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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04On est avec Alain Bauer ce soir, ravi de vous retrouver, professeur, professeur émérite de criminologie,
00:10auteur de Trump, le pouvoir des mots, entre autres, bien sûr, parce que votre plume est régulière
00:16et on peut vous lire très souvent, cher Alain Bauer, abondante, c'était le mot que je cherchais.
00:22J'essaye de me faire reconnaître par Éric Nolot, j'essaye et j'essaye et j'essaye, mais pas encore
00:27arriver.
00:27Pas encore ?
00:28Vous essayez longtemps.
00:29Quand je vous aurai reconnu, vous n'irez pas plus haut.
00:31C'est pour ça, voilà.
00:32Pierre Lelouch est avec nous, monsieur le ministre spécialiste évidemment des questions internationales,
00:37Jules Torres et Sébastien Ligné pour les questions politiques.
00:41Bonsoir à tous les deux.
00:42À la une ce dimanche évidemment, Éric Nolot, vous l'avez présenté avec Alain Bauer.
00:48Je vous ai cité.
00:49Oui, oui, moi je...
00:50Je ne vous ai pas cité Éric ?
00:51Non.
00:52Ça m'embête parce que toute heure entamée est tendue en entier, j'ai peur de...
00:56Et sachez une chose, c'est que j'ai pensé à vous tout au long de l'après-midi parce
01:00que je me suis dit, je vais commencer avec une actualité qui va lui faire plaisir.
01:03Et sauf qu'en fait, j'ai oublié à la fin et donc on va la faire à la fin
01:07de l'émission.
01:08C'est clair.
01:09Vous avez compris ?
01:10Je n'ai rien compris.
01:11C'est très simple.
01:13On devait commencer par une actualité qui allait lui faire plaisir, sauf que j'ai oublié
01:18avant l'antenne et donc nous la verrons à la fin de l'émission.
01:21Et en le voyant maintenant, je repense à lui.
01:23Est-ce qu'on peut commencer sur l'actualité majeure ?
01:25Vous avez l'impression, c'est un vrai disime.
01:27J'ai bien fait de parler.
01:27C'est possible, parce qu'il y a quand même des actualités importantes.
01:32Il y a des galas qui virent au chaos et qui auraient pu virer au drame.
01:36À Washington, l'assaillant armé qui a fait une éruption avait pour objectif de tuer
01:40Donald Trump et viser son administration.
01:43Un manifeste anti-chrétien a été retrouvé dans sa chambre d'hôtel sur le président américain.
01:47Je voudrais qu'on revienne minute par minute sur ce moment où tout a basculé du côté
01:53de Washington hier soir.
01:56Il est 20h36 ce samedi soir à Washington, l'heure où la soirée bascule.
02:01Un homme de 31 ans force l'entrée du gala annuel de la presse.
02:05Armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet et de plusieurs couteaux, il se dirige vers
02:09la grande salle de réception.
02:10Des tirs sont échangés entre lui et les policiers présents sur place.
02:18Le brouhaha de la foule et la musique étouffent dans un premier temps le bruit des coups de feu.
02:23La sécurité met une dizaine de secondes à comprendre ce qu'il se passe.
02:27C'est alors que le chaos et la confusion s'installent.
02:31Quelques secondes plus tard, Gidevins, le vice-président américain, est le premier à être évacué.
02:36Les services secrets se précipitent ensuite sur Donald Trump et l'extirpe de la salle.
02:40Le secrétaire américain à la défense, Pitek Zet, est à son tour évacué.
02:44Les convives restent d'abord à leur place et paraissent perdus et apeurés.
02:48Certains filment, d'autres se cachent sous les tables.
02:51Les membres des services de sécurité enjambent les invités, les tables et les chaises.
02:57Dans le même temps, à l'étage, le suspect est interpellé et menotté.
03:01En quelques minutes, la situation est sous contrôle.
03:03Les convives peuvent à leur tour évacuer.
03:06Une soirée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier.
03:11Cher Alain Bauer, vous qui avez écrit Le pouvoir des mots, entre autres,
03:16et qui êtes professeur et mérite de criminologie.
03:19On va essayer de poser plusieurs questions.
03:21Première question, est-ce que ce qui s'est passé cette nuit du côté de Washington
03:27est une faille dans le système de sécurité des fameux Secret Service ?
03:32Il y a une micro-faille réelle, indiscutable,
03:35que vous voyez au tout début de la séquence en noir et blanc de la caméra de vidéosurveillance.
03:40Vous voyez que dans le premier poste de contrôle, c'est le premier poste de contrôle.
03:43Alors, il faut savoir que le Hilton, c'est 1100 chambres,
03:46qu'il y a trois niveaux et que la salle de balle, de congrès, de ce que vous voulez,
03:52est au niveau intermédiaire, une sorte d'entresol.
03:55Le premier poste de contrôle est à peu près ce qui se situerait,
03:59pour ceux qui ne connaissent pas votre immeuble,
04:02non pas à l'entrée extérieure, mais au poste de contrôle intérieur.
04:05Là, contrairement à ce qu'il devrait faire,
04:07l'agent de sécurité ne regarde pas qui est en train d'entrer,
04:10mais tourne le dos à son poste de contrôle,
04:13alors que les trois autres agents de sécurité se racontent des jolies histoires entre eux
04:16et tournent aussi le dos au poste de contrôle.
04:19C'est-à-dire que personne ne fait son travail,
04:21puisque personne ne regarde qui rentre,
04:24puisque tout le monde est déjà entré,
04:25qu'il n'y a plus qu'un ou deux retardataires,
04:27et qu'ils considèrent, hélas, ce qu'on appelle un moment de relapse,
04:30comme le pire est passé, c'est donc qu'il ne va plus rien se passer.
04:33C'est le moment où l'assaillant décide de faire un rush,
04:36passer à toute allure ce premier poste de contrôle,
04:39les agents s'en rendent compte,
04:41se mettent en position de tir,
04:43et tirent, et le ratent,
04:44alors que 20 mètres à peu près plus loin,
04:46il y a le deuxième poste de contrôle qui est vers la salle de balle,
04:49où là, un agent qui fait son métier
04:51et regarde ce qui se passe devant lui,
04:53arrête l'assaillant,
04:54prend une balle dont on ne sait pas très bien
04:56qui est l'auteur du tir, pour l'instant,
04:59et permet d'interrompre le processus.
05:01Donc vous parlez de micro-failles, Alain Bauer.
05:03Oui, parce qu'elle est...
05:03Mais en amont, est-ce qu'il n'y a pas une macro-faille,
05:07c'est-à-dire de sécuriser, ou méga-faille,
05:10de sécuriser en amont,
05:12de surveiller, de faire que cet hôtel
05:15devienne une sorte de bunker,
05:16avant d'avoir un président qui a déjà subi,
05:19en l'espace de deux ans,
05:20deux tentatives d'assassinat ?
05:22Huit.
05:23Non, en deux ans, en deux ans.
05:24Huit.
05:25En deux ans ?
05:26Vous ne prenez pas tous ceux
05:27qui ont essayé de rentrer à Marlago,
05:29tous ceux qui ont essayé de rentrer
05:30à la Maison Blanche,
05:31tous ceux qui se sont fait attraper
05:33autour du golfe, etc.
05:34En tout cas, en tout,
05:34toutes n'ont pas été aussi dramatiques
05:37que celles de la banque.
05:38Il y en a eu deux très importantes.
05:39Voilà, deux très importantes.
05:40Non, il y a beaucoup d'attaques.
05:41C'est d'ailleurs impressionnant
05:42de voir à quel point.
05:43Deuxièmement, ce même hôtel,
05:44il y a 30 ans,
05:45Ronald Reagan s'est fait tirer dessus
05:46à la sortie de cet hôtel
05:48où l'extérieur n'était pas sécurisé.
05:51Oui, il y a un sujet.
05:53Pourquoi ?
05:53D'abord, c'est un hôtel de 1100 chambres
05:55qui n'est pas privatisé
05:56par l'Association des correspondants
05:58de la Maison Blanche
05:58qui fait un dîner annuel
06:00et personne ne privatise
06:02un hôtel de 1100 chambres
06:03pour un dîner annuel.
06:04En général, on privatise
06:05l'espace de sécurité.
06:07Deuxièmement, même si on avait fait
06:08une étude approfondie
06:09sur les locataires
06:11ou les résidents de l'hôtel,
06:13son nom ne serait pas sorti
06:13puisqu'il n'y avait pas encore
06:15eu de manifeste,
06:16qu'il ne s'était exprimé
06:16dans à peu près pas grand-chose.
06:18On est en train d'apprendre
06:19grâce à l'enquête du FBI.
06:21Le secret de service
06:22ne fait pas d'enquête judiciaire
06:23sauf pour la fausse monnaie,
06:24ce qui n'est pas le sujet.
06:25Mais on est en train d'apprendre
06:26qu'il y avait eu au moins
06:28une alerte d'un de ses proches
06:30pour dire qu'il est en train
06:31de tourner dangereux.
06:32Donc on va savoir d'ici aujourd'hui...
06:34On parlera de son manifeste
06:35dans quelques instants
06:36parce que dans son manifeste,
06:38il cible Donald Trump
06:39et il cible également les chrétiens.
06:42Mais je voulais qu'on aille
06:42point par point.
06:44On n'a pas encore trouvé.
06:46Il n'y a pas d'éléments
06:48dans le manifeste.
06:48Il y a des éléments
06:49sur toute une série de dirigeants
06:50de l'administration Trump.
06:52Mais à ma connaissance,
06:53il n'y a pas d'éléments
06:54anti-chrétiens.
06:55Ils sont anti-chrétiens.
06:56C'était la déclaration
06:57de Donald Trump.
06:58Selon Donald Trump,
07:00ce manifeste serait...
07:01Vous avez bien effectivement
07:03raison de préciser.
07:04C'est Donald Trump qui dit
07:05lorsque vous lisez son manifeste,
07:07il déteste les chrétiens.
07:08Ça ne fait aucun doute.
07:10Il déteste les chrétiens.
07:12C'est une haine profonde,
07:13dit le président des Etats-Unis.
07:16Donald Trump qui revient
07:17sur la question de sécurité.
07:19Écoutons Donald Trump.
07:21Dans un souci de transparence,
07:25de clarté,
07:26j'ai fait publier sur
07:26Truth Social
07:27et sur d'autres plateformes
07:29une vidéo montrant
07:30la violence de cet individu
07:31qui a attaqué
07:32notre Constitution.
07:39Cette vidéo montre aussi
07:40à quelle vitesse
07:41le secret de service
07:42et les forces de l'ordre
07:43ont agi au nom de ce pays.
07:45Ils ont fait un super travail.
07:49Un membre des forces de l'ordre
07:51a été touché,
07:52mais il a été sauvé
07:53par le fait qu'il portait
07:54un très bon gilet pare-balles.
07:56Il s'est fait tirer dessus
07:57de très près
07:57par une arme très puissante,
07:59mais le gilet a fait le travail.
08:06Je lui ai parlé,
08:07il va bien.
08:07Il est de très bonne humeur.
08:09Nous lui avons dit
08:10qu'on l'aime
08:11et qu'on le respecte.
08:15C'est un homme très fier.
08:17Il est très fier
08:18de ce qu'il a fait.
