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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:01Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous.
00:00:03On demande aux victimes de parler, de porter plainte, de faire confiance à la justice.
00:00:08Encore faut-il que l'Etat soit présent lorsqu'elles attendent des réponses.
00:00:12C'est précisément pour obtenir des réponses que la maman de Rosa, victime présumée de Jérôme Barrella,
00:00:17principale suspect du meurtre de Liana, devait être reçue aujourd'hui à Matignon par Sébastien Lecornu.
00:00:23Mais le rendez-vous a été annulé sans explication selon la famille et son avocat.
00:00:28Un avocat qui dénonce une décision honteuse et le sentiment, une fois encore, que les victimes restent seules face aux
00:00:33institutions.
00:00:34Surtout qu'il ne s'agit plus seulement d'une affaire judiciaire, il s'agit aujourd'hui de la parole
00:00:38publique.
00:00:38Car lorsqu'un gouvernement promet de tirer toutes les conséquences d'un scandale d'Etat,
00:00:43la première des exigences est d'écouter celles et ceux qui l'ont révélée.
00:00:47Les responsabilités pénales, bien sûr, seront établies par la justice.
00:00:50Les responsabilités administratives aussi feront l'objet de procédures.
00:00:54Mais la confiance, elle, ne se décrète pas.
00:00:56Elle se construit et parfois, elle se joue dans un simple rendez-vous que l'on choisit ou non d
00:01:02'honorer.
00:01:02On va en parler ce soir, mais d'abord, le journal avec, et c'est un plaisir de la retrouver
00:01:06comme chaque vendredi, Isabelle Piboulot.
00:01:08Bonsoir Isabelle.
00:01:12Bonsoir Mickaël.
00:01:13Bonsoir à tous.
00:01:14Selle à une en Charente, un animateur du périscolaire, a été mis en examen pour agression sexuelle sur deux enfants
00:01:20des victimes âgés de 10 et 13 ans.
00:01:23L'homme de 31 ans, interpellé mercredi, travaillait notamment à la garderie du soir et au centre de loisirs d
00:01:29'une école à Fléac.
00:01:30Il a été placé en détention provisoire.
00:01:32Une information judiciaire a été ouverte.
00:01:35Le porte-avions français Charles de Gaulle quitte la zone du Moyen-Orient pour retrouver son port d'attache à
00:01:41Toulon.
00:01:42Annonce sur X d'Emmanuel Macron compte tenu de l'évolution favorable que constitue l'accord entre l'Iran et
00:01:48les Etats-Unis pour cesser les hostilités.
00:01:50Le président précise toutefois que nos moyens de déminage et leur escorte demeurent déployés et prêts à intervenir avec nos
00:01:58partenaires.
00:01:59Lourd bilan provisoire en France.
00:02:01La dernière canicule a fait au moins 2000 morts la semaine du 22 juin, soit un bond de 30%
00:02:07en 7 jours.
00:02:08La majeure partie des victimes étant des personnes âgées vivant souvent à domicile.
00:02:13Les effets de la chaleur mettant plusieurs jours à se manifester.
00:02:16Ce chiffre est malheureusement voué à être revu à la hausse.
00:02:20A noter que l'Hexagone se tient prêt à un nouvel épisode de forte chaleur dans les prochains jours.
00:02:25Son intensité, sa durée et son étendue demeurent incertaines.
00:02:29Mais le directeur régional francilien Amétéo France se veut rassurant.
00:02:33La probabilité d'atteindre les températures de ces dernières semaines reste relativement faible.
00:02:39Et puis attaque au colis piégé à Monaco.
00:02:41Une Ukrainienne de 39 ans est activement recherchée par la justice monégasque.
00:02:46Anastasia Berezovka fait l'objet d'une notice rouge d'Interpol.
00:02:51Il s'agit de la principale suspecte dans la tentative d'assassinat de lundi soir contre un homme d'affaires
00:02:57d'origine ukrainienne.
00:02:59Son domicile en Allemagne a été éparquisitionné hier.
00:03:04Merci beaucoup Isabelle. On vous retrouvera à 23h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:07Et puis vous l'évoquiez dans votre journal évidemment les fortes chaleurs.
00:03:09La vague de chaleur qui a officiellement pris fin ce matin selon Météo France.
00:03:14On en parlera tout à l'heure avec face à cet épisode particulièrement difficile.
00:03:19Les écologistes qui ont annoncé, vous savez, déposé une motion de censure contre le gouvernement.
00:03:23Ils dénoncent la mauvaise gestion de la canicule par le gouvernement de Sébastien Lecornu.
00:03:28La France Insoumise a d'ores et déjà annoncé qu'elle se joignait aux écologistes.
00:03:33On en parlera tout à l'heure.
00:03:34Mais d'abord à la une ce soir, les incendies qui ravagent le sud de la France.
00:03:37Demain, trois départements seront en vigilance rouge, feu de forêt et douze départements en vigilance orange.
00:03:45Dans l'Aude, les pompiers ont réussi à fixer et faire cesser la progression du feu, le plus important de
00:03:52la saison.
00:03:53Mais des milliers de personnes ont été évacuées.
00:03:55On va retrouver sur place à Pouzol-Minervois Mathilde Ibagnès.
00:03:59Bonsoir Mathilde.
00:03:59Alors aujourd'hui, près de 900 pompiers étaient mobilisés pour lutter contre les flammes.
00:04:05Et pour la plupart, ils sont encore à l'œuvre ce soir, Mathilde.
00:04:10Exactement, puisque c'est un incendie qui est désormais contenu.
00:04:13Une situation qui rassure évidemment les habitants.
00:04:17Aucun ordre d'évacuation n'a été imposé.
00:04:19Ce qui est déjà un immense soulagement pour les riverains qui avaient dû évacuer la nuit dernière.
00:04:26Mais derrière ce répit, l'inquiétude demeure.
00:04:30Car ce vent continue de souffler extrêmement fort avec des rafales pouvant atteindre entre 60 et 70 km heure.
00:04:38Des conditions qui maintiennent une vigilance maximale.
00:04:42Alors sur place, les habitants expriment tous le même sentiment.
00:04:46La gratitude et l'admiration envers ces centaines de pompiers qui sont toujours déployés cette nuit sur cette zone.
00:04:54Depuis le début de cet incendie.
00:04:56Et qui ont permis en tout cas d'éviter le pire.
00:04:59Car le bilan reste lourd.
00:05:01C'est quand même plus de 950 hectares qui sont partis en fumée.
00:05:05La prudence reste de mise pour les prochains jours.
00:05:08Les autorités maintiennent un risque de départ jugé très élevé pour demain et certainement jusqu'à dimanche.
00:05:15Merci beaucoup Mathilde Ibanez.
00:05:18Depuis Pouzol, Minervois dans l'Aude.
00:05:20Les images de Timothée Forgé pour CNews.
00:05:22Près de 900 pompiers mobilisés.
00:05:24950 hectares partis en fumée.
00:05:27Et l'inquiétude qui règne.
00:05:28Laurent Nouni a ce qui était justement en déplacement dans l'Aude aujourd'hui.
00:05:31Il a bien sûr salué et félicité le travail des pompiers.
00:05:34Et il a aussi fait part de son inquiétude pour la saison.
00:05:36Écoutez le ministre de l'Intérieur.
00:05:38Je profite évidemment des micros que vous me tendez.
00:05:41Pour rappeler que nous sommes évidemment très inquiets sur cette période de saison de feu.
00:05:47Nous sommes inquiets pourquoi ?
00:05:48Parce qu'il y a évidemment la canicule.
00:05:50On a eu des pluies importantes à la fin de l'année qui ont fait que la végétation est plutôt
00:05:54abondante.
00:05:55Et puis on a des phénomènes de vent qui se lèvent ici ou là.
00:05:59Et on a vu que pendant tout l'épisode ici de ces 48 dernières heures,
00:06:02il y a eu un vent qui est venu aggraver en réalité la situation.
00:06:07Donc on est évidemment très inquiets pour la saison.
00:06:09On a un mois d'avance là sur les départs de feu.
00:06:12Hier par exemple, il y a eu 26 feux en simultané sur l'ensemble du territoire national.
00:06:16Je parle des feux.
00:06:17Je ne parle même pas des départs de feu.
00:06:19Où il y a pu en avoir plusieurs dizaines dans certains départements.
00:06:23Et il est évident que les fortes chaleurs n'ont pas aidé.
00:06:25Il faut être extrêmement vigilant et arrêter aussi de jeter aussi ces mégots de cigarettes en voiture sur les bords
00:06:31de route.
00:06:32Parce que l'incendie qui avait lieu dans les bouches du Rhône est parti d'une bordure de route.
00:06:37Donc il faut le dire.
00:06:38Parce que ça c'est quelque chose malheureusement qui se produit chaque été en cette période et qui est dévastateur.
00:06:44C'est criminel de faire ça.
00:06:45Donc on ne jette pas ces mégots de cigarettes par la fenêtre de son véhicule.
00:06:50Dans l'actualité, c'est honteux.
00:06:53Ce sont les mots de l'avocat de la mère de Rosa, victime présumée de Jérôme Barrella, principal suspect de
00:06:59l'affaire Liana.
00:07:00La maman de la petite fille de 11 ans devait être reçue aujourd'hui par Sébastien Lecornu.
00:07:03Mais le rendez-vous a été annulé.
00:07:05Problème, c'est la deuxième fois que la mère de Rosa se fait planter de cette façon.
00:07:09Le rendez-vous avait déjà été décalé une première fois.
00:07:11Écoutez, maître Pierre Debuisson interrogé aujourd'hui sur RTL.
00:07:15C'est assez navrant pour ne pas dire honteux, pas pour moi, mais pour la maman de Rosa que j
00:07:22'assiste.
00:07:23Puisqu'elle avait besoin de comprendre, elle avait besoin d'être assistée, elle avait besoin d'avoir des éclaircissements par
00:07:28rapport à toute cette procédure.
00:07:29Et on ne peut que constater qu'il y a un fossé énorme entre ces belles paroles des hommes politiques,
00:07:34et en particulier du gouvernement et du Premier ministre, et en même temps la réalité qui fait que les victimes
00:07:40sont abandonnées sur le terrain.
00:07:41Une mère qui alerte depuis des mois, menacée de plainte par des gendarmes, souvenez-vous, parce qu'elle les appelait
00:07:48trop souvent,
00:07:49pour savoir où en était l'enquête pour le viol de sa fille.
00:07:52Au-delà de l'affaire judiciaire, Carole Guilherme, quel est le signal envoyé par le gouvernement quand il annule,
00:07:59il déplace une première fois, puis annule une seconde fois un rendez-vous avec cette maman ?
00:08:04Il y a évidemment une réalité, c'est qu'il faut que ce rendez-vous puisse se tenir, que cette
00:08:09maman puisse être entendue.
00:08:13On a vu que le gouvernement s'était saisi de l'affaire Liana, puisqu'une procédure, une enquête administrative avait
00:08:21été diligentée immédiatement.
00:08:23Elle a rendu ses conclusions.
00:08:25On attend d'ores et déjà, on va bientôt discuter à l'Assemblée nationale, d'un texte qui porte sur
00:08:30la protection de l'enfance.
00:08:31Il y a également une loi intégrale qui est d'initiative parlementaire qui devrait être examinée à partir du semestre
00:08:38prochain.
00:08:39Donc il y a un certain nombre de réponses qui ont d'ores et déjà pu être apportées ou qui
00:08:43sont anticipées sur le registre légal, sur le registre réglementaire.
00:08:48Et il y a évidemment l'émotion dont le pays entier a été saisi, et évidemment en priorité celle des
00:08:55victimes.
00:08:56Donc il est attendu que l'armement de Mosa puisse être entendue, écoutée et reçue évidemment le plus rapidement possible.
00:09:05Oui, parce que vous parlez d'émotion.
00:09:07Évidemment que le gouvernement a pris le sujet à bras-le-corps, et en même temps c'était l'attente
00:09:13aujourd'hui des Français.
00:09:15Mais vous parlez d'émotion. C'est justement un sujet qui a ému le pays tout entier.
00:09:23Et c'est en partie le manque d'empathie qui aujourd'hui est reproché à une certaine partie du gouvernement,
00:09:33qui a été reproché aussi à ces gendarmes qui auraient répondu à la maman de Rosa qu'il fallait arrêter
00:09:39de l'appeler,
00:09:40qu'il fallait cesser de les importuner sinon ils allaient porter plainte.
00:09:45Ce manque d'empathie aussi qui a à un moment donné aussi été reproché à Emmanuel Macron lorsqu'il a
00:09:49dit qu'il fallait que les cris cessent.
00:09:52Comment dans un tel scandale on peut décaler à deux reprises, annuler une seconde fois un rendez-vous avec cette
00:10:01maman ?
00:10:02Le symbole Anne Coffinier, il est absolument incompréhensible.
00:10:06Il y a un truc, personnellement je ne comprends pas comment on peut manquer à ce point de...
00:10:17On a l'impression que là Sébastien Lecornu est totalement hors sol.
00:10:21Alors je veux bien qu'il y ait des obligations, évidemment je ne remets absolument pas en cause les obligations
00:10:25du Premier ministre.
00:10:27Mais là, ce n'est pas possible. Cette femme a réservé deux fois un billet d'avion qu'elle a
00:10:31dû annuler, je précise.
00:10:32Je pense que ça donne une idée absolument claire de l'attention qu'on apporte aux enfants en France, la
00:10:40cause des enfants en France, c'est-à-dire qu'elle est très basse.
00:10:43Et en particulier au sort réserve aux victimes malheureusement en France.
00:10:47Donc c'est emblématique d'une attitude beaucoup plus générale.
00:10:51Donc pour moi ce n'est pas un dysfonctionnement ponctuel, ça veut simplement dire que dans l'échelle des valeurs,
00:10:55et bien finalement la maman de la petite Rosa, elle passe au dernier plan.
00:10:58Voilà ce que ça veut dire. Et c'est en ne plus choquant, parce que c'est les personnes qui
00:11:03sont les plus dans le besoin,
00:11:04qui sont les plus fragiles, qui ont en plus fait l'objet de dysfonctionnements, qui ne sont pas tant.
00:11:08Et bien c'est ces personnes-là qui devraient avoir la priorité dans le traitement de la part des autorités.
00:11:15Et la deuxième chose que je veux dire, c'est que probablement lorsque la maman de Rosa a appelé,
00:11:19elle est certainement tombée sur un centre d'appel, parce que je crois que c'est centralisé au niveau de
00:11:23la gendarmerie.
00:11:23Et donc la personne qui traite les appels, elle devra en avoir marre d'entendre toujours le même appel de
00:11:28la même personne.
00:11:29Il n'empêche que c'est aussi une illustration de ce qui se passe lorsqu'on découpe les choses,
00:11:33lorsque les dossiers passent de personne en personne, de service en service,
00:11:38de ressort administratif à ressort administratif.
00:11:41Et finalement, personne ne se sent responsable d'une situation.
00:11:44Pardonnez-moi, mais en avoir marre quand une maman vous dit « ma fille de 11 ans a été violée
00:11:50»,
00:11:51je ne sais pas à quel moment on peut…
00:11:53Je pense que ce n'est pas forcément comme ça qu'elle présente les choses.
00:11:54C'est-à-dire qu'elle appelle, elle dit « voilà, je viens prendre des nouvelles de la suite de
00:11:58la plainte un temps, tel numéro ».
00:12:00Et donc la personne qui est au standard, ce n'est pas forcément de quoi il s'agit, vous voyez.
00:12:03Mais si vous appelez tout le temps, la personne au standard peut dire « écoutez, c'est une forme de
00:12:06harcèlement ».
00:12:06Et en réalité, ça, je trouve que c'est emblématique de la manière dont les choses sont tellement segmentées administrativement
00:12:13qu'en fait, personne n'est responsable de rien, vous vous heurtez à des murs,
00:12:16vous n'arrivez pas à avoir une réponse humaine de quelqu'un qui se sente en charge, vraiment.
00:12:22Donc vous avez toutes sortes d'hommes gris qui finalement vous disent « ben non, vous appelez trop de fois
00:12:25»
00:12:25ou « ben non, j'ai fait mon devoir, regardez, je n'ai rien à me reprocher ».
00:12:28Personne n'a rien à se reprocher, mais on arrive en tout cas à une situation
00:12:31où il y a des violences et des viols qui sont faits à l'encontre d'enfants
00:12:34et il ne se passe rien dans des délais utiles.
00:12:36Si la machine se réveille, c'est trop tard.
00:12:39Parce qu'un enfant, il peut témoigner des choses dans une fenêtre qui est très courte.
00:12:44Et on n'a plus rien, donc forcément, c'est que la 618, etc.
00:12:47Il y a une autre question qui se pose, c'est au stade de la supposition,
00:12:51mais ça a été émis aussi par l'avocat de la Maman de Rosa.
00:12:54Vous savez que la Maman de Rosa a déposé d'abord deux plaintes.
00:12:57Il y en a une troisième qui est annoncée aujourd'hui,
00:12:59puisque l'avocat de la Maman de Rosa annonce également une nouvelle plainte
00:13:02contre tous les enquêteurs, magistrats et auxiliaires de justice ayant touché au dossier,
00:13:06tous ceux qui ont contribué à faire perdre du temps pour l'interpellation de Jérôme Barrella,
00:13:10alors que l'infraction était caractérisée depuis octobre, dit-il.
00:13:14Et puis donc, c'est qu'elle s'ajoute aux deux autres plaintes,
00:13:16une plainte contre l'État et une plainte contre le garde des Sceaux, Gérald de Darmanin.
00:13:20Anthony Bem, est-ce que ces plaintes peuvent être, c'est une supposition,
00:13:23peuvent être la cause de ces annulations ?
00:13:26De quelles annulations ?
00:13:27Des annulations, des rendez-vous par le gouvernement, par Sébastien Lecornu.
00:13:32Est-ce que le Premier ministre se dit, bon ben voilà, je pose cette question,
00:13:38parce que votre confrère, l'avocat de la Maman de Rosa,
00:13:42y a pensé et a dit que si c'était le cas,
00:13:44ce serait une forme de lâcheté de la part du gouvernement.
00:13:45On peut le penser, on peut le penser en effet, mais je n'y crois pas à un seul instant.
00:13:50Carole Guilherme ?
00:13:51Oui, je pense que c'est assez déconnecté.
00:13:53Il y a un temps pour la justice, si j'ose dire,
00:13:57et il y a un temps pour la réponse politique à proprement parler.
00:14:00Donc je ne conçois absolument pas que ces rendez-vous manqués
00:14:05soient, et pour Genèse, ce fait judiciaire-là.
00:14:10Ce qui est sûr, en tous les cas, ce qui paraît difficile à croire,
00:14:15il paraît difficile à croire qu'il s'agit uniquement d'un problème d'agenda.
