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  • il y a 6 heures
Enrique Bonte, 35 ans, conducteur d'engins de chantier et miraculé. Pendant des mois, entre 2021 et 2022, l'ombre de la mort la rôdé autour de lui. Des empoisonnements répétitifs, de plus en plus sévères. Médicaments, mort aux rats, graines de ricin, antigel. Il avait des soupçons mais ne voulait pas y croire. Deux femmes acharnées voulaient bel et bien sa perte.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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00:02C'est l'heure du crime sur RTL
00:07Cette information surprenante dans l'Oise, une mère et sa fille viennent d'avouer plusieurs tentatives d'empoisonnement des plantes
00:14toxiques dans la nourriture.
00:15La victime n'est autre que le compagnon, égendre, il a échappé par miracle à la mort.
00:23Bonjour, Enrique Bonte, 35 ans, conducteur d'engins de chantier et miraculé pendant des mois, entre 2021 et 2022.
00:33L'ombre de la mort a rodé autour de lui, des empoisonnements à la chaîne, médicaments, morora, graines de riz
00:40sain, antigel.
00:42Il avait des soupçons mais il ne voulait pas y croire. Deux femmes acharnées voulaient pourtant sa perte, mais pourquoi
00:47?
00:47Enrique Bonte et les empoisonneuses, l'heure du crime, la seule émission radio 100% fait divers, c'est tout
00:54de suite sur RTL.
01:04Samedi 16 septembre 2023, les gendarmes de la Roche-sur-Yon sont appelés dans le village voisin de Torigny, quartier
01:12du bois au duc.
01:13Sollicité pour une dispute conjugale entre les dénommés Enrique Bonte, 39 ans, conducteur d'engins de chantier,
01:21et sa compagne, Amélie De Bruyne, 35 ans, peintre, carrossière, automobile.
01:27Ce n'est pas la première fois que le couple attire l'attention des autorités.
01:32Depuis deux ans, les gendarmes sont déjà intervenus cinq fois dans cette maison.
01:36Cette fois, Amélie a lancé son téléphone portable en pleine figure d'un riquet depuis le haut de l'escalier.
01:43Il a été légèrement blessé.
01:45Une enquête pour violences conjugales est tout de suite ouverte.
01:48Amélie De Bruyne est placée en garde à vue à la caserne de gendarmerie.
01:52Elle reconnaît avoir eu ce geste brutal qu'elle regrette, mais selon elle, les violences viennent de son compagnon.
01:58Elle le décrit comme insultant.
02:00Il ne cesserait de la rabaisser.
02:01Il s'en prend également à elle.
02:03Physiquement, elle est à bout.
02:05Quand la maréchale des logis lui demande si elle veut déposer plainte, Amélie De Bruyne répond « Non, ça ne
02:11sert à rien.
02:12Si je change d'avis, je reviendrai vers vous. »
02:15Sa mère, Carole de Creton, 59 ans, habite elle aussi dans la maison.
02:21Elle a accompagné sa fille en garde à vue.
02:23Selon elle, Amélie vit un enfer.
02:26Henriquet la manipule.
02:28Il la pousse à bout, affirme-t-elle.
02:30La garde à vue d'Amélie De Bruyne est levée.
02:32Elle recevra une convocation chez le procureur.
02:38Dans une autre pièce, les gendarmes entendent plus longuement Henriquet Bonte.
02:43Le compagnon confirme que son couple part à volo.
02:47Il a rencontré Amélie De Bruyne il y a cinq ans sur un site de rencontre.
02:51Un coup de foudre réciproque, dit-il.
02:53Amélie avait déjà un garçon d'une première union.
02:56Ils ont vécu un temps ensemble en Touraine, puis ils ont acheté la grande maison de Torigny.
03:02Ils ont pris un crédit sur 25 ans.
03:04Henriquet Bonte explique que tout allait bien jusqu'à ce que sa belle-mère vienne s'installer dans la maison
03:11en plein confinement.
03:13Carole de Creton loge dans une petite dépendance.
03:16Depuis ce jour-là, tout a dégénéré, affirme le compagnon.
03:20Sa belle-mère fait tout pour le dénigrer, comme si elle voulait l'éloigner d'Amélie.
03:25Il dit avoir un jour entendu Carole de Creton s'adresser au premier fils de sa compagne, douze ans, avec
03:31ses mots.
03:32« On est mieux, nous, à trois. On va tout faire pour qu'il dégage, l'autre. »
03:37Henriquet Bonte dit alors avoir demandé à la belle-mère de quitter la maison.
03:41« Non, depuis, l'atmosphère est devenue irrespirable. Mère et fille ont fomenté des plans pour m'éliminer et avoir
03:48la maison gratuitement. »
03:50« Lâche Henriquet Bonte. Qu'entendez-vous par là ? » demande le gendarme.
03:54Le compagnon enfonce le clou.
03:56Selon lui, les deux femmes ont tenté à plusieurs reprises de l'empoisonner pour le tuer.
04:01Des anxiolytiques dans son café, une plante vénéneuse, du ricin, de la morora, de l'antigel.
04:09Même les freins de sa voiture ont été sabotés. Les gendarmes sont incrédules.
04:13Le compagnon dit qu'il n'a jamais parlé de tout ça parce qu'il ne voulait pas envenimer la
04:17situation.
04:18Il espérait que les choses se tassent.
04:24Lundi 18 septembre, le procureur ouvre une enquête préliminaire sur les accusations d'Henriquet Bonte.
04:29Ce dernier dit avoir enregistré à son insu les aveux de sa compagne.
04:34Il remet deux enregistrements, 8 et 38 minutes, aux gendarmes.
04:38On y entend Henriquet Bonte demander à sa compagne.
04:42« Tu me dis que tu m'aimes, mais tu as voulu me tuer ? »
04:46Amélie De Bruyne le reconnaît.
04:48Elle précise même que sa mère est au courant.
04:50Le compagnon lui demande alors si elle veut le tuer pour récupérer la maison.
04:55Réponse ?
04:56« Oui, ça fait partie du poids dans la balance. »
04:59« Mais ce n'était pas ça initialement. »
05:01« J'étais malheureuse. Tu m'obsèdes. Pour moi, tu m'appartiens. »
05:06Le tout début d'une incroyable histoire.
05:09Comment une banale affaire de couple qui se déchire, il y en a tous les jours, hélas, en France, et
05:14c'est dans le quotidien, effectivement, des interventions de gendarmerie ou de police,
05:19comment une banale affaire de couple qui se déchire va faire surgir une histoire des plus sombres.
05:23Une suite de tentatives d'assassinat au poison, c'est extrêmement rare.
05:27Le poison, en général, ça sert une fois.
05:29On ne revient pas à la charge avec d'autres produits, etc.
05:32Évidemment, il va falloir vérifier ces affirmations qui sont gravissimes, qui mettent en cause deux femmes, une fille et puis
05:39sa mère.
05:40Donc, effectivement, ça, c'est très grave.
05:42On va en parler dans la suite de « L'heure du crime ».
05:43Pour l'instant, il faut revenir à la grande maison du couple, Enrique Bonte, Amélie De Bruyne.
05:50On est dans un village de Vendée.
05:52Bonjour, Sacha Martinez.
05:54Bonjour.
05:55Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans « L'heure du crime ».
05:58Vous êtes journaliste pour West France.
06:00Vous connaissez très bien cette affaire.
