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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo
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00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver, on est en direct jusqu
00:05'à minuit.
00:05Avec ce soir Arnaud Clarsfeld, Anne Coffinier, experte en éducation, on est avec l'avocat Maître Alain Bensoussan et Michel
00:12Coriot, délégué national du syndicat de police Alliance.
00:15Bonsoir à tous les quatre. C'est cet après-midi que se tenait à Florence les obsèques de Liana, cette
00:21petite fille de 11 ans, retrouvée morte dans un silo agricole à Puy-Casquier
00:24et qui a bouleversé la France. Et si l'enquête se poursuit aujourd'hui, le temps était au recueillement.
00:31Retour sur cette cérémonie avec nos équipes sur place et le récit d'Adrien Fontenot.
00:42Une cérémonie en musique.
00:50Pour une enfant décrite comme solaire.
00:52Aux obsèques de Liana, les hommages se sont multipliés.
00:56D'abord, dans les mots du maire de Florence, Grégory Bobateau.
01:01Nous ne sommes pas dans un combat, mais dans un deuil.
01:05Un deuil intime.
01:08Celui des parents.
01:10Celui d'une famille.
01:12Et un deuil collectif.
01:14Celui d'une ville, d'un territoire
01:17et d'un pays qui perd un enfant de trop.
01:23Toujours en musique, chère Aliana, des ballons ont été lâchés.
01:27Les colombes se sont envolées.
01:29Une cérémonie emplie d'émotions pour Lorena, une de ses meilleures amies.
01:34Tous les matins, on me faisait des câlins.
01:37Je la rassurais quand on se faisait harceler.
01:39On était très proches et c'est dur que tous les matins, je ne pourrais plus la voir.
01:46Des obsèques dans la plus stricte intimité.
01:48Familles et proches soudés.
01:50Et des émotions partagées par de simples habitants de Florence.
01:54Je suis maman, mamie, arrière-grand-mère et que c'est des drames tellement terribles.
02:01Triste, très triste.
02:04Je suis désolé, je ne peux pas.
02:10Avant l'inhumation, le maire et ses adjoints ont encerclé le cercueil.
02:14L'écharpe tricolore de l'élu, déposée sur le dessus.
02:18Comme un dernier au revoir de tout un pays, Aliana.
02:23Et bien sûr, c'est terrible parce qu'il n'y a pas de mots pour qualifier ce moment à
02:27ne cofinir.
02:28Il n'y a rien de plus terrible évidemment que la mort d'un enfant.
02:31Un enfant que l'État, la société n'a pas su protéger.
02:35C'est sûr.
02:37On se sent démuni, fragile face à une situation humaine si déchirante.
02:45Et en même temps, j'écoutais ce que disait ce maire.
02:48Il y avait une contradiction dans ses axes.
02:50Parce que d'un côté, il dit, nous ne sommes pas dans un combat, mais un deuil intime.
02:56Et en même temps, voilà que le maire et ses adjoints encerclent le cercueil, déposent l'écharpe tricolore.
03:05Ça veut dire, donnent aussi une sorte de dommage particulier, républicain, politique à cette situation.
03:11Et de fait, on voit bien qu'il y a aussi une dimension qui nécessite un sursaut de la nation.
03:16On n'est pas juste dans un fait particulier, un fait divers comme il y en a eu à travers
03:21les siècles.
03:21Il y en aura toujours, bien sûr.
03:23Il y aura toujours des situations de ce type.
03:27On est face à quelque chose qui est une carence apparemment systémique, apparemment bien installée,
03:35qui se reproduit ici et là de plus en plus, une carence de notre système judiciaire.
03:40Donc, oui, bien sûr, le recueillement.
03:43Oui, bien sûr, les champs.
03:44Oui, bien sûr, les ballons.
03:45Tout ça, très bien.
03:46Mais il s'agit aussi de traiter le problème pour ne pas que ça se reproduise.
03:51Pendant ce temps, il y a l'enquête, évidemment, l'enquête qui se poursuit avec chaque jour.
03:56Et c'est en ça aussi qu'on s'interroge, finalement.
03:58C'est que chaque jour, on découvre une nouvelle information, toujours plus accablante,
04:03sur le principal suspect, Jérôme Barrella, et sur sa famille également,
04:07toujours plus accablante aussi pour les services de l'État qui semblent clairement avoir failli.
04:12La dernière information, ce sont ces signalements transmis par un organisme américain
04:16spécialisé dans la lutte contre la pédocriminalité aux policiers français de l'OFIM,
04:23l'OFMINE, pardon.
04:24L'OFMINE, c'est l'Office National des Mineurs.
04:27Ces signalements portés sur le comportement en ligne de Jérôme Barrella.
04:31Regardez cet extrait du reportage diffusé hier soir sur CNews.
04:35Mais il avait un autre terrain de chasse, les réseaux sociaux.
04:39Sur TikTok, il est abonné à plus de 500 comptes, dont la grande majorité sont des jeunes filles qui semblent
04:45mineures.
04:46Les réseaux sociaux, TikTok en particulier, c'est un terrain de chasse extraordinaire pour ce genre de prédateur.
04:53Donc là, on a en liberté un individu qui a 41 ans, qui clairement est complètement déréglé,
05:00sur un plan psychique et psychologique avec les femmes ou avec les jeunes filles.
05:05Et ses cibles, c'est des gamines de 10 ans, 10-11 ans.
05:10Donc ils chattaient avec ces gamines, ils leur proposaient tout un tas de choses.
05:16C'est monstrueux quand on y pense.
05:18Oui, sauf ce qui est également monstrueux, c'est que ces signalements qui étaient donc arrivés à l'Office National
05:25des Mineurs
05:25n'ont pas été communiqués à la justice. Pourquoi ?
05:29Eh bien, on s'interroge évidemment.
05:31Eh bien, la raison qui est invoquée, c'est le nombre trop important de dossiers à traiter,
05:36le manque d'effectifs de ce service, Michel Coriot.
05:39C'est tout à fait le cas.
05:41Malheureusement, sur cette enquête, il faut être prudent, parce qu'on n'a pas tous les éléments.
05:45Et je crois qu'il faut regarder ça et garder la tête froide.
05:49Mais ce que je peux vous dire en ce qui concerne nos collègues de l'Offmin, de l'Office français
05:53des mineurs,
05:54c'est que ce sont des collègues très engagés dans leur mission.
05:56Ça représente une cinquantaine d'effectifs.
05:59Pour vous donner un ordre d'idée, il faut savoir qu'ils traitent à peu près 800 signalements par jour.
06:03Donc à 50 effectifs, en fait, leur ration, on comprend vite que c'est juste impossible.
06:08Mais j'entends.
06:09Et évidemment, on ne remet pas en cause le travail de ces personnes qui sont évidemment engagées dans leurs tâches,
06:17comme le travail des policiers, qui mènent d'ailleurs actuellement cette enquête aux côtés des gendarmes.
06:23Mais c'est juste qu'on a l'impression, Arnaud Klarsfeld, vous me dites, pardon si je me trompe,
06:29mais on a l'impression que c'est un feuilleton, un véritable feuilleton, en fait.
06:32C'est-à-dire que tous les jours, on a une nouvelle information,
06:33et que tous les jours, il y a un loupé, un échec à chaque étage, en fait.
06:39C'est-à-dire la tragédie qui suscite un sentiment de révolte s'ajoute à un autre sentiment de révolte,
06:45c'est que l'affaire aurait pu être, ou le drame aurait pu être évité.
06:49Et il aurait pu être évité, parce qu'il y a une autre petite fille qui s'est plainte,
06:53qui avait des stigmates d'attouchement,
06:59et qu'il était sans doute dans le traitement des antécédents judiciaires.
07:04Et si quelqu'un avec un certificat, une petite fille avec un certificat médical,
07:08vient au commissariat ou à la gendarmerie, ou chez le procureur, je ne sais pas,
07:14la première chose à faire, c'est de taper dans l'ordinateur le nom de la personne,
07:19et en tapant le nom de la personne, on aurait vu qu'il y avait eu auparavant
07:24des affaires aussi touchant une petite fille qui avait été classée sans suite.
07:29Alors, s'il a été classé sans suite, c'est qu'il était innocent,
07:32mais s'il y a une affaire qui vient s'ajouter à une autre affaire classée sans suite,
07:37il n'y a pas besoin d'être Hercule Poirot pour se douter qu'il y a peut-être quelque
07:41chose à faire,
07:42et qu'il faut l'entendre.
07:44Donc, ça, ça provoque quelque chose, une incompréhension,
07:49comment ça se fait que le minimum n'ait pas été fait,
07:52selon les informations que l'on a.
07:54Après, nous pouvons être démentis.
07:59Après, s'ajoutent, les cordes sont tirées d'un peu partout quand un drame arrive,
08:04pourquoi le parquet ne suit pas toutes les instructions ou tous les circulaires du garde des Sceaux ?
08:12Est-ce que ces circulaires sont réellement suivis ?
08:15Le garde des Sceaux lui-même a avoué qu'elles n'étaient pas suivies.
08:19Et puis, est-ce qu'il doit y avoir une politique proactive ?
08:24Disons, il y a une partie de la population qui a des tendances pédophiles.
08:30C'est horrible, mais il y a une partie.
08:31Donc, qu'est-ce qu'il faut faire au niveau de la santé ?
08:33Est-ce que le ministère de la Santé doit être investiste
08:38pour essayer de dire à ces personnes de venir se faire soigner ?
08:43Est-ce qu'il existe des services ?
08:45Est-ce que ces services sont actifs ou pas actifs ?
08:47En tous les cas, cette affaire, on ne sera plus le même avant qu'après cette affaire.
08:53Bien que les gens oublient très rapidement,
08:55mais là, je crois qu'ils n'oublieront pas.
