Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Avec Elisabeth Lévy et Philippe David

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-06-16##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:05Connerie.
00:080826, 300, 300, alors qu'il est 8h36 sur Sud Radio.
00:11Très bonne ambiance en ce mardi matin dans le studio.
00:14Elisabeth Lévy à ma droite, Philippe David à ma gauche.
00:17On va se poser cette question parce que quand même depuis quelques heures,
00:19on a les images en boucle du président français avec le président américain,
00:23Donald Trump face à Emmanuel Macron.
00:24Et la question que j'ai envie de vous poser en studio bien sûr,
00:27mais aussi avec vous, amis auditeurs, 0826, 300, 300.
00:31Est-ce que depuis quelques années quand même, quand on voit ces images,
00:33parfois ces deals, comme on dit, réussis entre Emmanuel Macron et Donald Trump,
00:36est-ce que la France a appris à parler le langage de la force ?
00:40Elisabeth Lévy.
00:41Alors là, c'est une drôle de question, je dois dire,
00:45parce que ce que je vois, c'est plutôt un président qui, là pour le coup,
00:49qui approuve, comment il a fait ?
00:52Il a félicité Donald Trump pour son super deal.
00:55Écoutez, là franchement, le super deal, j'en suis bien désolé d'ailleurs,
01:00parce que moi j'ai été plutôt favorable à cette guerre en Iran.
01:04Mais le super deal, me semble surtout être super pour les Iraniens,
01:07pour l'instant, pour ce qu'on en sait.
01:09J'attends la signature.
01:10Et par ailleurs, plus largement, pour répondre à votre question,
01:14le problème d'Emmanuel Macron, c'est que souvent,
01:17il ne parle que le langage de la force.
01:19Cela dit, il faut dire, il faut mettre à son crédit,
01:22je pense que ce qu'il restera de ces deux kérikénas,
01:26essentiellement, c'est quand même une chose fondamentale,
01:28c'est l'augmentation des crédits militaires.
01:31Emmanuel Macron a tenté de mettre la défense de la France à nouveau.
01:35La montée en puissance de l'armée.
01:36Voilà.
01:36Et donc ça, je crois quand même que c'est du dur et c'est du long terme.
01:40Et il faut lui en être...
01:41Enfin, moi je lui mets ça à son crédit.
01:43Mais c'est intéressant ce que vous dites sur Emmanuel Macron
01:45parle toujours le langage de la force.
01:47Ce n'est pas l'impression qu'il a pu donner
01:48dans certains autres dossiers internationaux.
01:50Vous, vous dites, il a toujours essayé cette méthode-là.
01:52Non, ce que je veux dire, c'est que le problème...
01:53Je ne sais pas qu'il parle tout...
01:54Non, mais il faut laisser Philippe...
01:56Non, je ne sais pas qu'il parle toujours le langage de la force,
01:58c'est qu'il ne fait souvent qu'en parler le langage.
02:02Les roulements de mécanique, c'est bien, mais bon.
02:05Par ailleurs, je vous le dis, malgré tout,
02:08sur l'Ukraine, d'abord, je pense qu'il a eu la bonne ligne,
02:11et sur l'armée, je lui suis reconnaissante
02:14de nous préparer au futur.
02:16Voilà, donc, Philippe David.
02:18Sachant que depuis hier, il y a une nouvelle émission
02:20sur Sud Radio qui s'appelle
02:21Les Tontons du Mondial,
02:23je suis obligé de citer Michel Audiard
02:24pour comparer les rapports entre Trump et Macron.
02:27Quand les hommes de 120 kilos parlent,
02:29ceux de 40 ont une sérieuse tendance à les écouter.
02:32C'est dans le film merveilleux, 100 000 dollars au soleil.
02:34Absolument.
02:34Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, la France,
02:36c'est plutôt le gars de 40 kilos un peu maigrichon,
02:38et les Etats-Unis, c'est un peu John Rambo
02:41ou Schwarzenegger dans Commando,
02:44si vous voyez ce que je veux dire.
02:45Non, pas face à l'Iran, on est bien d'accord.