06:01Moi, j'ai lu tous vos articles qui étaient très bons et je me suis bien inspiré de ce que
06:05vous avez écrit pour, évidemment, construire cette émission.
06:08Le couple, il se déchire à partir du confinement, du Covid, c'est bien ça ?
06:13C'est ça.
06:14À partir du moment où ils achètent cette maison en Vendée.
06:19Et à l'origine, ils avaient une première maison ensemble à la chaise Le Vicomte, où Carole de Créton vient
06:26s'installer pendant le premier confinement.
06:28Et à l'occasion du deuxième confinement, ils achètent une autre maison dans un autre village, donc Torini.
06:34Et c'est à partir de là qu'elle vient s'installer de manière définitive, Carole de Créton.
06:39Et c'est là où ça prend de l'ampleur.
06:42Ça prend de l'ampleur, ça dégénère.
06:44D'ailleurs, les gendarmes, ils ont été appelés plusieurs fois pour presque des bisbilles, j'ai envie de dire, en
06:49tout cas des disputes, etc.
06:51Au moins quatre ou cinq fois, c'est ça, Sacha Martinez ?
06:55C'est ça.
06:56Ça va de disputes conjugales, de violences et parfois aussi de tentatives de suicide à l'initiative d'Amélie De
07:05Bruyne.
07:06C'est ça.
07:06Donc, il dira qu'elle fait un peu de chantage, cette femme, etc.
07:09Pour l'instant, on est dans une dispute de couple.
07:11C'est toujours compliqué à savoir qui dit le vrai, qui dit le faux dans ce genre d'affaires.
07:16Bonjour, Mérie Mabkoui.
07:18Bonjour.
07:19Merci beaucoup d'être avec nous, également avec nous dans cette heure du crime.
07:22Vous êtes avocate au barreau de la Roche-sur-Yon et dans cette affaire, vous défendez les intérêts d'Amélie
07:28De Bruyne.
07:29C'est évidemment la compagne d'Henri Ké Bonte.
07:33Un mot, vous aussi, là-dessus, sur ce couple.
07:35Quel couple forme-t-il cet homme et cette femme ?
07:39Alors, au début de leur histoire, on est sur une relation amoureuse extrêmement forte.
07:44Ils se sont rencontrés et rapidement, ils sont venus s'installer en Vendée.
07:49Rapidement, on a cet enfant qui va naître, l'achat de cette maison.
07:53Donc, il y avait une projection dans un avenir commun.
07:57On en parlait à l'instant avec Sacha Martinez.
08:01C'est Henri Ké Bonte qui le dit.
08:03On ne peut croire que lui, puisqu'effectivement, on n'a que cette version.
08:06Il dit que l'arrivée de la belle-mère a tout bouleversé.
08:08C'était pendant le Covid.
08:10Alors, effectivement, le point de bascule, c'est quand la mère de ma cliente va venir s'installer au domicile
08:17qu'ils ont acheté en commun.
08:18Et la victime va voir dans cette belle-mère une concurrente parce que ma cliente et sa mère ont une
08:26relation extrêmement fusionnelle
08:29et une relation qu'on peut qualifier d'exclusive où l'une vit à travers l'autre.
08:35C'est une mère, finalement, Meryem Abkawi, qui surprotège sa fille.
08:40Ça arrive.
08:40Oui, tout à fait.
08:41Depuis toujours, elle a été élevée exclusivement par sa maman et sa grand-mère maternelle.
08:48Et elle était surprotégée par cette mère qui avait perdu un enfant avant la naissance de ma cliente.
08:54Et elle était surprotégée, surgâtée.
08:57On était vraiment, en fait, dans l'extrême de l'enfant roi.
09:03Sacha Martinez, il y a quelque chose d'un peu fou tout de suite qui s'impose.
09:06D'ailleurs, les gendarmes, ils sont surpris par ce que je viens de raconter cet homme.
09:09Parce qu'ils se disent, après tout, qu'il a échappé à la mort quatre ou cinq fois.
09:13Mais pourquoi il n'est pas parti ?
09:14C'est la question qui se pose tout de suite, Sacha Martinez.
09:18Clairement, les premières déclarations d'Henri Bont, elles sont prises avec énormément de circonspections.
09:23L'histoire, elle paraît invraisemblable.
09:25Avoir été empoisonnée pendant des mois par sa compagne et sa belle-mère, ça relève un peu de la fiction.
09:30Et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il enregistre sa compagne à son insu, pour avoir des preuves,
09:34pour être cru.
09:35Qu'est-ce qu'elle dit, la compagne, sur ces enregistrements qui sont faits à son insu ?
09:39Il lui pose des questions, c'est vrai, tu veux m'empoisonner ?
09:43Elle ne dit ni oui ni non, mais enfin, elle finit par dire qu'après tout, elle en a marre
09:46de lui.
09:48Sur ces enregistrements, au cours du procès, elle expliquait qu'ils avaient été pris à son insu,
09:54mais surtout au cours de soirées où les deux étaient alcoolisées et sous-stupéfiants.
09:59Et qu'elle, elle espérait, en lui révélant les moindres détails de son plan, s'offrir une deuxième chance dans
10:07son couple.
10:08Et ça en dit long sur son fonctionnement.
10:10Oui, c'est ça.
10:11Pour l'instant, on en reste là.
10:14Bonjour Mégane Lépiné.
10:15Bonjour.
10:16Merci beaucoup d'être avec nous également dans l'heure du crime.
10:19Avocat au barreau de Nantes, vous êtes l'avocat de Carole de Creton.
10:22Carole de Creton, c'est la maman et c'est la belle-mère de la victime.
10:26Ces deux femmes, mère et fille, se sont embarquées mutuellement dans un projet criminel.
10:31Elles n'en sont jamais sorties finalement ?
10:33Je pense qu'elles sont toutes les deux dans une relation de telle fusion qu'il n'y a plus
10:37de réflexion véritable et puis il n'y a plus de réalité en fait.
10:41Je ne crois pas qu'elles soient toutes les deux dans la réalisation du projet comme si ça allait marcher.
10:47En tout cas, ma cliente, c'est sûr qu'elle ne croit pas que ça peut marcher.
10:51Deux femmes confrontées à au moins cinq tentatives d'assassinat.
10:57Enrique et Bonte et les empoisonneuses.
11:00J'ai voulu me lever, ma tête a tapé contre la table.
11:04Elles étaient toutes les deux sorties pour faire du shopping.
11:06Je devais être mort le soir même.
11:09L'enquête de l'heure du crime, on se retrouve dans un instant sur RTL.
11:12Merci d'écouter RTL.
11:21RTL.
11:24Votre radio.
11:2614h15h, Jean-Alphonse Richard sur RTL.
11:30L'heure du crime.
11:32L'heure du crime consacrée à l'affaire Enrique et Bonte en Vendée septembre 2023.
11:37Ce conducteur d'engin a raconté aux gendarmes avoir failli mourir suite à des tentatives d'empoisonnement.
11:43Il dénonce sa compagne et sa belle-mère.
11:46Les enquêteurs vérifient.
11:47Ces accusations pour le moins spectaculaires.
11:52Les gendarmes se penchent sur les différentes tentatives d'empoisonnement dont aurait été victime Enrique et Bonte.
11:59Outre les deux enregistrements, le compagnon leur a remis une plante séchée.
12:04C'est de l'aconite, considérée comme toxique, voire mortelle.
