlé de comportement inapproprié.
00:07:44Donc comportement inapproprié, vos relax.
00:07:47C'est ce qu'on comprend dans ce type d'affaires lorsqu'on parle de très jeunes enfants.
00:07:51Non, ça ne peut pas passer, c'est impossible, il y a quelque chose qui cloche sur cette histoire.
00:07:53Alors évidemment le parquet peut faire appel, va-t-il faire appel ?
00:07:55J'espère que le parquet va faire appel.
00:07:57On va en reparler bien évidemment tout à l'heure.
00:08:00On sera d'ailleurs avec Anne de l'association SOS Périscolaire pour réagir à cette décision.
00:08:04Cette association qui se bat depuis des mois auprès des institutions,
00:08:08qui se bat dans les médias, sur les plateaux de télévision,
00:08:10et auprès des familles pour faire entendre justement la parole des enfants dans cette affaire,
00:08:15et dans ces nombreuses affaires multiples,
00:08:18puisque c'est un scandale malheureusement multiple.
00:08:20Et vous imaginez la colère des membres de cette association,
00:08:24elle sera avec nous pour témoigner tout à l'heure.
00:08:26Mais d'abord, une voiture a percuté ce matin l'entrée de la prison de Nanterre.
00:08:30Le conducteur a ensuite mis feu à son véhicule avant de prendre la suite.
00:08:33Regardez ces images qui vont s'afficher.
00:08:36Que s'est-il passé exactement ?
00:08:38On va en parler, vous allez voir les images qui vont s'afficher.
00:08:41Voilà, le véhicule qui a pris feu juste devant l'entrée de cette prison,
00:08:46de cette maison d'arrêt de Nanterre.
00:08:49On est avec Samir du syndicat UFAP, UNESA Justice.
00:08:52Bonsoir, merci d'être en direct avec nous sur CNews.
00:08:57Votre syndicat a publié aujourd'hui un communiqué,
00:08:59témoigne d'un acte inacceptable d'une extrême gravité.
00:09:04Bonsoir.
00:09:07Vous m'entendez ?
00:09:09Je vous entends très bien.
00:09:10Je disais que votre syndicat avait réagi.
00:09:13On voit le communiqué qui s'affiche.
00:09:16Est-ce que vous pouvez nous dire ce qu'on sait exactement de ce qui s'est passé ?
00:09:20Ce matin, c'était aux alentours de 6h50.
00:09:23À peu près, vers 6h50.
00:09:25On a un individu qui s'est placé devant la grille d'entrée du domaine.
00:09:31Et il est resté deux minutes devant la grille.
00:09:34Ensuite, il a profité d'une ouverture pour arriver jusque devant le sas
00:09:37pour pouvoir percuter les plots.
00:09:39Il est sorti de sa voiture, a incendié la voiture et est parti en courant.
00:09:43Donc, quand vous dites qu'il a percuté les plots,
00:09:45c'est-à-dire qu'il a réussi à pénétrer la première porte du bâtiment ?
00:09:49Donc, avant de rentrer sur le domaine, on a une première grille.
00:09:52Ensuite, une centaine de mètres pour arriver jusque là
00:09:55où vous voyez la voiture qui brûle.
00:09:57Donc, celle-là, c'est protégé que par des petits dos d'âne.
00:10:01Donc, une fois qu'il a franchi la première grille,
00:10:04libre à lui de pouvoir rouler jusque la porte.
00:10:07Alors, combien était-il à l'intérieur du véhicule ?
00:10:09Parce que je crois que pour le moment, on n'a pas trop d'informations là-dessus.
00:10:14On sait que visiblement, il n'était pas seul en tous les cas.
00:10:16De ce que j'ai entendu et d'après les vidéos de surveillance, il était seul.
00:10:23Ah, il était seul ?
00:10:24Il était seul, oui.
00:10:25Donc, il est sorti du véhicule, il a versé de l'essence dans l'habitacle et il a animé, il
00:10:30est parti ?
00:10:31Il a mis le feu et bien avant que ça prenne de l'ampleur, il est parti en courant direction
00:10:35l'université.
00:10:37Donc, est-ce que quelqu'un l'attendait là-bas ou alors est-ce qu'il est parti prendre les
00:10:40transports ?
00:10:40On n'en a encore pour l'instant aucune idée.
00:10:42Il est évidemment toujours recherché.
00:10:44Quelle pourrait être, selon vous, sa motivation ?
00:10:48Ça peut être des représailles, ça peut être un acte isolé complètement fortuit, sans raison particulière.
00:10:56Ça peut être une vengeance personnelle, ça peut être un contrat, ça peut être énormément de choses.
00:11:04Pour l'instant, la police est en investigation et on n'en sait toujours pas plus.
00:11:08Camille Brer, c'est une prison que vous connaissez bien ?
00:11:11Totalement.
00:11:12Vous avez travaillé auprès des...
00:11:14J'ai travaillé pendant plusieurs années dans cette maison d'arrêt.
00:11:17J'ai travaillé plusieurs années aussi avec ce public-là, donc les personnes placées sous main de justice.
00:11:22Donc, ce qu'on voit quand la voiture est juste devant, c'est le sas d'entrée des véhicules.
00:11:26Et c'est ce que disait monsieur tout à l'heure.
00:11:28C'est-à-dire que vous avez une grille avant de pouvoir rentrer au sein du centre pénitentiaire.
00:11:32Donc, on vous ouvre la grille, donc à savoir déjà de 1, comment est-ce qu'il a pu passer
00:11:36cette grille.
00:11:37Deuxièmement, il arrive jusqu'à devant la grande porte d'entrée.
00:11:40C'est là où les sas de véhicules sortent quand les détenus sont sortis pour les extractions judiciaires.
00:11:44Et juste à côté, vous avez l'entrée où le personnel pénitentiaire et ainsi que les familles lors des parloirs
00:11:49rentrent.
00:11:50Donc, ça s'est passé heureusement pour eux très tôt le matin.
00:11:53Une heure après, vous avez quand même les familles et vous avez quand même aussi des agents pénitentiaires qui rentrent
00:11:57pour reprendre leur poste.
00:11:58Donc, on est passé à deux doigts du drame.
00:12:00Mais quelle pourrait être selon vous la motivation de cet individu ?
00:12:04Écoutez, je pense, moi je penche un peu plus quand même pour des représailles ou alors voire même peut-être
00:12:08comme on a connu ces dernières années, des évasions spectaculaires.
00:12:12Vous avez travaillé au sein de cette maison d'arrêt il y a combien d'années ?
00:12:16Il y a à peu près 4 ou 5 ans.
00:12:194 ou 5 ans. Est-ce que vous avez déjà vu de telles attaques ?
00:12:23Non, jamais.
00:12:24Est-ce qu'il y a déjà eu des représailles ou des attaques qui ont visé le personnel de cette
00:12:29prison ?
00:12:30Oui, mais pas de cette ampleur-là.
00:12:31C'est-à-dire qu'on vous repère en détention, on sait ce que vous faites, on essaie de retrouver
00:12:35là où vous résidez votre nom.
00:12:37Parce qu'il faut savoir aussi que beaucoup d'agents aussi agissent, enfin tous les agents agissent sous le coup
00:12:42de l'anonymat.
00:12:42On ne connaît ni le nom ni le prénom des agents qui travaillent au sein de cette administration.
00:12:47Et donc on fait tout pour les retrouver.
00:12:49Et on fait tout pour leur mettre la pression, pour obtenir des choses derrière, des services.
00:12:53Samir, les agents pénitentiaires de Nanterre sont parfois pris pour cible.
00:12:59Il y a 3 mois, il y a un de vos collègues qui s'est même fait brûler sa voiture
00:13:02devant son domicile.
00:13:04Vous nous avez envoyé des images qu'on va également pouvoir voir.
00:13:08Que s'est-il passé ce soir-là ?
00:13:12Ce soir-là, il était tranquillement chez lui jusqu'à ce qu'il entende du bruit à l'extérieur
00:13:16et qu'il se rend compte que sa voiture était en train de prendre feu.
00:13:19Donc, ce qui s'est passé aujourd'hui, est-ce que c'est une suite ?
00:13:23Est-ce que c'est un acte isolé ? On n'en sait pas plus.
00:13:27Et à l'époque, une enquête avait déterminé quelque chose ?
00:13:31Est-ce qu'on avait pu…
00:13:32L'enquête est toujours en cours actuellement.
00:13:35L'enquête est toujours en cours.
00:13:36On imagine évidemment, Yohann Uzaï, l'inquiétude auprès des agents pénitentiaires de cette prison
00:13:42qui, encore une fois, sont la cible de ce qui semble ressembler en tous les cas à une attaque ce
00:13:49matin.
00:13:50En tous les cas, en général, on n'envoie pas un véhicule sans raison sur la porte d'une prison
00:13:55avant d'y mettre feu et de s'enfuir.
00:13:58Donc, c'est quand même assez intriguant.
00:14:01C'est un coup de pression qui est mis sur les agents pénitentiaires, me semble-t-il.
00:14:06Pour quelles raisons ? L'enquête permettra sans doute de le déterminer.
00:14:09Mais c'est un coup de pression, effectivement, sur ces agents qui en subissent déjà beaucoup au quotidien.
00:14:16Pour en avoir reçu déjà un certain nombre en plateau, je peux vous dire qu'ils font un travail qui
00:14:20est extrêmement difficile
00:14:21et qui n'est pas très bien payé de surcroît.
00:14:24Donc, ils sont déjà soumis à une énorme pression.
00:14:26Ils n'avaient évidemment pas besoin de cela.
00:14:30Il faut qu'ils reçoivent, évidemment, le soutien complet de leur hiérarchie, celle du garde des Sceaux.
00:14:36Je crois que Gérald Darmanin ne s'est jamais défaussé, en l'occurrence.
00:14:39Mais que dire de plus ?
00:14:41Il faut attendre maintenant les résultats de l'enquête pour savoir de quoi il s'agit précisément.
00:14:44On va marquer une courte pause.
00:14:46On va revenir avec vous dans un instant, Samir, pour continuer, évidemment, de discuter de ce qui s'est passé
00:14:51autour de cette prison de Nanterre.
00:14:53Et puis, on parlera également de ce restaurateur dans le Gers qui a décidé d'afficher l'identité,
00:15:00de révéler l'identité de son cambrioleur sur les réseaux sociaux.
00:15:03Il a fait beaucoup parler de lui.
00:15:04Le cambrioleur a été interpellé.
00:15:05Il a été relâché.
00:15:06Et évidemment, le restaurateur en cours aujourd'hui, enfin, en tous les cas, ça pourrait arriver si une plainte était
00:15:13déposée,
00:15:13une peine d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende.
00:15:17On en parlera dans un instant.
00:15:18Restez avec nous sur CNews.
00:15:24De retour sur CNews pour la suite du meilleur de l'info.
00:15:27Avec cette information qui vient de nous parvenir, un suspect en garde à vue après le meurtre d'une octogénaire,
00:15:35cette femme qui avait été retrouvée morte près d'un camping du Gard.
00:15:39Un suspect a donc été interpellé et a fait des aveux lors de sa garde à vue.
00:15:46Cette femme de 86 ans a été tuée la semaine dernière près de ce camping.
00:15:52La victime avait été violemment agressée.
00:15:54Son corps découvert à proximité d'un étang.
00:15:58Il semblerait que cette victime ait été tuée à coups de perceuses ou de visseuses électriques.
00:16:04C'est ce qu'aurait d'ailleurs confirmé le suspect durant sa garde à vue.
00:16:07On va bien sûr y revenir dans un instant avec davantage de précision.
00:16:11Mais d'abord, on est toujours avec Samir du syndicat de...
00:16:15On me dit qu'il n'est plus là.
00:16:16Bon voilà, on était avec Samir du syndicat des personnels pénitenciers,
00:16:22UFAP, UNSA, Justice, qui effectivement nous confirmait cette information de ce matin.
00:16:27Un véhicule, vous allez pouvoir revoir les images,
00:16:29qui a percuté ce matin l'entrée de la prison de Nanterre.
00:16:31Le conducteur a pris la fuite après avoir mis feu au véhicule.
00:16:35C'est-à-dire qu'il a versé de l'essence à l'intérieur de l'habitacle.
00:16:38Il a ensuite mis le feu à ce véhicule.
00:16:44Et donc, il nous indiquait effectivement tout à l'heure
00:16:48que le personnel de cette prison était régulièrement pris pour cible, Camille Brer.
00:16:55Totalement.
00:16:56Mais ce n'est pas que le personnel de cette prison-là,
00:16:59c'est l'ensemble des personnes et du personnel
00:17:03qui travaillent au sein de l'administration pénitentiaire.
00:17:05C'est très recherché.
00:17:07Il faut savoir que les détenus n'ont que ça à faire de leur journée.
00:17:10Et quand ils veulent vous mettre la pression, ils y arrivent.
00:17:13On est toujours donc avec Samir, qui est revenu du syndicat UFAP, UNSA, Justice.
00:17:18Je voulais qu'on termine avec vous très rapidement sur évidemment vos inquiétudes,
00:17:22celles de vos collègues qui sont vraisemblablement assez importantes.
00:17:27Est-ce que vous en avez fait part justement au garde des Sceaux,
00:17:30au ministère de la Justice, de ces nombreux incidents ?
00:17:34Il est au courant.
00:17:35On n'en a pas fait part directement,
00:17:37mais on a des représentants nationaux qui vont certainement avoir des réunions.
00:17:44Nous, ce qu'on demande, c'est la sécurisation du domaine, tout simplement.
00:17:47Qu'on puisse travailler en bonne sécurité,
00:17:50que ce soit à l'intérieur ou en dehors des murs.
00:17:53De quelle façon est-ce qu'on pourrait mieux sécuriser ce domaine et cette maison d'arrêt ?
