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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h05 sur CNews, merci d'être avec nous.
00:02C'est une déflagration dans toutes les maisons de France.
00:05L'émotion bien sûr, la colère aussi.
00:09La toute dernière information tombée à 18h30 ce vendredi,
00:14annonçant le corps retrouvé dans le GER, celui de Liana.
00:20Et à travers ce drame, nous allons nous poser toutes les questions
00:23autour de ce scandale judiciaire, mais également politique.
00:28Un drame national.
00:30Merci d'être avec nous, Edvi Gentier, vous êtes pédiatre.
00:33Joachim Lefloch-Imad est également présent.
00:35Mathieu Devesse du service police-justice.
00:39Maître Grégory Lévy est avec nous, avocat pénaliste.
00:42Et évidemment, monsieur le ministre Pierre Lelouch,
00:45ravi de vous retrouver ce vendredi.
00:47Et bonsoir à tous les cinq.
00:48Le terrain, bien sûr, avec nos équipes qui sont présentes sur Palace.
00:52Pauline Trevzer, merci d'être en direct avec nous, Pauline.
00:54Je le disais donc, l'information est tombée aux alentours de 18h.
00:59Et le corps retrouvé dans le GER, c'est donc bien celui de Liana.
01:06Oui, Eliott, nous sommes devant le collège où était scolarisée la petite Liana.
01:12Là où la collégienne a été vue vivante pour la dernière fois, vendredi dernier.
01:18Et vous l'avez dit, on l'a appris en fin de journée, l'autopsie révèle que c'est bien
01:22le corps de la collégienne
01:24qui a été retrouvé hier par les enquêteurs à Pucaski.
01:29Alors ici, Eliott, il y a forcément énormément de colère.
01:33Comment le suspect numéro un, un pédo criminel présumé, était encore en liberté ?
01:40Comment ce suspect a-t-il pu emmener cette collégienne dans sa voiture vendredi dernier ?
01:46Toutes ces questions résonnent ici, dans cette petite ville du Gers.
01:51On sent vraiment que la tristesse se transforme en colère.
01:55Alors il y aura une marche blanche organisée ici à Florence dimanche.
01:59Une marche de recueil pour cette jeune collégienne.
02:03Un moment de dignité.
02:05Mais beaucoup d'habitants nous disent qu'ils aimeraient également des rassemblements
02:09devant des préfectures, des institutions judiciaires pour montrer leur colère.
02:14Montrer leur colère et demander des comptes à l'Etat.
02:18C'est ce que nous avons pu entendre ici aujourd'hui, Eliott.
02:21Merci beaucoup Pauline Trèfzer.
02:23Merci aussi aux équipes qui vous accompagnent.
02:26La colère justement, parce qu'il y a eu la sidération, l'inquiétude, l'angoisse
02:29de savoir si la petite Liana allait être retrouvée saine et sauve.
02:36Ses espoirs ont été douchés hier par la découverte d'un corps.
02:40Ses habits sur le corps qui ressemblaient évidemment à ceux de Liana,
02:44disparus la semaine prochaine.
02:46Et le coup près, le coup fatal se communiquait du procureur cet après-midi
02:52qui confirmait bien que le corps était de celui de Liana.
02:55La colère donc, écoutez-la, c'était au micro de CNews cet après-midi.
02:59Je ne comprends pas qu'il était encore dans la nature,
03:03malgré tout ce qu'ils disent, ce qu'il a fait.
03:07Je ne trouve pas normal qu'il n'ait pas été arrêté avant.
03:12J'espère que maintenant la justice va se réveiller et bouger les fesses,
03:16comme on peut dire, parce qu'un enfant violé, ça arrive assez souvent quand même.
03:21On n'en parle pas beaucoup.
03:22Du coup, cette remontée de colère des habitants qui dit pourquoi il était là.
03:29Parce que si la justice avait fait son travail, ça ne serait jamais arrivé.
03:34Mais ils auraient pu bouger avant.
03:36Là, il y a des élections, ils vont bouger.
03:38Mais ils ne feront rien du tout, comme d'habitude.
03:41Ce n'est pas normal, c'est inadmissible.
03:43Non seulement ce n'est pas normal, mais c'est inadmissible.
03:46Quand on sait le laxisme, je répète, de tout ce qu'il y a derrière,
03:49non, ce n'est pas normal.
03:51Et vous avez cette France silencieuse qui, comme à chaque fois, souffre
03:56et à qui on donne la parole lorsqu'il y a ces drames-là, mais qu'on laisse de côté.
04:01Le titre, c'est « Drame national, fiasco judiciaire ».
04:04J'aimerais plus qu'on mette « Drame national, fiasco général ».
04:08Mais avant d'aller sur ce fiasco complet,
04:11peut-être la parole de l'avocat que vous êtes, Maître Lévy.
04:14Parce que de quoi parlons-nous ?
04:15J'ai entendu des politiques nous parler de dysfonctionnement.
04:18Est-ce qu'on est face à des dysfonctionnements ?
04:20Ou est-ce qu'on est face à un scandale ?
04:23Est-ce qu'on est face à des erreurs ?
04:25Ou est-ce qu'on est face à un fiasco ?
04:29Je vais vous surprendre.
04:31Je suis extrêmement triste de ce qui se passe.
04:34Mais je ne découvre rien.
04:36Il n'y a aucune surprise.
04:37C'est ni plus ni moins que le quotidien de la justice pénale en France.
04:44Et pour fréquenter les commissariats de police,
04:48les gendarmeries, les gardes à vue et les tribunaux correctionnels,
04:52et les greffes, et les greffes des juges d'instruction ou des parquets,
04:59venez dans nos cabinets faire les réunions de point de dossier hebdomadaire.
05:04Et vous allez voir qu'on répète inlassablement,
05:09semaine après semaine,
05:10où en est ce dossier pénal.
05:12Et je plaide la semaine prochaine,
05:15dans le sud de la France,
05:16pour une jeune femme qui a été violée il y a six ans.
05:19et dont les violeurs n'ont jamais été,
05:22jamais été inquiétés.
05:24Donc, pour l'avocat que je suis,
05:26pardon,
05:27mais ce drame,
05:29cette petite fille qui va donner son prénom à ce drame,
05:32n'est rien d'autre que le quotidien
05:35de la justice pénale en France.
05:39Et ça, c'est important.
05:41Et c'est pour ça que je voulais avoir
05:43l'avis de l'avocat que vous êtes,
05:45parce qu'il y a une forme de pseudo-surprisonnement,
05:49crise chez les hommes politiques
05:50qui promettent des réactions et des sanctions,
05:54alors que, finalement,
05:56ces failles,
05:57on peut les retrouver partout.
05:59Pourquoi je parle du fiasco général ?
06:01Je pense aussi au milieu médiatique.
06:03Parce que sur les précédents drames,
06:05ils étaient là pour nous expliquer
06:06qu'il y avait des récupérations.
06:08Juste pour un mot sur ce que vous venez de dire,
06:10et moi, pour ce qui me concerne,
06:11mon périmètre, ce sera la justice.
06:13On va avoir droit à des rapports d'enquête administratives
06:18on va avoir droit à des propositions de loi,
06:23on va avoir droit à des débats interminables
06:26sur ce qu'on pourrait rénover dans cette justice
06:30qui est en liquidation.
06:32Et puis ensuite, on aura la période électorale,
06:35et puis probablement d'autres responsables politiques
06:39qui enterreront très rapidement
06:43tous ces rapports et toutes ces belles idées
06:46de ces grandes âmes qui voudront rénover la justice.
06:50Et il ne se passera rien.
06:51Et je vous donne rendez-vous dans un an,
06:53dans deux ans, dans trois ans,
06:54et il ne se passera rien.
06:55Il peut se passer une chose,
06:56c'est l'élection présidentielle,
06:58et là, c'est une autre question,
07:00et je ne vais pas vous lancer sur les questions politiques,
07:02et je poserai la question notamment
07:03à Joachim Leflochimade,
07:05et bien sûr à Pierre Lelouch.
07:07Avant cela, je voudrais juste
07:09qu'on écoute le président de la République.
07:11Sachez que Gérald Darmanin
07:12vient de présenter ses excuses
07:14à la famille de la victime
07:16au nom de la justice.
07:19Je rappelle que la justice est rendue
07:20au nom du peuple français, normalement,
07:22et non au nom d'un certain dogmatisme,
07:24de certaines idées,
07:25mais au nom du peuple français.
07:27Et ça, parfois, pas tout le temps,
07:29on a parfois tendance à l'oublier.
07:31Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
07:32donc qui dit
07:33« L'institution judiciaire n'a pas su protéger
07:36cette petite fille.
07:37Au nom de la justice, comme ministre,
07:39je présente mes excuses à la famille et aux Français. »
07:41Écoutons le président de la République
07:42qui, lui aussi, a réagi cet après-midi
07:44et qui parle de dysfonctionnement.
07:46« Il est clair qu'il y a un dysfonctionnement
07:49et que nous ne pouvons pas
07:51ne pas voir que des failles
07:53se sont révélées.
07:55Il faut maintenant les clarifier.
07:57Et donc, ce que le gouvernement va faire,
08:00c'est de se mettre en situation
08:02avec des enquêtes très rapides,
08:03et j'ai demandé qu'elles soient
08:04le plus rapides possible,
08:06et bien de pouvoir clarifier aussi
08:07les responsabilités qui sont à l'œuvre.
08:08Mais les choses ne se sont pas passées
08:11comme elles auraient dû se passer.
08:12C'est une évidence.
08:13Et donc, c'est inacceptable.
08:15On ne peut pas regarder en face sa famille
08:18et lui dire que tout s'est bien passé.