00:14:18Je suis désolée.
00:14:19Mais Matignon a d'ores et déjà répondu que le rendez-vous serait fixé.
00:14:23Une date n'a pas été convenue, donc je pense qu'on a vocation
00:14:26à ne pas trop épiloguer à mon avis sur...
00:14:27Caroline Pilas ?
00:14:28Je l'ai là.
00:14:29Jamais 203.
00:14:30C'est indigne et méprisable pour cette maman, pour cette victime.
00:14:34Il y a une chaîne de responsabilité majeure dans cette affaire.
00:14:37Vous parliez tout à l'heure d'humain.
00:14:39C'est exactement ça en fait.
00:14:40C'est faire preuve d'humanité.
00:14:42Quand une maman appelle pour dire que sa fille a été violée tant de fois
00:14:45et qu'elle a au téléphone un gendarme qui lui dit
00:14:48« Madame, si vous continuez, grosso modo, à nous ennuyer,
00:14:51on porte plainte pour harcèlement contre vous »,
00:14:55c'est délétère.
00:14:57Et politiquement, il y a un côté techno hors sol.
00:15:00On ne fait pas ce genre de choses.
00:15:01quand on sait que le pays tafeuille a sans suite à cette affaire
00:15:04parce que tout le monde a pu se projeter.
00:15:07Liana, cette petite fille,
00:15:10également dans cette histoire qui a été violée par le même accusé,
00:15:14mais ça en dit long en fait sur notre société.
00:15:16Rien ne fonctionne.
00:15:17Et quand vous n'avez même pas de l'écoute,
00:15:20même pas de l'empathie, même pas de l'altruisme,
00:15:22c'est uniquement ça pour recevoir une maman
00:15:25qui doit se sentir tellement esselée, isolée.
00:15:27Heureusement qu'elle a les médias.
00:15:29Heureusement qu'elle a une écoute de son avocat.
00:15:31Heureusement qu'elle est prise en charge quelque part psychologiquement désormais.
00:15:35Mais c'est se battre contre des moulins à vent.
00:15:37Et des histoires comme ça, malheureusement,
00:15:38il y en a plein.
00:15:39C'est l'arbre qui cache la forêt.
00:15:40Donc rien ne fonctionne.
00:15:42Et moi, j'attends des politiques qui font preuve d'humanité et d'humanisme.
00:15:45Quand on nous dit, la politique ne doit pas être émotion.
00:15:48Mais si, parfois, la politique est remplie d'émotions.
00:15:51Parce que nous ne sommes que ça dans ce genre d'histoire
00:15:53d'une petite fille qui a été violée,
00:15:55d'une autre qui a été assassinée dans les conditions que l'on connaît.
00:15:58Pardonnez-moi.
00:15:58Et parce que c'est aussi ce que les Français attendent aussi.
00:16:00Une forme d'empathie aussi de la part de nos dirigeants
00:16:03et de la part du gouvernement.
00:16:05Et de réponses judiciaires.
00:16:05Parce que cette maman, non seulement,
00:16:06elle doit se battre évidemment dans cette affaire judiciaire absolument terrible.
00:16:12Et si elle doit aussi se battre pour être reçue,
00:16:15ça paraît complètement insensé.
00:16:17Il y a une forme même de manque de considération même.
00:16:20Anne Coffini.
00:16:21Il me semble qu'il faut faire un parallèle avec l'attitude
00:16:23qui a été celle d'Emmanuel Grégoire.
00:16:26Souvenez-vous, Emmanuel Grégoire a menacé de porter plainte contre...
00:16:29Oui, vous avez raison.
00:16:29Dans l'affaire du périscolaire par exemple.
00:16:31Oui, tout à fait.
00:16:31A le prendre à partie sur le périscolaire.
00:16:34C'est cette idée qu'ils sont tout à fait au-dessus
00:16:36de toute forme de responsabilité ou de mise en cause.
00:16:39Et donc, lorsque les personnes leur disent
00:16:40« Il y a un dysfonctionnement, il faut que vous le régliez
00:16:43et je vous tiens personnellement responsable »,
00:16:45alors tout de suite, c'est une réaction finalement
00:16:47de neutralisation de cette personne
00:16:50par des procédures judiciaires, des menaces, etc.
00:16:53Je trouve que la comparaison est vraiment éclairante.
00:16:56Elle est importante cette comparaison, et vous avez raison.
00:16:58Et vous mettez en lien effectivement le scandale du périscolaire.
00:17:01On ne va pas forcément revenir ce soir,
00:17:04mais évidemment il y a aussi un lien de dysfonctionnement
00:17:07qui n'est pas forcément au niveau de l'État,
00:17:09mais qui est au niveau en tous les cas.
00:17:10Et c'est le statut de l'enfant.
00:17:11Vous l'évoquiez tout à l'heure,
00:17:12le statut de l'enfant et l'importance que l'on donne aux enfants.
00:17:15On en parlait il y a quelques jours sur ce plateau
00:17:17avec un policier qui était là,
00:17:19et qui revenait sur ce scandale du périscolaire
00:17:21et sur les manquements qu'il y a eu au niveau du recrutement.
00:17:25Et qui nous disait finalement qu'aujourd'hui,
00:17:28pour assurer une voiture,
00:17:30on était plus regardant pour assurer une voiture
00:17:34que pour assurer la sécurité de nos enfants.
00:17:36Et ça en dit long malheureusement.
00:17:38Tout à fait.
00:17:40Et alors, c'est assez paradoxal parce que nous sommes à une époque
00:17:43où depuis quelques décennies, nous avons une montée des fameux droits de l'enfant
00:17:48qui n'existaient pas avant.
00:17:49Donc on parle aussi beaucoup plus, quand on parle de pédagogie,
00:17:52on dit par exemple qu'on va mettre l'enfant au centre du système.
00:17:55On parle aussi de l'enfant roi.
00:17:56Vous voyez, avant l'enfant était beaucoup plus comme une sorte de sujet pour les adultes.
00:18:01Donc on a un discours qui valorise l'enfant.
00:18:04On a l'impression que finalement tout tourne de lui.
00:18:06Et à côté de ça, on a une négligence de l'enfant lorsqu'il est objet d'outrage,
00:18:12de dégradation, que ce soit des dégradations physiques,
00:18:15comme le viol, les attouchements,
00:18:17mais aussi des dégradations morales et aussi des dégradations intellectuelles.
00:18:20Quand je vois, pardon, de faire cette extension du domaine de la vigilance,
00:18:26si j'ose dire,
00:18:26quand je vois la manière dont nous sommes collectivement absolument non mobilisés
00:18:33par rapport au scandale de l'effondrement de l'école publique,
00:18:36je me dis qu'il y a un vrai problème.
00:18:38Une société qui s'intéresse à son enfance, à ses enfants,
00:18:41elle ne peut pas réagir comme ça.
00:18:44Et en fait, qu'est-ce qui se passe ?
00:18:45Est-ce que les gens descendent dans la rue ?
00:18:47Est-ce qu'ils arrêtent de payer des impôts ?
00:18:48Est-ce qu'ils manifestent quelque chose d'extraordinairement grave ?
00:18:52Non.
00:18:53J'aimerais qu'on revienne, avant de changer de sujet,
00:18:56j'aimerais qu'on parle des différentes plaintes
00:18:58qui ont été déposées par l'avocat de la maman de Rosa.
00:19:02D'abord, cette dernière plainte, on le disait,
00:19:05contre tous les enquêteurs magistrats et auxiliaires de justice
00:19:08qui sont concernés par ce dossier.
00:19:10Tous ceux, dit-il, qui ont contribué à faire perdre du temps
00:19:13pour l'interpellation de Jérôme Barrella,
00:19:15alors que l'infraction était caractérisée
00:19:17depuis octobre.
00:19:19Qu'est-ce que cette plainte va pouvoir ajouter,
00:19:22finalement, à ce dossier aujourd'hui, Anthony ?
00:19:24Il me semble qu'il y a deux procédures parallèles
00:19:26qui ont été initiées, une pénale et une civile.
00:19:28La pénale, c'est pour non-assistance à personnes en danger.
00:19:31En effet, dans le cadre de la plainte,
00:19:33l'avocat de la maman, de la mère de Rosa,
00:19:38a décidé d'agir au pénal sur ce fondement de non-assistance
00:19:41contre tous les intervenants dans le cadre de la procédure pénale
00:19:43qui ne sont pas intervenus ou de l'assistance éducative
00:19:47qui n'ont pas dénoncé, qui n'ont pas l'arté,
00:19:48qui n'ont pas fait leur job.
00:19:49Donc, quand on fait ça, c'est-à-dire qu'il n'y a personne
00:19:51de visé précisément ?
00:19:52Dans une plainte pénale, de toutes les façons,
00:19:54le juge est toujours amené à déterminer
00:19:56qui sont les complices, les auteurs, les recéleurs.
00:20:00Et donc, dans le cadre de l'enquête,
00:20:02évidemment, le juge, l'enquêteur, le juge d'instruction
00:20:04déterminera la responsabilité de chacun
00:20:06et qui sont les personnes qui ont manqué
00:20:08et qui ont contribué à la mise en danger,
00:20:11si tant est qu'il y ait une infraction
00:20:13qui soit caractérisée, que la plainte aboutisse.
00:20:15Ça, c'est pour la procédure pénale.
00:20:16Deuxième chose, il y a un déni de justice
00:20:19dans ce dossier qui permet d'agir aux civils.
00:20:22Pourquoi aux civils ?
00:20:23Et non pas devant le juge administratif,
00:20:25parce qu'il y a une réforme qui permet d'agir aux civils
00:20:27devant le tribunal judiciaire,
00:20:29contre l'agent judiciaire de l'État,
00:20:30lorsqu'on veut engager la responsabilité de l'État
00:20:33pour un manquement à ses obligations
00:20:35comme l'obligation de police, de justice, de sécurité.
00:20:38Il y a plein de manquements possibles
00:20:39pour lesquels l'État doit répondre en responsabilité.
00:20:42C'est l'agent judiciaire qui endosse la responsabilité
00:20:45et qui paye les indemnités pour les préjudices subis.
00:20:48C'est devant le tribunal judiciaire, aux civils,
00:20:51que cela se passe.
00:20:52Dans quelques années, ça ira très rapidement, je pense.
00:20:55Dans deux ans, on aura la décision
00:20:57et ça fera jurisprudence.
00:20:59Alors, je le disais, il y a deux autres plaintes également.
00:21:01Cette plainte qui vise l'État
00:21:05et cette plainte qui vise une autre plainte
00:21:07Les agents de l'État.
00:21:08Les agents de l'État et une autre plainte
00:21:09qui vise le garde des Sceaux.
00:21:11L'État en tant qu'entité.
00:21:13Et une plainte qui vise le garde des Sceaux
00:21:15en la personne de Gérald Darmanin.
00:21:18Qu'en est-il de ces deux autres plaintes ?
00:21:21Là, on est encore sur un autre niveau.
00:21:22Alors, évidemment, le ministre n'est pas responsable personnellement.
00:21:26Vous savez qu'en matière de responsabilité pénale,
00:21:28il y a un principe qui guide la responsabilité.
00:21:29C'est le principe de personnalité.
00:21:33Mais c'est lui directement qui est visé.
00:21:35Et non pas le...
00:21:37Pour qu'une personne mette en jeu sa responsabilité pénale,
00:21:39il faut qu'elle ait été l'auteur elle-même
00:21:41d'une infraction pénale
00:21:42avec la volonté de commettre une infraction.
00:21:45Évidemment, ici, il n'y a pas eu de volonté
00:21:47et même de négligence imputable aux ministres
00:21:49en tant que tels, personnellement,
00:21:51qui permettent de mettre en jeu sa responsabilité.
00:21:54Donc, je pense que c'est plus pour un effet d'annonce,
00:21:56pour mettre un pied dans la mare,
00:21:58plutôt que dans l'espoir d'obtenir véritablement
00:22:01quelque chose in fine.
00:22:02Carole Guillaume ?
00:22:04Oui, écoutez, encore une fois,
00:22:06l'État a pu répondre,
00:22:08au travers de cette enquête administrative,
00:22:11à proprement parler,
00:22:12des sanctions qui ont d'ores et déjà été prises.
00:22:15Il y a manifestement des responsabilités individuelles
00:22:19qui ont pu être identifiées
00:22:21et qui sont aujourd'hui,
00:22:23qui ont pour résultat cette défaillance
00:22:24et ce total dysfonctionnement.
00:22:28Pour ce qui concerne la suite des plaintes
00:22:30qui ont été déposées,
00:22:32l'enquête va suivre son cours
00:22:35et le procès se faire.
00:22:36Excusez-moi, si je peux me permettre,
00:22:37aujourd'hui, les enquêtes ne visent
00:22:39qu'à des sanctions éventuellement disciplinaires,
00:22:41tout en sachant qu'on sait que dans l'administration,
00:22:44lorsqu'il y a un fonctionnaire ou un agent
00:22:46qui est auteur d'une faute disciplinaire,
00:22:49il est soit couvert, soit déplacé, soit suspendu.
00:22:54Donc, on ne règle pas le problème, en fait.
00:22:57On le déplace ou, temporairement, on le met de côté.
00:23:00Mais les gens ne sont pas révoqués.
00:23:02Là, vous parlez de sanctions disciplinaires.
00:23:04Oui, oui.
00:23:05Dans les sanctions possibles, il y a la révocation,
00:23:09comme le licenciement dans le privé.
00:23:10Mais la révocation, elle n'est jamais appliquée,
00:23:12quand bien même les fautes sont extrêmement graves.
00:23:14Et des auteurs, parfois de viols, même,
00:23:17ne sont que déplacés dans l'administration.
00:23:19Il faut le démonstir.
00:23:20Bien sûr, évidemment.
00:23:22Ils sont couverts.
00:23:23Ils sont couverts.
00:23:23Il y a une forme d'impunité, même des cultures du silence.
00:23:27Normalement, il y a des procédures aussi
00:23:28auprès du Conseil supérieur de la magistrature.
00:23:31Ça donne quoi, ça ?
00:23:32Ça, c'est pour les magistrats.
00:23:33Mais pour les enquêteurs, par exemple, il n'y a pas.
00:23:36Et pour les magistrats eux-mêmes,
00:23:37vous pensez bien que les syndicats, pardon,
00:23:40ils ne seront pas sanctionnés.
00:23:42Mais c'est en tout cas qu'il y a un substitut du procureur qui a été sanctionné.
00:23:45Pardon, simplement, petite précision, il y a un substitut du procureur qui a été sanctionné,
00:23:51des gendarmes dont la responsabilité manifestement individuelle a été...
00:23:54Mais quelle sanction ?
00:23:55On a été sanctionnée, justement, c'est ce qu'on dit.
00:23:56Je ne sais pas précisément, mais dans l'administration, vous avez un panel de sanctions qui sont prises.
00:24:02L'avertissement, l'avertissement et la suspension.
00:24:04Oui, ou des fois la mutation.
00:24:06Ça n'est plus audible.
00:24:07Allez, on va marquer une courte pause.
00:24:09On va revenir sur cette vague de chaleur.
00:24:14Et puis sur, évidemment, les conséquences de cette canicule
00:24:16qui a fait plus de 2000 morts dans le pays,
00:24:19selon les derniers chiffres publiés ce matin de Santé publique France.
00:24:22Une augmentation de la mortalité de 30% au niveau national,
00:24:2562% en région parisienne.
00:24:27On y reviendra.
00:24:28Et puis on parlera aussi de ces scènes de chaos dans un supermarché bien connu,
00:24:32supermarché de Hard Discount.
00:24:33Plusieurs enseignes, plusieurs magasins en France ont été pris pour cible,
00:24:39enfin pris pour cible, pris d'assaut plutôt,
00:24:41par effectivement des personnes qui se sont jetées sur des climatiseurs,
00:24:44sur des ventilateurs qui se sont marchés dessus.
00:24:46Les images sont épouvantables.
00:24:48Restez avec nous pour la suite du Meilleur de l'Info sur CNews.
00:24:53Le Meilleur de l'Info sur CNews.
00:24:55Merci de nous rejoindre.
00:24:56On est en direct toujours avec Carole Guilherme.
00:24:57On est avec Caroline Pilastre, Anthony Bem et Anne Cofinier.
00:25:02La vague de chaleur a officiellement pris fin ce matin, selon Météo France.
00:25:06En une semaine, la canicule a fait plus de 2000 morts dans le pays,
00:25:09selon les derniers chiffres de Santé publique France publiés aujourd'hui.
00:25:12Soit une augmentation de la mortalité de 30% au niveau national
00:25:16et de près de 62% en région parisienne.
00:25:20Les victimes sont en majorité des personnes âgées vivant à domicile.
00:25:24Face à cet épisode particulièrement difficile,
00:25:27les écologistes ont annoncé déposer une motion de censure contre le gouvernement.
00:25:31Ils dénoncent la mauvaise gestion de la canicule par le gouvernement.
00:25:36LFI a d'ores et déjà annoncé se joindre à cette motion de censure.
00:25:40Voici ce qu'a déclaré Emmanuel Bompard cette semaine,
00:25:41le coordinateur national de la France insoumise.
00:25:45La canicule qu'on a vécue la semaine dernière,
00:25:47on ne peut pas dire qu'on ne pouvait pas s'y attendre.
00:25:50Il y a eu un niveau d'impréparation qui a produit des situations
00:25:53qui sont totalement inacceptables.
00:25:55Comment, je pose la question parce que moi j'ai du mal à comprendre,
00:25:59comment les écologistes, un parti qui continue à longueur de temps
00:26:02à nous raconter des inepties sur la climatisation,
00:26:06comment les écologistes, pour eux c'est le diable la climat,
00:26:10peuvent nous dire que finalement le gouvernement n'a pas anticipé la canicule
00:26:14alors que si justement elle n'a pas été anticipée,
00:26:17c'est précisément pour les mêmes raisons qui n'ont ni queue ni tête.
00:26:20Caroline Pilastre.
00:26:21C'est vraiment fort de café antinomique pour être vraiment poli,
00:26:25parce qu'il y a un côté pour moi bipolaire.
00:26:28C'est-à-dire qu'ils vont attaquer ce par quoi ils pêchent depuis des années
00:26:30en voulant nous faire culpabiliser par pure idéologie,
00:26:33comme vous l'avez dit Mickaël.
00:26:35Effectivement, pour moi le gouvernement est responsable.
00:26:37Il y a eu un manque d'anticipation et un manque de gestion.
00:26:39On le voit toujours, les 30 000 ventilateurs, on les attend,
00:26:42ils vont être préemptés, réquisitionnés, même sur les particuliers.
