- il y a 12 heures
Avec Françoise Degois et Elisabeth Lévy
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h35 sur Sud Radio, vous pouvez continuer de jouer jusqu'à 9h pour aller au parc Astérix,
00:13avec nuit d'hôtel, dîner, petit déjeuner.
00:16Les entrées dans ce parc Astérix qui est aux portes de Paris, côté nord.
00:22Il y a énormément d'attractions, des sensations fortes, des grands spectacles, etc.
00:2750 attractions, 7h20, 18h par SMS, vous envoyez Sud, 7h20, 18h par SMS, Sud,
00:35et vous pourrez peut-être gagner ce matin.
00:39En tout cas, il y a ce tirage au sort qui va avoir lieu dans quelques minutes à 9h.
00:44Donc allez-y, envoyez Sud au 7h20, 18h par SMS.
00:50Alors, Jean-Luc Mélenchon, c'est l'un des sujets du jour.
00:56Françoise de Gois en a parlé ce matin avec ce sondage de nos confrères de Doxa qui le place à
01:0216%.
01:02C'est-à-dire qu'il n'avait été quasiment jamais aussi haut à un an de la présidentielle.
01:08Bon, on va réagir en fait sur ce sujet.
01:10Sur quoi vous voulez réagir au 0826 300 300 ?
01:14Est-ce que vous pensez que le pape a raison de lancer cet appel face à...
01:22Alors, il dit qu'il faut désarmer l'intelligence artificielle.
01:25Est-ce que c'est possible déjà ?
01:27Parce que le progrès, évidemment, partout dans le monde, on est dans le progrès, dans la recherche,
01:35et on avance de plus en plus sur l'intelligence artificielle.
01:37Alors, est-ce qu'il faut la désarmer ? Est-ce qu'il faut mieux la contrôler ?
01:40Enfin, là aussi, j'aimerais vous entendre.
01:43Et puis, comment vous vous adaptez aussi face à ces fortes chaleurs ?
01:46Est-ce qu'on a raison de pousser l'électrification en France ?
01:50Puisqu'il va y avoir un grand plan de lancer ce matin l'équipe de France de l'électrification.
01:57Alors après, c'est de la communication d'Emmanuel Macron.
01:59Et les sauviers, c'est pourquoi ?
02:04Et puis, qu'est-ce qu'il faut choisir ?
02:09On avait mis entre parenthèses le nucléaire.
02:12On le relance depuis quelques années, bien sûr.
02:15Alors, il y a l'éolien, etc., le photovoltaïque, tout ça, c'est plutôt pas mal.
02:19Mais évidemment, ce n'est pas l'unique solution.
02:23Je pense que ça passe par un mix.
02:25Commençons donc par Jean-Luc Mélenchon, 0826 300 300.
02:29Elisabeth Lévy, vous avez entendu l'édito de Françoise Degoy tout à l'heure, à 8h moins 10.
02:34J'ai payé faire demi-tour.
02:36Je dois dire, on m'avait bien déprimé, cher Françoise.
02:39Eh bien, parce que Françoise...
02:41Non, mais je ne vais pas répéter ce qu'a dit Françoise.
02:42Non, mais quand même, les auditeurs n'étaient pas là, forcément.
02:44Elle a rappelé d'ailleurs que ça n'était évidemment qu'un sondage.
02:47Et que c'est vrai que les gens qui sont les favoris un an avant la présidentielle
02:51ne sont pas souvent élus, ou pas toujours.
02:54Il n'empêche ce que vous venez de me dire.
02:56Il n'avait jamais été aussi haut avant un an de la présidentielle.
02:59m'inquiète, mais surtout, ce que ça veut dire, et vous en avez parlé Françoise,
03:04c'est que l'antisémitisme, la haine de la police, la violence en politique,
03:13la volonté assumée de bordéliser, je les cite, et l'Assemblée, et la vie politique,
03:19tout ça...
03:20Bah oui, mais s'ils veulent ça, c'est pour changer le pays.
03:23Non, mais après, qu'on aime ou qu'on n'aime pas.
03:24D'accord, mais tout ça, excusez-moi, l'antisémitisme, par exemple,
03:27ça pourrait dissuader...
03:27Non, pas l'antisémitisme, bordéliser.