08:58Et que la pédophilie, les gens se rendent compte
09:00qu'il y a une partie de la population qui est pédophile.
09:03Je pense qu'ils s'en étaient quand même rendus compte avant cette affaire.
09:07Là, c'est surtout que les gens sont en train de se rendre compte
09:10qu'il y a un moment donné, finalement, plus rien ne fonctionne.
09:14C'est-à-dire qu'à tous les étages, il y a des défaillances de la chaîne judiciaire.
09:20Et pas que.
09:20On parlera également de l'éducation nationale,
09:22parce que là aussi, il y a visiblement de nombreux soucis.
09:25Oui, il paraît que le violeur était, ou le tueur d'ailleurs,
09:31venait tous les jours devant l'école.
09:33Mais non seulement ça, mais c'est surtout qu'il a travaillé dans des lycées.
09:37Les gens se demandent comment ça se fait que l'école n'est pas...
09:39Donc, de tous les côtés, des ficelles sont tirées.
09:44Il y a des ficelles de tous les côtés.
09:44Les signalements, Anne Cofinier.
09:46Il y a évidemment ces signalements également qui viennent d'arriver
09:49de cet organisme américain sur, effectivement, le comportement en ligne.
09:53Là aussi, il y avait peut-être...
09:55Ça aurait pu mettre la puce à l'oreille des autorités.
09:57Parce qu'il y a évidemment le sujet des réseaux sociaux,
10:00qui est évidemment un lieu, on le sait, qui est très prisé par les pédocriminels.
10:04Il y a également l'enquête qui se resserre autour de la famille.
10:08Parce qu'on voit bien qu'au sein de cette famille barrée-là,
10:12la pédocriminalité semble être un véritable sujet aussi.
10:16Oui, mais si on prend juste le cas de l'off mine,
10:18ce que vous disiez est quand même saisissant.
10:20S'il y a à peu près, donc vous disiez, 800 signalements par jour
10:23et il y a une cinquantaine de personnes pour travailler,
10:26ça veut dire que, par extraordinaire,
10:28imaginons que tout le monde soit là, qu'il n'y ait personne en vacances,
10:31ça veut dire 16 dossiers par jour.
10:33Ça ne peut pas marcher.
10:35Déjà, c'est simple.
10:36Ça veut dire qu'au moment où on parle,
10:39il y a statistiquement au moins une trentaine d'affaires du même genre
10:43qui sont en parallèle et à côté desquelles on passe.
10:46Là, au moment où on parle.
10:49Donc c'est là que ça ne va vraiment pas.
10:51On a quand même des chances.
10:54Évidemment, il y a une question de moyens,
10:55mais on est à une époque où, grâce à l'IA,
10:59on peut automatiser énormément de choses.
11:01Là, vous allez vous faire un ami.
11:03C'est possible que je me fasse un ami,
11:04mais moi, je le vois dans mon métier,
11:05la transformation est fulgurante.
11:07Donc pour faire des recoupements,
11:09parce que là aussi, on est allé trop loin dans la protection des fichiers,
11:12l'ACNIL, etc.
11:13Je me souviens, quand j'ai travaillé à un moment en préfectoral,
11:15on avait le droit de couper,
11:17de recouper aucun fichier criminel.
11:19Rien avait rien.
11:20En revanche...
11:21Résultat, il y avait plein de choses qu'on aurait pu voir,
11:23on n'avait pas le droit de recouper les fichiers.
11:24Et je pense que c'est encore largement le cas aujourd'hui.
11:27Donc il y a un moment, à force de rendre tout interdit,
11:29on ne peut pas repérer les criminels.
11:31Quand on voit l'état des ordinateurs dans les commissariats de police,
11:33on est quand même bien loin de l'IA et de l'intelligence artificielle.
11:36Mais bien sûr.
11:38Mais c'est certain.
11:38On en est à des kilomètres.
11:40Non, mais il faudrait aussi quand même,
11:42même ne serait-ce que les logiciels de saisie des dépôts de plainte.
11:44Ça fait pitié quand on va porter plainte,
11:46on se demande comment c'est possible un truc pareil.
11:48Alain Bensoussan, c'est évidemment un sujet sur lequel on milite régulièrement,
11:51je le sais.
11:54Parmi l'ensemble des actions,
11:56il y en a une très rapide,
11:58qui coûte très peu cher,
12:00et qui est un problème idéologique.
12:02C'est d'arrêter la segmentation de ces fichiers.
12:06Il y a plus d'une trentaine de fichiers qui tournent autour des infractions.
12:11Il faut nécessairement libérer la possibilité de l'action,
12:15notamment de l'action de la police, de l'arberie.
12:17Vous êtes en train de nous dire qu'il y a trop de fichiers ?
12:18Il n'y a pas trop de fichiers, mais ils sont segmentés.
12:20Ils ne communiquent pas.
12:22Il est interdit de communiquer au titre de la protection de la police privée.
12:25On parlera du périscolaire tout à l'heure,
12:26et là on parle de la création d'un nouveau fichier encore.
12:29Oui, on parle encore d'un nouveau fichier.
12:30Et en fait, pour les mineurs,
12:32et compte tenu de l'importance de la pédophilie,
12:35malgré la convention de Budapest,
12:37qui n'est pas d'aujourd'hui,
12:38qui est une convention internationale pour protéger l'enfance,
12:42il faut déverrouiller la segmentation des fichiers.
12:45Et lorsque c'est un mineur,
12:47il faut pouvoir immédiatement que tous ces fichiers
12:49qui identifient des signalements,
12:51voire des actions graves,
12:53puissent être remontés à toute vitesse
12:55et peut-être aussi interprétés par l'intelligence artificielle.
12:58L'enquête se resserre donc autour de la famille Jérôme Barrella.
13:00Regardez cet autre extrait du reportage diffusé hier soir sur CNews.
13:06Yannick Barrella est placé en garde à vue
13:08pour viol sur mineur de plus de 15 ans,
13:11viol par conjoint, séquestration et menace de mort.
13:14Et curieusement, comme si c'était une coutume dans cette région,
13:18il ne s'est rien passé depuis 2024.
13:21Il n'a jamais été convoqué, il n'a jamais été entendu,
13:24il n'a jamais été encore moins mis en examen.
13:26Donc du coup, le policier, un petit peu échaudé
13:29par les mésaventures de l'affaire qui concerne Jérôme Barrella,
13:34se dit, là, il y a une plainte, elle n'a pas été traitée,
13:37j'ai le mec en face de moi,
13:38donc on le met en garde à vue tout de suite.
13:41Le même jour, un autre membre de la famille Barrella
13:44va se révéler problématique.
13:58Yannick Barrella, c'est le frère de Jérôme Barrella
14:01et là, c'est le père de Jérôme Barrella
14:03qui est également concerné par cette autre affaire
14:07et c'est pas une de ses petites filles,
14:09c'est une de ses petites filles par alliance en fait,
14:11puisqu'il s'agit de la petite fille de sa compagne,
14:13elle s'appelle Maéva,
14:14elle témoignait aujourd'hui sur RTL.
14:18J'ai eu des agressions sexuelles de sa part,
14:22donc sur le terrain de vacances où j'étais.
14:27Directement, j'en ai pas parlé à mon cercle familial,
14:30j'en avais parlé à un professeur
14:32parce que je me sentais pas capable de parler à ma famille,
14:35j'avais honte.
14:36Et en fait, grâce à ce professeur-là,
14:38j'ai pu en parler à mon entourage plus proche
14:43qui, je sais pas s'il m'a cru,
14:45je suppose, en tout cas,
14:46il allait faire un signalement à la gendarmerie.
14:49Moi, je sais que j'ai été entendue
14:53directement après ce signalement-là.
14:55Donc pendant trois heures,
14:56j'étais dans le bureau avec les gendarmes
14:57à tout expliquer dans les moindres détails.
15:01Et comme je vous ai dit,
15:03pour tout ce qui touche au procès,
15:06et tout ça, j'étais mis à l'écart
15:08parce que je voulais être protégée.
15:11Et donc je sais pas exactement,
15:13je sais juste que l'affaire,
15:15elle a été classée sans suite
15:16pour manque de preuves.
15:18Sur le moment, ça a été dur
15:19parce que je me suis dit,
15:21en fait, il y aura pas de justice.
15:23On parle d'agression sexuelle
15:25et en fait, c'est banalisé.
15:29En fait, c'est laisser le doute à tout le monde,
15:34laisser l'opportunité à Joël
15:36de vivre et de ne pas payer ce qu'il a fait.
15:40Et c'est ce qui encourage justement
15:41à récidiver derrière.
15:45Et puis, il y a le sentiment,
15:47Anne Coffinier, disons-le,
15:48ce sentiment pour cette victime présumée
15:50d'avoir parlé pour rien, en fait.
15:52Je pense que c'est très difficile
15:54quand vous prenez sur vous
15:55d'aller porter plainte.
15:56C'est déjà énorme d'oser faire ça.
16:00Vous parlez donc au monde des adultes,
16:02à l'institution, quelque part, à l'État.
16:04Vous vous expliquez que vous êtes victime.
16:06Et à partir de ce moment-là,
16:08rien ne se passe.
16:10C'est quelque chose d'assez terrible.
16:12Et on le voit dans beaucoup de domaines,
16:14notamment dans le domaine
16:16lorsqu'il y a des couples séparés
16:17et qu'il y a des violences
16:18ou des attéchements sexuels
16:20qui sont faits dans le cadre,
16:20par exemple, de la garde, etc.
16:22Il y a énormément de cas comme ça
16:24où il y a des...
16:25Alors, vrai ou faux,
16:25parce qu'il y a tout là-dedans.
16:26Il y a aussi des abus.