12:09Elle est surnommée l'arsenic végétal et serait l'un des poisons les plus violents de la flore.
12:15Les enquêteurs vérifient.
12:16Il recense quatre commandes d'aconite passées par Carole de Créton, la belle-mère, sur le site Promesses de Fleurs
12:24entre mai 2021 et novembre 2022.
12:28Enrique et Bonte a décrit les symptômes connus d'une intoxication à l'aconite, des fourmillements dans la bouche, puis
12:35sur les lèvres, des frissons, des contractions musculaires.
12:39Il a aussi retrouvé un jour dans sa nourriture des graines de ricin, une substance 6 000 fois plus toxique
12:47que le cyanure, 12 000 fois plus que le venin de serpent.
12:54Mercredi 27 septembre 2023, Amélie De Bruyne est placée en garde à vue.
12:59Elle conteste les faits, puis face aux preuves d'achat d'aconite et aux enregistrements clandestins, elle admet les tentatives
13:06d'empoisonnement.
13:07Elle ne voulait pas tuer Enrique, assure-t-elle, elle voulait juste qu'il la laisse tranquille.
13:13La compagne reconnaît avoir testé un empoisonnement à l'antigel sur le chien de la maison, qui s'appelle Psycho.
13:21En revanche, elle a renoncé à la morora, car le produit est trop difficile à camoufler dans la nourriture.
13:28Carole de Créton, la mère, est également en garde à vue.
13:31Sa fille, affirme-t-elle, était malheureuse.
13:34Elle lui a conseillé un jour de trouver des plantes pour qu'Enrique tombe malade.
13:38La mère reconnaît avoir commandé elle-même des plantes d'aconite, mais à la demande d'Amélie.
13:44Elle a haché le végétal.
13:46Elle a aussi pilé les graines de ricin mélangées à des olives ou au tabac roulé du compagnon.
13:52Elle confirme que sa fille voulait bien tuer Enrique.
13:58Vendredi 29 septembre, Amélie De Bruyne et Carole de Créton sont mises en examen et emprisonnées.
14:04Face au juge d'instruction de la Roche-sur-Yon, Enrique Bonte raconte de son côté la première tentative d
14:11'empoisonnement.
14:11C'était en 2021.
14:13Amélie lui a un jour amené un café.
14:16Il ignorait qu'il y avait dedans 25 cachets broyés d'Alprazolam, un anxiolytique.
14:23Sur le coup, je n'ai pas fait la différence au niveau du goût.
14:26Puis je n'ai plus réussi à sortir de mon lit.
14:30J'ai voulu me lever.
14:32Ma tête a tapé contre la table.
14:34Amélie et sa mère étaient sortis faire du shopping.
14:36Je devais être mort le soir même.
14:39Amélie est interrogée par le juge.
14:41Elle reconnaît avoir versé 10 cachets une première fois dans le café, 30 la fois suivante.
14:47Elle ne pensait pas que cette dose puisse être mortelle.
14:50Pour l'aconite, en mars 2022, la plante broyée avait été mélangée à du chili con carne acheté chez le
14:58traiteur.
14:59Amélie avait laissé ses plats pour son compagnon.
15:01Elle était partie quelques jours en Tunisie pour faire une liposuction.
15:05Après quelques bouchées, Enrique Bonte n'est plus arrivé à marcher.
15:10Il s'est traîné jusqu'au rez-de-chaussée pour manger du charbon de bois.
15:14C'est un antipoison qu'on donnait au chien.
15:17Quand il a interrogé sa compagne sur ce grave malaise, elle lui a répondu que le chili con carne devait
15:23être périmé.
15:24Amélie confirme avoir eu l'idée de laconite en regardant deux séries télé,
15:29You et Ginny and Georgia sur Netflix, à propos des graines de ricin.
15:34Enrique Bonte se souvient qu'au retour d'Amélie de Tunisie, il a trouvé ses petites graines dures dans un
15:42paquet de tabac à rouler.
15:43Il s'est méfié.
15:44Amélie m'a avoué qu'elle avait vu ça dans la série Breaking Bad.
15:47À un moment, un type fume de la ricine et puis il meurt.
15:51Pour l'antigel testé sur le malheureux chien psycho,
15:54la compagne a eu cette idée après avoir lu qu'une Américaine avait tué de cette façon son mari.
16:00L'enquête compte deux autres tentatives.
16:03L'une à la mort au rat, l'autre en sabotant les freins de la voiture.
16:08La pédale s'est enfoncée à fond, dit le compagnon.
16:11Quand j'ai vu ça, je lui ai dit qu'elle devait arrêter ses tentatives pour me tuer.
16:16Elle m'a répondu que ça devait être un voisin.
16:21Cinq tentatives de meurtre, dont quatre avec des poisons ultra-violents.
16:26Henri Keybonte, c'est un miracle.
16:28Il a survécu pendant des mois à ces attaques dont il ne cessait d'espérer qu'elles cessent.
16:33Mais ni Amélie De Bruyne, ni sa mère Carole de Creuton ne se sont découragées.
16:37Au contraire, elles ont continué à un rythme très soutenu à vouloir tuer cet homme.
16:42Pourquoi cet entêtement ? On va le voir dans la suite de l'ordre du crime.
16:47Il y a ces recherches sur le poison.
16:51Sacha Martinez, vous êtes avec nous.
16:53La question est un peu difficile.
16:54Vous êtes journaliste pour Ouest France.
16:55Mais est-ce qu'on sait pourquoi et comment ces deux femmes ont un beau jour,
17:00comme ça en se levant, j'en sais rien,
17:03décidé qu'il fallait empoisonner le compagnon ?
17:08Comme on le disait tout à l'heure, la situation du couple est extrêmement tondue.
17:12La fille dénonce en réalité des violences à sa mère.
17:14Et l'idée germe, alors on ne sait pas vraiment de qui elle vient,
17:18si c'est de Carole de Creuton ou d'Amélie De Bruyne,
17:21de se débarrasser d'Henri Ponte.
17:23Et à ce moment-là, elles sont en plein confinement,
17:25elles regardent des séries Netflix et elles ont cette idée de l'empoisonner.
17:29Et elles commencent par tester les poisons, le premier, sur le chien de la famille, psycho.
17:33Le chien qui va mourir d'ailleurs.
17:36Tout à fait, elles mélangent de l'antigel à de la viande,
17:39elles lui donnent à manger et le chien va agoniser pendant trois jours sous la voiture
17:43avant qu'elle le fasse.
17:45Alors c'est extrêmement sombre, évidemment, de ce que vous racontez,
17:48ce chien Martinez, pourtant cette maison, elle était plutôt, j'ai envie de dire,
17:52heureuse, joyeuse, lumineuse.
17:55On tombe tout de suite dans une espèce de chose extrêmement dramatique.
17:59Là aussi, il y a beaucoup de choses qui nous échappent.
18:03Oui, c'est compliqué.
18:04Elles ont un fonctionnement très particulier, comme le disait l'avocat.
18:08Elles ont un lien fusionnel depuis des années.
18:11Il faut dire que Carole de Creuton a perdu un enfant quand elle était jeune maman.
18:15La maman, oui.
18:16Qui s'appelait Jonathan.
18:17Et à partir de ce moment-là, elle a surprotégé Amélie De Bruyne.
18:20Et elle lui a tout passé.
18:22Dès qu'elle voulait quelque chose, il semblerait que quand elle lui a proposé
18:28de l'empoisonner, elle a accédé à sa...
