Passer au playerPasser au contenu principal
Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, bienvenue, très heureux de vous retrouver, on est ensemble en
00:00:06direct jusqu'à 23h30.
00:00:08Ce soir je vais vous présenter le programme dans un instant et mes invités évidemment à suivre après le journal,
00:00:13le point sur l'actualité à quasiment 22h avec Isabelle Piboulot.
00:00:16Bonsoir Isabelle.
00:00:19Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous à la une, il n'y a donc plus de doute, l'autopsie a parlé,
00:00:24le corps retrouvé jeudi soir à Puykasqui dans le Gers, c'est bien celui de Liana.
00:00:30Information confirmée par le procureur d'Agin, il faudra encore patienter en revanche pour connaître les causes de la mort
00:00:36de la jeune fille de 11 ans.
00:00:38Une marche blanche en son honneur se tiendra dimanche à 15h à Florence.
00:00:42Le tribunal correctionnel de Paris condamne à 4 mois de prison avec sursis une étudiante pour antisémitisme.
00:00:50Inscrite à l'université Paris 1, Panthéon-Sorbonne, elle avait exclu plusieurs étudiantes d'un groupe de discussion en ligne
00:00:57pour leur supposé sionisme ou appartenance religieuse.
00:01:00La jeune femme a été reconnue coupable de harcèlement scolaire, aggravée par un motif discriminatoire tenant à l'appartenance de
00:01:08la victime à la religion juive.
00:01:10Près de Toulouse, un jeune de 17 ans a été tué par balle ce matin.
00:01:14Le drame est survenu alors qu'il effectuait une livraison de produits interdits à l'aide de drones au centre
00:01:21pénitentiaire de Seyss.
00:01:22Le mineur avait déjà été condamné pour ce type de délit, d'après le procureur de Toulouse, qui n'exclut
00:01:28pas un règlement de compte en lien avec le trafic de drogue.
00:01:31Une enquête pour meurtre en bande organisée a été ouverte.
00:01:35Épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, un plan d'aide de 518 millions de dollars a été annoncé
00:01:43par l'OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies.
00:01:47Il s'étendra de juin à novembre. Pour rappel, une alerte sanitaire internationale est en cours.
00:01:54Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé, plus de 384 ont été confirmés en RDC, dont
00:02:0164 morts.
00:02:03Et puis un diplomate français condamné à 20 ans de prison et 5400 euros d'amende par la justice malienne
00:02:11pour atteinte à la sûreté de l'État.
00:02:13Il est désormais interdit de séjour au Mali. Arrêté en août 2025, cet agent des renseignements a été depuis en
00:02:21détention à Bamako.
00:02:22Son procès a eu lieu hier devant la chambre criminelle du pôle spécialisé de lutte contre le terrorisme.
00:02:28Le quai d'Orsay dénonce des accusations sans fondement.
00:02:33L'institution judiciaire que je représente a pour but de protéger au nom du peuple français les Français et notamment
00:02:40les plus vulnérables, et notamment les enfants.
00:02:43Aujourd'hui, l'institution judiciaire n'a pas su protéger cette petite fille.
00:02:47J'en tirerai toutes les conséquences et au nom de la justice, comme ministre, je veux présenter mes excuses à
00:02:53cette famille et aux Français qui sont légitimement choqués, terrifiés de voir de telles défaillances.
00:03:01Gérald Darmanin présente ses excuses à la famille de Liliana.
00:03:05C'était dans le 20h de TF1. Ce soir, on va largement y revenir dans cette édition spéciale du Meilleur
00:03:10de l'Info.
00:03:11On est avec Gérald Pandelon, avocat pénaliste.
00:03:14Bonsoir. Bonsoir également à Benjamin Comboulivre, porte-parole du syndicat de police alternative CFDT.
00:03:20CFDT et bonsoir à Olivier Vial.
00:03:23Cette information, on l'a redouté tous.
00:03:26Malheureusement, l'autopsie a déterminé que le corps de retrouver jeudi soir dans un site agricole du Gers, c'est
00:03:32bien celui de Liliana.
00:03:35La collégienne de 11 ans avait disparu le 29 mai à Florence.
00:03:38Information confirmée par le procureur d'Agin qui précise cependant que les causes de la mort n'ont pas encore
00:03:44été établies.
00:03:46Écoutez les précisions de Valentin Rouillon depuis le tribunal judiciaire d'Agin.
00:03:51Communiqué qui a été publié aux alentours de 18h30 ce vendredi qui confirme que le corps qui a été retrouvé
00:03:57jeudi après-midi est bien celui de Liliana.
00:04:00Communiqué qui précise que l'autopsie a été pratiquée ce vendredi matin mais que les médecins légistes en l'état
00:04:08de leur investigation ne sont pas aujourd'hui en mesure d'indiquer quelles sont les causes de la mort.
00:04:14Donc des examens et de nouvelles expertises ont été ordonnées et vont être diligentées.
00:04:20Voilà les dernières informations qu'on peut vous communiquer.
00:04:24Et dès lors que les causes de la mort seront identifiées, il y aura une nouvelle communication du parquet d
00:04:31'Agin.
00:04:31Mais l'information qu'il faut retenir c'est ce corps qui est bien celui de Liliana qui a donc
00:04:36été identifié.
00:04:38Confirmation de ce communiqué à 18h30 ce vendredi.
00:04:41Et on est également en compagnie de Francis Najbar qui est procureur général honoraire.
00:04:46Bonsoir, merci d'être en direct avec nous ce soir sur CNews.
00:04:50Malheureusement, depuis la découverte de ce corps, il n'y avait pas beaucoup de doutes, Francis Najbar, quant à l
00:04:56'identité du corps retrouvé hier.
00:04:59Oui, bonsoir.
00:05:01Non, malheureusement, il n'y avait pas véritablement de doutes.
00:05:04Mais je crois, comme beaucoup de nos concitoyens, que la confirmation qu'il s'agit bien de cette petite,
00:05:14ça ajoute tout de même beaucoup de tristesse pour tout le monde.
00:05:19On ne peut pas rester indifférent à cette nouvelle que l'on attendait certes tous,
00:05:25mais qui nous emmène, comment dire, il y a une chape de plan supplémentaire.
00:05:33Il y a une chape de tristesse supplémentaire.
00:05:36Et on ne peut pas s'empêcher naturellement, il faut absolument le faire dans cette période de deuil,
00:05:40d'avoir une pensée extrêmement émue, extrêmement attristée pour la famille de cette petite, de 11 ans.
00:05:49Francis Najbar, comment se sont déroulés, évidemment, ces examens, cette identification ?
00:05:56Alors, le corps a été retrouvé dans un silo, sur une exploitation agricole,
00:06:02dans la commune de Puy-Casquier, tout près de Florence, où la petite Liliana avait disparu.
00:06:08On sait que pendant plusieurs heures, ce corps n'a pas été déplacé,
00:06:13que des examens ont eu lieu directement sur place.
00:06:18Comment ça s'est ensuite déroulé ?
00:06:20Comment est-ce que ça se déroule dans ce type d'affaires ?
00:06:23Dans ce type d'affaires, à partir du moment où ce sont des services spécialisés,
00:06:29notamment la gendarmerie, la SR, je crois, et puis l'IRCGN,
00:06:33ça se déroule de la meilleure des manières possibles,
00:06:36si tant est que l'on puisse parler ainsi,
00:06:38s'agissant du meurtre sauvage d'une petite.
00:06:41Mais ça se déroule bien sur le plan technique,
00:06:44parce que tout le monde sait parfaitement ce qu'il a à faire.
00:06:47Chaque technicien sait parfaitement quelles sont ses compétences,
00:06:52quels sont les actes, les investigations et les expertises qu'il doit réaliser.
00:06:57L'IRCGN est tout de même un institut à la pointe,
00:07:00il a une réputation mondiale.
00:07:02Donc on se doute que tout ça va être extraordinairement bien fait.
00:07:06On n'a pas toutes les réponses à toutes les questions.
00:07:09On sait aujourd'hui que c'est bien le corps de la petite Liana.
00:07:14Maintenant, il y a beaucoup de questions encore en suspens,
00:07:17je ne vais pas naturellement en rajouter, vous les avez indiquées.
00:07:20Ce sont des détails qui sont tout de même,
00:07:22enfin des questions qui sont tout de même assez difficiles à entendre, j'imagine.
00:07:27Tout ça va être très bien fait.
00:07:29Il n'y a aucun doute possible là-dessus.
00:07:31Et puis, j'ai quand même l'impression que les éléments à charge,
00:07:35bon, on a beau hier qu'il est présumé, ils ne sont plus personne n'y croit vraiment.
00:07:39J'ai quand même l'impression que les éléments à charge vont ne cesser de s'accumuler
00:07:44à tel point qu'ils seraient bien obligés de parler,
00:07:49de parler, de préparer un peu le déroulement des faits, c'est mon sentiment.
00:07:52Alors ce qu'on comprend, c'est que l'autopsie n'est pas encore terminée,
00:07:56qu'il manque évidemment des éléments qui vont permettre à présent de déterminer les causes de la mort.
00:08:03Là, ce sont des éléments, Benjamin Combo-Livre,
00:08:05qui sont bien évidemment très importants pour les enquêteurs
00:08:08et pour que la justice puisse ensuite prendre la suite.
00:08:11Oui, le travail d'enquête est loin d'être terminé.
00:08:14Il est capital, il est décisif.
00:08:16L'objectif principal, c'est de parvenir en effet à raccrocher le suspect à la mort de Liana.
00:08:23Parce que là, pour l'instant, on a quelqu'un qui, dans un premier temps, a nier toute implication.
00:08:27Ensuite, et c'est son droit qui s'est muré dans le silence,
00:08:30il n'y a que le travail d'enquête qui va pouvoir le confondre.
00:08:33Et ce travail d'enquête, il est complexe en la matière.
00:08:38C'est-à-dire qu'il y a la possibilité, normalement,
00:08:41de se servir par exemple d'une analyse GPS du véhicule du suspect.
00:08:44Là, en l'occurrence, le véhicule est trop vieux pour que ce soit envisageable.
00:08:48Il y a le travail de téléphonie qui est fait également.
00:08:50On fait un gel de borne.
00:08:52C'est-à-dire qu'on va vérifier tous les téléphones qui bornent proches du lieu
00:08:55et à l'horaire qui correspondent à la découverte du corps.
00:09:01Là, en l'espèce, on est au fin fond de la campagne.
00:09:03Donc, les bornes, elles sont parfois très loin, parfois à 30 km les unes des autres.
00:09:06Autrement dit, même si on arrive à dire, voilà, le téléphone, la borne est là,
00:09:10ça n'a pas valeur probante.
00:09:11Ça ne suffit pas.
00:09:12Donc, il y a tout le travail qui peut être décisif,
00:09:15qui va notamment se passer au niveau des recherches de fibres, recherche d'ADN.
00:09:19Vous savez, si on arrive à démontrer qu'il y a des traces de lutte,
00:09:23qu'on retrouve des résidus de peau qui concordent avec l'ADN du suspect.
00:09:28Là, oui.
00:09:28Mais dans un premier temps, il faut vraiment comprendre que,
00:09:31bien qu'il y ait quantité de soupçons,
00:09:33bien que l'on sache qu'il l'a transporté dans son véhicule,
00:09:36tout ça, ça ne suffit pas à condamner quelqu'un.
00:09:38Donc, le travail d'enquête est réellement décisif.
00:09:40C'est d'accumuler un maximum de preuves, évidemment.
00:09:42Il y a un maximum de preuves, matériels, pour venir prouver les choses.
00:09:43Pour venir prouver les choses.
00:09:44Et puis, pour que derrière, évidemment, la justice puisse faire correctement son travail.
00:09:48Et je vous interrogerai d'ailleurs sur ce sujet également, Gérald Pandelon.
00:09:52D'abord, écoutez le maire de Puy-Casquet,
00:09:54la commune dans laquelle le corps a été retrouvé.
00:09:57Nous nous y attendions.
00:09:58Mais malgré tout, l'annonce est toujours très douloureuse et terrible.
00:10:03Et d'autant plus terrible que je pense vraiment à la famille
00:10:06et à la détresse de la famille qui maintenant n'a plus d'espoir possible.
00:10:10C'est terrible de penser à ses proches, à ses parents qui sont là dans la douleur.
00:10:15Nous nous sentons presque coupables.
00:10:17Comment un drame aussi atroce a pu se passer chez nous, sur nos terres ?
00:10:21Le choc également à Florence, la commune où Liana a disparu,
00:10:25où se trouvent Pauline Trèser et Noémie Hardy.
00:10:28Bonsoir, Pauline.
00:10:30Florence, où Liana avait été aperçue la dernière fois le 29 mai
00:10:33et où l'émotion, évidemment, est très forte ce soir.
00:10:40Oui, tout à fait, Mickaël.
00:10:42C'est où nous sommes en ce moment, devant le collège que Liana avait été aperçue vivante
00:10:47pour la dernière fois, vendredi dernier.
00:10:50Alors, il y a forcément de la colère, beaucoup d'émotion dans cette ville,
00:10:54cette petite ville.
00:10:55La ville de Florence vit depuis près d'une semaine au rythme de cette affaire.
00:11:01C'est ce que nous expliquent les habitants.
00:11:03Les habitants qui avaient encore un peu d'espoir ces derniers jours,
00:11:06avant la découverte du corps hier,
00:11:09et puis la confirmation de l'autopsie ce soir.
00:11:12Alors, il y a beaucoup de tristesse
00:11:14et nous avons justement parlé avec ces habitants,
00:11:17notamment une commerçante qui nous a expliqué avoir vu le père de la victime
00:11:22samedi dernier, quelques heures après sa disparition.
00:11:25Je vous propose de l'écouter.
00:11:28Le papa est arrivé à l'ouverture de mon magasin.
00:11:31J'étais en train d'ouvrir le magasin.
00:11:33Je vois un monsieur, il me dit,
00:11:35vous n'avez pas vu, en me montrant son portable comme ça,
00:11:38cette petite fille ?
00:11:40Alors, je dis, non, je ne l'ai pas vue, non.
00:11:42Il me dit, oui, parce que depuis hier, on la cherche, on ne la trouve pas.
00:11:45Alors, je lui ai dit, ne vous inquiétez pas,
00:11:47je pense que c'est peut-être une fugue,
00:11:49il y a peut-être quelque chose, on ne sait pas.
00:11:52La police va la retrouver, ce n'est pas un problème, ça.
00:11:54Je lui ai dit, ce n'était pas un problème pour moi.
00:11:56Et après, deux jours, trois jours après,
00:11:58ça devenait une autre chanson.