00:17:57Mettre une guérite, mettre un sas véhicule, filtrer, aménager.
00:18:02Après, c'est toujours une question d'argent, c'est toujours une question de sous.
00:18:04Mais nos vies vaut plus que des plaques commémoratives sur les murs.
00:18:11Mémona Interman ?
00:18:12En écoutant, monsieur, je me disais aussi que c'est un message.
00:18:16Un message, mais comment le décoder ? Qu'est-ce qu'il veut dire ?
00:18:18On en revient toujours à ces questions de pourquoi.
00:18:24De toute façon, dans le contexte d'une France où une image plus une autre image de violence
00:18:31s'ajoute à des manifestations, à des destructions, etc.,
00:18:35c'est l'idée que dans notre pays, l'État est sans cesse nargué.
00:18:40C'est ça que ça veut dire aussi.
00:18:41C'est l'ajout de ces images, l'ajout de ces violences.
00:18:45Tout cela crée une atmosphère de méfiance dans ce pays.
00:18:50Et de l'idée, finalement, cet État n'est pas respecté.
00:18:55C'est un véritable problème.
00:18:57Et l'autorité, finalement, parce que c'est l'autorité qui est visée ici.
00:18:59Je ne vois pas d'autres pays, par exemple au sein de l'Union européenne,
00:19:03sauf erreur de ma part, où on aurait de tels messages pour nous narguer,
00:19:08pour dire on fait ce qu'on veut en plein jour.
00:19:10Parce qu'à 6h30, 7h, on est quand même en plein jour.
00:19:13Bien sûr.
00:19:14Vous imaginez la psychose ?
00:19:16Oui, bien sûr que j'imagine.
00:19:17Bien sûr.
00:19:18Un dernier mot, Samir ?
00:19:21Non, nous, tout ce qu'on veut, c'est pouvoir travailler correctement
00:19:23et veiller à la sécurité des agents, tout simplement.
00:19:26Et puis être respecté aussi, parce qu'à un moment donné,
00:19:28ce sont des personnes qui travaillent justement pour notre sécurité,
00:19:34pour évidemment être garant de nos prisons,
00:19:37nos prisons dont on parle si souvent.
00:19:39Le souci de notre profession à nous, c'est qu'on est mis en lumière que quand il se passe
00:19:42des choses comme ça,
00:19:43à l'intérieur des établissements, c'est tous les jours qu'on lutte, c'est tous les jours qu'on
00:19:47travaille,
00:19:48c'est tous les jours qu'on accumule les heures, c'est tous les jours qu'on se fatigue.
00:19:53Et il faut attendre qu'il se passe des choses graves pour qu'on puisse mettre la lumière sur notre
00:19:57profession.
00:19:58On est à l'intérieur des murs, personne ne nous voit.
00:20:00Il n'y a que sur la voie publique où on est visible et on n'y est jamais sur
00:20:03la voie publique.
00:20:03Bien sûr. Et c'était important de vous avoir ce soir.
00:20:06Merci beaucoup Samir d'avoir été avec nous du syndicat UFAP Une Sa Justice.
00:20:10Dans le Gers, un restaurateur dénonce son cambrioleur et affiche son identité sur les réseaux sociaux.
00:20:16Bonsoir Jérôme Jean.
00:20:17Bonsoir.
00:20:17Président et fondateur du collectif Ralevol.
00:20:20Je souhaitais absolument vous recevoir sur ce plateau pour parler de cette affaire,
00:20:24parce que c'est un sujet évidemment que vous connaissez parfaitement bien.
00:20:27Vous pouvez en quelques mots nous parler de votre collectif ?
00:20:30Ce collectif, il a été créé il y a trois ans sur des faits très simples.
00:20:33de vols constatés et du souhait de diffuser le visage des voleurs.
00:20:38Et voilà, à partir du moment où on diffuse le visage des voleurs, ça a un impact.
00:20:42Souvent, on retrouve l'auteur, très souvent.
00:20:44On en a la preuve encore aujourd'hui.
00:20:45On l'a eu hier et on l'aura demain.
00:20:47Donc voilà, ce collectif aujourd'hui, il soutient, il défend, il accompagne des commerçants français
00:20:51qui sont à l'image de ce que je vois depuis que je suis sur votre plateau.
00:20:55Des Français découragés, des Français qui sont désabusés, agacés, énervés parfois.
00:21:00Il est vraiment temps de réagir et merci de nous donner la parole ce soir.
00:21:03Alors, diffuser le visage des voleurs, que dit la loi sur ce sujet ?
00:21:07Parce que c'est un sujet.
00:21:09La loi, nous, on considère qu'elle dit que ce n'est pas encore légal.
00:21:12C'est-à-dire qu'effectivement, le risque aujourd'hui, pour ceux qui le font,
00:21:15et on ne le recommande à personne, le risque, c'est 45 000 euros d'amende et un an de
00:21:18prison.
00:21:19C'est quasiment plus que les auteurs de vol.
00:21:21Il y a déjà un dysfonctionnement.
00:21:23Mais depuis que je suis là, je n'entends que des dysfonctionnements dans ce pays.
00:21:26Malheureusement, c'est le pays que j'aime, c'est le mien.
00:21:29Donc évidemment, aujourd'hui, ce n'est pas autorisé, ce n'est pas légal.
00:21:31Il faut que ça le soit demain.
00:21:32Il y a des propositions de loi.
00:21:34Il y en a une, la proposition de loi 496,
00:21:36qui peut demain permettre que cette diffusion soit légale.
00:21:39Pour tous les commerçants qui vous regardent ce soir, c'est important.
00:21:42Que font les sénateurs ?
00:21:43Que font les députés ?
00:21:44Si vous avez la réponse à cette question, dites-nous-le ce soir.
00:21:48Qu'est-ce qu'ils attendent ?
00:21:49Les présidentielles ?
00:21:50Mais l'effet divers, c'est tous les jours.
00:21:51Juste pour qu'on soit clair, votre collectif n'encourage pas à enfreindre la loi.
00:21:56Pas du tout.
00:21:57On a des appels tous les jours, et depuis quelques semaines, c'est plusieurs fois par jour.
00:22:01Nous rappelons aux commerçants qui nous interrogent que ça n'est pas encore légal,
00:22:05et qu'ils encourrent la peine qu'on a évoquée ensemble.
00:22:07Donc non, on ne peut pas encourager les commerçants,
00:22:09qui sont des gens responsables, à dépasser le cadre légal.
00:22:13Mais ça doit faire réfléchir les gens qui dirigent ce pays.
00:22:16Parce que, vous avez pris l'exemple de ce commerçant, de ce restaurateur du Gers.
00:22:20Vous auriez pu prendre l'agriculteur hier, qui s'était fait voler des concombres et des tomates.
00:22:25Les gens en ont ras-le-bol, ça va mal se terminer.
00:22:27Et là, on fera évidemment la une de l'actualité avec un fait divers,
00:22:31sûrement plus grave que ce qu'on regarde aujourd'hui.
00:22:33Donc il faut que ça change tout ça.
00:22:34Concernant ce restaurateur du Gers, son cambrioleur est un multirécidiviste de 20 ans,
00:22:38déjà condamné pour 17 chefs d'inculpation et soupçonné de vol pour 3 autres commerces.
00:22:45Grâce à la vidéo, il a été interpellé avant d'être finalement relâché.
00:22:49On va en parler.
00:22:50Mais d'abord, voyez le sujet de Valentin Rouillon et Julia Ferrant.
00:22:55Dans cette vidéo vue plus de 6 millions de fois, Yannick Piton dénonce le cambrioleur de son restaurant.
00:23:02Dans la nuit du 10 juin, un jeune homme s'introduit dans son établissement
00:23:06et repart avec la caisse et des paquets de cigarettes.
00:23:09Grâce à la vidéosurveillance, ce restaurateur l'identifie et lui laisse un ultimatum de 24 heures.
00:23:16Les jours passent, mais le cambrioleur ne répond pas à l'ultimatum lancé par Yannick
00:23:21qui diffuse alors son visage et son identité sur les réseaux sociaux.
00:23:26Le suspect de 20 ans est interpellé quelques heures après,
00:23:30mais ressort libre malgré un lourd passé judiciaire.
00:23:34Il aurait notamment fait 10 mois de prison avant de sortir pour bonne conduite selon le restaurateur
00:23:40et serait aussi suspecté de 3 autres cambriolages à l'écouture.
00:23:44Selon une source de la gendarmerie, cet homme de 20 ans est également soupçonné
00:23:49d'être impliqué dans l'incendie qui a ravagé 450 mètres carrés de la cathédrale de Condom il y a
00:23:55quelques jours.
00:23:57On a donc affaire à un individu qui visiblement prend les choses à la légère
00:24:01puisque, encore une fois, c'est un multirécidiviste qui s'en prend à des commerces.
00:24:05Il est pris d'une certaine façon, alors je dis d'une certaine façon en flagrant délit
00:24:09parce qu'effectivement, ce qu'on disait, ce n'est pas réellement du flagrant délit
00:24:12lorsqu'il s'agit de vidéosurveillance.
00:24:15Ce restaurateur utilise donc une méthode, on le disait, pas très légale,
00:24:18mais qui permet d'identifier, d'interpeller l'individu
00:24:21et finalement, il ressort libre.
00:24:25Évidemment, on a l'impression de marcher sur la tête, Yohann Uzaï.
00:24:28On voit bien là que si ce restaurateur et si les commerçants, de manière générale,
00:24:34ont envie d'afficher la photo de leur voleur,
00:24:38c'est parce que la justice ne fonctionne pas correctement.
00:24:40Et parce que la justice ne fonctionne pas correctement,
00:24:43ils ont en fait, et c'est ça qui est en train de se passer,
00:24:46ils ont en fait, en voulant publier cette photo, envie de se faire justice eux-mêmes.
00:24:50C'est ce que l'on craint de plus en plus dans ce pays,
00:24:52que les dysfonctionnements de la justice conduisent les victimes à se faire justice eux-mêmes.
00:24:58En partie, c'est le début, c'est le début, vous avez raison.
00:25:01C'est la première étape, c'est ça qui doit nous inquiéter.
00:25:05Mais cette première étape, elle est le fait du dysfonctionnement de la justice.
00:25:09Ensuite, vous disiez, monsieur, mais qu'attendent les personnes qui nous dirigent pour autoriser cela ?
00:25:13Je crois que les personnes qui nous dirigent, en l'occurrence le législateur,
00:25:17se disent, mais attention, il y a un risque majeur.
00:25:20Imaginez qu'un commerçant publie la photo de quelqu'un qu'elle pense être son voleur
00:25:24et qui en fait ne l'est pas.
00:25:26Vous vous rendez compte d'être dommage ?
00:25:27Enfin là, on parle d'images de vidéosurveillance,
00:25:29et à un moment donné, les images, elles parlent d'elles-mêmes.
00:25:31Dans ce cas-là, probablement.
00:25:32Mais vous comprenez bien où est-ce que tout cela peut nous mener.
00:25:35Si vous autorisez cela, vous comprenez bien les failles qu'il peut y avoir.
00:25:39Vous voyez très bien où tout cela peut nous mener.
00:25:42Ça existe dans d'autres pays.
00:25:43J'entends bien.
00:25:44Alors qu'est-ce qu'on attend en France ?
00:25:46Pourquoi est-ce qu'on fait toujours autrement que les autres ?
00:25:48Je crois, mais je crois que dans un pays comme la France, cela ne peut pas avoir le jour.
00:25:52Je crois que ça n'est pas possible.
00:25:53La législation française est beaucoup trop compliquée.
00:25:56Exactement.
00:25:56La législation française est beaucoup trop compliquée.
00:25:58Je me demande si d'un point de vue constitutionnel, ce serait même légal,
00:26:02parce qu'encore une fois, la présomption d'innocence est quelque chose de sacré dans le pays.
00:26:06Donc, ça me semble très très compliqué en l'État que le législateur puisse autoriser ce genre de choses.
00:26:11Camille Brer.
00:26:12C'est-à-dire que l'initiative est bonne, mais c'est ce monsieur qui peut se retrouver devant le
00:26:17juge.
00:26:18Ce n'est pas le voleur.
00:26:19C'est ce monsieur qui peut se retrouver devant le juge.
00:26:21J'ai, pour exemple, un ami qui est opticien.
00:26:25Il s'est fait voler plus d'une quarantaine de fois.
00:26:28Il s'est lassé.
00:26:29Il a diffusé les photos.
00:26:30C'est lui qu'on a convoqué au commissariat.
00:26:33C'est lui qu'on a placé en garde à vue.
00:26:35C'est lui qui se retrouvait à payer l'amende.
00:26:37Mais on peut même dire que ce monsieur a voulu faire les choses un petit peu en douceur,
00:26:40parce qu'il a d'abord diffusé les images de vidéosurveillance une première fois
00:26:43en floutant le visage de son voleur, de son cambrioleur.
00:26:48Et il l'a mis, voilà, il faut se rendre.
00:26:50Si vous vous rendez, je ne diffuserai pas les images et je ne diffuserai pas votre identité.
00:26:55Évidemment, il ne s'est pas rendu.
00:26:56Oui, mais le message, c'est quoi ?
00:26:57Circuler, il n'y a rien à voir.
00:26:59Mais l'exaspération provoque.
00:27:01C'est l'exaspération qui provoque.
00:27:03Alors, écoutez la réaction d'Yannick, ce restaurateur qui parlait dans Midi News tout à l'heure,
00:27:08clairement d'injustice.
00:27:10Aujourd'hui, c'est un sentiment d'injustice,
00:27:12où c'est qu'il n'y a pas de sanctions fortes à l'égard de ce genre de personnes.
00:27:16Donc forcément, c'est une colère qui monte.
00:27:19On est lassé de voir tout ça tout le temps.