03:28Ça pourrait dissuader les électeurs.
03:31La haine de la police quand...
03:33Voilà, donc Françoise, moi c'est ça qui m'inquiète encore plus
03:36qu'un score qui aujourd'hui est ce qu'il est,
03:38mais on verra bien après la campagne.
03:40Cela dit, c'est vrai, c'est probablement
03:42le meilleur politique de la bande.
03:44Ah, bah alors, voilà.
03:45Bien sûr, c'est le meilleur en campagne !
03:47Oui, bien sûr, mais c'est très bien.
03:49Mais c'est dans le niveau, si vous voulez...
03:51C'est pas simplement qu'au royaume des aveugles,
03:53les bornes sont rois,
03:54mais quand vous voyez le niveau général,
03:55à gauche comme à droite, de la classe politique,
03:58quelque chose de très artificiel,
04:00presque d'intelligence artificielle,
04:02qu'est la campagne de Gabriel Attal,
04:05Raphaël Glucksmann, qui, à mon avis,
04:07se trompe de combat...
04:08Pourquoi, c'est-à-dire ?
04:09Parce que quand on fait un livre
04:11qui est un livre programmatique,
04:13et qu'on l'écrit et qu'on le trite
04:15« Nous avons encore envie »,
04:16ça veut dire qu'on se trompe,
04:18on cherche un peu du désir d'avenir, etc.
04:20Mais c'est quasiment un titre pour un romancier.
04:23C'est un titre pour un romancier.
04:24Elisabeth Lévy, qu'est-ce que vous en pensez
04:25de ce titre ?
04:26Françoise va poursuivre.
04:27Nous avons encore envie.
04:29Nous avons encore envie.
04:30Je trouve ça...
04:31Alors, je vais vous dire,
04:32je trouve le titre comme ça un peu cucu,
04:34parce qu'on est un peu au-delà de l'envie aujourd'hui.
04:38J'en ai marre qu'on m'explique,
04:40que machin ne suscite pas le désir.
04:41Bon, ce n'est pas un concours de beauté.
04:43D'un autre côté, Françoise,
04:44vous êtes un peu injuste,
04:46car vous ne pouvez pas juger
04:47l'ensemble de la campagne de Raphaël Gluckman
04:49sur le titre d'un livre.
04:50J'ai lu le livre, moi en question.
04:53Bien sûr, je l'ai lu ce week-end.
04:55Bien sûr, je l'ai lu ce week-end.
04:56Oui, oui, c'est vrai.
04:57Je pensais que vous aviez eu les bonnes feuilles.
04:59Non, non, non, il n'y a pas les bonnes feuilles.
05:00J'ai tout lu.
05:00J'ai lu.
05:02Non, non, mais ce que je veux dire par là,
05:03c'est que ça n'a rien d'indigne,
05:06si vous voulez, ça n'a rien d'indigne.
05:07Mais en face, vous avez un animal politique
05:09à nul autre pareil.
05:10Chacun le sait.
05:12Et c'est véritablement ça le problème.
05:13Le sujet, c'est est-ce qu'on est capable
05:15de passer par pertes et profits
05:18vraiment l'antisémitisme ?
05:19L'antisémitisme, vous savez,
05:20je parle de ma fenêtre.
05:22C'est une notion qui a toujours été
05:24une ligne de démarcation à gauche
05:26dans le pays, mais à gauche
05:27depuis l'affaire Dreyfus.
05:29Et véritablement,
05:30il y aurait un retournement historique
05:32si Jean-Luc Mélenchon pouvait
05:34se maintenir à ces niveaux-là
05:36avec tout ce qu'il a fait depuis 7 octobre.
05:37Bon, 0826 300 300,
05:39c'est Julien.
05:41Julien, Elisabeth.
05:41C'est pas trop embarrassé de l'antisémitisme,
05:43dites-le-le.
05:44Pardon de vous le dire.
05:45Elisabeth, Julien, 0826 300 300
05:48est avec nous.
05:49Bonjour, Julien.
05:49C'est ce que je dis.
05:50Oui, bonjour.
05:51Bonjour à toute l'équipe
05:52et bonjour à tous les auditeurs.
05:53Bonjour.
05:54Qu'en pensez-vous ?