00:12:02Beaucoup de colère et d'indignation
00:12:05de la part de ces habitants de Florence,
00:12:08endeuillés par la mort de la petite Liana.
00:12:11Et cette question qui résonne ici,
00:12:13comment ce pédocriminel présumé
00:12:16pouvait encore être en liberté ?
00:12:18Michael.
00:12:18Oui, l'émotion, la colère, évidemment, vous avez raison.
00:12:21On en parlera des habitants de Florence ou Pauline.
00:12:23Une marche blanche doit avoir lieu dimanche.
00:12:27C'est bien ça ?
00:12:31Oui, tout à fait, Michael.
00:12:32Alors, je vous l'ai dit, on est juste devant
00:12:34ce collège Uber Eats,
00:12:35où était scolarisée la petite Liana.
00:12:38Et c'est juste en face, dans ce square,
00:12:41que le point de rendez-vous a été donné.
00:12:44Dimanche après-midi, à 15h,
00:12:46une marche blanche pour se recueillir,
00:12:49se recueillir et à se remémorer
00:12:51cette collégienne de 11 ans.
00:12:54Donc, on attend beaucoup de monde ici.
00:12:57Nous avons parlé avec les habitants
00:12:59qui nous ont affirmé qu'ils seraient présents.
00:13:01L'avocat nous a, par ailleurs,
00:13:03affirmé que la famille de la petite Liana
00:13:06devrait être présente ici dimanche.
00:13:09Le maire de Puy-Casquet vient également
00:13:11de nous affirmer qu'il y aurait un rassemblement
00:13:14mercredi soir à Puy-Casquet.
00:13:15C'est là que le corps de la victime
00:13:17a été retrouvé hier.
00:13:19Vous voyez donc qu'il y a plusieurs rassemblements
00:13:22qui se préparent ici, dans ces villages,
00:13:25tristement endeuillés par la mort
00:13:27de cette jeune collégienne.
00:13:28Merci beaucoup, Pauline Trevzer,
00:13:30en direct de Florence.
00:13:31Et les images de Noémie Hardy
00:13:32derrière la caméra,
00:13:34merci à toutes les deux.
00:13:35Les parents de Liana,
00:13:37Pauline nous le disait,
00:13:38qui ont indiqué dans un communiqué
00:13:40qu'ils seront donc bien présents dimanche
00:13:41pour cette marche blanche.
00:13:42Ils invitent les maires présents à leur côté
00:13:44depuis le début des recherches
00:13:46à bien vouloir les accompagner,
00:13:48mais précisent qu'aucune autre présence politique
00:13:51n'est souhaitée.
00:13:52On comprend, Olivier Vial,
00:13:54qu'il ne souhaite ce qui est normal.
00:13:57aucune récupération
00:13:58dans ce moment de recueillement.
00:14:00Oui, on comprend d'autant plus
00:14:01qu'effectivement,
00:14:03par rapport à d'autres affaires tragiques
00:14:05qu'on a vécues,
00:14:05on a l'impression qu'il y a eu
00:14:06un emballement politique immédiat
00:14:08après cette affaire-là,
00:14:10même s'il est plutôt unanime
00:14:11et ça c'est à noter,
00:14:13tout le monde va un peu dans le même sens,
00:14:14mais on a effectivement cette impression
00:14:15que ça a été extrêmement politisé
00:14:18très rapidement.
00:14:18Donc on comprend que la famille,
00:14:20elle, veuille que cette marche blanche
00:14:22soit avant tout un moment de recueillement.
00:14:24Je pense qu'en fait,
00:14:25pour la famille,
00:14:26c'est une nécessité,
00:14:28c'est des moments qui sont importants
00:14:29parce que ça ne permet pas
00:14:31de faire le bleu,
00:14:32mais ça permet quand même
00:14:32de sentir l'accompagnement
00:14:34d'une communauté
00:14:34et je pense que c'est aussi
00:14:35très important pour les gens
00:14:37du village
00:14:37parce qu'on le voit bien,
00:14:39le maire le dit d'ailleurs,
00:14:40il y a presque un sentiment
00:14:41de culpabilité,
00:14:42de ne pas être arrivé
00:14:43à empêcher ça
00:14:44et plus le village est petit,
00:14:47plus les gens se connaissent,
00:14:48plus effectivement cette tristesse
00:14:50et ce sentiment-là est fort
00:14:52et donc cette marche blanche,
00:14:54effectivement,
00:14:54l'idée c'est qu'elle soit
00:14:55la moins politisée possible
00:14:57pour justement qu'elle soit
00:14:58la plus dans le recueillement possible.
00:15:01De l'émotion,
00:15:02mais aussi beaucoup de colère
00:15:02évidemment pour les habitants
00:15:05de ces deux communes voisines,
00:15:07Florence et puis Casquet,
00:15:08qui ne comprennent pas pour eux,
00:15:10et comme beaucoup de Français d'ailleurs,
00:15:12qui suivent cette affaire,
00:15:14cette affaire,
00:15:15elle tourne en boucle évidemment
00:15:17sur les chaînes de télévision
00:15:19parce que les Français
00:15:20ne comprennent pas
00:15:22et se disent que ce drame
00:15:24aurait pu être évité.
00:15:26Ils dénoncent une faille
00:15:28et c'est une dénonciation collective
00:15:29aujourd'hui,
00:15:29même au plus haut sommet de l'État,
00:15:31des failles de notre justice.
00:15:33Pour rappel,
00:15:34deux enquêtes administratives
00:15:35ont été diligentées,
00:15:36une par le ministre de l'Intérieur,
00:15:37une autre par le ministre de la Justice.
00:15:39Mais concernant l'enquête
00:15:41autour de la disparition,
00:15:42la mort de Liliana,
00:15:44Benjamin Combouly,
00:15:45vous nous disiez il y a quelques secondes,
00:15:47maintenant que le corps est retrouvé,
00:15:49que la mort malheureusement
00:15:50de cette petite fille est confirmée.
00:15:52L'enquête prend évidemment
00:15:53une toute autre forme aujourd'hui.
00:15:56Et sur ce sujet,
00:15:57Gérald Pandelon,
00:15:59on imagine que la justice
00:16:01attend justement un maximum de preuves.
00:16:03Il faut évidemment
00:16:04un maximum de preuves
00:16:06pour pouvoir condamner
00:16:09si évidemment cet homme
00:16:11est désigné coupable.
00:16:14Pour le moment,
00:16:14il est présumé innocent,
00:16:16mais effectivement,
00:16:17il y a énormément d'éléments
00:16:18à charge contre lui.
00:16:20Mais on imagine
00:16:21que la justice attend beaucoup
00:16:22évidemment de cette enquête.
00:16:23Les trois éléments
00:16:24de preuves principaux,
00:16:26c'est,
00:16:26bien évidemment,
00:16:28il faut laisser travailler
00:16:29les enquêteurs,
00:16:30c'est la téléphonie,
00:16:33c'est l'ADN,
00:16:35et, bon,
00:16:36c'est la géolocalisation.
00:16:39Et je crois que,
00:16:40alors bien évidemment,
00:16:41il est présumé innocent,
00:16:44même s'il y a quand même,
00:16:45concernant ce dossier,
00:16:47des faisceaux d'indices
00:16:49qui plaident plutôt
00:16:50en direction
00:16:51d'une plutôt présomption
00:16:54de culpabilité
00:16:55à ce stade.
00:16:57Ce qui m'étonne
00:16:58un tout petit peu,
00:17:00au-delà du volet juridique,
00:17:03c'est ce à quoi
00:17:05nous assistons.
00:17:06C'est une forme
00:17:07de barbarie intérieure,
00:17:10puisque s'agissant
00:17:12de ce type d'infraction,
00:17:15il faut savoir quand même
00:17:15qu'il y a 160 000 mineurs
00:17:18qui subissent
00:17:20ce type d'agression sexuelle,
00:17:22de viol,
00:17:22d'assassinat,
00:17:23par an.
00:17:25160 000 agressions sexuelles.
00:17:26Ça, ce sont des signalements.
00:17:27Oui, 160 000 quand même.
00:17:29160 000 signalements.
00:17:3070 % dans le cadre
00:17:32intrafamilial.
00:17:32La plupart ont
00:17:34moins de 5 ans.
00:17:35Ce sont des agressions sexuelles
00:17:38une toutes les 3 minutes.
00:17:41Combien de condamnations
00:17:42sur 160 000 signalements,
00:17:44en moyenne ?
00:17:45Quasiment aucune.
00:17:46Quasiment aucune.
00:17:47Donc, au-delà...
00:17:49C'est terrible.
00:17:50Ce constat,
00:17:51il est effrayant même.
00:17:53C'est effrayant.
00:17:54Alors, parfois,
00:17:55on nous oppose
00:17:56qu'il y aurait
00:17:57un problème défectif,
00:17:59parqué,
00:18:00qu'il n'y aurait pas
00:18:01suffisamment
00:18:01de recoupement
00:18:03des divers fichiers,
00:18:06qu'il y aurait
00:18:06une absence
00:18:07de mesures
00:18:08de sûreté
00:18:09pré-sententielle,
00:18:11il y a maintenant
00:18:11des GLD
00:18:12sur réquisition
00:18:14du parquet.
00:18:15et tout cela,
00:18:16bien évidemment,
00:18:17plaide dans la bonne direction.
00:18:19Mais,
00:18:20ça ne répond toujours pas
00:18:21à la question
00:18:22de savoir
00:18:22comment un individu
00:18:24dangereux,
00:18:25puisque,
00:18:27on sait
00:18:28qu'il avait
00:18:295 plaintes,
00:18:30dont une
00:18:32fut classée
00:18:32sans suite,
00:18:33alors même
00:18:33que,
00:18:34manifestement,
00:18:35il y avait
00:18:35un précédent.
00:18:37En pareille
00:18:38circonstance,
00:18:39il eut fallu
00:18:40que l'individu
00:18:41soit rapidement
00:18:43mis hors
00:18:44d'état de mire.
00:18:44Francis Najbar,
00:18:45est-ce que vous souhaitez
00:18:46ajouter quelque chose
00:18:47sur ce qui vient
00:18:48d'être dit à l'instant
00:18:49par Gérald Pandelon,
00:18:51sur ces doutes,
00:18:52évidemment,
00:18:53qui subsistent
00:18:55autour de cette affaire ?
00:18:58Je ne me suis pas renseigné,
00:18:59donc je n'ai pas
00:19:00les chiffres exacts.
00:19:04Je ne sais pas
00:19:04si vous allez en venir
00:19:06aux responsabilités
00:19:07personnelles,
00:19:08puisque le garde des Sceaux
00:19:09l'a quand même
00:19:10précisé
00:19:11de manière
00:19:11assez forte.
00:19:13Aujourd'hui,
00:19:14j'ai quand même
00:19:15l'impression,
00:19:16et ça me met
00:19:16un peu mal à l'aise,
00:19:17qu'il y ait
00:19:18des manquements personnels,
00:19:19des erreurs
00:19:20d'appréciation lourdes,
00:19:22il y a deux inspections,
00:19:23justice et gendarmerie,
00:19:25à elles de le dire.
00:19:26Bon, ça c'est un premier point.
00:19:27On peut le penser,
00:19:29là aussi,
00:19:29on peut le présumer,
00:19:30et dans ce cas-là,
00:19:31je ne fais pas du tout
00:19:32de corporatisme,
00:19:33quand on est procureur,
00:19:34on assume.
00:19:35Si on a fait
00:19:36une erreur d'appréciation
00:19:37ou plusieurs erreurs
00:19:38d'appréciation,
00:19:39il n'y a pas d'ailleurs
00:19:40que le procureur de hauche,
00:19:41me semble-t-il,
00:19:42parce qu'il n'est pas
00:19:43responsable quand même
00:19:43de l'intégralité
00:19:45des neuf mois
00:19:46incompréhensibles
00:19:46de retard,
00:19:48on assume,
00:19:49et si effectivement
00:19:50c'est établi,
00:19:51que l'on soit sanctionné,
00:19:52ça me paraît
00:19:53être une évidence.
00:19:54On reproche souvent
00:19:55à la magistrature
00:19:56de ne pas être responsable,
00:19:59il faudrait qu'elle le soit
00:20:00beaucoup plus,
00:20:00ça j'en suis tout à fait convaincu.
00:20:02Mais ceci étant,
00:20:04de la jeter tout de même
00:20:06un petit peu en pâture,
00:20:08je veux dire,
00:20:08c'est quand même
00:20:09un peu la cible idéale.
00:20:11Je ne dis pas,
00:20:12encore une fois,
00:20:12je n'excuse pas
00:20:14ces éventuelles fautes
00:20:16ou erreurs d'appréciation
00:20:18lourdes.
00:20:18Mais est-ce que ce n'est pas
00:20:20un petit peu facile
00:20:21de tout reporter sur elle ?
00:20:23Déjà,
00:20:23ce n'est pas le seul parquet,
00:20:25il y a aussi la gendarmerie,
00:20:26je ne suis pas certain
00:20:27que la gendarmerie
00:20:27depuis le mois de janvier,
00:20:28la petite gendarmerie,
00:20:30une erreur grave quand même
00:20:31d'avoir saisi
00:20:32une petite brigade
00:20:33de sept gendarmes
00:20:33plus un gendarme auxiliaire
00:20:35et de ne pas saisir
00:20:36la section des recherches.
00:20:37Mais est-ce qu'ils ont fait
00:20:39grand-chose en cinq mois ?
00:20:40Est-ce qu'ils ont fait
00:20:41véritablement des actes ?
00:20:42Je n'en suis pas convaincu
00:20:43selon ce que j'ai entendu.
00:20:45Mais encore une fois,
00:20:46je ne veux pas faire
00:20:46de procès d'intention.
00:20:48Et puis,
00:20:48il y a la responsabilité
00:20:49collective tout de même.
00:20:51On n'a pas le droit
00:20:52de parler des moyens.
00:20:53Si on entend
00:20:53le président de la République
00:20:55circuler,
00:20:55il n'y a rien à voir,
00:20:56les moyens ont été donnés.
00:20:57Les moyens n'ont même
00:20:58pas rattrapé
00:20:59le retard considérable
00:21:00que l'on avait.
00:21:01Mais en dehors des moyens,
00:21:03est-ce que,
00:21:04véritablement,
00:21:04il y a une vraie volonté politique ?
00:21:06Et en dehors du verbe
00:21:07ou des effets d'annonce
00:21:08ou des phrases un peu creuses
00:21:11qui ont été prononcées,
00:21:12est-ce qu'il y a
00:21:12une idée de la justice ?
00:21:14Est-ce qu'il y a
00:21:14une vision de la justice ?