00:27:23On ne tape pas sur les bonnes personnes, malheureusement.
00:27:26Je pense que si les choses avaient été faites correctement
00:27:28dès son premier délit, qu'il a commencé à 14 ans,
00:27:32ça n'aurait pas recommencé.
00:27:33J'ai su qu'il était sorti parce qu'on m'a averti
00:27:37qu'on l'avait aperçu dans le centre commercial de la ville.
00:27:41C'est des personnes bienveillantes qui m'ont appelé pour me dire
00:27:44« Voilà, ils pensent à mes enfants, à ma femme, à ma famille,
00:27:47parce que tout le monde a peur de représailles ou des choses comme ça. »
00:27:55Donc il est connu des services.
00:27:57On le connaît dans la ville et son seuil est encore dehors.
00:27:59C'est souvent le cas.
00:28:00C'est souvent le cas de ces bonnes intervenants.
00:28:02Ils sont tous identifiés.
00:28:04C'est souvent le cas.
00:28:04Il y a quelques jours, ce que je voudrais dire ici,
00:28:07c'est qu'en fait, au-delà d'un fait divers,
00:28:10il y a tant de cas que ça devient des phénomènes de société
00:28:14avec des conséquences graves et pour les gens les plus vulnérables souvent.
00:28:18Il y a quelques jours, j'étais à Limoges.
00:28:20Limoges, c'était en France quand même
00:28:22ce qu'on appelait la ville de province tranquille.
00:28:24Ce n'est évidemment plus le cas.
00:28:25Il n'y en a plus aujourd'hui.
00:28:26On le sait.
00:28:27J'étais à Limoges pour un salon du livre.
00:28:28Les gens parlent lors des salons du livre.
00:28:29J'ai vu beaucoup de gens.
00:28:30J'ai vu des chauffeurs de bus notamment qui nous transportaient
00:28:32et qui nous disaient que dans des quartiers de la ville,
00:28:35ils ne vont plus.
00:28:36Il y a deux barres tabac qui se sont faits casser, voler.
00:28:39Donc finalement, les commerces ferment.
00:28:41Oui, c'est ça.
00:28:41Oui, j'ai l'entendu.
00:28:42Il y a deux lignes de bus qui ont été déviées.
00:28:45Deux proches en proches.
00:28:45C'est un peu le manteau de la France qui se défait.
00:28:48C'est ça qui est sous nos yeux.
00:28:49Oui, mais on arrive à quoi ?
00:28:50Le résultat, c'est quoi ?
00:28:51Le résultat, c'est ce que ce monsieur est en train de faire.
00:28:53C'est-à-dire qu'à un moment donné, on ne pourra pas se dire
00:28:55la cocotte minute, elle a commencé à monter, à monter, à monter.
00:28:58Personne n'a voulu ni voir, ni entendre, ni parler.
00:29:02Et aujourd'hui, on va y arriver à des drames
00:29:04où des gens vont se faire justice.
00:29:06Mais évidemment, ce n'est absolument pas souhaitable.
00:29:08On ne peut absolument pas souhaiter ce genre de choses.
00:29:11Il ne faut surtout pas aller là-dedans.
00:29:13Mais il y a une exaspération des gens où les gens se disent
00:29:15on ne peut plus compter sur la police.
00:29:17Enfin, pas sur la police, mais plutôt sur la justice.
00:29:19Donc, on s'organise entre citoyens.
00:29:21Mais c'est vrai que je disais tout à l'heure,
00:29:23vous disiez, Johan, c'était le début finalement
00:29:25de la différence entre se faire justice soi-même
00:29:28et diffuser des images comme ça sur les réseaux sociaux.
00:29:31Bon, c'est vrai qu'on n'a pas l'impression
00:29:34que cette personne fait quelque chose de mal
00:29:36lorsqu'elle diffuse l'image, la photo.
00:29:39Elle fait quelque chose d'illégal.
00:29:40Elle fait quelque chose d'illégal.
00:29:41C'est illégal, c'est mal.
00:29:42Non, mais c'est mal dans ce sens-là.
00:29:43Évidemment, c'est illégal.
00:29:44Mais se faire justice soi-même,
00:29:47là, ça peut avoir des conséquences.
00:29:49J'entends bien.
00:29:50Il y a une différence entre aller le tabasser
00:29:53et diffuser les images sur les réseaux sociaux.
00:29:54Il apporte des images, donc c'est une aide à la décision.
00:29:56J'entends bien.
00:29:57Mais vous comprenez quand même
00:29:58que diffuser la photo de celui
00:30:01qu'on pense être son voleur,
00:30:02c'est la première étape au fait
00:30:04de se faire justice soi-même.
00:30:05On commence par là.
00:30:06Et si la justice ne réagit pas,
00:30:08si la justice, effectivement,
00:30:10ne s'organise pas différemment,
00:30:12s'il n'y a pas une réforme en profondeur
00:30:13pour que la justice soit plus efficace,
00:30:15pour que les auteurs soient davantage sanctionnés,
00:30:18plus lourguement,
00:30:18pour que la justice soit plus rapide,
00:30:20pour que les victimes soient davantage prises
00:30:22en considération,
00:30:23eh bien, nous allons passer
00:30:25de cette première étape-là
00:30:26à une deuxième étape,
00:30:27puis à une troisième,
00:30:28pour qu'au final,
00:30:29si vraiment rien ne change
00:30:30et que la situation continue à s'aggraver,
00:30:32eh bien, on finisse vraiment
00:30:33par se faire justice soi-même.
00:30:35Donc, c'est mettre le doigt
00:30:36dans un engrenage,
00:30:37ça me semble être dangereux.
00:30:39Mais je comprends tout à fait
00:30:40la colère des commerçants.
00:30:41Moi, je ne partage pas du tout
00:30:42votre propos, monsieur.
00:30:42Je comprends la colère des commerçants,
00:30:44mais c'est pour ça qu'il faut
00:30:45que la justice réagisse extrêmement vite
00:30:47et qu'il y ait une réforme en profondeur
00:30:49pour que la justice soit plus rapide,
00:30:51moins laxiste
00:30:51et beaucoup plus sévère
00:30:52avec ceux qui sont condamnés.
00:30:53Jérôme Jean, vous,
00:30:54vous pensez que la loi sur ce sujet,
00:30:56elle peut être emmenée à changer ?
00:30:57Mais évidemment.
00:30:58Monsieur, deux choses
00:30:59que j'ai envie de vous dire.
00:31:00Tout d'abord,
00:31:00les commerçants ne font pas justice eux-mêmes
00:31:02puisqu'ils n'arrêtent pas
00:31:02les auteurs des vols.
00:31:04Ils ne les condamnent pas.
00:31:04Je dis que c'est la première étape.
00:31:05Entendez bien ce que je vous dis.
00:31:06C'est le premier pas
00:31:07avant l'image publique.
00:31:09En faisant ça,
00:31:11ils aident la police
00:31:12et la gendarmerie
00:31:13qui, tous les jours,
00:31:13nous disent merci.
00:31:15On arrive à démonter
00:31:16les réseaux.
00:31:16Jérôme Jean,
00:31:17mais ils pourraient aussi
00:31:17récupérer les images
00:31:18de vidéosurveillance
00:31:19et les communiquer à la police
00:31:21sans les diffuser
00:31:22sur les réseaux sociaux.
00:31:23Je veux dire,
00:31:23la diffusion sur les réseaux sociaux,
00:31:24en quoi la diffusion
00:31:25sur les réseaux sociaux
00:31:26aide la police ?
00:31:28En quoi ?
00:31:28Tout simplement parce que
00:31:29vous prenez l'exemple
00:31:30de l'auteur des faits du Gers.
00:31:32On a pu, grâce à ça,
00:31:33entrecouper d'autres affaires
00:31:34dans lesquelles il avait été vu.
00:31:36À partir du moment
00:31:36où vous mettez le visage,
00:31:38nous, on a démantelé
00:31:38la semaine dernière
00:31:39un réseau de vente,
00:31:40de vol, pardon,
00:31:41de téléphones portables.
00:31:43Il y a une quinzaine
00:31:44de commerçants
00:31:44qui ont témoigné
00:31:45sur les réseaux sociaux
00:31:46rois-le-vol en disant
00:31:47« Ah mais c'est lui !
00:31:48Mais il est venu dans ma boutique !
00:31:49C'est lui qui m'a volé
00:31:50mon téléphone ! »
00:31:51Pour les gendarmes
00:31:51et la police,
00:31:52c'est de leur embarque
00:31:53parce que grâce à ça,
00:31:54ils arrivent à résoudre
00:31:55des enquêtes.
00:31:56Ça veut dire que ça devrait
00:31:58être leur travail à eux.
00:31:59C'est-à-dire qu'il faudrait
00:31:59que les gendarmes
00:32:00et la police soient autorisés
00:32:01à diffuser les...
00:32:02Vous savez que ça ne fait pas
00:32:02le travail des commerçants
00:32:03de faire ça, pardon.
00:32:04Non, mais en fait,
00:32:05la police et la gendarmerie,
00:32:06bien souvent,
00:32:07elle a envie de bien faire.
00:32:08Elle manque de moyens.
00:32:09Elle est sur les accidents
00:32:10de la route,
00:32:10elle est sur les violences conjugales
00:32:11et c'est aussi
00:32:12qu'elle respecte la loi,
00:32:13la police.
00:32:14Et elle manque de moyens.
00:32:15Comment voulez-vous
00:32:16pour une boudoune ?
00:32:16On revient uniquement
00:32:17au manque de moyens.
00:32:18Bien sûr,
00:32:18c'est le manque de moyens
00:32:19qui conduit ces commerçants
00:32:20désespérés
00:32:21à faire quelque chose
00:32:22d'illégal.
00:32:23Ce que je voudrais préciser,
00:32:24c'est qu'aujourd'hui,
00:32:2530% des commerçants,
00:32:26on peut en parler des heures ici,
00:32:2830% des commerçants
00:32:28C'est pas uniquement
00:32:29un manque de moyens.
00:32:30Si la police avait plus de moyens,
00:32:31elle ne mettrait pas non plus
00:32:32les images sur les réseaux sociaux.
00:32:35Mais il y a davantage
00:32:36de moyens d'enquête
00:32:37et ça ne serait pas
00:32:37aux commerçants
00:32:38de faire ça à leur place.
00:32:39Donc évidemment
00:32:40l'impact de diffuser les images,
00:32:4330%,
00:32:43retenez bien ce chiffre,
00:32:44c'est important,
00:32:4530% des commerçants
00:32:46le font déjà.
00:32:47Là, on parle de ce commerçant,
00:32:49ce restaurateur,
00:32:49Yannick Stalu,
00:32:50qui est très sympa,
00:32:51qui sert trop au milieu
00:32:52d'une tempête médiatique
00:32:53qui nous permet de parler
00:32:54de ce qu'est un fléau en France.
00:32:56Et en fait,
00:32:56c'est un appel au secours
00:32:57que vous faites.
00:32:57Oui, absolument.
00:32:58C'est un appel au secours
00:32:59et on ne peut pas l'ignorer.
00:33:00Alors, que risque-t-il concrètement ?
00:33:02Effectivement,
00:33:02on a parlé d'un an de prison,
00:33:0445 000 euros d'amende.
00:33:05On va voir les précisions
00:33:07justement de notre journaliste
00:33:08poli-justice Tanguy Hamon.
00:33:12Pour avoir diffusé la photo
00:33:14de son cambrioleur présumé,
00:33:16ce restaurateur
00:33:16encoure jusqu'à un an de prison
00:33:18et 45 000 euros d'amende.
00:33:19Le Code pénal estime en effet
00:33:21qu'un tel acte porte atteinte
00:33:22à la vie privée de l'individu.
00:33:24Il faudrait toutefois pour cela
00:33:26que le cambrioleur présumé
00:33:27porte plainte contre le restaurateur.
00:33:29Et dans les faits,
00:33:30lorsqu'il y a sanctions,
00:33:32il s'agit surtout de sanctions financières
00:33:34avec des dommages et intérêts.
00:33:35Attention toutefois,
00:33:36il ne s'agit pas du seul risque
00:33:38encouru par ce restaurateur
00:33:39car pour garder sa licence 4
00:33:41de débit de boisson,
00:33:43son casier judiciaire
00:33:44ne doit pas afficher
00:33:45certaines condamnations.
00:33:47Si tel était le cas,
00:33:48il ne pourrait tout simplement
00:33:49plus gérer sa brasserie.
00:33:52Voilà,
00:33:52donc ce que dit la loi
00:33:53et ce qu'on comprend finalement,
00:33:55c'est que c'est un peu
00:33:55la double peine finalement
00:33:56pour ce restaurateur
00:33:58parce qu'évidemment,
00:34:00il craint des représailles
00:34:01aujourd'hui
00:34:01de la part de ce cambrioleur
00:34:03qui a été relâché.
00:34:04et il craint à la fois
00:34:05des représailles
00:34:06et il craint également
00:34:07le retour de bâton de la justice
00:34:09si une plainte est déposée
00:34:10et qu'il se retrouve
00:34:11à être condamné.
00:34:12Alors,
00:34:12il peut se retrouver,
00:34:13c'est ce qu'on disait,
00:34:13à être condamné.
00:34:14On parlait d'un an de prison
00:34:15de 45 000 euros d'amende
00:34:16mais même si la justice
00:34:17est un peu plus clémente
00:34:18et qu'il se retrouve
00:34:19avec un casier judiciaire,
00:34:21il y a la question évidemment
00:34:22de son activité
00:34:23en tant que débit de boisson.
00:34:25si demain il a un casier judiciaire,
00:34:28demain il ne peut plus exercer
00:34:29son métier de restaurateur.