08:19C'est faux.
08:20Donc, comme vous, je suis choqué
08:21par ce qui s'est passé
08:22et par ce qu'on entend.
08:23Maintenant, on doit les clarifier
08:25en bon ordre.
08:26On doit laisser le temps minimal
08:28aux inspections qu'on a mandatées
08:30pour pouvoir clarifier cette situation.
08:32et sur la base de travaux
08:34qui ont été établis,
08:37pouvoir justement,
08:38à ce moment-là,
08:39voir quelles sont
08:40les responsabilités collectives,
08:41systémiques,
08:42et les responsabilités
08:43éventuellement individuelles.
08:44Moi, je ne veux entendre
08:45aucun argument de moyens
08:46dans cette affaire.
08:47Parce que depuis 2017,
08:49j'invite chacun à regarder
08:49les moyens qui ont été mis
08:50dans la gendarmerie,
08:52dans la justice.
08:53Donc, c'est une question
08:54de réponse, de fermeté,
08:55d'organisation,
08:56de responsabilité.
08:58Vous répondez quoi,
08:59au président Pierre Lelouch ?
09:00Que ce discours technocratique
09:02et le mot inacceptable
09:03ne passent plus.
09:04J'en peux plus du mot inacceptable.
09:05C'est un peu comme
09:06les marches blanches.
09:07Je ne supporte plus.
09:08Le mot inacceptable,
09:09je ne supporte plus.
09:10Précisément par la réalité.
09:11Parce que la réalité,
09:12c'est celle que mon voisin
09:13vient de décrire
09:14et qu'elle est connue de tous,
09:16y compris du président
09:17de la République.
09:18Cet enfant a été tué
09:21par la faute de l'État français,
09:23d'un déni de justice
09:24et d'une faute lourde.
09:27Dans la jurisprudence,
09:28vous allez me contredire
09:29si j'ai tort,
09:30la faute lourde,
09:31ça ne fonctionne jamais.
09:32Elle est prévue
09:33dans les textes.
09:34Elle n'est jamais appliquée.
09:37La responsabilité individuelle
09:39des participants
09:40à ce fiasco,
09:41à cette affaire d'État,
09:42n'est jamais invoquée.
09:43Il n'y a pas de code disciplinaire
09:44de la magistrature en France.
09:46Il y a des trous
09:47dans la raquette
09:48qui sont béants
09:49et on le sait.
09:49En plus des problèmes effectifs
09:51de taille des juridictions,
09:54personne n'est jamais responsable
09:55de rien.
09:56Personne.
09:57Ni les procureurs,
09:58ni les gendarmes.
09:59des gens ont fait
10:00des erreurs massives
10:01pour arriver à tuer
10:02cette petite fille.
10:04Pas de chance pour l'État.
10:06Il avait été alerté
10:07à plusieurs reprises,
10:09y compris tout récemment.
10:10Et rien n'a été fait.
10:11C'est un effet de loupe
10:14sur ce qui s'est passé
10:15à Paris,
10:16dans les viols à répétition
10:17qu'on a assisté
10:18dans une centaine d'écoles.
10:19Le scandale du périscolaire.
10:20Quand on a,
10:21et Philippe de Villiers
10:22le disait tout à l'heure,
10:23quand on a un pays
10:24qui explose pendant un week-end
10:25entier à cause d'un match de foot,
10:27que tout ça se passe
10:28au moment où une centaine
10:30d'écoles à Paris
10:30sont l'objet de crimes sexuels
10:32contre les enfants
10:33et qu'on en arrive
10:34à une histoire comme celle-là.
10:36Alors même que tout le monde
10:37était prévenu,
10:38la gendarmerie,
10:39la police,
10:39que ce type avait
10:41commis plusieurs agressions
10:42contre les enfants,
10:43preuve à l'appui,
10:44certificats médicaux.
10:45Mais c'est une honte absolue.
10:48Ça n'est plus un fait divers.
10:50C'est un fait politique
10:53et un fait de société.
10:54Et je pense que,
10:55j'espère que la prochaine présidentielle
10:58sera l'occasion
10:58de clarifier les choses
10:59et surtout de prendre
11:00des décisions
11:01sur l'organisation de la justice,
11:03la responsabilité pénale
11:04des intervenants
11:05qui n'existent pas aujourd'hui.
11:06Mais quand je vous disais
11:08c'est un fiasco général,
11:09je pense au système judiciaire,
11:12je pense au système politique,
11:13je n'oublie pas
11:14le système médiatique.
11:15Parce que ce que vous dites là,
11:17vous avez le droit de le dire
11:18et vous ne serez pas taxé
11:19de récupération.
11:21Quand c'est Lola,
11:22quand c'est Elias,
11:23quand c'est Philippine,
11:25le simple fait
11:26de dire ce que vous dites
11:27une semaine ou quelques heures
11:28après la découverte du corte,
11:30on vous plaisante,
11:31on l'a vécu
11:32pendant des mois.
11:32Oui, on l'a vécu.
11:33Donc il y a aussi
11:34un système médiatique
11:36qui a refusé de voir
11:37cette faillite judiciaire
11:38dans laquelle nous sommes,
11:39cette faillite sécuritaire,
11:41ces faillites béantes,
11:42qu'elles soient administratives,
11:45liées aux parquetiers
11:46ou non.
11:47Ce qui vient de se passer,
11:49comme Maître l'a dit,
11:50c'est malheureusement
11:52une entienne
11:52dans notre société.
11:54Joachim.
11:54La faillite est générale,
11:55en effet.
11:56C'est la faillite
11:56des services de l'État,
11:58vous y faisiez référence.
11:59C'est la faillite
12:00de ce qu'Alain Perfit,
12:01en 1976,
12:01appelait à la société
12:02à irresponsabilité illimitée,
12:04c'est-à-dire qu'on ne sait plus
12:05qui fait quoi,
12:06personne n'est responsable de rien,
12:07tout le monde se défausse
12:08en permanence.
12:09Et enfin,
12:09c'est la faillite
12:10absolument vertigéneuse
12:11de notre politique
12:12de protection de l'enfance
12:14en France.
12:14Il faut quand même avoir
12:15quelques chiffres à l'esprit.
12:16Toutes les trois minutes,
12:17on a un mineur
12:18qui est violé,
12:19qui est victime d'inceste
12:20ou qui est agressé sexuellement.
12:21Et il y a seulement 7%
12:22des plaintes pour violences sexuelles
12:24qui aboutissent
12:24à une condamnation.
12:26Qu'est-ce qu'il faut de plus ?
12:27Il y a eu Bétarame,
12:27il y a eu les atrocités
12:29du périscolaire parisien,
12:30il y a eu les scandales
12:32pédocriminels
12:32qui ont frappé...
12:33Bétarame, ça,
12:34on en a parlé,
12:34dans les médias.
12:35Ça, on en a parlé.
12:36Le périscolaire,
12:38on en a moins parlé.
12:39Ça, on en a parlé.
12:39Surtout pendant la campagne électorale.
12:41On n'en a pas parlé.
12:42On en est à un stade
12:43où les Français
12:44n'en peuvent plus
12:44de cette non-assistance
12:45à jeunesse en danger.
12:46Et si le politique
12:48ne reprend pas la main,
12:49on va aboutir
12:50à une société
12:50où les gens finiront
12:51par se faire justice eux-mêmes.
12:53Je voudrais qu'on écoute
12:54Pierre Maricev,
12:55Pierre Maricev,
12:56par exemple,
12:56qui dirige
12:57l'Institut pour la justice.
12:59Mais il a été traîné
13:01dans la boue
13:01au moment du drame Lola.
13:03Parce qu'il a considéré
13:04que l'État
13:05avait une responsabilité
13:07dans ce drame.
13:08Vous avez dit
13:08une phrase très forte,
13:09Pierre Lelouch,
13:09vous avez dit
13:10l'État est responsable
13:11de la mort de cette fillette.
13:12Et j'ai repensé,
13:13vous savez à qui ?
13:14Harmonie Comine,
13:15qui avait dit
13:16l'État français
13:16a tué mon mari.
13:17Gendarme Comine.
13:18Qu'est-ce qui s'était passé
13:19au moment de cette déclaration ?
13:21Elle a, elle aussi,
13:22été traînée dans la boue.
13:23Certains disaient
13:24vous n'avez pas le droit
13:25de dire une chose pareille.
13:26C'était il y a quasiment
13:27trois ans.
13:28C'est pourtant la vérité.
13:29Donc on va écouter
13:30Pierre Maricev
13:31qui parle d'un désastre judiciaire.
13:33Moi, l'expression
13:34que j'ai en tête
13:34depuis hier soir,
13:36c'est l'expression
13:38désastre judiciaire.
13:39Je pense que c'est
13:40un désastre
13:40parce qu'un désastre,
13:41c'est une série de défaites.
13:43Et là, en l'occurrence,
13:44il y a une série de failles,
13:46de faillites.
13:47On l'a identifié.
13:48Il a été identifié
13:49par la population.
13:50Il y a eu des signalements
13:51qui ont été faits
13:52aux autorités.
13:53Pas une fois,
13:54mais deux fois,
13:55trois fois,
13:55quatre fois,
13:56peut-être même cinq fois.
13:57Tout un tas de signalements
13:58au ministère de l'Intérieur,
13:59à la gendarmerie,
14:01à l'éducation nationale,
14:02à la justice.
14:03Et il n'a même pas été,
14:04il n'y a même pas eu
14:05un début de commencement,
14:07de neutralisation
14:08de ce prédateur.
14:09Donc, c'est un désastre judiciaire.
14:11Il va falloir en tirer
14:13les conséquences.