00:21:15Est-ce qu'il y a
00:21:15une prospective
00:21:16qui a été donnée
00:21:18depuis 2017 ?
00:21:19Absolument pas.
00:21:20Ça décourage aussi
00:21:22tout le monde.
00:21:22Ça décourage considérablement.
00:21:24D'une part,
00:21:26ça empêche effectivement
00:21:29sur le plan informatique,
00:21:30sur le plan de la numérisation,
00:21:32les ambassadeurs du numérique,
00:21:33vous voyez le terme pompeux
00:21:34qu'on a pu utiliser
00:21:35pour un résultat
00:21:36absolument pitoyable.
00:21:38Et la France décompense
00:21:39et la France décompense.
00:21:39Rapport.
00:21:40Monsieur Najbar,
00:21:41je vous interromps ?
00:21:42Je vous interromps
00:21:43parce qu'il y a énormément...
00:21:46Je suis entièrement d'accord
00:21:47avec ce que vous dites
00:21:47et on va justement revenir
00:21:49sur tous ces éléments
00:21:50parce qu'il y a beaucoup
00:21:50de choses qu'on va aborder
00:21:53évidemment tout au long
00:21:54de cette émission,
00:21:55notamment effectivement
00:21:56sur les déclarations
00:21:58du ministre de la Justice,
00:21:59sur les déclarations
00:22:01également du président
00:22:02de la République.
00:22:03Lorsqu'on parle effectivement
00:22:04de la question
00:22:05des moyens,
00:22:07faut-il balayer
00:22:09ce sujet des moyens ?
00:22:11Moi, je pense que
00:22:12la question des moyens
00:22:13aujourd'hui,
00:22:13elle n'est pas entendable
00:22:14pour le moment
00:22:14par les Français.
00:22:15elle est difficilement entendable
00:22:17à mon sens
00:22:18par les Français
00:22:19qui se disent
00:22:20qu'il n'est pas admissible
00:22:22qu'un homme
00:22:23avec autant de soupçons
00:22:28et autant d'affaires
00:22:30finalement,
00:22:30autant de dossiers
00:22:32qui étaient à charge
00:22:33contre cet homme
00:22:34puisse à un moment donné
00:22:36être en liberté.
00:22:38C'est-à-dire qu'à un moment donné
00:22:38que même si des enquêtes
00:22:40sont en cours,
00:22:41lorsqu'on a autant d'inquiétudes
00:22:42sur des sujets aussi graves,
00:22:43on doit trouver le moyen
00:22:45de mettre ces personnes
00:22:46hors d'état de nuire
00:22:47parce que ce sont des dangers
00:22:48pour la société.
00:22:50C'est à la fois vrai,
00:22:51effectivement.
00:22:52On devrait,
00:22:53et il y a sans doute
00:22:53des erreurs
00:22:55et des fautes personnelles
00:22:56qui ont eu lieu,
00:22:58mais malgré tout,
00:22:59la question des moyens
00:23:00elle est intrinsèque à ça
00:23:02parce qu'en fait,
00:23:02on ne peut pas demander,
00:23:03on ne peut pas avoir
00:23:04le même degré d'exigence
00:23:05vis-à-vis d'enquêteurs
00:23:08ou de magistrats
00:23:09s'ils ont deux dossiers
00:23:11à gérer
00:23:12ou s'ils sont sur 60 dossiers
00:23:13et donc ils ne voient
00:23:14même pas les choses passer.
00:23:15Je ne suis pas en train
00:23:15de dire qu'il n'y a pas
00:23:16de problème de moyens.
00:23:16Je suis en train de dire
00:23:17est-ce qu'avec plus de moyens,
00:23:19est-ce qu'on est sûr aujourd'hui,
00:23:21est-ce qu'on peut mettre,
00:23:22pardon de parler comme ça,
00:23:24mais on peut parier aujourd'hui
00:23:27Benjamin Comboulivre
00:23:27qu'avec plus de moyens
00:23:28de police,
00:23:29qu'avec plus de moyens
00:23:30au sein de la justice,
00:23:31ce drame aurait été évité.
00:23:34Ce qu'il faut bien voir,
00:23:35c'est que là,
00:23:35juste pour l'accès individuel,
00:23:37il y a une enquête
00:23:37qui a été demandée,
00:23:38elle sera conduite,
00:23:38on verra ce que ça donne.
00:23:39Mais effectivement,
00:23:40le côté un petit peu
00:23:41chasse aux sorcières,
00:23:42c'est la faute du gendarme
00:23:42qui a mal pris la plainte
00:23:43ou c'est la faute de la proc
00:23:45qui n'a pas respecté
00:23:46la circulaire de fermeté.
00:23:47À chaque fois,
00:23:48on s'écarte un peu du sujet
00:23:50parce que très malheureusement,
00:23:51très malheureusement...
00:23:52Il y a une responsabilité personnelle
00:23:53aussi qui est mise
00:23:53par le ministre de l'Intérieur,
00:23:54de la justice, pardon.
00:23:55Lorsque Gérald de Darmanin
00:23:56dit je me sens personnellement responsable.
00:24:00Mais moi,
00:24:01ce que je veux vous pointer,
00:24:02c'est que le problème,
00:24:03il n'est pas tellement
00:24:03dans le process,
00:24:05il est dans la lenteur.
00:24:06C'est-à-dire que les choses
00:24:07telles qu'elles sont faites
00:24:08sont faites de la façon
00:24:09dont elles doivent être faites.
00:24:10C'est-à-dire que le gendarme,
00:24:11il prend la plainte,
00:24:12le parquet est avisé
00:24:14et le parquet,
00:24:15soit il peut placer son suite,
00:24:16ce n'est pas ce qu'ils ont décidé de faire,
00:24:17soit il peut dire au gendarme
00:24:18qui a pris la plainte,
00:24:19c'est bon, vous continuez,
00:24:20vous enquêtez.
00:24:20Il ne sait pas non plus
00:24:21ce qui a été décidé,
00:24:22ils ont voulu choisir
00:24:22un autre service
00:24:23parce que le service
00:24:24qui avait reçu la plainte
00:24:25n'avait pas la compétence,
00:24:26la structure pour gérer ça.
00:24:27Mais simplement,
00:24:33il doit lui aussi trouver un service
00:24:35pour pouvoir enquêter.
00:24:36Tout ça, ça prend du temps.
00:24:37Ça prend trop de temps.
00:24:38Donc la justice,
00:24:39elle gère comme elle peut.
00:24:40Elle ne peut pas bien.
00:24:41Donc elle gère mal.
00:24:42On en arrive à des drames
00:24:42et à cette fatalité-là.
00:24:44Et alors la question,
00:24:45évidemment,
00:24:45que tout le monde se pose,
00:24:46c'est, je la repose encore une fois,
00:24:47c'est est-ce que ce drame
00:24:48aurait pu être évité ?
00:24:50Beaucoup se la posent
00:24:51à Florence
00:24:51et aussi à Pucasquier.
00:24:53Voyez ce sujet
00:24:54de Régine Delfour,
00:24:55Corentin Lonzo
00:24:55et Malo Stenner.
00:24:58Après la sidération,
00:24:59la colère prédomine
00:25:01à Pucasquier.
00:25:02C'est dans cette commune
00:25:03que le corps de Liana
00:25:05a été retrouvé
00:25:06dans un silo abandonné.
00:25:08Ça me met hors de moi.
00:25:09Qu'est-ce qu'il faisait dehors ?
00:25:11En fait, c'est un dossier
00:25:12qui s'est promené.
00:25:14Mais pourquoi ?
00:25:15Pourquoi déjà
00:25:15il n'a pas été emblouté avant ?
00:25:17Jamais on a vu des choses pareilles.
00:25:19Il aurait dû être jugé.
00:25:21Parce que c'est pas possible
00:25:23qu'un homme comme ça
00:25:24coure toujours.
00:25:25Le maire nous partage
00:25:27son émotion
00:25:27et celle de ses administrés.
00:25:29On se sent coupable
00:25:30presque que ce soit arrivé
00:25:31chez nous.
00:25:32On se dit
00:25:32mais comment chez nous ?
00:25:33Et on ne voudrait pas
00:25:33s'exorciser
00:25:34cette mauvaise chose.
00:25:36On aimerait pouvoir aider
00:25:37mais que faire ?
00:25:38Selon un responsable
00:25:39agricole de la région,
00:25:41Jérôme Barrella,
00:25:42le principal suspect,
00:25:44connaissait l'existence
00:25:45du silo
00:25:46car il a travaillé
00:25:47dans l'exploitation
00:25:48avant qu'elle ne soit
00:25:49désaffectée.
00:25:52pardon mais la réalité
00:25:53c'est que ce n'est même
00:25:54plus une question en fait.
00:25:55C'est pas le...
00:25:55Quand on demande
00:25:57si le drame aurait pu
00:25:57être évité,
00:25:59c'est une affirmation.
00:26:01Il aurait pu être évité.
00:26:02Mais comme la mort d'Eliad
00:26:04aurait dû être évitée,
00:26:07comme la mort de Philippines
00:26:09aurait dû être évitée
00:26:10parce qu'à chaque fois
00:26:11on a des erreurs,
00:26:13on a justement créé un système
00:26:15qui est tellement compliqué
00:26:16où on a renforcé
00:26:18les procédures pénales,
00:26:19on les a complexifiées.
00:26:21Ce qui fait qu'aujourd'hui
00:26:21effectivement,
00:26:22on a plein de possibilités
00:26:24d'erreurs humaines
00:26:26ou de passages...
00:26:28La chaîne est trop complexe.
00:26:29La chaîne devient très compliquée.
00:26:31La chaîne devient très compliquée.
00:26:32Les procédures,
00:26:33on a voulu pour plein de raisons
00:26:35les rendre plus complexes
00:26:38pour améliorer la défense
00:26:41de certains,
00:26:42pour garantir certaines libertés.
00:26:44Et du coup,
00:26:44on a beaucoup plus de bureaucratie.
00:26:46Là quand même,
00:26:47ce que nous décrit,
00:26:49ce qui vient de nous être décrit
00:26:51avec ce fait que simplement
00:26:52un changement de département
00:26:55occasionne autant
00:26:57de difficultés,
00:26:58c'est de la bureaucratie.
00:26:59C'est vraiment le problème
00:27:01d'avoir un système
00:27:01qui est devenu extrêmement bureaucratique
00:27:03et qui, du coup,
00:27:05effectivement,
00:27:05ça ne dédouane pas
00:27:06les responsabilités personnelles,
00:27:07mais ça peut quand même
00:27:08nous mettre en...
00:27:11faire comprendre
00:27:12qu'il y a de plus en plus
00:27:13d'occasions
00:27:14de faire des erreurs.
00:27:15En fait,
00:27:15on crée un système
00:27:16qui occasionne
00:27:17des erreurs possibles.
00:27:19Allez, la pause,
00:27:19on va revenir dans un instant.
00:27:20On va continuer à s'interroger
00:27:21bien sûr sur ces sujets.
00:27:22On écoutera Gérald Darmanin,
00:27:25Emmanuel Macron
00:27:26et puis je vous redonnerai
00:27:26bien sûr la parole,
00:27:28Gérald Pandelon
00:27:29et puis Francis Najbar aussi,
00:27:30procureur général honoraire
00:27:31qui est en ligne avec nous.
00:27:33Restez avec nous
00:27:33pour la suite
00:27:35du Meilleur de l'Info,
00:27:36édition spéciale
00:27:37consacrée
00:27:37à la disparition
00:27:39et à la mort
00:27:39de cette petite Liliana.
00:27:41Restez avec nous sur CNews.
00:27:45La suite du Meilleur de l'Info
00:27:47sur CNews,
00:27:47édition spéciale
00:27:48consacrée à la disparition
00:27:49et à la mort
00:27:50de la petite Liliana
00:27:52dans le Gers,
00:27:53dans la commune
00:27:54de Florence.
00:27:55On est toujours
00:27:56avec Gérald Pandelon,
00:27:57avec Olivier Végal,
00:27:58avec Benjamin Kombouliv.
00:27:59Myriam Djabé-Ali-Larac
00:28:00vient de nous rejoindre.
00:28:01Bonsoir,
00:28:01professeur d'économie,
00:28:02présidente de l'association
00:28:03Regard Lycéen
00:28:04et bonsoir également
00:28:04à Stéphane Amard,
00:28:06docteur en psychologie.
00:28:07Gérald Darmanin se dit
00:28:09furieux du traitement
00:28:10de la justice,
00:28:11du suspect
00:28:12et évoque un immense échec.
00:28:13C'est ce qu'il a déclaré
00:28:14ce soir sur TF1.
00:28:16Je m'en veux personnellement
00:28:18parce que je suis
00:28:18père de famille,
00:28:20un citoyen
00:28:20comme tous les autres.
00:28:21Je ne réfléchis pas
00:28:22comme un comptable.
00:28:23Je réfléchis
00:28:24parce que j'ai du cœur
00:28:25et que je vois
00:28:26la souffrance
00:28:27de cette famille atroce.
00:28:28Ce sont les mots
00:28:28du garde des Sceaux.
00:28:29Ce constat d'échec
00:28:30et de défaillance,
00:28:31il a également été évoqué
00:28:32aujourd'hui
00:28:33par le président
00:28:33de la République,
00:28:34Emmanuel Macron.
00:28:35On l'écoute.
00:28:37Il est clair qu'il y a
00:28:38un dysfonctionnement
00:28:40et que nous ne pouvons pas
00:28:41ne pas voir
00:28:42que des failles
00:28:44se sont révélées.
00:28:46Il faut maintenant
00:28:47les clarifier.
00:28:48Et donc,
00:28:49ce que le gouvernement
00:28:50va faire,
00:28:51c'est de se mettre
00:28:52en situation
00:28:52avec des enquêtes
00:28:53très rapides
00:28:54et j'ai demandé
00:28:54qu'elles soient
00:28:55le plus rapides possible
00:28:56et bien de pouvoir
00:28:57clarifier aussi
00:28:57les responsabilités
00:28:58qui sont à l'œuvre.
00:28:59Mais les choses
00:29:00ne se sont pas passées
00:29:01comme elles auraient dû
00:29:02se passer.
00:29:03C'est une évidence
00:29:04et donc c'est inacceptable.
00:29:06Et on est toujours
00:29:07avec Francis Najbar également
00:29:08qui est procureur général
00:29:10honoraire
00:29:10et qui évoquait
00:29:11juste avant la pause
00:29:12la question des moyens
00:29:13puisqu'on va l'écouter
00:29:16également cet extrait
00:29:17d'Emmanuel Macron,
00:29:19cette séquence
00:29:19dans laquelle
00:29:20le président de la République
00:29:21évoque effectivement
00:29:22la question des moyens
00:29:23parce que quels sont-ils
00:29:24ces dysfonctionnements
00:29:25dont il parle ?
