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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:00Il est 20h06 sur CNews et merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04On est avec maître Nathalie Tomassini, avocate spécialiste dans les violences conjugales et sexuelles.
00:09Merci d'être avec nous.
00:09Maître, le tandem des journalistes politiques Sébastien Ligné et Jules Thorez, bonsoir à tous les deux.
00:15Ça faisait bien longtemps que vous n'étiez pas venu un vendredi soir.
00:19On a eu une nouvelle semaine.
00:20Parce qu'on attendait des bonnes nouvelles.
00:21Bien plus, bien plus.
00:23Donc en tous les cas, heureux de vous retrouver après quelques week-ends de vacances.
00:27Eric Rovelle est avec nous, cher Eric.
00:30Bonjour.
00:31On était également avec Célia Barod du service police-justice de CNews, bien sûr.
00:36Et maître Franck Lienard, qui vous êtes l'avocat du policier mis en cause dans l'affaire Naël.
00:41Et nous en parlerons évidemment dans cette émission, cher maître, bonsoir.
00:45Plus d'une semaine après la découverte du corps de Liena,
00:47les obsèques de l'enfance se sont déroulés ce vendredi après-midi dans le Gers.
00:51Selon la mairie Florence, 400 personnes étaient présentes.
00:55Mais ce sont des millions de Français qui, ce vendredi, ont évidemment pensé à la famille de Liena.
01:01Et nous poursuivrons évidemment d'avoir cette pensée pour la petite et pour ses proches.
01:06Et on peut vous faire cette promesse.
01:09C'est qu'un drame ne doit pas en chasser un autre.
01:12Et qu'il faut absolument donner la parole aux habitants du Gers, à la famille si elle le souhaite,
01:18et se poser toutes les questions autour de ce drame.
01:20Retour sur place avec nos équipes.
01:23Et le récit est signé Adrien Fontenot.
01:27Liena, douce étoile, au regard lumineux.
01:32Une cérémonie en musique.
01:34Tu as quitté la terre pour un chemin silencieux.
01:40Pour une enfant décrite comme solaire.
01:43Aux obsèques de Liena, les hommages se sont multipliés.
01:46D'abord, dans les mots du maire de Florence, Grégory Bobato.
01:51Nous ne sommes pas dans un combat, mais dans un deuil.
01:56Un deuil intime.
01:58Celui des parents.
02:00Celui d'une famille.
02:02Et un deuil collectif.
02:04Celui d'une ville, d'un territoire,
02:07et d'un pays qui perd un enfant de trop.
02:13Toujours en musique, chère Aliana,
02:16des ballons ont été lâchés.
02:18Les colombes se sont envolées.
02:20Une cérémonie emplie d'émotions pour Lorena,
02:23une de ses meilleures amies.
02:24Tous les matins, on me faisait des câlins.
02:27Je la rassurais quand on se faisait harceler.
02:30On était très proches.
02:32C'est dur que tous les matins, je ne pourrais plus la voir.
02:35Des obsèques dans la plus stricte intimité.
02:39Familles et proches soudés.
02:41Et des émotions partagées par de simples habitants de Florence.
02:45Je suis maman, mamie, arrière-grand-mère.
02:49Et c'est des drames tellement terribles.
02:52Triste.
02:53Très triste.
02:54Oh oui.
02:56Non, je suis désolé, je ne peux pas.
03:00Avant l'inhumation, le maire et ses adjoints ont encerclé le cercueil.
03:04L'écharpe tricolore de l'élu, déposée sur le dessus.
03:08Comme un dernier au revoir de tout un pays à Liana.
03:13Et je vous propose d'écouter le témoignage de Lorena,
03:15qui était la meilleure amie de Liana.
03:18Tous les matins, elle me faisait des câlins.
03:21Je la rassurais quand on se faisait harceler.
03:24On était très proches.
03:26C'est dur que tous les matins, je ne pourrais plus la voir.
03:31Ça me fait beaucoup de mal.
03:33Elle était super gentille, drôle, intentionnée.
03:38Toujours à l'écoute.
03:39Et toujours là quand il faut.
03:43Et ce sont ces témoignages qui se succèdent depuis maintenant plus d'une semaine.
03:48Je vais peut-être donner d'abord la parole aux avocats qui sont sur ce plateau.
03:51Parce que vous, vous êtes au cœur de ce réacteur.
03:53Un réacteur qui ne fonctionne plus depuis des années.
03:56Et vous êtes confronté à cette machine judiciaire qui déraille.
04:00Et vous avez des Français qui ne comprennent pas.
04:02Qui ne comprennent pas comment ce drame n'a pas pu être évité.
04:06N'a pas dû être évité.
04:07Maître Thomas-Signy.
04:08Alors moi je dirais une chose en regardant ces images.
04:12C'est qu'il ne faut pas que la colère retombe.
04:15Il faut rester vigilant.
04:18Il faut rester en contrôle.
04:20Il ne faut pas que l'affaire de la petite Liliana soit une affaire parmi tant d'autres.
04:26Aujourd'hui la société se réveille.
04:30Contrairement à ce que disait notre président.
04:33Il ne s'agit pas simplement de cris.
04:37Mais d'une véritable prise de conscience.
04:40Et j'espère que cette lame de fond de la société civile va faire en sorte que la justice soit
04:52dépoussiérée et remise à neuf parce qu'on en a besoin.
04:58J'ai 200 dossiers en cours dans mon cabinet.
05:00200 dossiers où les clientes m'appellent là depuis l'affaire Liliana à une fréquence inhabituelle pour me dire qu
05:11'elles aussi, elles n'ont aucune réponse dans les plaintes qui ont été déposées.
05:16Maître Liliana.
05:17Rien ne fonctionne dans la justice.
05:19C'est terrible.
05:21Moi j'invite très bien les citoyens à venir passer une journée au tribunal.
05:26Et il serait vraiment abasourdi par le niveau de décadence de cette institution à la fois dans sa performance humaine,
05:38dans sa compétence.
05:40Parce que, je ne sais pas si ma conseilleur est d'accord, mais nous avons une perte de compétence pénale,
05:48de compétence juridique qui est criante.
05:52Rien ne fonctionne dans cette institution et c'est une institution qui a la caractéristique d'être déresponsabilisée.
06:00Toujours déresponsabilisée et de plus en plus déresponsabilisée.
06:04Je pense que le souci est là.
06:05C'est que personne n'engage sa responsabilité sur rien.
06:09Et donc, maintenant, aujourd'hui, et on l'avoue, on fait de la gestion de flux.
06:16Notamment, moi qui fais de la justice pénale, en pénal on fait de la gestion de flux.
06:19C'est-à-dire que là où il y a des délais impératifs, on essaye de travailler.
06:26Là où il n'y a pas de délais impératifs, on ne travaille pas.
06:29Ce qui fait des dossiers qui durent 10 ans, 12 ans, 14 ans.
06:32Le pire que j'ai eu, c'est 14 ans pour le moment, mais l'instruction est toujours ouverte.
06:37Donc, je pense que nous allons aller au-delà des 14 ans.
06:40Qu'est-ce qu'on peut faire ?
06:43Il faut effectivement un sacré dépoussiérage.
06:45Mais à ce point-là, ça ne s'appelle pas un dépoussiérage, ça s'appelle une révolution.
06:48Une révolution pénale dont on parlera dans cette émission.
06:52Et le constat, il est sans appel, c'est un réquisitoire des Français contre ce système judiciaire.
06:58Ce n'est pas de dire tous les juges, bien évidemment, tous les magistrats, tous les greffiers.
07:01On a bien compris, et c'était une auditrice sur Europe 1 cet après-midi, avocate elle aussi,
07:06qui faisait le parallèle entre la crise du système judiciaire que nous vivions actuellement
07:12avec la crise du système de santé au moment du coronavirus.
07:16C'est-à-dire que les Français se sont rendus compte qu'on avait des soignants qui manquaient de tout.
07:23Allons sur le terrain aussi des réactions, parce que la colère ne retombe pas.
07:28Et elle a été aussi alimentée par cette déconnexion du président de la République, pour certains.
07:33Lorsqu'il dit qu'on ne répond pas à un drame par des cris,
07:36et c'est Alex Lust, vous savez, le comédien, qui a réagi dans un long message, un long texte sur
07:44Instagram.
07:45Comment être encore à ce point totalement à côté du mouvement, à côté du symbole ?
07:51On ne répond pas à un drame par des cris.
07:53Monsieur le Président, nous n'avons pas à répondre quoi que ce soit à ce drame ou à tous les
07:56autres.
07:57Nous ne pouvons que les constater et en souffrir.
08:00Un peu plus loin, il dit, nous constatons, comptabilisons, encore et encore, souffrons et pleurons.
08:04De réponses qui ne viennent, semble-t-il, pas comme elles le doivent.
08:08Tout ceci a un son, et oui, ce son, cri, il hurle même.
08:12Il s'agit de votre dignité de dirigeant, pas de la nôtre.
08:16Sa responsabilité n'est pas la nôtre.
08:18On ne répond pas à un drame par des cris, sérieusement ?
08:21Les mots ont un sens, Monsieur le Président.
08:23Comment pouvez-vous évoquer et résumer les rassemblements de lundi par ceci ?
08:30Et il termine, vous aurez traversé deux mandats ponctués de formules penantes, brutales, publicitaires, provocatrices, orgueilleuses
08:38et presque toujours à côté de nous, si rarement avec nous.
08:42Quel dommage définitivement.
08:44Jules Torres.
08:45Je ne veux pas attaquer Alex Lutz parce que, d'abord, c'est très bienvenu qu'il fasse cette prise
08:50de parole.
08:50Mais où était-il, comme de nombreuses associations, comme de nombreuses personnes,
08:56quand une partie, notamment de la droite, dénonçait le laxisme judiciaire ?
09:00Le laxisme judiciaire, il est dénoncé par un certain nombre de personnes depuis neuf ans.