02:47Mais quand vous voyez, par exemple,
02:48que Trump peut menacer nos viticulteurs
02:51de 100% de taxes,
02:53parce qu'on taxe toutes les boîtes du numérique,
02:56y compris françaises, à 3%,
02:57c'est un scandale.
02:59Vous avez raison, mais ça fait des années
03:01que tous les dirigeants français acceptent,
03:04ils n'ont pas tellement le choix,
03:05l'extraterritorialité du droit américain.
03:09On s'en rappelle dans l'affaire Estone, accessoirement.
03:11Oui, BNP Paribas.
03:12Les amendes Maus, je pensais à BNP Paribas,
03:15une amende énorme.
03:17Donc, le rapport de force, il existe.
03:20Ce n'est pas la peine de le faire comme si
03:24on n'avait pas le même.
03:25Moi, ce qui m'inquiète plutôt aujourd'hui,
03:27c'est que la puissance américaine n'est plus respectée.
03:29Ce qu'on appelle le sud global,
03:32depuis hier, danse la gigue.
03:34Mais c'est sûr.
03:35Donc, moi, j'aimerais une Amérique
03:37qui soit quand même plus fiable que cela.
03:41Et par ailleurs, je pense que
03:44nous, dans l'OTAN et dans tout ça,
03:46on a quand même une position particulière
03:48puisqu'on a la dissuasion.
03:49Encore une fois, ce n'est pas sur ces dossiers
03:51que j'accuserais le plus Emmanuel Macron.
03:54Le rapport de force, c'est quand même une réalité
03:56dont vous ne pouvez pas vous évader comme ça.
04:00Diagnostiqué peut-être avant tout le monde.
04:02La mort cérébrale trop.
04:02Je parle de l'OTAN au début de son quinquennat.
04:04C'était un mois ou deux avant la guerre en Ukraine.
04:06Non mais, de fait.
04:08Non mais, c'est vrai.
04:09Non mais, une chose.
04:10Elisabeth a rappelé les méga ou les gigas
04:12ou les terras amendes
04:13qu'ont dû payer des entreprises françaises.
04:16BNP, Paribas, Alstom.
04:17Mais n'oublions pas une chose.
04:19C'est que si demain,
04:21Trump taxe nos vins et champagne à 100%,
04:24la France n'a aucune manière de rétorsion
04:26parce que c'est l'Europe qui décide de la politique commerciale
04:29et Mme von der Leyen,
04:31pour protéger les industriels allemands,
04:33ne fera aucun geste de rétorsion
04:35pour défendre les viticulteurs français.
04:37On l'a vu d'ailleurs quand Trump a mis,
04:39c'était en Écosse,
04:41en juillet de l'an passé,
04:4215% de droits de douane
04:44à tous les produits français,
04:45enfin européens,
04:46l'Allemagne a dit,
04:47par la bouche de Mme von der Leyen,
04:49qui n'a que la couleur européenne
04:51puisqu'elle ne défend que les intérêts allemands,
04:53il est hors de question de riposter,
04:55évidemment, les industries allemands
04:57dont Trump a perte sur le marché américain.
04:590-826-300-300,
05:01la France a-t-elle appris à parler
05:02le langage de la force ?
05:03Notamment quand on voit
05:04les poignées de main viriles,
05:06comme le disait à l'instant Fabien Roussel
05:07sur notre antenne,
05:08entre Emmanuel Macron et Donald Trump,
05:09j'aimerais qu'on entende
05:10les amis auditeurs au 0-826-300-300.
05:13Bonjour Jaffar.
05:14Bonjour.
05:15Merci beaucoup d'être avec nous,
05:16mon cher Jaffar, ce matin.
05:18Est-ce que vous considérez
05:19que ça y est,
05:19la France a enfin appris
05:20à parler un tout petit peu
05:21le langage de la force ?
05:23Non, pas du tout.
05:24Parce qu'en fait,
05:25là, je veux vous dire une chose
05:26très importante,
05:28et salutations à toute la France,
05:29grand respect,
05:30vive la France.
05:31Voilà, je voulais parler,
05:32vous parlez de l'affaire Alstom.