00:29:26On le rappelle
00:29:27qu'il y a donc
00:29:27deux enquêtes administratives
00:29:28diligentées par le ministre
00:29:29de l'Intérieur
00:29:30et le ministre de la Justice.
00:29:33On espère évidemment
00:29:34que les conclusions
00:29:35de ces enquêtes
00:29:36nous éclaireront
00:29:37sur ce qui s'est réellement passé
00:29:39et concernant effectivement
00:29:40la question des moyens,
00:29:42je ne veux pas entendre parler
00:29:43d'une question de moyens
00:29:44déclarée le président
00:29:46de la République.
00:29:46Écoutez.
00:29:47Nous devons clarifier
00:29:49évidemment ce qui s'est passé
00:29:50pour Liana,
00:29:51pour sa famille
00:29:51et pour aussi potentiellement
00:29:54toutes les autres victimes
00:29:55mais ceux-ci participent
00:29:57de l'effort
00:29:57que nous organisons
00:29:58avec le gouvernement
00:29:59cela depuis des années
00:30:00par le réinvestissement
00:30:01que nous avons fait
00:30:02pour la justice
00:30:03et pour l'intérieur
00:30:04et moi je ne veux entendre
00:30:05aucun argument de moyens
00:30:06dans cette affaire
00:30:07parce que depuis 2017
00:30:09j'invite chacun à regarder
00:30:10les moyens qui ont été mis
00:30:11dans la gendarmerie,
00:30:12dans la justice,
00:30:13moi.
00:30:13Donc c'est une question
00:30:14de réponse,
00:30:15de fermeté,
00:30:15d'organisation,
00:30:16de responsabilité.
00:30:18Donc Francis Nashbar,
00:30:19si je comprends bien,
00:30:20vous n'êtes pas d'accord
00:30:21avec ça ?
00:30:23Alors qu'on soit bien clair,
00:30:25même si on avait eu
00:30:26dix fois plus de moyens,
00:30:28ce fiasco judiciaire
00:30:30il aurait vraisemblablement
00:30:31eu lieu parce qu'il repose
00:30:33à l'origine,
00:30:34me semble-t-il,
00:30:36sous réserve
00:30:36des deux inspections,
00:30:39il repose sur des manquements,
00:30:40des erreurs d'appréciation
00:30:42individuelles
00:30:42qui doivent être sanctionnées.
00:30:44ça paraît être une évidence.
00:30:47Maintenant,
00:30:47on verra
00:30:48si les inspections
00:30:51me contredisent ou pas.
00:30:52Mais on ne peut pas expliquer,
00:30:55surtout pas expliquer
00:30:56par un problème de moyens,
00:30:57ces neuf mois
00:30:58d'inertie,
00:31:00d'erreur,
00:31:01d'orientation,
00:31:02de transmission par courrier
00:31:04sans même qu'ils aient été
00:31:05doublés d'un coup de téléphone
00:31:07ou d'un mail,
00:31:09deux mois
00:31:09pour déterminer
00:31:11quel est le tribunal compétent,
00:31:12tout ça c'est incompréhensible
00:31:14et à mon sens inadmissible.
00:31:17Donc ça c'est une chose,
00:31:18ça c'est certain.
00:31:20Attention tout de même
00:31:21de ne pas aller trop loin
00:31:22dans la désignation
00:31:26des responsables
00:31:27et pour l'instant
00:31:27j'allais dire
00:31:28de la responsable.
00:31:29J'ai entendu dire
00:31:30qu'elle avait déjà reçu
00:31:31cette procureure
00:31:31des lettres de menace.
00:31:33Donc je trouve
00:31:33que ça va très loin.
00:31:34Si effectivement
00:31:35elle a commis
00:31:36une erreur d'appréciation
00:31:37ou des fautes personnelles,
00:31:39on en tirera les conséquences
00:31:41et c'est bien normal
00:31:42quand on est procureur
00:31:43ou quand on est magistrat
00:31:45on est responsable
00:31:46et on assume.
00:31:48Et quand on est procureur
00:31:48en plus on assume
00:31:49aussi pour ses collaborateurs.
00:31:51Je viens de le dire
00:31:51parce que je n'ai pas toujours
00:31:53vu ce comportement
00:31:54parmi mes collègues.
00:31:55Donc c'est pas du tout
00:31:57un problème de moyens
00:31:57sur ce plan-là
00:31:58le président de la République
00:31:59a raison de le dire.
00:32:00mais c'est un peu
00:32:01s'exonérer très facilement
00:32:03et beaucoup trop facilement
00:32:05et puisqu'il indique
00:32:06qu'on doit chercher
00:32:07les responsabilités
00:32:08il devrait aussi s'interroger
00:32:09sur sa propre responsabilité
00:32:11me semble-t-il
00:32:12parce qu'il n'y a
00:32:13aucune vision de la justice.
00:32:15Il y a un désintérêt total
00:32:16de sa part
00:32:17depuis 2017
00:32:18sur la défense
00:32:21de nos concitoyens
00:32:22sur la sécurité
00:32:23sur la politique pénale
00:32:24sur la justice
00:32:25la police
00:32:26la gendarmerie
00:32:28manifestement
00:32:28c'est pas du tout
00:32:29du tout une priorité
00:32:30puisqu'aujourd'hui
00:32:31on parle de priorité.
00:32:32Donc qu'il s'interroge
00:32:33également
00:32:34qu'il s'interroge
00:32:35sur la responsabilité
00:32:36des uns et des autres
00:32:37des procureurs
00:32:38des magistrats
00:32:39des gendarmes
00:32:39c'est normal
00:32:41il pourrait peut-être
00:32:42s'interroger aussi
00:32:43sur sa propre responsabilité
00:32:45moi je me souviens
00:32:46monsieur Dupond-Moretti
00:32:48qui parlait
00:32:49de sentiment d'insécurité
00:32:50avec un peu de mépris
00:32:51pour ceux qui ne pensaient
00:32:51pas le contraire
00:32:52et qui étaient donc populistes
00:32:54et qui faisaient le jeu
00:32:55naturellement
00:32:55des formations extrémistes
00:32:56comme d'habitude
00:32:57je me souviens
00:32:58de ses propres propos
00:32:59au Président de la République
00:33:00indiquant qu'on était
00:33:01sujet à un bourrage
00:33:02de crâne
00:33:03de la part
00:33:04de certaines chaînes
00:33:05d'information
00:33:06c'est peut-être
00:33:07un petit peu méprisant aussi
00:33:09donc que tout le monde
00:33:11s'interroge
00:33:11que tout le monde
00:33:12en tire les conséquences
00:33:13y compris au plus haut
00:33:14niveau de l'État.
00:33:15Absolument
00:33:15et vous avez entièrement raison
00:33:16sur le fait que
00:33:17dans ses propos
00:33:18le Président de la République
00:33:19ne s'est pas interrogé
00:33:21sur ses propres responsabilités
00:33:23à lui
00:33:24dans mes souvenirs
00:33:25depuis 2017
00:33:26on ne l'a pas beaucoup
00:33:27entendu s'interroger
00:33:28sur ses responsabilités
00:33:31effectivement
00:33:32personnelles
00:33:33le garde des Sceaux
00:33:34en revanche
00:33:35Gérald Darmanin
00:33:36l'a dit encore une fois
00:33:37sur TF1
00:33:38il a dit
00:33:38je me sens
00:33:40personnellement responsable
00:33:41et c'est pour ça que
00:33:42ces enquêtes
00:33:43ont été
00:33:44diligentées
00:33:45et qu'il souhaite
00:33:46évidemment
00:33:46en tirer
00:33:47et qu'il a dit
00:33:48qu'il en tirerait
00:33:48les conclusions
00:33:50nécessaires.
00:33:51Benjamin Comboulivre
00:33:52On parle de dysfonctionnement
00:33:54de sanctions
00:33:55de failles
00:33:57tout ça
00:33:58c'est pour venir
00:33:58pointer une responsabilité
00:33:59individuelle
00:34:00si on sanctionne quelqu'un
00:34:01c'est parce que
00:34:01c'est M. X
00:34:02ou M. Y
00:34:02qui a fauté
00:34:03donc si on la sanctionne
00:34:04c'est bon
00:34:05le risque est écarté
00:34:07ce que dit le Président
00:34:08c'est vrai
00:34:08les moyens de la justice
00:34:09ils ont été augmentés
00:34:10considérablement
00:34:11la seule réalité
00:34:12c'est que ça n'a pas été fait
00:34:13pour autant
00:34:14en proportion
00:34:14avec la hausse
00:34:16et avec la complexification
00:34:17des procédures
00:34:19donc quand bien même
00:34:20vous augmentez les moyens
00:34:20vous voyez bien
00:34:21que la lenteur
00:34:22pathologique
00:34:23de la justice
00:34:23elle peut être fatale
00:34:25et d'accord
00:34:26on a augmenté les moyens
00:34:27mais au niveau européen
00:34:28on a quand même
00:34:28trois fois moins
00:34:29de magistrats
00:34:30que les...
00:34:31Après pardon
00:34:31mais c'est une déclaration
00:34:33du Président de la République
00:34:34qui réagit
00:34:36à cette affaire-là
00:34:37et bien évidemment
00:34:39que les propos
00:34:40d'Emmanuel Macron
00:34:41sur cette affaire-là
00:34:42il le dit
00:34:44la question des moyens
00:34:46n'aurait certainement
00:34:47rien changé
00:34:48enfin c'est
00:34:49c'est ce qu'il dit
00:34:49en substance
00:34:50écoutez ce que disait
00:34:51Ludovic Fria
00:34:52qui lui n'est pas d'accord
00:34:53avec ça pour le coup
00:34:54il est président
00:34:55de l'union syndicale
00:34:56des magistrats
00:34:57on a l'impression
00:34:58par la parole
00:34:59assez verticale
00:35:00du Président
00:35:01mais également du Ministre
00:35:02que la messe est dite
00:35:03l'inspection
00:35:04a même pas démarré
00:35:05a même pas commencé
00:35:06elle vient d'être
00:35:07effectivement
00:35:08d'être missionnée
00:35:10qu'on nous dit
00:35:11on parle de tout
00:35:12sauf des moyens
00:35:13on peut pas dire
00:35:14avant même
00:35:15que l'inspection démarre
00:35:16il faut enquêter
00:35:18dans ce sens-là
00:35:18mais vous oubliez
00:35:20la partie
00:35:20la partie
00:35:21on va dire quelque part
00:35:22la partie systémique
00:35:23la partie qui fait que
00:35:24effectivement
00:35:25depuis des années
00:35:27la justice
00:35:28mais également
00:35:29les enquêteurs
00:35:30je veux dire
00:35:30la police
00:35:31la gendarmerie
00:35:32ont des moyens
00:35:33très insuffisants
00:35:34pour traiter
00:35:35la masse des affaires
00:35:36à laquelle ils sont confrontés
00:35:38Myriam Diabali
00:35:38sur ce sujet
00:35:40sur cette question
00:35:41des moyens
00:35:41moi je le disais
00:35:42tout à l'heure
00:35:44c'est en ça
00:35:45où je suis d'accord
00:35:45avec le Président
00:35:46de la République
00:35:46je pense que
00:35:47à l'heure actuelle
00:35:48c'est pas entendable
00:35:49je suis complètement d'accord
00:35:50et avec lui
00:35:51et avec vous
00:35:51parce qu'aujourd'hui
00:35:52le drame
00:35:53s'appelle
00:35:54Liana
00:35:54mais rappelez-vous
00:35:55c'est pas la première fois
00:35:57je peux juste vous reciter
00:35:58parce que je regardais
00:35:59c'est à chaque fois
00:35:59une nouvelle émotion
00:36:00insoutenable
00:36:01à chaque fois un drame
00:36:02qui nous monte à la gorge
00:36:03mais oui c'est ça
00:36:04c'est un fait de société
00:36:05c'est pas qu'individu
00:36:06je vous rappelle
00:36:072017 Maëlys
00:36:082019 Evaëlle
00:36:102024
00:36:12Shemseddin
00:36:132025
00:36:13Louise
00:36:14tous des adolescents
00:36:15tous des collégiens
00:36:17tous
00:36:17alors c'était
00:36:19pour un prédateur sexuel
00:36:21en 2017
00:36:22harcèlement scolaire
00:36:23en 2019
00:36:24question migratoire
00:36:25pour Lola
00:36:26en 2022
00:36:27ultra-violence
00:36:27chez les jeunes
00:36:28en 2024
00:36:29pour Shemseddin
00:36:29et à chaque fois
00:36:30on a l'impression
00:36:31que le gouvernement
00:36:32découvre
00:36:33la violence
00:36:34chez les jeunes
00:36:34il découvre
00:36:35que nos enfants
00:36:35aujourd'hui
00:36:36ne sont plus
00:36:36en sécurité
00:36:37et finalement
00:36:38que dit
00:36:39une société
00:36:40qui n'est plus capable
00:36:41de protéger
00:36:42sa jeunesse
00:36:43donc aujourd'hui
00:36:43il faut se questionner
00:36:44effectivement sur
00:36:45non pas la sévérité
00:36:47de la justice
00:36:47mais sa rapidité
00:36:48mais aussi
00:36:49au niveau du collège
00:36:50aussi sa sévérité
00:36:51pardon
00:36:52ça va avec
00:36:53c'est à priori
00:36:55sur ce que j'ai entendu
00:36:56c'est les liaisons
00:36:57qui n'ont pas été faites
00:36:58c'est le fait
00:36:58que
00:36:59il y a eu
00:36:59voilà
00:36:59et puis
00:37:00finalement
00:37:01l'écosystème
00:37:02autour de l'école
00:37:03tout cet écosystème
00:37:05où on lit à la fois
00:37:06la protection des enfants
00:37:07la place des institutions
00:37:10parce que
00:37:10il y a 10 ans
00:37:12on avait peur des prédateurs
00:37:13aujourd'hui
00:37:14c'est les défaillances
00:37:15institutionnelles
00:37:16qui nous tombent dessus
00:37:17et maintenant
00:37:17aujourd'hui
00:37:18ça s'accumule
00:37:19c'est la dangerosité
00:37:21de la société
00:37:22pour nos enfants
00:37:23pour nos enfants
00:37:24donc on ne peut pas dire
00:37:25moi je vous pose
00:37:26une question
00:37:28pourquoi est-ce qu'on ne peut pas
00:37:30lorsqu'il y a des procédures
00:37:31qui visent un individu
00:37:33et qui sont
00:37:34d'un degré
00:37:35aussi gravissime
00:37:36pourquoi est-ce qu'on ne peut pas
00:37:39mettre un individu
00:37:40hors d'état de nuire
00:37:42et décider
00:37:44une incarcération provisoire
00:37:46le temps
00:37:47que ces enquêtes
00:37:48aillent au bout
00:37:48on ne parle pas
00:37:49d'une enquête