00:26:46C'est-à-dire que quand certains vont arriver de nouveau dans la grande distribution
00:26:48et dans d'autres marques plus haut de gamme,
00:26:50ils auront le droit de les récupérer en amont pour les hôpitaux, les ESAT,
00:26:54les centres spécialisés pour personnes en situation de handicap,
00:26:56les écoles, les crèches par la suite.
00:26:58C'est une très bonne chose, mais pas au profit et ou au détriment des uns ou des autres
00:27:02puisque tout le monde a souffert dans sa chair de cette canicule.
00:27:05Les écolos, là, je trouve qu'ils feraient mieux, honnêtement,
00:27:09de se taire sur cette question.
00:27:11Parce que depuis des mois, voire des années,
00:27:12lorsqu'ils nous parlent du réchauffement climatique,
00:27:15du dérèglement climatique qui existe,
00:27:17moi je ne suis pas du tout une climato-sépie,
00:27:19sont toujours là en train de nous faire la leçon.
00:27:21Ce sont les donneurs de leçons par excellence.
00:27:23Alors que dans les ministères, auprès de leurs chauffeurs,
00:27:26chez eux, ils en profitent un maximum.
00:27:28Mais les gueux, les citoyens, la population dont nous faisons tous partie,
00:27:32nous devons subir ce réchauffement climatique.
00:27:35Alors là, c'est un moyen d'exister avant, les présidentielles.
00:27:37Je ne suis pas dupe, je pense que beaucoup de citoyens ne le sont pas aussi.
00:27:41Et il faudrait peut-être travailler de concert
00:27:42parce que ça, c'est une question également transpartisane.
00:27:45Alors les écolos, sur cette question,
00:27:47vous devriez plutôt vous taire, rester au frais
00:27:50et en tout cas ne pas nous donner des leçons de morale du matin au soir
00:27:53aussi sur ces questions parce que vous êtes extrêmement mal placés.
00:27:56Carole Guilherme, comment cette motion de censure est accueillie du côté du MoDem ?
00:28:01Du côté de mon groupe parlementaire avec un brin d'étonnement,
00:28:07tant il est vrai que la canicule nous affecte tous,
00:28:11qu'importe les sensibilités politiques.
00:28:13Et par ailleurs, plutôt que de chercher à faire tomber le gouvernement
00:28:17au travers d'une motion de censure,
00:28:19on devrait tous se concentrer sur les moyens
00:28:21qui doivent être mis à disposition aujourd'hui
00:28:23pour faire en sorte que l'on vive du mieux possible
00:28:26ces augmentations de température.
00:28:28Je reviens simplement sur quelque chose qui vient d'être dit
00:28:31par rapport à l'annonce du gouvernement d'achat de 30 000 climatiseurs.
00:28:36Ce que je peux vous dire, c'est que ça commence à être livré.
00:28:39J'étais pas plus tard que cet après-midi dans ma circonscription
00:28:43dans un hôpital de ma circonscription
00:28:45et j'ai pu constater que les climatiseurs avaient d'ores et déjà été...
00:28:48Mais franchement, Carole Guilherme, on n'en doute pas.
00:28:51Oui, oui, je reviens simplement sur ce qui vient d'être dit
00:28:54pour dire que chacun essaie de mener un effort dans cette période-là.
00:28:58Et par rapport à ce que vous indiquiez tout à l'heure
00:29:00et à cette motion de censure assez incompréhensible
00:29:03de la part du groupe écologiste,
00:29:05la première chose qui est peut-être attendue en ce moment,
00:29:09ce sont les capacités d'investissement,
00:29:11les capacités à isoler les bâtiments, etc.
00:29:15Chose que nous avons d'ores et déjà discuté dans les précédents budgets,
00:29:18budgets qui n'ont a priori pas été votés par ces mêmes groupes écolos et LFI.
00:29:24Évidemment, on ne doute pas que la situation va être gérée
00:29:30et que ces climatiseurs, ces ventilateurs vont être livrés.
00:29:33Mais en fait, l'interrogation qui se pose à chaque fois,
00:29:37c'est finalement le traitement dans l'urgence.
00:29:40Bien sûr.
00:29:40C'est-à-dire qu'à un moment donné, malheureusement,
00:29:44c'est un peu devenu une habitude.
00:29:46C'est-à-dire qu'on règle un problème dans l'urgence,
00:29:47mais on n'anticipe jamais rien.
00:29:49On n'est pas en train de parler d'une canicule
00:29:52qui a surpris tout le monde.
00:29:54On savait très bien qu'à un moment donné, ça allait arriver
00:29:57et on sait très bien que ça va se reproduire.
00:29:59Elle a surpris tout le monde dans son intensité,
00:30:01tant il est vrai.
00:30:03D'ailleurs, vous citiez le ministre de l'Intérieur tout à l'heure
00:30:06sur le phénomène des enceintes qui se déroulent
00:30:08avec un mois d'avance.
00:30:09C'est quand même quelque chose d'assez notable.
00:30:12On sait que c'est des phénomènes qui peuvent se produire aujourd'hui.
00:30:15Absolument.
00:30:15Et dorénavant, on sait que le dérèglement climatique
00:30:19a cet effet-là, qu'il va falloir s'habituer
00:30:21à des températures plus élevées,
00:30:23à des phénomènes caniculaires plus anticipables
00:30:26qui se déclenchent plus tôt en tout cas.
00:30:28Donc ça, c'est la responsabilité, évidemment,
00:30:30de la représentation nationale du gouvernement
00:30:32que de l'anticiper autant que possible.
00:30:34Quand un hôpital, pardon,
00:30:36mais un hôpital, par exemple, est construit aujourd'hui,
00:30:39c'est le cas, par exemple, à Nantes.
00:30:42Il est prévu pour 2028.
00:30:45Quand on lance un projet comme celui-ci
00:30:48et qu'on décide de ne pas climatiser les chambres d'hôpital,
00:30:51là, on a l'impression de marcher sur la tête, par exemple.
00:30:54Oui, bien sûr, mais il y a un effort qui doit être fait
00:30:56sur le bâtiment globalement,
00:30:58sur les services publics dans leur globalité,
00:31:00mais c'est pour ça que je parle de capacités financières.
00:31:03Il va falloir qu'on rénove nos écoles,
00:31:05il va falloir qu'on rénove l'entièreté de nos services publics,
00:31:07tout ce qui accueille, par définition,
00:31:09du public fragile en situation de vulnérabilité.
00:31:12Mais là, ce n'est même pas un problème de rénovation.
00:31:14On parle d'un hôpital qui est en construction.
00:31:15En 2003, on a eu le précédent phénomène caniculaire
00:31:19le plus prononcé, celui sur lequel, précisément,
00:31:21le gouvernement, à l'époque, avait été pris en défaut,
00:31:24si j'ose dire, ou en tout cas, par surprise.
00:31:27À l'époque, à la suite de cela, un effort a été fait,
00:31:30notamment dans les EHPAD, que l'on peut constater aujourd'hui,
00:31:33puisque globalement, je l'ai vu,
00:31:34j'ai fait le tour également dans ma circonscription,
00:31:36des EHPAD, pour constater qu'il y avait des zones
00:31:40qui étaient de fraîcheur, en tout cas,
00:31:42beaucoup plus adaptées que lors de la canicule de 2003.
00:31:45Écoutez ce que disait Annie Gennevard,
00:31:46la ministre de l'Agriculture.
00:31:47de l'Agriculture, elle était aujourd'hui l'invitée d'Europe 1.
00:31:51Elle a notamment réagi aussi à cette motion de censure.
00:31:54Je pense que Marine Tournelier
00:31:58espère coaliser autour de cette motion de censure
00:32:02et susciter une unité qu'elle n'a pas
00:32:04dans sa propre famille politique.
00:32:06C'est une façon, finalement, de détourner le regard
00:32:10de la situation dans laquelle elle se trouve politiquement,
00:32:12qui est une façon d'exister.
00:32:15mais rapportée à la situation que nous vivons,
00:32:19je trouve que ce n'est pas à la hauteur de la situation.
00:32:22Anne Cofinier, cette canicule,
00:32:25la gestion de cette canicule,
00:32:27aujourd'hui, elle interroge,
00:32:30mais on s'interroge aussi, évidemment,
00:32:31sur les protagonistes de cette motion de censure.
00:32:37Moi, je dois dire que ça me fait penser irrésistiblement
00:32:40à Coluche, qui voulait porter plainte contre la misère.
00:32:44Là, on a l'impression que les écologistes
00:32:45veulent porter plainte contre la canicule
00:32:47et, à défaut, ils font une motion de censure
00:32:50contre le gouvernement.
00:32:51Parce que Marine Tandelier, pour rappel,
00:32:52nous conseillait, pendant la canicule,
00:32:54de porter des t-shirts mouillés.
00:32:55C'est merveilleux.
00:32:57C'est vrai qu'on a beaucoup bétonné.
00:33:00C'est vrai qu'on a construit en début du bon sens.
00:33:02On fait des tours tout en vert.
00:33:03Et tout ça, il va falloir changer nos méthodes.
00:33:07Et il y a des pays qui ont l'habitude
00:33:08de très forte chaleur,
00:33:09qui construisent très différemment depuis très longtemps.
00:33:12Donc, si ça peut nous rendre un peu moins bêtes
00:33:14dans les techniques de construction,
00:33:15ça pourrait être utile.
00:33:17Mais bon, ce n'est pas une guéguerre de court terme
00:33:19autour soit de la climatisation,
00:33:21soit de motion censure
00:33:22qui vont nous sortir de cette impasse.
00:33:24Donc, voilà, je trouve qu'effectivement,
00:33:26comme disait Annie Gennevard,
00:33:28ce n'est pas tellement à la hauteur du problème.
00:33:29Les écologistes espèrent en tous les cas
00:33:31être suivis par l'ensemble de la gauche
00:33:32pour cette motion de censure.
00:33:34Donc, là, il y a aussi peut-être une question.
00:33:36On peut se demander
00:33:36est-ce qu'il y a une inquiétude de ce côté-là ?
00:33:39Parce que d'ores et déjà,
00:33:40la France Insoumise a annoncé
00:33:43qu'ils allaient les suivre.
00:33:44On ne sait pas encore
00:33:45ce qui va se passer du côté du Parti Socialiste.
00:33:47Et écoutez ce que disait aujourd'hui
00:33:49Ségolane Royal sur Sud Radio.
00:33:52Ils ont l'air tous de découvrir
00:33:54ceux qui sont aux responsabilités.
00:33:56Mais on le savait,
00:33:57puisqu'il y a dix ans maintenant,
00:33:58les deux temps passent vite,
00:34:00il y a eu la conférence de Paris sur le climat.
00:34:02Et tous les pays ont été mis en garde
00:34:04contre le risque de réchauffement climatique
00:34:07qui irait au-delà des deux degrés
00:34:09et qui rendrait les températures insupportables.
00:34:11Et qu'il était temps d'agir
00:34:13et surtout d'anticiper.
00:34:14Donc on le savait à la fois sur la durée.
00:34:16Et là, le programme d'action
00:34:19était calé,
00:34:20était organisé,
00:34:21avait commencé d'ailleurs
00:34:22à être mis en application.
00:34:24Je disais, moi-même,
00:34:25présidente de la COP21,
00:34:26ministre de l'Environnement.
00:34:27C'est pour ça que je ne suis pas contente
00:34:28de ce qui se passe
00:34:29parce que je vois les Français souffrir
00:34:31alors que tout cela aurait pu être anticipé.
00:34:34Je veux bien.
00:34:35Il y a dix ans,
00:34:35c'était précisément la gauche
00:34:36qui était au pouvoir.
00:34:38Donc bon.
00:34:39Caroline Pilastre.
00:34:40Non mais vraiment,
00:34:40on marche sur la tête.
00:34:41Je rigole,
00:34:42mais il n'y a rien de drôle.
00:34:43Les funérariums sont saturés.
00:34:45Il y a plein de gens qui sont morts.
00:34:46Non, non, il n'y a rien de drôle.
00:34:47C'est terrifiant.
00:34:48Il y a eu une canicule en 2003.
00:34:50On n'a pas appris, en fait,
00:34:51de cette période,
00:34:52de ces erreurs,
00:34:53si je puis dire.
00:34:54Bien évidemment que ces fréquences
00:34:56vont se renouveler
00:34:57et qu'il faut mettre en place
00:34:58plein de choses.
00:34:59On nous parle d'investissement,
00:35:00mais on n'a plus de budget aussi.
00:35:02Donc tout était à faire en amont
00:35:03et on a l'impression
00:35:04de découvrir à chaque fois
00:35:06ce qui est là.
00:35:07En fait,
00:35:07ce qui est terrible dans ce pays.
00:35:08Alors, vous dites
00:35:09qu'on n'a rien appris de 2003.
00:35:11Le désastre, quand même,
00:35:12n'est pas le même qu'en 2003.
00:35:14C'est à domicile, d'ailleurs,
00:35:16aujourd'hui,
00:35:16qu'on enregistre
00:35:16le plus grand nombre
00:35:17de décès cette année.
00:35:19Contrairement à 2003
00:35:20où c'était surtout
00:35:21dans les hôpitaux
00:35:22et les EHPAD.
00:35:23Mais ça veut dire,
00:35:24on parlait de domicile tout à l'heure,
00:35:25ça veut dire qu'il va falloir
00:35:26à un moment donné
00:35:26revoir aussi
00:35:27toute la politique d'urbanisme.
00:35:29Exactement.
00:35:29Il y a eu des évolutions
00:35:30par rapport à cette période.
00:35:31Vous avez raison de le reprendre.
00:35:32Mais c'est-à-dire
00:35:33qu'on n'a pas appris
00:35:35que le réchauffement climatique
00:35:36pourrait perdurer dans le temps
00:35:38et que ça pourrait se reproduire
00:35:40à plus ou moins grande échelle.
00:35:41C'est-à-dire qu'on s'est dit
00:35:42que c'est un phénomène
00:35:43à l'instant T
00:35:43qui était terrible humainement parlant.
00:35:45Il y a des choses
00:35:46qui ont été mises en place
00:35:47depuis des années.
00:35:48D'ailleurs, les CCAS
00:35:49appellent les personnes à risque,
00:35:50les personnes âgées
00:35:51en situation de handicap.
00:35:52Donc, il y a des choses
00:35:53qui sont faites
00:35:53en termes de solidarité.
00:35:54Je ne dis pas le contraire.
00:35:55Mais même quand on voit
00:35:5630 000 ventilateurs,
00:35:58je suis désolée,
00:35:5930 000 climatiseurs,
00:36:01c'est peu pour l'ensemble
00:36:02des Français.
00:36:03Donc, en fait, moi,
00:36:04ce que je trouve terrifiant
00:36:06dans ce pays,
00:36:08c'est qu'il faut être dos au mur
00:36:10pour être face aux situations
00:36:12et prendre des mesures
00:36:14à la hauteur, en fait,
00:36:15des actes et de ses conséquences,
00:36:17quelle que soit la situation
00:36:18dans le régalien.
00:36:19C'est-à-dire qu'avant,
00:36:20on ne peut pas anticiper.
00:36:21On entend des experts
00:36:22non idéologisés
00:36:24parce que je déteste l'idéologie,
00:36:25quelle que soit
00:36:26la sensibilité politique.
00:36:27Parler de tout ça,
00:36:29on y arrive,
00:36:30ça va se reproduire.
00:36:31Peut-être l'année prochaine,
00:36:32allons-nous vivre cette période
00:36:34au mois de mai.
00:36:35Allez savoir
00:36:35avec d'autres personnes
00:36:37qui vont souffrir.
00:36:37Mais on sera sur ces mêmes plateaux,
00:36:39à mon avis,
00:36:40pour en reparler
00:36:40parce que les conséquences
00:36:42seront les mêmes
00:36:42et on aura mis très peu
00:36:44de choses en place
00:36:44pour faire qu'il y a
00:36:46un mieux-être.
00:36:46Et c'est ça que je trouve terrible.
00:36:47On ne l'espère pas,
00:36:48en tous les cas.
00:36:49Je ne vous ai pas entendu,
00:36:50Anthony Bem,
00:36:51sur ce sujet.
00:36:52On va entendre dans une seconde
00:36:54la réponse de Maude Brégeon,
00:36:55la porte-parole du gouvernement.
00:36:56C'est un vrai sujet
00:36:57digne de science-fiction
00:36:58pour moi.
00:36:59C'est-à-dire que l'on sait très bien
00:37:00les projections
00:37:01des météorologues sont là.
00:37:02On le sait très bien
00:37:03que cela va s'aggraver.
00:37:05Karine Pilas le disait.
00:37:06Ce n'est pas peut-être,
00:37:07c'est de manière certaine.
00:37:09Tout le monde pense en France
00:37:10à monter dans le nord de la France
00:37:12plutôt que dans le sud d'hier.
00:37:13Parce qu'on sait,
00:37:14on a conscience
00:37:15que sur le plan climatique,
00:37:16ça ne sera plus vivable
00:37:17ou que ce sera vivable
00:37:18dans des conditions
00:37:19qu'on ne pourra pas tenir.
00:37:21On a saccagé le climat.
00:37:23On est en débit
00:37:24par rapport à la planète
00:37:25déjà depuis le mois de mai.
00:37:27Et s'agissant de la France,
00:37:29on est gentil,
00:37:29mais on est en faillite.
00:37:31C'est-à-dire qu'on n'a plus
00:37:31les moyens de nos ambitions.
00:37:32Et les Français le savent,
00:37:34c'est pour ça
00:37:34que les magasins sont pillés.
00:37:35Si on doit attendre
00:37:36de l'État qui nous aide
00:37:37pour se refroidir
00:37:38quand on a trop chaud,
00:37:40c'est pour ça
00:37:40que les gens se sont battus.
00:37:41Il y a à la fois une conscience
00:37:42que cela va s'aggraver.
00:37:44Mais pardon,
00:37:44ça n'a pas été uniquement
00:37:46un problème de moyens
00:37:47lorsqu'on a parlé
00:37:48de climatisation,
00:37:49lorsqu'on lance un hôpital.
00:37:50Pardon,
00:37:50mais quand on construit
00:37:51un hôpital
00:37:51et qu'on ne climatise pas
00:37:52les chambres,
00:37:53c'est idéologique.
00:37:55Ce n'est pas un problème
00:37:56de économie.
00:37:57de quoi quand on construit...
00:37:58C'est exactement ça,
00:37:59si je puis me permettre.
00:37:59Carole Guilherme.
00:38:00Aujourd'hui,
00:38:00on a pensé le temps,
00:38:02on a pensé le bâtiment
00:38:04plutôt sur une période
00:38:06pré-industrielle.
00:38:07On a construit tout cela
00:38:08sur des périodes
00:38:09qui n'étaient pas habituées
00:38:10aux hautes températures.