14:13Vous savez,
14:14je ne suis pas tellement
14:15un adepte
14:16d'un fait divers,
14:18une loi.
14:18Mais là, en l'occurrence,
14:19on n'est pas dans un fait divers.
14:20On est dans un désastre judiciaire.
14:22Et je me tourne
14:23vers Edwige Antier
14:24qui est pédiatrice.
14:25Merci d'être avec nous,
14:27cher Edwige.
14:28Joachim m'a dit
14:28quelque chose
14:29de très important.
14:30Toutes les trois minutes,
14:31il y a un enfant
14:32qui est victime
14:34de sévices sexuels
14:35ou de sévices corporels.
14:36Et c'est vrai
14:37qu'aujourd'hui,
14:38alors on nous a promis
14:39aussi le réarmement démographique.
14:41C'est-à-dire
14:42les promesses
14:42qu'on nous tient,
14:43le réarmement démographique.
14:45On nous prend
14:45pour des imbéciles.
14:46On est incapables
14:47de protéger nos enfants
14:48et on nous vend
14:49le réarmement démographique.
14:50Donc,
14:51comment la pédiatre
14:52que vous êtes
14:53décode la semaine
14:54qu'on vient de passer
14:55avec cette information,
14:58dernière information dramatique,
14:59c'est-à-dire
14:59que le corps de la petite
15:01est bien celui
15:02de l'IANA ?
15:03Mais vous savez,
15:04aujourd'hui,
15:05avec les mamans,
15:07avec les mères,
15:08je voudrais parler
15:09des mères.
15:10Les pédiatres,
15:11je sors de mes consultations,
15:13on reçoit des mères
15:15toute la journée,
15:15on écoute leurs paroles.
15:17Ce sont elles
15:18qui sont en premier rang
15:19pour dénoncer
15:21ce qui se passe
15:22sur leur enfant.
15:23Et on ne les écoute
15:25jamais.
15:25On nie la parole
15:27des mères.
15:28Nous,
15:28les pédiatres,
15:29les pédopsychiatres,
15:30on est en grande souffrance.
15:32on fait des déclarations
15:34qui sont extrêmement bordées
15:36dans la façon
15:37d'écouter les enfants.
15:39Nous sommes formés
15:40à ne pas déformer,
15:42à ne pas influencer,
15:44à bien écouter.
15:45Et quand nous avons
15:46bien retenu,
15:47à signaler,
15:49signaler au procureur.
15:51Eh bien,
15:51ça dort.
15:52Il ne se passe rien.
15:53L'enfant peut même
15:55être obligé
15:56de continuer
15:56d'aller
15:57chez son agresseur.
15:59La mère
16:00peut se voir menacée.
16:02Là,
16:03j'entends parler
16:03de harcèlement.
16:04Mais menacée,
16:05par exemple,
16:06de placement
16:07de son enfant
16:08pour la baïonner,
16:10pour qu'elle arrête
16:11de dénoncer
16:13les drames
16:14de pédophilie
16:15sur son enfant.
16:16Et dans cette histoire,
16:18on voit bien
16:18qu'une mère
16:19avait déclaré
16:21ce qui se passait.
16:22C'est très dur
16:24d'aller au commissariat
16:25avec une jeune fille
16:27de 11 ans.
16:28la mère a déclaré.
16:30On apprend
16:30qu'il y a eu
16:31une autopsie.
16:32On apprend
16:33que cette autopsie
16:34aurait montré,
16:35je dis aurait,
16:36parce que c'est vous
16:37le journaliste,
16:38cette autopsie
16:39aurait montré
16:39une déchirure
16:41du vagin
16:42et du rectum
16:44de la pédophilie.
16:44Alors,
16:44ça,
16:44c'est pas pour l'autopsie,
16:45c'est pour la plainte
16:47qui a été déposée
16:47en 2025.
16:49Les mots...
16:50Non,
16:50mais c'est très important.
16:51Je voulais qu'on revienne
16:52sur le parcours
16:54du principal suspect
16:56qui reste prisomé innocent
16:57dans la mort
16:59de la petite Liana.
17:00Mais il s'avère
17:01pourquoi les Français
17:02sont foudrages.
17:03C'est qu'ils ont bien compris
17:04que cet individu,
17:06il y avait eu
17:06des signalements
17:07qui s'étaient multipliés.
17:08On va en parler
17:09dans un instant
17:09avec Mathieu,
17:11dont le dernier,
17:12ou du moins
17:13le plus important
17:14ces derniers mois,
17:15il y a neuf mois,
17:16la plainte déposée
17:17à l'été 2025
17:19pour viol sur mineur
17:20en cours d'instruction,
17:22nous dit-on,
17:23alors qu'il y avait
17:23une constatation
17:24de séquelles vaginaux,
17:27de blessures vaginales
17:28et de blessures anales.
17:29Voilà, c'est ça.
17:30Merci beaucoup.
17:31Et donc,
17:32la mère
17:33n'était même pas
17:34au courant,
17:35d'après ce que je comprends,
17:36des résultats
17:37de cette expertise médicale.
17:39Et la mère,
17:40on l'a empêché
17:42de revenir
17:43et de demander
17:44quand est-ce qu'on allait
17:46faire quelque chose.
17:46Eh bien, c'est notre quotidien.
17:47Alors, ce qui s'est passé,
17:48c'est que cette maman,
17:49effectivement,
17:50elle relançait,
17:50elle relançait,
17:51effectivement,
17:52généralement,
17:53les enquêteurs
17:53de la gendarmerie
17:54pour savoir
17:54quelle suite
17:55allait être donnée
17:55à cette plainte.
17:56On le rappelle,
17:57plainte déposée
17:57en août 2025,
17:59c'est en Haute-Garonne
18:00pour des faits commis
18:01dans un autre département.
18:02C'est pour cette raison
18:03qu'il y a eu transfert
18:03du dossier
18:04d'un département
18:05à l'autre
18:06avec,
18:06neuf mois après,
18:07toujours pas d'audition,
18:09effectivement,
18:09de Jérôme Barrella,
18:10le suspect
18:11dans cette affaire.
18:12On n'écoute pas les maires,
18:13c'est général,
18:14je peux vous dire.
18:14La parole de la maire
18:16est paillonnée
18:16dans notre pays.
18:17C'est aussi un problème
18:17de dysfonctionnement
18:18entre deux juridictions,
18:20deux départements,
18:21chacun se renvoie la balle,
18:22c'est là que c'est inacceptable.
18:24Quand il y a une atteinte
18:25à un mineur,
18:26le dossier doit être
18:27traité de façon prioritaire
18:29et les gens doivent se parler.
18:31À Paris,
18:31on avait 100 écoles,
18:32les directeurs d'école
18:33n'étaient pas au courant,
18:34ils ne se parlaient pas
18:35d'une école à l'autre
18:36et les maires d'arrondissement
18:37ne faisaient pas le boulot
18:38qu'ils devaient faire.
18:38Voilà la séquence
18:41de manquement
18:42qui, à la fin,
18:43se termine par la mort
18:44d'un enfant.
18:46Mort qui est causée
18:47par les défaillances
18:48de l'État.
18:48Et ce que je peux vous dire,
18:49c'est qu'au ministre de la Justice,
18:51on prend cette plainte
18:52très au sérieux.
18:53Selon le ministère
18:54de la Justice,
18:55sachez que ce dossier,
18:56selon eux,
18:57a été traité
18:58comme une procédure ordinaire
18:59de vol, de braquage
19:00ou d'extorsion
19:01et non comme une affaire prioritaire
19:03alors que Gérald Darmanin
19:04a notamment envoyé
19:05une circulaire
19:06dès janvier 2025
19:07en disant bien
19:08que c'était l'une
19:09des priorités affichées
19:10par le ministre de la Justice.
19:12Donc, lutter contre
19:12les violences physiques
19:13et sexuelles faites aux enfants,
19:15autre priorité,
19:16on sait,
19:16c'est la lutte
19:16contre le narcotrafic.
19:18Et je peux vous dire
19:19qu'on prend ça
19:19très au sérieux.
19:20Sachez qu'il n'y a même pas eu
19:22de coup de fil
19:22ou de mails envoyés
19:25entre les deux parquets
19:26suite à cette plainte.
19:28Gérald Darmanin
19:29qui se dit furieux
19:30du traitement
19:31de la justice
19:32du suspect
19:32qui évoque
19:34également
19:34un immense échec.
19:36L'idée n'est pas
19:36de stigmatiser
19:37l'ensemble
19:39des personnes
19:40et des magistrats
19:41qui travaillent aujourd'hui
19:42ou des greffiers.
19:43Mais c'est un système
19:44qui est à remodeler.
19:45C'est même une doctrine,
19:46c'est un état d'esprit.
19:47Quand vous imaginez
19:48que vous avez des syndicats
19:49de magistrats
19:50qui produisent des fascicules,
19:53le fascicule du manifestant
19:57arrêté
19:58qui au lieu de parler
19:59d'émeutier
20:00parle de révolté
20:01qui ponte
20:02des communiqués
20:03s'il est là
20:03pour s'attaquer
20:04aux politiques
20:06ou même aux ministres
20:07de la justice
20:07qui ont oublié
20:08que la justice
20:09était rendue
20:09au nom du peuple français.
20:10Je vais tempérer
20:11un tout petit peu
20:12votre propos
20:12par une anecdote
20:13dramatique
20:14mais vous allez comprendre.
20:15Moi je suis devant
20:16les cabinets d'instruction
20:17quasi quotidiennement
20:18et l'anecdote veut
20:19que je me retrouve
20:20devant une porte
20:21d'un juge d'instruction
20:22sur laquelle est scotché
20:24un petit mot
20:24en attente
20:26qu'on ouvre la porte
20:27où il est indiqué
20:28le cabinet
20:29gère actuellement
20:30300 dossiers.