16:27Mais en tout cas,
16:28il y a des cas où des enfants sont en danger.
16:32La plainte est portée.
16:33Le médecin fait une analyse, etc.
16:36Et la garde continue comme avant.
16:38L'enfant est envoyé chez son père comme avant
16:41alors qu'il a porté plainte.
16:42Dans le cadre de cette petite fille,
16:43Maïvar...
16:44C'est une situation...
16:45Il y en a beaucoup,
16:46beaucoup, beaucoup en France comme ça.
16:47Elle n'a pas été reconnue victime
16:49par la justice
16:50et compte tenu des nombreux soupçons
16:52qui planent aujourd'hui
16:53sur cette famille Barrella
16:54et des nouveaux éléments
16:55qui les incriminent,
16:56forcément,
16:57au regard du moment,
16:59d'aujourd'hui,
17:00ça interroge.
17:01On se dit que la justice
17:02s'est peut-être,
17:03voire certainement trompée.
17:04C'est ce qui paraît le plus logique.
17:05Est-ce que c'est...
17:06Il faut parler d'erreur de jugement
17:07ou est-ce que c'est une faute ?
17:09C'est le problème des preuves.
17:11S'ils n'ont pas de preuves,
17:12ils n'ont pas de preuves.
17:12Maître Bensoussan, aujourd'hui...
17:13Non, pas d'erreur de jugement,
17:15pas de défaut de preuves.
17:16Je pense que la parole des enfants
17:19et des mineurs comme ceux-ci
17:20n'était pas entendue.
17:22Et puis, c'est aussi une question de moyens.
17:23C'est-à-dire qu'il faut prendre du temps
17:27pour entendre l'enfant,
17:28prendre du temps pour la confrontation.
17:30Et malheureusement, là encore,
17:32le déficit de moyens
17:33fait que cet enfant
17:35n'a pas eu justice
17:36qu'elle a réclamée.
17:38Elle a peut-être été entendue.
17:40Ce n'était pas très clair,
17:41en tout cas, dans ma compréhension.
17:43Elle a été entendue.
17:44Elle a été entendue,
17:44mais je ne sais plus
17:45ce qui s'est fait derrière
17:47et comment, effectivement,
17:49il n'y a pas eu de confrontation.
17:50Je ne sais pas,
17:50je n'ai pas d'éléments particuliers.
17:52Ce que je veux dire, simplement,
17:54c'est que par rapport
17:55à ce nombre impressionnant de gens,
17:57il faut des moyens
17:58et des moyens humains
17:59et des moyens informatiques.
18:01Vraiment, la solution,
18:02elle passe par là, aujourd'hui.
18:04C'est des paroles contre paroles,
18:06mais en fait,
18:07quelqu'un qui est pédophile
18:09ou qui s'attaque
18:09à des enfants sexuellement,
18:11en général,
18:12surtout s'il a 60 ans
18:14comme ce grand-père,
18:17il a dû s'attaquer auparavant
18:19à des enfants.
18:21Donc, en étudiant sa vie
18:23ou en interrogeant son cercle proche,
18:27sans doute,
18:27on peut trouver d'autres cas
18:29qui sont des cas similaires.
18:30Et comme dans les affaires
18:34de harcèlement sexuel,
18:36on en a parlé tout à l'heure,
18:38quand il y a une accumulation,
18:39disons, d'affaires,
18:41ça donne une autre teinte à l'affaire.
18:45Alors, écoutez ce que disait
18:45le psychologue Jean Richombe
18:47sur CNews.
18:48Il était interrogé aujourd'hui,
18:49justement,
18:50sur la parole de cette petite fille,
18:52Maïva,
18:52qui n'a pas été reconnue
18:54comme victime
18:56concernant la plainte
18:58qui avait été déposée
18:59contre son grand-père,
19:01enfin, contre son grand-père
19:02par alliance,
19:03qui était donc Joël Barrella.
19:05Cette jeune fille
19:06a eu une souffrance.
19:08Elle a vécu un drame.
19:09Elle a vécu quelque chose
19:11d'horrible.
19:11Elle prend son courage à deux mains.
19:13Elle l'expose.
19:14Elle s'expose.
19:15C'est un peu son intimité
19:17dont elle parle.
19:18Et derrière,
19:19il n'y a pas de retour.
19:20Il n'y a pas de compréhension.
19:22C'est comme si on ne considère pas
19:23ce qu'elle a vécu.
19:24On ne considère pas sa personne.
19:26Et on ne considère pas
19:26ses souffrances.
19:27Alors, c'est très compliqué
19:28pour elle, après,
19:29de se reconstruire.
19:30Parce que,
19:31quand je parle à quelqu'un
19:32et que cette personne
19:33n'entend pas,
19:35je le fais comment ?
19:36Et Arnaud disait
19:37ses paroles contre paroles.
19:38Mais de la même façon,
19:39il serait terrible aussi
19:41de condamner un innocent.
19:43C'est-à-dire que,
19:43évidemment,
19:45la complexité,
19:46elle est là.
19:47Évidemment qu'aujourd'hui,
19:47on regarde cette affaire
19:50avec la connaissance
19:52de tout ce qui se passait
19:53effectivement dans cette famille,
19:55de tous les signalements
19:56qu'il y avait autour
19:57de la famille Barrella.
20:00On ne sait pas
20:01ce qui s'est passé
20:02au moment de l'audition.
20:04La connaissance physique,
20:05au sens humain du terme,
20:07elle était difficile.
20:09Mais la connaissance,
20:10elle était dans tous ces fichiers.
20:12Il y avait des signalements
20:13partout.
20:13Non, mais voilà.
20:14Mais l'erreur,
20:15elle est là.
20:15La faute,
20:16elle est là.
20:17Ce n'est pas une erreur.
20:18C'est une interdiction
20:19de segmentation des fichiers.
20:20C'est plus grave que ça.
20:21C'est structurel.
20:22Ce n'est pas une erreur.
20:23Pas pour l'affaire Barrella.
20:26L'affaire Barrella,
20:28la petite fille,
20:30il était dans le traitement
20:31des antécédents judiciaires.
20:33L'affaire était classée sans suite.
20:35Mais il était signalé
20:36dans le traitement
20:37des affaires antécédents judiciaires,
20:39classée sans suite.
20:40Oui, il y avait beaucoup de choses.
20:42Il y avait d'autres fichiers
20:43où il était aussi ?
20:44Les signalements
20:44dont on parlait en ligne, absolument.
20:46Celui-là était facile à acquérir.
20:48Il suffisait de taper son nom
20:49dans le traitement
20:49des antécédents judiciaires.
20:51Oui ou non ?
20:52Normalement.
20:53Normalement, il devait y être.
20:55Et pour avoir, disons,
20:57l'affaire est classée sans suite
20:58pour avoir agressé sexuellement
21:00une petite fille.
21:01Donc, s'il y a une autre petite fille
21:02qui vient se plaindre,
21:04même si l'affaire a été classée sans suite,
21:05on se dit qu'il y a quelque chose
21:07de louche.
21:07Mais il y a quelque chose de louche
21:09encore une fois à tous les États.
21:10Je le disais, on pointe du doigt
21:11le ministère de la Justice,
21:12le ministère de l'Éducation nationale aussi,
21:15puisque je vous rappelle
21:15que Jérôme Barrella, on le disait,
21:17travaillait comme intérimaire
21:18dans des établissements scolaires.
21:19Il a commencé à faire
21:20des remplacements dans les lycées
21:23en 2018 jusqu'en 2021.
21:25En 2021, il a été écarté
21:27des établissements scolaires.
21:28Sauf que dès 2017,
21:30il faisait déjà l'objet
21:31d'un signalement de la part
21:32de la mère d'une adolescente
21:33de 17 ans avec laquelle
21:34il entretenait des relations.
21:37Donc, pourquoi, comment
21:38est-ce qu'il a été recruté
21:39compte tenu de ces signalements
21:40? Évidemment, tout ça fait écho
21:41au scandale du périscolaire également,
21:43dont on parlera dans un instant.
21:44Juste avant de marquer une pause
21:45et pour refermer ce volet
21:47consacré à Liana,
21:48j'aimerais qu'on termine
21:49avec cette séquence
21:50pleine d'émotions
21:51de l'arrivée du cercueil
21:52de Liana cet après-midi.
21:54On pense bien fort aux parents,
21:55à toute la famille
21:57de cette petite fille
21:58qui n'aurait pas dû partir.
22:00Et rire que le temps
22:03des femmes sera pas
22:04Dans l'ombre des saisons
22:06Dans le champ des ruisseaux
22:08Nos souvenirs voyagent
22:10Au fil des maux
22:12La lune a recueillie
22:14Tes rêves éparpillées
22:16Comme des pétales blancs
22:18Par l'automne emportés
22:20Et les cœurs qui t'aimaient
22:22Gardent au fond d'eux-mêmes
22:24La chaleur de ta voix
22:25La douceur de tes poèmes
22:29La mort n'est qu'un horizon
22:32Que nos yeux ne voient pas
22:34Un rivage lointain
22:36Où l'homme conscie sa voix
22:38Et dans chaque matin...
22:40Merci de me rejoindre
22:41pour la suite du Meilleur de l'Info
22:42sur CNews.
22:43On est en direct jusqu'à minuit.
22:45Dans un instant,
22:46on va parler évidemment
22:47du périscolaire.
22:49Un autre scandale
22:50après la ville de Paris,
22:51c'est l'agglomération de Lyon
22:52qui est également touchée
22:53par les violences.
22:54Sexuelles sur les tout-petits
22:56dans le milieu du périscolaire.
22:57Ce sera dans un instant,
22:58juste après le rappel
22:59des titres de l'actualité
23:00de ce vendredi soir
23:01et c'est avec Isabelle Piboulot.