00:38:11Aujourd'hui,
00:38:12on doit,
00:38:13à l'inverse,
00:38:13changer complètement le paradigme.
00:38:15Et quand on construit
00:38:17ou quand on détruit,
00:38:19il faut évidemment
00:38:19adapter ces normes-là.
00:38:21Donc, c'est...
00:38:22Mais ça,
00:38:23c'est pas vrai
00:38:23parce que c'est un problème
00:38:24que je connais.
00:38:25Aujourd'hui,
00:38:25les nouvelles constructions,
00:38:26elles sont extrêmement bien isolées
00:38:28contre le froid.
00:38:29Elles gardent la chaleur.
00:38:30Donc, effectivement,
00:38:30l'hiver,
00:38:31quand on vit dans un immeuble moderne,
00:38:33l'hiver,
00:38:33on n'a pas froid
00:38:34et on ne chauffe pas.
00:38:35En revanche,
00:38:35l'été,
00:38:37c'est des fournaises.
00:38:38Je sais parce que j'ai habité
00:38:39dans le neuf il y a peu de temps
00:38:40et je suis parti
00:38:41parce que l'été,
00:38:41c'était invivable.
00:38:42Donc, il y a un moment donné,
00:38:44je veux bien
00:38:44qu'on nous dise
00:38:45qu'on transforme
00:38:48les nouvelles habitations
00:38:51sur le plan énergétique
00:38:52d'une meilleure façon
00:38:54mais ça ne fonctionne pas.
00:38:56C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:38:57peut-être qu'on va moins chauffer.
00:38:59Si, effectivement,
00:38:59on chauffe moins l'hiver,
00:39:00ce sera une bonne chose
00:39:01mais il faudra se climatiser l'été
00:39:03qu'on le veuille ou non.
00:39:04Les solutions,
00:39:05elles existent
00:39:05et on les a.
00:39:06Écoutez Maude Bréjon,
00:39:08la porte-parole du gouvernement
00:39:09ce matin sur France 2.
00:39:11Ce que je peux vous dire,
00:39:12c'est qu'on a évolué
00:39:13et qu'on a appris
00:39:14des précédents épisodes
00:39:15et notamment
00:39:16de cette canicule historique
00:39:17qui est celle de 2003.
00:39:18Je vous donne un exemple,
00:39:19les EHPAD
00:39:20où les personnes sont
00:39:21par définition âgées
00:39:22et fragiles,
00:39:23les EHPAD ont tenu,
00:39:25les hôpitaux ont tenu.
00:39:26Pour autant,
00:39:27on constate
00:39:27une surmortalité particulière
00:39:29chez les personnes
00:39:30seules,
00:39:31âgées,
00:39:32en ville,
00:39:33qui sont seules
00:39:34dans leur logement
00:39:34et donc moi,
00:39:35je crois
00:39:36que ça doit aussi
00:39:37nous interroger
00:39:37et je le dis
00:39:38en tant que citoyenne
00:39:39sur la solidarité collective
00:39:40qu'il y a
00:39:41au sein de la société.
00:39:43Les solutions,
00:39:43elles existent
00:39:46l'hiver,
00:39:47certains se chauffent
00:39:48et ce n'est pas forcément
00:39:49bon non plus
00:39:50de se chauffer.
00:39:50C'est-à-dire qu'à ce moment-là,
00:39:51si on dit que tout détruit
00:39:52la planète,
00:39:52on arrête de se chauffer
00:39:53l'hiver et on arrête
00:39:54de se refroidir l'été
00:39:55et là,
00:39:56effectivement,
00:39:56ce n'est pas la planète
00:39:57qui va disparaître
00:39:57mais c'est l'humanité,
00:39:58c'est les humains.
00:40:00Voilà,
00:40:01quand on entend,
00:40:02pardon parce que
00:40:02je pense à cette motion
00:40:03de censure
00:40:03et de la France insoumise
00:40:04qui rejoint
00:40:06les écologistes,
00:40:06quand on entend
00:40:07Jean-Luc Mélenchon
00:40:08nous dire
00:40:08que la climatisation
00:40:10va nous faire courir
00:40:12à la catastrophe
00:40:12et qu'il faut vivre
00:40:14à la manière
00:40:16de...
00:40:16Il a dit
00:40:17qu'il fallait vivre
00:40:17à l'Andalouse.
00:40:18Je ne sais pas
00:40:19si vous êtes déjà allé
00:40:19en Andalousie
00:40:20mais en Andalousie,
00:40:21quasiment tous les appartements
00:40:23sont climatisés
00:40:23et on voit les clims
00:40:24un petit peu partout
00:40:25sur les immeubles
00:40:25comme dans beaucoup
00:40:26de villes de Méditerranée.
00:40:30Comme dans beaucoup
00:40:30d'immeubles de Méditerranée.
00:40:32Bref,
00:40:32en parlant de climatisation
00:40:34justement,
00:40:34hier,
00:40:35une célèbre enseigne
00:40:35de supermarché
00:40:37Hardiscount
00:40:37a déclenché des émeutes
00:40:38dans ses magasins
00:40:39en organisant
00:40:40une vente de climatiseurs
00:40:41et de ventilateurs
00:40:42à très bas prix.
00:40:43On a vu des gens
00:40:44se battre,
00:40:45se marcher dessus
00:40:45pour repartir
00:40:46avec leurs climatiseurs.
00:40:48Il y avait des ventilateurs
00:40:49à 15 euros
00:40:50et des climatiseurs mobiles,
00:40:52je crois que c'était
00:40:52179 euros le prix.
00:40:54Bon,
00:40:54tout est parti
00:40:55en l'espace
00:40:55de quelques minutes.
00:40:56Les pompiers
00:40:56et la police
00:40:57même ont dû intervenir.
00:40:58Voyez le sujet
00:40:59de Charles Pousseau
00:41:00et Valentin Rouillon.
00:41:02Une femme à terre
00:41:04rouée de coups
00:41:05par une autre.
00:41:07Des bagarres éclatent
00:41:09dans tous les magasins
00:41:10de cette célèbre enseigne.
00:41:11Ce supermarché
00:41:12proposait ce jeudi
00:41:13la vente exceptionnelle
00:41:15de 200 000 climatiseurs,
00:41:17ventilateurs
00:41:17et rafraîchisseurs
00:41:19des rabat-prix.
00:41:23Situation identique ici,
00:41:25à l'intérieur
00:41:25de ce supermarché
00:41:26de Mulhouse,
00:41:27un acheteur,
00:41:28climat à la main,
00:41:30fait face
00:41:30à un agent
00:41:31de sécurité.
00:41:33Des débordements
00:41:34jusqu'à Lyon
00:41:35où cette femme
00:41:36tente genou à terre
00:41:37de récupérer
00:41:38son climatiseur
00:41:39tout juste
00:41:40arraché
00:41:41de ses mains.
00:41:42Des scènes de chaos
00:41:44partout en France
00:41:45avec des foules
00:41:46incontrôlables.
00:41:47Dans ce commerce
00:41:48du 14e arrondissement
00:41:49parisien,
00:41:50nous avons rencontré
00:41:51ceux qui ont tenté
00:41:52leur chance.
00:41:53Je suis concentré
00:41:53sur ce que je suis allé
00:41:54prendre là
00:41:55et ça s'est bien passé.
00:41:56Il en reste encore ?
00:41:57Non, non, non,
00:41:58c'est fini depuis
00:41:588 à 5.
00:41:59C'est dément.
00:42:02Bah écoutez,
00:42:02tant mieux
00:42:03s'ils en ont eu.
00:42:04Je fuis
00:42:04les trucs comme ça.
00:42:07Ici à Paris,
00:42:08un camion de pompiers
00:42:09et deux véhicules
00:42:10de police
00:42:10ont été dépêchés.
00:42:12Une femme
00:42:12d'une soixantaine
00:42:13d'années
00:42:14a été prise en charge
00:42:15par les secours.
00:42:17Je vais vous dire
00:42:18que je suis très partagé
00:42:19sur ces images.
00:42:20Moi aussi.
00:42:20Je suis très partagé
00:42:21parce que d'un côté
00:42:22je les trouve absolument
00:42:22lamentables.
00:42:23Je trouve qu'elles disent
00:42:24beaucoup de notre époque
00:42:25où finalement
00:42:26on a l'impression
00:42:27que
00:42:31on a des effets
00:42:33de meute en fait.
00:42:33C'est-à-dire
00:42:34qu'on a des gens
00:42:34qui fonctionnent
00:42:36qui finalement
00:42:39fonctionnent en meute
00:42:40mais qui ne pensent
00:42:41qu'à leur pomme
00:42:42finalement.
00:42:43C'est-à-dire
00:42:43qu'ils fonctionnent en meute
00:42:43ils vont tous chercher
00:42:44ce climatiseur
00:42:45parce qu'ils ont vu
00:42:46tous la promo
00:42:46au même endroit
00:42:47mais après
00:42:48rien ne compte.
00:42:49C'est-à-dire
00:42:49on peut
00:42:52marcher sur les gens
00:42:53on peut
00:42:54frapper quelqu'un
00:42:55pour repartir
00:42:56avec son climatiseur
00:42:57mais on peut
00:42:58s'entretuer.
00:42:58C'est absolument
00:43:00démentiel.
00:43:00Et puis de l'autre côté
00:43:01je me dis
00:43:02que ça témoigne
00:43:02quand même
00:43:03d'une certaine
00:43:03forme de détresse
00:43:05aujourd'hui.
00:43:05Bien sûr.
00:43:06Caroline Guilherme.
00:43:07Absolument.
00:43:08Les images
00:43:08sont évidemment
00:43:10interpellantes
00:43:11par définition.
00:43:12On constate
00:43:12une forme
00:43:13de détresse.
00:43:14La responsabilité
00:43:16elle est
00:43:16à mon avis
00:43:17à chercher
00:43:17du point de vue
00:43:18de cette
00:43:18grande enseigne
00:43:19comme vous dites
00:43:20qui à bas coût
00:43:22se fait
00:43:22une publicité
00:43:23énorme.
00:43:24C'est ça
00:43:25qui est profondément
00:43:25révoltant
00:43:26à mon sens.
00:43:27Il y a une forme
00:43:28presque d'instinct animal
00:43:29quand on regarde
00:43:30ces images
00:43:30c'est lamentable.
00:43:32Ce n'est jamais
00:43:32complètement plaisant
00:43:33de se jeter
00:43:34dans une foule
00:43:34pour aller récupérer
00:43:36un climatiseur
00:43:37ou un ventilateur.
00:43:38Après le problème
00:43:38c'est que cette enseigne
00:43:39elle est habituée
00:43:40aussi à ce genre
00:43:42de scène.
00:43:43On appelle
00:43:43un marketing.
00:43:44Et là effectivement
00:43:45pour ce qui est
00:43:46de la climatisation
00:43:46on peut s'interroger
00:43:47s'il y a une forme
00:43:49de détresse
00:43:49de la part
00:43:49de ces personnes.
00:43:50Après quand on assiste
00:43:51aux mêmes scènes
00:43:52pour des robots de cuisine
00:43:53parce que c'est déjà
00:43:53arrivé chez eux
00:43:55là c'est autre chose.
00:43:56Ou une pâte à tartiner.
00:43:58Voilà.
00:43:59Donc effectivement
00:44:01Anne Cofinier.
00:44:03Je trouve qu'il faut
00:44:03apprendre à se tenir
00:44:04dans la vie
00:44:05et qu'on peut quand même
00:44:08s'interroger
00:44:08sur l'attitude des gens
00:44:09qui sont capables
00:44:10de se tuer à moitié
00:44:11pour récupérer
00:44:12quelques produits
00:44:12que ce soit.
00:44:14Donc pour moi
00:44:15ce n'est pas du tout
00:44:15le problème de l'enseigne.
00:44:17C'est une enseigne
00:44:17de discount.
00:44:18Une enseigne de discount.
00:44:19Oui mais alors après
00:44:20quand la police
00:44:20et les pompiers interviennent
00:44:21c'est-à-dire qu'il y a
00:44:22un problème.
00:44:22C'est-à-dire qu'à un moment donné
00:44:23ce n'est pas à la police
00:44:24et aux pompiers
00:44:25d'intervenir pour gérer
00:44:26une opération promotionnelle
00:44:28d'une enseigne comme ça.
00:44:29c'est qu'eux ne sont pas capables
00:44:31finalement de gérer
00:44:34cette situation.
00:44:35En général
00:44:35dans les supermarchés
00:44:37vous avez les personnels
00:44:38de sécurité.
00:44:39Les personnels de sécurité
00:44:41il est supposé
00:44:42s'occuper des biens
00:44:43pas des personnes.
00:44:44Moi j'ai déjà été agressé
00:44:45dans un magasin
00:44:46qui s'appelait
00:44:46Un Champion.
00:44:47J'ai reçu un coup
00:44:49de poing en pleine figure
00:44:50et j'étais très étonnée
00:44:52que le vigile
00:44:53ne bouge pas.
00:44:54Et il m'a dit
00:44:55plus je suis responsable
00:44:56des biens
00:44:56pas des personnes.
00:44:57Donc il n'y a pas eu de vol
00:44:59donc je ne bouge pas.
00:45:01Je pense que c'est à peu près
00:45:02le même type de situation
00:45:03c'est-à-dire qu'autant
00:45:03qu'il y a pas de vol
00:45:05personne ne bouge.
00:45:08La pause
00:45:08on revient dans un instant
00:45:09la suite du meilleur de l'info
00:45:10on reviendra bien sûr
00:45:12sur les incendies
00:45:13qui ravagent
00:45:14le sud de la France
00:45:16demain
00:45:163 départements
00:45:17seront en vigilance rouge
00:45:18feu de forêt
00:45:1812 départements
00:45:19en vigilance orange
00:45:20la suite dans un instant
00:45:21sur CNews.