18:33C'est ça, elle n'a pas pu refuser en quelque sorte.
18:35C'est ce qu'elle va dire d'ailleurs au cours de cette enquête.
18:38Meryem Apkoui, vous êtes avec nous dans l'heure du crime,
18:42avocate d'Amélie De Bruyne.
18:44Est-ce qu'on sait, Maître Apkoui, comment est-ce qu'elles ont organisé
18:48ces scénarios pour le moins macabres ?
18:51Alors, il n'y a pas d'organisation.
18:53Ma cliente va initier l'idée.
18:55Tout s'enchaîne.
18:56L'achat des substances.
18:58Avec cette inspiration un peu fictive de séries télévisées.
19:04Tout va s'enchaîner en fait à partir de ce moment-là.
19:07Il y a la série Netflix You.
19:09Et il y a Breaking Bad aussi.
19:13Les commandes de plantes toxiques sur Internet,
19:16alors ça, il y a une trace.
19:18C'est accablant pour ces deux femmes.
19:20Tout à fait.
19:21C'est tout le paradoxe de ce dossier-là.
19:23Parce que, pour moi, ces passages à l'acte ne sont pas des plans de génie criminels.
19:29C'est une forme de déconnexion de la réalité de la part de Madame De Bruyne
19:34et de la part de sa maman.
19:36Elles ont trouvé dans une fiction des solutions
19:39pour contrer une réalité qu'elles ne pouvaient plus gérer.
19:43Mégane Lépiné, on entend ce que dit Maître Apkoui.
19:46Vous êtes, vous, l'avocat de Carole de Creuton.
19:48C'est la maman.
19:49Est-ce qu'on sait comment elles se sont organisées, ces deux femmes ?
19:51J'ai envie de dire, comment elles se sont réparties leurs tâches ?
19:53C'est une question à laquelle il est difficile de répondre.
19:56Qu'est-ce qui se passe dans l'esprit de chacune pour décider un tel projet ?
20:00Ce que l'on sait, c'est que Carole de Creuton, elle n'est pas à l'initiative de l
20:05'idée.
20:05Elle ne connaît pas les séries qui sont mises en avant dans le cadre de Zossier.
20:10Certes, Maître, mais votre cliente a testé l'antigel sur le chien de la famille
20:15pour tester le poison avant de le présenter finalement à son genre.
20:20Elle essaye un produit, mais je ne crois pas qu'elle se dise
20:23« Tiens, ma fille va le donner également à son compagnon ».
20:27Je crois qu'elle est vraiment dans une absence de pensée et de réflexion
20:31sur les conséquences de cet acte.
20:33Elle agit dans une forme d'urgence à sauver sa fille.
20:37À sauver sa fille, bien sûr.
20:39Mais Sacha Martinez, un petit mot là-dessus.
20:42On est dans un brouillard dans cette histoire
20:44parce que ces deux femmes s'épaulent l'une et l'autre,
20:49mais elles ne savent pas très bien où elles vont finalement.
20:52On ne sait pas si elles veulent vraiment tuer, à vrai dire.
20:56Elles s'en sont toujours défendues.
20:58Elles reconnaissent qu'elles l'ont empoisonnée,
21:00mais elles ont toujours dit qu'elles n'avaient pas conscience
21:03que ça pouvait entraîner la mort, ce qui est assez curieux.
21:06Sachant qu'elles se répartissaient quand même le travail.
21:08Il y en a une qui préparait les poisons, l'autre qui l'administrait.
21:11C'était assez particulier.
21:13Elles se trouvaient des alibis.
21:15Par exemple, Amélie De Bruyne est partie en Tunisie
21:17pendant que sa mère donnait du poison à Henri Gondt
21:20pour ne pas qu'elle soit accusée de quoi que ce soit.
21:24C'était quand même assez organisé.
21:26Oui, c'était organisé et imprévisible, j'ai envie de dire.
21:29Un mobile bien compliqué à établir.
21:33Henri Ké Bonte et les empoisonneuses.
21:36Elle m'a tellement embobiné que j'ai suivi ses instructions.
21:39Je n'avais plus la force de lui dire non.
21:41L'enquête de l'ordre du crime.
21:42Pourquoi le compagnon devait-il mourir ?
21:45À suivre dans un court instant sur RTL.
21:48Bonne journée sur RTL.
21:58RTL. Votre radio.
22:01L'heure du crime.
22:02Présenté par Jean-Alphonse Richard sur RTL.
22:05Il disait déjà qu'on était en train de l'assassiner.
22:08Il a été clairement empoisonné.
22:10Tous les experts sont d'accord pour le dire.
22:12Les médicaments qu'on a pu retrouver dans le sang sont mortels.
22:17Au programme de l'heure du crime, l'affaire Henri Ké Bonte.
22:20En 2023, en Vendée, ce conducteur d'engin de chantier
22:24accuse sa compagne et sa belle-mère de cinq tentatives de meurtre,
22:27quatre au poison.
22:29Les deux femmes ont reconnu les faits.
22:31Le mobile de la compagne reste très flou.
22:37Les enquêteurs se penchent sur la trajectoire d'Amélie de Bruyne
22:40et de sa mère Carole de Creton.
22:42L'argent semble être au cœur de leurs préoccupations.
22:45Des versements, plus de 80 000 euros en trois ans,
22:48ont essentiellement alimenté le compte d'Amélie de Bruyne.
22:52Sa mère lui versait ses sommes,
22:54argent qu'elle aurait elle-même prélevé sur les économies de sa propre mère.
22:59Une pensionnaire dans un EHPAD dans le Nord.
23:02Au gendarme, la vieille dame certifie qu'elle était d'accord pour de tels versements.
23:06Le frère de Carole de Creton ne l'entend pas de cette oreille.
23:10Selon lui, Carole aurait tout simplement vidé les comptes de leur mère fatiguée et vulnérable.
23:16Il a porté plainte.
23:17Les enquêteurs se demandent si Amélie de Bruyne, qui dépensait sans compter,
23:23n'aurait pas voulu tuer son compagnon pour effacer ses soucis financiers.
23:26Son premier fils, âgé de 12 ans au moment des faits, confie.
23:31La seule chose que ma mère a évoquée devant moi, c'est qu'elle voulait récupérer la maison.
23:36Pour elle, si elle tuait Enrique, l'assurance aurait fini de payer la maison.
23:41Les enquêteurs confirment qu'en cas de décès du compagnon,
23:44les crédits immobiliers seraient remboursés.
23:47Le bien serait alors revenu à 100% à la compagne.
23:55A l'enquêtrice de personnalité, Amélie de Bruyne raconte qu'elle était prisonnière de sa relation avec Enrique et Bonte.
24:02J'ai vu une ou deux séries qui m'ont donné une fâcheuse idée.
24:06J'ai pensé que tout serait mieux s'ils n'étaient plus là, confie-t-elle.
24:09Un psychologue décrit une relation fusionnelle, mère-fille.
24:13Il n'exclut pas que Carole de Creton ait pu entretenir la dynamique mortifère de sa fille.
24:18Carole de Creton dit avoir compris que si sa fille ne pouvait plus posséder Enrique,
24:24alors la seule solution, c'était de le tuer.
24:27Ma fille m'a tellement embobiné que j'ai suivi ses instructions.
24:31Je n'avais plus la force de lui dire non, déclare-t-elle.
24:36Et là, on a l'amorce d'un soupçon un peu palpable, d'un soupçon un peu concret.