00:37:50on en parle de plusieurs
00:37:51sur des faits
00:37:52extrêmement graves
00:37:53Benjamin Comboulivre
00:37:54il y a plusieurs paramètres
00:37:55déjà pour ce qui est
00:37:55des condamnations
00:37:56on ne condamne pas
00:37:57sur la base de soupçons
00:37:58ou d'accusations
00:37:58je parle de détention provisoire
00:38:01j'entends bien
00:38:01la parole n'a pas
00:38:02valeur provisoire
00:38:03de mesure de sûreté
00:38:04après ce qu'il faut voir
00:38:05c'est dans quel contexte
00:38:07les choses se passent
00:38:09dans quel contexte
00:38:09les faits sont rapportés
00:38:10là au moment où la plainte
00:38:12est déposée
00:38:13par exemple
00:38:13on n'est pas en flagrant délit
00:38:14donc il n'y a pas
00:38:14d'interpellation immédiate
00:38:16qui est possible
00:38:16on est dans le cadre
00:38:17d'une enquête préliminaire
00:38:18et donc nécessairement
00:38:19quand vous avez des parquets
00:38:20qui sont complètement embolisés
00:38:22ils sont complètement engorgés
00:38:23effectivement il y a
00:38:24une priorisation qui est faite
00:38:25le flagrant délit
00:38:26va passer avant
00:38:27l'enquête préliminaire
00:38:29mais c'est bien pour ça
00:38:30que ce que l'on doit
00:38:31pointer
00:38:32c'est un constat clinique
00:38:34d'un système
00:38:35qui en effet
00:38:35n'arrive pas à protéger
00:38:37et pardon
00:38:38et c'est une sorte
00:38:38de contre-feu
00:38:39que d'absolument vouloir dire
00:38:40c'est la faute
00:38:40d'un tel ou un tel
00:38:41encore une fois
00:38:42quand je vous le disais
00:38:42de la part du gendarme
00:38:43tout ce qui doit être fait
00:38:44est fait parce que
00:38:45le rôle de la police
00:38:46ou de la gendarmerie
00:38:47dans l'espèce
00:38:48il est assez limité
00:38:49techniquement
00:38:49dans ce type d'affaires
00:38:51c'est-à-dire que vous avez
00:38:51la prise de plainte
00:38:52la transmission au parquet
00:38:54derrière c'est la justice
00:38:55qui vous dit quoi faire
00:38:55c'est la justice qui vous dit
00:38:56si vous enquêtez ou non
00:38:57si vous êtes encore saisi
00:38:58si vous êtes désaisi
00:38:59et pareil
00:39:00les éléments que l'on va apporter
00:39:02c'est-à-dire les procéderes
00:39:03d'audition par exemple
00:39:04ça a une valeur informative
00:39:05auprès de la justice
00:39:06mais ça n'a aucune valeur probante
00:39:08parce que la parole
00:39:09comme je vous le disais
00:39:10en début du propos
00:39:11n'a pas valeur probante
00:39:12encore
00:39:13ni celle des adultes
00:39:15ni celle des enfants
00:39:16la parole de l'enfant
00:39:17quand on la remet à la justice
00:39:19à travers un procès verbal
00:39:20d'audition de mineure victime
00:39:22pour qu'elle puisse avoir
00:39:23une valeur probante
00:39:23il faut qu'elle soit
00:39:24expertisée
00:39:25par un psychiatre
00:39:26parce que c'est une parole
00:39:27qui est fragile
00:39:30ça aussi c'est un vrai sujet
00:39:31Stéphane Amart
00:39:32et il a été aussi
00:39:34mis en avant hier
00:39:35par le ministre de la justice
00:39:36la question de la parole
00:39:37des enfants
00:39:38est-ce qu'aujourd'hui
00:39:39en 2026
00:39:40dans notre pays
00:39:40on entend suffisamment
00:39:43la parole des enfants
00:39:45alors en effet
00:39:46c'est un problème complexe
00:39:47parce que
00:39:48tout dépend de ce qu'on entend
00:39:49par entendre la parole des enfants
00:39:51c'est-à-dire que
00:39:52bien entendu
00:39:53qu'on doit l'écouter
00:39:54bien entendu
00:39:55qu'il s'agit d'être
00:39:57extrêmement attentif
00:40:01il n'en demeure pas moins
00:40:02que
00:40:04en effet
00:40:05la parole
00:40:05en elle-même
00:40:06ne suffit pas
00:40:07et qu'il s'agit
00:40:09de
00:40:10de mettre
00:40:11cette parole
00:40:11sous
00:40:12sous l'examen
00:40:14spécifique
00:40:15d'une expertise
00:40:17pour connaître
00:40:18certaines affaires
00:40:18je dirais que
00:40:19malheureusement
00:40:20même quand il y a
00:40:21des expertises
00:40:21et bien
00:40:22elles ne sont pas toujours
00:40:24lu et bien écoutées
00:40:26vous dites la parole
00:40:27ne suffit pas
00:40:27pardon je pose la question
00:40:28aussi en tant que père de famille
00:40:29mais si demain
00:40:30j'entendais
00:40:31un de mes fils
00:40:33décrire
00:40:34des choses
00:40:34qu'une personne
00:40:37lui aurait faite
00:40:38ou lui aurait demandé
00:40:39de faire
00:40:41à un moment donné
00:40:44évidemment que je vais essayer
00:40:45d'en savoir plus
00:40:46mais je ne vais pas avoir
00:40:48beaucoup de doutes
00:40:48quand même
00:40:48alors
00:40:50c'est là où
00:40:51justement
00:40:52l'importance
00:40:53d'être extrêmement
00:40:54attentif
00:40:55et
00:40:58d'avoir quand même
00:40:59non pas un doute
00:41:00qui reviendrait
00:41:01à mettre en doute
00:41:02mais un doute
00:41:03dans le sens
00:41:04
00:41:04ça mérite quand même
00:41:06d'être
00:41:07clarifié
00:41:07parce que
00:41:08d'abord
00:41:09de quel enfant
00:41:09on parle
00:41:10à quel âge
00:41:11est-ce que justement
00:41:12le problème
00:41:13c'est qu'on ne prend pas
00:41:13peut-être trop de précautions
00:41:15pardon
00:41:16mais
00:41:16oui mais
00:41:17il y a plusieurs raisons
00:41:19en tout cas
00:41:19si je me situe
00:41:20d'un point de vue psychologique
00:41:21c'est-à-dire que
00:41:22d'abord
00:41:22tout dépend
00:41:23de quel âge
00:41:23on parle
00:41:24vous avez raison
00:41:25c'est pas la même chose
00:41:25le problème
00:41:26c'est de tout mélanger
00:41:26un enfant de 6 ans
00:41:28c'est pas comme
00:41:29un enfant de 7 ans
00:41:29un petit enfant
00:41:31va facilement mélanger
00:41:34un imaginaire
00:41:35de la réalité
00:41:36des personnes
00:41:37et d'autres
00:41:37etc
00:41:38et puis évidemment
00:41:39plus il grandit
00:41:40plus sa parole
00:41:41va être ancrée
00:41:43sur des faits
00:41:44a priori
00:41:45c'est toujours
00:41:46a priori
00:41:47après
00:41:47toutes les affaires
00:41:49ne se superposent pas
00:41:50lorsqu'il y a
00:41:51une histoire
00:41:52de papa
00:41:53de maman
00:41:53etc
00:41:54on doit être
00:41:55d'autant plus vigilant
00:41:56là il s'agit
00:41:57d'un étranger
00:41:58a priori
00:41:59il n'y a pas de raison
00:42:00qu'un parent
00:42:01influence cet enfant
00:42:02par exemple
00:42:03mais c'est beaucoup
00:42:05plus sensible
00:42:05quand il s'agit
00:42:06de parents
00:42:06entre parents
00:42:07oui mais
00:42:07quand je dis
00:42:08que cette question
00:42:08elle est centrale
00:42:09parce qu'on en parle
00:42:10évidemment aussi
00:42:11depuis plusieurs semaines
00:42:12dans une toute autre affaire
00:42:13qu'on ne va évidemment
00:42:13pas mettre en parallèle
00:42:15mais évidemment
00:42:16que le meurtre
00:42:18de Liana
00:42:19aujourd'hui
00:42:19il fait écho
00:42:20aussi au drame
00:42:21et au scandale
00:42:22du périscolaire parisien
00:42:23parce que là aussi
00:42:25il y a eu
00:42:25un problème d'écoute
00:42:27au niveau
00:42:27des témoignages
00:42:29d'enfants
00:42:30on a entendu
00:42:31des parents
00:42:32parler de témoignages
00:42:33extrêmement précis
00:42:34de la part des enfants
00:42:35donc là aussi
00:42:37c'est un sujet
00:42:37qui interroge
00:42:37on va bien sûr
00:42:38y revenir
00:42:40le problème
00:42:41sur le plan judiciaire
00:42:42aujourd'hui
00:42:43c'est que
00:42:43justement déjà
00:42:44et on en parlait
00:42:45notamment avec
00:42:48monsieur Nashbar
00:42:49qui est avec nous
00:42:49également
00:42:50au sein
00:42:51des différentes
00:42:52institutions judiciaires
00:42:53on semble commencer
00:42:54déjà un petit peu
00:42:55à se renvoyer la balle
00:42:55aujourd'hui
00:42:56c'est ce que va nous expliquer
00:42:57notre journaliste
00:42:58poli-justice
00:42:59Mathieu Devez
00:43:00L'institution judiciaire
00:43:02n'a pas su protéger
00:43:03Liana
00:43:03ce sont les mots
00:43:04ce vendredi soir
00:43:05du garde des Sceaux
00:43:06Gérald Darmanin
00:43:06qui présente
00:43:07ses excuses
00:43:08à la famille
00:43:09de la collégienne
00:43:10de 11 ans
00:43:10et c'était pourtant
00:43:11l'une des priorités
00:43:12affichées par le ministre
00:43:13de la justice
00:43:14lutter davantage
00:43:16contre les violences
00:43:17violences physiques
00:43:18et sexuelles
00:43:19faites aux enfants
00:43:20Gérald Darmanin
00:43:21avait d'ailleurs
00:43:21adressé une circulaire
00:43:22au procureur
00:43:23c'était en janvier
00:43:242025
00:43:25circulaire
00:43:25dans laquelle
00:43:26il demandait
00:43:27je cite
00:43:28que ces violences
00:43:28fassent l'objet
00:43:29d'une vigilance particulière
00:43:30et d'un traitement prioritaire
00:43:32mais selon le ministère
00:43:33de la justice
00:43:34ces plaintes
00:43:35nombreuses plaintes
00:43:36déposées
00:43:36contre le suspect
00:43:38Jérôme Barrella
00:43:38n'ont pas été traitées
00:43:40comme des dossiers
00:43:41prioritaires
00:43:41et notamment
00:43:42cette fameuse plainte
00:43:43déposée en août 2025
00:43:45en Haute-Garonne
00:43:46par une mère de famille
00:43:47alors que sa fille
00:43:47âgée de 11 ans
00:43:49présentait bien
00:43:50des lésions
00:43:51anales et vaginales
00:43:52lésions alors constatées
00:43:53par un médecin
00:43:54mais 9 mois
00:43:55après le dépôt
00:43:55de cette plainte
00:43:56Jérôme Barrella
00:43:56n'avait toujours pas
00:43:58été auditionnée
00:43:59ni placée en garde à vue
00:44:00alors le ministère
00:44:01de la justice
00:44:01envisage bien
00:44:02des sanctions
00:44:03sanctions contre
00:44:04des magistrats
00:44:05si des responsabilités
00:44:06individuelles sont établies
00:44:07sachez que le ministre
00:44:09de la justice
00:44:10Gérald Darmanin
00:44:11convoque ce lundi matin
00:44:12tous les procureurs généraux
00:44:13à une réunion de travail
00:44:14au ministère de la justice
00:44:16Les conférences
00:44:17des procureurs généraux
00:44:19justement
00:44:19et des procureurs
00:44:19de la république
00:44:20ont publié un communiqué
00:44:21ils disent qu'ils soutiennent
00:44:22la mission confiée
00:44:23par les ministres
00:44:24de la justice
00:44:24et de l'intérieur
00:44:25pour déterminer
00:44:25si des retards
00:44:26ou des dysfonctionnements
00:44:27sont intervenus
00:44:28mais soulignent
00:44:29qu'à ce stade
00:44:29d'éventuelles responsabilités
00:44:31ne peuvent être mentionnées
00:44:33et encore moins
00:44:33de prochaines sanctions
00:44:35il souligne avoir appelé
00:44:36sans relâche
00:44:36l'attention des ministres
00:44:37de la justice
00:44:38depuis plusieurs années
00:44:39sur les difficultés
00:44:40de traitement
00:44:40des enquêtes préliminaires
00:44:41par les services
00:44:42d'enquête
00:44:43Gérald Pandélon
00:44:44il va falloir
00:44:45il va falloir qu'il y ait
00:44:45à un moment donné
00:44:46une remise en cause
00:44:47globale
00:44:47de la justice
00:44:48et notamment
00:44:49au niveau des magistrats
00:44:50d'autant plus
00:44:51qu'il y a des circulaires
00:44:53de politique pénale
00:44:54qui depuis des années
00:44:56invitent
00:44:56les parquetiers
00:44:59représentants
00:44:59du ministère public
00:45:00à agir
00:45:02immédiatement
00:45:02dans le cadre
00:45:04de ce type
00:45:05d'infraction
00:45:06c'est l'article 40
00:45:08du code de procédure
00:45:09avec une coordination
00:45:10entre les parquets
00:45:12c'est l'article 43
00:45:13du code de procédure pénale
00:45:14mais à mon avis
00:45:16c'est effectivement
00:45:18notre chef de l'état
00:45:19à parler juste
00:45:21ce n'est pas
00:45:21une question
00:45:22de moyens
00:45:23c'est une question
00:45:25de sévérité
00:45:26dans la réponse pénale
00:45:27savez-vous que
00:45:29sur six plaintes
00:45:31il n'y en a qu'une seule
00:45:33concernant des violences
00:45:34sexuelles
00:45:36voire des viols
00:45:37il n'y en a qu'une seule
00:45:37qui aboutit
00:45:38à une condamnation
00:45:39et dans l'hypothèse
00:45:40d'un inceste
00:45:41parce que ça fait partie
00:45:42également
00:45:42des infractions sexuelles
00:45:44sur dix plaintes
00:45:45vous n'en avez qu'une
00:45:46qui aboutit
00:45:47à une condamnation
00:45:48alors on est dans un monde
00:45:50de la communication
00:45:52du signalement
00:45:54on se parle
00:45:55mais c'est un tout petit peu
00:45:56l'échec des médiations
00:45:58puisque