23:02Bonsoir Isabelle.
23:06Bonsoir Mickaël,
23:07bonsoir à tous
23:07à la une de l'actualité.
23:09Familles, amies et inconnues
23:10ont fait leurs adieux à Liana.
23:12Les obsèques de la fillette
23:14de 11 ans
23:14se sont tenues à Florence
23:15dans le Gers.
23:16Près de 400 personnes
23:18y ont assisté
23:18un temps de recueillement
23:20bouleversant
23:21avant l'inhumation
23:22dans la plus stricte intimité.
23:24Dans l'affaire Liana,
23:25justement,
23:26l'Etat a failli
23:27reconnaître Gabriel Attal.
23:29Le candidat Renaissance
23:30à la présidentielle
23:31se dit ouvert
23:31au fichage
23:32des pédocriminels
23:34sur le modèle
23:34des fichiers S.
23:36Il affirme vouloir
23:37instaurer une culture
23:38de l'urgence
23:38face aux violences
23:40faites aux mineurs.
23:41Parmi ces propositions,
23:43détaillées dans le Figaro,
23:44on retrouve la création
23:46d'un parquet national
23:47dédié à la pédocriminalité
23:48ou encore
23:49l'alourdissement
23:50des peines.
23:51Autre titre de l'actualité,
23:53les obsèques
23:53de Bernadette Chirac
23:54se sont tenues
23:55aujourd'hui à Paris
23:56dans la basilique
23:57Sainte-Claude-Tilde.
23:58Lieu très symbolique
23:59pour le couple Chirac
24:01tant pour leur mariage
24:02que pour les funérailles
24:03de leur fille aînée.
24:04De nombreuses personnalités
24:06ont rendu hommage
24:06à l'ancienne première dame
24:08décédée le 5 juin
24:09à 93 ans.
24:11François Hollande,
24:12Nicolas Sarkozy
24:13ou encore
24:13Brigitte Macron.
24:15L'actualité internationale,
24:17un accord entre l'Iran
24:18et les Etats-Unis
24:19pourrait être signé
24:20dans les prochains jours.
24:21Selon la diplomatie iranienne,
24:23le projet d'accord
24:24inclut la levée
24:25du blocus américain
24:27des ports iraniens
24:28et une nouvelle gestion
24:29du détroit d'Hormuz.
24:30Abbas Arachia
24:31a néanmoins
24:32accusé Israël
24:33de chercher
24:34à faire dérailler
24:35cet accord
24:35avec Washington.
24:36A noter que la Suisse
24:37s'est proposée
24:38pour accueillir
24:39l'éventuelle signature
24:40de cet accord de paix.
24:42Et puis,
24:42carton plein pour Elon Musk.
24:44La fortune de l'homme
24:45le plus riche du monde
24:46a franchi le palier
24:47des 1000 milliards de dollars.
24:49L'action de SpaceX
24:50se sent vol
24:51à la bourse de New York.
24:53Le titre a bondi
24:54de 30%
24:55au-delà de 175 dollars.
24:57Déterminé
24:58et optimiste,
24:59Elon Musk rappelle
24:59son ambition
25:00de partir à la conquête
25:01de la Lune
25:02mais aussi de Mars
25:04et au-delà.
25:07vers l'infini
25:09et au-delà.
25:09C'est ça.
25:10Vous avez la référence.
25:11Absolument.
25:12Merci Isabelle Piboulot
25:13et à tout à l'heure
25:14minuit pour l'édition
25:15de la nuit.
25:16Après la ville de Paris,
25:17l'agglomération de Lyon
25:18est également touchée
25:19par les violences sexuelles
25:21sur les tout-petits
25:22dans le périscolaire.
25:23Un animateur a été
25:23mis en examen
25:25hier soir
25:25pour viol et agression sexuelle
25:27sur trois mineurs.
25:27On écoutera dans un instant
25:28le témoignage glaçant
25:29du papa
25:30d'une des victimes
25:31mais d'abord
25:32les précisions
25:33de notre journaliste
25:34police-justice
25:34Sabrina Birlin-Bouillet.
25:37C'est un homme
25:38d'une trentaine d'années
25:39et un animateur
25:40dans un centre périscolaire
25:41près de Lyon
25:42qui a été mis en examen
25:43hier,
25:44mis en examen
25:44pour des faits de viol,
25:45d'agression sexuelle
25:46sur trois mineurs,
25:47trois petites filles
25:48âgées de seulement 6,
25:507 ans
25:50et même de 3 ans
25:51pour la plus jeune.
25:53C'est le parquet de Lyon
25:54qui a ouvert
25:54une information judiciaire.
25:55L'animateur a donc été
25:56mis en examen,
25:58placé sous contrôle judiciaire.
26:00Il n'est pas en prison.
26:01Il fait l'objet
26:02de trois plaintes
26:02cet animateur.
26:03La première,
26:04elle remonte au mois d'avril.
26:05Il avait d'ailleurs été
26:06placé en garde à vue
26:07pendant 36 heures
26:08mais il avait été
26:10laissé libre
26:11à la suite de cette garde à vue.
26:12Les fillettes
26:12qui sont amies
26:13disent avoir subi
26:15des faits de viol
26:16et de scatologie
26:17de la part de cet animateur.
26:18Cela se serait passé
26:19dans les toilettes
26:20de ce centre
26:20situé à Charlie,
26:22tout près de Lyon
26:22dans le Rhône.
26:23Et ce lundi,
26:24une troisième plainte s'ajoute.
26:26Elle a été déposée
26:26cette fois
26:27par la famille
26:28de cette petite victime
26:29de trois ans.
26:30La petite aurait été victime
26:31elle aussi
26:32d'une agression sexuelle
26:33et cela rejoint
26:34le témoignage
26:35de la fillette de 16 ans
26:36qui, elle,
26:37a déjà porté plainte
26:38contre l'animateur
26:38et qui aurait vu
26:39cette petite fille
26:40de trois ans
26:40ressortir des toilettes
26:42avec cet animateur.
26:43Ce fonctionnaire
26:44a été donc suspendu
26:45par la mairie
26:47de Charlie
26:47et à ce stade,
26:48le suspect
26:48il nie les faits
26:49qui lui sont reprochés.
26:51Cet après-midi,
26:52le papa
26:53d'une des victimes
26:54présumées
26:55a témoigné sur ces news
26:56et est revenu
26:56sur la manière
26:57dont sa fille
26:57a annoncé
26:58ce qui lui était arrivé.
26:59Je vous propose
27:00de l'écouter.
27:02Elle m'a raconté
27:03des actes atroces
27:05qui sont tellement glaçants
27:06que je n'ai même
27:08pas envie de les...
27:09Je n'ai pas eu envie
27:10de les croire.
27:10J'ai eu ce réflexe
27:11comme je pense chaque parent
27:12donc il ne faut pas
27:13leur jeter la pierre
27:14quand même
27:14ne croient pas leurs enfants.
27:16C'est dur à entendre.
27:17Donc quand j'ai entendu ça
27:18moi en tant que père
27:18et surtout en tant qu'homme
27:19de 38 ans,
27:21j'ai tout de suite compris
27:23que tout son récit
27:24était vrai
27:25et qu'il fallait absolument
27:26que j'appelle la gendarmerie.
27:27Elle dit
27:28« Maman,
27:29je me suis déjà enfermé
27:30dans les toilettes
27:30avec ma meilleure amie
27:34et ce fameux encadrant
27:36et ça pue elle zizi maman. »
27:39C'est tout ce qu'elle a dit.
27:40Elle a essayé
27:40de lui parler tout le week-end
27:41mais ma fille était énervée
27:43elle ne voulait pas communiquer
27:44et la seule chose
27:45qu'elle a communiqué
27:45c'était du non-verbal
27:46c'est-à-dire qu'elle s'est écrit
27:47le prénom de cet animateur
27:48sur tout le corps.
27:50Plusieurs fois.
27:52Quand une petite fille,
27:54Michel Coriot,
27:55je précise que vous êtes
27:56déléguée nationale
27:56du syndicat de police alliance,
27:58quand une petite fille
27:59de 3, 6 ou même 7 ans
28:01tient de tels propos
28:02auprès de ses parents,
28:04auprès des autorités
28:05ou qui sont rapportées
28:06à la police par les parents,
28:08elle ne peut pas avoir inventé
28:11ce qu'elle raconte.
28:11Ce n'est pas possible.
28:12De toute façon,
28:13le premier rôle d'un policier
28:14dans ce genre d'affaires,
28:15c'est évidemment de croire
28:16la parole de l'enfant
28:17et de vérifier.
28:18C'est ça le premier rôle.
28:19Évidemment,
28:19avec les enfants,
28:20notre rôle,
28:20c'est de croire
28:21ce qu'ils nous disent
28:22et de vérifier par la suite.
28:23Ça me semble assez évident.
28:24Vous savez,
28:25malheureusement,
28:26en tant que policier,
28:26on est confronté
28:27aux victimes tous les jours,
28:29à la famille tous les jours.
28:31C'est quelque chose
28:32d'assez difficile
28:34avec un sentiment
28:35aussi parfois
28:36d'incompréhension
28:37des familles,
28:37des victimes
28:38parce que leurs agresseurs
28:40sont toujours dans la nature.
28:41Il faut rappeler
28:42qu'on est dans un état de droit.
28:43un signalement,
28:44ce n'est pas une condamnation.
28:45Il y a une enquête,
28:46ça prend du temps,
28:47il faut matérialiser les faits.
28:48Dans le meilleur des cas,
28:49il faut une condamnation judiciaire.
28:51Tout ça,
28:51c'est un temps très long
28:52que les victimes,
28:53très légitimement,
28:54ont du mal à comprendre.