05:34Le chef d'État,
05:35il est là pour défendre
05:36l'industrie française,
05:38il n'est pas là pour être équitable
05:39au niveau mondial.
05:40Vous voyez,
05:41il est là d'abord
05:42pour servir la nation française.
05:44Donc, ce qui s'est passé
05:45avec Alstom,
05:46vous parlez de Alstom,
05:47c'est très grave,
05:48parce que d'ailleurs,
05:49je vivais à côté
05:50du site de Reichshofen,
05:51il faut appliquer les trains régionaux.
05:53Bien sûr.
05:53Alors, le fait de dire
05:55libre concurrence
05:56et acheter des trains canadiens
05:58au lieu d'acheter
05:58des trains français,
06:01c'est scandaleux,
06:02parce qu'ils ont fait couler.
06:04Il faut rappeler
06:04qu'Emmanuel Macron,
06:05à ce moment-là,
06:05était le ministre de l'économie,
06:07il a eu cette fameuse phrase
06:08quand on avait proposé
06:09de nationaliser Alstom,
06:10il avait dit
06:10« Ici, nous ne sommes pas au Mexique ».
06:12Non, non, non,
06:13ben voilà, c'est grave.
06:14Comment on peut mettre
06:15quelqu'un président comme ça ?
06:16Regardez juste
06:17comment il a été traité,
06:18d'ailleurs,
06:19le patron de Alstom,
06:20deux ans en prison.
06:22Plus un million de dollars,
06:24il a dû vendre tous ses biens.
06:25Est-ce que l'État
06:25a apporté une assistance
06:26à ce grand patron français ?
06:28Non, ça ne peut pas dire.
06:29Ce n'était pas le patron d'Alstom,
06:31mais en tout cas,
06:31c'était l'un des responsables
06:32de la branche énergie.
06:33Il n'est pas là
06:33pour être copain
06:34avec les autres.
06:35Donc, en effet,
06:36un peu plus de rapports de force,
06:37c'est ce que disait
06:38peut-être Elisabeth Théry tout à l'heure,
06:39le langage de la force,
06:40mais il ne suffit pas
06:41que de rouler des mécaniques.
06:42Merci beaucoup, Jaffar,
06:43de nous avoir passé
06:43un coup de fil ce matin
06:44et belle journée à vous.
06:45Ce que dit Jaffar,
06:47c'est Jaffar.
06:47Jaffar est très intéressant
06:49parce que, là,
06:50encore une fois,
06:51Emmanuel Macron
06:52n'est que l'incarnation
06:53d'un mouvement général
06:54des élites européennes
06:56et françaises notamment
06:58et des élites progressistes
07:00avant tout
07:01qui ont considéré
07:02que la nation,
07:02c'était très mal,
07:03qu'il fallait la fondre
07:04dans des ensembles
07:06et que,
07:07comme vous l'avez dit,
07:07madame,
07:08j'allais dire Merkel,
07:10comme l'a dit Philippe,
07:11madame von der Leyen
07:13défend les intérêts allemands,
07:14madame Merkel
07:15défendait les intérêts allemands
07:16et nous,
07:18et nous,
07:18si vous voulez,
07:19nous sommes les bons élèves
07:20de la classe européenne,
07:21c'est-à-dire,
07:22c'est une conception
07:22complètement dévoyée
07:23de l'universalisme français,
07:25en fait.
07:26Comme on est super,
07:27comme on est vraiment génial,
07:28on va se fondre
07:29dans la masse
07:30et porter,
07:32l'Europe va être
07:33une sorte de France
07:34en plus grand.
07:35Ben non.
07:35Vous savez ce que disent
07:36les Anglais,
07:37des Français,
07:38dans une instance internationale,
07:40quand un Français
07:41doit être nommé,
07:42dit toujours oui,
07:43puisqu'il ne défendra jamais
07:44les intérêts de son pays.
07:46C'est quand même terrible,
07:47mais c'est vrai.
07:47puisque vous me faites
07:48un peu de odiaire
07:49ce matin,
07:50mon cher Philippe,
07:50je vous propose quand même
07:51de retourner
07:52vers notre maître à tous.