09:04Emmanuel Macron n'a jamais voulu mettre fin à ce laxisme judiciaire.
09:07Il y a eu l'affaire Lola, il y a eu l'affaire Philippine, il y a eu l'affaire
09:10Elias, il y a cette affaire Liana.
09:13Ce ne sont pas des affaires mis bout à bout qui n'ont aucun lien.
09:16Tous ces drames-là auraient pu être évités si l'État, il fonctionnait.
09:19Lola parce que Dabiabé n'avait rien à faire en France,
09:22Philippine parce que son tueur n'aurait jamais dû être libéré par un juge de la détention et de la
09:27liberté,
09:28et Elias parce que ces deux agresseurs, ces deux tueurs, pardon, n'auraient jamais dû être ensemble.
09:32Ils avaient une interdiction de se voir et d'être dans le même quartier.
09:37Liana, des défaillances, elles sont multiples.
09:39Donc à un moment donné, le sujet, c'est l'État, c'est ces défaillances de l'État,
09:43et on n'arrivera pas, tant qu'on ne créera pas à la récupération,
09:47tant qu'on assumera de dire, bon, dans l'affaire Philippine, dans l'affaire Lola,
09:53bah oui, il y a une responsabilité de l'immigration.
09:54Et toutes ces personnes qui ont des belles âmes,
09:57tous les bien-pensants qui, pendant des années, ont insulté, ont diabolisé,
10:00les personnes qui dénonçaient le laxisme judiciaire,
10:03bah ils se rendent compte qu'aujourd'hui, oui, ça touche des milliers de personnes,
10:06oui, ça touche 76 200 enfants chaque année, les agressions sexuelles.
10:09Je n'ai pas envie de m'arrêter sur cette minorité bruyante,
10:13mais minorité encore, qui détourne le regard en fonction de la victime,
10:18mais plus sur la sidération et l'effroi des millions de Français,
10:22le ras-le-bol des millions de Français,
10:24qui ne choisissent pas les victimes en fonction du sujet et de leur bourreau.
10:30Voilà, il faut à chaque fois pouvoir traiter de ces sujets
10:34avec la même dignité pour la famille, la même empathie pour les proches,
10:38mais aussi le courage de voir le réel, je crois.
10:42C'est une question d'honnêteté, de transparence avec les Français qui nous regardent.
10:47Mais c'est intéressant, le point de vue de Torres sur la déclaration d'Alex Lutz,
10:54mais je veux dire, quand même, on peut quand même convenir d'une chose,
10:58c'est que le président de la République, je ne voudrais pas en rajouter trop,
11:01mais sur ce dossier et sur d'autres, il est hors sol,
11:05il est à côté de la plaque, me semble-t-il.
11:07Il n'a pas saisi le drame que vivaient les Françaises et les Français
11:12autour de l'assassinat de cette jeune fille.
11:15Quand il dit qu'on ne parle pas de moyens,
11:18mais je pense que ce n'était pas du tout la première réaction qu'il devait avoir.
11:22C'est surtout bien le problème de moyens.
11:24Ce n'est pas le premier problème de moyens dans cette affaire.
11:27Ça ne sert à rien, mais en fait, il ne comprend pas,
11:30il n'a pas pris, à mon avis, la mesure de l'émotion qu'avait entraîné...
11:35Vous êtes d'accord avec ça ? Pardon.
11:36Je pense que justement, quand on répète qu'Emmanuel Macron ne comprend pas qu'il est hors sol,
11:43d'une certaine manière, on le dédouane.
11:44Je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
11:46Je pense qu'Emmanuel Macron comprend parfaitement...
11:47Un président doit aimer les Français.
11:48Non, non, non. Moi, je crois qu'Emmanuel Macron comprend parfaitement la situation,
11:52mais que c'est sa position politique.
11:55C'est-à-dire que le macronisme, dans son essence,
11:57c'est d'essayer d'opposer le camp de la raison qu'il est censé représenter,
12:00du camp de l'émotion.
12:03C'est ça, son idée politique.
12:05Je pense qu'il ne faut pas dédouaner Emmanuel Macron en disant qu'il ne comprend pas.
12:07Je ne le dédouane pas, mais je ne fais pas cette comparaison.
12:09Il a les mêmes chiffres que nous, il voit la même réalité que nous.
12:13La différence, c'est que lui, il accepte de ne pas l'avoir.
12:15Il accepte de ne rien faire pour essayer d'apparaître comme celui qui tente de raisonner face à l'émotion.
12:21C'est son clivage politique.
12:23Il comprend parfaitement ces chiffres-là.
12:25Et c'est ça qui rend encore plus dramatique et fautif Emmanuel Macron.
12:29C'est parce que s'il ne comprenait pas, on pourrait l'excuser.
12:32Mais là, il comprend et il décide lui-même de regarder à côté.
12:36Le comprendre après 9 années, 9 ans...
12:38Mais je pense que dès le début, il comprend.
12:39Il accepte de ne rien faire dès le départ.
12:41Non, mais c'est aussi... Certains vous répondraient que c'est une ligne en Macronie.
12:46C'est d'être dans le déni d'une responsabilité quelconque dans des échecs qui ne sont pas tant sécuritaires,
12:53économiques.
12:53C'est toujours la faute de quelqu'un d'autre.
12:54Tous les sujets.
12:56Ou diplomatique encore, c'est de la faute des autres.
12:58Je voudrais vraiment qu'on reste sur l'aspect judiciaire et aussi l'aspect sidération.
13:02Peut-être que vous vouliez réagir.
13:03Oui, c'était juste une réaction aussi avec cette phrase Emmanuel Macron.
13:07En fait, il n'a pas compris ce qui s'est passé lundi soir devant les institutions judiciaires en France,
13:11sur place.
13:12Moi, j'ai rencontré plein de personnes qui n'avaient jamais manifesté, jamais pris part à des mobilisations.
13:16Et on assiste vraiment à un sursaut, à une mobilisation de personnes qui ont envie que ça change, qui ont
13:20envie que ça bouge.
13:21Et instinctives.
13:22Vraiment, c'était des familles.
13:24Il y avait des hommes, des femmes qui étaient là, qui avaient envie que ça change, qui ont envie que
13:27ça bouge.
13:27En tout cas, avant de s'exprimer dans les urnes en 2027, il faut aussi comprendre que là, les Français
13:33ont envie d'un sursaut.
13:34Et des mobilisations comme celle de lundi, il faudrait même qu'il y en ait peut-être toutes les semaines
13:38pour qu'enfin que le Président se rende compte de ça.
13:41Mais il ne faut pas être dupe non plus.
13:42Certaines des mobilisations ont été phagocytées par des associations qui se présentent comme défendant les femmes, mais qui vont choisir
13:54leurs victimes.
13:55Qui veulent se payer le ministre.
13:56Qui, par exemple, ou qui veulent se payer Gérald Darmanin.
13:59C'est très intéressant d'ailleurs de voir la différence sur l'opinion publique entre Gérald Darmanin, qui a présenté
14:06ses excuses au nom de l'institution et au nom des Français,
14:09qui est allé parfois sur des plateaux où il était confronté avec des Français, qui hurlait justement leur colère.
14:16Ça peut se comprendre.
14:17Ce matin, vous avez le sondage du Figaro, qui, les Français ne veulent pas que Gérald Darmanin démissionne.
14:26Il ne doit pas démissionner et que seuls les responsables directs doivent être sanctionnés.
14:3139% seulement considèrent qu'il doit démissionner pour apaiser la crise politique.
14:36Ce séisme politique, il est signé et souligné par Marine Sabourin.
14:41Regardez.
14:43Depuis la mort de Liana, la classe politique cherche un ou des responsables.
14:48Dans le viseur du Rassemblement national, Emmanuel Macron.
14:52Je crois que c'est à la tête de l'État qu'il faut surtout changer les choses, changer la
14:55philosophie, changer l'impulsion,
14:58changer la manière dont est perçue la problématique essentielle qui est celle de l'insécurité dans notre pays.
15:07La politique macroniste critiquée, en première ligne Gérald Darmanin, qui préfère pointer du doigt l'institution judiciaire.
15:14Ça fait 20 ans qu'un ministre ne s'est pas excusé pour l'institution judiciaire.
15:19Ça fait 20 ans qu'on n'a pas dit, quand il y avait un échec, oui c'est aussi
15:23de la faute peut-être de l'institution judiciaire.
15:26Parce que quand il y a la vue de viol et la mort d'une petite fille, quand on connaît
15:29cette affaire,
15:30on ne peut pas dire autre chose que ce que vous dites, c'est-à-dire c'est incompréhensible.
15:33Le garde des Sceaux a proposé sa démission au Premier ministre, proposition refusée.
15:39En revanche, je vous le redis autrement, ce qui me permet de redire évidemment la confiance dans l'action que
15:45le garde des Sceaux est en train de mener dans les chantiers que je suis en train de vous donner
15:47là, concret.
15:50C'est bien que le gouvernement justement se tienne loin des affaires politiciennes.
15:54Alors que la colère gronde, le président, lui, appelle à éviter la précipitation et la démagogie.
16:00On ne répond pas à un drame par des cris.
16:02La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur et qui ne sont pas
16:07respectueuses.
16:07Mais à la fin, ce n'est pas la classe politique qui trouve des responsables.
16:11Ce sont les Français qui tranchent dans les urnes.
16:15Oui, il y a le mot « cri » qui est complètement à côté de la plaque, mais il y
16:18a aussi le mot « précipitation ».
16:19Le président de la République dit « ne vous précipitez pas sur ce drame ».
16:22Mais lui, quand Naël, ce jeune garçon, a été abattu à Nanterre pour arrêter cette voiture qui risquait de renverser,
16:34de tuer des gens,
16:35qu'a dit le président de la République dans la précipitation ?
16:38Il a condamné le policier en question.
16:41Le jour même, il a piétiné la présomption d'innocence.
16:44Donc, il va nous donner des leçons de non-précipitation.