28:55Anne Cofinier,
28:56j'insistais sur l'âge.
28:57Je disais 3,
28:586 ou 7 ans
28:58parce que,
29:00évidemment,
29:01le témoignage
29:01d'un enfant de 3 ans
29:02ou de 4 ans
29:03n'est pas le même
29:04que celui
29:04d'un enfant de 16 ans,
29:06par exemple.
29:07Quand je disais
29:07qu'elle ne peut pas avoir inventé,
29:10elle ne peut pas,
29:14comment est-ce qu'on peut
29:16inventer de telles choses ?
29:18Ça,
29:18je ne peux pas
29:19me prononcer là-dessus.
29:20C'est un domaine très complexe.
29:22On parle notamment
29:22de la nécessité
29:23de former au recueil
29:24la parole des enfants.
29:25C'est vraiment compliqué.
29:27Et c'est d'ailleurs
29:28toute la difficulté
29:29de la chose.
29:30C'est qu'un enfant
29:30va parler, par exemple,
29:31soit à ses parents,
29:32soit à un directeur d'école.
29:34Et selon comment la personne
29:36reçoit, guide le propos,
29:38la confidence,
29:39ça peut tout fausser
29:40et de manière
29:41quasiment irrémédiable.
29:42Donc ça,
29:43ça fait vraiment partie
29:43des difficultés
29:44que moi j'analyse là-dedans
29:46et je suis incapable
29:46de vous dire
29:47si on peut inventer
29:48ou pas inventer
29:48à 3, 5 ans, 7 ans,
29:50je n'en sais rien.
29:50Mais au sein des brigades
29:52de mineurs, justement,
29:53ils sont censés être formés
29:54pour ça ?
29:54Oui, c'est sûr.
29:55Mais il y a les fameux
29:56cellules Mélanie,
29:58il y a l'UAPED,
30:00mais tout ça,
30:00c'est très peu de cellules
30:01et quand les gens
30:02parlent pour la première fois,
30:03quand une enfant
30:04parle pour la première fois,
30:05par définition,
30:06elle ne va jamais parler
30:06dans cette brigade-là.
30:07Elle va parler
30:08auprès de quelqu'un
30:09qui n'est pas formé
30:10ou très peu
30:10ou qui a très peu
30:11d'expérience.
30:13Donc ça,
30:13c'est compliqué.
30:14Ce qui me frappe,
30:15moi vraiment,
30:15c'est qu'on a parlé
30:17du scandale
30:17du périscolaire.
30:18On est sur des quantités
30:19qui sont déjà astronomiques.
30:22Tous les arrondissements
30:23sont touchés.
30:23Et pas que Paris,
30:24voilà, on le voit,
30:25c'est-à-dire que le scandale
30:25du périscolaire parisien,
30:27c'était que le...
30:28C'est exactement
30:28ce que je voulais dire.
30:29C'est-à-dire qu'il y a déjà
30:30le périscolaire parisien
30:32qui est colossal
30:33et c'est notamment lié
30:34au mode d'organisation
30:35des journées
30:35qui font qu'on a
30:37beaucoup plus de probabilités
30:38d'avoir ces problèmes.
30:39Mais d'ores et déjà,
30:40on a l'Essonne,
30:41on a la Loire-Atlantique,
30:43on a les Hauts-de-Seine
30:44où c'est déjà des dizaines
30:45et dizaines d'enfants en plus.
30:46Maintenant, on a Lyon.
30:48La probabilité
30:48que ça soit toute la France,
30:49elle est très très forte.
30:51C'est juste qu'en fait,
30:51c'est segmenté.
30:52Donc l'info ne remonte pas facilement
30:55alors qu'à Paris,
30:56finalement,
30:56toute l'information
30:57remonte au même endroit
30:58assez facilement.
30:59Donc on a toute la France
31:00qui a probablement
31:01des affaires d'agression sexuelle
31:04importantes.
31:06Donc notre système judiciaire,
31:08il va être submergé
31:09par ces affaires
31:10qui vont remonter
31:11parce que la parole
31:11va se libérer.
31:13On ne peut qu'espérer,
31:14évidemment,
31:14que cet homme
31:15dont on parle là
31:17à Lyon
31:17soit condamné,
31:18condamné fermement.
31:19Le papa qu'on vient d'écouter
31:20en doute
31:21et il expliquait,
31:21vous allez l'entendre,
31:22à quel point
31:22est-ce qu'il
31:23l'avait perdu confiance
31:24en la justice
31:25de notre pays.
31:28Les gens n'en peuvent plus
31:30quand j'entends
31:30que les gens
31:31veulent se faire justice
31:32eux-mêmes.
31:32Mais je les comprends.
31:34Moi, ça n'a duré
31:34qu'une seconde
31:35puisque quand je regarde
31:36ma fille,
31:36je sais qu'elle va avoir
31:36besoin de moi.
31:38Elle n'a pas besoin
31:38de moi dans une prison.
31:39Elle n'a besoin de moi
31:40à ses côtés.
31:42Donc elle est condamnée
31:43à vie aujourd'hui.
31:44Elle est condamnée à vie
31:45et cette personne-là
31:46ne le sera jamais
31:47condamnée à vie.
31:48Et même s'il est condamné,
31:48elle sera condamnée
31:49dans des centres spécialisés
31:52où il sera protégé,
31:53où il jouera...
31:54J'ai même vu
31:54qu'il y avait des centres
31:55qui proposaient
31:55de jouer à la pétanque
31:56aux pédophiles.
31:57Non mais, on est où ?
31:59Il faut que les choses
32:00changent profondément.
32:02L'inquiétude,
32:02elle est énorme
32:03quand on est parent
32:04et quand on est parent
32:05de jeunes enfants
32:06encore plus.
32:06Il se passe quoi
32:07le matin ?
32:08Il se passe quoi
32:09le mercredi matin
32:10quand on dépose
32:11notre petite fille,
32:12notre petit garçon
32:13au centre aéré
32:14avant d'aller travailler ?
32:15À qui sont ces animateurs
32:17à qui on les confie ?
32:18Comment est-ce qu'ils sont recrutés ?
32:20Toutes ces questions,
32:21évidemment,
32:21on se les pose.
32:23Arnaud Klarsfeld,
32:24on n'est évidemment
32:24pas tranquille
32:25quand on est parent
32:25et je vous assure
32:26que quand on est
32:26un papa anxieux
32:27comme moi,
32:28ça finit par rendre dingue.
32:31Oui, parce que
32:31dans tous les milieux
32:32où il y a des enfants,
32:33il y a des...
32:33Pratiquement,
32:34ce qu'on disait tout à l'heure,
32:35il y a des pédophiles.
32:37Parce que les enfants
32:37attirent les pédophiles
32:39et qu'une partie
32:39de la population...
32:41Ce que vous dites
32:42est très grave.
32:43c'est avéré
32:43que dans tous les milieux
32:45on...
32:45Mais oui,
32:46mais c'est le...
32:49C'est vrai.
32:50Donc pour les parents
32:51qui nous regardent,
32:52il vaut mieux garder
32:52ces enfants à la maison ?
32:53Ça a été vrai
32:53depuis tout temps
32:57et il faut trouver
32:58les moyens
32:59à la fois de punir
33:01peut-être plus sérieusement
33:02et de peut-être
33:03d'avoir une campagne nationale
33:05pour, disons,
33:07dire, écoutez,
33:07vous souffrez
33:08d'une pathologie,
33:11c'est peut-être inné
33:12chez vous,
33:13ça je ne sais pas,
33:13c'est aux psychologues,
33:14je ne vais pas m'aventurer
33:16à dire que si c'est pervers
33:18ou si c'est inné,
33:19mais en tous les cas,
33:20il y a une partie
33:20de la population
33:21qui est attirée
33:22par des enfants.
33:23Donc c'est sans doute
33:25au ministère de la Santé,
33:26peut-être allié
33:27avec le ministère
33:28de l'Éducation nationale,
33:29avec le ministère
33:30de l'Intérieur,
33:31d'organiser une vaste campagne
33:33pour dire
33:33vous souffrez de cela,
33:35si vous êtes pris,
33:36vous serez condamné
33:37très fortement,
33:38mais l'État
33:39peut vous aider
33:41à vous soigner
33:42avant que vous passiez
33:43à l'acte.
33:44C'est-à-dire,
33:45il faut malheureusement
33:46admettre que c'est
33:47une pathologie
33:48dont les gens
33:49ne sont peut-être
33:50pas responsables
33:52mais certains arrivent
33:53à disons
33:54à réfréner.
33:54Ça devrait être considéré
33:55comme un problème
33:56de santé publique ?
33:57Non,
33:57parce que si vous me dites...
33:58Oui,
33:59ça devrait être considéré
34:00comme une priorité
34:01de santé publique,
34:02parce que si vous me dites
34:03que c'est un problème
34:04de santé publique,
34:04les gens vont me dire
34:05qu'ils ne sont pas responsables.
34:06Si,
34:06parce qu'ils savent
34:08qu'ils accomplissent
34:09le mal,
34:10ils sont attirés,
34:11mais ils savent
34:12qu'ils accomplissent
34:12le mal quand même,
34:13parce qu'il y a quand même
34:14depuis tout petit,
34:17on apprend que c'est tabou.
34:19Et ça se passe aussi
34:20dans les familles,
34:21alors que peut-être
34:23le père aime son enfant
34:25et malgré le fait
34:27qu'il aime son enfant,
34:28il peut passer
34:29à l'acte sexuel,
34:30ce qui est horrible.
34:33160 000 enfants par an
34:35sont victimes
34:38de violences intrafériales
34:40et de nombre d'incestres.
34:42160 000 enfants,
34:43c'est le nombre
34:44de signalements par an
34:45de violences sexuelles
34:46dans les familles.