05:56Bonjour.
05:56Moi, pour Mélenchon,
05:58sincèrement, moi,
05:58il me dérange comme là.
06:00Parce que j'ai l'impression
06:00d'avoir déjà affaire à quelqu'un
06:01qui joue un rôle en permanence.
06:03Chez le période électorale,
06:04à chaque fois,
06:05il a douché son image,
06:06il change le ton.
06:07En plus, il essaye d'être rassembleur,
06:08mais dès qu'on gratte un peu,
06:09on trouve la même chose,
06:11brutalité, accessivité,
06:13pardon,
06:13dans la manière de parler aux gens
06:14et faire de la politique,
06:16ça, ça me plaît pas trop.
06:17Moi, je vois quelqu'un de très radical
06:18sur le front avec une vision
06:20qui est quand même très conflictuelle,
06:21je trouve.
06:22Oui, oui.
06:23C'est que j'ai l'impression
06:24qu'il est en quête de pouvoir
06:26quitte à flatter certaines catégories
06:28pour avoir fait un calcul politique.
06:30Donc voilà.
06:31Moi, il y a un vrai problème
06:32de sincérité.
06:34Quand j'entends certaines mises en scène
06:35sur son histoire personnelle
06:37ou certaines déclarations
06:38très émotionnelles,
06:39je ne veux pas rentrer
06:39plus dans le vif du sujet
06:41où on sait tous.
06:42Et je n'ai pas fort de sentiment
06:43qu'il conçoit un récit politique
06:44pour dire les choses
06:46telles qu'elles sont.
06:47Je pense que dans ce sondage...
06:49Il y a des séquences médiatisées.
06:50Oui, oui.
06:51Julien, restez avec nous.
06:52Dans ce sondage,
06:53vous l'avez regardé, Françoise,
06:54il apparaît quand même aux yeux,
06:57en tout cas des gens
06:57qui le placent aussi haut,
06:58comme sincère et authentique.
07:01Sincère et authentique, bien sûr,
07:02mais ça, c'est la force
07:03de Jean-Luc Mélenchon.
07:04Et personne, j'ai coutume
07:05de dire que personne
07:06ne parle aussi bien
07:07au moi profond de la gauche
07:09que Jean-Luc Mélenchon
07:10et même au moi de ce pays.
07:11C'est-à-dire,
07:12quand vous entendez Mélenchon
07:13en discours,
07:13il fait des discours
07:14juste assez souvent
07:16extraordinaires,
07:17de généralité, bien avant.
07:18Et en fait,
07:19c'est le type,
07:20vous vous retrouvez à Balvie,
07:21vous vous retrouvez en orientant,
07:23vous êtes le sans-culottes
07:24de Balvie,
07:25vous êtes le type
07:26qui a pris la Bastille,
07:27il arrive, si vous voulez,
07:28à exhorter
07:30le plus beau de l'histoire.
07:31Et ça, c'est un problème
07:32parce que je suis d'accord
07:33avec notre auditeur,
07:34tout ça est de la rouherie.
07:36De la rouherie.
07:38Vous avez raison,
07:39il faut rappeler aux gens
07:40que derrière le sans-culottes
07:41de Balvie,
07:42il y a le guillotineur
07:43qui arrive de la terreur.
07:45Le père Duchesne.
07:46Et Jean-Luc Mélenchon
07:47adore Robespierre.
07:49Mais Françoise
07:49et notre auditeur
07:51ont mis la main
07:51sur quelque chose
07:51de très important,
07:52c'est qu'à chaque élection,
07:54ce n'est pas seulement
07:55qu'il a douci.
07:56Il sait,
07:57contrairement au reste
07:58de la gauche,
07:58que pour parler aux populos,
08:00il faut sortir le tricolore.
08:02Et en réalité,
08:03lui,
08:03qui passe son temps
08:05à combattre la nation
08:06telle qu'elle est,
08:08à chaque élection,
08:09il ressort le bonnet phrygien,
08:11le drapeau,
08:12la marseillaise,
08:13et tout le sous-time.
08:14Mais au moins,
08:15a-t-il compris ça ?
