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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros et on est ravis
00:05de retrouver Judith Vintraub.
00:06Chère Judith, bonsoir. Jules Torres, actualité politique ce week-end.
00:12Chère Jules, bonsoir. Marc Toitier, on va parler économie avec vous.
00:15Bonsoir chère Elliot, avec plaisir.
00:16Est-ce qu'on va vivre dans les prochains mois une crise économique ?
00:19Ça va être un petit peu compliqué.
00:20Oui, essayez de nous rassurer dans les prochaines minutes parce que vous avez un foutuiste à côté de vous.
00:26Tout est foutu, vous savez. Et Eric Nolot est avec nous.
00:29Chère Eric, je sais que vous aimez le football. Et dans le football, on dit qu'il n'y a
00:32jamais de chance.
00:33La chance, on la provoque. Et quand j'ai pensé à préparer cette émission, je me suis dit que j
00:38'ai la chance d'avoir un homme
00:38qui, comme dans l'émission précédente, a écrit et a pris la plume pour parler d'un certain Jean-Luc
00:44Mélenchon
00:44qui, dans quelques minutes, surprise, tout le monde ne s'y attendait pas bien sûr, va annoncer qu'il sera
00:51candidat à la présidentielle.
00:52Je rappelle votre ouvrage aux éditions Fayard, La République, c'est lui.
00:57Jean-Luc Mélenchon doit officialiser, sauf surprise, sa candidature à la présidentielle.
01:03Mais selon le dernier baromètre Odoxa, pour Public Sina notamment, le patron des Insoumis fait jeu égal avec le maire
01:11de Saint-Denis, Bagayoko.
01:13Et il est très très loin dans les sondages et dans cette fameuse cote de popularité.
01:20Je vous propose de voir le sujet de Mickaël Dosantos.
01:23Est-ce que Jean-Luc Mélenchon a des chances ?
01:26Pourquoi aujourd'hui il n'a plus le vent en poupe ?
01:29On voit cela avec Mickaël Dosantos.
01:33Jean-Luc Mélenchon n'a plus la cote auprès des Français.
01:35Selon le dernier baromètre d'Oxa pour Public Sina, 72% des sondés désapprouvent le leader Insoumis.
01:42Il est désormais la personnalité politique la moins appréciée.
01:46Un rejet qui ne cesse de croître au fil des années.
01:49Moins 34 points depuis la présidentielle de 2022.
01:53A gauche, les Français privilégient désormais d'autres options.
01:56Des personnalités moins clivantes.
01:5822% des personnes interrogées adhèrent au discours de Raphaël Glucksmann et François Hollande.
02:04François Ruffin complète le podium.
02:06Jean-Luc Mélenchon n'obtient lui que 14% et fait même jeu égal avec son camarade Insoumis Bali Bagayoko.
02:13Le nouveau maire de Saint-Denis est même considéré comme plus sympathique par les sondés.
02:18Du côté des sympathisants de gauche, le patron des LFI ne fédère pas davantage.
02:23Marine Tondelier reste la personnalité préférée, tout parti confondu.
02:27Reste à savoir désormais si ce désamour croissant pour Jean-Luc Mélenchon va se concrétiser dans les urnes.
02:34C'est une photographie de l'instant.
02:36Ce qui est intéressant quand même, Eric Nolot, c'est de voir cette courbe dans le sujet de Michael Dos
02:39Santos.
02:40Vous voyez que de 2022 jusqu'à avril 2026, ce rejet n'a fait qu'augmenter.
02:48C'est impressionnant.
02:49Reprenons dans l'ordre.
02:50Le soir même où il disait qu'il passait la main, j'ai pronostiqué qu'il serait un nouveau candidat.
02:55Je vous fais une nouvelle présentation ce soir.
02:56C'est la dernière fois qu'un homme blanc représente LFI à une présidentielle.
03:00Il va falloir passer la main à un racisé puisque maintenant, c'est la doctrine officielle de LFI.
03:05Donc, raison de plus pour M. Mélenchon d'y aller.
03:07Ensuite, il faut bien se dire une chose.
03:09C'est que d'abord, M. Mélenchon est très bon en campagne, un très bon animal politique.
03:13Et ensuite, il ne cherche pas à un prix de popularité ou un prix de camaraderie.
03:17Il cherche à fédérer un noyau dur assez important pour parvenir au second tour.
03:22Donc, 72% d'opinions défavorables, mais il reste 28%.
03:25Il se dit, si je fais le plein de mon public potentiel, de mon électorat potentiel, ça peut passer.
03:31Voilà quel est le calcul.
03:32Donc, on radicalise à fond le discours pour essayer de fédérer ce public radical et on espère que ça suffit.
03:40Judith Vintraube.
03:41Comme Mélenchon n'est pas fou, il a mis au point une procédure de désignation du candidat qui sera surtout
03:46par la France insoumise,
03:47qui le met à l'abri de toute concurrence, en tout cas pour cette fois-ci.
03:51Rappelez-vous, c'était un machin bizarroïde où il y a un truc qui s'appelle la coordination des instances,
03:57qui dépend de la direction.
03:58Le politique bureau.
03:59Au gros, à laquelle est soumise un nom et un seul.
04:04Bon, éventuellement, un autre nom peut être proposé, mais on ne sait pas par qui ni comment.
04:08Et puis ensuite, ce sont les parlementaires, députés, eurodéputés et maires qui disent Amen.
04:18Voilà.
04:18Donc, tout ça a été bien verrouillé en avril.
04:22On sait que Ruffin, qui était le concurrent potentiel de l'intérieur, est parti après les grandes purges de 2024,
04:31quand Mélenchon a décidé de couper toutes les têtes qui dépassaient.
04:36Donc, pour le moment, il est à l'abri.
04:38Or, pour se présenter à une présidentielle, il ne faut pas seulement être populaire.
04:44Il faut avoir un appareil, des gens qui collent, des gens qui financent.
04:49Oui, mais ça, pour le coup, il a un noyau.
04:52Tout ça pour en dire que Bali Bagayoko, il a une partie de l'opinion pour lui, il n'a
04:57que ça.
04:57Ah, vous voulez, parce que vous compariez avec Bali Bagayoko, que certains, une fois victorieux à Saint-Denis,
05:04imaginaient déjà candidat à la présidentielle.
05:07Jean-Luc Mélenchon, comment il va réussir à inverser, s'il le peut, cette tendance qui ne cesse d'augmenter,
05:15c'est-à-dire une sorte de rejet de l'homme et rejet aussi des idées ?
05:20Alors, c'est très drôle parce que moi, cette courbe, quand je l'ai vue, elle m'a rappelé une
05:23autre courbe
05:24qui est celle des campagnes de Jean-Luc Mélenchon.
05:26Jean-Luc Mélenchon, il commence toujours très, très bas.
05:28Il commence à 10%, à 12%.
05:29En 2017, il commence à 11%, il termine à 19,58.
05:32En 2022, il commence à 11%, il termine à 21,95, à seulement 400 000 voix du second tour.
05:38La vraie différence, en réalité, avec les deux dernières élections présidentielles,
05:40c'est que vous avez raison, il y a un nouveau diable de la République,
05:43il y a une nouvelle personne qui est diabolisée,
05:45à tel point que Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, ne peut pas offrir à l'électeur de gauche
05:50la garantie d'une victoire au second tour.
05:52Quand vous regardez les sondages, quand il est, par exemple, donné face à Jordan Bardella,
05:55il perd 71,5 pour Jordan Bardella et le reste pour lui.
06:00Donc, on voit très bien que c'est une fessée et c'est ce qu'il ne peut pas assurer.
06:04Donc, pour l'instant, il a le leadership à gauche, M. Lefin, Mme Autain, Mme Tondelier.
06:12Ils sont incapables, aujourd'hui, de fédérer autour d'eux.
06:15Donc, la vraie question, c'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon se déclare aujourd'hui ?
06:19Pourquoi le fait-il aussitôt ? Pourquoi il le fait sur TF1 ?
06:22C'est quand même lui qui, depuis des années, vous a dit que les médias traditionnels,
06:25il lui fallait arrêter, qu'il faisait tous ses meetings sur Twitch,
06:29qu'il n'a plus beaucoup fait d'interviews dans les grands médias.
06:32Et là, il l'annonce sur TF1. C'est intéressant.
06:33Et on va voir, là où vous avez raison, c'est marrant, j'y avais pas pensé,
06:38mais en vous écoutant, Jules Torres, j'ai le souvenir que LCI avait proposé,
06:43et TF1 avait proposé un entretien au début de la guerre,
06:47après le 7 octobre, avec Benjamin Netanyahou,
06:48et que l'une des lieutenants de Jean-Luc Mélenchon,
06:51ainsi que Thomas Porte, Rima Hassan pour ne pas la citer,
06:55avaient appelé les journalistes et les employés de TF1
06:58à s'aborder de l'intérieur, saboter l'interview.
07:01Il y avait eu une manifestation sauvage avec des personnes qui étaient arrivées,
07:05il y a également, avec Rima Hassan à quelques mètres de TF1.
07:09TF1, c'est la normalisation pour Mélenchon.
07:11Non, mais écoutez, en tous les cas, il est visiblement le bienvenu.
07:14On écoute Marine Tondelier, qui a à peine 48 heures,
07:17tacler justement Jean-Luc Mélenchon.