20:32Il y a globalement
20:33300 jours ouvrés
20:34dans l'année judiciaire.
20:36Nous consacrerons donc
20:37un jour
20:38par an
20:39et par dossier.
20:41Voilà, revenez plus tard.
20:42J'entends mais il y a une hiérarchie
20:43dans les dossiers.
20:45Pardonnez-moi,
20:46dans le GERS
20:46ils sont allés contrôler
20:48et auditionner
20:49des agriculteurs
20:50qui manifestaient
20:51contre le Mercosur.
20:52Ça n'est pas
20:52la même procédure.
20:53Vous ne pouvez pas
20:54comparer une comparution
20:55immédiate
20:55pour le vol
20:56de sac à main
20:57d'une dame
20:58dans le métro
20:58avec une procédure
21:00d'enquête
21:00type instruction
21:01pour un viol.
21:03Ce ne sont pas
21:04les mêmes procédures.
21:04Mais ce n'est pas
21:04ce que je dis maître.
21:05Simplement,
21:06ce n'est pas qu'une question
21:06de procédure.
21:07Moi j'essaye vraiment
21:08de me mettre
21:09à la place du français
21:10qui se dit
21:10mais attendez moi
21:11l'agriculteur
21:12qui manifeste
21:12contre le Mercosur
21:14je l'applaudis.
21:18mis hors d'état
21:19de nuire
21:20rapidement.
21:21Vous avez parfaitement raison
21:22mais dans cette circulaire
21:23que vous évoquiez
21:24sur les priorités
21:25données par la chancellerie
21:27il va y avoir
21:29les atteintes
21:30sur mineurs
21:30puis vous allez trouver
21:31le narcotrafic
21:32vous l'avez dit.
21:33Et puis le terrorisme
21:35sur la ligne d'après
21:36et puis ensuite
21:37et on aura à la fin
21:39les atteintes au bien.
21:40Mais en fait
21:41tout est prioritaire
21:42et quand je dis
21:43qu'on ne peut pas
21:44accabler
21:45les magistrats
21:46les parquetiers
21:47les juges d'instruction
21:48parce que quand on entre
21:49et ça c'est matériel
21:51dans un cabinet
21:52de juge d'instruction
21:53et qu'on voit
21:53qu'il y a
21:54300 dossiers papiers
21:56sur la table
21:57et que le magistrat
21:58vous n'arrivez même plus
21:59à le retrouver
22:00parce qu'il faut plonger
22:01dans la pile de dossiers
22:02pour lui dire bonjour
22:03vous comprenez
22:04que là
22:05il y a un problème
22:06de moyens
22:06et je suis un peu contrarié
22:08par le mot
22:09du président de la république
22:10à l'instant
22:11qui dit
22:11je ne veux pas entendre
22:12parler de moyens
22:15et pourtant
22:15je crains que ce soit
22:17là le problème
22:18mais ce n'est pas
22:18que là le problème
22:19pardonnez-moi
22:20le manque de moyens
22:21est un des éléments
22:22c'est une évidence
22:24si vous mettez
22:25en rapport
22:25les dépenses régaliennes
22:27de l'état
22:27c'est à dire
22:28la sécurité intérieure
22:29et extérieure
22:30plus nos affaires internationales
22:32et vous comparez
22:33aux dépenses sociales
22:34mais on est dans
22:35on est dans un facteur
22:36de 1 000
22:37c'est à dire que
22:38par habitant
22:39l'essentiel de l'argent
22:40du pays
22:40il est dans la dépense sociale
22:41il n'est pas dans
22:42les fonctions régaliennes
22:43de l'état
22:43et donc on découvre
22:44en même temps
22:45qu'on n'a plus de défense
22:46qu'on n'a pas de sécurité
22:47et dans la charge
22:47de la dette
22:49et en plus
22:49on en est à 57%
22:51de prélèvement
22:51et une dette
22:52à 113% du PIB
22:54et un président
22:55de la république
22:55qui dit moi
22:55j'ai tout bien fait
22:56depuis 2017
22:57ne venez pas me chercher
22:58est-ce que les moyens
23:00justement judiciaires
23:01depuis 2017
23:02alloués au budget
23:03de la justice
23:04ont été augmentés
23:05oui
23:05est-ce que
23:06comparé à nos voisins
23:07européens
23:08ils sont importants
23:09la réponse est non
23:10c'est 135 euros
23:12par habitant
23:14pour l'Allemagne
23:15c'est à peine 75
23:16pour la France
23:17voilà la comparaison
23:18qu'on peut faire
23:20en revanche
23:21est-ce que
23:22depuis 40 ans
23:23vous avez
23:24une justice
23:25qui considère
23:26qu'au coeur
23:27de la justice
23:27c'est la victime
23:29ou c'est
23:30le prévenu
23:31ou le criminel
23:32la question
23:33elle se pose
23:33est-ce qu'aujourd'hui
23:34quand vous avez
23:35par exemple
23:35sur les émeutes
23:36le week-end dernier
23:38de Ligue des Champions
23:38que vous avez
23:39autant de gardés à vue
23:40ensuite de comparations
23:41immédiates
23:42et que vous n'en avez
23:42que 3
23:43qui écopent
23:44d'une prison ferme
23:46un an après
23:47la finale de Ligue des Champions
23:493 ans après
23:50les émeutes de Naël
23:51qu'est-ce que ça veut dire
23:53quel signal
23:54vous envoyez
23:54et quand
23:55vous avez un agriculteur
23:56qui vous dit
23:57dans le Gers
23:58moi j'ai fait des heures
23:59de garde à vue
24:00parce que j'ai manifesté
24:00contre le Mercosur
24:01alors qu'on n'est même pas
24:03allé en audition libre
24:05récupérer un prédateur sexuel
24:06il y a peut-être
24:07une justice à deux vitesses
24:08mais il y a quand même
24:09la question du déni général
24:11de la parole
24:12de l'enfant
24:13quand on disait autrefois
24:14les femmes et les enfants
24:15d'abord
24:16ça n'existe plus
24:17dans notre civilisation
24:18on n'écoute pas
24:20les enfants
24:20et chaque fois
24:21qu'on veut parler
24:22pour un enfant
24:23on va douter
24:24de sa parole
24:25au lieu de la prendre
24:26en premier
24:27en considération
24:28moi je suis pour qu'il y ait
24:30des caméras
24:31de vidéosurveillance
24:33dans tout le périscolaire
24:34tous les locaux fréquentés
24:36pas pour les regarder
24:37tout le temps
24:38mais pour qu'on puisse
24:39vérifier
24:40on ne confierait pas
24:41notre Picasso
24:42à quelqu'un
24:43qu'on ne connaît pas
24:44mais on va confier
24:45notre enfant
24:46et sans vidéosurveillance
24:48et en n'écoutant pas
24:49sa parole
24:50c'est le pays
24:51de tous les risques
24:53et qui se
24:54qui arrive tout le temps
24:56et on n'écoute pas
24:57les seuls témoins
24:58les seuls vrais défenseurs
25:00des enfants
25:00qui sont les mères
25:02il est 20h30
25:03Mathilde Libagnez
25:04est en direct avec nous
25:05parce que nos équipes
25:05je le disais
25:06sont sur le terrain
25:07Mathilde Libagnez
25:08merci
25:09de nous rejoindre
25:11je voudrais qu'on aille
25:12aussi sur le terrain
25:12de l'enquête
25:13puisque l'enquête
25:13se poursuit
25:14le corps a été
25:17retrouvé
25:17et le corps retrouvé
25:19est celui de Liana
25:21en revanche
25:21on ne connaît pas encore
25:22les circonstances
25:23de sa mort
25:24elles n'ont pas été déterminées
25:29exactement
25:29vous l'avez dit
25:30c'est désormais officiel
25:31le corps sans vie
25:32de cet enfant
25:33qui a été retrouvé
25:34hier dans un silo
25:35agricole
25:36à quelques kilomètres
25:37de Florence
25:38et bien c'est celui
25:39de Liana
25:40cet enfant de 11 ans
25:41qui a disparu
25:42il y a déjà
25:42plusieurs jours
25:44une confirmation
25:45est bien faite
25:46après
25:46les analyses
25:47réalisées
25:48par l'institut
25:50recherche criminelle
25:51de la gendarmerie nationale
25:53pour l'heure
25:54et bien le procureur
25:54vous l'avez dit également
25:55et bien précise
25:56que les médecins légistes
25:58n'ont pas pu
25:59et bien déterminer
26:01les causes
26:01de la mort
26:02des expertises
26:03complémentaires
26:04ont été ordonnées
26:06et les résultats
26:06et bien seront attendus
26:07dans un délai
26:09qui reste pour l'instant
26:10indéterminé
26:11concernant
26:12Jérôme
26:13Barrella
26:14le principal suspect
26:15le parquet
26:16d'Agen
26:17a requalifié
26:18l'enquête judiciaire
26:20ouverte
26:20des chefs
26:21d'enlèvement
26:25séquestration
26:26et meurtre
26:26d'une mineure
26:27de moins de 15 ans
26:28Merci beaucoup
26:29et merci à Timothée Forget
26:31qui vous accompagne
26:34pour ce duplex
26:35Je voudrais qu'on voit
26:38le tweet
26:38la réaction politique
26:40parce qu'il y en a eu
26:40de nombreuses
26:41c'est vraiment
26:41un séisme politique
26:43mais parmi toutes
26:44les réactions
26:45celle qui m'a marqué
26:46c'est celle
26:47évidemment il y en a d'autres
26:48mais celle d'Éric Ciotti
26:49qui fait une sorte
26:50de très union
26:52de tous les scandales
26:53que nous vivons
26:54ces dernières semaines
26:56scandale du périscolaire
26:58scandale de la confusion
26:59des peines
27:00pour les agresseurs
27:01d'enfants
27:01dans l'affaire
27:02Karine Jambu
27:03vous savez