08:16Alors que la gauche,
08:17un des crimes,
08:18ou une des fautes,
08:19pardon,
08:19de la gauche,
08:20parce qu'elle n'a tué personne
08:21avec ça, c'est d'avoir
08:22abandonné la nation francoise.
08:25Ségolène Royal
08:25avait repris la nation
08:27et elle en a pris
08:27blanc à la patate
08:28en 2007.
08:29L'ordre nouveau.
08:30Elle avait repris
08:30l'ordre juste.
08:32La nation,
08:33le drapeau,
08:34l'ordre nouveau,
08:34c'est l'extrême droite.
08:35Non, mais c'est un clin d'œil
08:36volontaire, je lui disais.
08:37Non, non,
08:38c'est l'ordre juste
08:39et elle avait été
08:40traitée de fasciste,
08:41d'ailleurs.
08:42Je me souviens,
08:42elle avait été traitée
08:43par Jospin de Marcel Déa
08:44parce qu'elle parlait
08:46de l'ordre juste,
08:47qu'elle faisait chanter
08:47la marseillaise
08:48dans ses meetings
08:49et qu'elle avait
08:49le drapeau français partout.
08:51Jospin,
08:52elle l'avait comparée
08:53à Marcel Déa.
08:53Oui, oui,
08:54il l'avait comparée
08:54à Marcel Déa.
08:55Vous voyez,
08:55mais c'est intéressant.
08:56Le fait que Jospin
08:57était quand même
08:58une figure de la gauche
08:59qui parle de la France,
09:00qui parle d'ordre,
09:01hop,
09:01t'es un fachot
09:02et un collabo.
09:03C'est quand même incroyable.
09:04Julien,
09:04pour conclure,
09:05avant de prendre Robert
09:06qui est à Marseille,
09:07qu'est-ce que vous en dites,
09:09alors ?
09:10Julien ?
09:12Ah, Julien.
09:14Vous m'entendez ?
09:14Oui, voilà, c'est ça.
09:15Non, mais Julien,
09:16avant de prendre Robert,
09:17ce que je disais à John,
09:19on va enchaîner.
09:20Mais Julien, oui,
09:21pour conclure de votre côté,
09:24Mélenchon,
09:24donc c'est son combat,
09:26quoi, en fait, aussi.
09:27Lui, quand il y a
09:28des présidentielles.
09:30En fait, c'est ça.
09:31C'est juste,
09:32pour moi,
09:32il joue un rôle
09:32et il veut bordéliser
09:34le débat public
09:35parce que, pour moi,
09:36il allait dans le tirail,
09:36le parti,
09:37il a à tout prix le pouvoir
09:38et il fera ce qu'il se qu'il faut
09:39pour y arriver.
09:39C'est tout.
09:40C'est un homme dangereux,
09:41il faut s'en méfier.
09:42En plus, en tant que policier,
09:43je vous garantis
09:44que je ne vois pas ça
09:45d'un très bon oeil
09:46parce que, déjà,
09:47que le travail est difficile,
09:49donc si, en plus,
09:51on n'a plus aucun pouvoir
09:53au niveau policier,
09:54au niveau politique,
09:55pas politique, pardon,
09:57au niveau judiciaire,
09:59ça ne sert à rien
09:59à autant changer de métier
10:00et puis on laisse la France
10:02partir à volo
10:03et voilà.
10:04Donc, je pense
10:05que c'est un homme dangereux,
10:06il faut vraiment,
10:07vraiment faire très attention
10:08à ce qu'il dit,
10:09ce monsieur,
10:09et à ce monsieur lui-même.
10:10Bon, merci,
10:11en tout cas,
10:12pour votre témoignage.
10:13Est-ce que vous êtes d'accord
10:14ou pas d'accord ?
10:14Est-ce que vous estimez,
10:15au contraire,
10:16que c'est Jean-Luc Mélenchon
10:17qui peut s'imposer
10:18et en donner des couleurs
10:20à la France ?
10:21Il propose une sixième république,
10:23etc.
10:23Non, mais,
10:23moi, je pose toutes les questions,
10:25bien sûr.
10:26Non, je ne suis pas d'accord.
10:26Oui, oui, oui.
10:28Bien sûr.
10:29Il me fait peur,
10:30sincèrement,
10:30c'est un homme qui me fait peur.
10:31Bon, merci, Julien.