08:22Deuxième question,
08:24Alain Bauer,
08:25et ensuite évidemment
08:25je donne la parole
08:26à Pierre Lelouch aussi
08:27qui connaît parfaitement
08:28les Etats-Unis.
08:29Est-ce que,
08:30vous savez,
08:31il a parlé,
08:31vous l'entendez,
08:32de ce fameux,
08:33cette salle de balle
08:34qui fait tant polémique
08:35aux Etats-Unis.
08:36Est-ce que,
08:37si cette salle de balle
08:39était déjà construite,
08:40est-ce qu'on se serait retrouvé
08:41dans la même situation
08:42une salle de balle
08:43au sein de la Maison Blanche,
08:45ultra sécurisée,
08:47qui vaudrait plus de 400 millions d'euros ?
08:49C'est un petit pactole quand même.
08:50Alors,
08:50la précédente salle de balle
08:52de la présidence
08:53aurait parfaitement pu servir à cela.
08:54Elle sert à des dîners d'Etat,
08:56Pierre Lelouch a dû y assister,
08:58qui sont tout à fait considérables.
09:00Je ne suis pas sûr
09:01qu'on y cale l'intégralité
09:02de l'Assemblée des correspondants,
09:04mais si on voulait la sécuriser
09:06en réduisant le nombre d'invités,
09:08car il n'y a pas que les correspondants
09:09de la Maison Blanche
09:09et à peu près tout ce petit monde
09:11qui veut sortir,
09:12ça serait possible.
09:13Pourquoi ça n'existe pas ?
09:14D'abord,
09:14quand le dîner a été inventé,
09:16il y a 100 ans à peu près,
09:18le président Woodrow Wilson
09:20détestait les journalistes,
09:21quasiment à peu près autant
09:22que Donald Trump,
09:23en moins expressif peut-être.
09:25Il n'avait pas de chouf social
09:26en 1921.
09:28L'Assemblée des correspondants
09:29a décidé qu'elle invitait
09:31sur des lieux qui étaient les siens
09:32qui elle voulait
09:33et le président des Etats-Unis,
09:35car elle était maîtresse
09:36de son espace de réunion.
09:38Il y a d'innombrables réunions
09:39où le président des Etats-Unis
09:40est invité,
09:41qui ne se passe pas
09:42à la Maison Blanche,
09:43mais en général,
09:44les organisateurs
09:45privatisent l'intégralité
09:47de l'hôtel.
09:47C'est le cas de l'association
09:48des chefs de police
09:49ou des pompiers,
09:51des immenses associés,
09:52des criminologues même,
09:53qui privatisent
09:53un hôtel complet américain
09:55et qui permet
09:56d'assurer une sécurisation
09:57totale périphérique,
09:59périmétrique
09:59et du compartimentage.
10:01Ça n'est pas possible
10:01dans cet hôtel,
10:02car ils ne l'ont pas
10:03intégralement privatisé,
10:04car ils n'ont pas besoin
10:05de louer 1100 chambres
10:06pour une soirée.
10:07Et c'est un peu ça
10:08la difficulté.
10:09Donald Trump a raison
10:10de dire par contre
10:11qu'effectivement,
10:12il aurait été quasiment impossible
10:13que la micro-défaillance
10:16et la difficulté
10:17de contrôler
10:18les 1100 résidents
10:19qui provoquent
10:21ce phénomène
10:22n'auraient pas pu
10:23se réaliser
10:23sur une invitation
10:24à la Maison-Blanche.
10:25Mais de toute façon,
10:25la salle de balle
10:26ne sera pas finie
10:26avant la fin de son mandat.
10:28Donc, finalement,
10:29c'est pas...
10:29Donc, l'année prochaine,
10:30on repart pour un tour.
10:31Peut-être dans un endroit...
10:32Peut-être dans un mois,
10:33parce qu'il a annoncé
10:34que le dîner
10:35aura lieu d'ici un mois
10:36en plus beau,
10:37plus grand et ailleurs.
10:38Et alors là,
10:38je vous garantis
10:38que ça va être
10:39très, très sécurisé.
10:40Je voudrais qu'on aille
10:42sur le profil
10:42de l'assaillant
10:43parce que ce profil
10:44est en train
10:45de se dessiner.
10:46On a retrouvé,
10:47je le disais,
10:47un manifeste
10:48dans sa chambre d'hôtel.
10:51Voyez le sujet.
10:52Il est signé
10:52Charlotte Derry
10:53et Anaïs Bauché.
10:55Il a rapidement
10:56été neutralisé
10:57par le Secret Service
10:58qui est l'homme
10:59auteur d'une tentative
11:00d'assasinat
11:01sur Donald Trump.
11:02Selon plusieurs médias
11:03américains,
11:04il s'agirait de
11:05Cole Thomas Allen,
11:06un homme de 31 ans,
11:08originaire de Californie.
11:09Sur son profil LinkedIn,
11:11il se décrit
11:12comme un ingénieur
11:12en mécanique
11:13et en informatique,
11:14développeur de jeux
11:15et enseignant.
11:16Il dit avoir obtenu
11:17un diplôme
11:18de l'université
11:19de Californie.
11:20Une information
11:21confirmée
11:21par l'établissement.
11:22Un étudiant
11:23nommé Cole Allen
11:24a obtenu une maîtrise
11:25à l'université
11:26d'état de Californie
11:27Dominguez Hills
11:28en 2025.
11:29L'université
11:30ne peut confirmer
11:31s'il s'agit
11:31du même suspect
11:32identifié
11:32dans la fusillade
11:33du 25 avril
11:34lors du dîner
11:35des correspondants
11:35de la Maison Blanche.
11:36Sur cette vidéo
11:37postée par Donald Trump
11:38sur son réseau social,
11:39on peut le voir
11:40forcer le barrage
11:41des agents de sécurité
11:42au sein de l'hôtel
11:43Hilton
11:44où se déroulait
11:45le dîner
11:45des correspondants
11:46de la Maison Blanche.
11:47Dans une conférence
11:48de presse donnée
11:48peu de temps après,
11:50le président
11:50a décrit
11:51le profil du suspect.
11:52C'est un homme
11:56qui paraissait
11:57particulièrement méchant
11:58quand il a été
11:59neutralisé.
11:59Il s'est ardemment
12:00battu.
12:01Pour moi,
12:02c'est un malade.
12:02Qui ferait ça
12:03à part un homme malade ?
12:05Nous allons tous
12:06savoir à propos de lui.
12:07Demain,
12:07nous en saurons
12:08beaucoup plus déjà.
12:09Mais il semble
12:10que ce soit
12:11un loup solitaire.
12:15L'homme devrait
12:16comparaître
12:16lundi prochain
12:17devant la justice.
12:18Il fait pour l'instant
12:19l'objet
12:20de deux chefs
12:20d'accusation.
12:21Utilisation
12:22d'une arme à feu
12:22lors d'un crime violent
12:23et agression
12:24d'un agent fédéral
12:25à l'aide
12:26d'une arme dangereuse.
12:28Alors,
12:28je me tourne
12:29vers Sébastien Ligné
12:29qui a eu accès
12:31aussi à ce fameux
12:32manifeste
12:34qui aurait été écrit
12:35par l'assaillant
12:36et on y décèle
12:38un personnage
12:39on va dire
12:40qui est...
12:41Assez loin
12:42du premier profil
12:43qu'on nous avait dessiné
12:44celui d'un professeur
12:45motel.
12:46Ils sont plusieurs
12:47dans sa tête.
12:48Donc,
12:48c'est un manifeste
12:49de plus de mille mots.
12:51C'est quand même
12:51un manifeste conséquent
12:53où il dessine
12:54un petit peu
12:55un premier mobile
12:56et en fait,
12:57au cours de ce manifeste,
12:59il fait des objections.
13:00Donc,
13:00il se parle à lui-même.
13:01Il dit
13:01objection numéro un
13:02pour ne pas commettre
13:03ce meurtre.
13:04Ensuite,
13:05il se répond à lui-même
13:06pourquoi finalement
13:07il doit tout de même
13:08le faire.
13:09Et donc,
13:09il a une liste
13:10de cibles privilégiées.
13:11Il dit
13:12il faut que je vise
13:13en priorité
13:13les membres du gouvernement.
13:15Ensuite,
13:15si possible,
13:16ne pas toucher
13:17les autres,
13:18donc que ce soit
13:18les journalistes
13:19ou les membres
13:19du secret de service,
13:21il parle de ses parents,
13:22il dit
13:22je m'excuse
13:23auprès de mes étudiants,
13:23etc.
13:24et à la toute fin,
13:25il fait un post-cryptum,
13:26un petit PS,
13:27donc à quelques minutes
13:29de prendre son arme
13:30et il dit
13:31PS
13:31je suis obligé
13:32de dire
13:32que les services secrets
13:34c'est absolument
13:35n'importe quoi,
13:36je n'ai jamais vu ça,
13:37aucune sécurité,
13:38aucun contrôle.
13:39Il est en train
13:39de décrire
13:40quelques minutes
13:41avant de prendre
13:41les armes
13:41l'état du service
13:43de sécurité
13:44du président
13:44des Etats-Unis.
13:46Donc,
13:46il explique finalement
13:46si j'avais été
13:47un Iranien,
13:48j'aurais pu faire
13:49un massacre,
13:50j'ai pu passer
13:51tous les contrôles.
13:51C'est assez stupéfiant
13:53comme document,
13:54je dois tout vous dire
13:54et en effet,
13:55ça ne donne pas
13:56à la lecture
13:57l'image d'un homme
13:58tout à fait...
13:58Qui était
13:59le professeur du mois.
14:00Ce matin,
14:01il y avait une affiche
14:02avec marqué
14:03mais c'est un professeur,
14:04c'est d'ailleurs
14:04le professeur du mois.
14:06Pierre Lelouch,
14:06dans un instant,
14:07je le sens,
14:08vous êtes dans
14:08les starting blocks
14:09pour nous faire
14:10une analyse complète.
14:11J'écoute avec bonheur
14:12les uns et les autres.
14:14C'est l'analyse aussi
14:15d'Alain
14:16que je souhaitais avoir
14:17sur le profil
14:18de l'assaillant
14:19qui est un profil
14:20extrêmement trouble,
14:21surprenant ou non ?
14:23Alors d'abord,
14:24ils sont deux dans leur tête
14:24mais l'avantage,
14:25c'est qu'ils laissent
14:27un écrit descriptif.
14:28Souvent,
14:29ils veulent aussi
14:30se faire tuer
14:31par les policiers
14:33ou les agents.
14:35Parfois,
14:36certains écrivent
14:37parfois plus de mille mots.
14:39On a des manifestes
14:41beaucoup plus longs
14:42que ce soit
14:42Una Bomber
14:43ou celui de Nouvelle-Zélande.
14:46Donc parfois,
14:46c'est très très détaillé.
14:48Mais là,
14:49effectivement,
14:49le côté je me parle
14:50en question-réponse
14:51indique qu'ils étaient
14:52au moins deux
14:53à se poser des questions.
14:55Vous savez,
14:55ça ressemble un peu
14:56à ce film
14:58avec l'ange et le diable
14:59qui se parlent
15:00dans la tête
15:00de Christian Clavier,
15:01si je me souviens bien.