07:21Il se trouve que Mélenchon annonce sa candidature à la présidentielle ce week-end,
07:25a décidé, comme on savait qu'il ferait, de partir tout seul,
07:29va essayer d'écraser tout le monde, de brutaliser le débat,
07:31de faire en sorte qu'il n'y ait que lui qui existe par des outrances.
07:34On a déjà la suite du film.
07:36Écoutez, moi j'en prends acte.
07:37Sa décision, elle est prise et elle est révocable.
07:39Et Jean-Luc Mélenchon n'entend l'union que derrière lui.
07:41Lui, il fait une candidature d'unité derrière lui.
07:45– Brutaliser le débat, on aurait pu avoir les mêmes propos
07:49tenus par une adversaire à droite, et non Marine Tondelier.
07:53Je me tourne vers vous, Éric Nolet ?
07:54– Oui, effectivement, mais ce que je veux dire,
07:57c'est que le discours qu'elle tient lorsqu'elle parle de Jean-Luc Mélenchon,
08:00ça peut surprendre que ça vienne de l'extrême-gauche.
08:02– Ça dépend des moments.
08:03– Il se déteste, de toute façon.
08:04– En tous les cas, effectivement, je ne savais pas
08:07qu'il y avait une animosité personnelle entre les deux.
08:09Mais ce qui m'intéresse, c'est l'évolution, Éric Nolot,
08:12entre le Jean-Luc Mélenchon de 2012
08:14et donc le Jean-Luc Mélenchon qui sera candidat
08:17pour la quatrième fois en 2027.
08:20– Ah ben là, c'est un changement du tout, tout, tout.
08:21Moi, je commence mon livre auquel vous avez fait référence par ça,
08:24deux séquences, on n'est pas couché du temps où j'étais chroniqueur.
08:28Dans la première séquence, c'est ce qu'on appelle un laïcar,
08:31même un laïcar de dingue, comme il était qualifié.
08:33Il dit, le voile, c'est scandaleux, une seule femme voilée,
08:37ce serait déjà trop en France.
08:38Il tient un discours comme ça extrêmement républicain.
08:42laïcar, encore une fois.
08:43Et puis, un jour, il se souvient de Jules César
08:47qui préférait être le premier dans son village que le deuxième à Rome.
08:50Il dit, je veux être le premier dans mon village.
08:51Et il crée son propre parti.
08:53Au PS, il n'aurait jamais été que le trentième.
08:55Là, il dit, voilà.
08:55Et il a, en même temps qu'il a créé ce parti,
08:58il a changé du tout au tout de doctrine.
09:00Il est passé de ce registre républicain à l'islamo-gauchisme.
09:04Et là, il y va à fond.
09:05C'est-à-dire qu'à chaque élection, il radicalise un peu plus son propos.
09:09Et c'est peut-être ça qui est différent aussi par rapport aux deux autres élections.
09:12C'est qu'il y a un nouvel électorat qu'il est en train de conquérir.
09:15Et pendant des années, on nous a dit, ils ne vont pas voter ces gens-là.
09:18Ce n'est plus tout à fait vrai.
09:20On a vu aux Européennes, notamment, que cet électorat se mobilisait à un moment.
09:24Donc, il y a des réserves dont il ne disposait pas avant.
09:27Je pense que ça change un peu la donne.
09:28Je me tourne vers vous, Marc Toitier, parce qu'au cœur de cette campagne présidentielle,
09:32il y aura la question économique.
09:34Le projet économique de la France insoumise, quel regard porte l'économiste que vous êtes ?
09:40C'est une catastrophe, tout simplement.
09:41C'est-à-dire qu'on le voit bien.
09:43Même aujourd'hui, dernièrement, j'ai fait des débats sur des chaînes concurrentes, désolé,
09:46mais avec des personnes de la France insoumise.
09:49Il n'y a pas de fond d'accurrent, il n'y a que des confrères.
09:51Oui, certains de nos confrères ne gardent que la première syllabe lorsqu'ils parlent de ces news.
09:57D'accord.
09:57Surtout, je les ai trouvés très fades.
09:59C'est-à-dire qu'ils n'y croient plus vraiment, j'ai envie de dire,
10:01parce qu'il n'y a pas de projet économique.
10:03C'est-à-dire, quoi, c'est le Venezuela ?
10:04Aujourd'hui, vous dites, il faut nationaliser Total.
10:07Ce n'est pas un argument.
10:08C'est-à-dire qu'ils sont complètement as-bindes, d'un point de vue économique,
10:11selon l'expression, et ça, c'est plutôt rassurant.
10:13C'est-à-dire que, peut-être que, bien entendu, malheureusement,
10:15d'un point de vue, voilà, ils jouent le tout pour le tout,
10:17d'un point de vue plus, on va dire, communautaire, communautariste.
10:21Mais d'un point de vue économique, il n'y a pas vraiment de problème.
10:24Et ça, je pense que les Français ne sont pas dupes.
10:26Ça, ça a vraiment changé.
10:27Et ça, c'est quand même une évolution, ce qui, je l'espère,
10:30permettrait d'éviter, justement, qu'il arrive au second tour.
10:32Et puis, il y a Jean-Luc Mélenchon, mais il y a peut-être aussi,
10:35ce qui crée ce rejet, c'est l'entourage.
10:38C'est, par exemple, Rima Hassan.
10:41C'est, par exemple, M. Delogu.
10:43C'est, par exemple, Raphaël Arnaud, qui a été soutenu par Jean-Luc Mélenchon,
10:47fondateur de la Jeune Garde, Jeune Garde Groupe d'Issou,
10:50cette semaine, par le Conseil d'État.
10:52C'est aussi ça, peut-être, qui crée, et je ne cite pas,
10:55parce qu'après, il y a les lieutenants, mais moins connus,
10:57Thomas Porte, Antoine Léaumant, ou David...
11:00Ils sont gratinés aussi.
11:01Ils sont très gratinés.
11:03Là où Eric avait raison, c'est très intéressant.
11:04Je pense qu'il y a deux choses qui vont être ultra importantes pour Jean-Luc Mélenchon.
11:08C'est, d'abord, le vote utile à gauche,
11:09montrer qu'il n'y a que lui qui peut arriver à gagner.
11:12Ça va être très dur pour les raisons qu'on a dites,
11:14et qui est consubstantiel au fait que Jean-Luc Mélenchon,
11:16en misant sur la radicalité pour faire venir des abstentionnistes,
11:20et ça, pour le coup, il a aussi raison.
11:22C'est-à-dire que c'est aujourd'hui le seul à parler aux abstentionnistes,
11:24Jean-Luc Mélenchon, aux quartiers populaires, comme on les a appelés,
11:29aux Français qui ne votent pas, aux Français issus de l'immigration.
11:31Ça, c'est la première des choses.
11:32Le problème, c'est qu'en effet, ça donne une radicalité
11:34qui pourrait l'empêcher d'arriver, voire même au second tour,
11:37et surtout d'être balayé au second tour.
11:39Donc, je pense que le vrai sujet, ça va être comment il étouffe la gauche,
11:44comment il écrase la concurrence,
11:46et c'est vrai qu'aujourd'hui, quand on regarde,
11:48si on est un électeur de gauche, il n'y a pas beaucoup de position.
11:50On reparlera de Jean-Luc Mélenchon une fois l'annonce officielle faite,
11:53c'est aux alentours de 20h35.
11:55Et dans l'actualité, ce week-end,
11:57et je voudrais vraiment qu'on voit cette image aérienne
12:00de ce rassemblement politique qui a été présenté,
12:05et c'est formidable, là, on voit les camions de gendarmerie.
12:09Si on pouvait voir l'image la plus importante,
12:12c'est effectivement la Rêve-Party, c'est possible de la voir,
12:15on la verra après.
12:17Donc, je disais, ce rassemblement qui a été présenté comme une Rêve-Party,
12:22quelque chose de festif, folklorique,
12:23notamment par les médias,
12:25et également par certains politiques,
12:28Voilà la bonne image, regardez.
12:32Donc, vous avez des milliers de personnes qui se sont rassemblées
12:35sur un champ militaire,
12:38et tout au long du week-end,
12:40des médias ont préféré parler de Free Party, Rêve-Party,
12:44oubliant l'aspect illégal de la chose,
12:46l'aspect politique de la chose,
12:48et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
12:50s'est rendu sur place aujourd'hui,
12:52et dans une communication qui fait une vingtaine de minutes,
12:55on l'a condensé sur une minute trente,
12:56et il est allé balayer tout ce qui a pu être dit
12:59par le système médiatique et politique.
13:01Écoutez.
13:02Quand j'entends dire que nous avons affaire à des gentils festivaliers
13:05qui sont là pour faire la fête
13:06et qui ne créent aucune nuisance,
13:08et qui sont très sympathiques,
13:10ce n'est pas ce que j'ai entendu ce matin sur le terrain,
13:12de la bouche des riverains,
13:14de la bouche des agriculteurs,
13:15de la bouche des élus,
13:16et bien sûr de la bouche des forces de sécurité intérieure
13:18et des forces de sécurité civile.
13:19Ce n'est pas ce que j'ai entendu, pas du tout.