10:33Robert est avec nous.
10:34Bonjour, Robert.
10:35Merci.
10:35Bonjour.
10:36Bonjour, Robert.
10:37Bonjour.
10:38On vous prend dans un instant,
10:40Robert.
10:40Vous nous direz aussi
10:41ce que vous en pensez,
10:42bien sûr,
10:43et puis nous poursuivrons
10:44le débat.
10:45Il y a cette autre question
10:46dans l'actualité,
10:48bien sûr.
10:48Avec l'appel du pape,
10:50est-ce que vous avez peur,
10:51pas de Jean-Luc Mélenchon,
10:52mais de l'intelligence artificielle,
10:56demain ?
10:56Est-ce qu'on peut s'en passer ?
10:58Comment faire ?
10:59On ne peut pas s'en passer,
11:00puisqu'elle est déjà là
11:01autour de nous
11:01depuis des années.
11:02Ça s'est passé pendant des siècles,
11:04non ?
11:04Oui, oui, oui, c'est vrai.
11:06C'est vrai.
11:06Enfin bon.
11:08Allez, 8h46 sur Sud Radio.
11:11Le Grand Matin Sud Radio,
11:137h10, Patrick Roger.
11:16Il est 8h48 sur Sud Radio.
11:20Je rappelle que vous avez
11:20quelques minutes encore
11:21pour jouer.
11:23Le parc Astérix,
11:24ça vous tente en famille,
11:254 personnes, etc.,
11:27dans ce beau parc
11:28avec beaucoup de sensations, etc.
11:30Tous ces jeux,
11:31vous envoyez Sud
11:31au 7h28 par SMS
11:33et il y aura un tirage
11:34au sort
11:35pour aller au parc Astérix.
11:37Robert est avec nous
11:39de Marseille,
11:40toujours.
11:41Rebonjour, Robert.
11:42Nous parlions de Jean-Luc Mélenchon
11:44parce qu'il est très haut
11:46dans un sondage Odoxa.
11:49À un an de la présidentielle,
11:50Françoise de Gois,
11:51il est à 16%.
11:52Françoise de Gois
11:53nous le disait tout à l'heure
11:54dans son édito,
11:54il n'a jamais été aussi haut
11:56à un an de la présidentielle.
11:57Et après,
11:58lors des présidentielles,
12:00il termine beaucoup plus haut.
12:01Qu'en pensez-vous,
12:02mon cher Robert ?
12:03D'ailleurs,
12:05bonjour à Elisabeth,
12:06bonjour à François.
12:06Bonjour à Patrick.
12:09Écoutez-moi,
12:09je trouve que,
12:10comme Julien,
12:12il est extrêmement dangereux.
12:14Il est dangereux
12:15pour la France,
12:16il est dangereux
12:17pour la République
12:18parce que,
12:20sous ses bonnets,
12:21ce sont un petit peu
12:23des bonhommes
12:24de chemin,
12:25il fait dire,
12:27c'est bien,
12:28nous allons vous sauver,
12:30vous allez voir.
12:31Et puis,
12:32quand il était jeune,
12:34il se revendiquait
12:35de Sainte-Terre.
12:36Et si vous ne savez pas
12:37ce qu'il y a de Sainte-Terre,
12:38c'était un révolutionnaire
12:40qui était vil et escrocs.
12:42Vous voyez ?
12:43Ah oui.
12:43Oui, Sainte-Terre, oui.
12:45Non mais,
12:46la comparaison,
12:47bon,
12:48vous allez fort.
12:49Ah non,
12:50mais c'est la vérité,
12:52parce que Sainte-Terre,
12:53c'était illustré en Vendée,
12:56en essayant de gazer le terrain
12:58pour qu'il soit plus exploitable.
12:59Vous voyez ?
13:00Pendant la révolution.
13:02Donc, vous voyez,
13:02c'est un genre de personnage,
13:04ils ont été obligés même
13:05de le retirer,
13:06c'était un général
13:09de compagnie,
13:10et il s'est illustré
13:11dans divers trucs comme ça,
13:14comme pour la décapitation
13:17du roi Louis XVI,
13:18il a empêché
13:19de prononcer ses derniers mots.