34:49Donc ça doit être
34:50une priorité
34:52du ministère de la Santé.
34:54Mais là,
34:55pour le coup,
34:55c'est très compliqué.
34:57Moi,
34:57je pense qu'il faut
34:58vraiment distinguer
34:58deux aspects.
34:59Il y a ce qui se passe
35:00dans les familles.
35:00Oui, mais je n'ai jamais entendu
35:01partout dans la société française
35:02vous souffrez de cela,
35:05venez appeler tel numéro,
35:06peut-être que ça existe.
35:08Non, je ne crois pas.
35:09Oui, tu vois ce que je veux dire.
35:10Je comprends
35:11ce que vous voulez dire.
35:12Moi, ce qui me frappe aussi,
35:14c'est un certain nombre
35:15d'instrumentalisations politiques
35:16qui sont faites.
35:16J'écoutais tout à l'heure
35:18Paul Vannier
35:18qui était en train
35:19de faire la leçon
35:22et de parler de Bétarame.
35:25Et la dernière fois,
35:26sur ce plateau même,
35:27j'ai croisé
35:27Madame Spilbout
35:28qui m'a soutenue.
35:30qu'il y avait
35:30beaucoup de problèmes
35:31dans les écoles privées.
35:32Je me demandais vraiment
35:32dans quel pays
35:33elles vivaient
35:34parce que le scandale
35:35du périscolaire aujourd'hui,
35:36je ne sais pas
35:37à quelle école privée
35:38est concernée,
35:38mais en tout cas,
35:39médiatiquement,
35:40il n'y en a aucune
35:40qui soit sortie.
35:41Quand on parle de Saint-Dominique,
35:42c'est la rue Saint-Dominique.
35:44C'est une école publique.
35:46Et pourquoi ?
35:47Parce que le système
35:48du périscolaire
35:49est organisé complètement
35:50différemment dans le privé.
35:52Parce que c'est organisé
35:53dans le public
35:53par la municipalité.
35:54Voilà.
35:55Et puis surtout,
35:56la plupart des écoles privées
35:57ne sont pas dans ce système
35:59où on travaille
36:00le mercredi matin.
36:02Donc,
36:03ça,
36:04c'est une chose
36:04que je voulais dire
36:05parce qu'on a
36:05beaucoup,
36:06beaucoup médiatisé
36:07Beta RAM.
36:07Et c'était normal.
36:09Il n'y a aucune raison
36:10qu'il y ait une omerta
36:11sur ce sujet.
36:12Il faut que la vérité sorte.
36:13Mais si on revient
36:14aux chiffres,
36:16on n'est pas du tout,
36:17du tout,
36:17on ne boxe pas du tout
36:18dans la même catégorie.
36:20Si on voit
36:21la chiase,
36:22par exemple,
36:22qui a parlé
36:23de tous les abus
36:24qui ont eu lieu
36:24sexuels dans l'Église,
36:27de 1950
36:29à 2020,
36:30on a,
36:30et encore,
36:30ces extrapolations,
36:31on n'a pas les chiffres,
36:32on a 330 000 victimes.
36:34Alors que là,
36:34regardez les chiffres
36:35dont on parle actuellement,
36:36ce n'est pas du tout
36:37les mêmes proportions.
36:37On est en train
36:38d'exploser complètement.
36:39Donc,
36:40ce n'est pas pour faire
36:40le privé contre le public,
36:41mais je veux dire,
36:42il y a un moment
36:42où il faut quand même
36:42regarder les choses en face.
36:43Et ça serait bien
36:44que LFI,
36:45en particulier Paul Vannier,
36:46arrêtent sa petite
36:47instrumentalisation.
36:48Peut-être que ça ne l'arrange pas,
36:49mais aujourd'hui,
36:49le périscolaire,
36:50le problème,
36:50il est dans le public
36:51et il est bien dans le public.
36:53Dans le reste de l'actualité,
36:54la Cour de cassation
36:55casse l'arrêt de renvoi
36:57pour violences
36:58ayant entraîné la mort
36:59dans l'affaire,
37:01évidemment,
37:02du jeune Naël.
37:04Les partis estiment
37:05que la qualification d'homicide
37:06peut être retenue
37:07et demandent à nouveau
37:08à la Chambre d'instruction
37:09de se prononcer.
37:10L'affaire,
37:11Naël,
37:11est donc désormais
37:11renvoyée devant
37:12la Cour d'appel
37:14de Versailles.
37:14Les explications
37:15de notre journaliste
37:16police-justice,
37:17Célia Barotte.
37:19Près de trois ans
37:20après la mort
37:20de Naël Merzouk
37:21à Nanterre,
37:22la Cour de cassation
37:23a annulé
37:24la requalification
37:25des faits en violence
37:26ayant entraîné la mort
37:27sans intention de la donner
37:28pour le policier
37:29auteur du tir.
37:30Cette décision
37:31ouvre une nouvelle fois
37:32la voie
37:33à un possible procès
37:34pour meurtre.
37:35La plus haute juridiction
37:36française a estimé
37:37que la Chambre
37:38de l'instruction
37:39de la Cour d'appel
37:39de Versailles
37:40qui avait requalifié
37:41les faits
37:42n'a pas justifié
37:43sa décision,
37:44je cite,
37:45en se déterminant ainsi
37:46alors qu'elle a constaté
37:47que le policier
37:48a fait volontairement
37:49usage de son arme à feu
37:50de calibre 9 mm
37:51à une courte distance
37:52de la victime
37:53visée dans une zone
37:54considérée comme vitale
37:55et que l'intéressé
37:56avait nécessairement
37:57conscience
37:58du risque létal
37:59de son acte.
38:00La Chambre de l'instruction
38:01n'a pas justifié
38:02sa décision.
38:03L'affaire est donc
38:04renvoyée devant
38:05la Cour d'appel
38:05de Versailles
38:06qui devra statuer
38:08de nouveau
38:08sur le chef
38:09pour lequel est renvoyé
38:10le policier
38:11mais dont la décision
38:12pourrait faire l'objet
38:13de nouveaux recours.
38:15Alors,
38:15quelle réaction
38:16de la part
38:16des différentes parties ?
38:18Eh bien,
38:18pour maître Berton,
38:19l'avocat de la maire
38:20de Naël,
38:20je cite,
38:21cette décision marque
38:22une étape essentielle
38:23dans la recherche
38:24de la vérité judiciaire.
38:26Du côté de l'avocat
38:27du policier
38:27mis en cause,
38:28maître Lienard
38:28déclare que le débat
38:29de fond reste ouvert
38:31et que la Cour
38:31n'a pas statué
38:32sur la légalité
38:33du tir.
38:34Enfin,
38:35à noter que la Cour
38:35de cassation
38:36a validé le non-lieu
38:37concernant le deuxième
38:38policier mentionné
38:39dans cette affaire.
38:41La requalification
38:42des faits en violence
38:43ayant entraîné la mort
38:44sans intention
38:44de la donner
38:45donc annuler
38:45la voie d'un possible
38:46procès pour meurtre
38:47est ouverte.
38:49Quel regard,
38:49Michel Coriot,
38:50est-ce que vous portez
38:51sur cette décision ?
38:52Un regard un peu sévère
38:54pour être très honnête.
38:55C'est vrai qu'au nom
38:56d'Agence Police Nationale,
38:57on estime que le signal
38:58envoyé aux collègues
39:00est d'une gravité
39:01exceptionnelle
39:01parce qu'on parle
39:02de meurtre.
39:03Vous savez,
39:04j'ai plus de 25 ans
39:04de métier.
39:05Je n'ai jamais vu
39:06un collègue le matin
39:07se lever en se disant
39:07« Tiens,
39:08je vais tuer quelqu'un ».
39:09Il faut rappeler le contexte,
39:10le contexte d'un refus
39:11d'obtempérer
39:12qui, pour le coup,
39:13tue.
39:14Et les policiers,
39:15plutôt,
39:15ils se posent la question
39:16tous les matins
39:16de savoir s'ils vont
39:17rentrer entiers
39:18chez vous.
39:19Et donc,
39:20voilà.
39:20Et cette décision,
39:22elle suscite
39:23beaucoup d'incompréhension
39:24d'honorant
39:24parce qu'on se dit
39:25que demain,
39:26si on a face
39:27à un refus d'obtempérer,
39:28qu'est-ce qui va se passer ?
39:29On va être poursuivi
39:30pour meurtre
39:30si on estime
39:32utiliser notre arme
39:33dans le cas
39:33de l'estime défense ?
39:34Ce qu'on oublie de rappeler,
39:35c'est que le policier
39:36autour du tir,
39:38il a été,
39:39finalement,
39:40d'une certaine façon
39:41reconnu coupable
39:41de meurtre
39:42dès le lendemain
39:43avant même
39:44la moindre enquête,
39:45avant même
39:45le moindre procès
39:47par le président
39:48de la République,
39:49Emmanuel Macron,
39:50directement.
39:51Souvenez-vous
39:51de ces mots ?
39:57On va l'écouter.
40:00Le président de la République
40:01qui s'exprimait
40:01dès le lendemain
40:03de la mort
40:03de Naël.
40:05Il était interrogé
40:06par des journalistes.
40:07Est-ce qu'en régie,
40:08on a le son
40:09du président Macron ?
40:13On va pouvoir l'écouter.
40:15Je veux ici dire
40:16l'émotion
40:17de la nation
40:17toute entière.
40:19Après,
40:22ce qui est arrivé
40:24et la mort
40:25du jeune
40:26de Naël
40:26et dire à sa famille
40:28toute notre solidarité
40:29et l'affection
40:29de la nation.
40:30Nous avons un adolescent
40:31qui a été tué.
40:33C'est inexplicable,
40:36inexcusable.