13:21Je comprends que le choix du site,
13:24puisque c'est un choix revendicatif,
13:26les organisateurs ont voulu dénoncer la répression,
13:28j'ouvre les guillemets, volontairement,
13:30la répression qui serait celle des services de l'État,
13:33en général,
13:34et en particulier du ministre de l'Intérieur que je suis.
13:36La revendication, c'est on vient à Bourges
13:38parce que le ministre de l'Intérieur est né à Bourges,
13:40enfin dans la zone de Bourges,
13:42et on vient sur le polygone parce qu'on est contre la guerre,
13:44c'est la guerre à la guerre,
13:45et donc il y a une revendication qui est clairement anti-militaire.
13:51Quand j'entends les organisateurs diffuser un certain nombre de messages
13:55en disant que finalement, il n'y a pas d'incident, etc.,
13:58pour nous, c'est absolument inaudible.
14:00C'est absolument inaudible.
14:01On a quand même eu un certain nombre de blessés,
14:03donc on a eu 28 urgences relatives et 5 urgences absolues.
14:08Il y a eu 12 personnes qui ont été transportées dans des hôpitaux,
14:11en partie d'ailleurs pour la consommation de stupes, premièrement.
14:15Deuxièmement, il y a eu 7 interpellations, dont 5 gardes à vue,
14:17parfois pour refus d'obtempérer ou violence contre les forces de l'ordre.
14:20Donc je ne peux pas dire qu'il n'y a pas eu d'incident.
14:22Puis ensuite, quand on voit le marché à ciel ouvert de consommation de stupes
14:26que sont ces rassemblements,
14:27je ne pense pas qu'on puisse dire que ça se passe sans incident.
14:30Ce n'est pas possible, ce n'est pas audible.
14:31En tout cas, ce n'est pas audible à mes yeux.
14:34Et donc, c'est cette prise de parole qui vient remettre un peu de clarté
14:38pendant 72 heures,
14:40où des responsables de la France Insoumise,
14:42mais aussi d'Écologie Les Verts, on écoutera Sandrine Rousseau,
14:45ont voulu présenter les faits comme une festivité Bon Enfant.
14:49Et ça a été alimenté par la presse, le système médiatique.
14:53C'est fascinant.
14:55Le niveau politique, Miss France à côté, c'est Machiavel.
14:59On est contre la guerre.
15:01Si, je suis contre la guerre, pour la paix.
15:03C'est entièrement débile.
15:05Vous avez raison, Laurent Nunez explique ce dont il s'agit,
15:09mais du coup, l'incompréhension devant l'impuissance de la police,
15:14des pouvoirs publics, à bâtir l'ordre, non seulement ça,
15:17mais en plus, l'argent du contribuable dépensé,
15:21à faire en sorte que tous ces gens-là évitent de mourir,
15:25de faire des accidents graves, d'en être victimes, de les causer.
15:29C'est d'autant plus incompréhensible qu'il perçoit très bien,
15:32le ministre de l'Intérieur, la gravité de la chose.
15:34Alors, la difficulté, c'est en amont,
15:37parce qu'une fois qu'ils sont sur ce champ militaire,
15:40c'est un champ militaire.
15:43Vous avez des missiles, des munitions,
15:46et notamment des obus qui ont été découverts.
15:49Vous avez entre 20 et 40 000 personnes,
15:52selon les organisateurs,
15:5317 000 selon la gendarmerie présente tout au long du week-end.
15:58Et donc, il était difficile d'intervenir pour les déloger.
16:01Mais c'est vrai que c'est difficile.
16:04Le plus dingue là-dedans,
16:06et en effet, sur cette défaite de l'État,
16:08c'est que ça fait cinq jours qu'on parle de cette rêve-partie.
16:10On en parlait avant même qu'elle ne commence,
16:12avant même que les 17 000 tuffeurs soient sur place.
16:15Donc, on aurait pu empêcher le fait qu'ils aillent sur un terrain
16:18qui est à partir de l'État,
16:19où en effet, il y a une présence de munitions qui a été détectées,
16:21et notamment des obus.
16:22Donc, c'est évidemment très grave.
16:23Et surtout, au-delà même de ce sujet-là,
16:25il y a une loi qui a été votée il y a deux semaines
16:28pour punir bien davantage les rêves-parties
16:31qui pourraient condamner...
16:32Elle n'est pas encore adoptée.
16:33Non, mais vous savez, la loi...
16:34La loi, elle a été votée à l'Assemblée nationale,
16:36elle passe au Sénat.
16:37Elle n'est pas encore appliquée,
16:38mais il y a une...
16:40Oui, à mon avis, ça ne change pas grand-chose
16:42dans le sens où il y a déjà un arsenal judiciaire,
16:44il y a déjà un arsenal pénal
16:45qui prévoit beaucoup d'amendes.
16:47Et c'est vrai qu'on dit souvent,
16:48et Marc Totti, ça va le faire sourire sans nul doute,
16:50qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'État.
16:53Je peux vous dire que vous faites 17 000 x 30 000 euros d'amende.
16:55Je vous rassure,
16:57les caisses de l'État vont bien être remplies.
16:58Est-ce qu'ils vont payer ?
16:59C'est ça la question ?
17:00Ah, est-ce qu'ils sont solvables ?
17:01Oui, c'est la solvabilité,
17:03mais peut-être que ce sera finalement à Eric Nolot de payer, évidemment.
17:08Eric Nolot.
17:08Non, mais d'abord,
17:10le débat sur le caractère bon enfant,
17:11ça me laisse un peu rêveur,
17:12parce que bons enfants ou mauvais enfants,
17:14ils sont tous dans l'illégalité.
17:15Bon, c'est la première chose.
17:16Deuxième chose,
17:17il y a 17 000 ou 40 000,
17:18on ne connaît pas bien le chiffre,
17:20il y a cinq interpellations,
17:21alors qu'ils sont tous en situation illégale.
17:23Donc, non seulement l'État est incapable
17:25de prévenir ce genre de manifestation,
17:28mais il est aussi incapable
17:28de réprimer les organisateurs.
17:31Par exemple,
17:31on ne va pas mettre évidemment les 17 000 en prison
17:33ou les verbaliser les 17 000.
17:35Ah ben si, on peut verbaliser les 17 000.
17:37Il faudrait les verbaliser.
17:38Oui, il faudrait,
17:38mais c'est compliqué d'un point de vue technique.
17:40Mais tout simplement,
17:40les organisateurs, voilà.
17:42On pouvait chasser les Français
17:43pendant le Covid
17:43et leur mettre 135 euros d'amende
17:45parce que ma mère,
17:46elle a promené son chien.
17:47Mais laissant le Covid de côté,
17:50en tout cas,
17:50voilà un pays quand même
17:51où il y a quand même
17:53des forces de l'ordre efficaces,
17:54mais qui est incapable
17:55de faire respecter la loi
17:56sur quelques centaines
17:58de mètres carrés
17:59de son territoire.
18:00Moi, je trouve
18:00que c'est un terrible message
18:02et surtout,
18:02c'est un encouragement
18:03pour les prochaines rêve-parties
18:05ou quel que soit le nom
18:06qu'on utilise pour eux.
18:07Les mots ont un sens.
18:08Si vous me parlez
18:09d'une rêve-partie
18:09et que je ne sais pas
18:10ce que c'est une rêve-partie,
18:11je me dis que c'est folklorique,
18:12c'est plutôt sympa.
18:13Si vous expliquez
18:14que c'est illégal,
18:15que l'idée
18:17n'est pas tant musicale,
18:19mais elle est aussi politique,
18:20puisque vous vous présentez
18:21comme étant une méga-rêve
18:24antifasciste,
18:25que vous allez sur ce terrain
18:26parce que vous êtes
18:27contre l'armée,
18:29que vous allez sur cette région
18:30parce que vous êtes
18:31contre le ministre de l'Intérieur,
18:33que les pancartes,
18:34c'est aussi des affiches
18:35contre les députés,
18:36c'est un autre climat
18:38et c'est intéressant.
18:39Mais moi,
18:40j'ai fait le parallèle
18:41entre ce qui s'est passé
18:42dans cette rêve-partie illégale,
18:44c'est-à-dire
18:45le traitement médiatique,
18:47les réactions politiques,
18:48et au moment de Sainte-Soline,
18:50où vous aviez
18:50un ministre de l'Intérieur
18:51à l'époque
18:51qui parlait d'éco-terrorisme,
18:53Gérald Darmanin,
18:53et vous aviez
18:54des responsables politiques
18:55qui tentaient de justifier
18:56l'injustifiable.
18:57Il y a un conseil d'État.
18:58Sandrine Rousseau.
18:59Sandrine Rousseau,
19:00écoutez,
19:00on y vient.
19:02Sandrine Rousseau,
19:03qu'est-ce qu'elle a dit ce matin
19:04concernant ce rassemblement
19:06de militants
19:08pour certains
19:08d'extrême-gauche
19:11qui considère
19:12qu'un champ militaire,
19:13on peut aller
19:14en toute illégalité
19:15pendant trois jours
19:16faire une petite fête
19:17avec évidemment
19:18la drogue
19:19qui circule à foison.
19:21Je comprends aussi
19:22la jeunesse
19:22qui a besoin
19:23d'avoir des lieux
19:24où faire la fête
19:25et en l'occurrence,
19:28la répression
19:29à tout va
19:30de ce type de fête
19:31empêche la négociation
19:33d'avoir un terrain
19:34safe,
19:35de prévenir
19:36les communes à côté,
19:37etc.