13:21Oui,
13:24vous êtes quand même pessimiste,
13:26mon cher Robert,
13:28non ?
13:28Ah non,
13:28je ne suis pas pessimiste,
13:29moi,
13:30je suis inquiet,
13:31je suis très inquiet,
13:33ah oui,
13:34oui,
13:34je suis très inquiet
13:36parce que moi,
13:36je suis de la gauche,
13:37mais pas de cette gauche-là.
13:39Vous,
13:39vous êtes pour quelle gauche ?
13:41Là,
13:42aujourd'hui,
13:42qui incarne votre gauche,
13:44mon cher Robert ?
13:46Il n'y en a pas.
13:47Ah,
13:47il n'y en a pas ?
13:47Il n'y en a pas.
13:48Je suis une gauche
13:49souverainiste,
13:50moi.
13:50Oui.
13:52c'était par exemple
13:53un peu...
13:55Jean-Pierre Chevènement,
13:55Jean-Pierre Chevènement,
13:56à l'époque.
13:57Vous êtes de Françoise ?
13:58Non,
13:58non,
13:58non.
14:00On s'est l'un d'un frais.
14:03Qui ?
14:04Un frais.
14:05On frais.
14:06Oui.
14:07Il n'y a bien longtemps
14:08qu'il n'est plus de gauche,
14:09mon cher Robert.
14:10Je n'en sais rien,
14:11il dit toujours qu'il est de gauche.
14:11Il peut dire ce qu'il veut.
14:13Et moi,
14:14je suis archevêque,
14:14en fait.
14:16Écoutez,
14:17il est peut-être de gauche,
14:18mais vous,
14:19vous n'êtes pas de gauche,
14:20vous non plus.
14:21François,
14:22je vous dis,
14:22parce que la social-démocratie,
14:25en 2005,
14:26nous a écrasés.
14:28Moi,
14:28j'étais pour le non-référendum,
14:30je vous rappelle.
14:31Oui,
14:31mais en fait,
14:32je parle de la social-démocratie,
14:33je ne vous parle pas de vous.
14:35Je vais vous réconcilier,
14:36vous savez,
14:37on peut très bien vivre
14:38sans être de gauche.
14:39C'est intéressant.
14:40C'est intéressant.
14:41Robert,
14:42je vous demanderai juste,
14:43autour de vous,
14:45les gens comme vous,
14:47plutôt de gauche souverainiste,
14:49aujourd'hui,
14:50pour qui ils votent
14:52depuis quelques années ?
14:54Est-ce qu'ils s'y retrouvent ou pas,
14:56Robert ?
14:56Non.
14:58Non.
14:58Non,
14:59non,
14:59parce que...
15:00Donc ils vont même à droite,
15:01alors peut-être,
15:02non ?
15:03Écoutez,
15:04moi,
15:04si j'avais à voter au deuxième tour
15:06entre Mélenchon
15:08et le Rassemblement National,
15:11je serais tant...
15:12c'était de volonté
15:12pour le Rassemblement National.
15:14En tant qu'homme de gauche.
15:17C'est sûr,
15:17parce que c'est
15:18choisir entre la place
15:19et le terrain.
15:20Oui,
15:21oui.
15:21Non,
15:22c'est intéressant,
15:23en tout cas,
15:23merci de votre réflexion.
15:25de votre réflexion.
15:27Ben oui,
15:27et puis,
15:28vous savez,
15:28mon cher Robert,
15:30nous arrivons à la fête des maires,
15:32comme vous prenez la parole,
15:34eh bien,
15:34nous vous offrons des ballottins de chocolat,
15:36grâce à Jeff Debruches.
15:38Voilà.
15:38Vous allez repartir...
15:39Merci à vous.
15:40Ben voilà,
15:41voilà,
15:41voilà,
15:43Donc,
15:43vous allez pouvoir repartir avec ça.
15:45C'est vachement bien,
15:47Robert,
15:47bravo ce que vous dites,
15:48parce que c'est ce qu'on se disait
15:49tout à l'heure avec Patrick,
15:50à la fin de mon édito,
15:51on va avoir une présidentielle
15:52où on va avoir des réflexes de vote
15:55complètement dingues
15:56qu'on n'a jamais vus.