27:03c'est cette femme
27:04qui est aujourd'hui
27:05à 29 ans
27:06qui se retrouve
27:07dans la même ville
27:08que son bourreau
27:08alors que lorsqu'elle avait
27:105
27:11de 5 à 7 ans
27:12elle a été violée
27:13par ce dernier
27:13et comme c'est un
27:14multi-récidiviste
27:15et bien vous avez
27:16la confusion des peines
27:18et pour les faits
27:20horribles
27:20qu'il a connus
27:21contre Karine
27:23il n'a écopé
27:24que de 8 ans
27:25de prison
27:25confusion des peines
27:26revoyons le message
27:27s'il vous plaît
27:28d'Eric Ciotti
27:29parce que je n'ai pas
27:29terminé de le lire
27:30tous ces scandales
27:32ces dernières semaines
27:33sont révélateurs
27:34de l'aveuglement
27:35de l'Etat
27:35quand il s'agit
27:36de protéger
27:36nos enfants
27:37et d'une insupportable
27:38faiblesse
27:39quand il s'agit
27:40de mettre hors d'Etat
27:41de nuire
27:41ces prédateurs sexuels
27:43évidemment qu'il y a
27:44un problème de moyens
27:45dans la justice
27:46il y a un tribunal
27:47de grande instance
27:48qui a signalé
27:49à un de ses députés
27:50ils n'avaient que
27:5018 000 euros
27:51de frais de fonctionnement
27:53par an
27:53et on leur a demandé
27:54de le couper
27:54à 12 000 euros
27:56avec des greffiers
27:57qui vont acheter
27:58des petits stylos
27:58mais ce n'est pas que
28:00des problèmes financiers
28:02on va bien au-delà
28:03évidemment qu'il y a
28:04des fonctionnaires
28:04compétents et dévoués
28:05au ministère de la justice
28:06ils sont même
28:07très largement majoritaires
28:08maintenant il n'empêche
28:09que les français
28:10ont ce sentiment
28:12que vous évoquiez
28:12Eliott
28:13celui d'une justice
28:14à deux vitesses
28:15il se pose
28:15tout un tas de questions
28:16celle de l'exigence
28:18de l'existence
28:19pardon du juge
28:19d'application des peines
28:21celle de la nécessité
28:22d'une ouverture
28:23sociologique de la magistrature
28:24à la société civile
28:26celle de la construction
28:27de places de prison
28:28celle de la responsabilité
28:29individuelle des magistrats
28:30il y aura un moment
28:31il y aura une échéance
28:31pour trancher toutes ces questions
28:32c'est l'élection présidentielle
28:33à venir
28:34et l'urgence
28:35elle est tranchée
28:35parce que la situation
28:36elle est catastrophique
28:36on a moins d'un français
28:37sur deux
28:38qui a confiance en la justice
28:39encore une fois
28:40les français vont finir
28:41par se faire justice
28:41eux-mêmes
28:42si on ne répare pas ce lien
28:43Gérald Darmanin
28:44je le disais
28:45c'est l'une des informations
28:45le ministre de la justice
28:46qui présente ses excuses
28:48au nom de la justice
28:49à la famille de Liana
28:50qui se dit furieux
28:51du traitement de la justice
28:52du suspect
28:53qui évoque un immense échec
28:57Gérald Darmanin
28:58il n'a pas très bonne presse
29:00dans ce système judiciaire
29:01parce que c'est une personne
29:03qui a osé parler
29:04d'ensauvagement de la société
29:05qui a osé parler
29:06de narcoterrorisme
29:07qui a osé publier
29:09des circulaires
29:09c'est un monde
29:10dans lequel
29:11et dites-moi
29:12ça me trompe quand même
29:13maître
29:13alors évidemment
29:15c'est pas tous
29:15mais c'est un monde
29:16dans lequel
29:17vous avez
29:19le terme d'irresponsabilité
29:20chevillé au corps
29:21c'est-à-dire qu'il y a
29:22une indépendance
29:23de la justice
29:24il ne faut pas non plus
29:25oublier que la justice
29:27s'est rendue
29:28au nom du peuple français
29:29ce n'est pas un pouvoir
29:30c'est une autorité
29:31la justice
29:32il ne faut jamais oublier ça
29:33je vais
29:33vous voulez le
29:34non allez-y maître
29:35allez-y bien sûr
29:36vous voulez savoir
29:37j'avais eu l'occasion
29:37de le dire
29:38sur un précédent plateau
29:39en face de Georges Fenech
29:40moi je suis défavorable
29:41à la responsabilité
29:43des magistrats
29:44donc je suis défavorable
29:46parce que je pense
29:46que ça viendrait
29:47foutre en l'air
29:48le système judiciaire
29:50et qu'à partir du moment
29:51où un magistrat
29:52rend une décision
29:53le système est fait
29:54de telle manière
29:54qu'il y a un appel possible
29:56une cassation possible
29:57et qu'un dossier
29:58n'est jamais touché
29:59que par un seul
30:00magistrat
30:01mais à minima
30:02avec les voies de recours
30:03trois ou cinq
30:04ou plus
30:05donc ce système là
30:06me semble
30:07démocratiquement
30:08équilibré
30:09et juste
30:09et je ne suis pas favorable
30:11vous trouvez que le système
30:12aujourd'hui est équilibré
30:13et juste
30:13et je ne suis pas favorable
30:14à ce que l'on puisse
30:16attaquer son juge
30:17parce qu'on n'est pas
30:18à titre personnel
30:19bien sûr
30:20parce qu'on n'est pas content
30:21de sa décision
30:22bien sûr que non
30:23le système
30:24dans ce drame
30:25de cette petite fille
30:26n'a pas fonctionné
30:28n'est pas juste
30:28n'est pas équilibré
30:30vous avez commencé
30:30en le disant
30:30que c'est tous les jours
30:31alors moi vous savez quoi
30:33mais en vous disant
30:34que c'est tous les jours
30:35je pense qu'il faut renverser
30:37le système judiciaire
30:38il faut le changer
30:39il faut renverser la table
30:41mais multipliez par deux
30:42le nombre de greffiers
30:43le nombre de parquetiers
30:44ouvrez les canaux
30:46de l'école nationale
30:46de la magistrature
30:47où ils sont 4000
30:48à l'entrée
30:49et 43 à la sortie
30:51ouvrez ça
30:53allongez un peu plus
30:54de budget
30:54à la justice
30:55et vous verrez
30:56qu'on passera plus de temps
30:58sur un dossier
30:59qu'on aura plus de temps
31:00pour enquêter
31:01tout ça n'est pas contradictoire
31:03avec l'idée
31:04de faire comme d'autres
31:05pays européens
31:06dans lesquels
31:06il y a un code
31:07de la discipline
31:08pour les magistrats
31:10qui sont aujourd'hui
31:10les seuls
31:11qui sont responsables
31:12de rien
31:12alors il ne faut pas
31:13confondre l'indépendance
31:14sacrée du magistrat
31:16et le fait
31:16qu'il peut commettre
31:17des erreurs
31:18et que dans la procédure
31:19il y a des erreurs
31:20et que lorsque l'erreur
31:21est imputable à un magistrat
31:23il y a des conséquences
31:24aujourd'hui il n'y en a pas
31:25donc il y a un problème
31:26ça fait partie du problème
31:28dans les problèmes
31:29y compris les questions
31:30de moyens
31:30dont monsieur Macron
31:31nous disait tout à l'heure
31:32qu'il était très content
31:33tout avait été bien fait
31:34ben non
31:34mais vous dites
31:35l'indépendance sacrée
31:36du magistrat
31:37est-ce que le magistrat
31:39juge indépendamment
31:42de ses idées
31:44parfois politiques
31:44c'est ce qu'il doit faire
31:46mais quand on voit
31:46le mur des cons
31:47vous savez
31:48pardonnez-moi
31:48l'indépendance du magistrat
31:50j'avais ma tête
31:50dans le mur des cons
31:51donc j'ai
31:52voilà je pourrais
31:53je sais
31:54c'est comme la neutralité
31:54du journaliste
31:55vous savez c'est la promesse
31:56la neutralité du journaliste
31:58mon oeil
31:58un journaliste
31:59quand il choisit
32:00de taire un sujet
32:01et d'en traiter un autre
32:02c'est déjà qu'il fait
32:03un choix éditorial
32:04mais c'est une vieille affaire
32:05entre les parlements royaux
32:08qui ont abattu
32:08le roi de France
32:09et les difficultés
32:11que nous avons
32:11d'avoir une justice
32:12complètement indépendante
32:13par rapport
32:14au pouvoir politique
32:14mais sans rentrer
32:16dans les histoires politiques
32:17dans la simple
32:18dans la simple gestion
32:20de quelque chose
32:20qui n'est pas politique
32:21à savoir la défense
32:22d'un enfant
32:23et la gestion
32:24de la procédure
32:24quand des erreurs
32:25à répétition
32:26se font
32:26dans la procédure
32:27quelqu'un doit être responsable
32:29et pas
32:29c'est la faute
32:30c'est la faute au moyen
32:31c'est là que je me sépare
32:32de vous
32:32mon cher
32:33mon cher confrère
32:34écoutons Lionel Candelon
32:36il est président
32:37de la chambre
32:37d'agriculture
32:38du Gers
32:39et il vient
32:40dire quelque chose
32:42de saisissant
32:42c'est que
32:44lorsqu'il y a eu
32:45les manifestations
32:45contre le Mercosur
32:47là il y allait
32:48là on avait
32:49des auditions
32:50on avait des condamnations