19:37Et c'est tout le débat
19:38qu'on a eu
19:39à l'Assemblée nationale
19:39sur l'autorisation
19:41ou non
19:41des free parties.
19:42C'est qu'en fait,
19:43on était dans une ultra-répression.
19:45Je pense que si Nunes va sur place,
19:47c'est pour essayer
19:47de voir comment
19:49verbaliser
19:50tout le monde.
19:51Alors, je ne sais pas
19:51s'il le fera cette fois-ci.
19:52Et vous voyez,
19:53c'est l'inversion accusatoire,
19:54l'ultra-répression.
19:55Vous avez vécu
19:56pendant 72 heures
19:57une ultra-répression.
19:58Une répression à tout vent.
19:59Oui, alors,
20:00j'aime bien la négociation.
20:01Ça aurait permis
20:02que les fermiers soient avertis.
20:03Je pense qu'ils sont avertis.
20:06Et que ça se fasse
20:07dans des conditions
20:08safe.
20:08Je le répète,
20:10nous tous,
20:11le contribuable,
20:12payons
20:12pour qu'il y ait
20:14des soignants,
20:15et des gens
20:16qui payent
20:17Il y avait 650 gendarmes présents.
20:19650 gendarmes présents.
20:20Je suis très surprenant.
20:21Plus des services médicaux.
20:22Bien sûr.
20:23C'est le discours
20:23effectivement du ministre
20:24de l'Intérieur
20:25qui a pris conscience
20:26de l'ampleur des dégâts.
20:27A priori, finalement,
20:28pris tout l'interpellation.
20:30Par contre,
20:31beaucoup d'argent public
20:32évidemment encore une fois
20:33dépensé.
20:33C'est quand même très choquant.
20:35Et puis il y a aussi
20:35ce climat un petit peu
20:36de violence
20:39contre la France,
20:40tout simplement,
20:41globalement.
20:41Je vous rappelle,
20:42je donne les chiffres quand même.
20:43Alors, c'est le ministère
20:44de l'Intérieur.
20:4520 000 personnes présentes
20:46depuis vendredi.
20:4717 000 ont été contrôlées
20:48à 18h ce dimanche
20:49sur les trois jours.
20:507 648 véhicules contrôlés,
20:546 interpellations,
20:5557 armes saisies.
20:57D'accord ?
20:58Mais c'est la jeunesse
20:59qui avait envie de faire la fête,
21:00Madame Rousseau.
21:01Madame Rousseau,
21:01il y a 2425 PV dressés,
21:045 gardes à vue,
21:06134 verbalisations
21:07pour détention de stupéfiants,
21:08des drones civils
21:09qui ont été neutralisées.
21:13Et 81 personnes
21:14ont été prises en charge
21:15par les services de secours,
21:16dont 4 personnes
21:17en urgence absolue
21:18pour prise en charge
21:19à l'hôpital.
21:20Il est constaté
21:21une aggravation
21:22du niveau de médicalisation
21:24nécessaire
21:24des personnes prises en charge
21:25en poste
21:26pour consommation
21:27de stupéfiants.
21:27Mais c'est la jeunesse
21:28qui a envie de s'amuser,
21:29Madame Rousseau.
21:29La question de la drogue,
21:30c'est central.
21:31Vous ne pouvez pas dire
21:31lundi qu'on mène
21:32à la guerre au narcotrafic
21:34et puis mardi
21:35se montrer dans l'incapacité
21:37d'interrompre
21:38des événements
21:39dont on sait
21:40qu'ils sont basés
21:40sur la drogue en fait.
21:41En réalité,
21:42il y a une quantité
21:44phénoménale de drogue
21:44qui circule.
21:45Ça ne va pas.
21:46Ça ne va pas.
21:47Je voulais commencer
21:48et j'ai l'esprit d'escalier
21:49par le premier chapitre
21:51de la dernière dépêche
21:53de l'AFP.
21:53Vous êtes prêts ?
21:54De premiers fêtards
21:55ont commencé dimanche
21:56à quitter le champ
21:57de tir militaire
21:58où se déroule
21:58depuis vendredi
21:59une free-party géante
22:01près de Bourges
22:01sans incident majeur
22:03malgré les craintes
22:04des autorités
22:05qui ont déployé
22:06un important dispositif
22:07de sécurisation
22:08visité par le ministre
22:09de l'Intérieur
22:10Laurent Nognaise.
22:11C'est le premier paragraphe.
22:13Donc ça,
22:14laissez-le
22:15parce qu'en fait
22:15c'est le plus important.
22:16Pardonnez-moi
22:17et je le dis en régie.
22:18C'est l'agence France Presque.
22:19Mais non,
22:20mais c'est extraordinaire.
22:22C'est la preuve d'art.
22:23Mais non,
22:23c'est-à-dire que vous avez
22:24un climat bienveillant
22:26parce qu'ils sont présentés.
22:27De toute façon,
22:27les antifascistes
22:28ont des droits
22:29sur notre sol.
22:31Vous avez l'ex-collaborateur
22:33de Ercilia Soudé
22:35qui,
22:36le jour du 1er mai,
22:37a brûlé
22:38un portrait
22:38d'Emmanuel Macron.
22:41Il s'est filmé.
22:42La vidéo a été relayée.
22:43Il était tout fier
22:44de le faire.
22:44Imaginez un seul instant
22:45que ça soit
22:46un assistant parlementaire
22:47du RN.
22:48Mais tous les médias
22:49en parleraient.
22:50Vous voyez,
22:50ça nous ramène
22:51à notre premier débat.
22:53Cette stratégie
22:54ultra-radicale
22:55peut être payante.
22:56Ça marche sur une frange
22:57qui n'est pas
22:58de quelques individus.
22:59Mais parfois,
22:59le système est défait.
23:01Et le sujet
23:02dont on va parler maintenant,
23:03c'est la première défaite
23:04depuis bien longtemps
23:06du système médiatique
23:07et politique.
23:07Puisque demain,
23:09le rapport
23:09de Charles Aloncle
23:10sur l'audiovisuel public
23:12va être publié.
23:13Et c'est sûr
23:14que les yeux
23:15de ce système
23:16seront secs demain
23:17parce qu'effectivement,
23:18des larmes vont couler.
23:20parce que c'est insupportable
23:23pour un système
23:23de voir qu'un homme
23:24pendant six mois
23:25a pu travailler,
23:26poser des questions
23:27et proposer un rapport
23:28qu'il voulait enterrer,
23:30que les Français
23:30n'avaient pas le droit
23:31de regarder.
23:32Rappelez-vous
23:32de ce qui s'est passé hier.
23:34Le rapport
23:34de près de 400 pages
23:35du député Charles Aloncle
23:36sur l'audiovisuel
23:37doit être publié
23:38au terme de six mois
23:39de travaux agités
23:40de la commission d'enquête
23:40sur le secteur.
23:42Et je vous propose
23:43d'écouter Marc Fénaud,
23:43l'ancien ministre,
23:44d'ailleurs c'est l'ancien ministre
23:45de l'agriculture
23:46qui a réagi,
23:48c'était sur France Inter
23:49en disant
23:49qu'il y a un besoin
23:50quand même
23:50de rééquilibrer
23:51peut-être les comptes
23:52de l'audiovisuel.
23:53Oui, très bien.
23:54Les commissions d'enquête,
23:55maintenant ça sert
23:56à se faire une notoriété
23:57quand on n'en a aucune
23:59et se choisir un thème
24:00sur lequel on est à charge
24:01et jamais à charge
24:02et à décharge.
24:03On devient le procureur
24:04d'un thème.
24:05Et je trouve que ça n'est
24:06pas rendre service
24:06à la démocratie.
24:07Les bonnes commissions d'enquête,
24:08c'est des commissions d'enquête
24:09qui essaient justement
24:10au-delà de l'actualité chaude
24:11de regarder
24:12ce qui peut être amélioré,
24:13ce qui fonctionne,
24:13ce qui ne fonctionne pas.
24:14Et là, on est en train
24:15de dévoyer totalement
24:16les commissions d'enquête.
24:17Alors peut-être que
24:18Marc Fénaud a lu
24:19ce rapport
24:21que pour l'instant,
24:22seuls les députés
24:23de la commission
24:23ont pu lire.
24:24Je vous propose aussi
24:25la ministre de la Culture
24:26qui a réagi,
24:28fraîchement arrivée
24:30au ministère,
24:31qui dit
24:31l'audiovisuel public
24:32doit avoir
24:32l'impartialité
24:34comme principe.
24:35Mais c'est enfoncé
24:36une porte ouverte
24:37puisque c'est déjà le cas,
24:38l'impartialité
24:39comme principe.
24:41Il ne peut être
24:41l'outil d'un camp
24:43contre un autre,
24:44encore moins
24:45en cette période.
24:45Il faut être
24:46plus exigeant.
24:47Ça, c'est humiliant
24:48quand même
24:49pour les dirigeants
24:50du service public.
24:50Il faut être plus exigeant
24:52que jamais
24:53vis-à-vis de ceux
24:53qui dispensent
24:55l'information.
24:56C'est le cœur
24:56de la responsabilité
24:57du service public.