15:57On entend Robert,
15:58qui est de gauche,
15:59qui dit,
15:59entre Mélenchon et Bardella,
16:01finalement,
16:01moi j'irai sur Bardella.
16:02Vous avez des gens
16:03social-démocrates
16:04un peu rose vif
16:05qui vont dire,
16:07moi je ne choisis pas,
16:08je m'abstiens.
16:09Vous allez avoir des gens
16:10qui vont dire,
16:10moi je vote directement
16:12pour le candidat de droite
16:13du premier tour
16:14pour empêcher
16:15cette affiche
16:16Mélenchon-Bardella.
16:17Je pense qu'on va avoir
16:18des réflexes de vote
16:19car les électeurs
16:20maintenant sont stratèges.
16:21François a raison
16:21mais du coup,
16:22ça rend les plans
16:24sur la comète
16:24et les prédictions
16:25encore plus hasardeuses.
16:29C'est vrai.
16:32D'un mot,
16:33Gabriel Attal
16:34qui s'est lancé,
16:35vous y croyez ?
16:35Mais pas Chirac qui veut.
16:36Voilà, c'est juste ça.
16:38C'est pomper sur Jacques Chirac,
16:39c'est mal fait.
16:41C'est mal fait,
16:42c'est fait en 2026.
16:43Je ne crois pas du tout
16:45que ça soit la modernité.
16:46Je pense qu'en plus de ça,
16:47Edouard Philippe
16:48et Gabriel Attal,
16:49Pierrot ne vaut pas mieux
16:50que Margot.
16:51C'est-à-dire que j'ai beaucoup
16:52tapé sur la gauche
16:53en disant qu'elle est dépenaillée,
16:54elle ne sait pas s'organiser.
16:56Mais je pense que
16:56Attal et Edouard Philippe
16:57se stérilisent tous les temps.
16:58Moi, je pense que Françoise
17:00vient de dire
17:01la plus grande vacherie
17:02en un peu de mots
17:03avec
17:03« n'est pas Jacques Chirac qui veut »
17:05et j'ai appris une expression.
17:07C'est une vieille expression
17:08de ma grand...
17:09Pierrot,
17:10pas mieux que Margot,
17:10vous connaissez ça,
17:11c'est une vieille expression française.
17:13Quand même,
17:13un mot aussi,
17:15on y reviendra sur la politique
17:16parce qu'on va avoir le temps.
17:18Oui, je crois qu'on y reviendra.
17:19Non mais alors,
17:20ce matin,
17:21vous avez voulu,
17:23Elisabeth Lévy,
17:23dans votre édito,
17:24revenir sur le pape.
17:25Cet appel
17:26a désarmé
17:28l'intelligence artificielle.
17:30Est-ce que vous-même,
17:32l'intelligence artificielle,
17:33elle vous inquiète ou pas ?
17:38Oui,
17:39il y a des...
17:40Comment dire ?
17:41Ça m'inquiète,
17:42et ça me fascine,
17:43c'est-à-dire,
17:44c'est ce que j'ai essayé
17:45de vous dire très modestement,
17:47au-delà des aspects techniques,
17:49ça permet de lire des radios,
17:51de faire des trucs
17:52mieux que l'homme
17:53parce que c'est tout simplement
17:54du traitement
17:55de plein de données.
17:57La question,
17:58c'est est-ce que nous avons créé
17:59de la vie ?
18:00Parce que moi,
18:01là où j'ai commencé quand même
18:02à trouver la blague
18:03un peu moins drôle,
18:04c'est quand on m'a expliqué
18:05que ces machines
18:06apprenaient toutes seules.
18:08Donc,
18:09ça m'inquiète en tous les cas.
18:09Elles apprennent toutes seules
18:10à partir de ce que...
18:11Quand on les nourrit.
18:12C'est une fois passionnant
18:13et c'est sûr
18:15que nous sommes tous,
18:17surtout à nos âges,
18:18en tous les cas,
18:19on n'est pas nés dedans
18:21et la question
18:22de maîtriser cela,
18:23pour moi personnellement,
18:24m'inquiète.
18:25Donc, j'essaie de m'y mettre.
18:26Moi, j'ai beaucoup aimé
18:27votre édito
18:27parce que je pense en plus
18:28que Léon 14
18:29a eu tout à fait raison
18:30de faire une encyclique là-dessus.