15:02On est un peu dans ça
15:03mais en expression écrite.
15:05Ceci dit,
15:06ça donne une cohérence
15:07dans sa...
15:08Je ne parlerai pas de folie
15:10puisque la psychiatrisation
15:11à distance
15:11est un art
15:12que je ne pratique pas.
15:13Dans son déséquilibre.
15:15Oui,
15:15ou dans son délire,
15:16on peut dire ça comme ça,
15:17qui montre
15:18à quel point
15:19il y avait une problématique
15:20mais à quel point
15:21c'était ciblé.
15:22On n'est pas dans
15:22un assassinat de masse,
15:23on est dans une logique
15:24très particulière,
15:25très personnalisée,
15:27très cohérente
15:29dans ce délire
15:30qui est là.
15:31Je voulais avoir
15:32l'analyse complète
15:33de votre analyse,
15:34Alain Bauer.
15:35Maintenant,
15:36je me tourne vers
15:37Pierre Lelouch,
15:39peut-être faire
15:40une sorte de retour
15:41d'expérience
15:42sur les questions
15:43de sécurisation,
15:44sur le climat
15:45qu'il peut y avoir.
15:45Vous qui connaissez
15:46parfaitement
15:46les États-Unis,
15:48est-ce que vous étiez
15:48raccord avec
15:49les dires de M. Bauer
15:52ou finalement
15:53vous voyez
15:53d'autres éléments
15:54que nous n'aurions pas
15:56forcément traités ?
15:57Si on s'éloigne
15:58de la focale,
16:00il y a 330 millions
16:01d'Américains
16:02et il y a 400 millions
16:03d'armes
16:04qui circulent
16:05dans le pays.
16:06Ça, c'est le problème
16:07numéro un.
16:08Donc n'importe qui
16:09peut se procurer
16:10de quoi,
16:12effectivement,
16:13attaquer
16:13beaucoup de monde.
16:15Deux,
16:16on est dans une société
16:17qui est très polarisée
16:18et où on passe son temps
16:21du côté des hostiles,
16:24des anti-Trump
16:25à le traité de fou,
16:26de dictateur,
16:27d'annoncer la fin
16:29de la République américaine
16:30parce qu'elle est aux mains
16:31ou elle serait aux mains
16:32d'un dictateur.
16:33Vous auriez pu le nazifier
16:34un peu aussi.
16:35Voilà.
16:37Là où c'est drôle,
16:38c'est que le vice-président
16:40Vance
16:41écrivait les mêmes choses
16:42avant de rallier Trump.
16:43Il le traitait de dictateur
16:44et il l'avait même évoqué
16:46en comparaison
16:46avec Adolf Hitler.
16:48Donc c'est vous dire
16:48le...
16:49Ah oui, oui.
16:49Il y a donc
16:50beaucoup de gens à gauche
16:51et beaucoup de gens
16:52en Californie
16:53d'où vient le tireur
16:55sont convaincus
16:56que Trump est un danger
16:58pour les États-Unis.
16:59Donc il y a une polarisation
17:00extrême,
17:01beaucoup d'armes
17:02et après il peut y avoir
17:04aussi des gens
17:04qui sont un peu fêlés
17:05mais ça c'est pas...
17:06D'ici c'est un peu difficile
17:08à faire.
17:08Quant à la sécurisation
17:09de l'hôtel,
17:10Alain Boer a tout dit,
17:12c'est vrai que ce genre
17:13de bahut est tellement immense
17:16que quand vous réservez
17:18une salle,
17:18il était au sous-sol en fait.
17:20Entre-sol.
17:21A loin de ton sol,
17:22il fallait descendre derrière.
17:23Donc ils avaient un premier...
17:24Il est passé le premier filet
17:26de sécurité,
17:27il a été arrêté après.
17:28Il fonce,
17:28on le voit foncer effectivement
17:29mais arrêté très rapidement.
17:31Moi je pense que de toute façon
17:32il passait pas.
17:33Il y a énormément
17:34de secrets de services.
17:36Un dernier mot pour ceux
17:37qui ont pu aller
17:38à la Maison-Blanche,
17:39l'accès à la Maison-Blanche
17:41c'est une folie quoi.
17:42Si vous prenez pas
17:43au moins une heure
17:44avant le rendez-vous,
17:46une heure,
17:46une heure et demie,
17:48vous rentrez pas.
17:49Tellement c'est contrôlé,
17:51bureaucratisé
17:52et la personne
17:54qui vous reçoit
17:54souvent est obligée
17:55de s'excuser
17:57de vous avoir
17:57infligé une heure,
17:58une heure et demie
17:59et elle dit
17:59c'est à cause du secret service
18:01qui contrôle
18:02la Maison-Blanche.
18:03C'est le secret service
18:05qui contrôle les accès.
18:07Dernière chose.
18:08Clairement c'était pas le cas.
18:08J'ai l'impression
18:09que tout a été dit
18:10sur les informations
18:11et s'il y a
18:12de nouvelles informations
18:13on les redonnera
18:14mais j'ai pas envie
18:15aussi qu'on tourne en haut.
18:16En revanche
18:16il y a quelque chose
18:18de sidérant
18:19chez Donald Trump
18:20c'est cette faculté
18:21qui peut y avoir
18:22lorsqu'il est quasiment
18:26au plus près de la mort
18:27ça s'est passé
18:29notamment en Pennsylvanie
18:30en juillet 2024
18:32il se relève
18:34il arrangue la foule
18:35il va hurler
18:35fight, fight, fight
18:37là aujourd'hui
18:38hier
18:39il y a cette tentative
18:41d'assassinat
18:42il y a ce chaos
18:43il n'est pas ciblé
18:45il n'est pas dans la ligne
18:45de mire
18:46et dans le viseur
18:47du tireur
18:48en revanche
18:48une demi-heure plus tard
18:49il est devant la presse
18:50en disant
18:51non en fait
18:51ce job il est difficile
18:53mais il n'a pas
18:54et là il est tout gentil
18:55avec la presse
18:56en leur disant même
18:56je suis gentil avec vous
18:58c'est pas ce que j'avais prévu
18:59de dire au départ
19:00mais vous avez vraiment
19:01été très bien
19:02Eric Nolot
19:03ne peut pas vous qualifier
19:04de trumpiste primaire
19:07non
19:09mi-secondaire
19:10en revanche
19:11la question que je me pose
19:12c'est qui veut abattre
19:13Donald Trump
19:14d'abord
19:14pour ce que vous avez dit
19:15c'est un animal politique
19:16incroyable
19:17Donald Trump
19:18c'est-à-dire que même
19:18dans une épreuve incroyable
19:20il a ses réflexes
19:21de communicant
19:22c'est un communicant
19:24hors pair
19:25ceux qui veulent
19:26l'abattre
19:27apparemment
19:28d'après le profil
19:29encore incomplet
19:30de l'assaillant
19:31c'est pas de chance
19:33parce qu'on n'est pas
19:33du côté du vilain facho
19:35apparemment
19:35des gens qu'on nous présente
19:37qui veulent s'en prendre
19:39à Donald Trump
19:41il y a quand même
19:42il serait légèrement frotté
19:43de wokisme
19:44il paraît
19:44ce sont des informations
19:45à confirmer
19:46il ferait partie
19:46d'un collectif
19:47un peu wokiste
19:50la composante
19:50anti-chrétienne
19:51évidemment il n'y a pas
19:52de confirmation
19:52mais Donald Trump
19:53ne le sort sans doute
19:54pas de son chapeau
19:55après vous avez dit
19:55que tout a été dit
19:56non il y a un truc
19:57qui n'a pas été dit
19:57à mon avis
19:58c'est qu'on constate
19:59encore une fois
19:59que l'extrême polarisation
20:01des débats
20:01passe des mots
20:02aux actes
20:03et moi je suis un peu inquiet
20:05à savoir que je pense
20:07que ça pourrait arriver
20:07en France
20:08et c'est la question
20:09et la dernière question
20:10que je voulais vous poser
20:10est-ce que
20:11moi je ne veux pas
20:12faire de trait d'union
20:14entre la société américaine
20:15et la société française
20:16parce que
20:17c'est ma jurisprudence
20:19jurisprudence George Floyd
20:20ce drame
20:22qui a
20:23passé aux Etats-Unis
20:24on l'a évidemment importé
20:26avec un ministre de l'Intérieur
20:27qui voulait qu'on mette
20:27un genou à terre
20:28et qui demandait
20:29aux policiers
20:29et aux gendarmes
20:30quasiment de le mettre
20:31à terre pour George Floyd
20:32le président
20:33qui avait déjà désigné
20:34le coup de paume
20:35voilà
20:35donc c'est pour ça
20:36que je suis extrêmement
20:39prudent
20:40mais en revanche
20:40cette violence
20:41en politique
20:42Jules a eu entièrement
20:43raison de dire
20:44on l'a déjà vécu
20:44il y a eu
20:47Charlie Kirk
20:47le faire Charlie Kirk
20:48bien sûr
20:48quelques mois plus tard
20:49Quentin Deranck
20:50mais est-ce qu'on
20:51malheureusement
20:52ce qu'on voit
20:53aujourd'hui aux Etats-Unis
20:54pourrait se produire
20:55dans les prochains mois
20:55on est à un an
20:56jour pour jour
20:57de la présidentielle
20:58alors je commence à partager
21:00peu à peu
21:00le pessimisme
21:02ébouriffant
21:02d'Eric Nolot
21:03on en parlait
21:04juste avant
21:05votre émission
21:06et moi
21:07j'importe toujours
21:08ce qui se passe
21:08aux Etats-Unis
21:09en France
21:09simplement
21:10le délai d'importation
21:11est de plus en plus court
21:12alors il y a un côté
21:14extraordinairement clivant
21:15beaucoup plus brutal
21:16dans le dialogue politique
21:17aux Etats-Unis
21:18qu'il ne l'est encore
21:19en France
21:20quoique
21:22j'ai dit bien
21:22quoique
21:23parce qu'il y a eu
21:23ils n'ont pas de Mélenchon
21:24aux Etats-Unis
21:24voilà
21:24il y a eu quelques
21:25oui mais
21:26je ne fixe pas
21:28une barrière politique
21:29le clivage nécessite
21:30qu'on soit plusieurs
21:31autrement ça ne marche pas
21:32et puis deuxièmement
21:33il y a une situation
21:34qui est que
21:35le passage à l'acte
21:37se traduit chez moi
21:38par un indicateur
21:39qui n'est pas politique
21:40c'est le nombre d'homicides
21:41des tentatives d'homicides
21:42enregistrées
21:432025
21:44est la pire année
21:45des 50 dernières années
21:47en France
21:47toutes catégories confondues