16:47Mais qu'a-t-il fait lors de ce drame sinon de se précipiter et d'accuser directement le policier
16:54ce jour-là ?
16:56Enfin, c'est de manière totalement irresponsable.
16:57C'est incroyable.
16:58Et c'est l'avocat, justement, du policier en question qui parle et c'est un sujet que nous traiterons
17:04dans quelques instants.
17:04Oui, parce qu'on en subit les conséquences depuis des années maintenant.
17:07C'est cette prise d'opposition politique qui a impulsé le traitement judiciaire de cette affaire.
17:16Et puis, aussi sur le terrain, vous qui êtes l'avocat de nombreux policiers ou gendarmes,
17:22sur le terrain, moi, en off, les policiers avec qui je peux échanger,
17:24nous disent que sur le terrain, les policiers ne vont pas forcément intervenir sur des refus d'obtempérer
17:29ou, à un moment, vont lever le pied, parce qu'ils ont bien conscience que s'ils sortent leur arme,
17:34qu'ils mettent hors d'état de nuire un individu qui met en danger soit leurs équipes,
17:39soit les Français qui sont dans la rue,
17:43ils savent que les conséquences peuvent être dramatiques.
17:46Alors, vous savez, il y a quelque chose qui m'a beaucoup, beaucoup marqué,
17:48mais je pense qu'il faut en parler.
17:49Au mois de mars, on a défendu un policier qui a ouvert le feu sur un refus d'obtempérer,
17:53une voiture qui a redémarré sur lui, il a eu peur, il a tiré.
17:56Il a tiré trois fois, il a tué le conducteur.
17:59Ce policier a comparu aux Assises, à Versailles,
18:03et l'avocat général a requis contre lui dix ans de réclusion criminelle.
18:07Et je me suis ouvert auprès de cet avocat général en disant,
18:10mais je ne comprends pas, je ne comprends pas ces réquisitions.
18:13Et il m'a regardé froidement, il m'a dit, maître, désormais, les temps changent.
18:17Ce policier a été condamné à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'Assise.
18:20Nous avons relevé appel, bien sûr, nous l'avons fait sortir de prison.
18:24Nous allons continuer à nous battre.
18:26L'affaire est audiencée en novembre.
18:27Ce policier, qui dans une fraction de seconde,
18:29puisque les tirs ont été faits, entre 5 dixièmes et 8 dixièmes de seconde.
18:34Ce policier, il a eu peur pour sa vie.
18:37Ça n'est pas un criminel.
18:38C'est un policier qui a utilisé une arme qui est donnée par l'État,
18:42il a marqué propriété de l'État dessus,
18:44pour essayer de stopper ce véhicule alors qu'il repartait.
18:48Cette phrase, les temps changent, est sidérante.
18:50Ce policier a été condamné à dix ans de réclusion criminelle,
18:53au motif que les temps changent.
18:55Désormais, on met les policiers en prison et on l'assume.
18:58C'est pour ça que je pense que la séquence que nous vivons en 2026
19:03est une séquence qui est véritablement dramatique sur le plan sociétal.
19:07Et il va falloir effectivement bouger les lignes
19:13pour rétablir un peu la société dans laquelle nous aimons vivre.
19:18Retrouver un sens commun et surtout retrouver des évidences,
19:22c'est-à-dire que la justice est indépendante certes,
19:24mais pas irresponsable.
19:26Et moi je le dis depuis combien d'affaires nous avons traitées malheureusement,
19:29combien de drames pour dire que la justice doit être rendue au nom du peuple français ?
19:33En un mot Sébastien et ensuite Maître.
19:34D'ailleurs, pourquoi les Français sont majoritairement contre la démission de Gérald Darmanin ?
19:38Parce qu'ils comprennent bien que ce n'est pas une question d'hommes
19:40et qu'on pourrait remplacer Gérald Darmanin par le plus grand ministre de la justice
19:44de l'histoire de la Vème République.
19:45C'est aussi une petite question d'hommes, pardonnez-moi.
19:47Parce que vous n'auriez jamais vu Éric Dupond-Moretti faire ce qu'a fait Gérald Darmanin.
19:50Ou Nicolas Velloubet, ou Madame Taubira.
19:53Je suis d'accord, mais pourquoi les Français ne veulent pas que Gérald Darmanin démissionne ?
19:56Parce qu'ils comprennent bien qu'on peut mettre n'importe quel autre ministre,
19:58ça ne changera pas fondamentant les choses.
20:00Et que pour changer les choses, il faut changer de président,
20:02il faut changer de philosophie, il faut revoir la justice de A à Z,
20:05de fond en comble, il faut renverser la table.
20:07Et ça, ce n'est pas une question de ministre.
20:09Je pense qu'ils seraient là aussi déconnectés de considérer les Français comme stupides.
20:16Ils ont bien conscience que le système judiciaire aujourd'hui
20:20est une exception dans le monde politique.
20:22Vous auriez mis une responsabilité pour quelconque autre ministre
20:26dans un autre système, je parle par exemple de la police ou de la gendarmerie,
20:30du service de santé, que sais-je.
20:32Là, il y aurait eu un regard bien plus dur contre Gérald Darmanin.
20:37C'est le seul ministère où le ministre n'a pas vraiment de pouvoir.
20:40Quand vous avez des syndicats qui proposent des fascicules,
20:43le guide du manifestant a arrêté,
20:44vous comprenez que vous avez un climat qui est un peu différent.
20:47Quand sur les émeutes, vous avez 300 policiers et gendarmes qui sont blessés
20:50et que vous avez trois peines de prison ferme,
20:52il y a peut-être un petit problème.
20:53Alors, on n'est pas dans la même tour d'ivoire que certains
20:57et je ne veux pas englober tous les magistrats, tous les greffiers bien sûr
21:00ou tous les syndicats d'avocats,
21:01mais les Français ne sont pas dupes.
21:03Et ils ne sont tellement pas dupes qu'ils en ont ras-le-bol.
21:05On en parle juste après la pub.
21:07Promis juré, promis maître.
21:08C'est pour vous juste après la pub.
21:09J'ai failli me faire gronder là.
21:10Ah oui, et maître Tomasini...
21:12Et là, il ne faut pas plaisanter.
21:13Maître Tomasini qui va me gronder dans quelques instants.
21:16A tout de suite.
21:18On poursuit l'heure des prodots toujours avec Éric Revelle-Jules-Torès,
21:22Sébastien Ligné, maître Nathalie Tomasini,
21:24avocate spécialisée dans les violences conjugales et sexuelles,
21:26Célia Barotte, journaliste au service police-justice de CNews,
21:29et Laurent Franck-Liénard, avocat notamment du policier
21:33mis en cause dans l'affaire Naël,
21:35affaire dont nous parlons dans quelques instants.
21:37Je voudrais qu'on revienne sur la justice.
21:39Je vous donne la parole dans un instant, maître.
21:40Je voudrais juste qu'on arrive à comprendre et prendre le pouls des Français.
21:44C'est vraiment ces deux pages passionnantes dans les colonnes du Figaro,
21:47où le réquisitoire, il est sans appel des Français sur la justice.
21:51Vous avez quasiment à chaque fois 8 Français sur 10
21:54qui considèrent qu'elle est trop lente,
21:56qu'elle n'est pas suffisamment ferme,
21:58que les peines prononcées ne sont jamais appliquées.
22:01Donc c'est un réquisitoire terrible.
22:03Voyez le sujet, il est signé Mathilde Ibagnais.
22:08C'est un sondage d'Oxa Backbone pour le Figaro
22:11qui met en cause la justice, mais aussi le gouvernement.
22:14Les Français se montrent très critiques envers le ministre de la Justice.
22:1839% souhaitent voir Gérald Darmanin démissionner contre 59% qui s'y opposent.
22:24Alors, selon les Français interrogés,
22:25y a-t-il oui ou non des responsabilités dans l'affaire Liana ?
22:28Le verdict est sans appel.
22:3089% des sondés estiment que les services de justice locaux
22:34portent une responsabilité dans cette affaire.
22:36Même constat pour les services de gendarmerie locaux,
22:39jugés responsables par 80% des personnes sondées.
22:43Du côté du gouvernement, les critiques sont également nombreuses.
22:4674% des sondés estiment que Gérald Darmanin
22:50porte une part de responsabilité dans l'affaire Liana.
22:53Ils sont 65% à pointer du doigt Laurent Nunez,
22:5664% cite Emmanuel Macron
22:58et 59% mettent également en cause Sébastien Lecornu.
23:02Mais c'est avant tout la justice qui concentre les reproches.
23:05Pour 83% des Français interrogés,
23:08elle n'est pas suffisamment sévère.
23:1083% estiment également qu'elle ne fonctionne pas correctement.
23:1486% jugent que les peines prononcées
23:17ne sont pas correctement exécutées.
23:19Et ce chiffre, 91% considère que les délais de justice sont trop longs.
23:23Dans le détail de l'affaire Liana,
23:25le constat est encore plus sévère.
23:2790% des sondés estiment que la justice a dysfonctionné.
23:31Pourquoi ce drame est-il survenu selon eux ?
23:34Pour 42%, la justice manque avant tout de moyens.
23:38Mais une majorité, 56%,
23:40pointent plutôt la responsabilité individuelle d'un ou plusieurs magistrats.
23:45Maître Tomassini.
23:46Oui, merci de me donner la parole.
23:48Je voulais réagir sur ce qui a été dit précédemment.
23:52Parce que je pense qu'au-delà des dysfonctionnements majeurs
23:57de l'institution judiciaire,
23:59il y a un mot qui a retenu mon attention,
24:01que vous avez prononcé.
24:02Vous avez parlé de philosophie.
24:04Même terme qu'employait d'ailleurs Marine Le Pen.
24:07Je pense que oui.
24:08Je crois qu'il faut s'interroger sur le projet de société que l'on veut,
24:12sur la civilisation de demain.