18:32C'est un bon sujet.
18:33C'est un très bon sujet.
18:34J'ai adoré
18:34parce qu'en fait,
18:35vous nous expliquez
18:35qu'elles se reproduisent
18:36elles-mêmes,
18:37ces machines,
18:37si j'ai bien compris
18:38votre propos.
18:39Et voilà,
18:40je suis assez d'accord.
18:41Vous pensez que
18:41les solutions de Léon 14
18:43sont un peu bêtasses
18:44mais je suis bêtasse.
18:45Je suis un peu ravi de la crèche.
18:47Je pense vraiment
18:47que c'est ça.
18:48Maîtriser l'intelligence artificielle,
18:50c'est maîtriser
18:50ceux qui la financent
18:51en réalité.
18:52Voilà, c'est ce que je crois.
18:53Ce que je veux dire,
18:54c'est que c'est une pétition de principe.
18:55Il ne nous dit pas
18:55comment on va réussir
18:56ce produit.
18:57Et attention,
18:58je n'aurais pas dit bêta,
18:59je n'aurais pas dit bêta
19:00à propos du pape.
19:02J'ai dit que c'était
19:02un peu des lieux communs.
19:04Mais tout à l'heure,
19:05vous avez dit
19:05est-ce que le pape a raison ?
19:06Je vous rappelle
19:07que selon l'infaillibilité pontificale,
19:10le pape a toujours raison.
19:12Je vois comment vous osez
19:12poser ce genre de questions.
19:14Moi, je n'ai aucun problème
19:15à poser ces questions.
19:18Aucun problème.
19:20Aucun problème
19:21face à toutes les religions
19:23pour poser toutes les questions
19:24qu'elles dérangent ou pas,
19:25bien sûr.
19:26Et sur l'intelligence artificielle,
19:28c'est un sujet majeur
19:29parce qu'il y a beaucoup
19:31d'incertitudes derrière
19:32sur l'ensemble
19:33des développements
19:34sur la maîtrise
19:36et bien sûr
19:38sur le poids
19:40de l'Europe
19:41et de la France.
19:41Parce qu'on parle souvent
19:42de l'effondrement
19:44de notre continent européen.
19:46C'est probablement
19:47par ça
19:47qu'il peut passer.
19:48Il faut faire
19:49des gérants numériques
19:50mais Patrick,
19:51il y a un sujet
19:51qui est le plus important
19:52à mon avis à terme,
19:53c'est le poids écologique
19:55de l'intelligence artificielle.
19:57Ce que l'intelligence artificielle,
19:59les fermes de serveurs
20:00consomment en termes d'eau,
20:01quand vous savez
20:02que dans quelques années,
20:03l'eau potable
20:04va inévitablement
20:06être rationnée,
20:07c'est dramatique.
20:08Ça, c'est un vrai sujet.
20:09À travers la recherche
20:10et l'intelligence artificielle,
20:12on peut trouver aussi
20:13des solutions.
20:14Sur l'eau,
20:14en tout cas,
20:15personne ne sait fabriquer
20:18de l'eau,
20:19malheureusement.
20:19C'est ça le sujet.
20:20On peut dessaler,
20:21ça vaut une fortune.
20:22Non, non,
20:23mais il y a un sujet.
20:24Oui, oui.
20:25On a moins de fabriquer
20:26de l'eau, les amis.
20:28Dans un instant,
20:29la vérité en face,
20:30évidemment,
20:32il en sera question
20:34de l'intelligence artificielle.
20:35Avec Laurent Alexandre,
20:36qui sera l'invité
20:37de Jean-François Killy,
20:38ce sera tout à l'heure
20:39à 9h30.
20:40Vous pouvez continuer
20:41de témoigner
20:41sur l'ensemble des sujets.
20:43L'électrification de la France,
20:44vous y croyez ou pas ?
20:46Est-ce qu'on est en retard ?
20:47En avance ?
20:48Est-ce qu'on a nos chances ?
20:49Ça fait partie
20:50des sujets du jour.
20:52Vous pouvez commenter
20:54Est-ce que vous croyez
20:54à une France toute électrique ?
20:56Demain,
20:560826 300 300.
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