21:48c'est à dire que
21:50le passage
21:50au meurtre
21:52à l'assassinat
21:52sur TF1
21:53qui expliquait
21:54que les homicides
21:54n'avaient pas augmenté
21:55oui oui
21:57un jour
21:57je vais faire un cours
21:58de statistiques appliquées
22:00j'ai fait un que sais-je
22:00un jour
22:01il y a très très très longtemps
22:01un grand producteur
22:02très proche du président
22:03de la république
22:04une super émission
22:05sur TF1
22:07qui a parlé
22:07de politique
22:09de justice
22:09et de criminalité
22:10en disant
22:11les homicides
22:11n'augmentent pas
22:12je n'en doute pas
22:12je lui conseille
22:13de lire l'appareil
22:15le plus bas des statistiques
22:16en homicides
22:16c'est 2011-2012
22:18avec 700
22:18on est à plus de 1000
22:19donc je pense
22:20qu'une augmentation
22:21de 50%
22:21si on rajoute
22:23les tentatives d'homicide
22:24on est à 5000
22:25le plus haut chiffre
22:27depuis que la statistique
22:28moderne existe
22:291972
22:29mais je suis prêt
22:30à avoir un débat
22:31ici ou à TF1
22:32je trouve très gentil
22:34les gens de TF1
22:34sur un débat
22:35où on puisse avoir
22:36du contradictoire
22:36mais moi je vais vous parler
22:37d'autre chose
22:38je vais vous parler
22:38de l'assassinat politique
22:40j'ai peur
22:40parce que là
22:41c'est les homicides
22:42en général
22:42c'est la violence
22:44ils parlent du climat violent
22:45je rajoute les agressions
22:46contre les élus
22:46je sens quand même
22:48les discours se radicaliser
22:49se polariser
22:50et j'ai très peur
22:51qu'en France
22:52on en arrive
22:53à des tentatives
22:54d'assassinat politique
22:54ça s'est déjà vu
22:55mais j'ai peur
22:56que ça se renouvelle
22:57le mot de la fin
22:58avec Jules Torres
22:59c'est vrai que c'est intéressant
23:00de voir que le processus
23:01de nazification
23:02de diabolisation
23:02peut parfois amener
23:03des mots aux actes
23:05et en l'occurrence
23:05avec Charlie Kirk
23:06on l'a vécu
23:07avec l'affaire Quentin de Ranck
23:08et la mort de Quentin de Ranck
23:09c'était exactement le cas
23:11je vous rappelle
23:11ce que cet après-midi
23:12moi j'ai vu sur les réseaux sociaux
23:13quand même des personnes
23:14qui finalement
23:16étaient un petit peu déçues
23:17étaient en pleine déception
23:18de voir qu'il n'y avait eu
23:19aucun mort
23:19il y a notamment une habituée
23:20une journaliste
23:21qui est une habituée
23:21du service public
23:22qui a publié sur Instagram
23:24un message
23:24aucun blessé n'est à déplorer
23:25dommage quand même du coup
23:27la même journaliste
23:28il y a quelques années
23:28avait quasiment appelé
23:29à la décapitation
23:30du président de la République
23:31donc vous voyez très bien
23:32que cette violence-là
23:33elle infuse
23:34et qu'il y a des gens
23:35dans ce pays
23:38qui aimeraient beaucoup
23:39que leurs adversaires politiques
23:40se fassent couper la tête
23:41Alain Bauer
23:41c'était un plaisir
23:42de vous avoir
23:43sur le plateau
23:43de l'heure des pros
23:44professeur je le rappelle
23:45émérite de criminologie
23:46auteur de Trump
23:47le pouvoir des mots
23:48aux éditions First
23:50mais dans les prochaines semaines
23:52je vous inviterai
23:52pour votre formidable ouvrage
23:53également sur la Chine
23:55oui avec plaisir
23:56la Chine se réveillera
23:57le grand vainqueur
23:58du chaos mondial actuel
23:59dont on ne parle pas assez
24:01sauf Pierre de temps en temps
24:02c'est surtout que j'écoute
24:03religieusement
24:04Pierre Lejouche là-dessus
24:04il n'y a pas de publicité ce soir
24:06donc vous pouvez quitter le plateau
24:07c'est comme à la maison
24:08d'ailleurs il y a un changement
24:09de siège bien sûr
24:10avec Jules Torres
24:11le temps pour nous
24:12de parler d'un autre sujet
24:13qui vous passionne
24:14cher Eric Nolo
24:15qui nous passionne
24:16tout ce qui passionne
24:17les français
24:17à savoir
24:18que Bolem Sansal
24:20est devenu aujourd'hui
24:21la cible numéro 1
24:22d'un petit cast
24:24d'intellectuels
24:25de dix écrivains
24:26et qui en revanche
24:28est alimenté
24:29abreuvé
24:30par un mastodonte médiatique
24:32c'est-à-dire que
24:32c'est tout un système
24:33médiatique
24:34qui a permis
24:35finalement à ces écrivains
24:37de lancer leur cabale
24:38contre
24:40indirectement
24:41Bolem Sansal
24:42mais en même temps
24:43contre
24:44l'ancien
24:46enfin pour soutenir
24:48l'ancien directeur général
24:51de Grasset
24:52pas tous
24:53pas tous
24:53parce que j'ai vu
24:54que Claude Askovojevic
24:55disait
24:55c'est pas le problème
24:57Grasset
24:57c'est pas le problème
24:58Sansal
24:59notamment dans un papier
25:01qui va faire
25:01beaucoup de bruit
25:02dans les colonnes
25:03du GDD
25:03voyez le sujet
25:04de Sarah Fenzari
25:07Il me reste quelques mois
25:09à tirer dans ce pays
25:10et je me tire
25:11C'est une volonté de départ
25:13qui fait du bruit
25:14A 81 ans
25:16l'écrivain franco-algérien
25:17Bolem Sansal
25:18tout juste libéré
25:20après un an de détention
25:21en Algérie
25:22et installé à Paris
25:23pour ses soins médicaux
25:25dit
25:25ne plus supporter
25:27les attaques
25:27dont il se dit la cible
25:29Je vois que depuis
25:30ces derniers temps
25:31j'ai plus aucun appui
25:32je suis rajouté de partout
25:33même en France
25:34je dirais presque
25:35que c'est pire qu'en Algérie
25:36on fait mon procès
25:37matin et soir
25:38La naissance de ces polémiques
25:40vient de son changement
25:41d'éditeur
25:42pour la maison Grasset
25:43et la révélation
25:45d'un groupe WhatsApp
25:46créé par les écrivains
25:47de cette même maison
25:48réticent à sa venue
25:49pour Boilem Sansal
25:51comme pour Noël Lenoir
25:52il s'agit ici
25:53de la preuve
25:54d'une cabale organisée
25:56Ils mettent une cible
25:57dans le dos
25:58de Boilem Sansal
25:59parce qu'il n'est pas des leurs
26:00Ils voudraient que
26:01Boilem Sansal
26:02en réalité
26:03disent exactement
26:05ce qu'ils souhaiteraient
26:06qu'ils disent
26:07Boilem Sansal
26:08est l'otage
26:09de leur combat
26:11contre Bolloré
26:12et je trouve ça
26:13absolument sidérant
26:15En annonçant
26:16son possible départ
26:17de la France
26:18Boilem Sansal
26:19a déclenché
26:19de vive réaction
26:21Cette déclaration
26:22devrait agir
26:23comme un électrochoc
26:24Depuis plus de 60 ans
26:26aucun intellectuel français
26:27n'a connu la prison
26:28en raison de sa liberté
26:29d'expression
26:31Boilem sort du cachot algérien
26:32il est l'objet
26:33d'une campagne
26:34en femme
26:34depuis son retour
26:35L'auteur
26:36a précisé sa volonté
26:38de s'exiler
26:38vers la Suisse
26:39ou la Belgique
26:40Et je me tourne vers vous
26:42Éric Nolot
26:42avant d'aller sur l'enquête
26:44du journal du dimanche
26:45Vous avez dit
26:46remarquable sidérant
26:47Vous avez employé le mot
26:48pourquoi c'est remarquable
26:49et sidérant ?
26:50Parce que
26:51quand on s'introduit
26:52dans la boucle WhatsApp
26:53comme l'a fait le JDD
26:54comme aurait dû le faire
26:55tout bon journaliste
26:56on voit ce que pensent
26:57vraiment ces gens
26:57Il y a des journalistes dedans
26:59Oui mais c'est étonnant
27:01quand même de voir
27:01ce qu'ils ont en tête
27:02c'est-à-dire pas
27:03la langue de bois
27:04ce qu'ils se disent
27:04vraiment entre eux
27:05Moi je commence par
27:06le petit bout de la lorgnette
27:07mais il y a quand même
27:08une des intervenantes
27:09sur cette boucle WhatsApp
27:10qui dit pourvu que
27:11la mort de Nathalie Baye
27:12n'éclipse pas
27:12l'actualité éditoriale
27:14Alors là c'est quand même
27:15si vous voulez
27:16le degré d'empathie
27:17voilà
27:17Mais ce que je voudrais
27:18d'abord vous dire
27:18si je voudrais m'adresser
27:19à mon ami Boilem
27:20je voudrais dire à Boilem
27:21qu'il faut qu'il reste en France
27:22car il ne faut pas confondre
27:24cette petite caste
27:25et l'ensemble des Français
27:26qu'il soutient
27:26Mais lui-même ne le fait pas
27:27parce qu'il a dit
27:28les Français sont adorables
27:29Oui mais justement
27:30il doit tenir compte de ça
27:31les Français le soutiennent
27:33mais il y a une petite caste
27:34qu'il n'aime pas
27:34qu'il dénonce l'islamisme
27:36parce qu'il n'aime pas non plus
27:38que ce soit un homme libre
27:39qu'il n'aime pas non plus
27:40qu'il n'ait pas courbé les Chines
27:42devant le pouvoir algérien
27:44voilà donc il ne doit pas céder
27:46à ces gens qui sont ultra minoritaires
27:48il doit écouter ce plateau
27:51et l'ensemble des Français
27:52Il y a dans cette boucle par exemple
27:55une auteure qui dit
27:56en espérant que la mort de Nathalie Baye
27:59ne va pas éclipser l'actualité littéraire
28:01avec la une de l'Obs
28:03il y a également un auteur qui dit
28:06le livre de Sansal sort le 6 juin
28:09on va bouffer de cette daube
28:11matin, midi et soir
28:13est-ce que vous pouvez donner
28:14les contours de cette enquête ?