24:15Est-ce qu'il ne faut pas justement et très rapidement
24:19remettre la victime au centre du procès pénal ?
24:24C'est une nécessité aujourd'hui.
24:28Plutôt que d'évoquer différents arguments
24:34pour essayer de comprendre pourquoi des auteurs passent à l'acte,
24:39pour traiter les délinquants et les criminels
24:43d'une manière qui soit la plus favorable
24:47pour soi-disant les réinsérer,
24:50alors que les réinsertions sont très délicates.
24:55Je rappelle qu'en détention,
24:58ils peuvent avoir des soins psychiatriques, psychologiques.
25:02Ils ont accès à des coiffeurs, voire à des barbiers.
25:06Je crois que mes clients de victimes
25:08n'ont pas droit à tout cela.
25:11Elles, elles payent des thérapeutes.
25:14Elles payent des thérapeutes
25:17parce qu'elles sont effectivement
25:19dans des états de stress post-traumatique avancés.
25:22Et je crois qu'il faut se poser cette question-là.
25:25En un mot, c'est changer complètement et renverser la table.
25:29C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
25:30mais cette évidence-là, c'est ça qu'on a du mal à comprendre.
25:33C'est que pourquoi la justice
25:36met aujourd'hui le coupable au cœur du processus pénal
25:40et du processus judiciaire
25:41plutôt que la victime ?
25:44Et on voit là tout le décalage qu'il peut y avoir
25:46entre la volonté des Français et le souhait des Français.
25:49Je me permets de rappeler que vous m'avez quand même
25:50comme ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti.
25:53Oui.
25:54Et on le sait,
25:55qui était particulièrement affectionné par les auteurs.
25:58Bien sûr.
25:59Mais qui n'était pas tout à fait la mine des magistrats d'ailleurs.
26:00Mais tout ça, c'est une idéologie.
26:02C'est une philosophie.
26:03C'est une idéologie.
26:04On utilise les mots qu'on veut.
26:04Ça fait 50 ans, depuis la rangle de Baudot,
26:08dans les années 70,
26:09que cette idéologie, elle prospère dans le milieu de la justice.
26:12Aujourd'hui, quand vous regardez
26:13et quand vous discutez avec un certain nombre de magistrats
26:16qui ne sont pas tout à fait des magistrats gauchistes,
26:18vous vous rendez compte que dans l'école de la magistrature,
26:21que ce soit à l'école,
26:23ensuite au conseil supérieur de la magistrature,
26:25oui, le sujet, c'est comment on fait
26:27pour que le coupable vive le mieux possible ?
26:31Comment on fait pour que le coupable se réinsère
26:33de la manière la plus idoine qui soit ?
26:36Mais jamais on se préoccupe de la victime.
26:37Et d'ailleurs, pardonnez-moi,
26:38mais c'était une révolution
26:39quand Gérald Darmanin est arrivé au ministère de la Justice
26:41parce qu'il a donné une circulaire dès le départ
26:43sur comment on priorise le statut des victimes,
26:47comment on informe les victimes.
26:48Ça, c'était quasiment une révolution pénale.
26:50Et c'était qu'une circulaire.
26:51Une circulaire, ce n'est pas grand-chose.
26:53Mais Mme Belloubet n'avait rien fait.
26:55M. Dupont-Moretti n'avait rien fait.
26:57Je ne parle même pas de Didier Migaud
26:58qui n'avait pris aucune circulaire de politique pénale.
27:00Mais à un moment donné, le sujet, c'est le politique.
27:02Comment on change et comment on remet du politique
27:04dans le ministère de la Justice ?
27:05Sondage de CNews, justement, d'Europe 1 et du JDD.
27:09Sondage CSA sur la responsabilité.
27:11C'est vous, M. Liénard, qui avez parlé de l'irresponsabilité,
27:14notamment dans le système judiciaire.
27:15Faut-il créer une cour disciplinaire de la magistrature
27:17afin de prononcer d'éventuelles sanctions
27:19contre les magistrats
27:19et qui ont failli dans leur fonction ?
27:22Là aussi, c'est une volonté que partagent les Français.
27:26Et ce qui est saisissant, c'est que c'est transpartisan.
27:28Ça va au-delà des aspirations politiques des uns et des autres,
27:31des dogmatismes des uns et des autres.
27:33Ces transpartisans, j'espère qu'on aura le détail
27:36parce qu'à gauche comme à droite,
27:39il y a cette volonté de recréer un conseil
27:45qui viendrait sanctionner des magistrats
27:47puisque aujourd'hui, c'est ultra-corporatiste.
27:50C'est une petite...
27:51Je n'oserais pas employer le mot caste.
27:53J'ai trop peur de la justice.
27:54Mais un petit groupe qui va juger son petit précaré
27:59sans pour autant être aussi ferme qu'il ne pourrait l'être.
28:02Par exemple, l'IGPN,
28:04c'est un service qui sanctionne régulièrement les policiers.
28:08L'IGPN ne sanctionne pas.
28:09L'IGPN fait l'enquête.
28:10L'enquête, pardonnez-moi.
28:11L'IGPN fait l'enquête, renvoie à la justice
28:13qui sanctionne très sévèrement les policiers.
28:15Mais l'IGPN est un service d'enquête
28:16qui exerce énormément d'enquête et de travail.
28:22Tous les policiers ont peur de l'IGPN.
28:23Oui, bien sûr.
28:25Et ce sont des vrais enquêteurs qui vont voir les choses
28:27avec des sanctions à la clé qui sont très importantes.
28:30Nous n'avons pas de service d'enquête
28:32sur le travail des magistrats.
28:34N'hésite pas.
28:35Un vrai service que l'on pourrait saisir
28:38et que le peuple pourrait saisir
28:39parce que je vous rappelle que la justice
28:40est prononcée au nom du peuple français.
28:43peuple français qui paye les dommages d'intérêt.
28:45Puisque c'est tous les assurés voitures
28:49qui alimentent le fonds de garantie des victimes
28:52qui permettent de payer les dommages d'intérêt
28:56des infractions commises par tous ces auteurs.
28:58Célia Barotte.
28:58Mais avant même de sanctionner,
29:00les magistrats devraient aussi rencontrer les victimes.
29:02Moi, je pense à Stéphanie Bonhomme,
29:03la mère d'Elias,
29:04qui attend toujours de rencontrer les magistrats
29:07qui sont à l'origine de cette chronique mortelle pour son fils.
29:13Il faut que les magistrats rencontrent les victimes,
29:16comme Gérald Darmanin a assumé ses responsabilités
29:19suite au drame de Liana.
29:20En fait, les victimes réclament à rencontrer les magistrats,
29:24comprendre les motivations et à vulgariser la justice.
29:27Je vous propose de voir le détail du sondage
29:30dont je vous parlais.
29:30Parce que, justement, ce qui est intéressant,
29:32c'est que ces transpartisans,
29:33et souvent, un monde sépare
29:37le discours politique qu'on peut entendre,
29:39discours ambiant,
29:40du discours et de la, finalement,
29:45volonté des sympathisants.
29:46À gauche, je ne suis pas sûr que Mathilde Panot
29:49appelle à ce qu'il y ait une cour disciplinaire de la magistrature.
29:53Je ne suis pas sûr également
29:54que ce soit une position qui soit épousée
29:56par toute la majorité présidentielle
29:58et qui n'est plus véritablement une majorité aujourd'hui.
30:02Et peut-être qu'aujourd'hui,
30:03c'est une minorité présidentielle
30:04parce qu'ils n'ont pas réussi à écouter,
30:07entendre, comprendre et prendre le pouls
30:09de ces Français qui aspiraient à plus de justice
30:11et plus de sécurité, Sébastien Ligné.
30:14Mais évidemment, et d'ailleurs,
30:15je pense que si on faisait un sondage
30:17sur la formation des magistrats,
30:18parce que c'est l'autre grand sujet,
30:20même si beaucoup de Français
30:21ne sont pas forcément très bien informés
30:22sur comment ça fonctionne,
30:24s'ils voyaient l'envers du décor,
30:27je pense qu'ils seraient aussi choqués
30:28et qu'on verrait des chiffres aussi importants.
30:29Parce qu'on a beaucoup parlé
30:31à partir de quand ça a commencé à dérailler.
30:33Moi, je pense qu'il y a quand même
30:34un tournant à partir de Mitterrand
30:35et de la politique pénale
30:37à partir notamment de Badinter,
30:39parce qu'on ne va pas revenir
30:39sur l'histoire de la peine de mort
30:41et de ses conséquences philosophiques.
30:42Mais ce qui est sûr,
30:43c'est que l'abolition de la peine de mort
30:45a entraîné une destruction
30:47de la chaîne pénale derrière.
30:49Et tout découle de là.
30:51Et l'autre grand drame sous Mitterrand,
30:53c'est évidemment la reprise en main idéologique
30:55de l'École nationale de la magistrature.
30:57On sait aujourd'hui que le syndicat majoritaire
31:01au sein de l'École nationale de la magistrature,
31:04c'est évidemment un syndicat d'extrême-gauche
31:05et qu'il pilote tout.
31:07La majorité des enseignants magistrats
31:09ou futurs magistrats sont là.
31:10Et c'est à partir, dès l'école,
31:12dès la formation,
31:13qu'ils mettent dans le crâne
31:14des futurs magistrats
31:15l'idée que la prison
31:16ne doit pas être une fin en soi,
31:18mais le début d'un nouveau commencement,
31:20avec l'idée que la prison
31:21doit être invitée à tout moyen,
31:22qu'il faut mettre tous les moyens possibles
31:24dans la réinsertion,
31:25que les peines alternatives,
31:28dites alternatives,
31:28doivent être toujours priorisées.
31:30Ça, c'est mis dans la tête des magistrats
31:31dès l'école.
31:32Donc évidemment, si on ne touche pas à ça,
31:34on n'arrivera pas à faire cette révolution
31:35que tout le monde appelle aujourd'hui
31:37dans l'opinion publique.