24:42Ça fait partie effectivement des mobiles des crimes.
24:45Il y a les mobiles des crimes, il y en a une série très précise.
24:49L'amour, la jalousie et puis il y a l'argent.
24:52Et ici, l'argent est évoqué.
24:53Sacha Martinez, journaliste pour West France.
24:56Vous avez suivi toute cette affaire pour ce grand quotidien West France.
25:01Sacha Martinez, effectivement, le mobile est avancé par les enquêteurs.
25:05L'argent, il y avait pour elle une manière de récupérer la maison,
25:09d'effacer ses dettes pour la compagne.
25:11C'est assez séduisant comme explication.
25:15Oui, les enquêteurs ont creusé de ce côté-là.
25:17Alors, pour la belle-mère, ça ne semble pas être le motif premier
25:19puisqu'elle cherchait surtout à reconstruire le lien fusionnel qu'il l'unissait à sa fille.
25:23Mais pour Amélie De Bruyne, ça fait partie de l'équation.
25:26Elle a réussi à soutirer plusieurs dizaines de milliers d'euros à ses grands-parents en parallèle.
25:29Et en cas de décédering-bonte, effectivement, le crédit de la maison aurait été intégralement remboursé.
25:34Donc, ça peut marcher en quelque sorte, Sacha Martinez.
25:37Ce n'est pas totalement idiot, cette hypothèse ?
25:40Non, et d'ailleurs, ça a été relevé par l'avocate générale dans son réquisitoire.
25:44Pour elle, l'argent est l'un des premiers mobiles.
25:46Donc, ça, c'est important.
25:48Effectivement, on a peut-être une amorce d'explications
25:51sur pourquoi il y a eu cet enchaînement
25:53à vouloir absolument empoisonner cet homme à plusieurs reprises.
25:56Encore une fois, c'est très rare.
25:57C'est une histoire qui est très étrange,
26:00mais qui est rarissime en matière de méthodologie criminelle.
26:04Myriam Apkoui, vous êtes avec nous dans cette heure du crime,
26:07avocate au barreau de la Roche-sur-Yon.
26:09Vous êtes l'avocate d'Amélie De Bruyne.
26:11Amélie De Bruyne, en fait.
26:14Pourquoi tuer le compagnon ?
26:15Pourquoi finalement ne pas se séparer ?
26:17Après tout, c'était bien plus simple.
26:18Et puis, elle n'aurait rien risqué du tout.
26:20Voilà, la chose en restait là.
26:22Ma cliente, elle n'envisageait pas sa vie sans cet homme-là.
26:26C'est tout le paradoxe aussi, encore une fois, de ce dossier-là.
26:30Je pense qu'elle était morcelée entre l'aimer et le rejeter.
26:34Et tout en ayant dans son esprit cette volonté d'avoir une fin heureuse,
26:39comme dans les films.
26:41Comme dans les films, Myriam Apkoui,
26:44entre la mère et la fille, c'est la fille qui semble toujours à la manœuvre.
26:47Ce qui ressortait des débats, c'est que chacune a alimenté le projet de l'autre,
26:56Madame de Crétan, parce qu'elle voulait reprendre cette relation fusionnelle.
27:00Et Madame de Bruyne, c'est parce qu'elle l'aimait,
27:04mais en même temps, elle voulait se libérer.
27:06Et c'était tout ce paradoxe.
27:09Chacune a assumé sa part de responsabilité.
27:14Mégane Lépiné, vous êtes avec nous également dans l'heure du crime,
27:16avocat au barot de Nantes, avocat de Carole de Crétan.
27:19Carole de Crétan, c'est la maman.
27:21Et cette mère, elle n'a jamais voulu,
27:25ou en tout cas n'a pas pu raisonner sa fille, c'est ça ?
27:27Elles ont été enfermées dans leur propre fusion.
27:30Et surtout, ma cliente n'a pas réussi à protéger sa fille en disant non,
27:34puisque c'était la meilleure des façons de la protéger.
27:36Elle l'a protégée de la pire des façons.
27:39Sacha Martinez, c'est vrai que la mère l'a protégée de la pire des façons.
27:44C'est ce que dit Mégane Lépiné.
27:46C'est tout à fait ça, effectivement.
27:48À un moment donné, il n'y a aucune sauvegarde dans cette histoire.
27:50Il n'y a aucun feu rouge qui s'allume.
27:52Toutes les deux sont entraînées sur une pente vertigineuse.
27:56En tout cas, on sent qu'aucune des deux ne met le frein et effectivement que l'une met de
28:01l'eau dans le moulin de l'autre
28:02et qu'elle semble inarrêtable et qu'à chaque fois, les poisons sont plus dangereux
28:07et que les modes opératoires sont plus violents jusqu'à la tentative d'assassinat avec les freins qui sont coupés.
28:14Et ça, effectivement, on a changé de registre parce que finalement, Sacha Martinez, peut-être parce que le poison, ça
28:19ne marchait pas.
28:20Donc finalement, on a cherché à saboter une voiture.
28:22C'est un peu désespéré d'ailleurs comme tentative.
28:25Peut-être.
28:25C'est la dernière en tout cas qui est répertoriée par les enquêteurs.
28:30C'est vraiment le clou de leur macabre en mise en scène.
28:35Oui, c'est ça.
28:36Il y a autre chose aussi, Sacha Martinez.
28:38Je ne sais pas si on peut répondre à ça, parce que je ne l'ai pas trop vu dans
28:41les documents d'enquête.
28:43Mais personne ne s'est aperçu de la détresse de cet homme.
28:47Il n'a pas consulté de médecin.
28:49Il n'y a pas des amis à lui qui lui ont dit « tu ne vas pas bien »,
28:52etc.
28:52Qu'est-ce qui s'est encore passé ?
28:53C'est très étonnant.
28:54Il paraît totalement isolé, Henrique et Bronte.
28:59Henrique Bronte, c'est quelqu'un qui garde beaucoup de choses pour lui.
29:03Et surtout, il avait un enfant en bas âge.
29:06Et je pense que c'est ça qui l'a motivé tout au long de ses années à garder le
29:11silence.
29:11Parce qu'il ne se voyait pas partir et laisser son enfant seul avec Amélie De Bruyne.
29:16Et il a préféré taire tout ce qui s'était passé plutôt que d'en parler à qui que ce
29:20soit.
29:20Il en parle simplement à sa mère en toute fin d'empoisonnement.
29:27Et d'ailleurs, la maman finit par rencontrer Amélie De Bruyne qui lui dit que oui, elle a bien tenté
29:31de tuer son fils.
29:32Et elle lui dit « c'est comme dans la chanson de Johnny, Requiem pour un fou.
29:36Je l'aimais tant que pour le garder, je l'ai tué. »
29:39Voilà. Effectivement, c'est Johnny Hallyday qui entre dans l'heure du crime.
29:43Mais ça peut être une explication.
29:45Mais là, on est vraiment dans une espèce de huis clos.
29:48Ces femmes qui se concertent, etc.
29:50Avec cet homme très isolé, Myriam Abkoui.
29:53Oui, il n'y a eu aucun feu rouge dans cette histoire.
29:56Il n'y avait aucun moment de recul.
29:58Personne n'a dit stop.
30:00Oui, effectivement.
30:01Aucune des deux n'a réussi à calmer l'autre, ni à trouver une autre solution, un autre recours.