28:16C'est exceptionnel
28:17c'est quand on regarde cette enquête
28:18et quand on regarde ce groupe WhatsApp
28:19on apprend que Boilem Sansal
28:21et Persona non grata
28:23dans les pays islamistes
28:25et à Saint-Germain-des-Prés
28:26c'est-à-dire qu'il y a 285 personnes
28:28qui composent ce groupe
28:29alors il n'y a pas que des écrivains
28:30de chez Grasset
28:31il y a aussi des journalistes
28:32d'ailleurs des journalistes
28:33et notamment Anna Cabana
28:34qui travaille à la tribune dimanche
28:35et qui se sert de ce groupe-là
28:37pour fomenter une tribune
28:39signée par 308 personnes
28:40dans son journal
28:41donc on voit aussi
28:41qu'il y a un vrai sujet
28:43de lien entre le pouvoir littéraire
28:45le pouvoir journalistique
28:46et même parfois
28:47le pouvoir politique
28:48et ce groupe-là a été créé
28:49donc à l'initiative
28:51de plein de lecteurs
28:52enfin d'écrivains sans lecteurs
28:54puisque la personne
28:55dont vous parlez
28:55qui parle de Boilem Sansal
28:57comme une daube
28:58ou de le livre
28:58de Boilem Sansal
28:59comme une daube
28:59il a publié 4 livres
29:00chez Grasset
29:01et il en a vendu 1000
29:02pas 1000 fois 4
29:031000 pour 4 livres
29:04donc on voit très bien
29:05que c'est un auteur
29:06qui objectivement
29:07n'aurait pas dû être
29:08chez Grasset
29:09et ça rejoint les révélations
29:11que Pascal Ménadi
29:11avait fait la semaine dernière
29:12sur le fait que Grasset
29:13était une maison
29:14qui était extrêmement mal gérée
29:16avec un patron
29:17qui se rémunérait bien davantage
29:18même si sa boîte
29:19était en train de couler
29:20Mais vous avez raison aussi
29:21de parler du milieu politique
29:23j'ai lu le tweet
29:25de la vice-présidente
29:27de l'Assemblée nationale
29:29c'est pas n'importe qui
29:29c'est la première vice-présidente
29:31de l'Assemblée nationale
29:32je pense qu'on va le découvrir ensemble
29:33elle s'appelle
29:34Nadej Abomangoli
29:35elle est députée LFI
29:37de Saint-Denis
29:38elle dit
29:38Boulême Sansal c'est nul
29:39et ça l'a toujours été
29:40c'est son droit
29:41elle peut penser ce qu'elle veut
29:42d'ailleurs c'est très bien écrit
29:44mais comme c'est un arabe
29:45qui nous sert
29:47la haine des arabes
29:48c'est bingo
29:49pour être valorisé
29:50et avoir des alliés
29:51le printemps républicain
29:52les fours à Estarama
29:54BHL
29:55les macronistes
29:56avec la ministre
29:57en charge de la lutte
29:57contre les discriminations
29:58sauf quand il s'agit
30:00des noirs et des arabes
30:01l'extrême droite
30:02qui a trouvé là
30:03le moyen d'être islamophobe
30:04avec le bourgeois
30:05Saint-Germain-des-Prés
30:06à eux il manquera peut-être
30:07pas à nous
30:08bon débarras
30:10c'est bon ?
30:11je t'ai dit
30:11c'est la première vice-présidente
30:12de l'Assemblée Nationale
30:15pauvre Saint-Germain-des-Président
30:16il subit ça de plein fouet
30:18mais ce dont on parle
30:21c'est d'un groupe islamo-gauchiste
30:24qui est en guerre
30:26contre tout ce qui lui résiste
30:27et notamment ici
30:28le groupe Bolloré
30:30la presse
30:30ça ça les gêne
30:32et Grasset
30:34c'était l'un des points d'appui
30:36de ces gens
30:37et donc la guerre
30:39c'est pas un problème Saint-Germain-des-Président
30:41c'est un problème politique
30:42dans notre pays
30:44chacun sent bien
30:45que la cohabitation
30:48commence à devenir très compliquée
30:50je pense à ce que disait
30:51l'ancien ministre de l'Intérieur
30:52côte à côte
30:54et un jour face à face
30:55c'est de plus en plus ça
30:56après les élections municipales
30:59où on a vu ces prises de territoire
31:02dans des conditions très violentes
31:04le soir de la victoire
31:05d'un certain nombre de ces maires
31:06on est vraiment là
31:07et donc là
31:08ils ont décidé
31:09en réalité
31:10ceux qui soutiennent
31:12ce que je les appelle
31:13les islamo-gauchistes
31:14ceux qui soutiennent
31:15la thèse
31:15que l'immigration
31:17est formidable pour le pays
31:18et que le gouvernement d'Alger
31:20a raison
31:20ils vont à plein pot
31:22ils utilisent sans salle
31:23pour faire ça
31:23juste un autre aspect
31:24si vous permettez
31:25pendant longtemps
31:26il y a eu une tradition française
31:27chez les écrivains
31:28de soutenir un écrivain emprisonné
31:30quelles que soient les circonstances
31:32même à la libération
31:34des écrivains de gauche
31:35ont essayé de tirer d'affaire
31:37des gens qui s'étaient mal comportés
31:38voire très mal comportés
31:40en disant
31:40non il faut qu'il sorte de prison
31:42en tout cas
31:42il ne faut pas qu'il soit fusillé
31:43il faut distinguer l'homme
31:44oui voilà
31:44il faut distinguer
31:45
31:45ce sont des écrivains
31:47qui s'acharnent
31:47contre un autre écrivain
31:48et en plus
31:49ce monsieur là
31:50qui a vendu
31:50mille exemplaires
31:51en quatre volumes
31:52c'est l'un de ceux
31:53qui participent
31:54à une campagne de dénigrement
31:55en disant
31:56Boilem Sansal ne vend pas de livres
31:57il y a un de ses livres
31:58qui s'est vendu
31:58à 400 000 exemplaires
31:59qui vend 400 000 exemplaires
32:02en France
32:02enfin tout ça
32:03c'est une campagne
32:04de dénigrement
32:05basée sur une litanie
32:06de mensonges
32:08c'est pas clair
32:09c'est que
32:09cette campagne de dénigrement
32:11fonctionne
32:11puisque Boilem Sansal
32:12nous explique
32:13qu'il a envie de quitter la France
32:13c'est ça en fait
32:14le plus terrible
32:14dans cette histoire
32:15quand Boilem Sansal
32:16utilise le mot
32:18il faut que je m'évade
32:19de ce pays
32:19quand on parle d'un homme
32:21qui a été retenu
32:22en Algérie
32:23il a quitté
32:23la prison algérienne
32:24pour finalement rejoindre
32:25une autre prison
32:26une prison de la pensée
32:27en France
32:28Boilem Sansal
32:29nous explique concrètement
32:30et qu'il se sentait
32:31finalement plus libre
32:32en Algérie
32:33auprès d'une dictature
32:35qu'en France actuellement
32:36alors qu'il est libre
32:37enfin ça devrait tous
32:38nous alerter
32:39et je pense que
32:40c'est tous les responsables
32:41qui devraient se regarder
32:42dans le miroir
32:43parce que je pense que
32:43Boilem Sansal
32:44n'a pas non plus oublié
32:45la faiblesse
32:47ou l'impuissance
32:48de l'état français
32:49au moment de sa libération
32:50en tout cas
32:51dans la lutte
32:51pour le faire libérer
32:52je pense que Boilem Sansal
32:53n'a pas oublié
32:54que c'est notamment
32:55grâce au gouvernement allemand
32:56qu'il est aujourd'hui libre
32:57donc je pense que
32:58c'est toute une série
32:59de renoncements
33:01de la part de la France
33:02et non pas des français
33:02et je pense qu'Éric Nola
33:03a raison de faire la différence
33:04qui le conduit aujourd'hui
33:05à prendre cette décision
33:06j'ai vu que certains
33:07poussaient des cris d'orfraie
33:09du côté des littéraux
33:10en disant
33:10mais c'est horrible
33:11les méthodes
33:11le journal du dimanche
33:13est allé voir
33:13dans la boucle WhatsApp
33:14etc
33:15c'est des auteurs grassés
33:17qui sont ulcérés
33:18ah oui
33:19comment vous avez retrouvé ça ?
33:20c'est des auteurs grassés
33:21qui sont dans ce groupe là
33:22qui ont été ajoutés
33:23qui sont ulcérés
33:25ces gens-là procèdent
33:26dans la manière
33:27dont ils qualifiaient
33:27Boulême Sansal
33:28et surtout dans la manière
33:29dont ils ont monté
33:30de toute pièce
33:30cette affaire
33:31et donc c'est pour ça
33:32qu'ils ont pris contact
33:33avec Pascal Ménadier
33:34qui a écrit cet article
33:35comme celui de la semaine dernière
33:36qui a été fort intéressant
33:38et il a beaucoup d'attaques
33:39beaucoup d'attaques
33:39de la caste depuis
33:41et donc vous avez par exemple
33:42une certaine Pauline
33:44qui dit
33:44en espérant que la mort
33:45de Nathalie Baye
33:46ne va pas éclipser
33:48l'actualité
33:49c'est des gens de gauche
33:49ça normalement
33:50l'actualité littéraire
33:51normalement ils sont respectueux
33:51des valeurs ébens
33:52Il faut rappeler quand même
33:53juste en un mot
33:54il faut rappeler quand même
33:55que les attaques
33:56avaient commencé
33:57alors même qu'il était
33:58en prison
33:59avant même
33:59la libération
34:00donc c'est une attaque politique
34:03de longue haleine
34:05C'est André de Rousseau
34:05qui nous expliquait
34:06que ce n'était quand même
34:07pas un ange
34:07alors qu'il était en prison
34:10Ce papier du JDD
34:11est une clarification
34:12parce qu'on sait enfin
34:14ce que pensent ces gens
34:15comment ils calculent
34:17comment ils procèdent
34:18comment ils organisent
34:19leur cabale
34:19c'est quand même
34:20c'est quand même
34:21de l'ordre du complot
34:22ils magouillent entre eux
34:24pour essayer à la fois
34:25de discréditer Boilem sans salle
34:27et avec des arguments
34:28vraiment d'une médiocrité
34:29incroyable
34:30Mais ils le font souvent
34:32quand quelqu'un dérange
34:34on n'hésite pas
34:35Là on le voit
34:37Avançons
34:37mais quoi que
34:38peut-être que vous allez dire
34:40que les deux sujets
34:41sont intimement liés
34:42puisqu'on va parler encore
34:43du système médiatique
34:45et on va parler
34:45de ce rapport
34:46de l'audiovisuel public
34:48le vote crucial demain
34:50des fuites
34:51qui interrogent
34:52pourtant strictement interdit
34:53les préconisations
34:55supposées de Charles Alon
34:56qui a dénoncé ces fuites
34:58et qui a alerté
34:58en disant faites gaffe
34:59parce que parmi
35:00les préconisations
35:01qui sont présentées
35:01dans la presse
35:02depuis 72 heures
35:03malgré l'interdiction
35:04et bien il y a
35:05des fake news
35:06l'audiovisuel public
35:07donc inonde
35:09ces dernières heures
35:10la presse
35:10et ce
35:11alors que lundi
35:12les députés doivent voter
35:13pour le rendre public
35:14ou non
35:15les précisions
35:15elles sont signées
35:16François Tiskevitch
35:19Ces dernières heures
35:20la presse a multiplié
35:21les articles
35:22révélant les propositions
35:23supposément préconisées
35:25par le député
35:26Charles Alon
35:26rapporteur de la commission
35:28d'enquête
35:28sur l'audiovisuel public
35:29des fuites
35:30qui posent question
35:31car l'accès au rapport
35:33est soumis
35:33à un protocole strict
35:34seuls les députés
35:36de la commission
35:36ont accès
35:37aux 300 pages du rapport
35:38sous la surveillance
35:39d'huissiers
35:40avec interdiction
35:41de les photographier
35:42ou de les photocopier
35:43des actes punis
35:44par la loi
35:45C'est puni par l'ordonnance
35:47de 58
35:47sur le fonctionnement
35:48des assemblées
35:49le délit prévoit
35:50un an d'emprisonnement
35:51ferme
35:52et 15 000 euros
35:52d'amende
35:53et je crois même
35:54que le recel
35:54pourrait être poursuivi
35:56Des divulgations
35:57rapidement condamnées
35:58par Charles Aloncle
35:59rapporteur de la commission
36:01d'enquête
36:01qui dénonce
36:02de fausses informations
36:03et des fuites organisées
36:05Beaucoup de fausses informations
36:06circulent depuis hier
36:07concernant le contenu
36:09de mon rapport
36:09dont la divulgation
36:10est strictement interdite
36:11jusqu'à sa publication
36:12La manœuvre
36:13de certains députés
36:14et médias complaisants
36:15et grossières
36:16diffusait des fake news
36:17pour discréditer le rapport
36:19et justifier ainsi
36:20un vote défavorable lundi
36:21Si le texte est censuré
36:23plus personne ne pourra
36:24alors vérifier
36:25ce qu'il contenait réellement
36:26ni les révélations
36:27qu'il portait
36:28Le président
36:29de la commission d'enquête
36:30le député
36:31Jérémy Patriel-Ettus
36:32a appelé samedi
36:33ses membres
36:33à la plus grande retenue
36:34avant le vote de lundi
36:36Pour que ce rapport
36:37soit rendu public
36:37il doit recueillir
36:39un vote favorable
36:39des 30 députés membres
36:40de la commission d'enquête
36:44Mais l'audiovisuel public
36:46peut avoir un soutien
36:47qui peut aussi être
36:47un adversaire
36:48ça s'est passé ce matin
36:50Écoutez attentivement
36:51Mathilde Panot
36:52est interrogée
36:53par le service public
36:54sur France Inter
36:55C'est intéressant
36:56parce que
36:57si je me trompe
36:58je présente
36:58mes excuses
36:59mais je n'ai pas entendu
37:00beaucoup de questions
37:01sur justement
37:01Boilem Sansal
37:02qui comptait
37:03quitter la France
37:05En revanche
37:06est-ce que Mathilde Panot
37:07du moins
37:08est-ce que les députés
37:09il y en a 4
37:10de la France Insoumise
37:11vous votez ou non
37:12cette commission
37:13elle trouve le moyen
37:14de nous parler
37:15de l'Empire Bolloré
37:16plutôt que de nous parler
37:17de l'audiovisuel public
37:18Écoutez la relance
37:19du journaliste
37:20puisqu'il revient
37:20sur les préconisations
37:21je rappelle que
37:22si je n'en ai pas parlé
37:23de tout le week-end
37:24c'est parce que
37:25ces préconisations
37:26c'est strictement interdit
37:28illégal de le faire
37:29et par respect
37:30pour le travail des députés
37:31et bien
37:32déjà je ne suis même pas sûr
37:33j'ai pas eu accès
37:35à ce fameux rapport
37:36et donc je respecte
37:38pour le bon travail
37:39des députés
37:40ce qui est fait
37:41visiblement pas
37:42sur France Inter
37:44Le rapport à l'oncle
37:45controversé
37:46puisque les premières
37:47fuites sont arrivées
37:48dans la presse
37:49sera soumis au vote
37:50des députés
37:51de la commission d'enquête
37:52demain
37:534 membres de LFI
37:55sont membres
37:55de cette commission d'enquête
37:56est-ce qu'ils voteront
37:57pour la publication
37:58de ce rapport demain ?