00:34:31Donc finalement,
00:34:32il a pris un très gros risque
00:34:33ce restaurateur
00:34:35et on imagine
00:34:36que s'il l'a pris,
00:34:37c'est qu'il est aujourd'hui
00:34:38dans une situation désespérée.
00:34:40Oui,
00:34:40moi je suis très contente
00:34:40qu'une chaîne comme CNews
00:34:41parle de ces sujets-là
00:34:43parce qu'au fond,
00:34:44on n'en entend pas tellement.
00:34:45Si,
00:34:46les gens parlent
00:34:46lorsqu'ils se rencontrent
00:34:47entre eux
00:34:48mais l'exposer publiquement
00:34:50de cette façon-là
00:34:50en y ajoutant les risques
00:34:52que cela comporte
00:34:53de tous côtés
00:34:54et également
00:34:55de la protection
00:34:55de notre système juridique.
00:34:57On n'est pas si bête
00:34:58de dire
00:34:59qu'il faut tout envoyer
00:35:01promener
00:35:01parce que
00:35:03les gens ne sont pas
00:35:04défendus correctement
00:35:05mais de l'exposer,
00:35:06oui,
00:35:07ça aide à la parole.
00:35:08Et il faut bien comprendre
00:35:09que les commerçants
00:35:10qui font ça,
00:35:12ça ne leur fait pas plaisir,
00:35:13ça ne les amuse pas.
00:35:14Mais sincèrement,
00:35:16venez nous voir,
00:35:16suivez-nous un peu plus souvent,
00:35:17vous allez voir
00:35:18le nombre d'enquêtes
00:35:19qu'on a réussi à résoudre,
00:35:20le nombre de fois
00:35:20où la police
00:35:21et la gendarmerie
00:35:21nous disent
00:35:22merci,
00:35:23merci les commerçants.
00:35:23On a tous des cas comme ça.
00:35:25Il faut le dire.
00:35:26Il faut le dire
00:35:27mais en même temps,
00:35:28encore une fois,
00:35:29je suis d'accord avec vous
00:35:31Jérôme Jean,
00:35:31mais encore une fois,
00:35:32la loi dit quelque chose
00:35:33et la loi doit être respectée.
00:35:35Donc on peut effectivement dire
00:35:36que ça a pu servir
00:35:37à certaines enquêtes
00:35:38mais il faut aussi dire
00:35:39que ce n'est pas quelque chose
00:35:40qu'on doit encourager.
00:35:41Vous avez raison
00:35:41mais vous n'empêcherez pas
00:35:42les commerçants
00:35:42de le faire dès ce soir
00:35:43ou demain matin.
00:35:44C'est déjà le cas,
00:35:45ça existe déjà,
00:35:46c'est pour ça qu'il y a
00:35:47un collectif de députés.
00:35:48Mais je ne suis pas en train
00:35:48de dire qu'il y a des commerçants
00:35:51qui évidemment le font
00:35:53parce qu'ils sont désespérés
00:35:53aujourd'hui.
00:35:54C'est un fait
00:35:55et on peut le constater
00:35:56mais on doit en revanche
00:35:58dire aujourd'hui
00:35:59à la télévision
00:35:59que ce n'est pas quelque chose
00:36:00qu'on doit faire
00:36:00et qu'il faut encourager.
00:36:01Oui et cette proposition de loi
00:36:03qui porte le numéro 496
00:36:05qui a été jugée recevable
00:36:06à l'Assemblée nationale,
00:36:07c'est un collectif de députés
00:36:09qui souhaitent rendre légale
00:36:11cette diffusion
00:36:11des visages des voleurs.
00:36:12Il faut qu'on en parle.
00:36:13Alors justement,
00:36:14que vous disent ces députés ?
00:36:16Qui sont-ils d'abord ?
00:36:19De quels bords sont-ils aujourd'hui ?
00:36:22Et qui sont ces députés
00:36:23évidemment qui seraient prêts
00:36:24à porter ce projet de loi ?
00:36:25Le premier qui a porté
00:36:26cette proposition de loi,
00:36:27c'est Romain Daubier,
00:36:28député de L'Ain,
00:36:30Modem.
00:36:31D'accord.
00:36:31Je précise son étiquette politique
00:36:33comme si nous n'avons pas
00:36:34au sein du collectif de vol.
00:36:36Et puis,
00:36:37il est juriste
00:36:38dans la vie civile.
00:36:39C'est le premier
00:36:39qui a pris contact avec nous
00:36:41en nous disant
00:36:41mais je ne pensais pas
00:36:42qu'on en était arrivés là
00:36:43en France.
00:36:44Et donc,
00:36:44il nous a dit
00:36:45je vais déposer
00:36:46une proposition de loi
00:36:47pour qu'on puisse demain
00:36:48définir un cadre légal.
00:36:49En gros,
00:36:50beaucoup de commerçants,
00:36:51je vous l'ai dit,
00:36:5130% le font déjà.
00:36:53On ne peut pas continuer
00:36:54dans ce fonctionnement
00:36:56anarchiste,
00:36:56entre guillemets.
00:36:57La France,
00:36:58c'est le pays des cadres.
00:36:58C'est le moment
00:36:59de définir un cadre.
00:37:00Et là où vous avez raison,
00:37:01c'est que
00:37:02si demain,
00:37:02un commerçant diffuse à tort
00:37:04l'image de quelqu'un
00:37:05qui n'a pas volé,
00:37:06monsieur,
00:37:07il sera condamné
00:37:07comme vous le seriez
00:37:09si vous faites quelque chose
00:37:09que vous n'avez pas le droit de faire.
00:37:10Donc nous réclamons aujourd'hui
00:37:13fermement
00:37:14la mise en place
00:37:14d'un cadre légal.
00:37:15Il faut rendre légale
00:37:17la diffusion du visage des voleurs.
00:37:18Il faut le faire
00:37:19et vite.
00:37:20Je pense qu'il y a une réponse
00:37:24aussi pénale
00:37:24qu'on attend.
00:37:26Ce monsieur,
00:37:27tous les vols
00:37:28dont vous avez été victime
00:37:30n'auraient pas eu lieu
00:37:31si ce monsieur
00:37:32était en prison.
00:37:33Qu'est-ce qu'il fait dehors ?
00:37:35Multi,
00:37:35multi,
00:37:36multi,
00:37:36multi recidivistes.
00:37:38On a enlevé
00:37:39les peines planchers.
00:37:40Donc il ne faut pas s'étonner
00:37:42qu'on retrouve
00:37:42ces genres de personnes dehors
00:37:43vaguant à ces occupations
00:37:45en pleine cité
00:37:47reconnues
00:37:47au su
00:37:47et au vu de tous.
00:37:49Ça revient à ce qu'on
00:37:51disait malheureusement
00:37:52dans d'autres affaires.
00:37:53Effectivement,
00:37:54ça revient à ce constat
00:37:55de ce manque de confiance
00:37:56aujourd'hui
00:37:57de nombreux Français
00:37:58vis-à-vis de la justice.
00:38:00Yohann ?
00:38:00Mais qu'il y ait un débat
00:38:01à l'Assemblée nationale
00:38:02sur cette proposition de loi,
00:38:05pourquoi pas ?
00:38:06J'entends la détresse
00:38:07des commerçants.
00:38:08Il y a beaucoup
00:38:08de commerçants
00:38:09en souffrance
00:38:09dans ce pays
00:38:10parce que déjà
00:38:11travailler en ce moment
00:38:12dans le contexte économique
00:38:13c'est difficile.
00:38:14Alors en plus
00:38:14quand vous subissez
00:38:15des vols quasi quotidiennement
00:38:17ça l'est encore plus.
00:38:18Donc il y a une vraie détresse
00:38:19qu'il faut entendre.
00:38:19Un débat à l'Assemblée nationale
00:38:21s'il y a une proposition de loi
00:38:22il aura peut-être lieu
00:38:24mais j'imagine mal
00:38:26le gouvernement
00:38:28approuver cette proposition de loi
00:38:30et je ne vois pas
00:38:31qu'il y ait une majorité
00:38:32pour voter cela
00:38:33à l'Assemblée nationale.
00:38:34Je peux me tromper.
00:38:35Maintenant
00:38:36cette majorité là ?
00:38:37Maintenant naturellement
00:38:37les majorités
00:38:38elles vont changer
00:38:39et elles changeront en 2027
00:38:40mais là
00:38:41dans la constitution actuelle
00:38:43du Parlement
00:38:43si le gouvernement
00:38:44n'approuve pas
00:38:45ce texte là
00:38:46je ne vois pas
00:38:46où on trouve la majorité.
00:38:47Et quand bien même
00:38:48s'il est accepté
00:38:49qui vous dit
00:38:49que les juges
00:38:49l'appliqueront ?
00:38:51Alors
00:38:51dans tous les cas
00:38:52si demain
00:38:53on nous dit
00:38:54que c'est autorisé
00:38:55ils ne vont pas
00:38:56je veux dire
00:38:58un commerçant
00:38:59qui diffusera
00:38:59les images
00:39:00de son cambrioleur
00:39:03si demain
00:39:03cette loi
00:39:04venait à être adoptée
00:39:05ne serait plus considéré
00:39:07comme hors-la-loi.
00:39:07Oui
00:39:07totalement.
00:39:08Donc là
00:39:09de ce côté là
00:39:10le problème serait réglé.
00:39:11Juste un mot Jérôme Jean
00:39:12je crois qu'il y a
00:39:13beaucoup de commerçants
00:39:13aujourd'hui
00:39:14qui utilisent
00:39:14un autocollant
00:39:15sur leur devanture
00:39:17c'est ça
00:39:17de commerce
00:39:18de restaurant
00:39:18de boutique
00:39:20qui est un autocollant
00:39:22de votre collectif
00:39:22qui indique
00:39:23justement
00:39:24que les personnes
00:39:25sont filmées
00:39:26et que
00:39:27s'il y a un vol
00:39:29les images
00:39:30seront diffusées
00:39:30c'est ça
00:39:31qui est indiqué
00:39:31sur cet autocollant ?