00:45:58tout se sait
00:45:59d'une certaine manière
00:46:00lorsqu'on veut ouvrir les yeux
00:46:02et vous n'avez que 19%
00:46:03des mineurs
00:46:05qui ont le courage
00:46:06de déposer
00:46:07une plainte
00:46:08et dire que
00:46:09lorsque
00:46:1070%
00:46:12de ces infractions
00:46:13sont commises
00:46:14dans un cadre
00:46:15intrafamilial
00:46:16que personne
00:46:17le voisin
00:46:18ne soit informé
00:46:19ça me laisse
00:46:20un tout petit peu
00:46:21on va remercier
00:46:23Francis Nachbar
00:46:24d'avoir été avec nous
00:46:25ce soir
00:46:25merci à vous
00:46:26procureur général
00:46:27honoraire
00:46:28on va marquer
00:46:28une courte pause
00:46:29on va revenir évidemment
00:46:30sur toutes ces questions
00:46:31et notamment
00:46:31sur ces mots
00:46:32également
00:46:33de Gérald Darmanin
00:46:33l'indépendance
00:46:34des magistrats
00:46:35ce n'est pas
00:46:35l'irresponsabilité
00:46:37a déclaré le ministre
00:46:38de la justice
00:46:39intéressant
00:46:39on en parlera
00:46:40dans la suite
00:46:40du meilleur de l'info
00:46:41consacrée
00:46:43exclusivement
00:46:43ce soir
00:46:44à l'affaire Liana
00:46:44restez avec nous
00:46:45sur CNews
00:46:49la suite du meilleur de l'info
00:46:50sur CNews
00:46:51édition spéciale
00:46:52consacrée à l'affaire Liana
00:46:53on continue d'en parler
00:46:54d'en débattre
00:46:55avec les toutes dernières informations
00:46:56dans un instant
00:46:57juste après le rappel
00:46:58des titres
00:46:58de l'actualité ce soir
00:46:59avec Isabelle Piboulot
00:47:00rebonsoir Isabelle
00:47:04Bonsoir Mickaël
00:47:05bonsoir à tous
00:47:05l'autopsie a parlé
00:47:07le corps retrouvé
00:47:08jeudi dans le Gers
00:47:10c'est bien celui
00:47:10de Liana
00:47:11les causes de la mort
00:47:12de la jeune fille
00:47:13de 11 ans
00:47:14n'ont pas encore été établies
00:47:15une marche blanche
00:47:16en son honneur
00:47:17se tiendra dimanche
00:47:18à 15h
00:47:19à Florence
00:47:19le garde des Sceaux
00:47:21a présenté ce soir
00:47:22ses excuses
00:47:22à la famille
00:47:23de la victime
00:47:24au nom de la justice
00:47:25soulignant
00:47:26un immense échec
00:47:27dans le traitement pénal
00:47:28du suspect
00:47:29le tribunal correctionnel
00:47:31de Paris
00:47:31condamne à 4 mois
00:47:33de prison avec sursis
00:47:34une étudiante
00:47:35pour antisémitisme
00:47:36inscrite à l'université
00:47:37Paris 1
00:47:38Panthéon-Sorbonne
00:47:39elle avait exclu
00:47:40plusieurs étudiantes
00:47:41d'un groupe
00:47:42de discussion en ligne
00:47:43la jeune femme
00:47:44a été reconnue
00:47:45coupable de harcèlement
00:47:46scolaire
00:47:46aggravée par un motif
00:47:48discriminatoire
00:47:49tenant à l'appartenance
00:47:50de la victime
00:47:51à la religion juive
00:47:52près de Toulouse
00:47:54un jeune de 17 ans
00:47:55a été tué par balle
00:47:56ce vendredi matin
00:47:57le drame est survenu
00:47:58alors qu'il effectuait
00:47:59une livraison
00:48:00de produits
00:48:01interdits
00:48:02à l'aide d'un drone
00:48:03au centre pénitentiaire
00:48:04de Seyss
00:48:05le mineur avait déjà
00:48:06été condamné
00:48:07pour ce type de délit
00:48:08d'après le procureur
00:48:09de Toulouse
00:48:10qui n'exclut pas
00:48:11un règlement de compte
00:48:12en lien avec
00:48:13le trafic de drogue
00:48:14Demain ce 6 juin
00:48:16marque le 82e anniversaire
00:48:18du débarquement
00:48:19en Normandie
00:48:20les commémorations
00:48:21se tiendront
00:48:22en présence
00:48:22du premier ministre
00:48:23Sébastien Lecornu
00:48:25et du secrétaire américain
00:48:26à la défense
00:48:27Pitexet a été accueilli
00:48:29aujourd'hui à Orly
00:48:30par la ministre des armées
00:48:31Catherine Vautrin
00:48:32un déplacement
00:48:33à un mois
00:48:34d'un sommet de l'OTAN
00:48:35prévu en Turquie
00:48:37enfin à l'occasion
00:48:38de la sortie
00:48:39de son livre
00:48:39intitulé
00:48:40La légende
00:48:41Boilem Sansal
00:48:42était à Paris
00:48:43pour échanger
00:48:43sur cet ouvrage
00:48:44de 240 pages
00:48:45publié chez Grasset
00:48:47La légende
00:48:48n'est pas un livre neutre
00:48:49c'est un livre de combat
00:48:50il nomme
00:48:51il accuse
00:48:52déclare l'auteur franco-algérien
00:48:54il y partage
00:48:55le récit
00:48:55de sa détention
00:48:56en Algérie
00:48:57avant d'être gracié
00:48:59le 12 novembre dernier
00:49:00par le président
00:49:01Tébou
00:49:03Merci beaucoup
00:49:04Isabelle Piboulot
00:49:04on vous retrouvera
00:49:05à minuit
00:49:05pour l'édition de la nuit
00:49:07La justice
00:49:07a-t-elle failli
00:49:09au regard
00:49:09de la mort
00:49:10de la petite Liana
00:49:11c'est en tout cas
00:49:12l'avis d'un certain
00:49:12nombre de figures politiques
00:49:13et même de l'exécutif
00:49:17ce sera également
00:49:18l'enjeu
00:49:19dans les prochains jours
00:49:20des enquêtes
00:49:21administratives
00:49:22qui ont été
00:49:23diligentées
00:49:23on va devoir
00:49:25établir
00:49:26on l'espère
00:49:27grâce aux conclusions
00:49:28de ces enquêtes
00:49:29d'éventuelles responsabilités
00:49:30on fait le point
00:49:30sur tout ça
00:49:31avec ce sujet
00:49:32d'Alexis Prince
00:49:33Peut-on parler
00:49:34de la faillite
00:49:35d'un système
00:49:36après la découverte
00:49:37du corps
00:49:37de Liana
00:49:38la question
00:49:39a fait l'objet
00:49:39d'une réunion
00:49:40de crise
00:49:40ce vendredi matin
00:49:41à Matignon
00:49:42le Premier ministre
00:49:43Sébastien Lecornu
00:49:44a reçu
00:49:44Gérald Darmanin
00:49:45et Laurent Nunez
00:49:46pour se pencher
00:49:47sur d'éventuelles failles
00:49:48dans le traitement
00:49:49judiciaire
00:49:49de Jérôme Barrella
00:49:50visé 5 fois
00:49:51en 10 ans
00:49:52pour des abus
00:49:52sur mineurs
00:49:53mais jamais condamné
00:49:54une enquête administrative
00:49:56a été ouverte
00:49:57en conséquence
00:49:57par le ministre
00:49:58de l'Intérieur
00:49:59preuve du caractère
00:50:00exceptionnel
00:50:00de l'affaire
00:50:01cette autocritique
00:50:02de l'Etat
00:50:03à son plus haut niveau
00:50:03s'est même matérialisée
00:50:05dans la bouche
00:50:05du président
00:50:06de la République
00:50:07pourtant en plein
00:50:08déplacement diplomatique
00:50:09au Monténégro
00:50:09il est clair
00:50:10qu'il y a
00:50:11un dysfonctionnement
00:50:12et que nous ne pouvons pas
00:50:14ne pas voir
00:50:15que des failles
00:50:17se sont révélées
00:50:18on ne peut pas
00:50:19accepter ce qui s'est passé
00:50:20on ne peut pas
00:50:20regarder en face
00:50:21sa famille
00:50:23et lui dire
00:50:23que tout s'est bien passé
00:50:24c'est faux
00:50:25de votre côté
00:50:26vous êtes nombreux
00:50:27à partager l'idée
00:50:28d'une défaillance
00:50:28de la justice
00:50:29je pense que c'est
00:50:30un manquement de la justice
00:50:31de ne pas avoir approfondi
00:50:32et de ne pas avoir mené
00:50:34l'enquête jusqu'au bout
00:50:35aujourd'hui
00:50:36on ne prend plus
00:50:37les choses à bras-le-corps
00:50:38la justice ne fait pas
00:50:38son travail
00:50:40et oui oui
00:50:41il aurait dû déjà
00:50:41être sous surveillance
00:50:42en France
00:50:43seuls 3% des viols
00:50:45et des agressions sexuelles
00:50:46commis sur des enfants
00:50:47chaque année
00:50:47font l'objet
00:50:48d'une condamnation pénale
00:50:49selon la commission
00:50:50indépendante spécialisée
00:50:52alors qu'a-t-il pu
00:50:53se passer
00:50:54pour qu'on ait pu
00:50:56laisser en liberté
00:50:57un homme
00:50:57dont tous les indices
00:50:58portent à croire
00:50:59qu'il s'agit
00:50:59d'un prédateur sexuel
00:51:01extrêmement dangereux
00:51:02écoutez ce que disait
00:51:03sur CNews tout à l'heure
00:51:04le criminologue
00:51:05Alain Bauer
00:51:07c'est une série
00:51:09comme toujours
00:51:10d'ailleurs dans ces cas-là
00:51:11ce qui amène
00:51:11à une catastrophe
00:51:12donc tragédie
00:51:14pour la mort
00:51:14de la petite fille
00:51:15et sa famille
00:51:16et catastrophe
00:51:17pour le système judiciaire
00:51:19la chaîne pénale
00:51:19comme on dit
00:51:20qui porte bien son nom
00:51:21dans cette affaire
00:51:22puisque ce sont
00:51:23des défaillances
00:51:24cumulatives
00:51:24qui provoquent cela
00:51:26pour la première fois
00:51:27comme on dit souvent
00:51:28en parlant des violences
00:51:30il y a un désastre
00:51:31systémique
00:51:32c'est-à-dire que
00:51:32l'intégralité du système
00:51:34a cessé de fonctionner
00:51:35cessé
00:51:35il a cessé de fonctionner
00:51:37parce qu'il est lent
00:51:38il a cessé de fonctionner
00:51:39parce qu'il est visiblement
00:51:40incompréhensible
00:51:41il a cessé de fonctionner
00:51:42parce qu'il s'est organisé
00:51:43lui-même
00:51:44pour ne pas trouver d'issue
00:51:46on manque de magistrats
00:51:47c'est vrai
00:51:47mais on n'a pas besoin
00:51:48de la collégialité
00:51:49pour fonctionner
00:51:50nous avons un système
00:51:51qui soit disant
00:51:52est le meilleur du monde
00:51:53mais il n'y a pas
00:51:53d'ABA Scorpius en France
00:51:54et ainsi de suite
00:51:55donc le pays
00:51:56étendard des libertés
00:51:58a un peu de mal
00:51:58avec son système judiciaire
00:52:01et ça ne date pas d'hier
00:52:03on comprend Gérald Pandelon
00:52:05c'est ce que nous dit Alain Bohr
00:52:07finalement
00:52:07que ce n'est pas
00:52:08un caillou
00:52:09qui a provoqué
00:52:11cette faille
00:52:12du système judiciaire
00:52:14c'est une multitude
00:52:15d'éléments
00:52:16c'est une faille globale
00:52:18finalement
00:52:18de ce système
00:52:20de cette chaîne judiciaire
00:52:21qui finalement fait que
00:52:22le système
00:52:24aujourd'hui
00:52:24ne fonctionne plus
00:52:25il y a peut-être
00:52:26des éléments
00:52:26d'ordre idéologique
00:52:27puisqu'on a
00:52:29souvent considéré
00:52:31du côté
00:52:32pas tous les magistrats
00:52:35mais un certain nombre
00:52:35de magistrats
00:52:36que les infractions
00:52:37de ce type
00:52:38étaient peut-être
00:52:40moins importantes
00:52:41que les infractions
00:52:42de criminalité organisée
00:52:44et puis
00:52:45forcés d'admettre
00:52:46que
00:52:47les condamnations
00:52:48qui ont été
00:52:49prises
00:52:50dans ce type
00:52:51d'affaires
00:52:53n'ont jamais été
00:52:55d'une extraordinaire
00:52:58sévérité
00:52:59et lorsque
00:52:59effectivement
00:53:00il y a
00:53:01une défaillance
00:53:02du système judiciaire
00:53:03parce que
00:53:04les magistrats
00:53:05ne sont pas parfaits
00:53:07il y a de nombreuses affaires
00:53:08dans lesquelles
00:53:08on se pose ces questions-là
00:53:09on l'évoquait
00:53:11encore il y a quelques jours
00:53:12lors des violences urbaines
00:53:13qui sont venues
00:53:15à Paris
00:53:16en marge
00:53:17de la victoire
00:53:17du Paris Saint-Germain
00:53:18en Ligue des Champions
00:53:19avec des peines
00:53:20qui n'étaient
00:53:20pas inférieures
00:53:22mais très
00:53:23largement inférieures
00:53:25aux peines requises
00:53:26par le parquet
00:53:28et quasiment
00:53:29systématiquement
00:53:30donc ça veut dire
00:53:31qu'il y a un moment donné
00:53:32du côté
00:53:34de la magistrature
00:53:35il va falloir
00:53:35se poser
00:53:36certaines questions
00:53:37il faudrait
00:53:38se poser
00:53:39un certain nombre
00:53:40de questions
00:53:40dans l'hypothèse
00:53:42où l'engagement
00:53:43de la responsabilité
00:53:44du magistrat
00:53:46en raison
00:53:47d'erreurs
00:53:48qu'il aurait pu
00:53:48commettre
00:53:49serait facile
00:53:50on parle des magistrats
00:53:51du siège
00:53:51évidemment
00:53:52magistrats
00:53:53du siège
00:53:54bon
00:53:54vous avez
00:53:55très peu
00:53:56très peu
00:53:56de sanctions
00:53:58disciplinaires
00:53:58et savez-vous
00:53:59qu'en dix années
00:54:00il n'y a eu
00:54:01que cinq
00:54:02révocations
00:54:03de magistrats
00:54:05pourtant
00:54:06le code
00:54:07de l'organisation
00:54:08judiciaire
00:54:09c'est l'article
00:54:09L141
00:54:10du code
00:54:11peut engager
00:54:13le magistrat
00:54:14avoir sa responsabilité
00:54:16c'est le cas
00:54:17de le dire
00:54:17engagé
00:54:19dans l'hypothèse
00:54:19où il commet
00:54:20des fautes
00:54:21sur le terrain
00:54:22de la faute
00:54:22lourde
00:54:23pourquoi est-ce que
00:54:23ça n'arrive jamais ?