00:45:28De retour sur le plateau
00:45:29du meilleur de l'info
00:45:31sur CNews
00:45:32dans un instant
00:45:33en mode politique
00:45:33on parlera de la campagne
00:45:34présidentielle
00:45:35qui a commencé
00:45:36avec cette étude
00:45:38publiée dans le Figaro
00:45:40de la Fondpole
00:45:43qui révèle
00:45:44et qui met en exergue
00:45:46un rejet massif
00:45:47des candidats
00:45:48de droite
00:45:48de centre
00:45:49et de gauche
00:45:51un sondage
00:45:52qui serait donc profitable
00:45:53finalement
00:45:54au Rassemblement National
00:45:55et à la France Insoumise
00:45:57on en parlera
00:45:57dans un instant
00:45:58on reviendra également
00:45:59sur les incendies
00:46:00mais d'abord
00:46:00à quasiment 23h
00:46:01un nouveau point
00:46:02sur l'actualité
00:46:03ce soir
00:46:03avec Isabelle Piboulot
00:46:05rebonsoir Isabelle
00:46:08rebonsoir Mickaël
00:46:09bonsoir à tous
00:46:09celle à une
00:46:10au Venezuela
00:46:11au moins
00:46:122645 morts
00:46:13et plus de
00:46:1412600 blessés
00:46:15sont à déplorer
00:46:16après le double séisme
00:46:18de mercredi dernier
00:46:19les plus puissants
00:46:20qu'ait connu le pays
00:46:21depuis plus d'un siècle
00:46:22le nombre précis
00:46:23de disparus
00:46:24est difficile à déterminer
00:46:25mais les Nations Unies
00:46:26estiment qu'il pourrait
00:46:27s'élever à 50 000
00:46:29l'Hexagone se tient
00:46:30prêt à un nouvel épisode
00:46:31de forte chaleur
00:46:33la probabilité
00:46:34d'atteindre les températures
00:46:35de ces derniers jours
00:46:36reste relativement faible
00:46:38précise Météo France
00:46:39la semaine du 22 juin
00:46:41la canicule
00:46:41a fait au moins
00:46:422000 morts
00:46:43soit un bond
00:46:44de 30%
00:46:45en 7 jours
00:46:46outre les incendies
00:46:47dans le sud
00:46:48de la France
00:46:48la péninsule ibérique
00:46:50flambe elle aussi
00:46:5110 000 hectares
00:46:52ont été ravagés
00:46:52dans le nord du Portugal
00:46:54au moins
00:46:559 blessés
00:46:55ont été recensés
00:46:56le gouvernement
00:46:57a demandé des renforts
00:46:59à ses voisins européens
00:47:00et au Maroc
00:47:01au nord-est de l'Espagne
00:47:03un incendie
00:47:03s'est déclaré
00:47:04près de la Costa Brava
00:47:05une dizaine de communes
00:47:07ont été confinées
00:47:08et 150 personnes
00:47:09évacuées
00:47:10d'un camp de vacances
00:47:11ce 4 juillet
00:47:12c'est la fête nationale
00:47:14aux Etats-Unis
00:47:14à l'occasion
00:47:15du 250e anniversaire
00:47:17de l'indépendance
00:47:18le pape Leon XIV
00:47:19appelle Washington
00:47:20à la modération
00:47:21dans le débat public
00:47:22le souverain pontife
00:47:24natif de Chicago
00:47:25a reçu la médaille
00:47:26de la liberté
00:47:27une distinction
00:47:28pour son engagement
00:47:29dans la défense
00:47:30de la liberté
00:47:31des droits humains
00:47:32de la démocratie
00:47:33et de la dignité humaine
00:47:34enfin en Iran
00:47:36les funérailles
00:47:37de l'ancien guide
00:47:38suprême
00:47:38Amalira Menei
00:47:39ont débuté
00:47:404 mois après sa mort
00:47:41le président Massoud Pézechian
00:47:43s'est recueilli
00:47:44devant sa dépouille
00:47:45l'ancien président russe
00:47:47Dmitri Medvedev
00:47:48était présent à Téhéran
00:47:49l'hommage national
00:47:50commencera officiellement
00:47:51demain matin
00:47:52la dépouille de l'ayatollah
00:47:54sera exposée
00:47:54jour et nuit
00:47:55jusqu'à lundi
00:47:56avant d'être inhumée
00:47:58le 9 juillet
00:48:00merci Isabelle
00:48:01on vous retrouvera
00:48:02à minuit
00:48:02pour l'édition de la nuit
00:48:03le meilleur de l'info
00:48:04avec toujours
00:48:05Caroline Pilastre
00:48:07on est avec
00:48:07Carole Guilherme
00:48:08député des Hauts-de-Seine
00:48:09conseillère municipale
00:48:11de Châtillon
00:48:12maître Anthony Bem
00:48:13avocat
00:48:13et puis Anne Cofinier
00:48:14experte en éducation
00:48:16à la une ce soir
00:48:17les incendies
00:48:18qui ravagent
00:48:19le sud de la France
00:48:20demain
00:48:203 départements
00:48:21seront en vigilance
00:48:23rouge
00:48:24feu de forêt
00:48:2412 départements
00:48:25en vigilance orange
00:48:26dans l'Aude
00:48:27les pompiers
00:48:27ont réussi à fixer
00:48:29faire cesser
00:48:29la progression du feu
00:48:31le plus important
00:48:32de la saison
00:48:32mais des milliers
00:48:33de personnes
00:48:34ont été évacuées
00:48:34Jean-Luc Thomas
00:48:35et Franck Payana
00:48:37se sont rendues
00:48:38auprès des campeurs
00:48:39dans les Pyrénées-Orientales
00:48:41le récit
00:48:41est signé
00:48:42Louisa Paris
00:48:44des vacances
00:48:45qui virent au drame
00:48:463 campings
00:48:48ravagés par les flammes
00:48:49au total
00:48:501700 personnes
00:48:51ont dû être évacuées
00:48:53la salle municipale
00:48:54de Canet-en-Roussillon
00:48:55s'est alors transformée
00:48:56en centre d'accueil
00:48:57certains ont tout perdu
00:48:58il y a la caravane
00:49:00mon fils aussi
00:49:01on n'a même pas la voiture
00:49:02on a emmené la voiture
00:49:03elle a brûlé
00:49:04et toutes les détonations
00:49:06des bouteilles de gaz
00:49:07qui explosaient
00:49:08en continu
00:49:08on avait le sentiment
00:49:09d'être un peu
00:49:10sur un champ de bataille
00:49:10le feu
00:49:11c'est pas beau à voir
00:49:12il y a eu beaucoup de fumée
00:49:13mais c'était pas très beau
00:49:14il y a eu beaucoup de mobilomes
00:49:16et de caravanes
00:49:16qui étaient brûlées
00:49:17malheureusement
00:49:18280 bungalows
00:49:19ont entièrement été détruits
00:49:20mais l'acharnement
00:49:22des sapeurs-pompiers
00:49:22a permis d'en sauver 480
00:49:24aucune victime
00:49:25n'est à déplorer
00:49:26le préfet de la région
00:49:28assure que la chaîne opérationnelle
00:49:29a très bien fonctionné
00:49:31les facteurs de risque
00:49:32étaient très importants
00:49:33la chaleur
00:49:35la force de la tramontane
00:49:37qui aurait pu
00:49:38en effet
00:49:39si tout le travail
00:49:41de la chaîne opérationnelle
00:49:44n'avait pas été optimale
00:49:45en effet
00:49:46les dégâts
00:49:46auraient pu être plus importants
00:49:48le camping Sainte-Marie
00:49:49pourra rouvrir
00:49:49dès lundi
00:49:50le Brasilia
00:49:51restera fermé
00:49:52jusqu'au 20 juillet
00:49:53le Marina
00:49:54camping le plus touché
00:49:55par les flammes
00:49:55n'a quant à lui
00:49:56pas encore de date
00:49:57de réouverture
00:50:00et on pense bien sûr
00:50:01à toutes ces personnes
00:50:02qui ont dû être évacuées
00:50:03malheureusement
00:50:04c'est peut-être
00:50:05que le début
00:50:06vous avez entendu
00:50:06tout à l'heure
00:50:07l'inquiétude
00:50:07de Laurent Nunez
00:50:08qui se dit très inquiet
00:50:10ce sont ses mots
00:50:10pour la saison
00:50:11qui commence
00:50:13et Carole Guilherme
00:50:15évidemment
00:50:15là aussi
00:50:16on attend
00:50:16beaucoup de l'État
00:50:17les Français
00:50:18attendent beaucoup
00:50:18de l'État
00:50:19lorsqu'on est face
00:50:20à de telles situations
00:50:22oui bien sûr
00:50:23le phénomène
00:50:24est d'ampleur
00:50:25on sent la détresse
00:50:26évidemment
00:50:26des personnes
00:50:27qui étaient dans
00:50:28ce camping
00:50:29tout d'abord
00:50:30ce qu'il faut souligner
00:50:30c'est la réaction
00:50:31de l'État
00:50:32de nos forces de sécurité
00:50:33des pompiers
00:50:34qui ont été engagés
00:50:35donc le feu
00:50:36vous le rappeliez
00:50:37a été fixé
00:50:39fort heureusement
00:50:39mais ce qui doit
00:50:40nous alerter
00:50:41c'est évidemment
00:50:41la date
00:50:42de déclenchement
00:50:43un mois plus tôt
00:50:44qu'habituellement
00:50:45quelque chose
00:50:46probablement
00:50:47auquel il faudra
00:50:48que l'on s'habitue
00:50:48et qui nécessitera
00:50:50de notre part
00:50:51à tous
00:50:51probablement
00:50:52une adaptation
00:50:53également
00:50:55et on peut féliciter
00:50:56évidemment
00:50:57vous avez raison
00:50:57le travail des pompiers
00:50:58qui sont toujours
00:51:00mobilisés
00:51:00cette nuit
00:51:01notamment
00:51:01dans l'eau
00:51:02de Caroline Pilastre
00:51:03un mot
00:51:04peut-être concernant
00:51:05ces incendies
00:51:06aujourd'hui
00:51:07malheureusement
00:51:07c'est vrai que
00:51:08chaque été
00:51:09c'est un problème
00:51:10chaque été
00:51:11beaucoup de personnes
00:51:12se retrouvent
00:51:12en difficulté
00:51:14et le fait que
00:51:17ces incendies
00:51:18démarrent
00:51:18avec un mois d'avance
00:51:20on a de quoi
00:51:21se poser des questions
00:51:21et s'inquiéter
00:51:22c'est affreux
00:51:23humainement
00:51:23pour les habitants
00:51:25pour les pompiers
00:51:26pour les touristes
00:51:26par la suite
00:51:27ceux des campings
00:51:28d'ailleurs le vivent
00:51:29actuellement
00:51:29effectivement
00:51:30et puis pour la faune
00:51:31et la flore
00:51:31on pense également
00:51:32à la nature
00:51:33et aux animaux
00:51:33parce que la planète
00:51:34n'existe que
00:51:35s'il y a des êtres humains
00:51:36et des êtres vivants
00:51:37qui y sont inclus
00:51:38mais effectivement
00:51:39il y a aussi
00:51:39la question criminelle
00:51:40et c'est ça moi
00:51:41à chaque fois
00:51:42qui me fait sortir
00:51:44de mes gonds
00:51:44parce que oui
00:51:45il y a effectivement
00:51:46le réchauffement climatique
00:51:48il y a de plus en plus
00:51:49de sécheresse
00:51:50on peut tous constater
00:51:51que malheureusement
00:51:52il ne pleut pas
00:51:53donc c'est terrible
00:51:54en dehors de l'agriculture
00:51:56à proprement parler
00:51:57mais comment peut-on
00:51:59encore en 2026
00:52:00penser comme vous le disiez
00:52:01au début de votre édito
00:52:03à jeter un mégot
00:52:04en fait par la fenêtre
00:52:05ou en se baladant
00:52:06en pleine forêt
00:52:06comment ne peut-on pas
00:52:08en tant qu'humain
00:52:08pour certains
00:52:09ne pas faire preuve
00:52:10de bon sens et de logique
00:52:12et moi j'aimerais
00:52:12que ces personnes
00:52:13si elles sont
00:52:14évidemment attrapées
00:52:15soient jugées
00:52:16à la hauteur
00:52:17de tous ces actes
00:52:18parce que
00:52:18non comptant
00:52:19que ça détruit
00:52:20la faune et la flore
00:52:21donc notre environnement
00:52:23à tous
00:52:23puisque nous n'avons
00:52:24qu'une planète nourricière
00:52:25c'est la terre
00:52:26mais aussi des vies
00:52:27avec des habitants
00:52:28qui peuvent mourir
00:52:29être blessés
00:52:30et tout perdre
00:52:30et c'est une véritable désespérance
00:52:32et ce serait la cause
00:52:32de l'incendie
00:52:33survenu aujourd'hui
00:52:34dans les bouches du Rhône
00:52:36un mégot jeté
00:52:38en bord de route
00:52:38il faut préciser
00:52:39que c'est en général
00:52:41l'été
00:52:41la cause de 15%
00:52:43quand même
00:52:43ces incendies criminels
00:52:4415% des incendies
00:52:46chaque été
00:52:47je crois que c'est même
00:52:489 incendies sur 10
00:52:51qui sont d'origine humaine
00:52:52alors criminel
00:52:53ou non
00:52:54l'effet le détermine
00:52:55a posteriori
00:52:56mais ça doit évidemment
00:52:57nous interroger
00:52:589 sur 10
00:52:58qui sont d'origine humaine
00:52:59les mégots de cigarettes
00:53:01exactement
00:53:01en partie
00:53:02ça doit nous interroger
00:53:03évidemment
00:53:04sur l'échelle de sanctions
00:53:06à postériori
00:53:06mais également
00:53:07sur le civisme associé
00:53:08c'est à dire
00:53:09qu'il faut rappeler
00:53:09à tout le monde
00:53:09mais faites attention
00:53:10en fait
00:53:11quand vous allez
00:53:11dans des zones
00:53:12qui sont a priori sèches
00:53:13ou dans des périodes
00:53:15comme aujourd'hui
00:53:15où on sent
00:53:16les phénomènes
00:53:17caniculaires se prolonger
00:53:18il y a évidemment
00:53:19une responsabilité
00:53:20de chacun
00:53:20de faire particulièrement
00:53:21attention
00:53:22dans ces moments là
00:53:23qu'on se rende n'importe où
00:53:24on ne jette pas
00:53:24son mégot de cigarette
00:53:25par la fenêtre
00:53:26à un moment donné
00:53:26c'est pas
00:53:27c'est juste du respect
00:53:28du civisme
00:53:29un mot de politique
00:53:30à présent
00:53:31avec la campagne
00:53:31présidentielle
00:53:32qui a commencé
00:53:32et cet article
00:53:34du Figaro
00:53:34paru aujourd'hui
00:53:35qui montre
00:53:36que le grand désarroi
00:53:37des français
00:53:38face à la politique
00:53:39profite finalement
00:53:40au rassemblement national
00:53:42et à la France insoumise
00:53:43la dernière étude
00:53:44de la Fondapol
00:53:45révélée par le Figaro
00:53:46met en exergue
00:53:48un rejet massif
00:53:48des candidats
00:53:49de droite
00:53:50du centre
00:53:51et de la gauche
00:53:52le point donc
00:53:53sur ces chiffres
00:53:54avec ce sujet
00:53:55de Chloé Tarka
00:53:57Défiance
00:53:58Sentiment
00:53:58de déclassement
00:54:00Inquiétude
00:54:01C'est le constat
00:54:02dressé par la dernière étude
00:54:03de la Fondation
00:54:04pour l'innovation politique
00:54:06révélée par le Figaro
00:54:07En effet
00:54:08plus d'un français
00:54:09sur deux
00:54:10estime que son niveau
00:54:11de vie s'est dégradé
00:54:12ces dernières années
00:54:13Près de 8 sur 10
00:54:14considèrent
00:54:15que leurs habitudes
00:54:16en France
00:54:16sont aujourd'hui
00:54:18menacées
00:54:19aussi bien
00:54:19chez les 18-24 ans
00:54:21que chez les 50-64 ans
00:54:23Un sentiment
00:54:24de rupture
00:54:24qui profite d'abord
00:54:26aux partis
00:54:26qui promettent
00:54:27un changement radical
00:54:28Ce pessimisme ambiant
00:54:30après 10 ans
00:54:31de présidence
00:54:32d'Emmanuel Macron
00:54:32qui devait incarner
00:54:33une forme de rupture
00:54:34avec les partis traditionnels
00:54:36profiterait surtout
00:54:37au RN et à LFI
00:54:38des formations
00:54:38devenues réceptacles
00:54:40des déceptions
00:54:40qui se posent
00:54:41en vecteur d'espérance
00:54:42pour une nouvelle
00:54:43cohésion nationale
00:54:44Selon un sondage
00:54:45Opinion Way
00:54:46pour le Figaro
00:54:47réalisé début juin
00:54:48Jordan Bardella
00:54:49recueillerait 12%
00:54:50d'intention de vote
00:54:51au premier tour
00:54:52de l'élection présidentielle
00:54:53Marine Le Pen
00:54:547%
00:54:55et Jean-Luc Mélenchon
00:54:576%
00:54:58Autre enseignement
00:54:59de cette étude
00:55:00le recul
00:55:01du réflexe
00:55:02du front républicain
00:55:0358% sont défavorables
00:55:05à un front
00:55:06anti-RN
00:55:06et anti-LFI
00:55:07pour seulement
00:55:0840%
00:55:09qui défendent
00:55:09encore cette idée
00:55:10Des résultats
00:55:11qui pour les auteurs
00:55:12de l'étude
00:55:13traduisent moins
00:55:13une adhésion massive
00:55:15au RN et à la France
00:55:17Insoumise
00:55:18qu'un rejet croissant
00:55:19des partis
00:55:20dits modérés
00:55:22J'aimerais qu'on regarde
00:55:23à nouveau
00:55:23c'est intéressant
00:55:25les intentions de vote
00:55:26selon cette étude
00:55:27Opinion Way
00:55:27fond d'appole
00:55:28pour le Figaro
00:55:29au premier tour
00:55:30de l'élection présidentielle
00:55:3312% des français
00:55:34se disent
00:55:34déjà
00:55:35sûrs de voter
00:55:36pour Jordan Bardella
00:55:377% pour Marine Le Pen
00:55:39et 6% pour
00:55:40Jean-Luc Mélenchon
00:55:41il s'affiche sur votre écran
00:55:43et c'est intéressant
00:55:44parce que vous savez
00:55:44que la semaine prochaine
00:55:45Marine Le Pen
00:55:45sera fixée sur son sort
00:55:47la présidente du groupe RN
00:55:49à l'Assemblée
00:55:51saura si oui ou non
00:55:51elle peut concourir
00:55:53une quatrième fois
00:55:54à l'élection suprême
00:55:56puisque la justice
00:55:56doit se prononcer mardi
00:55:58mais ces chiffres
00:55:59semblent finalement
00:56:00indiquer que ça reste
00:56:00qu'un sondage
00:56:02évidemment à prendre
00:56:03avec des pincettes
00:56:04mais que si Marine Le Pen
00:56:05est empêchée
00:56:06de se présenter
00:56:07ça pourrait peut-être
00:56:08être finalement bénéfique
00:56:10pour le parti
00:56:11c'est en tous les cas
00:56:12ce que ces chiffres
00:56:13semblent indiquer
00:56:14quel est votre sentiment
00:56:16Carole Guillerme
00:56:17Ce que je constate
00:56:18dans les chiffres
00:56:19que vous montrez
00:56:21c'est que
00:56:22la certitude du vote
00:56:24quel que soit
00:56:25le candidat
00:56:25n'est pas fixée
00:56:26aujourd'hui
00:56:27n'est pas du tout acquise
00:56:28quand on parle
00:56:28de 12% pour Jordan Bardella
00:56:307% pour Marine Le Pen
00:56:31et 6% pour Jean-Luc Mélenchon
00:56:34C'est pour le premier tour
00:56:35Oui certes
00:56:35pour le premier tour
00:56:36mais ça veut dire
00:56:37que l'élection
00:56:38n'est absolument pas faite
00:56:39aujourd'hui
00:56:39on est à quelques mois
00:56:42de l'échéance présidentielle
00:56:43les candidats
00:56:44ne sont pas encore connus
00:56:45que soit pour le
00:56:46Rassemblement National
00:56:47que ce soit pour
00:56:48le Bloc Central
00:56:49et la droite
00:56:51donc les choses
00:56:52ne sont absolument pas
00:56:53acquises
00:56:54pour qui que ce soit
00:56:54aujourd'hui
00:56:55Caroline Pilastre
00:56:57Moi je pense le contraire
00:56:58je pense que
00:56:59quelle que soit
00:57:00sa sensibilité
00:57:01beaucoup de français
00:57:03sont sûrs de voter
00:57:04pour tel ou tel candidat
00:57:05il y a un tel clivage
00:57:06une telle fracture
00:57:07dans le pays
00:57:07et puis revenons aussi
00:57:09sur l'élection
00:57:09de monsieur Macron
00:57:10il a insufflé
00:57:11un vent nouveau
00:57:12un renouvellement
00:57:13il devait réussir
00:57:15à réconcilier
00:57:16le meilleur de la droite
00:57:17et de la gauche
00:57:18et bien on peut dire
00:57:19qu'il n'y est pas
00:57:20du tout arrivé
00:57:21malheureusement
00:57:22le pays
00:57:23n'a jamais été
00:57:24dans une telle déconfiture
00:57:26et beaucoup de français
00:57:28abstentionnistes
00:57:28ou non
00:57:29n'ont plus confiance
00:57:30envers les politiques
00:57:31parce qu'ils savent
00:57:32que c'est blanc bonnet
00:57:33ou bonnet blanc
00:57:33et qu'il y aura
00:57:34de toute manière
00:57:35des alliances
00:57:35qu'elles soient
00:57:36à gauche ou à droite
00:57:37le fameux barrage
00:57:38Castor
00:57:39ou non
00:57:39les LR
00:57:40se sont complètement
00:57:42noyés
00:57:42avec la Macronie
00:57:43donc partant
00:57:44de ce postulat
00:57:45les gens qui sont
00:57:46à droite
00:57:46voteront à droite
00:57:47est-ce que ce sera
00:57:48plus à la droite
00:57:48de la droite
00:57:49sans doute
00:57:50les gens à gauche
00:57:51feront une union
00:57:53nationale
00:57:54effectivement
00:57:54pour ne pas que le RN
00:57:56arrive au pouvoir
00:57:56le candidat
00:57:58n'y change pas grand chose
00:57:59que ce soit Marine Le Pen
00:58:00ou Jordan Bardella
00:58:01quoi qu'il en soit
00:58:02c'est le premier parti
00:58:03d'opposition
00:58:04et il sera en tête
00:58:05maintenant
00:58:06j'ai du mal à croire
00:58:07qu'il pourra arriver
00:58:08à la marche suprême
00:58:09de l'élection présidentielle
00:58:11tout simplement
00:58:12parce qu'ils n'auront pas
00:58:13d'union nationale
00:58:14d'alliance avec eux
00:58:15à moins qu'entre temps
00:58:17les gens à droite
00:58:18arrivent à créer
00:58:19cette alliance
00:58:20qui évolue
00:58:20par la majorité
00:58:22des adhérents
00:58:23et des militants
00:58:23et je ne vois pas
00:58:24pourquoi ce serait
00:58:25un gros mot
00:58:25et ce serait un tabou
00:58:26dans ce sens-là
00:58:27et que ça ne le serait
00:58:28pas à gauche
00:58:29la gauche est toujours
00:58:30très intelligente
00:58:31vous savez ce qu'on dit
00:58:33je ne vais pas répéter
00:58:33l'adage parce que
00:58:34c'est vulgaire
00:58:35la gauche arrive toujours
00:58:37à s'unir
00:58:38même s'il se déteste
00:58:39même s'il y a
00:58:40des antagonismes
00:58:41et la droite
00:58:42est pour être très polie
00:58:43la plus bête du monde
00:58:43dans ce sens-là
00:58:44parce que c'est une question
00:58:45d'égo et d'orgueil
00:58:47surdimensionnée
00:58:47donc moi je pense
00:58:48que les français
00:58:48savent très bien
00:58:49pour qui ils vont voter
00:58:50mais ils ne sont pas dupes
00:58:52des alliances
00:58:52qui sont en train
00:58:53de se faire
00:58:54Alors en attendant
00:58:55effectivement l'échéance
00:58:56de mardi prochain
00:58:58le Rassemblement National
00:58:59s'affiche uni
00:59:00une dernière fois
00:59:00puisque Marine Le Pen
00:59:01sera ce week-end
00:59:02à Liévin
00:59:03dans le Pas-de-Calais
00:59:03aux côtés de Jordan Bardella
00:59:05la question des candidatures
00:59:06et des alliances
00:59:07la droite
00:59:08avec cette question
00:59:09la droite est-elle
00:59:10en train de se fracturer ?