07:54Tu sais,
07:55quand les types
07:55230 kilos
07:56disent certaines choses,
07:57ceux de 60 kilos
07:58les écoutent.
07:59Je m'étais trompé,
08:00j'ai dit 120 et 40.
08:02Vous êtes nuls !
08:04Le vrai problème
08:05pour ceux qui ont aimé...
08:06Le nombre de fake news
08:07débités par Philippe David
08:08autour de cette table,
08:10c'est choquant.
08:11Et la faiblesse,
08:12en effet,
08:12dans ce film,
08:13c'est d'avoir aimé
08:14la rose des sables.
08:14Pour tous ceux
08:15qui l'ont vu,
08:16ça a été en effet
08:16la faiblesse
08:17du fameux blier dans ce film.
08:19On continue la conversation
08:20ici en studio
08:21avec Philippe David,
08:21Elisabeth Lévy.
08:220 826 300 300.
08:24Cette fois-ci,
08:24on va revenir en France
08:25parce que les conséquences
08:26de la guerre en Iran,
08:27c'est le fameux
08:28prix de l'essence.
08:29On aperçoit finalement
08:30la guerre terminée,
08:31on aperçoit des aides
08:32qui vont être maintenues.
08:33Mais oui,
08:33mais vous soufflez,
08:34mais est-ce que les automobilistes
08:35vont pouvoir un peu respirer,
08:36ma chère Elisabeth Lévy ?
08:37Je suis sûr
08:39que mon voisin
08:40a une idée
08:41très pertinente
08:42sur le sujet.
08:42Exactement,
08:43mais c'est pour ça
08:43qu'on revient avec vous
08:44et Philippe David.
08:46Et rien que pour ça,
08:47vous devez rester avec nous
08:48du plein de la voiture.
08:50On précise,
08:50on ne sait jamais.
08:51A tout de suite.
08:52Le Grand Matin Sud Radio,
08:547h-10h,
08:56Maxime Liedot.
08:588h48 sur Sud Radio,
08:590 826 300 300.
09:01On poursuit la conversation,
09:03on poursuit la discussion
09:04notamment sur les conséquences
09:05de ce qui est en train
09:06de se passer d'une certaine manière
09:07au Proche-Orient
09:08et au G7 actuellement.
09:09Les discussions
09:09sur le prix de l'essence
09:10qui alors,
09:11croyez-le ou non,
09:12met en balle d'une force.
09:13Elisabeth Lévy,
09:14ça en est presque indécent.
09:15Donc je me tourne
09:16d'abord faire,
09:16Philippe David,
09:17également sur la question
09:19qu'on vous pose ce matin,
09:20c'est est-ce que les automobilistes
09:21vont enfin pouvoir souffler ?
09:22Parce que derrière,
09:23ce que ne veut pas avoir
09:24Elisabeth Lévy,
09:25c'est qu'elle va pouvoir
09:25critiquer aussi la machine à gaz
09:26mise en place par l'État
09:28parce que les aides annoncées
09:29mi-avril
09:30qui vont seulement être versées
09:31cette semaine.
09:32Là aussi,
09:33ça dit quelque chose
09:33de notre belle administration.
09:34Philippe David,
09:35vous l'automobiliste convaincu
09:37et chevronné ?
09:37Alors,
09:37j'ai fait pour la première fois
09:39depuis une éternité
09:39le plein à moins de 1,99.
09:41C'était dimanche dernier
09:43et je l'ai payé 1,98,7.
09:46Donc inutile de dire
09:47que pour 0,03 centimes,
09:50on n'a pas débouché
09:51un bouchon de champagne
09:51après avoir fait le plein.
09:53Je n'ai pas regardé
09:53combien ça faisait
09:54mais c'est déjà une bonne chose.
09:55Et ce matin,
09:56en venant sur Sud Radio,
09:57il y a deux pompes à essence
09:58à côté de chez moi.
09:59Elles étaient à...
10:00Le gasoil, pardon,
10:021993.
10:02Donc c'est plutôt bon signe.
10:04Oh, t'as perdu 5 centimes
10:05par la base.