24:58Quand la ministre
24:59en appelle
24:59l'impartialité,
25:00elle est en contradiction
25:02avec le message
25:02de Delphine Ernaute
25:03qui a déclaré publiquement
25:04« Nous sommes là
25:05pour représenter la France
25:06non pas telle qu'elle est,
25:07mais telle qu'elle devrait être. »
25:09Donc, c'est le contraire.
25:11Oui.
25:11En fait,
25:13Mme Ernaute
25:13nous explique
25:14que le service public
25:15est pris en otage
25:16par des gens
25:16qui veulent imposer
25:17une image de la France
25:18qui est sans rapport
25:19avec la réalité.
25:20C'est donc
25:20l'inverse totale
25:21de l'impartialité.
25:22Ce qui est grave également,
25:24c'est que la ministre,
25:25peut-être pas elle,
25:26entre guillemets,
25:27mais toutes ses prédécesseurs
25:28ou ses prédécesserices,
25:29bref, on verra,
25:31comment on dit ?
25:32Prédécesseuses ?
25:33Prédécesseuses ?
25:33Non.
25:35Prédécesseuses ?
25:36Eh bien,
25:37elles auraient pu déjà
25:38affléchir,
25:39effectivement,
25:40France Télévisions
25:41ou, on va dire,
25:42l'ensemble des médias publics.
25:44Finalement, non.
25:44Donc,
25:45ils découvrent aujourd'hui
25:46qu'il n'y a pas d'impartialité.
25:47C'est quand même assez incroyable.
25:48Donc, c'est ça,
25:49moi, qui est inquiétant.
25:49C'est que,
25:50voilà,
25:51ils sont au pouvoir
25:51depuis 2017.
25:52Ils découvrent aujourd'hui
25:53qu'il y a des problèmes.
25:54Et pourquoi n'avoir pas réagi
25:55en amont ?
25:56Est-ce qu'il suffit
25:56de rajouter un E
25:57pour féminiser
25:59prédécesseuses ?
26:01Merci.
26:02Non, mais c'est-à-dire
26:03qu'une réforme
26:04de l'audiovisuel public,
26:05ça fait des années
26:05qu'on en parle.
26:06Je vous rappelle
26:06qu'il y avait un projet de loi
26:07qui était mené par Madame Dati
26:09pour réformer
26:10parce que tous les services
26:11publics de l'audiovisuel
26:12en Europe
26:12ont été réformés
26:13dans tous les pays,
26:14sauf en France.
26:15Et il a été enterré
26:16pourquoi ?
26:16Parce qu'on est dans
26:17une stratégie du pas de vague,
26:18parce que c'est compliqué
26:19de se fâcher
26:20avec l'audiovisuel public
26:20un an avant
26:21l'élection présidentielle,
26:22parce qu'évidemment
26:23ça ne va pas plaire
26:24à la gauche
26:24qui va vous menacer
26:25de censure.
26:26Ça c'est la première des choses
26:26et en effet
26:27ce rapport
26:28il vient au bon moment.
26:29Madame Pégard
26:30demain elle recevra
26:31les dirigeants
26:32de France TV
26:33et de Radio France.
26:34On verra
26:34si ça amène des choses
26:35mais j'espère
26:36qu'elle suivra
26:36les préconisations
26:37du rapport de Charles Aloncle
26:39parce qu'il y a
26:40des vrais problèmes
26:41et cette commission d'enquête
26:42elle a montré
26:42que ce système
26:43était complètement opaque,
26:45qu'il était complètement
26:46ingouvernable
26:46et surtout qu'il était coûteux.
26:48Moi c'est même pas
26:48la question de la partialité
26:49ou de l'impartialité
26:50je pense le fait majeur
26:51de cette commission d'enquête
26:53parce que
26:53c'est l'un des piliers.
26:55Non mais ça on le savait.
26:55Le pluralisme
26:57c'est un petit sujet.
26:58Oui mais ça on le savait.
26:59Je sais que Patrick Cohen
27:01est de gauche,
27:01je sais que
27:02la matinale de France Inter
27:03elle est de gauche,
27:04je sais que France 5
27:05les débats
27:06sont plutôt orientés
27:07à gauche,
27:08je sais que
27:09ces gens-là sont à gauche.
27:10D'ailleurs la commission d'enquête
27:11elle part de l'affaire
27:12Le Grand Cohen
27:12où je vous le rappelle
27:13il y a deux figures éminentes
27:16de l'audiovisuel public
27:17qui étaient avec deux personnages
27:18du parti socialiste
27:19qui disait
27:19bon ben madame Dati
27:20vous inquiétez pas
27:21on va la faire perdre
27:22et il disait
27:23bon ben finalement
27:23il voulait faire gagner la gauche
27:25ça on le savait.
27:26Ce qu'on ne savait pas
27:26c'est tous les scandales
27:29financiers,
27:30les gabegies abyssales
27:31de cet audiovisuel.
27:32Ça c'est ce qu'on a vraiment appris
27:33avec cette commission d'enquête
27:34et c'est l'argent des français.
27:35Je rappelle que la commission d'enquête
27:36c'était sur le fonctionnement,
27:38le financement
27:39et la neutralité
27:41de l'audiovisuel public.
27:42Le pluralisme.
27:43C'est trois plans
27:46qui étaient présentés
27:47dans cette commission.
27:48vous êtes
27:49Jules Torres
27:50journaliste politique
27:51donc vous êtes en permanence
27:52avec les journalistes
27:53vous êtes au cœur
27:54dans quelque sorte
27:55de ce réacteur.
27:56Non, les français
27:57ne savent pas tous
27:58qu'il y a peut-être
28:00un souci
28:00dans le pluralisme,
28:02il y a peut-être
28:03un souci
28:03dans le fonctionnement,
28:04il y a peut-être
28:05un souci
28:05dans le financement
28:06d'un audiovisuel public
28:08qui coûte
28:08je le rappelle
28:09plus de 4 milliards
28:11et c'est de l'argent
28:12du contribuable français.
28:14C'est ça.
28:15C'est là
28:15qui est la clé.
28:16Les principales révélations
28:17de cette commission d'enquête
28:18ne sont pas du tout
28:18sur la neutralité
28:19et l'impartialité
28:19mais plutôt sur ce système
28:22financier.
28:22Non mais ça
28:24évidemment
28:24que c'est un élément
28:26qui est en plus.
28:27C'est un devoir
28:27effectivement
28:28ce que méritent
28:29les français
28:30de savoir
28:30comment est utilisé
28:32effectivement
28:33leurs impôts
28:33comment sont utilisés
28:34leurs impôts
28:34et c'est ça
28:35qui aujourd'hui
28:35est très dangereux
28:36c'est que finalement
28:37on a 4 milliards d'euros
28:38tous les ans
28:38de dotation
28:39finalement
28:40il n'y a pas
28:40Alors on me dit
28:41que le rapport
28:41sera publié
28:42pardonnez-moi
28:42de vous couper
28:43à l'oreille
28:44mais je ne veux pas
28:44dire de bêtises
28:45c'est mardi
28:45ce n'est pas demain
28:46le rapport ?
28:46Alors initialement
28:47c'était lundi
28:47bah oui
28:48il faudrait peut-être
28:49me préciser pourquoi
28:51Écoutez
28:52qu'est-ce que
28:52est-ce que
28:53le système
28:54a réussi
28:54à retarder
28:56la publication
28:57du rapport ?