00:59:12Je crois que vous connaissez
00:59:13la réponse
00:59:13vous avez tous vu
00:59:15cette main tendue
00:59:16de Laurent Wauquiez
00:59:17à Édouard Philippe
00:59:18qui crée des remous
00:59:19au sein de LR
00:59:20hier l'ancien député
00:59:22de Vaucluse
00:59:23et vice-président des LR
00:59:25Julien Aubert
00:59:25a estimé
00:59:26qu'un ancien président
00:59:27des Républicains
00:59:28n'avait pas le droit
00:59:29de s'asseoir
00:59:30sur le vote massif
00:59:31des militants
00:59:32Carole Guillaume
00:59:33Oui écoutez
00:59:35les LR répondront
00:59:36à cette question
00:59:38entre eux
00:59:38me semble-t-il
00:59:39toujours est-il
00:59:40que dans ce sondage
00:59:41de la Fondapol
00:59:42il y a un deuxième
00:59:43enseignement
00:59:44sur le second tour
00:59:46qui est celui
00:59:47qu'Édouard Philippe
00:59:48terminerait
00:59:48a priori en tête
00:59:50face à Jordan Bardella
00:59:51face à Marine Le Pen
00:59:52au second tour
00:59:54absolument
00:59:54donc je crois
00:59:55que c'est quelque chose
00:59:56qui doit être pris en compte
00:59:57aujourd'hui je constate
00:59:58également qu'un certain
00:59:59nombre de ralliements
01:00:00se font
01:00:01Donc on dit
01:00:02que ça doit être pris en compte
01:00:03ça veut dire que Bruno Retailleau
01:00:04doit se retirer ?
01:00:04Je n'ai absolument pas
01:00:06dit ça
01:00:06et encore une fois
01:00:07chaque parti
01:00:08est libre
01:00:09de ses désignations
01:00:10c'est le cas également
01:00:12au mouvement démocrate
01:00:13et nous aurons vocation
01:00:14à nous prononcer
01:00:15en temps et en heure
01:00:16toujours est-il
01:00:17que je constate
01:00:18qu'en amont
01:00:19de ce meeting
01:00:20d'Édouard Philippe
01:00:21un certain nombre
01:00:21de ralliements
01:00:22se font
01:00:23et a commencé
01:00:24par celui
01:00:25de Laurent Wauquiez
01:00:25a priori
01:00:26Je rajoute un point
01:00:28tout cela
01:00:29nous occupe
01:00:30largement
01:00:31mais je ne sais pas
01:00:32si nos compatriotes
01:00:33français
01:00:34sont complètement
01:00:35aujourd'hui engagés
01:00:36dans ce débat
01:00:37présidentiel
01:00:38quand on sait
01:00:39qu'il y a
01:00:39aujourd'hui
01:00:40la canicule
01:00:41qui nous préoccupe
01:00:41et d'autres
01:00:43enjeux majeurs
01:00:44pour la destinée
01:00:45de la France
01:00:46détrompez-vous
01:00:46je crois qu'ils
01:00:47attendent beaucoup
01:00:48de 2027
01:00:49je crois que les français
01:00:50aujourd'hui
01:00:52justement pour eux
01:00:532027
01:00:53c'est vraiment
01:00:55le changement
01:00:56qu'ils attendent
01:00:56alors je ne sais pas
01:00:57s'ils auront
01:00:58en tous les cas
01:00:59gain de cause
01:01:00parce qu'on sait toujours
01:01:01ce qu'on perd
01:01:02on ne sait pas
01:01:02ce qu'on gagne
01:01:03mais en tous les cas
01:01:04je crois que les français
01:01:05attendent beaucoup
01:01:05de cette élection
01:01:06présidentielle
01:01:06Anne Cofinier
01:01:07je suis persuadée
01:01:08qu'ils ont le sentiment
01:01:09que c'est le dernier moment
01:01:11c'est vraiment
01:01:12on est à la croisée
01:01:12des chemins
01:01:13soit il y a un sursaut
01:01:14alors chacun imagine
01:01:16le sursaut
01:01:16de la manière
01:01:17qu'il veut
01:01:17mais on a le sentiment
01:01:19qu'il y a une sorte
01:01:20de tic-tac
01:01:20tic-tac
01:01:21et que notre pays
01:01:22ne va pas s'en remettre
01:01:23si on rate ce coche-là
01:01:24ça je pense
01:01:25que c'est un sentiment
01:01:26qui est très généralisé
01:01:27pour autant
01:01:28ils n'ont pas
01:01:29de grande confiance
01:01:29dans la capacité
01:01:30des partis
01:01:31et des candidats
01:01:33quels qu'ils soient
01:01:33d'être capables
01:01:34de résoudre le problème
01:01:35mais ils savent pourtant
01:01:36que c'est le moment
01:01:37d'agir
01:01:38ce qu'on appelle
01:01:38le kairos
01:01:39le moment favorable
01:01:40le moment
01:01:41où se cristallise le destin
01:01:42ils le savent
01:01:43parce qu'ils savent
01:01:44que la personne
01:01:45qui aujourd'hui
01:01:46a les manettes
01:01:46n'a plus les moyens
01:01:49et les capacités
01:01:49de résoudre les problèmes
01:01:51oui mais même au-delà de ça
01:01:52là c'est vrai
01:01:52que c'est une année sacrifiée
01:01:54c'est un gaspillage
01:01:55d'ailleurs on se demande
01:01:55si vraiment
01:01:56on peut se permettre
01:01:56ce luxe-là
01:01:58de perdre
01:01:58on n'a perdu qu'un an et demi
01:02:00deux ans
01:02:01franchement je ne suis pas sûre
01:02:02que vu l'état de la France
01:02:03l'état de l'endettement
01:02:04de la France
01:02:04et la concurrence internationale
01:02:06on puisse se permettre ça
01:02:06mais bon
01:02:07en mettant ça de côté
01:02:08à la limite
01:02:09ça ne fait pas juste deux ans
01:02:10qu'on pédale dans la choucroute
01:02:12on voit bien
01:02:12ne serait-ce qu'en prenant juste
01:02:14le critère de l'endettement
01:02:16on voit bien que ça ne va pas
01:02:17on voit bien que
01:02:18vous prenez juste
01:02:20les ministères régaliens
01:02:21il n'y en a pas un qui fonctionne
01:02:22donc on a un état
01:02:23qui ne fonctionne plus
01:02:24aujourd'hui
01:02:25et on est dans un état
01:02:26très
01:02:27on est dans un pays
01:02:27très étatiste
01:02:28vous êtes d'accord
01:02:29avec ce constat
01:02:30carol guillard ?
01:02:30non pas du tout
01:02:31l'état
01:02:31l'état fonctionne
01:02:32on peut constater
01:02:33certes
01:02:34une inertie parlementaire
01:02:35d'une certaine manière
01:02:36c'est le fait
01:02:37de la majorité relative
01:02:39puisqu'il n'y a aujourd'hui
01:02:40au sein du parlement
01:02:41et singulièrement
01:02:42au sein de l'Assemblée nationale
01:02:43plus de majorité
01:02:44que le gouvernement
01:02:45peut entraîner
01:02:46pour autant
01:02:47est-ce qu'on peut dire
01:02:48que les ministères régaliens
01:02:49ne fonctionnent pas ?
01:02:50non je crois
01:02:51qu'il y a là
01:02:52une erreur
01:02:53d'appréciation
01:02:53le seul ministère
01:02:54épargné par la critique
01:02:55c'est l'armée
01:02:57c'est le seul
01:02:58d'accord
01:02:59vous avez le quai d'Orsay
01:03:00les affaires étrangères
01:03:01qui continuent
01:03:03c'est mon ministère
01:03:04vous avez certes
01:03:06la justice
01:03:07qui aujourd'hui
01:03:08doit répondre
01:03:09d'une affaire
01:03:11terriblement
01:03:13terrible
01:03:13par définition
01:03:14qu'est l'affaire
01:03:15Liana
01:03:16mais vous avez un état
01:03:17qui continue de fonctionner
01:03:18qui continue
01:03:19aujourd'hui
01:03:20de légiférer
01:03:21c'est vrai qu'on peut
01:03:24citer nous
01:03:25un ministère
01:03:26qui fonctionne
01:03:27aujourd'hui
01:03:27des fonctionnaires
01:03:28qui touchent leur paie
01:03:29qui travaillent
01:03:29tous les jours
01:03:30vous avez le principe
01:03:31de la continuité
01:03:32de l'état
01:03:32donc aujourd'hui
01:03:34vous avez
01:03:34un gouvernement
01:03:36qui est en place
01:03:37un parlement
01:03:37qui est en place
01:03:38des administrations
01:03:39qui sont là
01:03:40qui répondent
01:03:42présentes
01:03:42également
01:03:43on n'est pas en train
01:03:44de dire que c'est
01:03:45le chaos et l'apocalypse
01:03:46c'est un peu ce que vous dites
01:03:48je ne suis pas
01:03:49auteur de leur mission
01:03:52c'est bien d'être modéré
01:03:54non c'est pas une histoire
01:03:55d'être modéré
01:03:55c'est simplement
01:03:57de dire la réalité
01:03:58des choses
01:03:59ensuite
01:03:59qu'il y ait besoin
01:04:00d'une réforme de l'état
01:04:01je pense qu'on est tous
01:04:02d'accord
01:04:03là dessus
01:04:03qu'il y ait besoin
01:04:04d'une simplification
01:04:07non c'est vraiment pas ça
01:04:09j'essaie simplement
01:04:09de décrire la réalité
01:04:11des choses aujourd'hui
01:04:12vous avez des institutions
01:04:13qui fonctionnent
01:04:14qu'elles soient
01:04:15imparfaites
01:04:16oui je suis allée
01:04:17pas plus tard
01:04:17que cet après-midi
01:04:18pour regarder
01:04:19et constater
01:04:20le fonctionnement
01:04:21du plan blanc
01:04:22constater
01:04:24le personnel médical
01:04:25les conditions d'exercice
01:04:27constater la manière
01:04:27dont la canicule
01:04:29avait été appréhendée
01:04:29par le personnel
01:04:30vérifier également
01:04:31comme je vous l'ai dit
01:04:32pas plus tard
01:04:32que tout à l'heure
01:04:33si les climatiseurs
01:04:35avaient été livrés
01:04:35donc j'ai pu le constater
01:04:37et la manière
01:04:38dont les personnels
01:04:39vivaient
01:04:39et attendaient
01:04:41la canicule prochaine
01:04:42donc je suis désolée
01:04:44et encore une fois
01:04:45c'est intéressant
01:04:46ce que vous dites
01:04:46comment
01:04:46qu'est-ce que vous avez
01:04:48vécu à ce moment-là
01:04:49comment est-ce que vous avez
01:04:51quel est le constat
01:04:52que vous avez fait
01:04:53aujourd'hui
01:04:53j'ai constaté
01:04:54que le personnel hospitalier
01:04:56était très engagé
01:04:59et très en résilience
01:05:01évidemment
01:05:01sur la question
01:05:03de la canicule
01:05:04est complètement
01:05:06à l'oeuvre
01:05:07et le déclenchement
01:05:08du bien blanc
01:05:09a montré
01:05:12en pleine nuit
01:05:13des français
01:05:14qui se sont retrouvés
01:05:15aux urgences
01:05:16pendant la canicule
01:05:16mais c'est pas uniquement
01:05:18le problème de la canicule
01:05:19parce que c'est toute l'année
01:05:20que les urgences
01:05:20sont saturées dans ce pays
01:05:21et qui passent des fois
01:05:23des nuits entières
01:05:24à attendre d'être pris en charge
01:05:25pourquoi est-ce que
01:05:26et qui meurent
01:05:28à des fautes pris en charge
01:05:29pourquoi est-ce que
01:05:30ces français
01:05:30ne font pas le même constat
01:05:33aujourd'hui
01:05:33il y a des personnes
01:05:33qui restent sur des bancards
01:05:34toute la nuit
01:05:35mais pas que
01:05:36mais j'entends ce que vous dites
01:05:37et vous prêchez
01:05:38pour votre paroisse
01:05:39et c'est légitime
01:05:40et je n'en prends
01:05:40votre intégrité
01:05:41vraiment
01:05:41détrompez-vous
01:05:42c'est pas une histoire
01:05:43de prêcher pour sa paroisse
01:05:44c'est simplement
01:05:45une histoire
01:05:46de
01:05:47vraiment
01:05:47alors vous ne m'avez pas compris
01:05:48c'est simplement
01:05:50il y a un constat
01:05:52nous avons des institutions
01:05:53je ne peux pas vous laisser dire
01:05:54que tout est dysfonctionnel
01:05:55en France
01:05:56qu'il y ait un besoin
01:05:57de réforme
01:05:57bien sûr
01:05:58le débat présidentiel
01:05:59de 2027
01:06:00et non
01:06:01ce n'est pas une histoire
01:06:02de minimiser les choses
01:06:04il y a des dysfonctionnements
01:06:06incontestablement
01:06:06et le politique
01:06:06dysfonctionnement
01:06:07au ministère de la justice
01:06:08dysfonctionnement
01:06:08qui est incontestable
01:06:10à la santé
01:06:11à l'éducation nationale
01:06:12non mais c'est
01:06:13non mais c'est juste
01:06:14parce que
01:06:14vous dites qu'on peut
01:06:16voilà
01:06:16parce qu'effectivement
01:06:17il y a une forme
01:06:17de minimisation
01:06:18non c'est pas ça
01:06:19on a du mal
01:06:20à parler de dysfonctionnement
01:06:21et ça c'est la
01:06:21aujourd'hui
01:06:23vous avez des institutions
01:06:24vous avez un parlement
01:06:25vous avez un gouvernement
01:06:26vous avez des administrations
01:06:27vous avez des services publics
01:06:28vous avez des collectivités
01:06:29territoriales
01:06:30tout le monde essaye
01:06:32certes
01:06:32tout le monde essaye
01:06:34de répondre
01:06:34avec un engagement
01:06:36prononcé
01:06:36de nos agents
01:06:38et a priori
01:06:39dans le service hospitalier
01:06:41j'ai pu le constater
01:06:42aujourd'hui
01:06:43qui avait été soulagé
01:06:44par le déclenchement
01:06:45du plan blanc
01:06:46mais
01:06:47que vous ayez
01:06:48un besoin
01:06:49de réforme de l'état
01:06:50je ne le nie pas
01:06:51et c'est précisément
01:06:51la question
01:06:52de la présidentielle
01:06:53de 2027
01:06:54qui viendra répondre
01:06:55chacun confrontera
01:06:56son projet
01:06:57et honnêtement
01:06:58on verra
01:06:59à ce moment-là
01:07:00mais encore une fois
01:07:01on va poursuivre le débat
01:07:02dans un instant
01:07:03on continuera
01:07:04à parler aussi
01:07:05de cette main tendue
01:07:05de Laurent Wauquiez
01:07:07à Bruno Rotaillot
01:07:07et vous entendrez aussi
01:07:08la réponse aujourd'hui
01:07:10de Bruno Rotaillot
01:07:11à cette main tendue
01:07:12vous allez voir
01:07:12que le patron
01:07:13des LR
01:07:14candidat à la prochaine
01:07:15élection présidentielle
01:07:16ne mâche pas ses mots
01:07:17la suite du meilleur de l'info
01:07:18dernière partie
01:07:19dans un instant
01:07:19sur CNews
01:07:20ne bougez pas
01:07:24le meilleur de l'info
01:07:25sur CNews
01:07:26merci de nous rejoindre
01:07:28dans un instant
01:07:29on va vous emmener
01:07:30sur le terrain
01:07:31du narcotrafic
01:07:32dans les Alpes-Maritimes
01:07:34où un réseau
01:07:35a été démantelé
01:07:36par la gendarmerie
01:07:36de Grasse
01:07:37qui est intervenue
01:07:38dans plusieurs petits villages
01:07:39cette guerre
01:07:40du narcotrafic
01:07:41qui est absolument terrible
01:07:42et fort heureusement
01:07:44il y a quand même
01:07:45quelques victoires
01:07:46et on a suivi
01:07:47évidemment
01:07:48cette intervention
01:07:50un reportage
01:07:51sur le terrain
01:07:53exclusif
01:07:54de CNews
01:07:54et des équipes
01:07:55de CNews
01:07:55à suivre
01:07:56dans un instant
01:07:57mais d'abord
01:07:57on continue de parler
01:07:58de la prochaine élection
01:07:59présidentielle
01:08:00dont on connaît
01:08:01les dates
01:08:01vous savez qu'elles ont fait
01:08:02polémique également
01:08:03le 18 avril
01:08:04et 2 mai
01:08:05pour cette élection
01:08:08présidentielle
01:08:082027
01:08:09et puis
01:08:09cette main tendue
01:08:11dont on parlait
01:08:12de Laurent Wauquiez
01:08:12à Édouard Philippe
01:08:14qui crée des remous
01:08:15au sein des Républicains
01:08:17Bruno Rotaillot
01:08:18a répondu
01:08:18à cette main tendue
01:08:20parce que
01:08:20qu'on le dise
01:08:22c'est quand même
01:08:23une sorte de couteau
01:08:24dans le dos
01:08:24de Laurent Wauquiez
01:08:26à Bruno Rotaillot
01:08:27le président des Républicains
01:08:29candidat à la prochaine élection
01:08:30présidentielle
01:08:31a réagi
01:08:31et vous allez l'entendre
01:08:32il ne mâche pas ses mots
01:08:34je ne veux pas suffisamment
01:08:35de mal
01:08:36pour Édouard Philippe
01:08:37pour me réjouir
01:08:38que Laurent Wauquiez
01:08:39le soutienne
01:08:39parce que je pense
01:08:40qu'il ne mérite pas ça
01:08:41dans la vie
01:08:42on peut avoir
01:08:43des sensibilités
01:08:44on peut avoir
01:08:45des convictions
01:08:45qui sont différentes
01:08:47mais je pense
01:08:48que le pire de tout
01:08:48ce qui vraiment dégoûte
01:08:50les français
01:08:51c'est de retourner
01:08:52sa veste
01:08:53si souvent
01:08:53je consacre
01:08:55toute mon énergie
01:08:55pour demain
01:08:56remettre la France
01:08:57à un endroit
01:08:57c'est mon seul objectif
01:08:59le reste
01:08:59je m'en fiche
01:09:01mais vous n'imaginez
01:09:02pas à quel point
01:09:02et j'ajouterais
01:09:05que ça me sert
01:09:06finalement
01:09:07parce que
01:09:08par contraste
01:09:09chaque jour
01:09:10il me rend
01:09:11un peu plus sympathique
01:09:12La guerre est-elle
01:09:14déclarée
01:09:15au sein de LR
01:09:17Carole Guilherme ?