10:07Sinon, il fallait que je pousse
10:08depuis la Normandie
10:09et ça faisait un peu long.
10:11La question,
10:12c'est quand même de se dire
10:13qu'on a beaucoup craché
10:14sur Total
10:15parce que Total
10:16est une victime facile
10:17mais le premier bénéficiaire,
10:20c'est l'État
10:20puisque plus de 60%
10:22d'un litre de sangplon
10:23ou de gasoil,
10:24c'est l'État
10:25qui prend de l'argent,
10:26qui prend des taxes.
10:27Quand on fait le plein,
10:28on met à peu près
10:2940% de produits
10:30et 60% de taxes,
10:32ce qui fait quand même
10:33un peu beaucoup à mon avis.
10:340,826, 300.
10:35Votre raisonnement...
10:36Non, je voudrais quand même
10:36dire un mot
10:37parce que là où je suis en compte...
10:39Pardon.
10:39Je rappelais juste le numéro.
10:40Ah pardon, excusez-moi,
10:42pardon, pardon, pardon,
10:43mon cher Maxime.
10:44Mes priorités à vous désormais.
10:45Mais je voudrais répondre
10:46à Philippe
10:47parce qu'il y a un truc...
10:47Non, là, pour le coup,
10:48je suis sérieuse.
10:49Il y a un truc qui m'agace
10:50dans votre raisonnement.
10:52C'est de présenter l'État
10:53comme un non-pixou
10:54à qui il faut absolument
10:56arracher son magot
10:58comme si l'État
10:59c'était extérieur à nous.
11:00L'État, d'accord,
11:01vit du travail des Français,
11:03vit des taxes
11:04que payent les Français,
11:05vit des taxes
11:06sur l'essence
11:06et si on n'était pas...
11:09Aujourd'hui,
11:10quand vous rentrez des taxes,
11:12elles font du découvert.
11:13Donc, après,
11:14attendez,
11:15après, il faut arbitrer
11:16mais l'idée...
11:17Ah, regardez ce méchant État
11:18qui vous vole votre argent.
11:19C'est moi, l'État.
11:20C'est moi qui te vole ton argent,
11:22en fait.
11:23Non, mais...
11:23C'est pour payer
11:25d'autres choses.
11:27C'est pour...
11:28Donc, c'est pas de l'argent
11:29que Longpixou se prend
11:30pour aller s'amuser tout seul.
11:33C'est de l'argent
11:34qui, de toute façon,
11:35va resservir de la machine.
11:36Le problème,
11:37c'est que si on n'avait pas
11:38un système social
11:39qui absorbe tellement
11:42de nos moyens,
11:43si on n'avait pas
11:45des retraites
11:46qui absorbent un tiers
11:48de la dépense...
11:50Les retraites publiques,
11:51parce que des retraites privées,
11:52elles sont à l'équilibre.
11:52C'est toujours le secret
11:54d'Elisabeth Lédy.
11:54Quand elle n'a rien à dire,
11:55elle fait des coups de gueule
11:56formidables.
11:57Non, mais j'en ai ras-le-bol.
11:58Non, non, j'en ai ras-le-bol
12:00d'entendre parler de l'État
12:02comme si c'était...
12:03Regardez, l'État vous vole !
12:04Arrêtez de flatter les gens.
12:06dans ce sens victimaire.
12:08Attendez, moi,
12:09je ne les jette pas
12:10dans le sens victimaire.
12:11Je vais vous dire
12:12que si vous me mettiez,
12:13moi, à Bercy,
12:14au bout de une heure,
12:15j'aurais déjà un surnom
12:16M. Afouera.
12:18Parce que je peux vous dire
12:19qu'en quelques heures,
12:20je fermerai
12:21une tonne de comités théodules,
12:23les agences d'État,
12:25fin des subventions
12:25aux associations
12:26qui ne servent qu'à planquer
12:27des copains
12:28et tutti quanti,
12:29moi, de l'argent.
12:30Vous en voulez ?
12:31Je vous en trouve.
12:32Alors, attendez,
12:33je viens de recevoir un message,
12:34on vous attend à Bercy.