32:51il y a même eu
32:52des hélicoptères
32:52écoutons
32:53parce que justement
32:53il dit
32:54mais attendez
32:54comment ça se fait
32:55que moi
32:55alors vous avez raison
32:56maître de rappeler
32:57que c'est pas les mêmes procédures
32:58que c'est pas les mêmes enquêtes
32:59mais vous avez entièrement raison
33:00sauf que
33:01dans un état
33:02normal et sain
33:04quand vous avez
33:05un individu
33:06qui potentiellement
33:06a violé
33:07une fille
33:08pendant des mois
33:09bah rapidement
33:10en fait c'est un signalement
33:12vous allez le chercher
33:12dans les 24 heures
33:13c'est tout
33:14c'est la même chose
33:15que pour des manifestants
33:16on écoute Lionel Candelon
33:17on écoute Lionel Candelon
33:19sauf qu'on ne le fait pas
33:19Lionel Candelon
33:21j'exprime ma colère
33:22parce que
33:23pendant que
33:23le parquet
33:24tout entier
33:25je ne vais pas nommer
33:26que la procureure de Hoche
33:27mais son parquet tout entier
33:28qui avait bien des ordres
33:31plus hauts
33:32ça c'est sûr
33:33a fait des agriculteurs
33:35de notre département
33:36et même du département
33:37du 31 également
33:38une priorité
33:40par rapport
33:41à un violeur
33:42pédophile
33:42qui se trimbalait
33:44en liberté
33:44dans notre département
33:45quelques kilomètres de chez nous
33:46j'ai fait 7 heures de garde à vue
33:47le 14 janvier
33:50interpellé
33:50comme
33:52pire qu'un violeur
33:52du coup
33:53par la brigade de recherche
33:54de Toulouse
33:55parce que j'étais à pied
33:56sur le rond-point
33:56de l'aéroport de Blagnac
33:57j'étais simplement à pied
33:58les mains dans les poches
33:59je me suis fait tomber dessus
34:00par 40 gendarmes mobiles
34:01et 2 enquêteurs
34:02de la brigade de recherche
34:03et là on apprend
34:04qu'on avait
34:05ce pédophile
34:06ce violeur
34:06avec de multiples plaintes
34:08derrière lui
34:09depuis quelques années
34:10dont une récemment
34:11août 2025
34:12avec un témoignage d'enfants
34:13tout ce qu'il y a dessus
34:15là c'est
34:16il n'y a même pas
34:17d'excuses à avoir
34:18sur le parquet de Hauche
34:19sur cette affaire-là
34:19et en fait
34:21pendant qu'on s'acharnait
34:22sur nous clairement
34:22parce que là
34:23il y avait des moyens
34:23des moyens judiciaires
34:25le parquet de Hauche
34:25il en a mis
34:25je vous garantis
34:26qu'il y a plus de 100 heures
34:27d'audition
34:28il y a des vidéos
34:29des drones
34:30il y a tout ce que vous voulez
34:31et en fait
34:32pendant tout ce temps-là
34:33la justice n'a rien fait
34:35le parquet de Hauche
34:35n'a rien fait
34:36et malheureusement
34:37il y a eu ce drame
34:38qui est arrivé
34:39je voudrais qu'on revienne
34:40sur toutes les plaintes
34:41tous les signalements
34:42et visiblement
34:43ce n'est que le début
34:44contre Jérôme Barrella
34:47tout en restant
34:48bien évidemment prudent
34:49tout en restant
34:50bien évidemment prudent
34:51puisqu'il y a
34:52la présomption d'innocence
34:54mais l'étau se resserre
34:55sur le principal suspect
34:56Félix Perrault
34:57cela fait maintenant 9 ans
34:59qu'au moins 5 procédures
35:01liées à des abus sur mineurs
35:02visaient Jérôme Barrella
35:04pourtant
35:05l'homme de 41 ans
35:07possédait
35:07un casier judiciaire vierge
35:09ce père de famille
35:10a été signalé
35:12pour la première fois
35:12en 2017
35:13pour une relation
35:15avec une adolescente
35:16de 17 ans
35:16le signalement
35:18a été classé sans suite
35:19la jeune fille
35:20parlait d'une relation
35:21consentie
35:214 ans plus tard
35:23alors qu'il est agent
35:24d'entretien
35:25dans des établissements
35:26scolaires
35:26il est repéré
35:27pour comportement inapproprié
35:29envers une lycéenne
35:30il sera licencié
35:32l'année suivante
35:33en 2022
35:34il est visé
35:35par une première plainte
35:36pour des faits de viol
35:37sur une fille
35:38de 7 ans
35:39des faits
35:40datant de 2020
35:41qui se serait produit
35:42au domicile du suspect
35:43mais la procédure
35:44est là aussi
35:45classée sans suite
35:45faute d'éléments
35:47une deuxième plainte
35:48est déposée
35:48en août 2025
35:49par une maman
35:50d'une enfant
35:51de 10 ans
35:51elle reproche
35:52à Jérôme Barrella
35:53d'avoir violé sa fille
35:54entre 2024 et 2025
35:56à son domicile
35:58des examens médicaux légaux
35:59ont même été réalisés
36:00sur l'enfant
36:01mais 9 mois
36:02après cette plainte
36:03Jérôme Barrella
36:04n'a jamais été auditionné
36:06la procureure a annoncé
36:08qu'une nouvelle plainte
36:08avait été déposée
36:09ce mercredi
36:10là encore
36:11pour viol sur mineur
36:13voilà pour le sujet
36:14de Félix Perrault
36:16je vous ai pressé
36:18Mathieu Devez
36:18journaliste
36:19au service police
36:19justice
36:20c'est quoi la suite ?
36:21qu'est-ce qui va se passer ?
36:22la suite
36:23ce sont de nouvelles enquêtes
36:24on va étudier
36:24notamment ce corps
36:25pour savoir ce qui s'est passé
36:26je ne vais pas rentrer
36:27dans les détails sordides
36:28mais s'il y a eu sévice
36:30s'il y a eu violence sexuelle
36:31s'il y a eu vol
36:32s'il y a eu préméditation
36:33donc on va essayer
36:34de comprendre
36:34les causes du décès
36:36la date
36:37l'horaire du décès
36:38et puis cet homme
36:39forcément Jérôme Barrella
36:41il va être entendu
36:42par un juge d'instruction
36:43dans les prochains jours
36:43vous savez
36:44il a le droit à la défense
36:45cet homme
36:45donc pendant quelques jours
36:47encore
36:47il va être au contact
36:48de ses avocats
36:49et ensuite convoqué
36:50par un juge d'instruction
37:07elle n'a pas su protéger
37:07cette petite fille
37:08j'en tirerai toutes les conséquences
37:10et au nom de la justice
37:11comme ministre
37:12je veux présenter
37:13mes excuses
37:14à cette famille
37:15et aux français
37:16qui sont légitimement
37:18choqués
37:18terrifiés
37:19de voir
37:20de telles défaillances
37:23rares sont les fois
37:24où j'ai pu entendre
37:25un ministre
37:26présenter ses excuses
37:29aux familles
37:30c'est la boîte de Pandore
37:31il ouvre la voie
37:32à une action en justice
37:34qui mettra en cause
37:35la responsabilité de l'état
37:36et puis surtout
37:37j'espère que
37:38dans d'autres cas
37:39les ministres
37:40feront comme lui
37:40c'est-à-dire
37:41auront la décence
37:43de présenter
37:46leurs excuses
37:47plutôt que de dire
37:47que c'est inacceptable
37:48lorsqu'il y aura une faille
37:49parce que le mot inacceptable
37:50encore une fois
37:51je ne le porte pas
37:52ou de minimiser les faits
37:53deuxième son
37:54lorsqu'il parle
37:55de la justice
37:56d'un immense échec
37:58et d'une certaine colère
37:59donc du garde des Sceaux
38:01quand il voit
38:01la série de défaillances
38:04il y a eu des défaillances
38:06dans l'organisation
38:06du service public
38:07de la justice
38:07il y en a sans doute
38:09eu aussi chez les forces
38:09de l'ordre
38:10le ministre de l'Intérieur
38:10aura l'occasion
38:11de le dire
38:12je ne veux pas
38:12rejeter la faute
38:13à quelqu'un
38:14nous avons failli
38:16dans l'organisation
38:17concrète
38:18de suivi de plaintes
38:19nombreuses
38:19et notamment la dernière
38:20celle qui a été déposée
38:22en août 2025
38:23et qui aurait pu
38:25permettre
38:25très certainement
38:26de mettre hors de cause
38:28cette personne
38:28entre le mois d'août 2025
38:31et maintenant
38:32cette personne
38:33n'a même pas été
38:33mis en garde à vue
38:35et je ne sais pas
38:36ce que dira l'inspection
38:37mais c'est le contraire
38:38aux consignes
38:40générales
38:40que je donne
38:41au magistrat du parquet
38:43et s'engagera
38:44dans les prochains jours
38:45et les prochaines semaines
38:46un bras de fer
38:47entre le système judiciaire
38:48et son garde des Sceaux
38:50peut-être historique
38:50parce que
38:51rares sont les fois
38:52où vous avez un ministre
38:54qui va tenter
38:56de secouer
38:56un cocotier
38:57qui considère
38:58que la politique pénale
38:59c'est un mot
39:00très abstrait
39:02Alain Bauer
39:03est avec nous
39:04merci d'être présent
39:05cher Alain
39:06vous êtes professeur
39:06émérite de criminologie
39:07vous êtes auteur
39:08entre autres aussi
39:09de la vérité
39:10sur le système
39:11Abstein
39:13et c'est vrai