37:59Alors nous allons avoir
37:59une discussion avec le groupe
38:00parce que nous sommes
38:01face à un dilemme
38:02comme beaucoup
38:02des groupes parlementaires
38:03d'un côté
38:03normalement
38:04vous ne votez pas
38:05sur la question des mesures
38:07et sur le fond du rapport
38:08vous votez pour savoir
38:08si le rapport
38:09peut être publié
38:10ou non publié
38:11si vous votez
38:12en faveur de la publication
38:13du rapport
38:13du coup
38:14vous admettez
38:15un travail parlementaire
38:16qui est un travail parlementaire
38:17à la limite
38:18de la diffamation
38:19absolument malhonnête
38:20et qui est à l'image
38:21de cette commission d'enquête
38:22Ce que vous avez vu
38:23dans les premières fuites de presse
38:24un milliard d'économies
38:25par exemple
38:26avec la fusion
38:27de France
38:27Oui mais on a bien compris
38:28que l'extrême droite
38:28voulait détruire
38:29l'audiovisuel public
38:30pour permettre
38:30à ses amis milliardaires
38:32et notamment à Bolloré
38:33de mettre toute la main
38:34sur l'information
38:34et notamment sur un enjeu
38:35très fort
38:36qu'est la démocratie
38:37Mais il doit être publié
38:37ce rapport ou pas ?
38:38Oui mais vous comprenez
38:39le dilemme
38:40dont je suis en train de parler
38:40C'est ça l'enjeu de demain
38:41C'est ça dont on va décider
38:42avec le groupe
38:43C'est que si vous votez pour
38:44le rapport est publié
38:45c'est un très mauvais
38:46rapport parlementaire
38:47Si vous votez contre
38:48vous aurez alors
38:51une extrême droite
38:52qui va pleurer
38:53sur ce qui s'est passé
38:55Mais je vais vous dire
38:55ce qui est dommage
38:56dans cette commission d'enquête
38:57c'est qu'on passe
38:58à côté d'un débat
38:59dont on ne fera pas l'économie
39:00sur ce que doit être
39:01l'audiovisuel public
39:02Et nous nous défendons
39:03un audiovisuel public
39:04qui est fort
39:04qui est indépendant
39:05qui est doté de moyens
39:06et je parle notamment
39:07de la titularisation
39:08des travailleurs
39:09dans le service public
39:11de l'audiovisuel
39:12mais aussi
39:13et il faut poser la question
39:14il faut aussi poser la question
39:16de ce qui ne va pas
39:17dans l'audiovisuel public
39:18et je le dis
39:18puisque ici nous sommes
39:19à France Inter
39:20il y a une question par exemple
39:20de savoir pourquoi
39:21est-ce que Guillaume Meurisse
39:22des voix comme Guillaume Meurisse
39:23Julia Foyce
39:25et Pierre-Emmanuel Barré
39:27et d'autres
39:27ont été soit licenciés
39:29soit remerciés
39:30Oui mais je le dis
39:31parce que ça c'est un débat
39:32sur la démocratie
39:33et la question du pluralisme
39:34qu'il faut aussi
39:35prendre à bas le corps
39:36tout en défendant
39:37l'audiovisuel public
39:38ce que nous faisons
39:38face notamment
39:40aux milliardaires
39:40et à l'ingérence très forte
39:42et nous je le dis
39:43nous démantèlerons
39:44l'Empire Bolloré
39:44en arrivant au pouvoir
39:47C'est long ?
39:49Normalement on dit
39:49quand c'est long c'est bon
39:50mais peut-être que là
39:51c'est pas si bon
39:52Je voudrais juste dire
39:53à l'excellente
39:54présidente de groupe
39:55elle est présidente de groupe
39:57que dans une commission d'enquête
39:59quand le rapport est fait
40:00si vous n'êtes pas d'accord
40:01s'il y a des députés
40:03qui ne partagent pas
40:03les recommandations
40:04ils peuvent écrire
40:06une opinion dissidente
40:07qui est elle-même publiée
40:09dans le rapport
40:09donc il ne faut pas
40:11et ça j'insiste là-dessus
40:12elle a dit que le rapport
40:13était mal foutu
40:14que c'était un crime
40:15que c'était pour Bolloré
40:18enfin voilà
40:19c'est un très mauvais rapport
40:21que pour cette raison-là
40:22il ne faut pas le publier
40:23non
40:23l'Assemblée nationale
40:24c'est un endroit
40:25où il y a une majorité
40:26une opposition
40:26le dialogue
40:27il est théoriquement inscrit
40:29dans les statuts de l'Assemblée
40:31si Mme Pannot
40:32n'aime pas ce qu'il y a
40:33dans le rapport
40:33il suffit de demander
40:34à ses quatre députés
40:36d'écrire une opinion dissidente
40:37dans lequel on dit
40:37on n'est pas d'accord
40:38sur la mesure
40:391, 2, 23, 25
40:40et on propose ça
40:42ça et ça
40:42c'est ça qui éclaire le public
40:44pas l'interdiction de publication
40:45et c'est là qu'elle est malhonnête
40:47mais ça ne m'étonne pas
40:49passionnant ce qu'il vient de dire
40:50le rapport dérange
40:51et tous les moyens sont bons
40:52pour le torpiller
40:53il y a eu d'abord
40:53des tentatives d'obstruction
40:55qui est même un doute
40:56sur le vote
40:57moi ça me paraît incroyable
40:58c'est scandaleux
40:58je ne comprends pas
40:59c'est l'argent public
41:00ça devrait paraître
41:01sans aucune forme de
41:02vous n'avez pas compris
41:03c'est pas un rapport
41:04c'est un réquisitoire
41:05c'est honteux ce qu'il a fait
41:06et en plus il est sciotiste
41:07vous n'avez pas compris
41:08c'est l'ami de Benito
41:10oui mais là maintenant
41:11c'est dénigré
41:11c'est dénigré avant la publication
41:14et Mme Pannot dit
41:15ce rapport est scandaleux
41:16parce qu'il ne demande pas
41:17la réintégration de Guillaume Meurisse
41:18à France Inter
41:19donc là on est à un niveau
41:22de défense absolument
41:23on va monter en grade
41:25jusqu'à la fin de l'émission
41:27on va monter en grade
41:27sur les petites pépites
41:29que je peux vous proposer
41:30c'est un délice cette émission
41:31et alors
41:31une nouvelle petite pépite
41:33est-ce que vous avez vu
41:33la photo du week-end
41:34la photo du week-end
41:35qui va peut-être plaire à l'ARCOM
41:37qui va peut-être revoir aussi
41:38vous savez les temps de parole
41:39je pense
41:39et je salue Philippe Devilliers
41:41vous savez que Philippe Devilliers
41:42par exemple
41:43son temps de parole est décompté
41:44dans aucun parti
41:46il n'a aucune ambition politique
41:48et son temps de parole est décompté
41:50et puis vous avez des hommes
41:51à gauche
41:52qui sont mobilisés
41:55l'assument
41:56en disant
41:57il faut unir les gauches
41:58etc.