28:58que le service public
28:58s'habitue
28:59à rendre des comptes
29:00au sens figuré
29:02et au sens propre
29:03les comptes financiers
29:03et puis des comptes
29:04idéologiques
29:05moi je l'ai dit
29:06souvent
29:06j'ai été longtemps
29:07un auditeur
29:08et un téléspectateur
29:09exclusif du service public
29:11j'ai vu cette dérive
29:12incroyable
29:13c'est-à-dire
29:13qu'on est passé
29:14d'une télévision honorable
29:15évidemment un peu marquée
29:17à gauche
29:17mais à quelque chose
29:17qui est à gauche toute
29:18la grille de France Inter
29:20et de France Culture
29:21c'est stupéfiant
29:22c'est-à-dire que
29:22chaque émission
29:23pas forcément
29:23les émissions politiques
29:24d'ailleurs
29:24sont l'occasion
29:26de dérouler
29:26un petit
29:28voilà
29:28un agenda progressiste
29:31et de montrer
29:31qu'on est dans le camp du bien
29:32ce n'est pas ça
29:33que j'attends
29:33du service public
29:34voilà
29:34j'espère que ce sera suivi
29:36par des actes
29:36ça c'est le principal
29:38écoutez
29:39je suis assez surpris
29:40parce que
29:41depuis le début
29:42normalement
29:43le rapport
29:44doit être publié
29:44le 4 mai
29:46donc j'espère
29:46ne pas avoir
29:47dit une bêtise
29:48en expliquant
29:49qu'il sera publié
29:50le mardi
29:51avançons
29:52c'est une version
29:53augmentée
29:53alors peut-être
29:54il a demandé
29:5524 heures de plus
29:56jérémy
29:56le président de la commission
29:58c'est bien mardi matin
30:00c'est bien mardi matin
30:00et on connaît la raison
30:01chaque groupe fait des contributions
30:03ajoute des contributions
30:04je pense que Judith a raison
30:05il y a eu un avant-propos
30:06du président
30:07et il y a
30:07tous les groupes parlementaires
30:09à la demande de Charles Lalonde
30:10qui peuvent mettre
30:11une contribution
30:12oh là
30:12donc ce ne sera pas 400 pages
30:14il n'y a pas de limite
30:15à la contribution
30:16mercredi alors
30:17donc c'est bien
30:18c'est le cinquième tome
30:20d'Harry Potter
30:20cette histoire
30:20ok
30:23on avance
30:24et on va parler
30:25d'économie à présent
30:25avec vous Marc Toitie
30:27parce que
30:27par exemple
30:28j'ai reçu Jacques Sapir
30:29samedi matin
30:31il me dit
30:32il faut se préparer
30:34la crise économique
30:34nous frappera de plein fouet
30:36à la fin de cet été
30:37au début de l'automne
30:38c'est ce que dit
30:39l'économiste
30:40alors que la croissance française
30:41est à l'arrêt
30:41selon la première estimation
30:42provisoire
30:43et Nicolas Dupont-Aignan
30:45qui là c'est l'aspect politique
30:47mais homme d'expérience aussi
30:50disait ce matin
30:51la France est en train de crever
30:52non mais la crise
30:53elle a déjà commencé
30:54c'est pas à l'automne
30:55elle est déjà là
30:56et elle était déjà là
30:57avant même
30:58le choc pétrolier
30:59n'oublions pas
31:00qu'au mois de février 2026
31:01on a atteint
31:02des sommets historiques
31:03de faillite d'entreprise
31:04chiffre de la Banque de France
31:06donc ça c'est pas du tout
31:07lié effectivement
31:08au choc pétrolier
31:08maintenant évidemment
31:09ça s'aggrave
31:10et là on a les chiffres
31:10si c'était tout à l'heure
31:11la croissance
31:12on a dit zéro
31:13alors que la Banque de France
31:14a annoncé 0,3%
31:15pourquoi annonçait-elle ça ?
31:16parce que c'est le déni
31:17de réalité permanent
31:18je rappelle que
31:19le gouverneur de la Banque de France
31:21il y a encore quelques semaines
31:22il disait
31:22ah non mais l'inflation
31:23non c'est rien
31:24ça sera 2% pas plus
31:25on est déjà à 2,5%
31:27dans l'Europe
31:27on sera bientôt à 4%
31:29c'est son travail
31:30au gouverneur de la Banque de France
31:31alors c'est vrai qu'il part bientôt
31:32mais quand même
31:32parce que c'est assez affligeant
31:35ce déni de réalité
31:36et la crise est déjà là
31:37donc justement sur la croissance
31:38le chiffre n'est pas évoqué
31:39parce que bon
31:40c'est un petit peu technique
31:41mais qu'est-ce qui a fait
31:42que ce n'était pas pire
31:43ce 0% de croissance ?
31:44parce qu'en fait
31:44les entreprises
31:45ont fait du surstockage
31:46en prévision justement
31:48de ce qui va se passer
31:49donc la hausse des matières premières
31:50etc
31:50elles ont augmenté leur stock
31:52mais quand vous regardez
31:53la croissance hors stock
31:54ça veut dire
31:55donc la réalité
31:56de l'économie française
31:57le PIB français
31:58tenez-vous bien
31:59a baissé de 0,8%
32:00c'est ça la réalité
32:02de l'économie française
32:03la semaine dernière
32:04les chiffres de chômage
32:05sont sortis
32:06sur donc la France
32:07chiffre de France Travail
32:08c'est sérieux
32:09donc tous les médias
32:11ça c'est incroyable
32:12tous les médias
32:13alors
32:14même c'est news
32:14pendant un certain temps
32:15mais comme je suis intervenu
32:17chez Gauthier Lebrecht
32:18j'ai pu modifier l'information
32:20heureusement que vous étiez
32:21chez l'excellent Gauthier
32:22exactement
32:22en me disant
32:23le chômage a baissé
32:24bon
32:25on dit ah c'est pas une nouvelle
32:26etc
32:26en fait qu'est-ce qui s'est passé ?
32:27effectivement sur le trimestre
32:28comme le chômage avait
32:30fortement augmenté
32:31le quatrième trimestre 2025
32:32il a un petit peu baissé
32:32au premier trimestre
32:33mais par contre
32:34le chiffre qui compte
32:34c'est le chiffre du mois de mars
32:35parce qu'on a au moins le mois
32:36et au mois de mars
32:38le chômage a explosé
32:401,1% de hausse
32:41sur un mois
32:41quand on prend le nombre
32:42de chômeurs
32:43c'est la catégorie ABC
32:44c'est-à-dire ceux qui ont
32:45un petit peu travaillé
32:46on est sur 5,77 millions
32:48de chômeurs
32:49c'est-à-dire un plus haut
32:50depuis octobre 2019
32:51et ça personne n'en a parlé
32:53donc la crise
32:54elle est déjà là
32:55malheureusement
32:55et donc toutes ces faillites
32:57d'entreprises derrière
32:58qu'est-ce qu'elles font ?
32:59toi qu'il y a une faillite
33:00il y a les salariés derrière
33:01bien sûr
33:02donc évidemment il y a des licenciements
33:03il y a du chômage qui augmente
33:04plus l'inflation continue à augmenter
33:05parce que l'inflation
33:06le drame c'est qu'on a à la fois
33:08cette inflation d'aujourd'hui
33:08liée au pétrole
33:09mais ça fait déjà
33:10un premier choc inflationniste
33:12qu'on a vu en 2021-2022
33:13ce qui veut dire que
33:14regardez
33:14deux chiffres très simples
33:15vous savez combien ont augmenté
33:17les prix de l'énergie
33:18à la consommation
33:19depuis 2021 ?
33:20je viens de regarder les chiffres
33:21on va venir
33:2257%
33:2357% depuis 2021 ?
33:2557% de hausse
33:25depuis 2021
33:26vous vous rendez compte ?
33:27c'est-à-dire qu'en 5 ans
33:29on a fait autant de hausse
33:30que sur les 16 années précédentes
33:32vous êtes compte ?
33:33en 5 ans
33:34à l'alimentation
33:35vous donnez du carburant gratuit
33:37sans taxes
33:38au tout est foutu
33:39regardez comme il est heureux
33:41pour dire la vérité
33:42l'inflation alimentaire
33:43les prix alimentaires
33:44ah ça vous l'avez
33:4525%
33:45plus 25%
33:47vous vous rendez compte ?
33:48pareil
33:48en 5 ans
33:49autant qu'en 15 ans
33:51donc c'est ça qu'il y a aujourd'hui
33:52moi je pense que
33:53il y a un vrai danger
33:54social et sociétal
33:55parce que le fait
33:56ce que fait le gouvernement
33:56en disant
33:57non mais ça va bien se passer
33:58vous inquiétez pas
33:58on va trouver une solution
33:59etc
33:59ça peut plus passer
34:01c'est jamais une formule
34:02qui a bien marché
34:03c'est un véritable mépris
34:05et les français aujourd'hui
34:05ne peuvent plus supporter
34:06c'est vrai qu'on l'emploie
34:07beaucoup moins cette formule
34:08Judith Vintroux
34:09la situation est gravissime
34:11parce que évidemment
34:12on ne peut pas reprocher
34:13à Emmanuel Macron
34:14des crises déclenchées
34:15par des facteurs extérieurs
34:16mais Emmanuel Macron
34:18depuis 2024
34:20est au pouvoir
34:22impuissant
34:23sans les moyens
34:24de mener
34:25quelque politique
34:26que ce soit
34:26et quand
34:27la situation
34:28réclame
34:29des mesures
34:30fortes
34:30évidemment
34:31un président
34:31sans majorité
34:32est moins capable
34:33que tout autre
34:34de prendre les mesures
34:35en question
34:36donc on est dans
34:37une spirale
34:39où ça s'aggrave
34:41moi j'entendais
34:43des gens
34:43après la dissolution
34:44ratée
34:45l'absence de majorité
34:46dire bon bah
34:46c'est pas grave
34:47on va attendre
34:47la prochaine présidentielle
34:49dans un an
34:50on va rester comme ça
34:52on temporie
34:52les choses ne restent pas
34:53très rapidement
34:56même quand il avait
34:57le pouvoir
34:59la politique
34:59est catastrophique
35:00mais non pas
35:01un chiffre très simple
35:01le 2017 à aujourd'hui
35:03la dette publique
35:03a augmenté de 1300 milliards d'euros
35:05alors que le pays des Français
35:06a augmenté de 800 milliards
35:07c'est-à-dire qu'il y a
35:08500 milliards d'euros
35:09qui ont disparu
35:10du circuit économique
35:10c'était un drame
35:11et là il avait pourtant le pouvoir
35:12permettez-moi de vous annoncer
35:13quelque chose
35:14qui va toujours surprendre
35:17mais Jean-Luc Pélenchon
35:18officialise sa candidature