31:38Vous êtes très nombreux à réagir
31:39sur les réseaux sociaux.
31:41Une téléspectatrice dit
31:42qu'on est d'accord que les médias
31:43ont fait avec le drame de Liana
31:45ce qu'ils auraient dû faire
31:46au moment du meurtre de Lola.
31:48Moi, je partage cette position.
31:49C'est-à-dire que je me dis tant mieux,
31:50d'ailleurs, qu'autant de médias
31:52aient pris conscience
31:53déjà du drame absolu
31:55qui a touché cette famille
31:56et eu le courage
31:57de se poser toutes les questions
32:00autour des failles sécuritaires,
32:02judiciaires.
32:03Et j'espère vraiment,
32:04du fond du cœur,
32:05qu'il y a une prise de conscience
32:08de l'ensemble du système médiatique
32:10sur des sujets
32:11qui bouleversent les Français.
32:13parce que la mort de cette enfant,
32:16cette petite enfant Liana,
32:18a bouleversé
32:19tous les foyers de France.
32:20Comme la mort de la petite Philippine,
32:22comme la mort de la petite Lola,
32:24comme la mort d'Elias,
32:26comme la mort de Thomas.
32:27Ce sont des drames absolus
32:28qui nécessitent
32:30non pas d'instrumentaliser,
32:32c'est-à-dire tordre la réalité,
32:34tordre le réel,
32:35mais de récupérer un drame,
32:37d'en parler,
32:38de se poser toutes les questions
32:39pour qu'on se dise
32:40comment faire
32:41pour que ce drame
32:44n'existe plus
32:45dans les prochaines années.
32:46C'est ça la clé
32:48qui est essentielle.
32:50Et si vous me le permettez,
32:52je pense que la grande différence
32:53avec les années précédentes,
32:54c'est que maintenant,
32:55il y a des porte-parole
32:55de l'insécurité française.
32:57Moi, je me souviens
32:57que vous avez reçu
32:58il y a deux semaines
32:59Thierry Vasselet,
33:00qui est le papa
33:01de Benoît Vasselet,
33:03qui a été tué à Dax
33:04lors des émeutes
33:04de l'an dernier.
33:06Il se joint
33:07à une cohorte
33:08de familles,
33:09que ce soit des parents,
33:10des mères,
33:11des pères
33:12qui ne veulent plus se taire.
33:14C'est-à-dire qu'en fait,
33:15avant l'année 2020,
33:16j'ai l'impression
33:18que la première
33:19à avoir pris la parole,
33:20c'est Véronique Monguillot,
33:21qui a été d'un courage
33:22incroyable
33:22que moi j'avais interviewé
33:23à l'époque,
33:24qui était la veuve
33:25de M. Monguillot
33:27qui avait été tuée
33:27à Bayonne,
33:28chauffeur de bus
33:29à Bayonne.
33:30Et depuis,
33:31je pourrais vous faire
33:32une émission entière
33:33de familles de victimes.
33:34Et souvent des mères,
33:35d'ailleurs,
33:35les mères courage.
33:36La mère de Lola,
33:37le père de Lola,
33:38qui avait pris la parole,
33:39qui est mort de chagrin
33:40après la mort de sa fille.
33:42Les parents de Philippines
33:43qui sont venus sur ce plateau.
33:45Harmonie commune,
33:45vous le dites
33:45à très juste titre.
33:46Stéphanie Bonhomme
33:47qui porte ce combat.
33:49On pourrait parler
33:50d'Yannick Alenaud
33:50qui, dans un autre domaine,
33:52sur la question
33:53des homicides routiers,
33:54parle.
33:55Et en fait,
33:56puisque la personne
33:57dont vous lisiez le tweet
33:58parlait des médias,
33:59les médias ne peuvent plus
34:01ignorer tout cela.
34:02Parce que,
34:02dans les années 2010-2015,
34:04on pouvait.
34:04Patrick Jardin,
34:05dont la fille a été tuée
34:06au Bataclan,
34:07son combat,
34:08tout le monde s'en foutait.
34:08Parce que,
34:09finalement,
34:10il était tout seul.
34:12Philippe Schmitt,
34:12dont la fille Anne-Laurene Schmitt
34:14a été tuée
34:14dans le RER
34:16à la fin des années 2000.
34:17Là aussi,
34:18on s'en foutait
34:18parce qu'il était tout seul
34:19à parler.
34:20Maintenant,
34:20ils prennent la parole.
34:21C'est une très bonne chose.
34:22Mais ça reste compliqué
34:25parce que,
34:26très récemment encore,
34:27Harmonie commune,
34:28quand elle a eu cette formule,
34:29qui, là aussi,
34:30a été un tournant
34:31pour les Français.
34:32La France a tué mon mari.
34:33Elle parle de l'État français.
34:34Elle ne parle pas,
34:34évidemment,
34:35de la France
34:36en son cœur.
34:37L'État français
34:38a tué mon mari.
34:39C'est une formule
34:40qui a été critiquée.
34:41Elle a été attaquée
34:42par le système médiatique.
34:45Je pense également
34:49à cette jeune femme
34:50qui a été violée
34:51par un OQTF
34:52qui est désormais
34:53réservée.
34:54Claire Géronimie.
34:55Claire Géronimie.
34:56Les médias
34:57se sont plus intéressés
34:58à son CV politique,
35:00à ses proximités
35:02ou non,
35:03avec des associations militantes,
35:05plutôt que de savoir
35:06comment,
35:08aujourd'hui,
35:11Claire Géronimie
35:12se bat
35:12pour survivre
35:14et, justement,
35:15pour qu'il n'y ait pas
35:15d'autres cas
35:16comme celui-ci.
35:17Je voudrais juste
35:18qu'on écoute
35:18Sébastien Chunut
35:20qui était fait
35:21extrêmement rare
35:22sur France Inter.
35:23Je préfère en sourire
35:24pourquoi je vous dis
35:25fait extrêmement rare
35:26parce que l'Arcom
35:27a mis en demeure
35:28France Inter
35:29sur les invitations
35:30en journée
35:31et du Rassemblement National.
35:33Il y a beaucoup de gens
35:33qui regardent
35:33à 3h30.
35:34Oui, effectivement,
35:35ils auraient pu être invités
35:36à 2h30 du matin.
35:38Je vous propose
35:39de l'écouter.
35:39C'est sur l'irresponsabilité
35:40des juges.
35:42Il y a un esprit
35:43d'irresponsabilité
35:44dans la justice
35:44qui conduirait.
35:46Je regardais hier
35:46chez vos excellents confrères
35:49de France Télévisions
35:51à reportage
35:51qui disaient
35:52que le Conseil supérieur
35:53de la magistrature
35:54n'a prononcé
35:55qu'une sanction
35:56en 15 ans.
35:57Zéro blâme,
35:58zéro exclusion.
35:59Le juge Burgaud,
35:59par exemple,
36:00de l'affaire Doutreau,
36:01est toujours quelque part
36:02en poste en France.
36:03La magistrate d'Auch
36:04qui a instruit,
36:05ou plutôt qui n'a pas instruit
36:07l'affaire Liana,
36:08a été promue
36:09il y a quelques semaines.
36:10Donc, au bout d'un moment
36:11où ce CSM
36:12ne fonctionne pas bien,
36:14le Conseil supérieur
36:14de la magistrature,
36:15où il ne prend pas
36:16la mesure
36:18des difficultés
36:18et des problématiques
36:19que peut avoir
36:20une décision de justice
36:21qui n'est pas rendue
36:22ou qui est mal rendue.
36:23Et lorsqu'il parle
36:24de cette irresponsabilité
36:25et d'une sanction
36:26en 15 ans,
36:27il parle des saisines
36:28de ce fameux conseil
36:29de la magistrature,
36:30les saisines
36:31par le justiciable.
36:32Vous avez chaque année
36:33des centaines
36:34de saisines
36:35parce que le justiciable
36:36peut aujourd'hui
36:36saisir ce conseil.
36:38En 15 ans,
36:38il y a eu une sanction,
36:40une seule.
36:40C'est un État dans l'État.
36:42Et j'ai vu
36:43des journalistes
36:45du service public
36:46reprendre
36:47cette affirmation
36:50en la contredisant
36:52alors qu'ils parlent
36:53comme Bruno Rotaillot
36:54le week-end dernier
36:55des saisines
36:56des justiciables
36:57qui font partie
36:57de la même équipe.
36:58Mais c'est pire
36:58que du corporatisme
36:59par exemple
36:59parce que dans
37:00l'éducation nationale,
37:01il y a aussi
37:01un esprit corporatiste.
37:03On protège un petit peu
37:04les enseignants
37:05qui ont pu avoir fauté
37:06mais des enseignants
37:07qui ont vraiment fauté,
37:08on peut les écarter.
37:08Aujourd'hui,
37:09on voit bien que dans la justice,
37:10c'est impossible.
37:10Donc c'est pire
37:11que du corporatisme.
37:12C'est un État dans l'État.
37:13C'est une citadel imprenable.
37:14Je voudrais juste souligner
37:15que ceux qui sont révoqués
37:17le sont pour des fautes
37:19de droit commun.
37:20C'est-à-dire qu'ils ont commis
37:22des délits ou des crimes.
37:23En revanche,
37:24en ce qui concerne
37:25les fautes professionnelles,
37:26ils sont très très peu repris
37:28et jamais révoqués.
37:30Vous n'êtes jamais révoqués
37:31pour la lenteur par exemple
37:33que vous avez prise
37:34dans un dossier.
37:35Vous n'êtes jamais révoqués
37:36pour une mauvaise interprétation
37:37d'une décision de justice.
37:39Et c'est pour ça qu'à mon avis,
37:41Gérald Delarmanin
37:42a beau bomber le torse
37:43sur cette affaire,
37:44je pense qu'il arrivera
37:46avec beaucoup de mal
37:47à avoir des sanctions
37:48pour ceux qui se sont comportés
37:50extrêmement mal
37:50parce que le Conseil supérieur
37:52de la magistrature
37:52ne condamne pas toujours
37:53pour de la lenteur
37:54ou des mauvaises interprétations.