12:36Par contre,
12:36il y en a peut-être
12:37qui pleureraient.
12:37Je vous le dis tout de suite,
12:39moi, je serais plutôt
12:39Thatcher 1979
12:41quand elle arrive en Angleterre.
12:430826-300-300
12:44après Elisabeth Lévy
12:45qui n'avait rien à dire,
12:46mais finalement,
12:46beaucoup plein de choses
12:47intéressantes pour faire
12:48étoque à Philippe David.
12:49Je vous propose
12:49qu'on aille au standard
12:50avec Loïc.
12:51Bonjour, mon cher Loïc.
12:52Oui, bonjour.
12:53Bonjour.
12:54Alors, j'espère que vous êtes
12:55dans une forme aussi étincelante
12:56qu'Elisabeth Lévy à l'instant.
12:58Est-ce que vous,
12:58vous êtes un automobiliste
12:59et si oui,
13:00un automobiliste soulagé,
13:01j'espère ?
13:02Alors, soulagé, non.
13:04Parce que je rappelle
13:06à toutes fins utiles
13:07qu'il y a trois mois,
13:08on faisait des pleins,
13:09moins d'euros à l'essence,
13:11à moins d'un euro 70.
13:13Donc, à mon avis,
13:15ce seuil-là,
13:15on n'est pas prêt
13:16de le revoir.
13:17Ah oui, donc vous n'êtes pas
13:18du tout, vous n'êtes pas du tout,
13:19on va dire, rassuré
13:21quant au prochain plein
13:22qui aurait, on va dire,
13:2410, 20, plus,
13:25quelques sentiments moins.
13:26Pourquoi ça redescendrait
13:27pas plus ?
13:29Oh, parce qu'on va bien
13:30trouver un moyen
13:31pour une nouvelle crise.
13:32Moi, je ne suis pas certain
13:33que la crise en Iran
13:34va s'arrêter comme ça.
13:36Ce n'est pas parce que
13:36vous avez un grand monsieur
13:37tout blond qui explique
13:39qui gesticule partout
13:39en disant qu'il a obtenu
13:40quelque chose
13:41qu'il faut fondamentalement
13:42le croire.
13:43Après tout,
13:44il veut aussi taxer
13:45nos vins et nos champagnes
13:46de 100% hier,
13:47et puis ça sera peut-être
13:48que 50 aujourd'hui,
13:49puis 20 demain,
13:50et puis 0 après-demain,
13:51et puis voilà.
13:54Les Pakistanais
13:54semblent un peu plus
13:55convaincus que vous,
13:56mais bon.
13:56Mais non, mais Louis,
13:57ça veut dire que
13:57dans votre quotidien,
13:58vous, vous vous préparez
13:59ou à recevoir
14:00un petit paquet d'aides
14:01si jamais vous pouvez
14:02en être le bénéficiaire,
14:03mais en tout cas,
14:04à garder, on va dire,
14:05quelques précautions
14:06sur la route.
14:09C'est Nicolas,
14:09c'est-à-dire que je fais partie
14:10des 46% français qui payent
14:12pour les autres.
14:13Donc Nicolas qui paye,
14:14j'allais dire le deuxième Nicolas
14:15qui croit que c'est...
14:16Je crois que Nicolas
14:16est d'accord avec moi un peu.
14:18C'est ça,
14:19mais je vais être assez...
14:22Enfin, j'ai entendu le débat
14:24entre Philippe Leïde et...
14:27Elisabeth.
14:28Et Elisabeth,
14:29et je vais être très franc,
14:30je suis d'accord avec les deux.
14:31C'est-à-dire que,
14:32moi je suis désolé,
14:33on a un état PIXOU aujourd'hui,
14:36et moi je ne demande pas
14:37l'état d'échec
14:38à droite et à gauche.
14:39Je demande que l'état
14:40fasse un vrai travail
14:41de dégretage.
14:42Voilà.
14:43Moi je demande à l'état
14:44de faire l'essentiel,
14:46le régalien,
14:47la justice,
14:48la diplomatie,
14:49la sécurité,
14:50l'armée, etc.