30:08D'autant plus que Mme Descrétons n'a jamais su poser les limites à sa fille depuis toute petite.
30:16Au procès, un compagnon totalement traumatisé, Enrique Bonte et les empoisonneuses.
30:23Je n'ai jamais réalisé l'énormité des faits parce que ça, on ne le voit qu'à la télé,
30:28l'enquête de l'heure du crime.
30:30On se retrouve dans un instant sur RTL.
30:32Toute la journée, RTL vous accompagne.
30:42RTL, votre radio.
30:45L'heure du crime, présenté par Jean-Alphonse Richard, sur RTL.
30:49Retour dans l'heure du crime sur l'affaire Enrique Bonte.
30:53Cinq tentatives entre 2021 et 2022, dont quatre au poison violent pour tuer ce conducteur d'engin de chantier en
31:01Vendée.
31:01Sa compagne et sa belle-mère ont reconnu les faits.
31:04Trois ans plus tard, elles sont jugées.
31:08Mercredi 25 mars 2026, Amélie De Bruyne, 37 ans, chevelure blonde, tête bien haute.
31:14Et sa mère, Carole de Creton, 62 ans, visage là, regard perdu, apparaissent dans le box des accusés de la
31:22cour d'assises de la Vendée à la Roche-sur-Yon.
31:24Le parcours de la mère et de la fille, toutes deux inconnues de la justice, est passé en revue.
31:30Carole de Creton avait été très marquée, il y a plusieurs années, par la mort d'un enfant.
31:35Depuis, elle n'a plus jamais rien refusé à sa fille, Amélie De Bruyne.
31:40Maintient que si elle en est arrivée là, c'est parce que Enrique Bonte était violent avec elle.
31:47L'avocate générale fait remarquer qu'il y a la vérité de madame, mais qu'il y a surtout la
31:51vérité du dossier.
31:52Le gendarme, John Lemaire, dit n'avoir jamais vu un tel scénario de sa carrière.
31:58Selon lui, il faut chercher le mobile du côté financier.
32:05Jeudi 26 mars, Enrique Bonte, 42 ans, athlétique, tatouage sur le visage, vient témoigner.
32:11Il raconte avoir dormi 48 heures après sa tasse de café aux anxiolytiques.
32:16Puis les attaques se sont enchaînées.
32:18J'étais tout le temps fatigué, j'avais des maux de tête, mes dents se dévitalisaient.
32:23J'ai été en arrêt maladie pendant un an.
32:26Au début, je pensais qu'Amélie était manipulée par sa mère.
32:29Bonte savait que sa compagne l'empoisonnait, mais à chaque fois qu'il voulait partir, elle lui faisait du chantage
32:35affectif.
32:37Elle allait même jusqu'aux tentatives de suicide.
32:40Il s'est donc senti piégé.
32:41Il a eu un sursaut après le sabotage des freins de sa voiture.
32:44Il a pris conscience que leur fils de 3 ans, qui transportait dans l'auto, aurait pu mourir.
32:49L'avocate générale accuse Amélie De Bruyne d'avoir associé son propre fils de 12 ans aux tentatives de meurtre.
32:56« Il vous a vu verser de l'antigel dans le café ? Comment lui avez-vous expliqué tout ça
33:01? » demande la magistrate.
33:03Réponse d'Amélie « Je ne sais pas. »
33:05À Carole de Creton, on demande qui a eu l'idée de l'empoisonnement.
33:08Elle répond « C'est ma fille. Je n'ai pas eu le courage de lui dire non.
33:12Je n'ai jamais réalisé l'énormité des faits parce que ça, on ne le voit qu'à la télé.
33:18»
33:19Question encore pour la fille. « Auriez-vous pu empoisonner sans votre mère ? »
33:24Réponse « Non. J'avais l'impression qu'il y avait qu'elle qui me comprenait. Je regrette. »
33:29L'avocate générale demande 20 ans de prison contre la mère et la fille.
33:35Réquisition de 20 ans de prison. On va voir quel va être le verdict, la condamnation dans le chapitre suivant.
33:42Sacha Martinez, vous êtes journaliste pour Ouest France et vous nous accompagnez dans cette heure du crime
33:45pour mieux comprendre ce qui a pu se passer dans cette maison en Vendée
33:49avec ses multiples tentatives d'empoisonnement aux poisons.
33:52Des poisons extrêmement violents, parfois difficiles à trouver, il faut bien le dire.
33:55Il faut avoir de l'imagination ou en tout cas à s'être très bien renseigné pour aller jusque-là.
33:59Voilà. Ces accusés, on les voit en chair et à noces, dans le box des accusés.
34:04Comment se comporte-t-elle ? À quoi ressemble-t-elle ?
34:07Alors, il apparaît une forme de déni chez ces deux femmes.
34:12Tout au long du procès, elles n'ont cessé de se poser en victime,
34:17l'une de la manipulation de sa fille, l'autre du comportement de son ex-conjoint,
34:22ce qui ne ressortait pas en réalité du dossier.
34:25Et effectivement, physiquement, quand on voit Amélie De Bruyne,
34:29grande, blonde, et lancé, les yeux très clairs,
34:31on a du mal à imaginer cette femme-là préparer tout un plan pour éliminer son conjoint.
34:38Oui, c'est étonnant. Il y a un contraste comme ça,
34:40un contraste entre le physique et puis les faits eux-mêmes.
34:44Ça arrive d'ailleurs assez souvent aux assises.
34:46On est un peu surpris par la personne qu'on voit en se disant
34:49« Mais après tout, elle ou il n'a pas la tête d'un tueur. »
34:52Même si une tête de tueur, il faut bien le dire, ça n'existe pas.
34:56Encore une question pour vous, Sacha Martinez.
34:57Est-ce que ces deux femmes, la mère et la fille, continuent à se soutenir ?
35:01Ou bien est-ce qu'elles s'ignorent ?
35:06Alors, la mère continue à soutenir Mordicus, la fille, quoi qu'il arrive.
35:10Même contre son gré, même quand les éléments vont contre elle,
35:13elle continue de la soutenir en disant qu'elle aurait dû l'arrêter,
35:16que c'était aussi de sa responsabilité.
35:18et la fille se défausse un petit peu sur la mère de manière opportune.
35:24C'est ça, pour essayer d'alléger un petit peu sa responsabilité.
35:29Elles sont toutes les deux, donc autant partager le poids du verdict qui va arriver.
35:36Meryem Apkoui, vous êtes avec nous dans cette heure du crime,
35:39avocate d'Amélie De Bruyne.
35:41Votre tâche est difficile, maître Apkoui,
35:43parce qu'effectivement, Amélie De Bruyne,
35:46elle est présentée comme la principale empoisonneuse, j'ai envie de dire.
35:49Quelle est l'ambiance déjà à ce procès ?
35:51Alors, l'ambiance, elle est extrêmement lourde,
35:54parce que ma cliente n'a pas vu sa mère depuis leur incarcération,
36:00suite à la mise en examen.
36:01Et c'était la première fois qu'elle allait voir sa mère être à côté d'elle.
36:09Et donc, il y a eu une décompensation juste avant le début du procès.
36:14Et donc, c'était extrêmement lourd comme ambiance.
36:17Pas de véritable réponse de la part des accusés.
36:20sur le pourquoi, pourquoi on a fait ça ?
36:23On a quelques réponses, mais il y a des questions qui demeurent.