39:14que c'est tout un système
39:15là aussi
39:15et peut-être
39:16qu'on pourra faire
39:16un parallèle
39:17entre les deux
39:19mais de quoi
39:20parlons-nous
39:21ce soir
39:22Alain
39:22est-ce qu'on parle
39:23de dysfonctionnement
39:25est-ce qu'on parle
39:26de défaillance
39:28est-ce qu'on parle
39:29de scandale
39:30ou est-ce qu'on parle
39:31de fiasco
39:31de quoi parlons-nous
39:32alors d'abord
39:33il y a une tragédie
39:34on doit commencer
39:35par le commencement
39:35une petite fille
39:37a été probablement
39:39assassinée
39:40dans des conditions
39:41qui devraient être déterminées
39:42il est d'ailleurs
39:43assez intéressant
39:44de constater
39:45que la médecine légale
39:46n'a pas encore réussi
39:47à déterminer
39:48les causes du décès
39:49ce qui veut dire
39:49que c'est un peu
39:50plus compliqué
39:51que la constatation
39:52immédiate
39:53et habituelle
39:53de la violence volontaire
39:55de l'étranglement
39:57enfin je vous passe
39:58la série des faits
39:59qui sont d'évidence
40:00comme on dit
40:01donc il y a un premier sujet
40:02le deuxième sujet
40:04c'est une série
40:06comme toujours
40:07d'ailleurs dans ces cas-là
40:08ce qui amène
40:08à une catastrophe
40:09donc tragédie
40:10pour la mort
40:11de la petite fille
40:12et sa famille
40:12et catastrophe
40:14pour le système judiciaire
40:15la chaîne pénale
40:16comme on dit
40:17qui porte bien son nom
40:17dans cette affaire
40:18puisque ce sont
40:20des défaillances cumulatives
40:21qui provoquent cela
40:23c'est pas une défaillance
40:24ici une défaillance là
40:25parce que ça
40:25vous en avez
40:26comme les avocats
40:27les magistrats
40:28qui s'en plaignent
40:29d'ailleurs assez régulièrement
40:30vous l'explique
40:31entre le nombre d'affaires
40:33une informatique
40:34qui date de Matusalem
40:35ou de son grand-père
40:36et j'en passe
40:37et des meilleurs
40:37donc là
40:37il y a un sujet
40:38qui est que
40:39pour la première fois
40:40comme on dit souvent
40:42en parlant des violences
40:43il y a un désastre
40:45systémique
40:45c'est-à-dire que
40:46l'intégralité du système
40:47a cessé de fonctionner
40:48cessé
40:49il a cessé de fonctionner
40:50parce qu'il est lent
40:51il a cessé de fonctionner
40:52parce qu'il est visiblement
40:53incompréhensible
40:54il a cessé de fonctionner
40:55parce qu'il s'est organisé
40:56lui-même
40:57pour ne pas trouver
40:59d'issue
40:59on manque de magistrats
41:00c'est vrai
41:01mais on n'a pas besoin
41:02de la collégialité
41:02pour fonctionner
41:03la quasi-totalité
41:04des pays du monde
41:05n'ont pas de collégialité
41:06de magistrats
41:07on juge au nom
41:08du peuple français
41:08à condition qu'il ne soit pas présent
41:10les jurys sont devenus
41:11une exception
41:11alors qu'ils auraient pu
41:12être la règle
41:13nous avons un système
41:15qui soit-disant
41:15est le meilleur du monde
41:16mais il n'y a pas
41:16d'ABA Scorpus en France
41:18et ainsi de suite
41:19donc le pays
41:20étendard des libertés
41:21a un peu de mal
41:22avec son système judiciaire
41:24et ça ne date pas d'hier
41:26il y avait 18 000 magistrats
41:27sous l'ancien régime
41:28il y en a désormais
41:296 000 ou 7 000
41:31il n'y a pas d'administration
41:32ou d'administrateur
41:33de la justice
41:34quand j'ai fait l'audit
41:36des fichiers
41:38du judiciaire
41:39après avoir fait
41:40c'est de la police
41:40de la gendarmerie
41:41et du renseignement
41:42j'avais découvert
41:43que les petits tribunaux
41:44avaient un système
41:45qui était incompatible
41:46avec celui des moyens tribunaux
41:47et incompatible
41:48avec celui des grands tribunaux
41:49et quand on vous explique
41:50que la numérisation
41:52des affaires criminelles
41:53les plus importantes
41:53c'est celle qui va arriver
41:54en dernier
41:56après les affaires correctionnelles
41:57parce qu'elles sont
41:58les plus nombreuses
41:58vous avez compris
41:59que c'est la comptabilité
42:00qui dirige le ministère
42:01de la justice
42:02ni les magistrats
42:02ni les avocats
42:03et ce n'est pas un sujet
42:04qu'il faut sous-estimer
42:06je veux dire par là
42:07que dans la série
42:08des critiques légitimes
42:09qu'on peut faire
42:09à des mauvaises décisions
42:10ou à des erreurs
42:11ou à des dysfonctionnements
42:12ou à des catastrophes
42:13ou à des tragédies
42:14ou à des refus
42:15de croire à la vérité
42:16il faut rajouter aussi
42:18l'incapacité
42:19du système
42:20d'administration
42:21centrale
42:22du ministère de la justice
42:23à gérer son propre ministère
42:24au nom de cette centralité
42:26d'ailleurs
42:27ce qui m'intéresse
42:28cette vie
42:28je vous ai dit
42:29je voudrais dire
42:32que ce n'est pas
42:33que le parlement
42:35les politiques
42:36et les pédiatres
42:37et les médecins
42:38n'ont pas travaillé
42:40ensemble
42:40vous voyez
42:41j'avais fait
42:42la loi
42:43pour la protection
42:44de l'enfant
42:45qui condamnait
42:46les violences
42:47faites aux enfants
42:48et cette loi
42:49je l'ai faite
42:50sous l'égide
42:51de Pierre Lelouch
42:52qui était ministre
42:53à ce moment-là
42:54je suis contente
42:55de le retrouver
42:56sur le plateau
42:56et puis j'ai été
42:57ma suppléante
42:57voilà
42:58parce que j'ai été
42:59la suppléante
43:00et j'ai profité
43:02du pouvoir
43:05qui m'a donné
43:06de proposer
43:07la première loi
43:08contre les châtiments
43:10corporels
43:11et les violences
43:12faites aux enfants
43:13on a travaillé
43:14depuis
43:15il y a eu
43:16la civise
43:16vous savez
43:17la commission
43:18sur l'inceste
43:20qui a montré
43:21combien les mères
43:22avaient dénoncé
43:24ils ont réinterrogé
43:25les enfants
43:26devenus
43:27adultes
43:28en disant
43:28est-ce que vos mères
43:29avaient raison
43:30oui
43:31dans plus de 80%
43:32ils ont dit
43:33ma mère disait vrai
43:35ensuite
43:36il y a en ce moment
43:37la commission d'enquête
43:38de Maud Petit
43:39sur l'inceste
43:41donc il y a un travail
43:43sur la parole
43:44de l'enfant
43:44qui ne touche pas
43:47le monde judiciaire
43:48on laisse traîner
43:50traîner
43:50et on n'écoute pas
43:51les réactions
43:53c'est la question
43:54du pourquoi
43:54et peut-être
43:55qu'Alain aura
43:56une réponse
43:56au pourquoi
43:57on laisse traîner
43:58pourquoi on n'écoute
43:59pas les enfants
43:59pourquoi aussi
44:00on n'écoute pas
44:00les victimes
44:01et je le disais
44:03le scandale
44:04du périscolaire
44:05on peut faire
44:06le même parallèle
44:07qu'avec ça
44:07le scandale mondial
44:09de l'affaire Epstein
44:10c'est exactement ça
44:11il se trouve
44:12que l'affaire Epstein
44:13c'est un système
44:13de systèmes
44:14comme l'affaire Ponzi
44:15c'est pas le premier
44:16fraudeur financier
44:17de l'histoire
44:18mais c'est lui
44:18qui a industrialisé
44:19la fraude
44:19Epstein il a industrialisé
44:21la prédation sexuelle
44:22mais ce que fait Epstein
44:23et vous allez le découvrir
44:24probablement
44:25dans l'affaire
44:26dont nous sommes
44:26en train de parler
44:27sous réserve de savoir
44:28si l'individu
44:30présumé innocent
44:31n'a pas une longue carrière
44:33derrière lui
44:34puisque tous les jours
44:35tous les matins
44:36et le lendemain
44:36on a une nouvelle plainte
44:37ici hier
44:38aujourd'hui à Saint-Brieuc
44:40hier ici
44:41hier là
44:41et en fait
44:42dès que vous regardez
44:42ce type d'affaires criminelles
44:44et pédocriminelles
44:45et je suis d'accord
44:45pour dire que c'est
44:46une affaire pédocriminelle
44:48dans son naissance même
44:49vous avez la même reproduction
44:51du même dispositif
44:52des mêmes dénégations
44:53de la même procédure
44:55dans l'affaire Le Landais
44:56et dans d'autres
44:57vous avez exactement
44:58la même chose
44:59de manière systémique
45:00on se regardait hier
45:01avec vos collègues journalistes
45:03en se disant
45:04dans le respect
45:05de la présomption d'innocence
45:07comment on va continuer
45:08à dire
45:08qu'en fait
45:09on n'a pas compris
45:09ce qui était en train d'arriver
45:10et comment on n'a pas compris
45:12que c'était en fait
45:12un réseau
45:13et que derrière ce réseau
45:14il y avait probablement
45:15une habitude
45:16et vous prenez l'intégralité
45:17la civile