41:59mais eux pas décomptés
42:00alors peut-être qu'après
42:01cette photo
42:03Mathieu Pigasse
42:04avec regardez
42:05toute la gauche
42:06alors elle était réunie
42:07à l'IFRE
42:07l'IFRE c'est à côté de Rennes
42:09c'est à l'invitation
42:10du président du conseil régional
42:12des personnalités de la gauche
42:13sensibilités diverses
42:14se sont réunis
42:14donc à l'IFRE
42:16ce samedi
42:17alors là il y a des personnalités
42:19politiques de gauche
42:22et puis
42:22vous avez
42:23monsieur Pigasse
42:24tout sourire
42:25sur la photo
42:26alors je précise
42:28non mais juste une chose
42:29je précise aux téléspectateurs
42:30que
42:31parce que
42:32les gens ne connaissent pas forcément
42:33monsieur Pigasse
42:34c'est le patron
42:35de MediaOne
42:36il est tout à gauche
42:37en pull noire
42:38et MediaOne par exemple
42:41c'est le premier producteur
42:44si je ne m'abuse
42:44de l'audiovisuel public
42:46de France Télévier
42:46l'une des grandes révélations
42:47de la commission d'enquête
42:48de Charles Alon
42:49c'est 100 millions d'euros par an
42:50101 milliards d'euros par an
42:52l'externalisation
42:52massive
42:53de l'externalisation totale
42:55et l'une des sociétés de production
42:57qui bénéficie le plus
42:58de cette externalisation
42:59c'est à la fois MediaOne
43:01et Together
43:02et il faut quand même savoir
43:03que sur France 5 par exemple
43:04vous avez 80% des émissions
43:05qui sont produites
43:07par d'autres choses
43:08que les salariés
43:09de l'audiovisuel public
43:09sinon pardonner
43:10de l'externalisation
43:11donc si je comprends bien
43:13et si je vous suis
43:14Jules Torres
43:15le monsieur en pull
43:16tout sourire
43:17tout à gauche
43:17monsieur Pigasse
43:20et finalement
43:20le propriétaire
43:21d'une société de production
43:22qui s'occupe de cet avou
43:23qui s'occupe d'émissions
43:24sur l'audiovisuel public
43:26absolument
43:26c'est à vous
43:27c'est ce soir
43:28je voulais qu'on précise
43:29d'accord
43:29mais peut-être
43:29rigoureusement attaqué
43:31le rapporteur
43:32lors de son édition
43:33par le mans
43:34attendez mais il a tweeté
43:35il est en transparence en plus
43:37ah bah oui
43:38c'est qu'il est très honnête
43:39à l'IFRE
43:39j'étais venu défendre
43:40l'union de toutes les gauches
43:41bah si
43:42à l'IFRE
43:42j'étais venu défendre
43:43l'union de toutes les gauches
43:44le partage des richesses
43:46et un projet
43:46de transformation radicale
43:47Raphaël Glucksmann
43:48a refusé le débat
43:49a quitté la salle
43:50avant la fin
43:52regrettable
43:52dit-il
43:53mais donc il est transparent
43:54c'est pour ça que
43:55mais est-ce que son temps
43:56de parole est décontré
43:57quand il va sur Quotidien
43:58quand il va sur BFM
43:59la seule question
44:00elle est là
44:00parce qu'en réalité
44:01Mathieu Pigasse
44:02il fait ce qu'il veut
44:03avec son argent
44:04c'est de l'argent privé
44:05s'il veut faire comme
44:06attendez
44:06quand c'est le service public
44:07oui non mais
44:08si je peux aller
44:08je reprends ces mots
44:10il dit je veux utiliser
44:11mes médias
44:12au service de la France
44:13au service de la gauche
44:14de la bataille culturelle
44:15de la bataille portugale
44:16de la bataille culturelle
44:17et pour tout faire
44:19pour peser
44:19sur l'élection présidentielle
44:20de 2027
44:21il a même dit
44:21il y a 4 jours
44:22qu'il se mettait
44:23à disposition
44:23des élus de gauche
44:24il assume
44:25moi ça ne me dérange pas
44:26c'est de l'argent privé
44:27c'est un propriétaire privé
44:28c'est des journaux privés
44:29en effet
44:30le fait que
44:31ces boîtes de production
44:33soient abreuvées
44:34d'argent public
44:35ça c'est un problème
44:36le fait que
44:37quand ils se rendent
44:38sur France 2
44:39dans l'émission
44:39l'événement
44:40il ne soit
44:41à aucun moment donné
44:42présenté
44:43comme un producteur
44:44qui agit
44:46directement
44:46sur le service public
44:47c'est un problème
44:48producteur de madame
44:50Caroline Roux
44:50qui était
44:51la présentatrice
44:51de l'événement
44:52c'est un sujet
44:53voilà
44:54avançons dans l'actualité
44:55également
44:56ne parlez plus
44:56d'EHPAD
44:57vous savez
44:58c'est les établissements
45:00hospitaliers
45:00pour les soins
45:02mais désormais
45:04il va falloir parler
45:04de Maison France Autonomie
45:06des lieux
45:07où on a envie
45:07de vivre et travailler
45:08les EHPAD
45:09vont changer de nom
45:10et s'appeler
45:10Maison France Autonomie
45:11qui sont créés
45:12en 2002
45:12les EHPAD
45:13ont été ébranlés
45:14successivement
45:15par les crises
45:15Covid
45:15et en janvier 2022
45:17par le scandale
45:18Orpea
45:19et sur des cas
45:21de malversation financière
45:22et de maltraitance
45:23de personnes âgées
45:24au sein du groupe
45:24repatisé depuis
45:264 ans après le scandale
45:27le gouvernement
45:28a annoncé samedi
45:28son intention
45:29de renommer
45:29nous explique le Figaro
45:31les établissements
45:32d'hébergement
45:33pour les personnes âgées
45:34dépendantes
45:34en Maison France Autonomie
45:36comme si le changement
45:38de nom
45:38j'ai juste une pensée
45:39pour les soignants
45:39qui sont présents
45:40dans les EHPAD
45:41elles manquent de bras
45:42ou ils manquent de bras
45:45oui
45:45mais les gens
45:46qui sont dedans
45:51pardonnez-moi
45:51parce que j'ai oublié
45:52ce que je voulais dire
45:52si les soignants
45:53qui travaillent
45:53dans des EHPAD
45:54pour devoir y aller
45:56régulièrement
45:57j'ai une pensée
45:58pour ce personnel soignant
45:58qui travaille
45:59dans des conditions
46:00qui sont anormales
46:01c'est pas sur le nom
46:02des EHPAD
46:02qu'il faut intervenir
46:03mais bien évidemment
46:03c'est pour ça que je vous en parle
46:04c'est orwellien
46:06c'est orwellien
46:06de changer le nom
46:07pour dire
46:08qu'on a changé de système
46:10alors même que Orpea
46:11vous le savez
46:12a également changé de nom
46:13par contre
46:14la directrice générale
46:15Enarc
46:15et qui touche une fortune
46:17elle est toujours là
46:19mais c'est très français
46:20c'est-à-dire qu'on a un scandale
46:21Orpea
46:21qui montre l'ampleur
46:23des dégâts
46:24de cas de maltraitance
46:25sur personnes âgées
46:26de locaux
46:28qui étaient dans des états
46:29absolument pas possibles
46:30de personnes
46:30qui souffraient à l'intérieur
46:32de non-financements
46:33et le bilan
46:35que fait le gouvernement
46:35de ces révélations
46:36sur Orpea
46:37de ce scandale d'état
46:38c'est qu'il faut changer de nom
46:39voilà
46:39ça c'est très macronisme
46:41mais c'est surtout que
46:42Orpea
46:42si je ne m'abuse
46:43c'était des établissements privés
46:45privés
46:46donc les EHPAD
46:47c'est pour la plupart
46:48des établissements
46:50publics
46:50pour certains d'entre eux
46:51c'est un énorme marché en réalité
46:53j'entends
46:53mais pour certains d'entre eux
46:55c'est des établissements publics
46:56c'est souvent des personnes
46:58qui n'ont pas forcément
46:59les moyens
46:59d'aller dans des établissements
47:02qui sont excessivement chers
47:03et encore une fois
47:05dans les établissements publics
47:06dans les EHPAD publics
47:07pour y avoir accès
47:08très régulièrement
47:10vous avez un personnel soignant
47:12qui parfois sur un étage
47:14vous avez plusieurs dizaines
47:15de personnes âgées
47:17de personnes qu'il faut soigner
47:19et vous vous retrouvez
47:21avec deux, trois personnels soignants seulement
47:25mais visiblement
47:26en changeant le nom
47:27tout ira mieux
47:28voilà
47:28on est dans la macronie
47:30la plus totale
47:31vous savez c'est comme
47:33le thanasie
47:34ne parlez pas de thanasie
47:35c'est la loi fin de vie
47:36le droit à mourir
47:37c'est un business
47:38extrêmement juteux
47:40et les gens
47:40qui dirigent ces boîtes
47:42gagnent des tonnes d'argent
47:44croyez-moi
47:44quel regard vous portez
47:45donc sur le nouveau nom
47:47qui changera la donne
47:48c'est-à-dire qu'en effet
47:49on préfère agir sur le mot
47:50que sur la réalité
47:51mais en effet
47:52c'est très macroniste
47:52c'est-à-dire que
47:54monsieur Macron a cru
47:55jusqu'à l'excès au pouvoir du verbe
47:56il pense qu'il peut agir
47:57sur la réalité
47:58par le seul pouvoir des mots
48:00mais ça ne marche pas
48:01en plus même
48:01le choix du mot
48:02est très étrange
48:03France Autonomie
48:05parce que c'est même
48:05un peu le contraire
48:06c'est-à-dire que ce sont des gens
48:07qui ne sont plus autonomes
48:08dans les EHPAD
48:09et auxquels on essaye
48:10d'apporter secours
48:11soutien et soins
48:12donc c'est complètement
48:13mais est-ce que ce ne serait pas
48:14un lien avec
48:15France Travail
48:16à accélérer la sortie
48:17ces établissements
48:18doivent être des lieux
48:19où on a envie
48:20de vivre et de travailler
48:21et Maison France Autonomie
48:23est un label
48:24qu'on va travailler
48:25d'ici septembre
48:26a indiqué la ministre déléguée
48:27chargée de l'autonomie
48:29et des personnes handicapées
48:30Camille Gaillard-Mignet
48:31à la Voix du Nord
48:33j'ai vu le tweet
48:35mieux vaut en rire
48:36qu'en pleurer
48:36mais c'est le Gorafi
48:39qui a tweeté
48:40flash de point
48:41après avoir transformé
48:42EHPAD
48:43en Maison de France Autonomie
48:44le gouvernement souhaite
48:45renommer Cimetière
48:46en Maison France Repos
48:48Voilà pour les mots
48:50Il nous reste quelques minutes
48:52En faisant voter une loi
48:53pour accélérer la sortie
48:55Un chiffre politique
48:57le sondage du week-end
48:58et le coup de pompe
49:00pour Sébastien Lecornu
49:01et pour Emmanuel Macron
49:02Oui monsieur Lecornu
49:03Oui j'ai
49:04à propos de ce sondage
49:05je peux dire quelque chose
49:06Lequel ?
49:07Sur le sondage ?