35:20à la présidentielle
35:20on écoute Pierre Moscovici
35:25sur les finances publiques
35:27Pierre Moscovici
35:28Pierre Moscovici
35:30alors c'est intéressant
35:31le fond
35:31mais c'est aussi
35:32quand vous êtes un homme politique
35:34il y a l'image
35:35etc
35:35je ne sais pas où il était
35:36Pierre Moscovici
35:37j'espère qu'il n'a pas fait
35:39une insolation
35:39mais il est quitté
35:41la cour des comptes
35:41pour retrouver peut-être
35:42une activité
35:44à l'air libre
35:45regardez
35:45Pierre Moscovici
35:46il ne dit pas faire n'importe quoi
35:47avec les finances publiques
35:48ah tiens
35:50rappelons quand même
35:50que nous avons un déficit
35:52qui est supérieur à 5% du PIB
35:54rappelons que nous avons
35:55la troisième dette publique
35:56la troisième dette publique
35:57d'Europe
35:59à 115-118% du PIB
36:00que nous avons une charge
36:01de la dette annuelle
36:02qui va dépasser
36:04et de loin
36:04le budget de l'éducation nationale
36:05à 74 milliards d'euros
36:06et que cette charge de la dette
36:08ne cesse d'augmenter
36:08parce que
36:09un des impacts de cette crise
36:10c'est que les taux d'intérêt
36:11c'est-à-dire
36:11le prix
36:12le prix
36:12auquel nous empruntons
36:13ne cesse
36:15lui aussi
36:15de croître
36:16et donc
36:16je le dis
36:17aux français
36:19on ne peut pas
36:20se permettre
36:21des folies
36:21sur les finances publiques
36:23je pense par ailleurs
36:24que les mesures ciblées
36:25sont les plus adaptées
36:26et qu'il faut viser
36:27les bons
36:27c'est-à-dire les gros rouleurs
36:28certains secteurs
36:30qui sont impactés
36:30le BTC
36:31l'agriculture
36:32la pêche
36:33voilà pour les finances publiques
36:34il découvre l'eau chaude
36:35j'ai l'impression
36:36il était quand même
36:36vous êtes dur
36:37il l'avait un petit
36:38par exemple
36:39la Cour des Comptes
36:39a fait un très beau rapport
36:40sur l'audiovisuel public
36:41c'est assez incroyable
36:43on a l'impression
36:44tout ça ça fait
36:44déjà des années
36:45que je l'évoque
36:46notamment ici même
36:46et on me dit
36:47parfois non
36:48ne vous inquiétez pas
36:49tout va bien se passer
36:50encore une fois
36:50ce n'est pas grave
36:52elle alerte
36:53mais tout le monde s'en fout
36:53le problème
36:54c'est que
36:55le vrai danger
36:56c'est qu'effectivement
36:57elle nous dit
36:57que les comptes
36:59ne sont pas
37:00on va dire crédibles
37:01sauf que
37:02qu'est-ce qu'on fait derrière
37:03quelles sont les propositions
37:04et donc c'est ça
37:05qui aujourd'hui
37:05est très dangereux
37:06pour l'EF de la France
37:07mais il y a pire
37:08que la Cour des Comptes
37:09il y a toutes les agences
37:09de notation
37:10qui elles
37:11devraient dégrader
37:12l'EF de la France
37:12elles ne le font pas
37:13par connivence
37:14ou par iris
37:14il est 20h36
37:16si vous nous rejoignez
37:17Jean-Luc Mélenchon
37:18officialise donc
37:19cette candidature
37:19à la présidentielle
37:20on y reviendra
37:21dans un instant
37:21on aura la réaction
37:22de responsables politiques
37:23de gauche
37:24du parti socialiste
37:25mais également
37:26des adversaires
37:27l'année prochaine
37:28du rassemblement national
37:29vous ne vous parliez
37:29parler de la crise économique
37:30avant ?
37:31sur Moscovici
37:31et sur Pierre Moscovici
37:33le mot stupéfiant
37:34c'est que
37:34des gens qui ont été
37:35au coeur du pouvoir
37:36depuis des dizaines d'années
37:38arrivent et nous expliquent
37:38que la situation
37:39est catastrophique
37:40et qu'on doit en déduire
37:42qu'ils n'y sont pour rien
37:43alors s'ils n'y sont pour rien
37:44il fallait laisser la place
37:45à d'autres
37:45il aurait pu faire quelque chose
37:46là il sort de son chapeau
37:48c'est vrai qu'il a l'air en forme
37:49monsieur Moscovici
37:49attendez
37:50parce que moi c'était du second degré
37:54il avait l'air un peu rouge
37:55il a bonne mine
37:56bah oui il a bonne mine
37:57mais bon on ne sait jamais
37:58c'est pour ça que je suis prudent
37:59il ne faut jamais faire de blagues
38:00quand on ne sait pas
38:01en revanche
38:02c'est clair oui
38:02Marc Toiti
38:03moi je rêverais d'avoir
38:04Pierre Moscovici sur ce plateau
38:05et qu'on puisse parler économie
38:07avec vous
38:07ça c'est spécial
38:08le débat
38:10avec monsieur Moscovici
38:12oui mais parfois
38:13il y a des gens
38:13qui ne veulent pas débattre avec vous
38:14ah c'est vrai
38:15non non
38:15regardez j'ai fait pas mal de débats
38:17avec des gens d'LFI
38:18pourquoi
38:20c'est vraiment les personnes qui
38:22mais c'est pas les moins courageux
38:23la France Insoumise
38:24oui mais parfois
38:25le sectarisme c'est pas que la France Insoumise
38:26non
38:26c'est ça le problème
38:27je ne veux pas dire le sectarisme
38:28le courage
38:28c'est vrai
38:29ils peuvent avoir le trouillot maître à zéro
38:31que d'être face à Marc Toiti
38:32ah bah
38:33ça arrive à beaucoup de gens
38:34vous voyez bien
38:35quelqu'un de sympa
38:35mais bon
38:36non le vrai enjeu c'est que
38:38aujourd'hui
38:38ça c'est quand même une vraie nouveauté
38:40et tant mieux d'ailleurs
38:41je pense que les français
38:42ne sont plus d'us
38:42d'un point de vue économique
38:43de plus en plus de français
38:44commencent à s'intéresser à l'économie
38:46à comprendre
38:47ce qui est en train de se produire
38:48et ils voient au quotidien
38:49donc j'espère qu'ils feront
38:50effectivement de moins les bons choix
38:51et d'ailleurs
38:52non mais on l'a entendu
38:53on l'a entendu par le
38:54moi je vous dis que non
38:55au conduire du RN
38:56le 1er mai
38:57allez
38:57où effectivement
38:58commencent d'un point de vue économique
38:59à se dire
39:00bon peut-être qu'il faut prendre
39:00des vraies mesures
39:02en 2027
39:02un candidat qui tiendrait
39:04un discours
39:05attention là ça va être
39:06du sang de la sueur et des lents
39:07ne sera pas élu
39:08vous pouvez me dire ce que vous voulez
39:09non mais on s'en fout
39:10les gens veulent entendre autre chose
39:12non mais vous avez raison
39:13mais par contre
39:14non mais ils veulent entendre que
39:15on va s'arranger
39:16et c'est pas si grave que ça
39:17on n'est pas
39:18allez
39:18on n'a pas encore atteint
39:19ce point
39:19si je peux me permettre
39:21il y a ce que j'appelle
39:22une thérapie de choc bienveillante
39:24que je préconise
39:24où effectivement
39:25on peut quand même
39:26donner de l'espoir
39:26en baissant les impôts
39:28et en baissant les dépenses publiques
39:29en baissant les charges
39:30qui passent sur les salaires
39:31et en relançant
39:31priorité au direct
39:33comme dit la formule consacrée
39:35Romain Esquenazi
39:36est notre invité
39:37il est député du Val d'Oise
39:39porte-parole du parti socialiste
39:43la gauche radicale
39:44retient son candidat
39:46il s'appelle
39:46Jean-Luc Mélenchon
39:47ce qui n'est pas le cas
39:48de la gauche
39:49dite républicaine
39:50du parti socialiste
39:52comment vous accueillez
39:53la candidature
39:54de Jean-Luc Mélenchon
39:57monsieur le député
40:00alors déjà
40:00je précise que je suis
40:01porte-parole du groupe
40:02socialiste à l'Assemblée
40:03et pas de l'ensemble du parti
40:05écoutez
40:05c'était une annonce
40:06qui était attendue
40:07après un magistral
40:08faite mieux
40:09aux dernières élections
40:10présidentielles
40:11appelant
40:11ses troupes
40:12à prendre la relève
40:12il est finalement
40:13lui-même candidat
40:14je pense que ça n'est
40:15une surprise pour personne
40:16tout le monde s'y attendait
40:17il me paraît moi
40:18pas illégitime
40:19que la gauche radicale
40:20est une candidature
40:21à l'élection présidentielle
40:22il représente
40:22à un certain courant
40:23qui est soutenu
40:24par un certain nombre
40:25de françaises
40:25et de français
40:26je pense que
40:27les sondages
40:28notamment de deuxième tour
40:29qui sortent depuis
40:30quelques semaines
40:31quelques mois maintenant
40:31le donnant
40:33défait face à
40:34Jordan Bardella
40:35à 70-30
40:36donc on dit
40:37qu'il y a des marges
40:37d'erreur dans les sondages
40:38la 20 points
40:39on est très loin
40:40de la marge d'erreur
40:41donc il faut désormais
40:42qu'effectivement
40:43la gauche non-mélenchoniste
40:44de Ruffin à Glucksmann
40:45ou de Glucksmann à Ruffin
40:46comme on veut
40:47puisse se rassembler
40:48et porter une candidature
40:49qui aspire à devenir majoritaire
40:51et à changer la vie
40:52des françaises
40:53et des français
40:53mais cette candidature
40:54n'est ni une surprise
40:55ni légitime à mon sens
40:57Monsieur le député
40:59et Monsieur le porte-parole
41:00du groupe
41:00du groupe socialiste
41:01à l'Assemblée nationale
41:02et vous avez raison
41:03le diable se cache
41:04dans les détails
41:06il s'avère que
41:07à la précédente
41:08présidentielle
41:09mais peut-être que
41:10les choses ont changé
41:11cinq ans plus tard
41:13le candidat
41:14non-mélenchoniste
41:15le candidat
41:16Jean-Luc Mélenchon
41:16était aux portes
41:18du second tour
41:18quand
41:20Madame Anne Hidalgo
41:21la candidate
41:22de votre camp
41:23était
41:23si mes souvenirs sont bons
41:24à 1,75%
41:26qu'est-ce qui pourrait changer
41:28cinq ans plus tard ?