37:55Le paravent commode
37:57qui paraît infranchissable
37:58face à la justice,
38:01c'est le paravent
38:01de l'indépendance.
38:03Au nom de cette indépendance,
38:04en fait,
38:05il faut être capable
38:07d'avaler tout et n'importe quoi.
38:08Mais au-delà
38:09d'une cour disciplinaire
38:10comme le montrait
38:10votre sondage,
38:12Elliot,
38:12il y a aussi un sujet
38:13que les Français aimeraient
38:14qu'on mette sur la table,
38:16c'est celui de la transparence
38:17et de la motivation
38:18des peines.
38:18On aimerait avoir
38:20une justice qui,
38:21comme c'est le cas,
38:22par exemple,
38:23dans d'autres corporations,
38:24s'explique.
38:25Alors, il y a un communiqué,
38:27je suis d'accord,
38:27mais qui est souvent abscon
38:28parce qu'il est incompréhensible
38:29par la plupart des gens.
38:31Mais on aimerait avoir
38:31des magistrats,
38:33des procureurs,
38:34pas seulement du parquet,
38:35qui viennent expliquer
38:36leur décision.
38:36Un magistrat d'Anci
38:37rejoint cette volonté
38:39de pouvoir sécuriser
38:41la justice
38:41et de faire comprendre
38:43de la décision.
38:43Pourquoi vous lui avez donné
38:44du sursis
38:44alors que nous,
38:45on considère que...
38:47C'est de respecter
38:47le justiciable.
38:48Ne jamais oublier
38:50que c'était rendu
38:51au nom du peuple.
38:52C'est absolument imbétable
38:53pour quelqu'un
38:53qui n'a pas fait de droit.
38:55Maître Liénard
38:56a dit quelque chose
38:57de très important
38:58et je le dis régulièrement
39:00sur ce plateau.
39:01J'invite les Français
39:02à aller dans une cour,
39:04voir un procès,
39:05aller en comparution immédiate.
39:07L'année dernière,
39:09au moment des émeutes,
39:10j'ai voulu aller
39:11en comparution immédiate,
39:12découvrir ce fast-food judiciaire.
39:14Pourquoi ?
39:15Parce que...
39:15Mais en fait,
39:15il faut le voir pour le croire.
39:16Vous avez...
39:18un enchaînement de dossiers
39:19qui arrive avec des individus
39:22qui sont à peine capables,
39:23pour la plupart d'entre eux,
39:25d'exprimer les faits
39:26qui leur sont reprochés,
39:27d'expliquer ces faits-là.
39:29Donc vous avez un décalage
39:30entre le magistrat
39:31qui tente de comprendre
39:32et l'individu
39:33qui est incapable
39:34de l'exprimer.
39:36Vous avez ensuite
39:36un climat dans lequel
39:37vous avez des avocats,
39:39vous avez l'impression
39:39que c'est une pièce de théâtre,
39:40où ils hurlent
39:41à la récupération politique
39:43et médiatique
39:43au nom des libertés individuelles
39:46et de l'individualisation
39:47de la peine.
39:48Ne faites pas de mon client,
39:49ne faites surtout pas
39:50de mon client un exemple
39:52parce qu'à l'extérieur
39:54de cette chambre,
39:56il y a une volonté
39:57de certains médias
39:58d'extrême droite
40:00d'appliquer des peines extrêmes,
40:02m'enferme, etc.
40:03Et ça, ça dure,
40:04ça dure, ça dure.
40:04Et vous voyez des individus
40:05qui sont jugés
40:08pour des violences
40:09sur les forces de l'ordre,
40:10pour des pillages
40:10qui se retrouvent libérables
40:12le soir même.
40:13Et vous sortez de ça,
40:14vous vous dites,
40:15mais dans quel monde
40:16on est en train de vivre ?
40:16Et ce qui est très paradoxal,
40:18c'est qu'en même temps,
40:19ce nouveau tribunal judiciaire parisien,
40:22il est magnifique.
40:23Il est immense,
40:24il est tout beau,
40:25il est tout neuf,
40:25vous avez des grandes flambres de...
40:26Il est tout beau,
40:27il est tout neuf,
40:27vous êtes dans un endroit,
40:28vous êtes à deux doigts
40:29de vous dire,
40:32ou d'un centre commercial.
40:33Non, mais là,
40:34je vois ce que vous voulez dire.
40:35Ce qui vous déplaît,
40:36c'est le côté moderne
40:36et on a oublié
40:38le palais au plein cœur
40:39de Paris et l'île de la Cité.
40:40C'est-à-dire qu'on fait
40:41vraiment de la gestion de flux ?
40:43Oui.
40:44Un centre commercial,
40:45pas sous le judiciaire.
40:46C'est un centre commercial.
40:48Mais bon,
40:48ce que je veux dire,
40:49c'est qu'on n'est pas...
40:49Et là-dedans,
40:50on ne réfléchit plus.
40:51Non, mais il y a un décalage
40:52entre finalement
40:53le côté très moderne,
40:54très neuf
40:56de cet établissement
40:57et de voir finalement
41:00une non-application
41:02d'une volonté des Français,
41:03c'est-à-dire
41:04de pocher à un policier.
41:05Lienard,
41:05l'expression obsolète.
41:07Autre sujet à présent
41:08et je le disais,
41:09ayons ce soir une possée
41:10pour évidemment
41:11la famille
41:12de la petite Liena
41:14et vraiment,
41:16encore une fois,
41:17on ne passera pas
41:18à un autre sujet
41:19dans les prochains jours
41:20et je pense
41:22qu'il est essentiel
41:22de garder le contact
41:25avec la population,
41:26notamment sur place.
41:27Si vous êtes avec nous
41:28ce soir sur le plateau,
41:30Maître Lienard,
41:30c'est qu'on va parler
41:31de l'affaire Naël.
41:33On a besoin de comprendre.
41:34La Cour de cassation
41:35a annulé
41:36la requalification
41:37des faits en violence
41:38pour le policier
41:39auteur du tir
41:40ayant tué Naël
41:41en juin 2023,
41:43ouvrant la voie
41:43à un possible procès
41:44pour meurtre
41:45de ce dernier.
41:47Quelle est votre réponse
41:48à cette décision
41:50de la Cour de cassation,
41:51Maître ?
41:51Je vais vous expliquer
41:52la décision
41:53de la Cour de cassation
41:53qui est un petit peu
41:54compliquée à comprendre.
41:56Alors, vulgariser au maximum.
41:57Je vais essayer
41:57d'être le plus simple
41:59et le plus clair possible.
42:01Les juges d'instruction
42:02avaient décidé
42:03de renvoyer ce policier
42:05sous la qualification
42:06d'homicide volontaire,
42:07c'est-à-dire de meurtre.
42:08Ce que nous avions
42:09toujours contesté
42:09en disant que ce policier
42:10qui tire sur Naël
42:12n'a pas voulu le tuer,
42:13il a simplement voulu
42:14le stopper.
42:14Et un policier
42:15qui ouvre le feu
42:16sur un individu
42:18ne cherche pas
42:19à le tuer.
42:19Ce n'est pas quelqu'un
42:20qui s'est levé le matin
42:21en disant
42:21je vais le tuer,
42:22je vais faire en sorte
42:23qu'il ne se relève pas
42:24le lendemain.
42:25Le policier
42:26veut simplement
42:27arrêter une action.
42:29Donc,
42:29nous avions contesté
42:31cette qualification
42:31d'homicide,
42:32les juges d'instruction
42:33ont renvoyé
42:34sur l'homicide volontaire
42:35et nous avons saisi
42:36la chambre de l'instruction.
42:38La chambre de l'instruction
42:39de Versailles
42:39a dit effectivement
42:40qu'il n'y a pas
42:41d'intention homicide
42:43chez ce policier.
42:44Même s'il tire
42:45à faible portée
42:47avec une arme
42:49de 9 mm,
42:50il n'a jamais
42:52évoqué
42:53une volonté homicide
42:54et on ne peut pas
42:55la relever.
42:55La Cour de cassation
42:58décide que
42:58cette motivation
42:59n'est pas la bonne.
43:00Pourquoi ?
43:01Parce que la Cour de cassation
43:02estime depuis toujours
43:03que quand on tire
43:04à faible distance
43:05avec une arme létale,
43:07ça suppose,
43:08ça établit
43:09l'intention homicide,
43:10la volonté de tout.
43:10Maître,
43:11est-ce que vous me permettez
43:11juste une question ?
43:13Oui.
43:14Les membres
43:14de cette Cour de cassation
43:16qui ont pris cette décision
43:17et a annulé
43:17parce qu'ils considèrent
43:18que quand on est
43:19à proximité,
43:20à bout portant,
43:21il y a intention
43:22de tuer.
43:23Est-ce qu'il y en a un
43:25qui a déjà mis
43:26un pied
43:27dans une brigade
43:28de police ?
43:29Je ne pense pas.
43:31Je ne pense pas.
43:31Non, non, pas du tout.
43:32Ils sont totalement déconnectés.
43:33Mais la Cour de cassation
43:35dit,
43:36selon notre jurisprudence
43:37constante,
43:38ça établit
43:39l'intention
43:40parce qu'on ne peut pas
43:41rentrer dans la tête
43:41des gens.
43:42Donc l'intention,
43:42il faut bien l'établir
43:43d'une manière ou d'une autre.
43:45Et on l'établit
43:45par des indices.
43:46Et là, il y a les indices.
43:47Et comme il y a les indices,
43:48il faut le renvoyer
43:49pour meurtre.
43:50Mais attendez.
43:50La Cour de cassation
43:51dit autre chose.
43:52Elle dit,
43:53on va le renvoyer
43:54pour meurtre.