00:39:32Oui
00:39:32parce qu'en France
00:39:33on met énormément
00:39:33d'énergie
00:39:34à menacer les commerçants
00:39:35et trop peu
00:39:36à menacer les voleurs
00:39:38parce que c'est bien sur eux
00:39:39qu'il faut qu'on se dirige
00:39:40et pas sur les commerçants
00:39:41donc nous
00:39:42on a trouvé un moyen
00:39:44qui d'ailleurs
00:39:44quand on a édité
00:39:45cet autocollant
00:39:46avait été validé
00:39:47par le porte-parole
00:39:48du gouvernement de l'époque
00:39:49qui était Olivier Véran
00:39:50sur cet autocollant
00:39:51il est bien notifié
00:39:52que quand vous entrez
00:39:53dans ce magasin
00:39:53si vous volez
00:39:54vous prenez le risque
00:39:56d'être diffusé
00:39:57ça veut dire qu'en l'occurrence
00:39:58là il n'y a plus de droit
00:39:59à l'image
00:39:59vous savez pertinemment
00:40:01qu'en entrant dans ce magasin
00:40:02vous allez être filmé
00:40:03et que si vous volez
00:40:04vous serez diffusé
00:40:05donc on va faire
00:40:06avec les avocats
00:40:07qui font partie
00:40:07de ce collectif
00:40:08et ils sont nombreux
00:40:09à défendre les commerçants
00:40:10à les soutenir tous les jours
00:40:11faire sauter
00:40:12et on espère vraiment
00:40:13se défendre devant le tribunal
00:40:14pour faire en sorte
00:40:15que demain
00:40:15avec cet autocollant
00:40:16ras-le-vol
00:40:17on puisse diffuser
00:40:18le visage des voleurs
00:40:19et cet autocollant
00:40:20en revanche
00:40:21n'est pas considéré
00:40:22justement
00:40:22comme
00:40:25une sorte de
00:40:26une incitation
00:40:27à l'infraction
00:40:28de ces commerçants
00:40:30non
00:40:31en tous les cas
00:40:32je peux vous dire
00:40:32que les échos
00:40:33qu'on a du terrain
00:40:33c'est qu'il y a des voleurs
00:40:34qui font demi-tour
00:40:36parce que
00:40:36je pense que ça ne vous ferait
00:40:37pas plaisir
00:40:38d'être affiché demain
00:40:39sur les réseaux sociaux
00:40:40pour tel ou tel fait
00:40:41et en l'occurrence
00:40:42on a des commerçants
00:40:43qui nous disent
00:40:44on a vu des voleurs
00:40:45faire demi-tour
00:40:45parce qu'ils ont reconnu
00:40:46le petit sens interdit
00:40:47qu'on a fabriqué
00:40:48qui dit à tous les clients
00:40:49qui ont envie d'acheter
00:40:50qu'ils peuvent rentrer
00:40:50et qui dit à tous les voleurs
00:40:52restez chez vous
00:40:52Vous vous rendez compte
00:40:53l'énergie folle
00:40:54que vous dépensez
00:40:55on n'a pas le choix
00:40:55c'est terrible
00:40:57c'est affligeant
00:40:57ils sont obligés
00:40:58déjà un
00:41:00de créer une association
00:41:01de deux
00:41:01de chercher des juristes
00:41:02des avocats
00:41:03de créer ce que vous êtes
00:41:04en train de dire
00:41:04l'autocollant
00:41:05de participer
00:41:06et d'activement
00:41:07les recherches
00:41:09d'être en communication
00:41:11perpétuelle
00:41:11avec la police
00:41:12mais je vous tire mon chapeau
00:41:13je ne sais même pas
00:41:14comment vous faites
00:41:14pour continuer
00:41:16votre activité
00:41:17Merci beaucoup Jérôme
00:41:18Merci d'avoir été avec nous
00:41:19représentant du collectif
00:41:21RALVOL
00:41:21Juste avant la pause
00:41:23on va revenir
00:41:23sur cette information
00:41:25ce meurtre
00:41:26d'une extrême sauvagerie
00:41:27au Gros du Roi
00:41:27on vous en parlait
00:41:28hier dans le Gard
00:41:29ça s'est déroulé
00:41:31la semaine dernière
00:41:32en fin de semaine dernière
00:41:33une femme de 86 ans
00:41:34a été tuée
00:41:35à proximité
00:41:36d'un camping
00:41:38un suspect
00:41:39a été interpellé
00:41:40il a été placé
00:41:40en garde à vue
00:41:41donc après
00:41:42ce meurtre
00:41:43absolument barbare
00:41:44un meurtre
00:41:44que
00:41:45l'on avait dit
00:41:47qui aurait été commis
00:41:48à l'aide
00:41:49d'une perceuse
00:41:50ou d'une visseuse électrique
00:41:51cette femme
00:41:53de 86 ans
00:41:54égorgée
00:41:54retrouvée
00:41:55donc le 11 juin
00:41:56près de ce camping
00:41:57du Gros du Roi
00:41:57le suspect
00:41:59a été identifié
00:42:00en garde à vue
00:42:00il serait passé
00:42:01aux aveux
00:42:02on va revenir
00:42:03sur les
00:42:04toutes dernières informations
00:42:06et notamment
00:42:06sur l'autopsie
00:42:08de cette personne
00:42:09de cet octogénaire
00:42:10avec notre journaliste
00:42:11police-justice
00:42:12Tanguyamont
00:42:14la thèse criminelle
00:42:16concernant la mort
00:42:16de cet octogénaire
00:42:17semble bel et bien
00:42:18être confirmée
00:42:19par les premiers éléments
00:42:20de l'autopsie
00:42:21et ces éléments
00:42:22laissent imaginer
00:42:23un scénario glaçant
00:42:24en effet
00:42:25selon les informations
00:42:26rapportées par plusieurs médias
00:42:28l'acte aurait été commis
00:42:29avec une grande sauvagerie
00:42:31et l'arme du crime
00:42:32pourrait être
00:42:33une perceuse
00:42:34en effet
00:42:34les lésions
00:42:35retrouvées sur la victime
00:42:37présentent des trous
00:42:38compatibles
00:42:39donc avec un outil
00:42:40de ce genre
00:42:41qui aurait été utilisé
00:42:42comme une arme
00:42:43une information
00:42:44qui vient appuyer
00:42:45plusieurs témoignages
00:42:46de personnes
00:42:47qui disent avoir vu
00:42:48sur la scène de crime
00:42:49un homme au comportement
00:42:50suspect
00:42:51et muni
00:42:52d'un outil
00:42:52de ce genre
00:42:53les premiers éléments
00:42:55orientent donc l'enquête
00:42:56vers une thèse criminelle
00:42:57on a encore très peu
00:42:58d'informations
00:42:59concernant le profil
00:43:00donc de ce suspect
00:43:01qui a été placé
00:43:03en garde à vue
00:43:03qui serait donc
00:43:05passé aux aveux
00:43:07toujours est-il
00:43:07qu'on est
00:43:09il aurait évidemment
00:43:10confirmé
00:43:11le mode opératoire
00:43:12qui a aussi été confirmé
00:43:13par l'autopsie
00:43:15on est dans un
00:43:17on est dans le summum
00:43:18de la barbarie
00:43:19Johan Nuzay
00:43:20lorsqu'on voit
00:43:20évidemment
00:43:21comment cette personne
00:43:22cette vieille dame
00:43:22a été
00:43:25pardonnez-moi
00:43:26du mot
00:43:27mais elle a été
00:43:28sauvagement
00:43:29elle a été massacrée
00:43:31voilà
00:43:31d'abord moi je pense
00:43:34évidemment
00:43:34à la famille
00:43:35de la victime
00:43:36et aux habitants
00:43:37du Gros du Roi
00:43:37qui depuis cette affaire
00:43:39étaient absolument
00:43:39terrorisés
00:43:40et ils le sont toujours
00:43:41qui sont terrorisés
00:43:43mais qui au moins
00:43:43sont soulagés
00:43:44de savoir que
00:43:45le meurtrier potentiel
00:43:46a été arrêté
00:43:47ils vont pouvoir
00:43:47entre guillemets
00:43:48reprendre une vie
00:43:49à peu près normale
00:43:50sans avoir peur
00:43:51de tomber sur lui
00:43:52notamment la saison touristique
00:43:53qui va commencer
00:43:54donc je pense
00:43:54que c'est quand même
00:43:55un grand soulagement
00:43:56de savoir que le suspect
00:43:57a été interpellé
00:43:58maintenant c'est
00:44:00effectivement
00:44:00un meurtre
00:44:01qui est d'une barbarie
00:44:02absolue
00:44:03et il me tarde
00:44:04d'avoir l'identité
00:44:05du suspect
00:44:06pour qu'on puisse
00:44:07éventuellement
00:44:07je dis bien éventuellement
00:44:08en tirer plus de conclusions
00:44:10savoir
00:44:11s'il est récidiviste
00:44:12s'il est connu
00:44:13des services de police
00:44:14s'il est en situation
00:44:15légale
00:44:16sur le territoire français
00:44:17il y a beaucoup de questions
00:44:18qui peuvent se poser
00:44:18le profil psychiatrique aussi
00:44:20naturellement
00:44:21donc quand on connaîtra
00:44:21le profil de l'individu
00:44:23on pourra peut-être
00:44:24en tirer davantage
00:44:25de conclusions
00:44:25et de conséquences
00:44:26Camille Brer
00:44:27je suis horrifiée
00:44:29une femme
00:44:30de cet âge-là
00:44:31qui a été assassinée
00:44:32à coup de perceuse
00:44:33je crois qu'on dépasse
00:44:36l'entendement
00:44:37ça dépasse l'horreur
00:44:38on entendait
00:44:39les habitants
00:44:39évidemment
00:44:40de cette commune
00:44:41on entendait
00:44:42hier
00:44:43les personnes
00:44:44qui vivent
00:44:45dans ce camping
00:44:46également
00:44:46qui étaient
00:44:47évidemment terrorisées
00:44:48elles disaient
00:44:49qu'elles ne sortent plus
00:44:50sans leur mari
00:44:51ou sans leur chien
00:44:52ou sans être accompagnées
00:44:53tout le monde
00:44:54était complètement terrorisé
00:44:55dans la ville
00:44:56c'est une région
00:44:58en plus
00:44:58que je connais parfaitement
00:44:59qui est plutôt
00:45:00très tranquille
00:45:00je suis assez surprise
00:45:01d'entendre
00:45:02de tels actes
00:45:04écoutez
00:45:05c'est très beau en plus
00:45:06c'est de cette nature superbe
00:45:06et je suis en tout cas
00:45:07très rassurée
00:45:08de me dire que
00:45:09les services de police
00:45:10ont interpellé
00:45:11et mis en garde à vue
00:45:12ce suspect
00:45:13et nous allons avoir
00:45:14je pense demain
00:45:15l'identité
00:45:16de cette personne
00:45:17et les détails
00:45:19mais on va s'interroger
00:45:20évidemment sur le profil
00:45:21effectivement également
00:45:22sur ce que disait Yoann
00:45:23est-il récidiviste
00:45:26aujourd'hui
00:45:27le constat
00:45:28il est
00:45:28qu'on a finalement
00:45:30un état
00:45:31qui ne sait plus
00:45:32protéger les enfants
00:45:33qui n'entend plus
00:45:34la parole des enfants
00:45:35un état qui ne sait plus
00:45:36protéger les personnes âgées
00:45:38les personnes
00:45:38finalement
00:45:40qui sont dans
00:45:42tout
00:45:43quel est le point commun
00:45:44entre un enfant
00:45:45et une personne
00:45:45quel est le point commun
00:45:46entre un enfant
00:45:47et une personne âgée
00:45:48un être
00:45:48c'est vulnérable
00:45:49la vulnérabilité
00:45:50un être humain
00:45:51de toute façon
00:45:51au départ
00:45:52c'est la vulnérabilité
00:45:53la grande fragilité
00:45:54la grande fragilité
00:45:55la possibilité
00:45:56de se défendre soi-même
00:45:57donc ça veut dire
00:45:57que les personnes vulnérables
00:45:58aujourd'hui en France
00:45:59ne sont pas en sécurité
00:46:00c'est une question
00:46:01ça insigne de la peur
00:46:01qu'on le veuille ou non
00:46:02ça donne l'idée
00:46:03d'un danger
00:46:05qui est imminent
00:46:06tous azimuts
00:46:07et on ne sait plus
00:46:07comment se protéger
00:46:08c'est l'état
00:46:09qui nous protège
00:46:09l'état a été créé
00:46:11pour affirmer
00:46:12sa force au départ
00:46:13mais sa force
00:46:14elle sert à protéger
00:46:15les plus faibles
00:46:16en là on sent bien
00:46:17que quelque chose
00:46:18est en train de se déliquer
00:46:18il y a quelque chose
00:46:19qui ne fonctionne plus
00:46:19et ce n'est pas
00:46:20dramatiser les choses
00:46:21mais c'est
00:46:22oui quand on voit
00:46:23la nature
00:46:24autour du gros du roi
00:46:24il existe beaucoup
00:46:26d'espaces naturels
00:46:26très bon en France
00:46:27quand on vit
00:46:28dans un espace naturel
00:46:29aussi beau
00:46:29moi je pense par exemple
00:46:30à la région des Landes
00:46:31que je connais bien
00:46:32par transposition
00:46:33on se dit
00:46:33oh là là
00:46:34mais c'est comme ça là-bas
00:46:34ça va venir aussi ici
00:46:36et c'est cette idée
00:46:37de la peur
00:46:37qui s'instille
00:46:38le danger pour les personnes âgées
00:46:39je le disais aussi
00:46:40pour les enfants
00:46:41avec l'information de la journée
00:46:42l'animateur de 47 ans
00:46:44poursuivi pour agression sexuelle
00:46:45dans une école parisienne
00:46:46dans le scandale
00:46:48du périscolaire
00:46:48qui a été relaxé aujourd'hui
00:46:50par le tribunal correctionnel
00:46:51de Paris
00:46:52qui estime que l'infraction
00:46:53n'est pas suffisamment caractérisée
00:46:54on va y revenir dans un instant
00:46:55merci beaucoup
00:46:56à Yoann Usai
00:46:57à demain
00:46:58merci à Jérôme Jean
00:47:00et dans un instant
00:47:00on sera avec Anne
00:47:02du collectif SOS Périscolaire
00:47:04pour en parler avec nous
00:47:05restez avec nous
00:47:05pour la suite
00:47:06du Meilleur de l'Info
00:47:11De retour pour la suite
00:47:12du Meilleur de l'Info
00:47:12sur CNews
00:47:13merci de nous rejoindre
00:47:14il est quasiment 23h
00:47:16c'est l'information de la journée
00:47:17c'est même l'indignation
00:47:18de la journée
00:47:19l'animateur de 47 ans
00:47:21poursuivi pour agression sexuelle
00:47:22dans une école parisienne
00:47:23sur 9 fillettes
00:47:25a été relaxé
00:47:26par le tribunal correctionnel
00:47:28de Paris
00:47:28qui estime que l'infraction
00:47:29n'est pas suffisamment caractérisée
00:47:32on est avec Anne
00:47:33bonsoir du collectif
00:47:35SOS Périscolaire
00:47:36merci d'être avec nous
00:47:37ce soir sur CNews
00:47:38je disais tout à l'heure
00:47:38que votre collectif se bat
00:47:40depuis des mois
00:47:41autour de ce scandale