01:09:19Je ne sais pas
01:09:19si la guerre
01:09:20est déclarée
01:09:21il y a
01:09:22évidemment
01:09:23un moment
01:09:24à quelques mois
01:09:25de l'échéance présidentielle
01:09:26où tout le monde
01:09:27se déclare candidat
01:09:29je crois que
01:09:29c'est le jeu
01:09:30en ce moment
01:09:31donc on laissera
01:09:32évidemment
01:09:33les LR
01:09:34régler leurs
01:09:35différents
01:09:35entre eux
01:09:36et j'ose espérer
01:09:38que d'ici quelques mois
01:09:39pour ce qui concerne
01:09:40le bloc central
01:09:41nous aurons un candidat
01:09:42ou une candidate
01:09:43unique
01:09:44qui concourra
01:09:45Ce qui est sûr
01:09:46c'est que ça ne sert
01:09:47à personne
01:09:48ces guéguerres
01:09:49et notamment LR
01:09:50ils ne sont déjà pas
01:09:51en super forme
01:09:52ce n'est pas forcément
01:09:53un très beau cadeau
01:09:55que Laurent Wauquiez
01:09:56a fait à sa famille
01:09:58politique
01:09:58une polémique comme ça
01:09:59je pense qu'il s'en serait
01:10:00bien passé
01:10:01et tout à l'heure
01:10:01je vous entendais
01:10:02dire que les français
01:10:03n'étaient peut-être pas
01:10:03encore passionnés
01:10:05par la campagne
01:10:06présidentielle
01:10:07moi je disais
01:10:07que je pense
01:10:08qu'ils attendent
01:10:09beaucoup de cette
01:10:09campagne
01:10:10en revanche
01:10:11ça c'est le genre
01:10:12de choses
01:10:12qui peut les faire
01:10:13fuir
01:10:14Anthony Bem
01:10:15oui ça peut les faire
01:10:16fuir
01:10:16tout en sachant
01:10:17qu'en effet
01:10:18les sondages
01:10:18aujourd'hui
01:10:19sont en effet
01:10:20en faveur
01:10:21des candidats
01:10:22du Front National
01:10:22Bardella
01:10:23et Marine Le Pen
01:10:23le Rassemblement
01:10:24National
01:10:24excusez-moi
01:10:25pour le premier tour
01:10:27et tout en sachant
01:10:29que par rapport
01:10:29aux élections
01:10:30de 2022
01:10:31les sondages
01:10:32donnaient des statistiques
01:10:34qui étaient sensiblement
01:10:35différentes
01:10:36en effet
01:10:37par exemple
01:10:37les filles
01:10:38ont fait
01:10:38beaucoup plus
01:10:39que ce qui était
01:10:40espéré
01:10:41et Marine Le Pen
01:10:43avait fait
01:10:43finalement beaucoup moins
01:10:44et donc
01:10:45on voit qu'aujourd'hui
01:10:47il y a une espèce
01:10:47de cristallisation
01:10:48de toutes les façons
01:10:49sur les extrêmes
01:10:51et c'est
01:10:53ce qui est
01:10:54dommageable
01:10:55je pense
01:10:55pour l'esprit républicain
01:10:56parce qu'aucun
01:10:58de ces deux extrêmes
01:10:59ne représente
01:11:01l'esprit républicain
01:11:02et la France républicaine
01:11:03avec ses valeurs
01:11:04de solidarité
01:11:05de fraternité
01:11:06d'égalité
01:11:07et donc
01:11:08je trouve ça regrettable
01:11:09pour notre politique
01:11:10pour les français
01:11:11finalement
01:11:12aujourd'hui les français
01:11:14se clivent
01:11:14entre les extrêmes
01:11:16pour finalement
01:11:17faire barrage
01:11:17au second tour
01:11:18parce que c'est toujours
01:11:19ce qui se passe
01:11:20à toutes les dernières élections
01:11:21c'est ce qui s'est passé
01:11:22mais alors pour faire barrage
01:11:23à qui ?
01:11:23parce que si derrière
01:11:24on se retrouve
01:11:25mais si on se retrouve
01:11:26entre
01:11:26si on a le RN
01:11:28et la FI
01:11:28au second tour
01:11:29on fera barrage à qui ?
01:11:30le barrage
01:11:30fait que c'est Edouard Philippe
01:11:31selon un scénario
01:11:32où il y aurait
01:11:34un second tour
01:11:34qui serait favori
01:11:35Non mais voilà
01:11:36parce que c'est la question
01:11:37qui se pose
01:11:38si demain
01:11:38on a LFI
01:11:40et le RN
01:11:41Anne Cofinier
01:11:44c'est en ça
01:11:45que ces histoires
01:11:46de barrage
01:11:47à un moment donné
01:11:48sont absolument
01:11:49ridicules
01:11:50parce que demain
01:11:50si on a effectivement
01:11:51ces deux partis
01:11:52qui se retrouvent
01:11:54au second tour
01:11:55de l'élection présidentielle
01:11:56qu'est-ce que ça veut dire ?
01:11:58Ça veut dire
01:11:58qu'on va se retrouver
01:11:59avec des partis
01:11:59du bloc central
01:12:00qui vont donner
01:12:01des consignes de vote
01:12:02pour faire barrage
01:12:03au RN ?
01:12:05La seule question
01:12:06à mon avis
01:12:06c'est savoir
01:12:07si on veut sortir
01:12:07du piège créé
01:12:08par François Mitterrand
01:12:09ou pas
01:12:10soit on continue
01:12:11à considérer
01:12:12que c'est absolument
01:12:12pas possible
01:12:13de s'allier
01:12:13au RN
01:12:14et bien la droite
01:12:15va perdre
01:12:16quelle que soit
01:12:16la configuration
01:12:18soit elle considère
01:12:19qu'en réalité
01:12:19le RN
01:12:21le RN
01:12:23a beaucoup changé
01:12:24et que de toute manière
01:12:25il arrive un moment
01:12:25où il faut s'unir
01:12:26sinon on n'arrive jamais
01:12:27au pouvoir
01:12:27et dans ce cas-là
01:12:28il n'y aura aucun
01:12:29front d'opposition
01:12:31qui tiendra
01:12:31et la droite passera
01:12:32donc laisse-moi
01:12:33se débarrasser
01:12:34ou pas
01:12:35de l'héritage
01:12:36de Mitterrand
01:12:36ce plan machiavélique
01:12:37qui a été créé
01:12:38pour gagner systématiquement
01:12:40en empêchant
01:12:42la droite de s'unir
01:12:43je crois que vous avez
01:12:44la réponse à votre question
01:12:45moi j'ai la réponse
01:12:46à ma question
01:12:46en ce sens que
01:12:47si c'était d'extrême droite
01:12:48je pense qu'il faudrait
01:12:49effectivement ne pas s'unir
01:12:50mais ce n'est pas
01:12:51l'extrême droite
01:12:52il faut regarder
01:12:52les autres pays
01:12:53il arrive un moment
01:12:54où il faut arrêter
01:12:54de se faire peur
01:12:55tout seul
01:12:55c'est un piège
01:12:56sémantique
01:12:57l'extrême droite
01:12:59ce n'est pas ça
01:12:59Carole Guillaume
01:13:01je crois qu'il y a
01:13:02quand même
01:13:02des choses très claires
01:13:04qui sont exprimées
01:13:05vous avez certes
01:13:07une tripartition
01:13:08aujourd'hui
01:13:08de la vie politique
01:13:09l'Assemblée nationale
01:13:10en est une émanation
01:13:11puisqu'aujourd'hui
01:13:12on ne trouve plus
01:13:12de majorité
01:13:13mais il y a bien
01:13:14une extrême gauche
01:13:15une extrême droite
01:13:17un bloc central
01:13:18des sensibilités
01:13:20à gauche
01:13:21et à droite
01:13:22le fait que nous ayons
01:13:24aujourd'hui
01:13:24une pluralité
01:13:25de candidats
01:13:26je vous espérais
01:13:27évidemment qu'à un moment
01:13:30cette générescence
01:13:31de multiplicité
01:13:32de candidatures
01:13:33va s'arrêter
01:13:34et que les uns
01:13:35et les autres
01:13:35parviendront à s'entendre
01:13:37d'une manière
01:13:37ou d'une autre
01:13:38mais c'est tout à fait
01:13:40normal
01:13:40dans un schéma
01:13:42démocratique
01:13:42que d'avoir
01:13:43aujourd'hui
01:13:43des candidatures
01:13:44qui s'expriment
01:13:45à quelques mois
01:13:46de l'échéance présidentielle
01:13:47tout ça va se mettre
01:13:48en ordre de marche
01:13:50à un moment
01:13:50j'imagine
01:13:51les candidatures
01:13:52ne sont pas encore connues
01:13:53à l'extrême droite
01:13:54à droite
01:13:55sur le bloc central
01:13:56à gauche aussi
01:13:57il y a encore
01:13:59des clarifications
01:14:00qui doivent être faites
01:14:02vous mettez
01:14:03et ensuite d'alternance
01:14:04elle est somme toute
01:14:04assez normale
01:14:05au bout de 10 ans
01:14:06de mandat
01:14:07et elle va se faire
01:14:08de fait
01:14:09puisque le mandat
01:14:10d'Emmanuel Macron
01:14:11s'achève
01:14:12en mai 2027
01:14:13vous mettez sur le même plan
01:14:15Carole Guilherme
01:14:15la France Insoumise
01:14:16et le Rassemblement National ?
01:14:18en tout cas
01:14:18il y a des interrogations
01:14:20vis-à-vis des idéologies
01:14:21qui sont portées
01:14:22par ces deux partis
01:14:23deux partis
01:14:24qui ont des solutions
01:14:25aux mots de la France
01:14:26très radicalisés
01:14:27très extrêmes
01:14:28par définition
01:14:29donc de mon côté
01:14:30je m'inscris
01:14:31certes dans mon groupe politique
01:14:32le Modem
01:14:33mais également
01:14:34en alliance
01:14:35avec des forces
01:14:36dites républicaines
01:14:37aujourd'hui
01:14:38que sont en l'occurrence
01:14:39les républicains
01:14:40donc dans le rejet
01:14:41de ces deux partis ?
01:14:42oui
01:14:43et si ces deux partis
01:14:44demain venaient à se retrouver
01:14:45au second tour
01:14:46de l'élection présidentielle ?
01:14:47en tout cas
01:14:48on va faire en sorte
01:14:49d'éviter ce scénario-là
01:14:51vous évoquiez un sondage
01:14:53qui montrait en tout cas
01:14:54qu'un certain nombre
01:14:55de Français
01:14:55se tourneraient
01:14:56vers un vote blanc
01:14:58Caroline Pidastre
01:14:59les électeurs
01:15:00ont déjà fait leur choix
01:15:01il n'y a que certains
01:15:02politiques qui pensent
01:15:03que c'est de la démagogie
01:15:04ou du populisme
01:15:05le pays va tellement mal
01:15:06on est également aussi
01:15:07dans une guerre de religion
01:15:08il ne faut pas se leurrer
01:15:09il se passe des choses
01:15:10à l'international
01:15:11en dehors
01:15:12de la problématique
01:15:14gravissime
01:15:15liée à notre budget
01:15:16la faillite
01:15:17qui s'avance
01:15:20doucement
01:15:20mais sûrement vers nous
01:15:21il n'y a qu'à écouter
01:15:22les prévisions
01:15:23de Marc Toiti
01:15:24entre autres
01:15:24sur cette question
01:15:26on est arrivé
01:15:27à un point de non-retour
01:15:29à un point de rupture
01:15:30c'est-à-dire que
01:15:31le centre
01:15:32dont je faisais partie avant
01:15:33puisque pour ceux
01:15:34qui me connaissent
01:15:35je suis une ancienne
01:15:36militante LR
01:15:36donc je suis
01:15:37mais dépité
01:15:38par ce qui se passe
01:15:39mais qui n'a rien
01:15:40de surprenant
01:15:41de la part
01:15:41des LR
01:15:42et du PS républicain
01:15:45ils sont arrivés là
01:15:46par leur faute
01:15:47ils n'ont pas réussi
01:15:49à retrouver
01:15:50un semblant
01:15:51de démocratie
01:15:53vous parliez
01:15:54de république
01:15:55mais en quoi
01:15:56pour les électeurs
01:15:58du RN
01:15:58et d'LFI
01:15:59ces partis
01:16:00ne sont pas républicains
01:16:01quand vous discutez
01:16:02avec eux
01:16:02en fonction de leur prisme
01:16:04ils vont vous dire
01:16:05qu'ils votent pour eux
01:16:05pour telle ou telle chose
01:16:06c'est beaucoup lié
01:16:07à des questions
01:16:09communautaristes
01:16:10idéologiques
01:16:10parce que nous en sommes là
01:16:12mais nous en sommes là aussi
01:16:13sur le plan européen
01:16:14et international
01:16:14et ne pas le voir
01:16:16et toujours ramener
01:16:17par exemple le RN
01:16:18à l'extrême droite
01:16:19ça fascine uniquement
01:16:20dans certains politiques
01:16:21dans certains politiques
01:16:22de droite
01:16:23mais les électeurs
01:16:24qui sont fidèles
01:16:26à ce parti
01:16:26savent très bien
01:16:27que Marine Le Pen
01:16:28n'a plus rien à voir
01:16:29avec son père
01:16:30parce qu'elle a même
01:16:31renvoyé son père
01:16:32de son parti
01:16:33et qu'elle est considérée
01:16:34socialement
01:16:34et financièrement parlant
01:16:36ça lui est assez reproché
01:16:37par aussi la droite
01:16:38comme étant
01:16:39une chiracienne
01:16:40une socialiste
01:16:41ça peut déplaire à beaucoup
01:16:42moi je vous fais un constat
01:16:43de chroniqueuse politique
01:16:44donc moi j'aimerais bien
01:16:46qu'il n'y ait plus
01:16:46une dichotomie
01:16:47entre les électeurs
01:16:48quelle que soit leur sensibilité
01:16:50et les politiques
01:16:51qui nous font
01:16:51de la communication
01:16:52du matin au soir
01:16:53et qui lorsqu'on met en exergue
01:16:55ce que je suis en train
01:16:56de vous dire
01:16:56nous parlent
01:16:57de démagogie
01:16:58ça n'est pas de la démagogie
01:17:00nous allons mal
01:17:01nous savons tous
01:17:01que nous allons mal
01:17:02maintenant où est-ce
01:17:03qu'on a envie d'aller
01:17:04avec une pièce ressemblante
01:17:06à la précédente
01:17:07parce que le système
01:17:08et les technos
01:17:09feront que nous n'aurons pas
01:17:10le choix
01:17:11ou est-ce que c'est
01:17:12un véritable changement
01:17:12de paradigme
01:17:13à nos risques et périls
01:17:14d'un côté comme de l'autre
01:17:15Allez la guerre
01:17:16contre le narcotrafic
01:17:17se poursuit
01:17:18ce fléau qui fait des ravages
01:17:19dans notre pays
01:17:21auprès de nos jeunes
01:17:21il n'y a pas un jour
01:17:22sans que l'on découvre
01:17:24une nouvelle fusillade
01:17:25un nouveau règlement de compte
01:17:26parfois même
01:17:27une victime collatérale
01:17:28le travail pour les autorités
01:17:30est titanesques
01:17:31mais il y a fort heureusement
01:17:32quelques victoires
01:17:33dans les Alpes-Maritimes
01:17:34un réseau a été
01:17:36démantelé
01:17:36par la gendarmerie de Grasse
01:17:37qui est intervenue
01:17:38dans plusieurs petits villages
01:17:39l'enquête avait été ouverte
01:17:41après la découverte
01:17:42en mars dernier
01:17:42de 10 kilos de kétamine
01:17:44dans le village
01:17:45de Col-sur-Loup
01:17:46reportage sur le terrain
01:17:48CNews a eu accès
01:17:49à l'une des perquisitions
01:17:50avec Franck Trivio
01:17:51et Mickaël Dos Santos
01:17:54A quelques minutes
01:17:55de la perquisition
01:17:56les gendarmes avancent
01:17:57à Pas-de-Loup
01:17:58dans les rues
01:17:59de Saint-Paul-de-Vence
01:18:00une discrétion
01:18:02qui laisse rapidement place
01:18:03au bruit du bélier
01:18:08La porte du domicile
01:18:10d'un narcotrafiquant présumé
01:18:11vient d'être fracturée
01:18:12l'individu est interpellé
01:18:14au réveil
01:18:15il est suspecté
01:18:16avec trois autres personnes
01:18:17d'être à la tête
01:18:18d'un réseau de trafic
01:18:19de stupéfiants
01:18:29Des drogues
01:18:30consommées notamment
01:18:31dans des rave parties
01:18:32sont retrouvées
01:18:33dans cet appartement
01:18:34et dans d'autres
01:18:35perquisitionnées
01:18:36au même moment
01:18:36aux alentours
01:18:3710 kilos de kétamine
01:18:39mais aussi du cannabis
01:18:40de la cocaïne
01:18:41ou encore de l'ecstasy
01:18:42montant estimé
01:18:44à la revente
01:18:45entre 700 000
01:18:46et 900 000 euros
01:18:47une saisie rendue possible
01:18:49grâce à une erreur
01:18:50de livraison
01:18:50On a une personne
01:18:52qui par erreur
01:18:53a deux colis
01:18:55qui sont livrés
01:18:56chez elle
01:18:57un de croquettes
01:18:58pour chat
01:18:58un de croquettes
01:18:59pour chien
01:18:59qu'elle n'avait pas commandé
01:19:01à l'intérieur
01:19:02de ces colis
01:19:02elle fait une découverte
01:19:04celle de deux sachets
01:19:06conditionnés
01:19:06de poudre
01:19:07de cristaux blancs
01:19:08qui s'avèreront
01:19:09en fait être
01:19:10des sachets conditionnés
01:19:11de kétamine
01:19:12Lors de ces opérations
01:19:13les enquêteurs
01:19:14ont également retrouvé
01:19:15deux armes de poing
01:19:16et plus de 320 000 euros
01:19:18d'avoir criminel
01:19:19de l'argent liquide
01:19:20des pièces d'or
01:19:21mais aussi
01:19:22trois véhicules
01:19:22de marque allemande
01:19:23Au total
01:19:24quatre suspects
01:19:25ont été interpellés
01:19:26deux d'entre eux
01:19:27ont été déférés
01:19:28pour une comparution immédiate
01:19:30les deux autres
01:19:31seront jugés
01:19:32dans les prochains mois
01:19:33Voilà pour ce dossier
01:19:34qui concerne
01:19:35de petits villages
01:19:36des Alpes-Maritimes
01:19:37les zones rurales
01:19:39sont-elles devenues
01:19:39le nouveau terrain de chasse
01:19:41des trafiquants
01:19:42Anthony Bem
01:19:43deux suspects
01:19:44comparaissent immédiatement
01:19:46les deux autres
01:19:46seront jugés plus tard
01:19:47qu'est-ce qui peut expliquer
01:19:48cette différence
01:19:49de traitement judiciaire ?