43:55Et nous avions saisi
43:56nous-mêmes
43:56la Cour de cassation
43:57sur la légitimité
43:59du tir.
43:59En disant,
44:00ce tir,
44:00il entre dans le cadre légal.
44:02Le policier,
44:03quand il tire,
44:04non seulement
44:05il ne voulait pas tuer,
44:06mais surtout,
44:06il tire de manière légitime.
44:08Et là-dessus,
44:09la Chambre de l'instruction
44:10nous avait dit non.
44:13Il faut en débattre
44:14devant une cour d'assises.
44:15Et la Cour de cassation
44:17dit expressément,
44:18nous allons débattre
44:19de la légitimité
44:22de ce tir
44:23devant la Chambre
44:24de l'instruction
44:25qui sera à nouveau saisie.
44:26Ça veut dire
44:27qu'elle ouvre la possibilité
44:28à un nouveau débat
44:29sur la légitimité.
44:31C'est effectivement
44:34très alambique,
44:35très complexe
44:35pour le commun des...
44:36Non, mais pardonnez-moi,
44:38mais j'ai compris.
44:39On arrive aussi
44:39à une procédure
44:40où il y aura toujours
44:41des recours.
44:42Là, ça peut aussi
44:43faire tarder.
44:43C'est-à-dire que
44:44la Chambre de l'instruction
44:46qui est à nouveau saisie
44:48pourra décider
44:49d'un non-lieu
44:49dans ce dossier.
44:51Ah !
44:51Elle pourra décider
44:52d'un non-lieu dans ce dossier.
44:53Alors, quand je lis,
44:53mais je ne suis pas le seul
44:54à ne rien comprendre,
44:55quand je vois le tweet
44:56de Thomas Porte
44:57dire « Victoire,
44:58Florian M.
44:59qui a mis à mort
45:01Naël
45:02pourra être jugé
45:03pour meurtre
45:03pour la Cour de Cise.
45:05La Cour de cassation
45:05casse l'arrêt
45:06de la Cour d'appel
45:07de Versailles
45:07et refuse la qualification
45:08des faits en violence.
45:09Ce policier,
45:10entre guillemets,
45:11doit être jugé
45:12pour meurtre.
45:12Cette décision
45:13est une étape décisive,
45:14mais le combat continue
45:15pour que toute la lumière
45:16soit faite sur la mort de Naël,
45:18pour toutes les victimes
45:19de violences
45:19et crimes policiers
45:20et pour la brogation
45:22de la loi Cazeneuve
45:22de 2017
45:23dont les conséquences
45:24continuent de produire
45:25des drames sans justice.
45:26Pas de paix,
45:26Maître Liénard.
45:27Oui, il raconte n'importe quoi
45:29parce que la Cour de cassation
45:30dit qu'il va falloir
45:31débattre de l'intention
45:32homicide à nouveau.
45:35Donc, si vous voulez
45:37le renvoyer
45:38sur autre chose
45:39qu'un meurtre,
45:40il va falloir mieux argumenter,
45:42mieux motiver.
45:44Et puis, elle dit surtout
45:47en raison de la cassation prononcée,
45:49il n'y a pas lieu
45:49d'examiner le moyen unique
45:51proposé par un client.
45:53Il appartiendra
45:54à la chambre d'instruction
45:55de renvoi
45:55d'examiner à nouveau
45:57si elle en est saisie,
45:58le moyen tiré
45:59du fait justificatif prévu.
46:01C'est-à-dire qu'il appartiendra
46:03à la chambre de l'instruction
46:04qui sera saisi
46:05de dire
46:06si le tir
46:08est légitime
46:09ou pas.
46:10Ce qui veut dire
46:11que la chambre de l'instruction,
46:11demain,
46:12elle a tout pouvoir.
46:13Elle peut décider
46:13de renvoyer mon client
46:14devant une cour d'assises.
46:15Elle peut décider
46:16de le renvoyer
46:17devant une cour criminelle,
46:18mais dans ces cas-là,
46:19il faudra qu'elle le motive mieux,
46:21sans intention homicide,
46:22où elle peut décider
46:23d'un non-lieu.
46:24Et donc ça,
46:25on aura cette réponse
46:26dans les prochaines semaines,
46:28dans les prochains mois.
46:28Prochains mois.
46:29Donc on retarde encore
46:30l'échéance.
46:31Je vous propose
46:32d'écouter à l'époque
46:34du drame,
46:36parce que c'est toujours
46:37un drame,
46:37évidemment,
46:38quand un garçon
46:39de 17 ans décède.
46:42Mais c'était la déclaration
46:44d'Emmanuel Macron.
46:44Je me rappelle,
46:45il était en déplacement
46:45à Marseille à l'époque.
46:48Je veux ici dire
46:49l'émotion de la nation
46:51toute entière.
46:53Après,
46:54donc,
46:55ce qui est arrivé
46:57et la mort
46:59du jeune Naël
47:00et le dire à sa famille
47:01toute notre solidarité
47:03et l'affection de la nation.
47:04Nous avons un adolescent
47:05qui a été tué.
47:07C'est inexplicable,
47:09inexcusable,
47:10et d'abord,
47:11ce sont des mots
47:12d'affection,
47:13de peine partagée,
47:14de soutien à sa famille
47:15et à ses proches.
47:17Inexplicable,
47:18inexcusable.
47:20Inexcusable
47:20et inexplicable.
47:21Une faute inexcusable.
47:22Vous étiez déjà
47:22l'avocat de Florian ?
47:23Absolument.
47:24À l'époque ?
47:25Et donc,
47:25quand vous entendez
47:26ces propos,
47:26vous vous dites quoi ?
47:27Je dis que j'attends
47:282027 pour pouvoir
47:29poursuivre M. Macron,
47:31parce qu'il devra
47:32répondre de cela.
47:33C'est une violation
47:34du principe
47:35de la présomption
47:35d'innocence,
47:36c'est une faute civile.
47:38Il en répondra
47:39durant les jours.
47:39quand il était président
47:40de la République,
47:40donc quoi qu'il arrive,
47:42Et puis,
47:43il a coloré
47:44tout le dossier.
47:44Il est à l'origine
47:45des émeutes.
47:46Il est à l'origine
47:47des émeutes,
47:48parce qu'il a donné
47:48le feu vert.
47:49Il a dit,
47:50c'est une faute
47:51du policier,
47:53la nation est derrière vous,
47:55allez-y,
47:57votre colère est légitime.
47:58Et il a légitimé
48:00l'émeute.
48:02Par ces mots.
48:03Ce qui est sûr,
48:04c'est qu'il prononce
48:05ces mots
48:05en tentant d'acheter
48:06la paix sociale
48:06et en se disant
48:07si je prends le parti
48:09du jeune Naël,
48:10le parti des premiers émeutes
48:11qui commençaient déjà
48:12à débarquer
48:13dans les grandes villes
48:15et notamment
48:15dans les banlieues parisiennes,
48:16si je leur donne
48:17le point,
48:18peut-être qu'ils vont
48:18se calmer.
48:19Donc en plus,
48:19il avait pris le parti
48:21des futurs émeutes
48:22policiers en puissance.
48:23Mais non seulement,
48:24selon moi,
48:25évidemment,
48:26il met à bas
48:26la présomption d'innocence,
48:28mais en plus,
48:28il accrédite la thèse
48:29que sur les policiers,
48:30sur leur dos,
48:31sur leur tête,
48:32il y a une présomption
48:32de culpabilité
48:33et que les policiers,
48:35désormais,
48:35leur parole n'est plus crue
48:36et que leur action
48:38est au juste jugée
48:39négativement
48:39et qu'un policier
48:40qui tire
48:41est forcément coupable.
48:42Ça, c'est un changement
48:43et les policiers vous le disent.
48:44Il y a un avant,
48:44un après cette déclaration.
48:45Ce que je comprends,
48:46c'est que l'affaire judiciaire
48:47se poursuit,
48:48que ça va encore
48:49prendre plusieurs mois
48:50et qu'on ne sait pas
48:51entre le non-lieu,
48:52entre le renvoi
48:53dans une tribunale correctionnelle
48:56ou alors une cour d'assises
48:58et ce sera face
48:59à un juré populaire.
49:00Affaire à suivre
49:01et nous suivons ça
49:02très attentivement.
49:03J'aurais aimé
49:04avoir le temps
49:04de vous parler
49:05non pas que de justice
49:07puisque dans un instant
49:07on va parler
49:08du dossier Patrick Bruel
49:10puisqu'il y a un documentaire
49:11inédit à découvrir
49:12sur CNews
49:12à 21h05 très précisément.
49:14J'aurais aimé
49:15vous parler un peu plus longuement
49:16de l'ARCOM
49:16pour essayer
49:17de sourire un peu.
49:18Mieux vaut en rire
49:19qu'en pleurer.
49:20C'est-à-dire que l'ARCOM
49:22épingle Radio France
49:24pour non-respect
49:26du pluralisme
49:27en journée
49:28avec une sous-représentation
49:31du Rassemblement National.
49:32J'ai connu l'ARCOM
49:34beaucoup plus virulent
49:35et dur
49:36en matière d'amende
49:37notamment pour des publicités
49:39clandestines.
49:40Vous vous souvenez
49:41pour C8
49:41chez Cyril Hanouna
49:43qu'on salue.
49:45S'il y avait une marque
49:46là où on vous fracasse
49:47c'est des centaines
49:47de milliers d'euros
49:48mais alors si
49:49vous avez le malheur
49:51de sous-représenter
49:52le premier parti d'opposition
49:53qui est potentiellement
49:54le parti qui sera
49:56demain
49:57en bonne voie
49:58pour l'Elysée.
49:59Alors là
50:00c'est juste une mise en demeure.
50:01C'est une petite table
50:03sur la main.
50:03Et alors le culot
50:05il est extraordinaire.
50:06C'est Radio France
50:07qui vous explique
50:08que c'est une erreur technique.