00:47:43depuis des années
00:47:43mais je dis depuis des mois
00:47:44depuis la révélation
00:47:45évidemment de ce scandale
00:47:47autour du périscolaire
00:47:48vous vous battez
00:47:49auprès évidemment
00:47:49des institutions
00:47:52auprès des médias
00:47:53également
00:47:53sur les plateaux de télévision
00:47:54j'imagine qu'il y a
00:47:56beaucoup de colère
00:47:57ce soir
00:47:58en fait c'est plus
00:47:59une sorte de sidération
00:48:01c'est à dire
00:48:01qu'à chaque fois
00:48:02qu'on a un espoir
00:48:03que les choses
00:48:03soient faites correctement
00:48:04cet espoir
00:48:05est systématiquement déçu
00:48:07là évidemment
00:48:08les conséquences
00:48:09peuvent être désastreuses
00:48:10puisqu'on a quand même
00:48:10affaire à quelqu'un
00:48:11dont les faits et gestes
00:48:12ont été confirmés
00:48:14en fait par le tribunal
00:48:15c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:48:15eu de débat en fait
00:48:17sur les gestes
00:48:18les mots
00:48:18tout ça
00:48:19ça a été acté
00:48:21juste considéré
00:48:22comme inapproprié
00:48:24donc la question
00:48:24c'est pourquoi
00:48:25quand quelqu'un
00:48:25fait des choses
00:48:26qui sont reconnues
00:48:27comme inappropriées
00:48:27cette personne
00:48:28n'est pas condamnée
00:48:29et la grande question
00:48:30évidemment
00:48:31c'est de savoir
00:48:32si cette personne
00:48:33va aller retravailler
00:48:34auprès d'enfants
00:48:34et là
00:48:35techniquement
00:48:35il en a tout à fait
00:48:37la possibilité
00:48:38il a été licencié
00:48:40par la ville de Paris
00:48:41donc on espère
00:48:42qu'il fera maintenant
00:48:43qu'il portera
00:48:44dans son dossier
00:48:46ou quelque part
00:48:46en fait
00:48:46une sorte d'interdiction
00:48:48dans les fameux listings
00:48:49qu'on nous promet
00:48:50de croiser
00:48:51pour augmenter la sécurité
00:48:52mais enfin globalement
00:48:53parce que là
00:48:53dans les faits
00:48:54il peut candidater
00:48:54et se présenter
00:48:55dans un autre établissement
00:48:58il s'agit du premier jugement
00:48:59depuis le début
00:48:59de ce scandale
00:49:00dans le milieu
00:49:00du périscolaire
00:49:01on va bien sûr
00:49:01y revenir
00:49:02dans un instant
00:49:03après le rappel
00:49:03des principaux titres
00:49:05de l'actualité
00:49:06de ce mardi soir
00:49:07rebonsoir
00:49:08Margot Siffer
00:49:12bonsoir Michael
00:49:13bonsoir à tous
00:49:14un suspect
00:49:15en garde à vue
00:49:15après le meurtre
00:49:16la semaine dernière
00:49:17d'une femme
00:49:18de 86 ans
00:49:19l'effet s'était déroulé
00:49:20près d'un camping
00:49:21du Gros du Roi
00:49:22où l'agresseur
00:49:23avait pris la fuite
00:49:23importante lésion
00:49:25avait été découverte
00:49:26sur le corps
00:49:27de la victime
00:49:27premier procès
00:49:29ce mardi
00:49:29depuis le début
00:49:30du scandale
00:49:31des violences
00:49:31dans le périscolaire
00:49:32parisien
00:49:33un animateur
00:49:34poursuivi
00:49:35pour agression sexuelle
00:49:36sur 9 mineurs
00:49:37relaxés
00:49:37par le tribunal
00:49:38correctionnel de Paris
00:49:39il estime
00:49:40que l'infraction
00:49:41n'est pas suffisamment
00:49:42caractérisée
00:49:44allongée
00:49:45la durée de rétention
00:49:46pour les étrangers
00:49:47en situation irrégulière
00:49:48et jugée dangereuse
00:49:49une proposition
00:49:49enterrinée
00:49:50par le Parlement
00:49:51une personne sous OQTF
00:49:53pourrait être détenue
00:49:54jusqu'à 210 jours
00:49:55contre 90
00:49:56aujourd'hui
00:49:57345 députés
00:49:58ont voté pour
00:49:59contre 177
00:50:01deuxième jour
00:50:02d'un sommet
00:50:03du G7
00:50:03où les dirigeants
00:50:04ont fait preuve
00:50:05d'unité
00:50:05tant pour faire monter
00:50:06la pression
00:50:07sur la Russie
00:50:07que pour revenir
00:50:08à l'équilibre
00:50:08au Moyen-Orient
00:50:09au coeur des discussions
00:50:10notamment
00:50:11la réouverture
00:50:12du détroit d'Hormuz
00:50:13et la fin
00:50:13de la guerre
00:50:13en Ukraine
00:50:14avec de nouvelles sanctions
00:50:15prévues
00:50:16contre le pétrole
00:50:17russien
00:50:17et puis
00:50:18l'armée iranienne
00:50:19menace
00:50:19d'une réponse
00:50:20sévère
00:50:21aux frappes israéliennes
00:50:22dans le sud du Liban
00:50:23elles auraient fait
00:50:234 morts ce mardi
00:50:25ça allait avoir
00:50:26riposté
00:50:26à des lancements
00:50:27de roquettes
00:50:28du Hezbollah
00:50:29vers une zone
00:50:29où des soldats israéliens
00:50:31étaient positionnés
00:50:34Et puis
00:50:35cette information
00:50:37qui vient de nous arriver
00:50:39ça y est
00:50:39je crois que le match
00:50:40est terminé
00:50:41victoire
00:50:41de l'équipe de France
00:50:43de football
00:50:43depuis New York
00:50:45dans ce premier match
00:50:46des Bleus
00:50:46dans cette Coupe du Monde
00:50:47face au Sénégal
00:50:493 buts à 1
00:50:50pour les hommes
00:50:51de Didier Deschamps
00:50:522 buts
00:50:53de Kylian Mbappé
00:50:54un but de Bradley Barcola
00:50:56face au Sénégal
00:50:58Kylian Mbappé
00:50:59qui devient
00:51:00grâce à ce match
00:51:01le meilleur buteur
00:51:02de l'histoire
00:51:03de l'équipe de France
00:51:04et qui bat donc
00:51:04le record d'Olivier Giroud
00:51:06bravo donc
00:51:07à l'équipe de France
00:51:08de football
00:51:09qui fait donc
00:51:09une très très belle
00:51:10entrée dans ce mondial
00:51:122026
00:51:13voilà
00:51:13je ne sais pas
00:51:14si vous êtes fan
00:51:15ou est-ce que vous suivez
00:51:16le foot
00:51:17Camille Brer
00:51:18un petit peu
00:51:18un petit peu
00:51:19Mémona Interman
00:51:20je suis très contente
00:51:20la France a gagné
00:51:21c'est une bonne nouvelle
00:51:23oui
00:51:23Anne est-ce que vous êtes
00:51:24foot pas trop
00:51:25j'ai pas trop le temps
00:51:26vous n'avez pas trop le temps
00:51:27j'imagine
00:51:27voilà en tous les cas
00:51:28pour ce qu'on pouvait dire
00:51:29sur ce premier match
00:51:30des bleus face au Sénégal
00:51:32depuis cette coupe du monde
00:51:33aux Etats-Unis
00:51:34on va revenir évidemment
00:51:36sur cette information
00:51:38à
00:51:40cet animateur
00:51:41de 47 ans
00:51:41poursuivi donc
00:51:42pour agression sexuelle
00:51:43dans cette école parisienne
00:51:45du 11ème arrondissement
00:51:46sur 9 fillettes
00:51:47il a été relaxé aujourd'hui
00:51:49par le tribunal
00:51:50correctionnel
00:51:51il s'agit du premier jugement
00:51:52depuis le début de ce scandale
00:51:53dans le milieu du périscolaire
00:51:54notre journaliste
00:51:55poli-justice
00:51:56Célia Barotte
00:51:57a suivi le procès
00:51:58pour CNews
00:52:01dans son jugement
00:52:02le tribunal correctionnel
00:52:03de Paris
00:52:03a relevé
00:52:04je cite
00:52:04un comportement
00:52:06inapproprié
00:52:06de la part du prévenu
00:52:07mais également constaté
00:52:08que les éléments
00:52:09fournis par l'enquête
00:52:10je cite
00:52:11n'ont pas permis
00:52:12de démontrer
00:52:12le caractère humiliant
00:52:14et dégradant
00:52:14des gestes reprochés
00:52:15les magistrats
00:52:16ont donc relaxé
00:52:17cet agent municipal
00:52:18de 47 ans
00:52:20car pour eux
00:52:21il aurait dû faire l'objet
00:52:22de rappels à l'ordre
00:52:23et d'une formation
00:52:24sans que ces agissements
00:52:26soient constitutifs
00:52:27d'une infraction pénale
00:52:29les magistrats ont même ajouté
00:52:30que le tableau clinique
00:52:32psychologique des enfants
00:52:33qui se sont prévalus
00:52:34d'une agression
00:52:35peut également
00:52:36je cite
00:52:36résulter de la médiatisation
00:52:38de l'affaire
00:52:39je vous propose
00:52:40d'écouter la réaction
00:52:41des parents concernés
00:52:42par cette affaire
00:52:43ils étaient très émus
00:52:44et choqués
00:52:45en sortie d'audience
00:52:45je suis indignée
00:52:47et en colère
00:52:49ce verdict traduit
00:52:50la lâcheté systémique
00:52:52d'institutions
00:52:52et de tribunaux
00:52:53d'une indulgence coupable
00:52:55en réduisant les enfants
00:52:56à de simples objets
00:52:57dont on pourrait disposer
00:52:59ou que l'on pourrait détruire
00:53:01le signal envoyé
00:53:02est d'une gravité absolue
00:53:03nous sommes à la fois
00:53:04stupéfaits
00:53:05et assez en colère
00:53:05c'est le résumé
00:53:06de ce que je pourrais dire
00:53:07de ce que tout le monde
00:53:08a ressenti
00:53:09après cette délibérée
00:53:11parce qu'aujourd'hui
00:53:11on est dans le flou
00:53:12on demande à nos enfants
00:53:13de parler
00:53:14de s'exprimer
00:53:16on vous croit
00:53:17n'existe pas en vrai
00:53:18puisque tant qu'il n'est pas
00:53:19arrivé au stade de la justice
00:53:20et qu'il n'est pas interprété
00:53:21ça n'a absolument aucun sens
00:53:22le parquet peut faire appel
00:53:24de cette décision
00:53:25en tout cas
00:53:25c'est ce qu'espèrent
00:53:26les partis civils
00:53:28le parquet peut faire appel
00:53:29on imagine que
00:53:30compte tenu des réquisitions
00:53:32il va le faire
00:53:32en tous les cas
00:53:32c'est souhaitable
00:53:33c'est vrai que
00:53:34dans cette boîte de Pandore
00:53:35c'est peut-être
00:53:36le petit espoir
00:53:37le petit papillon blanc
00:53:38mais comme je vous le disais
00:53:39c'est vrai que nos espoirs
00:53:40sont toujours déçus
00:53:42là pour moi
00:53:43la question qui se pose
00:53:44sur cette relax
00:53:46qui est assez incompréhensible
00:53:48c'est comment on peut dire
00:53:48à la fois
00:53:49qu'on reconnait les faits
00:53:50et qu'on relaxe
00:53:51le mis en cause
00:53:52ça ça reste quand même
00:53:52très troublant
00:53:53et puis on va
00:53:54c'est pas on reconnait les faits
00:53:56c'est effectivement
00:53:56on reconnait un comportement
00:53:58on reconnait un comportement
00:54:00inapproprié
00:54:00les faits n'ont pas été débattus
00:54:01le fait que
00:54:01les petits noms
00:54:03le fait des câlins appuyés
00:54:04le fait d'avoir touché
00:54:05la poitrine d'une fillette
00:54:06ça ça n'a pas été débattu
00:54:09en fait
00:54:09c'était acté
00:54:10enfin moi c'est ce que
00:54:10les parents m'ont dit ce soir
00:54:12en tout cas
00:54:13il n'y a pas eu débat
00:54:14là-dessus
00:54:15là où c'est vraiment
00:54:16interpellant
00:54:16c'est qu'on est sur des fillettes
00:54:18de 11 ans
00:54:18donc quand parfois
00:54:19on peut parler
00:54:20de la fameuse parole
00:54:21de l'enfant
00:54:22qui est si souvent malmenée
00:54:23notamment lors d'auditions
00:54:25un petit peu à la Hussard
00:54:26comme par exemple
00:54:26dans le dossier de Colombes
00:54:28je crois dont vous avez parlé
00:54:28la dernière fois
00:54:29où il y a eu une brigade
00:54:30qui a fait une descente
00:54:31à la maternelle
00:54:32pour interroger 90 enfants
00:54:33entre 3 et 5 ans
00:54:35en un après-midi
00:54:36en qualité de témoin
00:54:37alors qu'on ne savait même pas
00:54:38s'ils étaient victimes
00:54:39quand vous voyez
00:54:39cette parole de l'enfant
00:54:40elle est toujours très malmenée
00:54:41et puis parfois
00:54:42on la met en doute
00:54:43là on n'est pas sur des enfants
00:54:44de 3 à 5 ans
00:54:45qui peut-être
00:54:46se seraient mal exprimés
00:54:47qui n'auraient pas été très précis
00:54:48on est sur des fillettes
00:54:49qui ont 11 ans
00:54:50dont les témoignages
00:54:52sont tous corroborés
00:54:53les uns par les autres
00:54:54qui sont elles-mêmes
00:54:55allées signaler
00:54:57en fait
00:54:57ce qu'elles ont subi
00:54:58à la directrice de l'école
00:54:59c'est quand même assez
00:55:01voilà
00:55:01c'est inhabituel
00:55:02et puis
00:55:03on a quand même
00:55:03ce fait de harcèlement sexuel
00:55:05qui le mis en cause
00:55:06a également été
00:55:08poursuivi pour ça
00:55:08sur une collègue
00:55:09donc là de la même manière
00:55:10on peut quand même
00:55:11s'interroger
00:55:12pourquoi est-ce que finalement
00:55:14la parole de 9 enfants
00:55:16ne vaut pas
00:55:17la parole d'un adulte
00:55:18puisque là finalement
00:55:19quand on dit que les faits
00:55:21ne sont pas
00:55:22avérés
00:55:23enfin reconnus
00:55:23c'est parce que
00:55:24la parole de l'enfant
00:55:25caractérisée
00:55:25Jean Merci
00:55:26ne fait pas preuve
00:55:28il faut commencer par ça
00:55:29c'est-à-dire que
00:55:29la parole de l'enfant
00:55:30elle ne fait peut-être
00:55:31pas preuve
00:55:32certes
00:55:32mais dans certaines affaires
00:55:33on a réussi à faire condamner
00:55:35sans preuve matérielle
00:55:36alors une peine de 18 mois
00:55:38d'emprisonnement
00:55:38avec sursis
00:55:39avait été requise
00:55:40par le procureur
00:55:41à l'encontre de l'animateur
00:55:43ce qui n'était déjà pas énorme
00:55:45disons-le
00:55:45mais de là à ce qu'il soit relaxé
00:55:47c'est évidemment
00:55:48encore une autre histoire
00:55:49écoutez la réaction