36:27Notamment, cet enregistrement, l'aveu de ma cliente,
36:31l'enregistrement que M. Bonte a gardé pendant 12 mois.
36:35On ne sait pas pourquoi il l'a gardé.
36:36Ça, c'est un vrai mystère, parce que la logique veut
36:39qu'on a un enregistrement d'une personne qui avoue quand même
36:42des tentatives d'empoisonnement.
36:45La logique veut qu'on parte voir les autorités
36:48pour faire valoir ses droits.
36:50et faire acter des choses.
36:52Et là, il n'y aura pas d'explication.
36:53Effectivement, on se demande pourquoi cet homme, encore une fois,
36:56c'est une des questions, mais qui n'a jamais été résolue.
36:58Pourquoi il a été aussi passif, finalement ?
37:00Pourquoi il a attendu aussi longtemps avant de se manifester
37:04et de dire qu'il était en danger ?
37:07Sacha Martinez, Enrique Bonte, justement,
37:10il vient à ce procès.
37:11C'est un grand gaillard, Bonte, on l'imaginait peut-être petit, chétif,
37:16soumis à une femme qui voulait l'empoisonner.
37:18Pas du tout, il a un physique plutôt costaud.
37:21Il va s'écrouler en sanglots.
37:22Il est complètement perdu, cet homme.
37:24Il est très, très fragilisé lorsqu'il vient témoigner.
37:28Oui, on sent qu'il est encore profondément marqué
37:30par ses tentatives d'empoisonnement.
37:32À la barre, sa voix tremble.
37:34Durant tout le procès, il est incapable de regarder les accusés,
37:37ne serait-ce qu'une seule fois.
37:38Et c'est vraiment à la lecture de l'audition du premier fils d'Amélie De Bruyne
37:42qu'il craque et qu'il quitte la salle d'audience en pleurs.
37:46Et il est encore sous le choc.
37:47D'ailleurs, je crois que les psychiatres, les psychologues,
37:50les médecins vont dire qu'il est très fragilisé.
37:54Oui, tout à fait.
37:55Ils sont incapables de dire les répercussions qu'il y aura à long terme.
37:59Mais en tout cas, d'ailleurs, ça a été renvoyé sur l'intérêt civil de ce côté-là.
38:02Mais il est à vie marqué par ces événements.
38:07Mériem Abkoui, encore une question pour vous.
38:09Une petite question.
38:10Est-ce qu'elle a exprimé des regrets, Amélie De Bruyne ?
38:13Parce que je n'ai pas trop lu ça, moi, dans les comptes rendus de procès.
38:17Est-ce qu'elle a regretté ce qu'elle a fait ?
38:19Oui, Mme De Bruyne, elle a exprimé des regrets bien avant l'audience.
38:24Mais l'audience lui a permis d'être confrontée aussi à la souffrance de la victime.
38:30Souffrance psychologique, parce que c'est plus la souffrance psychologique qui reste.
38:34Et cet homme, il reste le père de son fils.
38:39Donc effectivement, oui, oui, elle a pu exprimer des regrets et des remords.
38:44Après trois jours de procès, le verdict, Enrique Bonte et les empoisonneuses.
38:50C'est un survivant, il n'imagine même plus une relation sentimentale.
38:54L'enquête de l'heure du crime, je vous retrouve tout de suite sur RTL.
38:58Cette émission vous intéresse ? Vous en voulez plus ?
39:01Retrouvez toutes les archives en podcast sur l'appli RTL.
39:05L'heure du crime, présentée par Jean-Alphonse Richard sur RTL.
39:10Dans l'heure du crime, l'affaire Enrique Bonte.
39:13Cinq tentatives de meurtre contre ce conducteur d'engin de chantier en Vendée 2021-2022.
39:20À quatre fois, il a été empoisonné.
39:22Médicaments, plantes toxiques, ricines, mort au rat.
39:26Sa compagne et sa belle-mère, jugés trois ans plus tard, voici le verdict.
39:35Vendredi 27 mars 2026, en fin d'après-midi, Amélie De Bruyne, la compagne de Enrique Bonte,
39:41est condamnée à 20 ans de prison pour avoir voulu tuer son compagnon en tentant de l'empoisonner à plusieurs
39:47reprises.
39:48Sa mère, Carole Decreton, écope elle de 15 ans de réclusion criminelle.
39:53Dans son réquisitoire, l'avocate générale avait demandé de ne pas faire de différence entre les deux accusés.
39:59Un projet criminel macabre, construit par un couple mère-fille, selon elle.
40:04Une répartition des tâches.
40:06L'une broie les poisons, l'autre les administre.
40:14L'avocat d'Enrique Bonte présente son client comme un survivant.
40:18Il le décrit comme un homme qui n'imagine même plus une relation sentimentale.
40:23Quelqu'un qui se méfie, se force aujourd'hui à ne plus jeter l'eau qu'on lui sert pour
40:28se faire un café.
40:29Ce que veut M. Bonte, dit l'avocat, c'est de ne plus entendre jamais parler de tout cela.
40:36C'est partir.
40:38On a essayé de me détruire mais je suis resté debout.
40:41La justice a rendu son verdict et la vérité se fait entendre.
40:46La vérité se fait entendre.
40:48Quelques mots de Enrique Bonte, il n'a pas voulu en dire beaucoup plus.
40:52C'est un homme qui est traumatisé et qui veut surtout oublier, tourner la page comme dit son avocat.
40:58La voix d'Enrique Bonte, c'est un document Ouest France et évidemment c'était à l'issue du procès.
41:05Sacha Martinez, vous travaillez à Ouest France.
41:07Vous êtes celui qui a tout suivi de cette affaire, journaliste dans ce grand quotidien de l'Ouest de la
41:12France.
41:13Amélie De Bruyne, elle est l'écope de 20 ans de prison tout simplement parce que c'est la suspecte
41:23principale.
41:24C'est celle qui a administré les poisons.
41:29Et puis il y a quelque chose qui a beaucoup déplu au juré.
41:32C'est qu'elle a voulu vraiment se faire passer tout au long du procès comme une victime.
41:36C'est exact, Sacha Martinez ?
41:38Oui, tout à fait.
41:40L'avocat général avait requis 20 ans de réclusion contre les deux accusés.
41:43Et le jury a bien fait une distinction entre le rôle de la mère et la fille.
41:46L'âge de Carole de Créton a aussi joué un rôle dans la peine.
41:49Mais elle semblait moins dangereuse que sa fille qui est apparue totalement manipulatrice tout au long de l'audience et
41:55qui s'est victimisée.
41:58Et sa mère la soutenait dans cette victimisation ?
42:01Ou bien elle a pris finalement du recul ?
42:05Parce qu'à un moment donné, la mère, elle dit, moi je me suis fait avoir dans cette histoire.
42:09Elle m'a raconté n'importe quoi.
42:10Voilà, donc c'est ce qu'elle dit.
42:12Oui, on sent qu'il y a un début de prise de conscience au tout début du procès.
42:17Mais en fin de procès, on sent pour autant que Carole de Créton, elle retombe sous la coupe de sa
42:21fille.
42:22Incroyable.
42:22Et qu'elle veut croire à l'histoire que sa fille lui a racontée pendant des années.
42:28Enrique Bonte, il faut dire un mot là-dessus.
42:30Parce que vous nous avez dit tout à l'heure qu'il avait une santé fragile.
42:34Il a été extrêmement choqué par cette histoire.