49:08Le sondage lamentable
49:09mais allez-y
49:10La popularité des uns
49:12et des autres
49:12pourquoi vous dites
49:12sondage lamentable
49:13mais on va le voir à l'antenne
49:14Alors voyons-le
49:15Mais non mais allez-y
49:15Allez-y Pierre
49:16parce que les deux
49:17sont en train de chuter
49:17je résume très grossièrement
49:18mais voilà
49:2074% de Français
49:22qui ne sont pas satisfaits
49:23de l'action
49:23d'Emmanuel Macron
49:24comme Président de la République
49:26Demain si mes souvenirs
49:28sont exacts
49:28ou mes informations correctes
49:29demain nous sommes
49:30le 27 avril
49:32et le 27 avril 69
49:34le Président Charles de Gaulle
49:35perdait un référendum
49:36et décidait de partir
49:39et ça coïncide
49:40avec ces sondages
49:41et la situation de la France
49:42où depuis un an et demi
49:43on se traîne
49:44et on attend l'année prochaine
49:45parce que le chef de l'État
49:47après avoir perdu
49:48trois élections successives
49:49s'accroche toujours au pouvoir
49:51continue à se balader
49:52à faire président
49:54faire le kéké
49:55pendant que le pays s'enfonce
49:56pendant qu'on n'a pas
49:57de gouvernement
49:57pendant qu'il n'y a pas
49:58une décision
49:59qui peut être prise
50:00sauf changer le nom
50:01des EHPAD
50:03voilà ce que je voulais dire
50:04je souhaiterais
50:05que le Président de la République
50:06réfléchisse
50:07au 27 avril 1969
50:09je voudrais qu'on aille
50:10sur le sondage
50:11de M. Lecornu
50:12parce que lui aussi
50:13est en train de payer
50:14peut-être le discours
50:15qu'il a pu avoir
50:15il y a trois semaines
50:16à nous expliquer
50:17qu'il fallait acheter
50:18des voitures électriques
50:20quand les Français
50:21essayaient de compter
50:21leur argent
50:23des millions de Français
50:24qui étaient à l'euro près
50:25et qui n'avaient pas
50:26de réponse du gouvernement
50:28face à l'explosion
50:29des prix du carburant
50:3169% de Français
50:33insatisfaits
50:33donc de Sébastien Lecornu
50:35comme Premier ministre
50:36Jules Torres
50:36évidemment il pâtit
50:37de la situation politique
50:39sachant que le Président
50:39de la République
50:40dont on vient de voir
50:41qu'il avait quand même
50:4174% d'insatisfaits
50:44et surtout sur l'international
50:45il n'est plus du tout
50:46dans la gestion du pays
50:47donc c'est Sébastien Lecornu
50:48qui est la première cible
50:49des Français
50:50et à ce titre là
50:51évidemment qu'il passe
50:52sous la barre symbolique
50:53des 30%
50:54parce qu'il vient
50:55de connaître un mois
50:56c'est le baromètre
50:57de l'exécutif du JDD
50:58qui est publié tous les mois
50:59et il vient d'avoir
50:59quand même d'y avoir
51:00un mois extrêmement compliqué
51:01c'est-à-dire qu'en effet
51:02on n'a pas compris grand-chose
51:03et les Français sont très durs
51:05peut-être à juste titre
51:05contre le gouvernement
51:07sur l'absence d'aide généralisée
51:08sur la question du carburant
51:10et en effet
51:10sur une certaine déconnexion
51:11et un certain mépris
51:12qu'on peut parfois voir
51:13et puis aussi
51:15l'aspect chaotique
51:16de l'Assemblée nationale
51:16où vous avez des textes
51:17qui sont venus par le Parlementaire
51:18Ils sont en vacances
51:18depuis deux semaines
51:19On ne les a pas vus
51:20depuis deux semaines
51:21et c'est quand même hallucinant
51:22Il y a une crise
51:23quasi historique
51:24des carburants
51:25les Français
51:26qui sont dans une galère monstre
51:28et vous avez des députés
51:30qui vous disent
51:30Attendez
51:30C'est pas vrai
51:32C'était une vacances
51:33C'était une semaine
51:34C'était une semaine
51:34la semaine du 20 avril
51:35C'est une semaine de trop
51:38Ils ont eu les trois semaines
51:39en sélection municipale
51:40Il n'y aura peut-être pas
51:41de sélection extraordinaire
51:41après le 14 juillet
51:42Oh le pauvre
51:43Puis ensuite il y aura
51:43les sénatoriales
51:44Puis ensuite la présidentielle
51:45Excusez-moi
51:46On a quand même l'impression
51:48que la majorité des Français
51:49pour reprendre ce que disait
51:51M. Lelouch
51:51que la majorité des Français
51:52ils sont passés à autre chose
51:53que le mandat d'Emmanuel Macron
51:54dans la tête des gens
51:55il est déjà terminé
51:57ils sont déjà passés à autre chose
51:58Donc en effet
51:59C'est la séquence
52:01Visiteurs du soir
52:02Ils baladent
52:02L'actualité
52:03Je pense souvent
52:03des spectateurs
52:04et je me dis
52:04on peut aussi apporter
52:05des belles images
52:06des belles histoires
52:07Il faut raconter aussi
52:08des choses parfois extraordinaires
52:10pour sortir de cette actualité
52:12qui est parfois trop lourde
52:13Et souvent
52:14on peut retrouver
52:15ces moments de respiration
52:16dans le sport
52:17Et parmi les trois actualités
52:20que je vais traiter
52:20je suis sûr qu'il y en a une
52:21qui va vous plaire
52:22chère Eric Nolo
52:23Je ne suis pas sûr
52:23que vous soyez un grand coureur
52:25En revanche
52:26il s'est passé
52:26Dans quel sens vous l'employez ?
52:27Un grand coureur
52:28Un grand coureur
52:29Un grand runner
52:30Un grand runner
52:55C'était quasiment inhumain
52:56ce qu'il avait fait
52:56Le second a fait moins de deux heures
52:59Effectivement
52:5911 secondes plus tard
53:01Le second a fait moins de deux heures
53:03So a franchi la ligne d'arrivée
53:06devant Buckingham Palace
53:08on vient de le voir
53:08après une heure
53:0959 minutes
53:10et 30 secondes
53:11Il pulvérise
53:13l'ancien record du monde
53:14établi par Calvin Kipton
53:15qui était de deux heures
53:17une minute
53:17et 25 secondes
53:18Bien mesuré
53:19ça veut dire que pendant deux heures
53:20il a couru à 21 km heure
53:22Voilà c'est ça
53:22De moyenne
53:23Essayez de courir à 21 km heure
53:25sur 200 m
53:25Je me ferais les croiser
53:27Exactement
53:28Deuxième séquence
53:28Il a fait sur 42 km
53:30Deuxième séquence
53:32Et même l'ambassade de France
53:34au Mexique
53:35a réagi
53:36Et c'est celle-là
53:37qui va vous plaire le plus
53:38cher Eric Nolo
53:38puisque je sais que vous aimez le foot
53:40André-Pierre Gignac
53:41qui est un ancien international français
53:43Il y a 10 ans
53:44à l'âge de 30 ans
53:45il décide de quitter
53:47la France
53:48pour rejoindre le Mexique
53:49Rockstar là-bas
53:50Il est devenu une star absolue
53:52Il a désormais 40 ans
53:53Et regardez le tifo
53:54qui est fait
53:55C'est pour André-Pierre Gignac
53:57parce que ça pourrait être
53:58son dernier match
53:59Mettez-le plein pot
53:59parce que c'est absolument magnifique
54:01Et tout le stade
54:03s'égrimait aux couleurs
54:04d'André-Pierre Gignac
54:06Ils vont chanter
54:06Na na na na na
54:07André-Pierre Gignac
54:08Écoutez
54:08On se tait
54:09et mettez l'image plein pot
54:10s'il vous plaît
54:26Et ce tifo a été fait
54:28à la dixième minute
54:29puisqu'il porte le numéro 10
54:31C'est dommage
54:31je pensais qu'on allait le voir
54:32un tout petit peu mieux
54:33Et l'ambassade de France
54:34au Mexique
54:35a dit
54:36nous aussi
54:36nous nous associons
54:37à la reconnaissance
54:39Merci André-Pierre Gignac
54:41Nul n'est prophète
54:42en son pays
54:42il n'a jamais été
54:43aussi populaire en France
54:44et au Mexique
54:45ça a pris des proportions
54:47incroyables
54:47parce que des tas d'enfants
54:48étaient prénommés Gignac
54:49à leur naissance
54:51donc là c'est un cas
54:52d'idolâtrie quand même
54:53assez rare
54:54Et on a un plan aérien
54:56mais vous avez des plans
54:57dans le stade
54:57où je vous dis
54:58à la dixième minute
54:59c'est des dizaines
55:00de milliers de personnes
55:01je ne savais pas
55:02combien il y avait
55:02de personnes
55:04Regardez
55:04et tout est inscrit
55:06pour André-Pierre Gignac
55:07il y a au moins
55:0840 000 personnes
55:08et ils ont donné
55:09la nationalité
55:09vous savez
55:11Imaginez que des fans
55:12de CNews prénomment
55:13leur enfant Deval
55:13Vous voyez
55:14c'est un peu comme ça
55:14Le prénommé Eliott
55:16ce serait bien
55:17Son nom
55:20Comment s'appelle
55:21votre enfant
55:22Gignac
55:23Et donc vous voyez
55:24APG
55:26André-Pierre Gignac
55:28Vous pouvez avoir
55:30des Français
55:31qui sont
55:31des footballeurs français
55:33qui performent
55:35et qui deviennent
55:36des légendes
55:37outre-Atlantique
55:38au Mexique
55:39Dernière image
55:40de sport
55:41une toute dernière image
55:41parce qu'on a
55:43une future légende
55:45du cyclisme
55:46la pépite
55:47le petit prince
55:48Paul Sexas
55:49Tadej Pogacar
55:50a remporté dimanche
55:51son quatrième
55:51Liège-Bastogne-Liège
55:53en s'imposant en solitaire
55:54avec 45 secondes
55:56et on voit les images
55:57sur Paul Sexas
55:58le français
55:59à nouveau époustouflant
56:004 jours après son succès
56:02dans la Flèche-Vallonne
56:03Paul Sexas
56:04il a 19 ans
56:04c'est un gamin
56:05Jules Torres
56:06en 10 secondes
56:07racontez-nous pourquoi
56:08il faut suivre
56:09Paul Sexas
56:10et que c'est un exploit
56:11ce qu'il vient de faire
56:12parce que c'est
56:13la plus grande chance
56:14française
56:14de gagner le Tour de France
56:15dans les 10 prochaines années
56:16depuis Bernard Hinault
56:17enfin
56:19et 1984
56:20et bien peut-être
56:21qu'on va le vivre
56:22peut-être cet été
56:23s'il y participe
56:24Pierre Lelouch
56:25ça vous laisse sans voix
56:26ces trois images
56:27mais c'est agréable aussi
56:28non
56:28je vais vous dire
56:29quand on célèbre le Mexique
56:31j'aime beaucoup
56:32le Mexique et les Mexicains
56:33mais encore une fois
56:35c'est mon côté anniversaire
56:38on va être
56:39dans quelques jours
56:40on va fêter
56:40l'anniversaire de Camarón
56:43où 65 soldats
56:44de la Légion étrangère
56:46ont stoppé
56:472000 soldats mexicains
56:49et c'est
56:51la bataille emblématique
56:52de ce que c'est
56:53que l'armée française
56:53et en regardant
56:55cet hommage
56:55des Mexicains
56:56à Gignac
56:57je pensais à l'hommage
56:58que rendaient les Mexicains
56:59aux trois survivants
57:02de cette affaire
57:03de cette bataille
57:04incroyable à Camarón
57:05voilà
57:05je voulais le dire
57:06vous avez bien fait
57:07de le faire
57:08vous avez bien fait
57:08de le faire
57:09cher
57:11Pierre Lelouch
57:12merci à tous les quatre
57:13merci à tous les quatre
57:16c'était un plaisir
57:16d'être avec vous
57:17merci à Axel Thomas
57:18qui a préparé cette émission
57:19dans un instant
57:20c'est Enquête d'Esprit
57:22et nous on se retrouve
57:22le week-end prochain
57:23à la semaine prochaine
57:24merci merci
57:25merci merci
57:26merci
57:26merci
57:27Merci.
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