40:37Et d'abord,
40:37ce sont des mots
40:38d'affection,
40:40de peine partagée,
40:41de soutien
40:41à sa famille
40:42et à ses proches.
40:43Voilà.
40:43On était le lendemain
40:45évidemment de la mort
40:45de Naël.
40:46Le président de la République
40:47qui dit
40:48qu'à la télévision
40:49qu'un adolescent
40:50a été tué,
40:51Arnaud Klarsfeld,
40:52que c'est inexcusable.
40:55Il n'y a pas eu de procès,
40:56il n'y a pas eu d'enquête,
40:57on ne sait pas
40:58ce qui s'est passé.
40:59Je suis désolé,
41:00mais on pointe régulièrement
41:01du doigt
41:01la France insoumise
41:02qui dit systématiquement
41:03que la police tue.
41:06Finalement,
41:06on est dans le même registre là.
41:09Les qualificatifs
41:10inexcusables,
41:11c'est déjà un préjugement
41:14et inexplicables,
41:16non,
41:16parce que toute chose,
41:17même si c'est négatif,
41:19a, disons,
41:20une explication.
41:21Dans l'affaire
41:22de la Cour de cassation,
41:24je n'ai pas bien suivi,
41:25mais il semble
41:26que la Cour de cassation
41:27a dit
41:28écoutez,
41:30Madame la Cour d'appel,
41:31vous dites que c'est
41:34une mort
41:35sans intention
41:35de la donner,
41:36mais il a tiré
41:37de tout près
41:40et on a une jurisprudence
41:41qui dit
41:42que si on tire
41:43de tout près,
41:44c'est un meurtre.
41:46Alors,
41:46à vous de nous dire
41:47pourquoi vous pensez
41:48que ce n'est pas un meurtre.
41:50Donc,
41:50ce n'est pas pour ça
41:50que la Cour d'appel
41:54dira que c'est un meurtre.
41:55Elle peut très bien dire
41:56ce qui me semble être le cas,
41:58qu'il n'a pas tiré
41:59volontairement,
42:00mais qu'il a tiré
42:00par une sorte de réflexe,
42:02de peur.
42:03Je ne sais pas,
42:03est-ce qu'il avait le droit
42:04de sortir son arme,
42:05le policier ?
42:06Il avait le droit.
42:07Il y a un refus de tempérer.
42:08Il avait le droit
42:09de sortir,
42:10s'il a le droit
42:11de sortir son arme
42:12et si la voiture
42:13lui fonce dessus,
42:16sans vouloir passer
42:17un jugement,
42:18c'est possible
42:18qu'il tire
42:19par une sorte
42:20de réflexe,
42:21de peur.
42:22La voiture s'avance,
42:23il tire
42:23sans faire exprès.
42:25Donc,
42:25ce n'est peut-être
42:25pas nécessairement
42:26un meurtre,
42:27c'est peut-être,
42:28disons,
42:30il a donné la mort
42:32sans intention
42:32de la donner.
42:34Regardez la réaction
42:35également de Thomas Porte,
42:37député de la France Insoumise.
42:40La chaîne des événements
42:42était explicable.
42:43Peut-être pas excusable,
42:44mais en tous les cas,
42:45explicable.
42:46Les mots de Thomas Porte
42:47qui s'est exprimé,
42:49victoire,
42:49nous dit Thomas Porte,
42:50Florian M,
42:51qui a mis à mort
42:51Naël pour être jugé
42:52pour meurtre
42:53par la cour d'assises.
42:54La cour de cassation
42:54casse.
42:55L'arrêt de la cour
42:56d'appel de Versailles
42:56refuse la qualification
42:57des faits en violence.
42:59Ce policier doit être
43:00jugé pour meurtre.
43:01Cette décision
43:01est une étape décisive,
43:02mais le combat continue
43:03pour que toute la lumière
43:04soit faite sur la mort
43:05de Naël pour toutes
43:06les victimes de violences
43:07et de crimes policiers
43:08et pour l'abrogation
43:09de la loi Cazeneuve de 2017
43:11dont les conséquences
43:12continuent de produire
43:12des drames sans justice,
43:14pas de paix.
43:14Bon, voilà,
43:15la France Insoumise
43:16qui finalement tient
43:16son discours habituel
43:17pour qui la police tue.
43:19Rien de surprenant,
43:20malheureusement.
43:21On va terminer,
43:23si vous voulez bien.
43:23Il faut rappeler aussi
43:23que le jeune
43:26qui a été tué
43:29à filer,
43:30à refaire combien
43:30de refus dans le terrain
43:31pendant combien de temps ?
43:33Pendant une vingtaine de minutes.
43:34Pendant une vingtaine de minutes.
43:36Maître Bensoussan ?
43:36Ce n'est pas ce que dit
43:37la Cour de cassation.
43:37La Cour de cassation,
43:38elle dit
43:40qu'il n'est pas normal
43:41de ne pas considérer
43:42que lorsqu'on tire
43:43de très près
43:44avec une arme létale
43:46qu'on ne sache pas
43:46qu'on est en train
43:48d'un capacité de tuer.
43:49Ça, c'est la première chose
43:50qu'elle dit.
43:50Mais elle dit aussi
43:52par rapport,
43:52et là,
43:54on ne peut pas décider
43:55aujourd'hui
43:56de ce qu'il va se passer,
43:57elle demande à la Cour
43:58à la Cour d'appel de Versailles,
44:00Cour de renvoi,
44:01de regarder
44:02si le tir était légitime.
44:04Et si il était légitime,
44:05ce n'est pas le renvoi pour Marthe,
44:06c'est le cassement.
44:07Attention,
44:08les deux voies sont ouvertes.
44:09Les deux voies sont encore possibles.
44:11Les deux voies sont ouvertes,
44:12me semble-t-il.
44:12Et ce qui est inexcusable,
44:13c'est surtout les propos aussi
44:15du chef de l'État.
44:15Moi, je le dis comme je le pense.
44:17Évidemment,
44:17c'est un impact
44:18sur nos collègues
44:19sur le terrain.
44:19Les propos du lendemain
44:21de la mort de Naël.
44:22Exactement.
44:22On est sur un refus
44:23d'homme tempéré
44:24que votre vie
44:24est en danger.
44:25Vous hésitez à tirer.
44:27Par exemple,
44:27pas plus tard qu'aujourd'hui,
44:28dans Paris XIIe,
44:28on a un collègue
44:29qui a été renversé
44:30et traîné par une voiture
44:31au sol.
44:33Enfin,
44:33le refus d'autempérez.
44:34Merci beaucoup,
44:35Michel Coriot,
44:36délégué du syndicat de police
44:38à Allianz.
44:39Merci à la Bensousso,
44:39Anne Cofinier,
44:40Arnaud Clarsfel.
44:41On va se quitter
44:41avec les obsèques
44:42de Bernadette Chirac
44:43qui se sont tenus
44:44ce vendredi après-midi
44:44à Paris
44:45dans la basilique
44:45Saint-Clautilde.
44:46Les images de la cérémonie
44:48dans ce lieu
44:48très symbolique
44:49pour le couple Chirac.
44:50Ils s'y étaient mariés.
44:51C'est dans ce lieu
44:52également qu'avaient eu lieu
44:53les funérailles
44:53de leur fille aînée,
44:54Laurence.
44:55De nombreuses personnalités
44:56lui ont rendu hommage.
44:57Aujourd'hui,
44:57en particulier,
44:58l'ancien président Nicolas Sarkozy
45:00qui était très proche
45:01de Bernadette Chirac.
45:02Il était ce matin
45:03l'invité exceptionnel
45:03de CNews et Europe 1.
45:04Il a répondu aux questions
45:05de Laurence Ferrari.
45:06On va réécouter ce moment
45:07dans un instant
45:08avant de retrouver
45:08Isabelle Piboulot
45:09pour l'édition de la nuit.
45:10Bon week-end à vous
45:11sur CNews
45:12et à lundi.
45:17Voilà,
45:18on s'est dit au revoir
45:18juste avant la pause.
45:19On est de retour
45:20dans le meilleur de l'info
45:21sur CNews.
45:21Merci de nous rejoindre
45:23pendant encore quelques minutes.
45:24Dans un instant,
45:24je vous le disais,
45:25on réécoutera
45:26l'interview exclusive
45:28de Nicolas Sarkozy,
45:30l'ancien président
45:31de la République,
45:32répondait ce matin
45:33aux questions
45:33de Laurence Ferrari
45:34sur CNews et Europe 1.
45:35Il a bien sûr
45:36rendu hommage
45:37à Bernadette Chirac
45:39dont les obsèques
45:40étaient
45:41célébrés.
45:42Aujourd'hui,
45:42l'ancien président
45:43de la République
45:44était un proche
45:45évidemment
45:45de Bernadette Chirac.
45:47On a encore
45:47quelques minutes
45:48avant de réécouter
45:48cette interview.
45:49J'en profite
45:50parce que je ne vous ai pas
45:51posé la question
45:51juste avant.
45:52Je voulais savoir
45:53quel souvenir
45:54est-ce que vous gardiez
45:56aujourd'hui
45:57de cette première dame ?
45:59Quel souvenir
46:00aujourd'hui
46:01est-ce que vous gardez
46:01de Bernadette Chirac ?
46:03Maître Alain Bensoussan.
46:05Les pièces jaunes.
46:06Moi,
46:07j'étais toujours
46:07entouché
46:08avec les petits-enfants.
46:10j'ai amené
46:11les boîtes
46:12à la poste.
46:13Je pense que c'est
46:14un très joli acte
46:17de vivre ensemble
46:19et proche
46:20effectivement
46:20des enfants.