42:38Lui, c'est la victime.
42:40Cinq tentatives d'assassinat.
42:43Quatre avec des poisons très très puissants.
42:45Il n'est pas mort.
42:47Mais on sent qu'à ce procès, il y a une espèce de voile qui est tombée sur lui.
42:52Il ne sera peut-être jamais plus comme avant.
42:54Enfin, on espère qu'il arrivera évidemment à faire le deuil, entre guillemets, de toute cette histoire.
42:58Mais il est complètement brisé.
43:00Il l'est complètement brisé.
43:02Tout ce qui lui reste et la seule chose pour laquelle il tient debout, c'est son fils qui est
43:07aujourd'hui à six ans.
43:08Il le répète et il le martèle.
43:09C'est son seul moteur.
43:11Et c'est pour lui qu'il a tenu jusqu'au procès parce qu'il était vraiment très usé.
43:15Et c'est pour lui qu'il avait l'intention de quitter la Vendée pour s'offrir un nouveau départ.
43:20Il n'a plus parlé après.
43:21Il vous parle un petit peu à West France à la sortie.
43:24Je crois qu'il avait parlé pendant l'enquête.
43:26À votre journal aussi.
43:27Mais ensuite, c'est fini.
43:29Oui, il a toujours refusé de répondre aux autres médias.
43:32Lui, il ne voulait pas tellement que ça soit médiatisé.
43:35Il m'a fait la gentillesse de dire un mot à la toute fin.
43:38Mais il était vraiment très éprouvé.
43:39Très éprouvé.
43:42Mégane Lépiné, vous êtes avec nous dans cette heure du crime.
43:44Avocat au barreau de Nantes.
43:46Avocat de Carole de Creton, ça c'est la maman ou la belle-mère, comme on voudra.
43:52Les condamnations quand même, 20 ans et puis 15 ans de prison, c'est sévère.
43:57Je crois qu'elles avaient chacune une responsabilité qui était propre.
44:01Je crois que ça ressortait du dossier.
44:02Je pense aussi que c'est ressorti des débats.
44:05La différence en tout cas de peine apparaît justifiée au regard de la participation de chacune à ces faits.
44:11Leur attitude l'une envers l'autre à ce procès, on en a parlé un petit peu.
44:14Vous les avez observées, vous êtes l'avocat d'une des parties.
44:18Elles sont toujours restées finalement pas très loin l'une de l'autre.
44:22Il y a véritablement deux personnes qui sont côte à côte dans le box et qui écoutent ce qu'on
44:28leur dit et ne se parlent pas, ne se regardent pas.
44:31Elles sont dans ce qu'on attend d'elles devant une juridiction.
44:35Répondre aux questions et faire face à leurs responsabilités toutes les deux.
44:39Meryem Apkoui, vous êtes également avec nous dans cette heure du crime et depuis le début de cette émission.
44:43Vous êtes, je le répète, avocate au barreau de la Roche-sur-Yon, l'avocate d'Amélie De Bruyne.
44:49Votre cliente, 20 ans de prison pour votre cliente.
44:52Elle a pris conscience de beaucoup de choses.
44:55Votre cliente, vous disiez tout à l'heure qu'elle s'était excusée, qu'elle avait des regrets, qu'elle
45:00avait des remords.
45:01Elle a pris aussi conscience peut-être de la relation, j'ai envie de dire toxique.
45:05Il y a beaucoup de toxicité dans le dossier entre les poisons et les relations.
45:09Mais de la relation presque toxique qu'elle avait avec sa mère.
45:13Alors, elle a pris conscience que la relation avec sa mère était malsaine, n'était pas adaptée, n'était pas
45:21une relation mère-fille.
45:23Après sa détention et les soins psychologiques qu'elle a pu mettre en place lui ont permis en fait de
45:28poser les mots sur cette relation
45:31et de dire que c'était de la dépendance affective vis-à-vis de sa mère.
45:36Qu'est-ce qu'elle devient ? Votre cliente, Amélie De Bruyne, maître Apkoui, est-ce qu'elle est toujours
45:44en prison ?
45:45Oui, elle poursuit sa peine de prison.
45:48Elle a été admise pour des études supérieures.
45:52Donc, elle travaille sa réinsertion et en même temps, elle poursuit ses soins parce qu'elle sait qu'elle a
45:57une personnalité particulière
46:00et elle veut travailler cette personnalité pour une réinsertion dans notre société.
46:09Sacha Martinez, quelques questions avec vous.
46:11C'est important.
46:12Il n'y a pas eu de procès en appel ?
46:15A priori, on va en rester là, c'est bien ça Sacha Martinez ?
46:19Oui, dans les premiers jours qui ont suivi le procès, Amélie De Bruyne avait fait appel de sa condamnation
46:24et elle s'est finalement désistée avant la fin du délai, donc il n'y aura pas de procès en
46:28appel.
46:29Racontez-nous un petit peu, Sacha Martinez, qu'est-ce qui vous a marqué dans cette affaire ?
46:33Et depuis le début, parce que vous l'avez suivi depuis le début, je pense qu'au début, vous avez
46:37été très étonné, encore une fois, par ce qui se passait
46:40parce que c'est du jamais vu en matière d'empoisonnement et à ce niveau criminel.
46:45Tout à fait. La première fois que j'en entends parler, même les gendarmes sont vraiment...
46:50Ils tâtiennent, ils se disent que ce n'est pas possible et au moment où il y a l'ouverture
46:54d'informations
46:55et où on sait qu'elles vont être mises en examen, il y a quelque chose qui tombe
46:59parce qu'elles reconnaissent tout de suite les faits et on se dit qu'on est dans un dossier qui
47:04relève de l'exceptionnel
47:05parce que des empoisonnements avec des séries Netflix, autant de rebondissements, c'est vrai que ça marque
47:11et le fait que les deux accusés se soient soutenus l'une l'autre pendant des années, c'est ça
47:19aussi qui m'a marqué.
47:21Sur place, qu'est-ce qu'ils se racontaient dans ce petit village de Vendée, etc. ?
47:26Qu'est-ce qu'on disait quand vous avez interrogé les uns et les autres ?
47:29Ou les gens qui connaissaient d'ailleurs Enrique Bonté et sa compagne ?
47:35Au fond, ils étaient assez isolés du reste du village, ils étaient vraiment dans un hameau de Torigny
47:40donc ils avaient peu de relations en dehors de leur couple et c'est vrai que comme ils vivaient en
47:44vase clos
47:44il y a peu de choses qui sont sorties auprès des riverains et auprès des habitants.
47:50Cette histoire, Sacha Martinez, c'est un emballement, vous l'avez bien dit, petit village, belle maison, en huis clos
47:59ils ne connaissent pas grand monde, ils sont un peu isolés et il y a eu comme ça quelque chose
48:04qui s'est monté tout seul dans ce logement.
48:07C'est sûrement celle d'un engrenage au fond parce que c'est l'histoire d'une mère qui se
48:11met au service de sa fille
48:12et d'une femme qui a manipulé tout le monde pour arriver à ses fins.
48:16Merci beaucoup Sacha Martinez, Maître Mégane Lépiné, Maître Myriam Apkoui d'avoir été les invités aujourd'hui de l'heure
48:24du crime.
48:24Merci à l'équipe de l'émission, rédactrice en chef Justine Vigneault, préparation Romain Diverès, Valentin Bardet, réalisation en direct,
48:32Jonathan Griveaux.
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