01:19:51L'enquête
01:19:51L'enquête
01:19:52peut avoir des éléments
01:19:53de preuve matérielle
01:19:54de la responsabilité
01:19:56du rôle
01:19:57de chacun
01:19:58dans ce trafic
01:20:00on voit que
01:20:01les techniques
01:20:02finalement
01:20:03de dissimulation
01:20:05ne sont pas développées
01:20:06la dissimulation
01:20:08de la nourriture
01:20:09pour les animaux
01:20:11Vous dites
01:20:11ne sont pas développées
01:20:12moi j'ai quand même
01:20:12l'impression
01:20:13que systématiquement
01:20:13ils ont un coup d'avance
01:20:14Là de toutes les façons
01:20:15ce n'est pas développé
01:20:16mais c'est un process
01:20:17qui a été commercialisé
01:20:19par le trafiquant
01:20:19on voit que
01:20:20c'est une organisation
01:20:22ce n'est pas très développé
01:20:23dans la conception
01:20:24Ah oui oui c'est ça
01:20:25Au moins dans la mise en place
01:20:27Il faut avoir l'idée quand même
01:20:28C'est rodé
01:20:28on voit que c'est rodé
01:20:29parce que ce client
01:20:30à la colle sur loup
01:20:31qui a commandé
01:20:31n'est pas le seul
01:20:32à avoir commandé
01:21:01cette drogue
01:21:01en France
01:21:02qu'il y a toujours
01:21:02des interpellations
01:21:04par les forces de l'ordre
01:21:05de plus en plus conséquentes
01:21:06qu'il y a
01:21:08on pense aussi
01:21:09à réprimer plus
01:21:10les consommateurs
01:21:11alors qu'hier
01:21:12les consommateurs
01:21:13étaient victimes
01:21:14de leur consommation
01:21:15on pense qu'aujourd'hui
01:21:16les consommateurs
01:21:16sont des délinquants
01:21:18sur lesquels
01:21:18il faut taper
01:21:19du moins sur leur portefeuille
01:21:20pour faire baisser
01:21:21le trafic de drogue
01:21:22et malgré toutes les législations
01:21:24malgré tout
01:21:24l'arsenal législatif
01:21:26malgré les lourdes peines
01:21:27qui sont prévues
01:21:29dans notre code pénal
01:21:30et bien on voit que
01:21:31malgré tout
01:21:32il y a une récrudescence
01:21:33de la consommation
01:21:34de toutes les substances
01:21:36de toutes les substances
01:21:37que ce soit le cannabis
01:21:38la kétamine
01:21:40la cocaïne
01:21:41etc
01:21:41on parle de tsunami blanc
01:21:43donc c'est pour vous dire
01:21:44absolument
01:21:45c'est important
01:21:45il y a un problème
01:21:46c'est que dans certains villages
01:21:48le narcotrafic
01:21:49fait que les forces de l'ordre
01:21:50n'ont plus le droit de citer
01:21:51les postes de police
01:21:52bien sûr
01:21:52sont incités parfois
01:21:53juste
01:21:54on l'a vu dans la banlieue de Nîmes
01:21:56le lendemain de son ouverture
01:21:58les narcotrafiquants
01:21:59de la cité
01:22:00dans laquelle le poste
01:22:01s'est ouvert
01:22:01a pris feu
01:22:02et il n'y a plus de police
01:22:03dans ce quartier
01:22:04donc on voit que c'est la rue
01:22:05qui appartient aux narcotrafiquants
01:22:07qui appartient aux narcotrafiquants
01:22:08qui n'a rien à voir
01:22:09avec une ville de trafic
01:22:10hier Emmanuel Macron
01:22:12a présidé une énième réunion
01:22:14pour lutter
01:22:14contre le
01:22:16le narcotrafic
01:22:16on peut aussi s'interroger
01:22:18sur l'utilité
01:22:19de ces réunions
01:22:20qui se
01:22:21s'organisent régulièrement
01:22:22on voit que malheureusement
01:22:23cette guerre
01:22:24est loin d'être gagnée
01:22:25en revanche
01:22:27il y a un angle d'attaque
01:22:28qui est intéressant
01:22:28et ça on peut tout de même
01:22:29saluer Emmanuel Macron
01:22:30car c'est un des premiers
01:22:32à en parler autant
01:22:33c'est celui des consommateurs
01:22:35sans consommateurs
01:22:35il n'y a pas de trafic
01:22:36écoutez ce que disait
01:22:37lors de cette réunion
01:22:38le président de la république
01:22:40il n'y a pas de trafic de drogue
01:22:41dans les quartiers
01:22:42s'il n'y a pas de consommateurs
01:22:43généralement dans les beaux quartiers
01:22:44soyons clairs
01:22:45et donc
01:22:46c'est quand même
01:22:47la grande différence
01:22:47avec d'autres formes
01:22:49de banditisme
01:22:50ou de criminalité
01:22:50c'est que là
01:22:51on a des gens
01:22:53qui nourrissent
01:22:53quelque part
01:22:54le crime qu'ils peuvent déplorer
01:22:55donc la pression
01:22:57sur le consommateur
01:22:58la prise de responsabilité
01:23:01les éléments clés
01:23:02pour
01:23:03véritablement accroître
01:23:04la pression
01:23:05et les sanctions
01:23:06et les éléments
01:23:07de prévention
01:23:07sur le plan sanitaire
01:23:08sont clés
01:23:09on a réussi
01:23:11dans ce pays
01:23:11à faire baisser
01:23:12la consommation
01:23:12de tabac
01:23:13en menant des campagnes
01:23:14sur les deux fronts
01:23:15la santé
01:23:16en associant
01:23:17systématiquement
01:23:18le tabac au cancer
01:23:18le prix
01:23:19avec la taxation
01:23:20l'augmentation
01:23:20du prix du paquet
01:23:23le prix
01:23:23c'est ce qui
01:23:24à l'inverse
01:23:24a fait augmenter
01:23:25la consommation
01:23:25de la drogue
01:23:26disons-le
01:23:26parce qu'il y a
01:23:27certaines drogues
01:23:27comme la cocaïne
01:23:29dont les prix
01:23:29ont énormément
01:23:31baissé
01:23:31ces dernières années
01:23:32comment est-ce qu'on peut
01:23:33aujourd'hui s'attaquer
01:23:34aux consommateurs
01:23:35une chose est sûre
01:23:36c'est pas en attaquant
01:23:37le portefeuille des consommateurs
01:23:38qu'on fera baisser
01:23:39le trafic de drogue
01:23:40s'il n'y a plus de consommateurs
01:23:42il n'y a plus de trafiquants
01:23:42on voit dans les pays
01:23:43où les sanctions
01:23:44des consommateurs
01:23:45sont les plus importantes
01:23:46que pour autant
01:23:46les trafics
01:23:47n'ont pas diminué
01:23:48donc c'est un vaste débat
01:23:51la question de la sanction
01:23:52des consommateurs
01:23:54c'était un syllogisme
01:23:56de la part de notre président
01:23:58qui est un syllogisme
01:24:00qui ne tient pas la route
01:24:02une argumentation
01:24:03un développement intellectuel
01:24:04qui ne tient pas la route
01:24:05et s'il n'y a pas
01:24:06de consommateur
01:24:07il n'y a pas de drogue
01:24:08c'est pas vrai
01:24:10s'il n'y a pas de client
01:24:11il n'y a pas de vendeur
01:24:13la drogue a toujours existé
01:24:15oui mais s'il n'y a pas de client
01:24:16par définition
01:24:17il faut un consommateur
01:24:18il y a toujours existé
01:24:19c'est comme dans tous les commerces
01:24:20c'est comme dans tous les commerces
01:24:21c'est comme dans tous les commerces
01:24:21c'est comme dans tous les commerces
01:24:22oui d'accord
01:24:22pas dans cette quantité
01:24:23donc les consommateurs
01:24:24ont toujours existé
01:24:26après c'est le regard
01:24:28qu'on porte
01:24:28le regard qu'on porte
01:24:30sur ces drogues
01:24:31dans les pays bas
01:24:32le cannabis est légalisé
01:24:33dans de nombreux pays
01:24:34aux Etats-Unis
01:24:36c'est légal
01:24:37donc ça veut dire quoi
01:24:37il faut légaliser selon vous
01:24:39le cannabis a été légalisé
01:24:40dans de nombreux pays
01:24:41ça n'a pas augmenté
01:24:43pour autant
01:24:43la consommation
01:24:44allez avant de se quitter
01:24:46il nous reste très peu temps
01:24:46il nous reste 4 minutes
01:24:47je voudrais qu'on termine
01:24:48avec
01:24:48j'aimerais vous parler
01:24:49de ces élèves
01:24:50d'une école juive
01:24:51de la région parisienne
01:24:52des collégiens
01:24:53qui ont passé le brevet
01:24:54dans un collège public
01:24:54arrivés dans la salle d'examen
01:24:57ils ont découvert
01:24:57cette affiche
01:24:58accrochée dans la classe
01:24:59écoutez les détails
01:25:00de notre journaliste
01:25:01poli-justice
01:25:02Tanguy Hamon
01:25:04c'est une très mauvaise surprise
01:25:05qu'ont eu plusieurs élèves
01:25:06de l'école juive Aleph
01:25:08de Clichy
01:25:08en allant passer leur brevet
01:25:10dans une salle du collège
01:25:11république à Nanterre
01:25:12sur un mur
01:25:13ils ont découvert
01:25:14une affiche
01:25:14représentant le drapeau
01:25:15palestinien
01:25:16sur lequel est dessiné
01:25:17l'état d'Israël
01:25:18avec le mot génocide
01:25:20selon nos informations
01:25:21cette affiche
01:25:22se trouvait dans une salle
01:25:23habituellement utilisée
01:25:24pour enseigner l'arabe
01:25:25d'ailleurs
01:25:26le professeur d'arabe
01:25:27qui utilisait cette salle
01:25:29doit être convoqué
01:25:30prochainement
01:25:30par sa direction
01:25:31pour une procédure disciplinaire
01:25:33de son côté
01:25:34la direction
01:25:35des services départementaux
01:25:36de l'éducation nationale
01:25:37des Hauts-de-Seine
01:25:38a annoncé
01:25:39avoir saisi
01:25:40le procureur
01:25:40via l'article 40
01:25:42l'éducation nationale
01:25:44elle
01:25:44n'a pas souhaité
01:25:45déposer plainte
01:25:46qu'est-ce que ça veut dire
01:25:47Caroline Pilas
01:25:48quand on écrit génocide
01:25:49sur une carte
01:25:50d'Israël
01:25:51en plein milieu
01:25:52d'un drapeau palestinien
01:25:53qu'est-ce que ça veut dire ?
01:25:54ça veut dire que
01:25:54les français juifs
01:25:55n'ont plus leur place
01:25:56pour ces individus
01:25:57en France
01:25:58et que c'est pour ça
01:25:59qu'il y a autant
01:26:00une recrudescence
01:26:00de l'alias
01:26:01c'est-à-dire la montée
01:26:02l'arrivée en Israël
01:26:03que l'on soit
01:26:04juif laïque
01:26:05ou juif religieux
01:26:06dans quel état d'esprit
01:26:07étaient ces jeunes collégiens
01:26:09qui passaient le brevet
01:26:10en voyant ce qui a été inscrit
01:26:12ça devait vraiment
01:26:13les mettre dans une bonne ambiance
01:26:15ils devaient avoir envie
01:26:16de passer cet examen
01:26:17et c'est une affiche
01:26:17pardon mais clairement
01:26:18c'est une affiche
01:26:20clairement antisémite
01:26:20quand on qualifie Israël
01:26:21de génocidaire
01:26:22quand on conteste
01:26:23là on voit
01:26:23l'existence
01:26:25d'Israël
01:26:26en noyant la carte
01:26:27dans un drapeau palestinien
01:26:28et qu'on affiche
01:26:28cette carte dans une classe
01:26:29sachant que des élèves
01:26:30d'une école juive
01:26:31vont venir passer
01:26:32un examen
01:26:33Carole Guilherme
01:26:34Oui écoutez
01:26:35l'antisémitisme
01:26:36n'a pas sa place
01:26:38ni à l'école
01:26:39ni nulle part ailleurs
01:26:40donc c'est évidemment
01:26:41ces comportements-là
01:26:42doivent être sanctionnés
01:26:43de manière ferme
01:26:45et il est évidemment
01:26:48lamentable
01:26:48que des élèves
01:26:49aient eu
01:26:49à passer leur examen
01:26:51dans ce contexte-là
01:26:52Anthony Bem
01:26:54l'éducation nationale
01:26:55aurait dû déposer plainte
01:26:56selon vous ?
01:26:57Évidemment
01:26:59l'éducation nationale
01:27:01est responsable
01:27:02de tous les actes
01:27:02de tous les faits
01:27:03qui se passent
01:27:05dans leur établissement
01:27:05et on ne comprend pas
01:27:07pourquoi l'éducation nationale
01:27:08n'a pas réagi
01:27:08Pas de plainte
01:27:09ils disent qu'il y aura
01:27:09une procédure disciplinaire
01:27:11contre cet enseignant
01:27:12ils auraient dû déposer plainte
01:27:16ils auraient dû intervenir
01:27:17ça n'aurait pas dû exister
01:27:19ça n'aurait pas dû persister
01:27:21des gens sont passés devant
01:27:22l'ont laissé
01:27:23donc il y a une anormalité
01:27:261% de la population
01:27:27victime de 53%
01:27:30des actes racistes
01:27:32donc on ne comprend pas
01:27:33pourquoi cette stigmatisation
01:27:35et cette stigmatisation
01:27:37fait qu'il y a des passages
01:27:38à l'acte
01:27:39que ça rentre
01:27:40dans l'esprit
01:27:40collectif
01:27:41dans l'inconscient collectif
01:27:43par une sorte de catharsis
01:27:44de l'inconscient collectif
01:27:46pour se laver
01:27:48des maux
01:27:49des maux
01:27:50de la Shoah
01:27:51de tous les génocides
01:27:52dont les juifs
01:27:52ont été victimes
01:27:53pendant l'histoire
01:27:54de l'humanité
01:27:55et aujourd'hui
01:27:56finalement
01:27:56on retrouve les juifs
01:27:57comme ils étaient hier
01:27:58les responsables
01:27:59de tous les maux
01:28:00de l'humanité
01:28:00qu'il faut
01:28:02éradiquer
01:28:03si demain la Shoah
01:28:04devait revenir
01:28:04je suis sûr
01:28:05que ça reviendrait
01:28:06l'école Aleph
01:28:08l'école juive
01:28:09pourrait porter plainte
01:28:11selon vous ?
01:28:12bien sûr
01:28:12il pourrait déposer plainte
01:28:13bien sûr
01:28:13il y a de toutes les façons
01:28:15une provocation à la haine
01:28:16il y a une apologie
01:28:18du terrorisme
01:28:18il y a
01:28:20la discrimination raciale
01:28:22tout est là
01:28:23pour qu'on puisse
01:28:24déposer plainte
01:28:25et malheureusement
01:28:25il n'y a pas une caméra
01:28:26sur le mur d'en face
01:28:28donc évidemment
01:28:29malheureusement
01:28:29l'auteur ne sera pas identifié
01:28:31enfin là a priori
01:28:32il a été identifié
01:28:33puisqu'on nous dit
01:28:34que c'est effectivement
01:28:34un des enseignants
01:28:36de cette classe
01:28:37qui est un enseignant
01:28:39de langue arabe
01:28:42en fait
01:28:42qui a visiblement
01:28:44accroché cette affiche
01:28:45dans cette salle
01:28:45l'auteur est identifié
01:28:46il n'a plus qu'à être poursuivé
01:28:47sanctionné
01:28:47malheureusement
01:28:48dans l'administration
01:28:48comme je l'ai dit
01:28:49il y a quelques instants
01:28:50il y a malheureusement
01:28:52peu de crainte
01:28:53à avoir
01:28:53qu'il le soit
01:28:55merci beaucoup
01:28:55Anthony Bem
01:28:56merci à tous les quatre
01:28:58à Caroline Pilastre
01:28:59à Carole Guilherme
01:29:00députée des Hauts-de-Seine
01:29:01Modem
01:29:02conseillère municipale
01:29:03de Châtillon
01:29:04merci à Anne Cofigny
01:29:05experte en éducation
01:29:06merci à vous
01:29:07d'avoir décrypté
01:29:07le meilleur de l'info
01:29:08avec moi
01:29:08c'est news.fr
01:29:09pour revoir
01:29:10toutes vos émissions
01:29:11l'actualité continue
01:29:12l'édition de la nuit
01:29:13dans quelques secondes
01:29:14avec Isabelle Piboulot
01:29:16et moi j'aurai le plaisir
01:29:17de vous retrouver
01:29:18bien sûr lundi
01:29:19très belle soirée à vous
01:29:20bon week-end
01:29:20bonnes vacances aussi
01:29:21pour vous
01:29:22à lundi
01:29:23à lundi
01:29:27merci à tous
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