00:55:50de l'avocate des partis civils
00:55:51maître Julie Chalumeau
00:55:53je ne suis pas sûre
00:55:54d'avoir compris cette décision
00:55:55et je ne suis pas sûre
00:55:56d'avoir compris
00:55:56cette motivation
00:55:57le président a énoncé
00:55:59un certain nombre d'éléments
00:56:02au sens du tribunal
00:56:03manifestement
00:56:04ce que j'ai compris
00:56:04de cette décision
00:56:05mais il faudra effectivement
00:56:06lire la motivation
00:56:07c'est qu'il considère
00:56:08que certes
00:56:08il y avait comportement inapproprié
00:56:11comportement fautif
00:56:12au sens professionnel
00:56:13mais que ça n'était pas
00:56:14constitutif de l'infraction
00:56:15telles qu'elles sont prévues
00:56:16puisqu'il y en avait deux
00:56:17dans le code de procédure pénale
00:56:19dans le code pénal
00:56:20je ne suis pas du tout
00:56:21évidemment d'accord
00:56:22avec cette analyse
00:56:23à mon sens
00:56:24l'infraction
00:56:24d'harcèlement sexuel
00:56:25elle était constituée
00:56:26et nous espérons
00:56:27que le parquet
00:56:28interjettera appel
00:56:28et qu'on aura l'occasion
00:56:30d'aller devant
00:56:31la cour d'appel
00:56:31pour que ce dossier
00:56:34soit à nouveau jugé
00:56:35le tribunal reconnaît
00:56:37donc des comportements
00:56:38inappropriés
00:56:39ce n'est pas constitutif
00:56:40de l'infraction
00:56:41d'harcèlement sexuel
00:56:42sur mineurs
00:56:43selon le tribunal
00:56:44toujours
00:56:45il disait
00:56:46cet individu
00:56:47disait donc
00:56:47aux petites filles
00:56:48que s'il pouvait
00:56:50il leur ferait
00:56:51des bisous partout
00:56:51il leur caressait
00:56:52la poitrine
00:56:53c'est ce qu'il a fait
00:56:55et leur racontait
00:56:56des histoires de viol
00:56:58ça ne peut donc pas
00:56:59être qualifié
00:57:00de harcèlement sexuel
00:57:01Camille Brer
00:57:02ça n'a aucun sens
00:57:03en fait
00:57:04ça n'a aucun sens
00:57:05on vient de sortir
00:57:06on est encore en fait
00:57:07justement dans un drame
00:57:09médiatique
00:57:09de la petite Liana
00:57:10et aujourd'hui
00:57:12on entend
00:57:12qu'un prédateur
00:57:15présumé
00:57:16pas reconnu
00:57:17encore par la justice
00:57:17a été relaxé
00:57:20malgré la parole
00:57:21de neuf petites filles
00:57:22qui n'ont pas
00:57:23entre 5 et 6 ans
00:57:24qui ont quand même
00:57:2510 et 11 ans
00:57:26et aujourd'hui
00:57:29on ne veut toujours pas
00:57:30entendre la parole
00:57:30de l'enfant
00:57:31vous avez raison
00:57:31c'est à dire que
00:57:32évidemment on sort
00:57:33de ce drame
00:57:34absolument tragique
00:57:34qui est celui
00:57:35de la petite Liana
00:57:36avec le profil
00:57:38évidemment
00:57:38de Jérôme Barrella
00:57:40qui a interrogé
00:57:42énormément
00:57:42qui a évidemment
00:57:43scandalisé
00:57:44tant les déclarations
00:57:47les témoignages
00:57:48se sont accumulés
00:57:49avant et après
00:57:50évidemment
00:57:51le meurtre
00:57:51de la petite Liana
00:57:52sont ressortis
00:57:53concernant justement
00:57:55des comportements
00:57:56plus qu'inappropriés
00:57:57de la part
00:57:58de Jérôme Barrella
00:57:59à l'égard
00:58:00de petites filles
00:58:01mineures
00:58:03on n'a pas arrêté
00:58:05de dire sur les plateaux
00:58:06et d'entendre dire
00:58:07que tout ça
00:58:08était totalement
00:58:10incompréhensible
00:58:10qu'on n'ait pas pu
00:58:11à un moment donné
00:58:12entendre justement
00:58:13les témoignages
00:58:14et les paroles
00:58:15de tous ces enfants
00:58:16le garde des Sceaux
00:58:17Gérald de Darmanin
00:58:18a même dit
00:58:18sur notre plateau
00:58:19qu'il avait justement
00:58:23demandé aux magistrats
00:58:24et aux procureurs
00:58:25de se pencher
00:58:26davantage
00:58:27sur les différents
00:58:28signalements
00:58:28qu'il y a
00:58:29dans des affaires
00:58:30de harcèlement
00:58:31sexuel
00:58:32sur des mineurs
00:58:33et aujourd'hui
00:58:34on a cette décision
00:58:35qui tombe
00:58:36qui semble totalement
00:58:37hors sol
00:58:38manifestement
00:58:39ça n'est pas été entendu
00:58:40plus que ça n'a pas été entendu
00:58:42on a l'impression
00:58:42dans le milieu
00:58:43de la justice
00:58:44il y a une affaire
00:58:45qui est le point central
00:58:46c'est l'affaire Outreau
00:58:47et l'affaire Outreau
00:58:49elle a tellement traumatisé
00:58:50les magistrats en France
00:58:51elle a tellement traumatisé
00:58:52l'opinion publique
00:58:53en France
00:58:53qu'aujourd'hui
00:58:55on se dit
00:58:57vaut mieux peut-être
00:58:58faire attention
00:58:59à ce que l'enfant
00:59:00va nous dire
00:59:01et présumer
00:59:02que l'enfant peut-être
00:59:04affabule
00:59:05ou ment
00:59:05ou exagère
00:59:06par peur
00:59:07d'ostraciser
00:59:09un individu
00:59:10et de le
00:59:12oui
00:59:12mais on en découle
00:59:14aujourd'hui
00:59:15que la parole
00:59:15des enfants
00:59:16comme la parole
00:59:16de n'importe qui
00:59:17évidemment
00:59:17ne soit pas
00:59:18parole d'évangile
00:59:19ça c'est un fait
00:59:20toujours est-il
00:59:21que lorsqu'on a
00:59:22des témoignages
00:59:23qui finalement
00:59:24viennent tous
00:59:25corroborer
00:59:26les uns
00:59:28envers les autres
00:59:29lorsqu'on a
00:59:29neuf petites fillettes
00:59:30qui racontent
00:59:31la même chose
00:59:32il y a un moment donné
00:59:33quelle a été
00:59:34la motivation
00:59:34des magistrats
00:59:35pour notifier
00:59:36cette décision
00:59:37justement
00:59:38c'est ce que
00:59:38j'ai trouvé intéressant
00:59:39parce que là
00:59:39vous avez dit
00:59:40deux fois
00:59:41harcèlement sexuel
00:59:42donc ça fait partie
00:59:43de ce qui était reproché
00:59:44c'est comme ça
00:59:45que c'était caractérisé
00:59:46puis vous l'avez dit
00:59:46en parlant de monsieur
00:59:47Darmanin
00:59:48en fait
00:59:49nous on suit
00:59:50plusieurs affaires
00:59:50et je vais vous donner
00:59:51deux exemples
00:59:52qui vont montrer
00:59:52qu'en fait
00:59:52la justice
00:59:53n'est pas du tout
00:59:53uniformisée
00:59:54sur le territoire
00:59:55et donc repose
00:59:56finalement sur
00:59:57on ne sait pas très bien
00:59:58la décision de quelques
00:59:59individus
00:59:59et pas forcément
01:00:00sur des dossiers
01:00:01me semble-t-il
01:00:02même si les dossiers
01:00:03on ne les connaît pas
01:00:03toujours quand on est
01:00:04de l'extérieur
01:00:04le premier exemple
01:00:06c'est une affaire
01:00:06à Chambéry
01:00:07où en fait
01:00:08des baisers sur la bouche
01:00:09ont été caractérisés
01:00:11comme agression sexuelle
01:00:12et l'animateur
01:00:14a été condamné
01:00:15d'accord
01:00:15donc on est sur
01:00:16un baiser sur la bouche
01:00:17et les débats par exemple
01:00:17portaient sur le fait
01:00:18de mettre ou pas
01:00:19la langue
01:00:20est-ce que
01:00:20quand on met la langue
01:00:21il y a agression sexuelle
01:00:23ou quand on met
01:00:23voilà
01:00:23donc vous voyez
01:00:24jusque dans les détails
01:00:25dans lesquels ça va
01:00:26et ça avait été retenu
01:00:29le deuxième exemple
01:00:29c'est à Lille
01:00:30où on a pareil
01:00:32un animateur
01:00:32qui a été condamné
01:00:34donc là on n'est pas
01:00:34du tout sur la relax
01:00:36pour des faits
01:00:38qui sont très similaires
01:00:39je trouve
01:00:39à cette affaire
01:00:40de l'école Titon
01:00:41puisqu'on est sur
01:00:42des câlins forcés
01:00:43et puis on était
01:00:44sur du léchage d'oreille
01:00:45et bien figurez-vous
01:00:47que ce léchage d'oreille
01:00:49a été également retenu
01:00:50comme agression sexuelle
01:00:52donc pour quelle raison
01:00:53là dans cette affaire Titon
01:00:55toucher la poitrine
01:00:56d'une fillette
01:00:57lui parler de viol
01:00:58etc
01:00:58n'est pas reconnu
01:01:00comme une agression sexuelle
01:01:01les câlins appuyés
01:01:02étaient là également
01:01:02donc à quel moment
01:01:04en fait il y a
01:01:04une uniformisation
01:01:06des plaintes
01:01:07alors je ne sais pas
01:01:07si ça fait
01:01:08ou ça fera jurisprudence
01:01:09néanmoins
01:01:10il y a des précédents
01:01:11maintenant
01:01:11il y a aussi des précédents
01:01:12dans des affaires
01:01:13où il n'y avait pas
01:01:14vous savez bien
01:01:14qu'il n'y a pas
01:01:14d'uniformisation
01:01:15absolument
01:01:15il n'y avait pas
01:01:16de preuves matérielles
01:01:17c'est aussi le principe
01:01:18les magistrats
01:01:19rendent des décisions
01:01:21qui sont personnalisées
01:01:23évidemment
01:01:23mais ça creuse
01:01:24le sentiment
01:01:25d'injustice
01:01:26que se passe-t-il
01:01:26dans leur tête
01:01:27évidemment
01:01:27lorsqu'ils rendent
01:01:28une telle décision
01:01:29quelle est leur motivation
01:01:31on a presque
01:01:32on peut même se demander
01:01:33mais ça c'est si on va plus loin
01:01:34est-ce qu'on ne cherche pas
01:01:35finalement à décourager
01:01:36les plaignantes
01:01:37dans cette affaire
01:01:38qui se révèle être
01:01:39un véritable scandale
01:01:40ou à encourager
01:01:41les criminels
01:01:42si on veut vraiment
01:01:43aller très loin
01:01:44pour rappel
01:01:44132 animateurs
01:01:45ont été suspendus
01:01:46depuis janvier
01:01:47dont 52
01:01:47pour suspicion
01:01:48de violence sexuelle
01:01:49ou sexiste
01:01:50Anne
01:01:51la ville de Paris
01:01:52a-t-elle recruté
01:01:53je vous pose cette question
01:01:54selon vous
01:01:54des pédocriminels
01:01:56puisque c'est tout l'objet
01:01:57des enquêtes
01:01:58qui sont menées
01:01:58bien sûr
01:01:59bien sûr
01:02:00toutes les mairies
01:02:01qui sont concernées
01:02:02et Dieu sait qu'en France
01:02:03il y en a vraiment
01:02:04vous savez qu'en disant ça
01:02:05vous risquez d'être
01:02:07poursuivi par le maire de Paris
01:02:08Emmanuel Grégoire
01:02:08peut-être
01:02:09mais qu'il vienne me voir
01:02:10on discutera
01:02:11toujours est-il
01:02:12c'est ce qu'il a déclaré aujourd'hui
01:02:13c'est factuellement le cas
01:02:15puisque clairement
01:02:16dans n'importe quelle administration
01:02:18ne serait-ce qu'au niveau statistique
01:02:19on sait très bien
01:02:20que quand on embauche
01:02:21autant de personnel
01:02:22ne serait-ce que statistiquement
01:02:23il y a forcément
01:02:24des pédocriminels
01:02:25les pédocriminels
01:02:26on le sait
01:02:26vont là où il y a des enfants
01:02:28donc ce n'est pas une surprise
01:02:29ce n'est pas un scoop
01:02:29que je vous donne
01:02:30ce n'est pas non plus
01:02:32une information incroyable
01:02:33qui va faire se relever
01:02:34le maire de Paris
01:02:35dans la nuit
01:02:36pour venir me chercher
01:02:38évidemment
01:02:38la question c'est que
01:02:40les embauchés
01:02:41évidemment
01:02:41on ne peut pas avoir
01:02:430% de risque
01:02:45ça n'existe pas
01:02:46nous ce qu'on veut maintenant
01:02:47et puisque vous parlez
01:02:48du maire de Paris
01:02:49c'est notre travail
01:02:50régulier avec lui
01:02:51c'est en amont
01:02:52mettre en place
01:02:53tout ce qui est possible
01:02:54pour qu'il y en ait
01:02:55le moins possible
01:02:56et en aval
01:02:56des contrôles
01:02:58et des signalements
01:02:59qui tiennent la route
01:03:00pour que ça s'arrête
01:03:01parce que là
01:03:02on a quand même
01:03:02des pédocriminels
01:03:03qui agissent en toute impunité
01:03:05depuis des années
01:03:05malgré des signalements
01:03:06et là je prends le risque
01:03:08moi
01:03:08des signalements
01:03:09que nous on avait fait
01:03:10donc en fait
01:03:11la question maintenant
01:03:12c'est qui sont les responsables
01:03:13dans la hiérarchie
01:03:14absolument
01:03:15mais vous imaginez bien
01:03:16que ma question
01:03:17n'était pas innocent
01:03:17puisque c'est ce qu'il a déclaré
01:03:19aujourd'hui au conseil de Paris
01:03:20écoutez
01:03:20le maire de Paris
01:03:21Emmanuel Grégoire
01:03:22quand j'entends
01:03:24sur les réseaux sociaux
01:03:25et je le dis
01:03:26j'adresserai une plainte
01:03:28au pénal
01:03:30systématiquement
01:03:31qu'il est dit
01:03:32et sous-entendu
01:03:33qu'à la ville de Paris
01:03:35il puisse être recruté
01:03:36des pédocriminels
01:03:38que des affaires
01:03:39puissent être dissimulées
01:03:42c'est factuellement
01:03:43faux
01:03:44et toute enquête
01:03:46administrative
01:03:47qui montrerait
01:03:49toute enquête
01:03:50administrative
01:03:51et vous aurez l'occasion
01:03:52de creuser tous les dossiers
01:03:53comme je l'ai fait
01:03:54et toute enquête
01:03:56administrative
01:03:56qui démontrerait
01:03:58un manquement
01:03:59dans la dénonciation
01:04:01d'un crime
01:04:02il y aura
01:04:03une enquête
01:04:04pénale
01:04:05par saisine
01:04:06du procureur
01:04:07de la République
01:04:07C'est marrant
01:04:08C'est assez fou
01:04:10ce que vient de dire
01:04:11le maire de Paris
01:04:12aujourd'hui
01:04:12vous maintenez
01:04:13vos propos ?