14:51Mais je ne lui demande pas
14:52d'avoir des agences
14:54qui vont nous expliquer
14:55qu'il faut laver ses slips
14:56une fois par jour,
14:58ses jeans une fois par mois,
14:59ses pulls une fois
15:00tous les 15 jours.
15:01Voilà.
15:02Moi j'attends ça...
15:04Excusez-moi,
15:04c'est un peu démagot.
15:05Vous êtes d'accord avec Philippe,
15:06c'est ça ?
15:07Qu'on soit très clair,
15:09l'essence,
15:09on en a tous besoin.
15:10La transition vers les électriques,
15:12il faut être très clair,
15:13il va encore falloir 5,
15:1410 ou 15 ans.
15:15Moi je vais être très franc
15:16aujourd'hui,
15:17j'ai un véhicule
15:18qui a 260 000 km,
15:20je n'ai pas les moyens
15:21de toute façon
15:22de le changer.
15:23Oui,
15:23donc de toute façon
15:24vous allez devoir faire avec
15:24et on a bien senti...
15:26Je serai avec,
15:27voilà,
15:27parce que je n'ai pas le choix.
15:30Après,
15:30quand je vois
15:31ce que je paye en impôts,
15:33quand je vois
15:33ce qui m'est pris
15:34tous les mois,
15:35quand je vois
15:35qu'aucun des services publics
15:37ne fonctionne aujourd'hui,
15:38que ce soit à l'hôpital,
15:40que ce soit à l'école,
15:41que ce soit à la justice,
15:43réellement,
15:43on se pose la question
15:44de où passe l'argent.
15:46Et le fameux Nicolas Kippé,
15:47mon cher Louis,
15:48qu'on a bien compris
15:48que c'était votre deuxième prénom
15:49dans tous les sens du terme.
15:51Merci beaucoup,
15:52mon cher Louis,
15:53d'avoir été avec nous ce matin
15:54au 0826-300-300,
15:56belle journée,
15:56et donc bon courage
15:57au volant de votre belle caisse
15:58avec 260 000 kilomètres.
16:00Ma chère Elisabeth,
16:01je vous laisse finir
16:02avec un peu de panache
16:03comme vous en avez l'habitude
16:03sur la démagogie.
16:04excusez-moi, Nicolas ne paye pas.
16:06Les comités théodules,
16:07c'est vrai,
16:08mais ce n'est pas ça
16:09qui est le dur de la dépense.
16:1080 milliards.
16:11Ce n'est pas ça,
16:11le dur de la dépense,
16:12pardon,
16:13c'est des retraites
16:15que nous versons
16:16pendant très longtemps
16:17parce que c'est normal,
16:19c'est très bien,
16:19les gens vieillissent,
16:20vivent plus vieux,
16:21mais alors que nous refusons
16:24obstinément
16:25avec une espèce de rage
16:26comme si
16:27d'être notre certitude
16:29d'avoir raison
16:30de travailler plus.
16:31On est suicidaire.
16:33C'est la dépense sociale
16:35avec des allocations
16:36pour ceci et pour cela
16:37qui fait de nous
16:39un peuple de créanciers.
16:40Vous avez toujours
16:41quelque chose
16:42que la collectivité vous doit.
16:44Je dois me taire.
16:44Non, vous ne devez pas vous taire
16:46mais je remarque
16:46que quand Elisabeth arrive
16:48avec une mine renfronnée
16:49en disant
16:50encore ce sujet,
16:51elle explose de mille feux
16:53et ça c'est merveilleux.
16:54Belle journée
16:54ma chère Elisabeth.
16:55Merci mon cher Madelide.
16:57Je vous dis
16:58à tout à l'heure
16:59d'un côté mon cher Madelide
17:00qu'on vous retrouve
17:00dans les vrais voix
17:03évidemment
17:0417h-19h
17:05pour le moment
17:068h56
17:06et vous retrouvez
17:07dans un instant
17:08Jean-François Akili
17:09pour La Vérité en France
17:10qui rentre dans ce studio.
17:11A tout de suite.
Commentaires

Recommandations