00:54:24en pratique
00:54:25vous savez
00:54:25il y a la théorie
00:54:26et puis
00:54:27on l'a vu
00:54:28mais en pratique
00:54:29quelles que soient
00:54:30les erreurs
00:54:30qui peuvent être commettent
00:54:31l'engagement
00:54:32de la responsabilité
00:54:33on parlait
00:54:34de l'affaire
00:54:34Outreau
00:54:35en 2005
00:54:36ce magistrat
00:54:38non seulement
00:54:39n'a pas été
00:54:40lourdement sanctionné
00:54:40mais il a eu
00:54:41quand même
00:54:42une promotion
00:54:42Olivier Vial
00:54:44c'est là
00:54:45où en fait
00:54:45on voit vraiment
00:54:46qu'il y a une vraie
00:54:47aujourd'hui
00:54:47défiance de la justice
00:54:49vis-à-vis de la justice
00:54:50et que le seul moyen
00:54:51c'est à la fois
00:54:54de pointer
00:54:54vraiment les responsabilités
00:54:55individuelles
00:54:56et je suis d'accord
00:54:56avec vous
00:54:57c'est que dans ce cas-là
00:54:58il faut que les sanctions
00:54:59elles soient plus fermes
00:55:00y compris pour ceux
00:55:01qui ont fait
00:55:02des erreurs
00:55:03et on ne peut pas imaginer
00:55:05mon collègue à côté
00:55:06sait ce que c'est
00:55:07quand on est policier
00:55:08l'inspection générale
00:55:09de la police
00:55:10les inspections
00:55:11elles sont lourdes
00:55:12c'est pas la même chose
00:55:13avec le Conseil supérieur
00:55:15de la magistrature
00:55:16on voit bien
00:55:17qu'il n'y a pas
00:55:17le même degré
00:55:19d'exigence
00:55:20vis-à-vis des magistrats
00:55:21qu'on a vis-à-vis de la police
00:55:22donc ça c'est la première chose
00:55:23c'est mettre effectivement
00:55:24un degré d'exigence
00:55:25et avoir des responsabilités
00:55:26beaucoup plus fermes
00:55:27quand il y a des erreurs
00:55:28qui sont commises individuelles
00:55:29mais
00:55:30et c'est là où
00:55:31effectivement
00:55:31il faut être aussi juste
00:55:32le système tel qu'il est
00:55:34aujourd'hui
00:55:35c'est un système
00:55:35qui pousse
00:55:36à la faute
00:55:37en fait le système
00:55:38il est devenu tellement
00:55:39pardon mais c'est même pas
00:55:40qu'il pousse à la faute
00:55:41c'est qu'en fait
00:55:41c'est même pas une faute
00:55:42en fait
00:55:42c'est-à-dire que le système
00:55:43il est fait comme ça
00:55:45le système
00:55:45il est tellement compliqué
00:55:47les magistrats
00:55:49les magistrats d'assises
00:55:51ont effectivement
00:55:52le pouvoir
00:55:53d'avoir une très grande
00:55:56marge de manœuvre
00:55:56il y a ça
00:55:57mais il y a aussi le fait
00:55:57qu'en fait
00:55:58c'est de plus en plus compliqué
00:55:59pour eux par exemple
00:56:00et c'est pour ça
00:56:01que dans les questions de viol
00:56:02on a aussi peu de condamnations
00:56:04c'est qu'il faut prouver
00:56:05et la charge de la preuve
00:56:07elle est extrêmement compliquée
00:56:09dans ces affaires-là
00:56:10à prouver
00:56:10c'est un peu la même chose
00:56:11c'est ce qu'on nous a dit
00:56:12pendant les émeutes
00:56:13c'est la même chose
00:56:14on sait très bien
00:56:15qui a fait quoi
00:56:16sauf que comment le prouver
00:56:18pardon mais c'est pas
00:56:19je suis désolé
00:56:20mais c'est pas qu'une question de preuve
00:56:21c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:56:22c'est la même question
00:56:24que lorsqu'on s'interroge
00:56:25sur la loi
00:56:26et lorsqu'on veut changer des lois
00:56:28aujourd'hui la loi
00:56:29elle est bien faite
00:56:30notamment sur ces sujets-là
00:56:32non parce que je pense
00:56:33qu'effectivement
00:56:33notamment
00:56:34il faut simplifier
00:56:36les dispositifs de preuve
00:56:37alors simplifier
00:56:38ça c'est une évidence
00:56:39mais je parle des lois
00:56:40en matière de peine
00:56:43pour ce type d'infraction
00:56:45la peine
00:56:46c'est pas très
00:56:47une fois que la peine
00:56:47elle est
00:56:48pourquoi elle puisse être appliquée
00:56:50il faut qu'on puisse condamner
00:56:51et pour condamner
00:56:51il faudrait qu'on puisse prouver
00:56:53mais bien sûr
00:56:54mais lorsqu'un procureur
00:56:56c'est la procédure aujourd'hui
00:56:57lorsqu'un procureur
00:56:59requit une peine
00:56:59extrêmement lourde
00:57:01et qu'il a donc suivi
00:57:02également le procès
00:57:03c'est que le procureur
00:57:04y fait également
00:57:05qu'à des preuves
00:57:06qui ont été présentées
00:57:07par les enquêteurs
00:57:08et pendant le procès
00:57:09c'est souvent là-dessus
00:57:10qu'on nous dit
00:57:10qu'il y a insuffisance de preuves
00:57:12et très souvent
00:57:13dans les jugements
00:57:13c'est l'insuffisance de preuves
00:57:14et souvent parce que justement
00:57:15la procédure est devenue
00:57:17extrêmement compliquée
00:57:18et qu'on a de plus en plus
00:57:19de mal à prouver
00:57:19et ça on l'a complexifié
00:57:21sur les dernières années
00:57:22Benjamin Comboulivre
00:57:23Il y a des deux sujets
00:57:24qui étaient intéressants
00:57:25le fait de pouvoir
00:57:26sanctionner des juges
00:57:27on y est évidemment favorable
00:57:28certains parlent d'élection
00:57:30des juges
00:57:30donc je pense que c'est
00:57:31la responsabilisation
00:57:32par la perspective
00:57:33d'une sanction
00:57:33en cas de manquement
00:57:35professionnel avéré
00:57:36qui est nécessaire
00:57:38et après c'est vrai
00:57:39que la matérialisation
00:57:40des faits
00:57:41c'est ça qui empêche
00:57:43de condamner
00:57:44c'est-à-dire que
00:57:44quand vous prenez
00:57:45l'exemple des violences
00:57:46liées au foot
00:57:48quand on a des peines
00:57:49qui sont ridicules
00:57:50c'est-à-dire déjà
00:57:50on n'a que 5%
00:57:51de condamnation
00:57:51sur la finale de la Ligue des Champions
00:57:53de l'année dernière
00:57:53on verra combien
00:57:54on tourne cette année
00:57:55mais les 5% de condamnation
00:57:57on n'était pas
00:57:57sur des sanctions
00:57:58à la hauteur
00:57:59des gravités des faits
00:58:00on tournait avec des travaux
00:58:01d'intérêt généraux
00:58:02ou du sursis
00:58:03et là le souci
00:58:03c'est en effet
00:58:04la matérialisation
00:58:05des infractions
00:58:06donc dans ce contexte-là
00:58:07sur le maintien de l'ordre
00:58:07sur les violences urbaines
00:58:08qui est extrêmement difficile
00:58:09alors comment mieux
00:58:10protéger nos enfants
00:58:11comment mieux les écouter
00:58:13mieux les préserver
00:58:14les sensibiliser
00:58:15sans pour autant
00:58:16tomber dans une forme
00:58:17de psychose
00:58:18parce que c'est évidemment
00:58:19pas ce qu'on souhaite non plus
00:58:20on va s'interroger
00:58:20dans la dernière partie
00:58:21de notre émission
00:58:21on écoutera également
00:58:22le témoignage bouleversant
00:58:24d'Eric Mouzin
00:58:25le papa d'Estelle Mouzin
00:58:26disparu
00:58:27souvenez-vous en 2003
00:58:28alors âgé de 9 ans
00:58:30et dont le corps
00:58:30n'a jamais été retrouvé
00:58:31mais d'abord
00:58:32je vous propose
00:58:32de regarder ce sujet
00:58:33sur la petite Liana
00:58:34qui était-elle
00:58:35son portrait est signé
00:58:36Nicolas Roger
00:58:38souriante
00:58:39Liana mène une vie
00:58:40avec discrétion
00:58:42entre sa famille
00:58:43et le collège
00:58:44installée avec ses parents
00:58:46dans une petite commune
00:58:47de 200 habitants
00:58:48elle est décrite
00:58:50comme très attachée
00:58:51à sa famille
00:58:51sa mère
00:58:53a évoqué le caractère
00:58:54de la jeune fille
00:58:55dans un média local
00:58:56elle est très joviale
00:58:58toujours avec le sourire
00:58:59elle parle beaucoup
00:59:00son père la décrit
00:59:02également comme une fillette
00:59:03avenante
00:59:04et sociable
00:59:05dans son collège
00:59:07à Florence
00:59:07ses camarades
00:59:08et amis évoquent
00:59:09une fille plus discrète
00:59:10et à l'écoute
00:59:11ses parents
00:59:13ont rapporté
00:59:14à la presse
00:59:15des faits de harcèlement
00:59:16subis par Liana
00:59:17depuis l'école primaire
00:59:18en lien notamment
00:59:20avec des querelles amoureuses
00:59:21selon d'autres élèves
00:59:23de son collège
00:59:24malgré cela
00:59:25Liana ne donne pas
00:59:27de signes
00:59:27de mal-être particulier
00:59:28ses parents
00:59:30ont retrouvé
00:59:30son journal intime
00:59:31dans lequel
00:59:33il n'y aurait
00:59:33aucune trace
00:59:34de pensée sombre
00:59:37cette affaire
00:59:37bien sûr
00:59:38elle nous bouleverse tous
00:59:39elle résonne
00:59:40aussi particulièrement
00:59:41pour les familles
00:59:42de victimes
00:59:42vous vous souvenez
00:59:43certainement
00:59:43de l'affaire Estelle Mouzin
00:59:44petite fille de 9 ans
00:59:45disparue en 2003
00:59:46dont le corps
00:59:47n'a jamais été retrouvé
00:59:48son père Eric Mouzin
00:59:49était l'invité aujourd'hui
00:59:51d'RTL
00:59:51cette affaire le ramène
00:59:53forcément plus de 20 ans
00:59:54en arrière
00:59:55je vous propose
00:59:55de l'écouter
00:59:57quand je pense
00:59:58quand je pense à eux
01:00:01j'ai l'impression
01:00:02que c'est moi
01:00:05comment les aider
01:00:06je dirais
01:00:08faire le choix
01:00:09du bon avocat
01:00:10c'est l'essentiel
01:00:11et le deuxième
01:00:11c'est
01:00:13de consigner
01:00:14par écrit
01:00:16le moindre détail
01:00:17de tout ce qui se passe
01:00:18ces jours-ci
01:00:19parce qu'ils ne savent pas
01:00:20quel est le parcours
01:00:21qui les attend
01:00:22et moi
01:00:23je regrette
01:00:23de ne pas l'avoir fait
01:00:24parce que
01:00:25je me suis rendu compte
01:00:26que j'avais perdu
01:00:27énormément d'informations
01:00:28que les choses
01:00:29s'étaient brouillées
01:00:31vous êtes dans une telle
01:00:32situation de détresse
01:00:34que
01:00:34vous perdez un peu
01:00:35vos moyens
01:00:36leur tristesse
01:00:37leur colère
01:00:38qu'ils ne disent
01:00:39pas pouvoir exprimer
01:00:41aujourd'hui
01:00:41est-ce que ce sont
01:00:42des sentiments
01:00:43qui sont toujours
01:00:43aussi vifs chez vous
01:00:44plus de 20 ans après
01:00:45oui
01:00:46et ils sont amplifiés
01:00:47par le fait que
01:00:49quand je vois
01:00:51ces scènes
01:00:52de recherche
01:00:52dans la campagne
01:00:54des plongeurs
01:00:55dans les plans d'eau
01:00:56et tout
01:00:57j'ai l'impression
01:00:58d'être amené
01:00:5924 ans
01:01:01en arrière
01:01:02ce sont les mêmes choses
01:01:04qui se produisent
01:01:08et nous n'arrivons pas
01:01:09nous
01:01:10collectivement
01:01:11à cerner
01:01:12la difficulté
01:01:13la dangerosité
01:01:13de certains individus
01:01:17on dit
01:01:18les enfants
01:01:19sont une cause nationale
01:01:20et bien c'est
01:01:21les enfants
01:01:21qui sont les principales
01:01:23victimes
01:01:25des troubles
01:01:28de la population
01:01:29et essentiellement
01:01:30masculines
01:01:31donc il y a vraiment
01:01:32un très gros travail
01:01:33à faire je crois
01:01:34et puis il y a
01:01:35le sentiment de culpabilité
01:01:36pour un papa
01:01:37pour une maman
01:01:39nos enfants
01:01:40sont ce qu'il y a
01:01:40de plus cher
01:01:41de plus vulnérables
01:01:42dans notre société
01:01:43on se doit
01:01:44évidemment
01:01:45Myriam Djabali-Larak
01:01:46de mieux les protéger
01:01:47c'est notre devoir
01:01:48en fait
01:01:49les enfants
01:01:50ce sont des personnes
01:01:51fragiles
01:01:52vulnérables
01:01:52mais c'est le devoir
01:01:53de tous
01:01:53c'est le devoir
01:01:54en tant que parents
01:01:55et c'est le devoir
01:01:55aussi de la société
01:01:57surtout quand le danger
01:01:58vient de la société
01:01:59et là clairement
01:02:00le papa d'Estelle
01:02:03parle de bataille
01:02:05alors il a dit
01:02:07traitement
01:02:08enfin
01:02:08il a dit
01:02:09parcours du combattant
01:02:10pour justement
01:02:11faire face
01:02:12et à la justice
01:02:13et à la police
01:02:14et avoir la force
01:02:15et le courage
01:02:16ou trouver les ressources
01:02:18en fait
01:02:18pour continuer
01:02:19à chercher