45:18ce sont des dizaines
45:19voire des centaines
45:19de milliers de cas
45:21estimés
45:21vous avez les affaires
45:23de type bétarame
45:24vous avez les affaires
45:25de type criminalité
45:28ou pédocriminalité
45:29dans le périscolaire
45:31dès que vous ouvrez
45:32et c'est ce qu'Epstein
45:33a été montré
45:34c'est mille victimes
45:35mille victimes
45:36supposées
45:37présumées
45:38dont une seule partie
45:39a porté plainte
45:40la parole des enfants
45:41c'est le sujet
45:42le plus compliqué
45:43qu'on a à traiter
45:44parce qu'il y a une sorte
45:45de présomption de mensonge
45:47c'est ça
45:47de présomption de mensonge
45:49alors ça c'est un truc étonnant
45:50parce que la présomption
45:51d'innocence
45:52vaut pour les présumés coupables
45:53et la présomption de mensonge
45:55vaut pour les présumés victimes
45:56et cette difficulté
45:57à intégrer
45:59la parole des enfants
46:00elle est liée
46:01à deux problèmes
46:01d'abord
46:02les effets pervers
46:03de l'affaire Doutreau
46:04l'affaire Doutreau
46:05ça a été des accusations
46:06mensongères
46:07non pas des enfants
46:08mais des parents
46:09des enfants
46:09manipulant leurs enfants
46:12la perversité
46:12dans la perversité
46:13ce qui a amené
46:14le système judiciaire
46:16à se dire
46:16mais en fait
46:16qui croire
46:17donc on ne croit plus personne
46:18et quand on ne croit plus personne
46:19on ne sait plus
46:20ni calibrer
46:21ni hiérarchiser
46:22deuxièmement
46:22c'est l'ampleur
46:24alors que maintenant
46:25on a des techniques
46:26vraiment fiables
46:27mais à l'époque
46:27il n'y en avait pas
46:28et le deuxième problème
46:29c'est l'ampleur
46:30de la crise pédocriminelle
46:33c'est à dire
46:33la révélation
46:34de plus en plus importante
46:36du fait que ça se compte
46:37en dizaines
46:37ou en centaines
46:38de cas
46:39et de réseau
46:40en réseau
46:40c'est un système
46:42deux systèmes
46:43parce que c'est à la fois
46:44des complices
46:45des pervers
46:46c'est ça le problème
46:47et Epstein
46:48c'est la représentation extérieure
46:49de ce que nous sommes
46:50en train de découvrir
46:51en France
46:51après les Etats-Unis
46:52et les Anglais
46:53ce n'est que le début
46:54c'est pour ça aussi
46:55que je voulais
46:55que vous soyez sur ce plateau
46:56parce que malheureusement
46:58on peut faire des ponts
47:00à travers des scandales
47:02alors ça peut être
47:03des scandales sexuels
47:04mais la faillite judiciaire
47:06ou administrative
47:08je vais vous citer
47:09quelques prénoms
47:09que les français
47:10n'ont pas oublié
47:11Lola
47:12Philippine
47:13Elias
47:15donc
47:17et vous ne parlez
47:18que des plus récents
47:19bien sûr
47:20Liana
47:20mais
47:21les trois derniers
47:24Elias
47:24Lola
47:26Philippine
47:27j'aurais pu rajouter
47:28bien évidemment Thomas
47:29et j'en oublie tant d'autres
47:31mais ces derniers prénoms
47:33ces derniers français
47:35qui ont été massacrés
47:36tués dans des conditions atroces
47:39pendant la semaine
47:40où on découvrait les faits
47:41interdiction d'en parler
47:42sous peine de récupération
47:44d'autant qu'ils n'auraient pas du
47:45on avait même une ministre
47:47Elisabeth Borne
47:47qui lorsqu'Elias avait été tuée
47:49à coup de machette
47:49dans les rues de Paris
47:50avait expliqué qu'il ne fallait pas
47:51légiférer à chaud
47:51Elisabeth Borne
47:52qui était ministre de l'éducation nationale
47:53et j'en parle
47:54parce qu'on a peu ou pas parlé
47:55jusqu'à présent
47:55cette émission
47:56de la responsabilité
47:57de l'éducation nationale
47:58l'éducation nationale
47:59qui en l'espèce
48:00est partie prenante
48:00des dysfonctionnements
48:01que le président de la république
48:02a évoqué
48:02puisqu'elle aurait dû faire
48:04essentiellement en 2020
48:05qu'elle n'a pas fait
48:06mais bien sûr
48:07mais c'est pour ça
48:08que je parle de fiasco général
48:09parce que c'est
48:10alors là vous avez parlé
48:11du système
48:11mais c'est un système
48:12une galaxie
48:14qui aujourd'hui
48:15voit ce drame exploser
48:17en plein visage
48:18et les larmes
48:20de crocodile
48:20de certains
48:21pas tous bien sûr
48:23seront peut-être
48:25inaudibles
48:26aux oreilles des français
48:27Bruno Rotaillot
48:28et je vais terminer
48:28par les réactions politiques
48:29le corps de la petite Lignana
48:31a été retrouvé
48:32l'horreur absolue
48:33le suspect était déjà connu
48:34de la justice
48:35la lenteur des procédures
48:36la lourdeur administrative
48:37la déresponsabilisation partagée
48:39tout est révoltant
48:40notre système judiciaire
48:41est une faillite
48:42Jordan Bardella lui
48:43dit que toute la France
48:45est révoltée
48:45ce drame terrible
48:46aurait pu
48:47aurait dû être évité
48:48si l'institution judiciaire
48:49n'avait pas connu
48:51une telle
48:52n'avait pas connu
48:54un tel dysfonctionnement
48:55ou de tel dysfonctionnement
48:56et il y avait
48:57le message
49:00de l'ancien patron
49:01du parti communiste
49:02français
49:03qui parlait
49:04de responsabilité collective
49:06c'était le seul
49:07à employer
49:08cette formule
49:09Fabien Roussel
49:10merci
49:11excusez-moi
49:11avec la fatigue
49:12j'avais oublié son nom
49:13Fabien Roussel
49:14qui parle de responsabilité
49:15collective
49:15il est toujours responsable
49:16du parti communiste français
49:17je crois
49:18écoutez
49:18il l'est toujours
49:19non mais c'est intéressant
49:20la responsabilité collective
49:23assume la responsabilité collective
49:25y compris celle des parlementaires
49:27car je rappelle
49:27que si la procédure pénale
49:28est lourde
49:29elle a été bien votée
49:31par quelqu'un
49:32le problème de la responsabilité collective
49:34c'est que c'est aussi
49:35quelque chose
49:36qui permet de
49:36tous responsables
49:37pas responsables
49:38et personne
49:38n'est jamais responsable
49:40de rien
49:40on en parlait tout à l'heure
49:42avec Maître Lévy
49:42il n'y a pas de code disciplinaire
49:44pour les magistrats
49:45ils ont saisi
49:46le conseil supérieur
49:48de la magistrature
49:49lequel
49:50il nous reste
49:5110 secondes
49:53malheureusement
49:54trop peu de temps
49:54pour vous poser la question
49:55du et maintenant
49:56qu'est-ce qu'on peut faire
49:58pour
50:00regarder s'il y a des réseaux
50:01derrière
50:02donc vous c'est les réseaux
50:03Maître
50:03donnez plus de moyens
50:04à la justice
50:05rappelez-vous
50:05de la commission d'enquête
50:06parlementaire d'outreau
50:07on aurait eu exactement
50:09le même débat aujourd'hui
50:10rien n'a changé
50:11donc rien n'a changé
50:12tout change
50:12cher Alain
50:14merci
50:14c'est ce que j'ai dit
50:15j'ai dit renverser la table
50:16mais j'avais l'impression
50:18que ces propos
50:18étaient peut-être
50:19excessifs aux yeux
50:20de Maître
50:21mais ça fait tellement plaisir
50:22de vous avoir sur ce plateau
50:23moi je dirais faire confiance
50:24aux médecins
50:25au corps médical
50:26on est le premier
50:27qui écoute l'enfant
50:29un virage à 180 degrés
50:32revenez plus souvent
50:33Grégory Lévy
50:33sur ce plateau
50:34parce que c'est vraiment
50:35très agréable
50:36de vous avoir
50:37tout comme évidemment
50:38Elvie
50:39et je ne vais pas faire de jaloux
50:40monsieur le ministre
50:41vous êtes un habitué
50:42on est très susceptible
50:43je vois le film pareil
50:44Alain
50:45bien sûr
50:45on arrivera à parler
50:46en longueur
50:47de ce livre
50:48sur l'affaire Abstein
50:49qui est un livre
50:50absolument passionnant
50:51et j'invite
50:52les téléspectateurs
50:53à découvrir la vérité
50:54sur le système Abstein
50:55Paris, Londres, New York
50:57le réseau criminel mondial
50:58qu'ils ont voulu cacher
50:59merci à toutes les équipes
51:00qui ont préparé cette émission
51:01pensons à la famille
51:03évidemment
51:04de la petite
51:05Liana
51:06marche blanche
51:07et marche blanche dimanche
51:08à 15h
51:09exactement
51:09l'info se poursuit sur ces niveaux
51:10marche blanche
51:11c'est
51:12voilà
51:13c'est important pour les familles
51:14d'avoir regardé cette émission
51:15d'avoir regardé cette émission
51:16d'avoir regardé cette émission
51:17Sous-titres par La Fl cortex
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