50:09Ça fait quasiment
50:1130 ans et dure
50:12mais c'est une erreur technique.
50:13Et c'est parce que Marine Le Pen
50:14ne veut pas venir.
50:14Et puis comme par hasard
50:16ça tombe sur le rassemblement.
50:18C'est pas le parti socialiste.
50:19Non mais c'est fou
50:20c'est pas M. Glucksmann
50:21qui a été sous-représenté.
50:22Moi franchement
50:23je ne comprends rien
50:24à cette affaire.
50:25Cher Sébastien Ligné
50:26Que se passe-t-il ?
50:27S'il vous plaît
50:27cédez votre place
50:29je sais que vous allez être
50:30traumatisé par cela
50:31à Olivier de Caronfray.
50:32C'est avec grand plaisir.
50:33Voilà.
50:34Donc cédez votre place
50:35s'il vous plaît.
50:35C'est un plaisir
50:36de vous retrouver vendredi.
50:37Je sais que c'est la Coupe du Monde
50:38donc vous allez peu souvent
50:40sur notre antenne
50:41les prochains jours
50:42parce que vous privilégiez
50:43de regarder les matchs de football.
50:44Mais cédez votre place
50:45tout de suite
50:45parce que je veux
50:46qu'on parle du dossier inédit
50:47à savoir Patrick Bruel
50:49du sédecteur au prédateur.
50:50C'est à suivre
50:51dans quelques instants.
50:52Mais oui
50:52passer devant la caméra
50:53parce que toi
50:53on n'avait jamais
50:55travaillé en télévision.
50:57Exactement.
50:57Quelle erreur des débutants.
50:59C'est normal.
51:00Vous auriez pu mettre
51:00même votre tête
51:01vraiment sur l'écran
51:02et sur la caméra.
51:04Cher Olivier
51:04merci d'être avec nous.
51:06Merci à vous.
51:06Patrick Bruel
51:0767 ans
51:08a été revenu
51:09aux choses sérieuses
51:09mis en examen pour viol
51:10tentative de viol
51:11agression sexuelle
51:12et harcèlement sexuel
51:13il n'a été placé
51:15en détention provisoire
51:16placé sous contrôle judiciaire
51:18Célia Barot
51:19je vous propose juste
51:20de voir un premier extrait
51:21de ce que nous allons découvrir
51:22dans cette émission.
51:24Et le soir
51:25alors que la salle de concert
51:27était quasiment vide
51:28Sabine va tomber
51:29nez à nez avec Bruel
51:30Et puis en fin de journée
51:31au moment où je sors
51:33moi du local électrique
51:34lui il sort de la loge
51:35et il m'attrape
51:37et il me pose
51:38à côté de lui
51:39il met son bras
51:40autour de moi
51:40et il me dit
51:40alors ça va
51:42ça se passe bien
51:43et je ne sais plus
51:44ce qu'il me dit
51:45moi je lui dis
51:45c'est sympa
51:46de venir nous voir
51:47au Bataclan
51:48tu devrais venir plus souvent
51:50je suis dans un rôle professionnel
51:52j'accueille quelqu'un
51:53dans une salle
51:54voilà
51:54et on descend les escaliers
51:56moi sous son bras
51:57comme ça
51:57et arrivé en bas
51:59on est à la sortie
52:00de secours du Bataclan
52:02et là il me colle au mur
52:04il se jette dans mon cou
52:05il m'embrasse comme un fou
52:07et je sens son érection
52:09contre moi
52:09et je le repousse
52:11et je lui fais
52:12mais enfin cher ami
52:13que se passe-t-il
52:14et là il est un peu étonné
52:18il me regarde
52:18il me fait
52:19je ne sais pas
52:20tu as un joli coup
52:21j'ai vu ton coup
52:22j'ai eu envie de l'embrasser
52:23ça ne t'est jamais arrivé
52:25d'avoir envie d'embrasser un coup
52:27et on va découvrir
52:28ces témoignages
52:28tout au long de l'émission
52:30rappelons ce qui s'est passé
52:31cette semaine
52:31parce que c'est évidemment
52:32une semaine
52:33qui a été marquée
52:34par une actualité judiciaire
52:35liée à Patrick Bruel
52:36oui Patrick Bruel
52:37qui a été placé en garde à vue
52:39une garde à vue
52:39qui a duré 48 heures
52:41il a ensuite été présenté
52:43à 4 juges d'instruction
52:44mercredi soir
52:45il a été mis en examen
52:47pour 4 faits
52:49une tentative de viol
52:50en 2010
52:50un viol en 2008
52:52une agression sexuelle
52:53et un harcèlement sexuel
52:54en 2019
52:54ou encore un harcèlement sexuel
52:56en 2019
52:57également à Ajaccio
52:58il a été placé
52:59sous le statut
52:59de témoin assisté
53:00pour 4 autres faits
53:01notamment tentative de viol
53:03à Neuilly-sur-Seine
53:04en 2010-2011
53:05un viol à Dinard
53:06ou encore un viol
53:07à Lille-sur-la-Sorgue
53:08et un harcèlement sexuel
53:09en 2019 à Nyon
53:10les juges d'instruction
53:11que saisis ont rendu
53:12une ordonnance
53:13constatant d'office
53:15l'acquisition
53:16de la prescription
53:16pour un fait de viol
53:18datant de 2000
53:19à Grenoble
53:20Patrick Bruel
53:21qui n'a donc pas passé
53:22de nuit
53:23en détention provisoire
53:24les juges d'instruction
53:25n'ont pas souhaité saisir
53:26le JLD
53:27le juge des libertés
53:28de la détention
53:28pour le placer
53:29en détention provisoire
53:30le JLD
53:32n'a pas non plus suivi
53:33les réquisitions
53:34et la saisie du parquet
53:36qui avait demandé
53:37son placement
53:37en détention provisoire
53:38Patrick Bruel
53:38qui a donc maintenant
53:39plusieurs obligations
53:40notamment celle
53:42de ne pas quitter
53:42le territoire national
53:43Vous allez donc proposer
53:45Olivier de Kironfleck
53:46après le documentaire
53:48signé de Jordon Productions
53:50un grand débat
53:53autour de cette affaire
53:54Exactement
53:55un grand décryptage
53:56puisqu'il y aura
53:57des archives inédites
53:58des témoignages inédits
53:59également dans ce grand documentaire
54:00ensuite on va se plonger
54:01on va remonter
54:02déjà à la Bruelmania
54:03il y a Fabien Lecoeuvre
54:04le spécialiste
54:05de la chanson française
54:06qui sera avec nous
54:06on va essayer de comprendre
54:07tout ce contexte
54:08et puis à partir de mars dernier
54:10qu'est-ce qui se passe
54:11l'emballement médiatique
54:12avec énormément de témoignages
54:14et donc on va explorer
54:16toute une époque
54:17et notre époque d'aujourd'hui
54:18la nécessité aussi
54:19pour les femmes
54:20de libérer la parole
54:21notre société doit les entendre
54:23et en même temps
54:23cet équilibre assez compliqué
54:25on va y revenir
54:26le respect de la présomption
54:27d'innocence
54:28voilà c'est le défi
54:29vraiment de la vérité
54:30aujourd'hui
54:31avec des médias
54:32qui en ont beaucoup parlé
54:34ces derniers temps
54:34Étant donné que Patrick Bruel
54:36est l'une des plus grandes icônes
54:37de la chanson française
54:39c'est un sujet
54:40qui là aussi
54:42a marqué
54:43bon nombre
54:44de foyers
54:44en France
54:45on en est
54:46tout en restant
54:47extrêmement prudent
54:47mais j'ai écouté
54:49Sabrina Béralin-Bouillet
54:50parce qu'on a un formidable
54:51service police-justice
54:52cette semaine
54:53qui disait
54:53on est né qu'au début
54:55finalement
54:56de cette procédure
54:59et de cette enquête
54:59puisque ce sont
55:00les premiers témoignages
55:01il y a 30 plaignantes
55:02premier témoignage
55:03première plainte
55:04et d'autres plaintes
55:04sont à venir
55:05il y a plusieurs
55:05avocates de plaignantes
55:06qui ont déjà annoncé
55:08déposer plainte
55:09en fin de semaine
55:09et à partir de la semaine prochaine
55:11donc c'est plusieurs plaintes
55:13qui vont s'accumuler
55:14on n'est pas à l'abri
55:15d'une nouvelle mise
55:15en garde à vue
55:16de Patrick Bruel
55:16le mot de la fin
55:17avec vous maître
55:18alors c'est le début
55:19de l'instruction
55:19une instruction
55:20qui va durer minimum
55:2218 mois
55:23minimum
55:25instruction
55:25ça veut dire quoi
55:26ça veut dire que
55:27Patrick Bruel
55:27il va être de nouveau entendu
55:29il y aura des expertises
55:30psychologiques
55:31psychiatriques
55:32potentiellement
55:33des confrontations
55:34avec les victimes
55:35les parties civiles
55:37donc ça va durer
55:37très longtemps
55:38avant qu'on ait
55:39un procès
55:40et un renvoi
55:41devant une cour criminelle
55:42merci à tous les six
55:43merci à toutes les équipes
55:44qui ont préparé
55:45cette émission
55:45vous allez découvrir
55:47dans quelques instants
55:48ce documentaire
55:49inédit
55:49Patrick Bruel
55:50du séducteur
55:52au prédateur
55:53entre guillemets
55:54bien évidemment
55:55puisqu'il ne faut pas
55:56oublier la présomption
55:58d'innocence
55:58comme il ne faut pas
55:59oublier
55:59et faire taire
56:01les témoignages
56:02de toutes les plaignantes
56:03que justice soit rendue
56:04avec un grand J
56:0621h04
56:07sur CNews
56:08c'est tout de suite
56:09le décryptage
56:10suivi d'un décryptage
56:11avec Olivier de Caranfleck
56:12tout à l'heure
56:13merci Eliott
56:15merci à tous
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