01:02:19sa fille
01:02:20qui n'a pas été retrouvée
01:02:21et forcément
01:02:21cette affaire
01:02:22de Liana
01:02:23fait écho
01:02:24mais encore une fois
01:02:25par rapport
01:02:25à ce qu'on disait
01:02:26tout à l'heure
01:02:26de mon sens
01:02:28pointer du doigt
01:02:29une personne
01:02:29ou un magistrat
01:02:30c'est l'ensemble
01:02:31du système
01:02:32toute la justice
01:02:32qui est débordée
01:02:33aujourd'hui
01:02:34on va vous dire
01:02:35dans les tribunaux
01:02:36vous le savez
01:02:37les dossiers défilent
01:02:38et les magistrats
01:02:39ne peuvent plus
01:02:40faire leur travail
01:02:40correctement
01:02:41sinon ils sont taxés
01:02:43ils peuvent avoir
01:02:43une vise de forme
01:02:44vise de procédure
01:02:45alors oui
01:02:45la justice
01:02:46ne fait pas totalement
01:02:47ou correctement
01:02:48son travail
01:02:49on est dans un état de droit
01:02:50mais nos enfants
01:02:50sont de plus en plus
01:02:51en danger aujourd'hui
01:02:52alors l'école lance
01:02:54des signaux d'alerte
01:02:54après c'est la place
01:02:56que l'on donne
01:02:57nous on en parlait
01:02:57tout à l'heure
01:02:58quelle place on donne
01:02:59aux signaux d'alerte
01:03:00que nos enfants émettent
01:03:02est-ce qu'on les écoute
01:03:03suffisamment
01:03:03est-ce qu'on est suffisamment
01:03:04formé à les entendre
01:03:06est-ce qu'ils sont écoutés
01:03:07aussi à l'école
01:03:07est-ce qu'ils sont écoutés
01:03:08à l'école
01:03:08est-ce qu'on ne minimise
01:03:09pas également les faits
01:03:14qui existent
01:03:14et qui sont amplifiés
01:03:16bétarame
01:03:16parce que les langues
01:03:17se délient
01:03:18ou trop bétarame
01:03:19alors c'est pas nouveau
01:03:20pour le coup
01:03:20parce qu'on parle
01:03:21de vieilles affaires
01:03:21oui mais ça se succède
01:03:22et ça s'amplifie
01:03:23c'est nouveau dans l'ampleur
01:03:24c'est nouveau dans les formes
01:03:26c'est nouveau également
01:03:27dans l'âge
01:03:29des enfants
01:03:30enfin on n'imaginait pas
01:03:31en tout cas l'ampleur
01:03:32de ces
01:03:34ça c'est peut-être
01:03:35ce qu'on peut souligner aussi
01:03:36c'est-à-dire qu'on peut dire
01:03:37que
01:03:39depuis une trentaine d'années
01:03:40il y a eu aussi
01:03:41beaucoup de progrès
01:03:42de ce côté-là
01:03:43c'est-à-dire qu'il y a
01:03:44moins de déni aussi
01:03:45autour de ces sujets-là
01:03:46de progrès justement
01:03:48dans la connaissance
01:03:48de l'information
01:03:49mais pas dans le traitement
01:03:50non je suis d'accord
01:03:51bien évidemment
01:03:52mais en tous les cas
01:03:52dans le fait de
01:03:54parler dans la libération
01:03:55de la parole
01:03:56aussi sur ces sujets-là
01:03:57mais c'est aussi en même temps
01:03:57plus rageant
01:03:58parce que là on ne pourra pas dire
01:03:59on ne sait pas
01:04:00on sait
01:04:00mais on n'a pas changé la loi
01:04:02on n'a pas changé
01:04:02notre manière de faire
01:04:03alors l'école
01:04:04ce n'est plus aujourd'hui
01:04:05un sanctuaire
01:04:06on ne peut pas dire
01:04:06que c'est un sanctuaire
01:04:07en même temps
01:04:07on n'est pas
01:04:08que ce soit le collège
01:04:11c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:04:12il y a d'autres problèmes
01:04:13c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:04:13on politise tout aussi
01:04:15exactement
01:04:15et puis il faut
01:04:15alors je vais le dire
01:04:16il ne faut pas faire de vagues
01:04:18on a peur d'en dire trop
01:04:19de ne pas en dire trop
01:04:20on sous-traite
01:04:21il y a les infirmières
01:04:22il y a quand on doit
01:04:23se lancer des signaux
01:04:25mais on ne peut pas tout faire
01:04:27c'est ça
01:04:27alors je vous ai entendu dire
01:04:28et je voudrais rebondir
01:04:29là-dessus avec vous aussi
01:04:30Stéphane Amar
01:04:30vous avez parlé
01:04:31de parcours du combattant
01:04:32et ce sont des mots
01:04:33qui reviennent aussi beaucoup
01:04:34au sein de familles
01:04:35de victimes justement
01:04:36d'enfants qui disent que
01:04:39on parlait tout à l'heure
01:04:40de la parole des enfants
01:04:41et qui parlaient
01:04:42de véritable parcours
01:04:43du combattant
01:04:44aujourd'hui justement
01:04:45pour se faire entendre
01:04:46pour arriver à avancer
01:04:48dans ce type d'affaires
01:04:51moi je vous le dis
01:04:52je suis papa
01:04:52c'est des sujets évidemment
01:04:53qui me glacent
01:04:54et sincèrement
01:04:55d'un côté
01:04:57je me dis
01:04:58qu'il faut absolument
01:04:59tout faire
01:04:59pour protéger nos enfants
01:05:02pour les sensibiliser
01:05:03d'un autre
01:05:04je dis
01:05:04il ne faut absolument pas
01:05:04tomber non plus
01:05:05dans une forme de psychose
01:05:07non mais
01:05:07alors d'abord
01:05:08il faut quand même souligner
01:05:09que les professionnels
01:05:10des brigades des mineurs
01:05:11par exemple
01:05:12sont des professionnels
01:05:13extrêmement compétents
01:05:15qui sont eux-mêmes
01:05:18confrontés
01:05:18à un manque de moyens
01:05:19à des affaires
01:05:21qui se multiplient
01:05:21à l'infini
01:05:22ça c'est une chose
01:05:23vraiment très importante
01:05:24de souligner
01:05:25parce que quand je disais
01:05:26tout à l'heure
01:05:26la parole de l'enfant
01:05:27oui là pour le coup
01:05:28il y a déjà une première écoute
01:05:30qui est extrêmement
01:05:32méticuleuse
01:05:32donc ça c'est très important
01:05:34évidemment qu'il s'agit
01:05:35de prendre au sérieux
01:05:36la parole de l'enfant
01:05:37mais prendre au sérieux
01:05:38ne veut pas dire croire
01:05:39c'est une nuance
01:05:40extrêmement subtile
01:05:41mais c'est très important
01:05:42et ça c'est valable
01:05:43dans toutes les affaires
01:05:44lorsqu'on écoute une victime
01:05:45oui oui
01:05:46mais vous savez
01:05:47comme quand on parle d'enfant
01:05:48on doit entendre
01:05:48écouter
01:05:49telle importance
01:05:50qu'on peut un peu mélanger
01:05:52ces nuances très subtiles
01:05:53ça c'est une première chose
01:05:54donc je voudrais juste
01:05:55soulever un symptôme
01:05:57qui montre à quel point
01:05:58on n'écoute pas
01:05:59la parole de l'enfant
01:05:59pour le coup
01:06:01par exemple
01:06:02il y a un enfant
01:06:03qui dénonce un inceste
01:06:05non lieu
01:06:05comme vous dites
01:06:06sur une grande proportion
01:06:07des cas
01:06:08quid de cette parole après
01:06:10rien
01:06:11c'est à dire que
01:06:12la seule préoccupation
01:06:14devient coupable
01:06:15ou pas coupable
01:06:16s'il n'est pas coupable
01:06:18on s'en fout
01:06:18de ce qui a été dit
01:06:19c'est à dire que
01:06:20cette parole là
01:06:21n'est plus entendue
01:06:24alors quand même
01:06:24ça crée un mystère pourtant
01:06:26c'est à dire
01:06:26qu'est-ce qui fait
01:06:27qu'un enfant va désigner
01:06:28telle personne
01:06:30que finalement
01:06:30cette personne
01:06:31va être mise hors de cause
01:06:32et que cette parole
01:06:33parce qu'un enfant
01:06:34peut se tromper
01:06:35vous avez dit
01:06:35ça ne veut pas dire
01:06:35qu'il faut la croire
01:06:36désigner quelqu'un
01:06:37au lieu de quelqu'un d'autre
01:06:39il peut
01:06:39mais en tout cas
01:06:40ça crée un mystère
01:06:41qui est complètement délaissé
01:06:42ensuite
01:06:43une fois que
01:06:44la question de la culpabilité
01:06:45n'est plus retenée
01:06:46absolument
01:06:46mais parce que
01:06:47vous avez dit
01:06:48il faut écouter les enfants
01:06:50leur parole
01:06:51mais il ne faut pas forcément
01:06:51la croire
01:06:52il ne faut pas forcément
01:06:54condamner
01:06:54évidemment
01:06:55il faut laisser faire la justice
01:06:56mais il faut que
01:06:58systématiquement
01:06:59elle soit prise en compte
01:07:01jusqu'au bout
01:07:01absolument
01:07:02c'est ça qui est important
01:07:03élucider le mystère
01:07:04c'est ça
01:07:04l'autre Gérald Pandelon
01:07:05c'est la justice
01:07:06de l'élucider
01:07:07est-ce que ce n'est pas
01:07:07un suivi psychologique
01:07:09aussi derrière
01:07:09d'un enfant
01:07:10parce que
01:07:10la parole d'un enfant
01:07:12veut sûrement dire quelque chose
01:07:13alors oui mais
01:07:14vous disiez
01:07:14elle a identifié quelqu'un
01:07:16c'est peut-être quelqu'un d'autre
01:07:17ou ça veut peut-être dire
01:07:18quelque chose d'autre
01:07:18en tout cas la question
01:07:20c'est qui va élucider ça
01:07:22et ça malheureusement
01:07:23sur la totalité des cas
01:07:25que vous disiez
01:07:25c'est-à-dire la grande proportion
01:07:27des cas où il y a des mis
01:07:28hors de cause
01:07:29ce sont des enfants
01:07:30qui ont dit quelque chose
01:07:32de grave
01:07:32et qui sont laissés
01:07:33complètement à l'abandon
01:07:35alors oui bien sûr
01:07:35ils peuvent consulter un psy
01:07:36mais quid quand même
01:07:38du regard de la société
01:07:39qui est censée protéger l'enfant
01:07:41le juge des enfants
01:07:43Stéphane Amart
01:07:44dernière question
01:07:45il nous reste très très peu de temps
01:07:46sur cette question
01:07:46parce qu'elle est importante
01:07:47je voudrais qu'on termine
01:07:48l'émission là-dessus
01:07:48sur cette question aussi
01:07:49de la psychose
01:07:50parce qu'il y a beaucoup
01:07:51de gens qui nous regardent
01:07:51ça angoisse énormément de gens
01:07:52je le dis
01:07:53parce que moi
01:07:54depuis qu'on en parle
01:07:55je suis particulièrement angoissé
01:07:58comment aussi rassurer
01:07:59comment
01:08:00je ne dis pas rassurer
01:08:01mais comment faire en sorte
01:08:02que justement
01:08:03on ne soit pas terrorisé
01:08:05par ce type d'affaires
01:08:08déjà ce sont des rappels
01:08:10des piqûres de rappel
01:08:12d'une certaine manière
01:08:13c'est-à-dire que
01:08:14de temps en temps
01:08:14peut-être qu'on est un peu cool
01:08:17évidemment on ne voit pas
01:08:17le danger partout
01:08:18et tant mieux
01:08:19mais peut-être que
01:08:20d'une certaine manière
01:08:21il faut se rappeler
01:08:22qu'on est dans une société
01:08:23de plus en plus folle
01:08:23de plus en plus violente
01:08:25et qu'il faut trouver
01:08:27un juste milieu
01:08:27voilà
01:08:28c'est-à-dire qu'il faut être
01:08:28à la fois conscient
01:08:29que nous ne sommes pas
01:08:31au pays des bisounours
01:08:31aujourd'hui
01:08:32si tant est qu'on l'ait été un jour
01:08:33ça c'est sûr
01:08:34mais qu'il y a justement
01:08:36une telle multiplicité
01:08:37et diversité des risques
01:08:39aujourd'hui
01:08:39pour les enfants
01:08:41comme pour les adultes
01:08:41d'ailleurs
01:08:42que ça peut nous rappeler
01:08:44quand même
01:08:44qu'il faut être vigilant
01:08:45en toute situation
01:08:46sans tomber non plus
01:08:47dans des excès
01:08:48mais voilà
01:08:49c'est sûr que c'est
01:08:50un réglage difficile
01:08:52parce que finalement
01:08:53on est sans cesse
01:08:53ramené vers des affaires
01:08:54et des affaires
01:08:55mais il est important
01:08:56on n'a pas le choix
01:08:56voilà
01:08:57merci Stéphane Amar
01:08:58merci beaucoup
01:08:59à Myriam Djabali-Larak
01:09:01merci à Benjamin Combouliv
01:09:02à Olivier Vial
01:09:03et à Gérald Pandelon
01:09:04merci à tous les cinq
01:09:05d'avoir décrypté
01:09:06le meilleur de l'info
01:09:06avec moi
01:09:07on va se quitter
01:09:09avec la grande interview
01:09:11de
01:09:13qui était l'invité
01:09:14de la grande interview
01:09:15ce matin
01:09:16nous avions
01:09:17monsieur Philippe Tabarro
01:09:19le ministre des transports
01:09:20qui répondait aux questions
01:09:21de Romain Desarbres
01:09:23dans la matinale
01:09:23restez bien avec nous
01:09:24c'est dans un instant
01:09:25et juste après
01:09:26ce sera l'édition de la nuit
01:09:27belle nuit à vous
01:09:28bon week-end
01:09:29sur CNews à lundi
01:09:31c'est parti
01:09:31bon week-end
01:09:31bon week-end
Commentaires

Recommandations