01:04:14Oui
01:04:14je pense qu'il y a
01:04:16façon et façon de parler
01:04:17il y a la question
01:04:19de l'intention
01:04:20personne ne recrute
01:04:21un pédocriminel
01:04:21de manière intentionnelle
01:04:22la question
01:04:23c'est cette histoire
01:04:24de signalement
01:04:25la chaîne de signalement
01:04:26des alertes
01:04:27Si vous dites
01:04:28que la mairie de Paris
01:04:29a recruté
01:04:29des pédocriminels
01:04:30vous serez poursuivi
01:04:31en justice
01:04:31c'est ce que dit
01:04:32le maire de Paris
01:04:33ça a porté la preuve
01:04:34En fait
01:04:36on attend aussi
01:04:37la justice pour ça
01:04:38après on peut avoir
01:04:40des faits sous les yeux
01:04:41comme on l'a
01:04:42dans cette affaire Titon
01:04:43et après
01:04:43à quel moment
01:04:44est-on un pédocriminel ?
01:04:45Est-ce que c'est quand on
01:04:46fait des actes
01:04:47de pédocriminalité
01:04:48ou quand on est condamné ?
01:04:49On peut ouvrir le débat
01:04:50et rester un long moment
01:04:51sur ce plateau
01:04:52mais...
01:04:52Vous prenez le risque
01:04:53de ne pas vous laisser
01:04:54intimider
01:04:55vu la dimension
01:04:56vu les enjeux
01:04:58sur la sécurité
01:04:59des enfants
01:04:59je comprends les parents ?
01:05:01Evidemment
01:05:03Camille Brer
01:05:05Écoutez
01:05:05c'est le digne
01:05:06dauphin
01:05:07de
01:05:08Anne Hidalgo
01:05:09car elle tenait
01:05:10à peu près
01:05:10les mêmes propos
01:05:11lors de multiples
01:05:13conseils de Paris
01:05:14où
01:05:15Rachida Dati
01:05:16l'interpellait
01:05:16à chaque fois
01:05:17sur ce sujet
01:05:18où elle balayait
01:05:19d'un revers de main
01:05:19circulait
01:05:20il n'y a rien à voir
01:05:21et
01:05:23je le trouve
01:05:24comment dire
01:05:25il se réveille un peu tard
01:05:26quand même
01:05:27M. Grégoire
01:05:27et il s'emporte
01:05:29il s'emporte
01:05:29mais il s'emporte
01:05:30uniquement sur le fait
01:05:31que
01:05:31attention
01:05:33vous nous accusez
01:05:34on vous attaque
01:05:35nous en diffamation
01:05:36par contre
01:05:36je ne le vois pas
01:05:37s'indigner
01:05:38je ne le vois pas
01:05:39s'indigner
01:05:39apportez-nous la preuve
01:05:40que
01:05:40oui c'est ça
01:05:41il aurait dû être ça
01:05:42et pas de menacer
01:05:43car là il s'agit
01:05:44du menace
01:05:44moi je suis blanc bleu
01:05:46apportez-moi la preuve
01:05:47c'est ça le message
01:05:48non moi je suis blanc bleu
01:05:49apportez-moi la preuve
01:05:50un dernier mot
01:05:51Anne
01:05:52il y a d'autres
01:05:53procès à venir
01:05:54on espère que
01:05:55la justice
01:05:57sera juste
01:05:58mais c'est quoi le signal
01:05:59aujourd'hui
01:05:59pour les autres procès à venir
01:06:00pour les autres affaires
01:06:01en lien avec le périscolaire
01:06:03est-ce qu'on imagine
01:06:04qu'il y a une certaine
01:06:04aujourd'hui
01:06:05il va y avoir une certaine
01:06:06inquiétude
01:06:07voire même méfiance
01:06:08de la part des plaignantes
01:06:09et des familles
01:06:10je crois que malheureusement
01:06:11aucune famille n'a attendu
01:06:13ce verdict
01:06:14pour être méfiante
01:06:14face à la justice
01:06:15compte tenu de
01:06:16comment sont faits
01:06:17parfois les interrogatoires
01:06:18parfois les enquêtes préliminaires
01:06:19peut-être que finalement
01:06:20le message
01:06:21c'est plutôt
01:06:21pour les gens
01:06:22qui conduisent
01:06:23les enquêtes
01:06:23que l'on soutient
01:06:25pour qu'elles soient bien faites
01:06:26qui peut-être
01:06:27manquent de moyens
01:06:28c'est un nouveau message
01:06:29aussi
01:06:29parce que
01:06:30encore une fois
01:06:31dans les affaires
01:06:31les enfants ne vont pas
01:06:33ne subissent pas
01:06:34l'effet de pédocriminels
01:06:35avec une caméra dans la main
01:06:36prêts à donner la preuve
01:06:37donc en fait
01:06:38les enfants n'auront jamais
01:06:39et c'est très très rare
01:06:40et on en a parlé
01:06:41déjà ensemble
01:06:42en fait
01:06:42le fait qu'ils soient entendus
01:06:44parfois trois mois après
01:06:45les preuves
01:06:45qui sont généralement
01:06:46des corporels
01:06:48c'est-à-dire
01:06:48des traces physiques
01:06:50d'agression ou de viol
01:06:51et bien
01:06:52trois mois après
01:06:53elles ont disparu
01:06:53et quand on sait
01:06:54qu'il faut parfois
01:06:55jusqu'à trois mois
01:06:55pour être entendus
01:06:56par une brigade des mineurs
01:06:58et que c'est seulement
01:06:58à ce moment-là
01:06:59qu'on peut avoir accès
01:07:00aux unités médico-judiciaires
01:07:02qui à ce moment-là
01:07:03peuvent avec un médecin légiste
01:07:05fournir des certificats
01:07:06qui vont servir de preuve
01:07:07on voit bien
01:07:08que la preuve
01:07:09c'est peau de chagrin
01:07:09en fait
01:07:10dans tous les procès
01:07:11qui ont lieu
01:07:12avec des mineurs
01:07:13donc la parole de l'enfant
01:07:15doit être sanctuarisée
01:07:17et c'est pour ça
01:07:18que j'insiste
01:07:18sur cette façon
01:07:19d'interroger les enfants
01:07:20qui doit systématiquement
01:07:21être faite
01:07:21en suivant le protocole Mélanie
01:07:23et pas à la hussarde
01:07:24comme on peut voir
01:07:24par exemple à Colombes
01:07:25ou peut-être
01:07:26des enfants qui étaient victimes
01:07:27qui maintenant ont été interrogés
01:07:29à l'arrache
01:07:30si vous me permettez
01:07:30en tant que témoin
01:07:31peut-être ne parleront plus jamais
01:07:32et il y a des enfants
01:07:33qui ne parleront jamais
01:07:34des enfants qui ne parleront pas
01:07:36Et moi j'aurais voulu entendre
01:07:37plutôt monsieur Grégoire
01:07:38aujourd'hui
01:07:38de l'entendre parler
01:07:39de sa plainte pour diffamation
01:07:41plutôt un mot pour les victimes
01:07:43et dire
01:07:44nous serons intraitables
01:07:45avec les pédocriminels
01:07:46et nous allons porter plainte
01:07:47nous aussi
01:07:47la ville de Paris
01:07:48contre ces pédocriminels
01:07:49on ne l'entend pas dire ça
01:07:50Merci beaucoup Anne
01:07:52merci pour votre travail
01:07:53évidemment au sein
01:07:54de ce collectif
01:07:54SOS Périscolaire
01:07:55et on pense bien sûr
01:07:56évidemment à ces familles
01:07:57de victimes présumées
01:07:59et ces familles
01:08:00de plaignantes
01:08:01dans ces affaires
01:08:02et dans ce scandale
01:08:03du périscolaire
01:08:04on va se terminer
01:08:05avec un mot de foot
01:08:06avec Augustin Donadieu
01:08:07Audrey Legray
01:08:07qui se trouve actuellement
01:08:08sur les Champs-Elysées
01:08:10à Paris
01:08:10après cette victoire
01:08:12de l'équipe de France
01:08:13de football
01:08:14face au Sénégal
01:08:15trois buts à un
01:08:17depuis New York
01:08:17tout à l'heure
01:08:18deux buts
01:08:19de Kylian Mbappé
01:08:20un but de Bradley Barcola
01:08:22dans ce mondial
01:08:24première rencontre
01:08:26de l'équipe de France
01:08:27de football
01:08:27dans ce mondial
01:08:282026
01:08:29Augustin Donadieu
01:08:30quelle est l'ambiance
01:08:32actuellement
01:08:33sur les Champs-Elysées
01:08:34à Paris
01:08:36Bonjour
01:08:37on va vous le montrer
01:08:38avec Audrey Legray
01:08:39ici tout se passe très bien
01:08:39sur les Champs-Elysées
01:08:40alors la préfecture
01:08:41de police de Paris
01:08:42a quand même voulu
01:08:42assurer le coup
01:08:44si j'ose dire
01:08:44en mobilisant ici
01:08:45deux compagnies
01:08:47républicaines de sécurité
01:08:48sur la plus belle avenue du monde
01:08:49rien à voir
01:08:50avec le dispositif
01:08:51mis en place
01:08:52pour la finale
01:08:52de la Ligue des Champions
01:08:53où je vous le rappelle
01:08:548000 policiers
01:08:55et gendarmes
01:08:55avaient été mobilisés
01:08:57alors peu de risques
01:08:59ce soir de débordement
01:08:59il s'agissait seulement
01:09:00d'un match de poules
01:09:02et ce que je peux vous montrer
01:09:03c'est qu'ici sur les Champs-Elysées
01:09:04vous le voyez
01:09:04les terrasses sont toujours en place
01:09:06il y a beaucoup de
01:09:08peu
01:09:08oserais-je dire
01:09:09peu
01:09:09de touristes
01:09:11qui se baladent
01:09:12mais pour le moment
01:09:13pas de supporters
01:09:13à l'horizon
01:09:15il faut savoir que la Bravem
01:09:16reste mobilisable
01:09:17à tout moment
01:09:18si jamais les choses
01:09:19devaient s'échauffer
01:09:20d'une minute à l'autre
01:09:22l'autre point
01:09:23non pas de crispation
01:09:24mais d'attention
01:09:25portée par la préfecture
01:09:26de police de Paris
01:09:27ça va être cette nuit
01:09:29avec le deuxième match
01:09:30attendu Argentine
01:09:31à Algérie
01:09:32ici sur les Champs-Elysées
01:09:33une compagnie de CRS
01:09:34s'assurera
01:09:36au calme
01:09:37et au respect des règles
01:09:38dans la capitale
01:09:38mais pour le moment ici
01:09:39tout se passe extrêmement bien
01:09:41et les supporters
01:09:42avec lesquels nous étions
01:09:43tout à l'heure
01:09:43à Châtelet-Léal
01:09:44évidemment étaient en liesse
01:09:46et étaient extrêmement
01:09:47contents de ces trois buts
01:09:49de l'équipe de France
01:09:49dans ce match de poules
01:09:50face au Sénégal
01:09:51voilà et on restera bien sûr
01:09:53attentif à d'éventuels débordements
01:09:55prochain match
01:09:55vous nous le disiez
01:09:56Argentine-Algérie
01:09:57coup d'envoi
01:09:57donc aux alentours de
01:09:59trois heures
01:10:01trois heures
01:10:02trois heures
01:10:03trois heures
01:10:03et évidemment
01:10:04peut-être vous d'ailleurs
01:10:05Mickaël
01:10:06vous serez devant votre télé
01:10:07nous en tous les cas
01:10:08avec Audrey
01:10:08on le sera
01:10:08mais peut-être pas
01:10:09sur les Champs-Elysées
01:10:10merci beaucoup
01:10:11Augustin Donadieu
01:10:12les images d'Audrey Legray
01:10:13pour CNews
01:10:14l'actualité continue
01:10:15dans un instant
01:10:15la grande interview
01:10:17CNews Europe 1
01:10:18de Charles Rodwell
01:10:19ce matin
01:10:19invité de
01:10:20Laurence Ferrari
01:10:21suivie de l'édition de la nuit
01:10:22avec Margot Siffer
01:10:24merci à Camille Brer
01:10:26à Memona Interman
01:10:27merci à Anne
01:10:28du collectif SES
01:10:30périscolaire
01:10:30très belle soirée à vous
01:10:32sur CNews
01:10:32et à demain
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