46:21Elle gardera
46:22beaucoup
46:23de souvenirs
46:24mais celui-ci,
46:25ça me paraît
46:25le témoin
46:26le plus exceptionnel.
46:28Le dernier adieu
46:29à Bernadette Chirac
46:30aujourd'hui.
46:30On le disait
46:31dans ce lieu
46:32très symbolique
46:32pour le couple Chirac,
46:34la basilique
46:34Sainte-Clautilde
46:35de Paris.
46:38Ils s'y étaient mariés.
46:39Leur fille aînée,
46:41Laurence,
46:42ses funérailles
46:43avaient eu lieu
46:44également
46:44dans cette basilique
46:46Sainte-Clautilde.
46:47Quel souvenir
46:48garderez-vous
46:49d'elle,
46:50Anne Cofinier ?
46:51La tortue.
46:53La tortue ?
46:54Oui,
46:54c'était le surnom
46:55que Jacques Chirac
46:56lui donnait.
46:56Oui,
46:57exact.
46:57Elle se hâtait lentement
47:00et moi,
47:01ce que j'aimais bien
47:01en elle,
47:02alors j'ai un petit peu
47:03connu,
47:03ce que j'aimais bien
47:04en elle,
47:05c'était cet enracinement
47:06des luttes terrain,
47:08cette connaissance
47:09intime
47:10de la France profonde,
47:11en particulier
47:12la Corrèze,
47:12mais pas uniquement,
47:13savoir ce que les Français
47:14vraiment pensaient.
47:15Je pense qu'elle était
47:16d'une utilité,
47:17d'une connaissance incroyable
47:18qui manquait forcément
47:20au président de la République
47:20puisqu'ils sont tous
47:21atteints de déconnexion
47:23par leur poste,
47:24ça ne peut pas se passer
47:24autrement.
47:25Et elle,
47:25elle gardait
47:26cette sorte de
47:27connexion,
47:28de connexion
47:29vraiment intime,
47:31charnelle
47:31avec le territoire.
47:33Et ça,
47:34je trouve que c'est
47:34absolument remarquable.
47:36Je ne suis pas sûre
47:36que depuis lors,
47:37il y a eu tant
47:38de Premières Dames
47:39que ça,
47:39qui aient gardé
47:39cette connexion
47:40très, très intime
47:41comme elle l'avait.
47:42Et cette connexion
47:43aussi avec leur mari,
47:44justement,
47:45c'est-à-dire que
47:46Jacques Chirac,
47:47c'est ce qu'on a pu
47:47entendre ces derniers jours,
47:48Jacques Chirac
47:50l'appelait
47:50très régulièrement
47:52lorsqu'il était
47:52en déplacement
47:53pour lui demander
47:55systématiquement
47:56conseils
47:56sur des sujets
47:57extrêmement divers.
47:58Elle ne se trompait jamais,
47:59par exemple,
48:00dans les pronostics
48:00d'élection.
48:02Elle a été une des rares
48:03à pronostiquer
48:05le second tour
48:07de 2002
48:08avec Jean-Marie Le Pen.
48:10Elle ne disait pas du tout
48:11ce qui faisait plaisir
48:12aux uns aux autres.
48:13Elle rendrait très souvent
48:14son mari absolument
48:16désespéré,
48:16exaspéré contre elle.
48:17mais elle connaissait le pays
48:20et elle savait
48:20ce qui allait se passer.
48:21Donc elle était...
48:22Et puis bon,
48:23c'est aussi un couple
48:24de notre temps
48:24mais c'est un beau couple
48:25qui, au-delà
48:26des infidélités multiples
48:28de son mari,
48:28restait contre vents et marées,
48:30l'aimait,
48:31le soutenait,
48:32le recadrait parfois,
48:33lui éviter des bêtises.
48:35C'est quelque chose de beau,
48:36cette manière
48:37de traverser comme ça
48:38toute une vie politique
48:39avec autant de difficultés,
48:41autant de...
48:42Enfin, c'est rude
48:43une vie politique de ce genre.
48:45Je trouve que c'est aussi intéressant.
48:47Puis c'est aussi
48:47une illustration
48:48de la vieille France.
48:49C'est le chaudron de Courcel,
48:51vieille France aristocratique,
48:53traditionnelle,
48:54avec ses valeurs catholiques,
48:56cet ancrage dans le territoire,
48:58cette lenteur,
48:59ce souci de prendre le...
49:00Voilà.
49:01Et puis la première aussi,
49:02peut-être,
49:02Arnaud Clarsfeld,
49:02d'avoir montré la voix
49:04des Premières Dames.
49:05Parce qu'il faut quand même rappeler
49:06qu'on parle beaucoup
49:08de Premières Dames aujourd'hui
49:09et notamment après Bernadette Chirac
49:11avec notamment Carla Bruni,
49:16Sarkozy,
49:17avec également aujourd'hui
49:18Brigitte Macron.
49:19Mais en France,
49:20il n'y a pas de statut
49:20de Premières Dames,
49:22contrairement à certains pays.
49:23C'est un statut
49:24qui n'existe pas officiellement.
49:25Elle a accompagné
49:26la vie des Français
49:27pendant des décennies.
49:28Elle s'est engagée aussi,
49:31disons,
49:31dans le bénévolat
49:33pour les fondations.
49:35Puis elle était intelligente.
49:36Elle devait se dire
49:37si Jacques Chirac
49:38est devenu président,
49:39j'aurais pu moi aussi
49:40devenir président.
49:41puisqu'elle était à Sciences Po
49:43avec lui
49:43dans le service public.
49:45Je l'ai connue
49:46dans les années 70
49:47puisque mes parents
49:48connaissaient Jacques Chirac.
49:50Elle représentait en effet
49:51les valeurs traditionnelles
49:53et on voyait
49:53qu'elle se faisait
49:54peu d'illusions
49:55sur la nature humaine
49:57et qu'elle jugait,
49:58elle avait un bon oeil.
50:02Elle était à la fois bienveillante
50:04mais elle avait son caractère
50:08et elle était intelligente
50:11et elle a voulu s'engager
50:12puisqu'elle s'est engagée
50:13pour être élue de terrain
50:17et elle aurait sans doute
50:18voulu être plus
50:19que simple élue de terrain.
50:22Elle était vraiment
50:24intelligente et active.
50:25et les Français
50:27la regrettent
50:27puisque comme a dit
50:28Anne,
50:29elle représentait
50:30les valeurs traditionnelles
50:31françaises.
50:32L'engagement au sein
50:32des pièges jaunes
50:33dont faisait référence
50:34Anne Coffinier
50:34qui aura évidemment
50:35marqué une très longue
50:37partie de sa vie.
50:39On a beaucoup parlé
50:40aussi de sa relation,
50:42des relations
50:43qu'elle avait très proches
50:44avec le président
50:45Nicolas Sarkozy.
50:46On va écouter
50:47dans un instant
50:47son interview de ce matin.
50:48Elle était également
50:49très proche
50:49de l'épouse
50:50de Nicolas Sarkozy,
50:52Carla Bruni.
50:54et dernièrement
50:55elle s'était évidemment
50:56rapprochée aussi
50:57de Brigitte Macron
50:58puisqu'elle avait été
50:59d'une certaine façon
51:02elle lui avait
51:03passé le flambeau
51:05au sein justement
51:06des pièges jaunes.
51:07Peut-être un mot
51:08sur Bernadette Chirac
51:09Michel Coriot ?
51:11En tout cas,
51:11c'est une première dame
51:12qui a marqué les Français.
51:14Une première dame
51:14pas comme les autres.
51:15C'est vrai que
51:15quand on parle de première dame,
51:17on pense spontanément
51:18à Bernadette Chirac
51:19et c'est vrai que
51:20vous l'avez rappelée
51:20très légitimement.
51:21elle était aussi élue,
51:23engagée
51:23et donc je crois
51:24qu'elle marquera
51:25durablement
51:26l'histoire française.
51:27Elle aura marqué
51:28l'histoire française.
51:29D'ailleurs,
51:29la première dame américaine
51:30était venue
51:31lui rendre visite
51:32en Corrèze
51:33pour voir comment
51:34elle faisait ce rôle
51:35de femme de terrain
51:37et présidente
51:38de la République.
51:39Donc elle intriguait
51:40jusqu'au-delà
51:41de l'Atlantique.
51:42Jusqu'au-delà
51:43de nos frontières,
51:44évidemment,
51:44elle aura peut-être
51:45montré l'exemple
51:46également auprès
51:47d'autres premières dames
51:50dans le monde entier.
51:51Voilà ce qu'on pouvait dire
51:52sur les obsèques
51:53de Bernadette Chirac
51:55qui était organisée
51:57aujourd'hui à Paris
51:58et puis donc évidemment
51:59les nombreuses réactions,
52:01les nombreux hommages
52:02de différentes personnalités
52:04politiques
52:04et notamment
52:05celles,
52:06on le disait,
52:06du président
52:07Nicolas Sarkozy
52:08qui ce matin
52:09répondait aux questions
52:10de Laurence Ferrari
52:11sur CNews et Europe 1.
52:13Interview exclusive,
52:15si vous avez manqué,
52:15vous allez pouvoir
52:16la revoir dès maintenant
52:17et je vous remercie
52:18cette fois réellement,
52:20Arnaud Clarsfeld,
52:21Anne Coffinier,
52:21Alain Bensoussan,
52:22Michel Coriot.
52:24Je vous ai fait revenir,
52:25vous allez pouvoir y aller
52:26et bien sûr suivre
52:27cette interview exclusive
52:28de Nicolas Sarkozy.
52:30Très belle nuit à vous,
52:31l'édition de la nuit
52:32juste après
52:33avec Isabelle Piboulot.
52:35Je vous souhaite
52:35donc un très bon week-end
52:36et à lundi
52:36sur CNews.
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