41:30Eh bien
41:31je pense qu'en cinq ans
41:32le parti socialiste
41:34a démontré
41:34sa capacité
41:35à rassembler
41:36à gagner des élections
41:37on l'a vu aux municipales
41:38nous avons gagné
41:39800 villes
41:39la France insoumise
41:41en a gagné neuf
41:41dont huit face à la gauche
41:43une seule face à la droite
41:44c'était à Roubaix
41:45et très franchement
41:46la direction de droite
41:47de Roubaix
41:47était une anomalie électorale
41:48donc on voit que
41:49la France insoumise
41:50a cette capacité
41:51parce qu'elle a eu
41:52elle avait travaillé
41:53à l'époque
41:53beaucoup son programme
41:54peut-être que le nôtre
41:55est très moins travaillé
41:56moins connu
41:56à l'époque
41:57ce qui n'est pas le cas
41:58cette année
41:59donc je pense que
42:00les choses sont assez différentes
42:01il y avait une vraie dynamique
42:02de voque utile
42:02pour Jean-Luc Mélenchon
42:03le peuple de gauche
42:04comme on l'appelle
42:05ne voulant pas avoir
42:06une nouvelle fois
42:06le choix entre la droite
42:08et l'extrême droite
42:08là je pense que
42:09le peuple de gauche
42:10lucidement verra que
42:11mettre un bulletin
42:12pour Jean-Luc Mélenchon
42:12ce sera précipité
42:13la victoire de l'extrême droite
42:15que nous redondons tous
42:16pour des raisons économiques
42:17sociales et sociétales
42:18et donc à nous désormais
42:20de travailler notre programme
42:21de nous rassembler
42:22autour d'une candidature unique
42:23pour cette gauche
42:24non-mélenchonniste
42:25pour arriver au deuxième tour
42:26et nous
42:26contrairement à monsieur Mélenchon
42:28être en capacité
42:29de rassembler assez largement
42:30pour gagner au deuxième tour
42:32Monsieur le député
42:33vraiment juste
42:33une toute dernière question
42:34mais rapidement
42:35parce qu'on aura
42:35d'autres réactions politiques
42:37vendredi
42:38le secrétaire
42:39du parti socialiste
42:41Olivier Faure
42:42a été enfariné
42:44insulté
42:44d'ailleurs
42:45à Amiens
42:47traité de sale traître
42:48il s'avère
42:49qu'il y a eu
42:49beaucoup de réactions politiques
42:50pour condamner
42:51ce qui s'est passé
42:52Marine Thondelier
42:52François Hollande
42:54j'ai même vu
42:54Jordan Bardella
42:55condamné
42:55ce qui s'était passé
42:56pour Olivier Faure
42:58en revanche
42:59pas une réaction
43:00ni de Sophie Binet
43:01ou encore moins
43:02du candidat
43:03Jean-Luc Mélenchon
43:04donc candidat
43:05à la présidentielle
43:06ça relève d'un climat
43:07qu'il y a aujourd'hui
43:08à gauche
43:09où effectivement
43:09il peut y avoir
43:10des tensions
43:11entre la gauche radicale
43:13et la gauche dite républicaine
43:14est-ce que ça veut dire
43:15que Jean-Luc Mélenchon
43:16c'est un devenu
43:17en quelque sorte
43:18un adversaire
43:19du parti socialiste
43:21Jean-Luc Mélenchon
43:22a toujours été
43:23un concurrent
43:23du parti socialiste
43:24et moi je l'ai toujours
43:25qualifié comme tel
43:26il peut arriver
43:27parfois
43:28que des concurrents
43:29aient très spontanément
43:30des intérêts communs
43:31et fassent un accord
43:32de non-agression
43:33c'est ce qui s'est passé
43:33avec le NFP
43:34mais sinon
43:35à toutes les autres élections
43:36aux européennes
43:37aux municipales
43:38aux présidentielles
43:39la France insoumise
43:40a toujours été concurrent
43:41moi je regrette
43:42ce climat entre concurrents
43:43on peut avoir
43:43des positions
43:44des propositions différentes
43:45sans cliver à ce point-là
43:47la gauche
43:48moi je pense qu'il y a
43:49un certain nombre
43:50de responsables politiques
43:51qui sont irréconciliables
43:52mais beaucoup de personnes
43:53votent à gauche
43:53parce qu'ils veulent
43:54des services publics
43:55plus performants
43:56plus de justice fiscale
43:57ils veulent de travail
43:58qui est plus rémunérateur
44:00de l'action
44:00de l'investissement public
44:01pour la transition écologique
44:02et donc ce sera à nous
44:04la gauche non-mélenchoniste
44:05la gauche réformiste
44:06de convaincre avec nos propositions
44:08de convaincre avec notre candidat
44:09moi je déplore
44:10ce climat
44:10je ne considère pas
44:11que LLG est un ennemi
44:13mais un adversaire
44:13ah voilà
44:14c'est ça la question
44:15parce qu'en fait
44:16c'était plus simple
44:17c'était à la fin
44:17j'allais dire
44:19effectivement
44:19vous qui êtes attaché au mot
44:21je me disais
44:22je vous parle d'adversaire
44:23vous me parlez de concurrent
44:24et comme les mots ont un sens
44:25on voyait donc
44:26ce qui veut dire
44:27que potentiellement
44:28vous n'excluez pas
44:29une alliance
44:31si alliance
44:32il doit y avoir
44:33au second tour
44:34c'est ça que je dois comprendre
44:34non nous sommes concurrents
44:36au premier tour
44:37pour battre nos adversaires
44:38au deuxième tour
44:38c'est parlé du second tour
44:38monsieur le député
44:39mais bon c'est encore
44:40un peu loin le second tour
44:41mais donc concurrents au premier
44:43et peut-être alliés au second
44:45on ne sait jamais
44:46il ne faut pas insulter la vie
44:47je ne le pense pas
44:48non
44:48non non
44:48il n'y aura pas d'alliance
44:50merci beaucoup
44:52monsieur le député
44:54député du Val d'Oise
44:55et porte-parole
44:56du parti socialiste
44:58donc
44:58à l'Assemblée nationale
45:00tout le discours
45:02ça va être de dire
45:05le vote utile
45:05c'est nous
45:06nous sommes en mesure
45:07de gagner au deuxième tour
45:08alors c'est déjà compliqué
45:09sur le papier
45:09mais que si en plus
45:11et c'est le cas
45:12il y a des gens
45:13de cette gauche républicaine
45:13qui ne veulent pas
45:14entendre parler de primaire
45:15on va peut-être
45:16se retrouver avec deux candidats
45:17et là ça devient vraiment
45:18on découvre les déclarations
45:19de Jean-Luc Mélenchon
45:20donc oui je suis candidat
45:21ce sont le contexte
45:23et l'urgence
45:23qui ont fixé la décision
45:25c'est peut-être aussi
45:25le désamour des français
45:27et de voir qu'il y a
45:28d'autres candidats
45:28potentiellement qui apparaissaient
45:29qui l'ont précipité
45:30dans cette décision
45:31la discussion n'est pas portée
45:33sur qui est le meilleur candidat
45:35mais qui est le mieux préparé
45:37nous entrons dans une saison
45:38très agitée
45:39de l'histoire du monde
45:40et c'est peut-être
45:42la dernière formule
45:42qui est très intéressante
45:43nous c'est carré
45:44il y a une équipe
45:45un programme
45:45un seul candidat
45:47mais attendez
45:48qui peut leur donner peur là-dessus
45:49non mais ça c'est vrai
45:50et ils ont une équipe
45:51un programme
45:52un seul candidat
45:53ils ont une constance
45:54ils ont une cohérence
45:56ils ne s'écharpent pas
45:57dans la question des primaires
45:58le programme
45:59on le connait parfaitement
46:00d'ailleurs c'était le programme
46:01du NFP
46:02qui en réalité
46:02était le programme
46:03de la France insoumise
46:04et en effet
46:05ils ont une équipe
46:06qui est prête
46:07ils sont prêts
46:08c'est-à-dire qu'on entend
46:09des petites querelles de clochers
46:10dans le parti socialiste
46:12on ne sait pas
46:12si M. Hollande va y aller
46:13M. Vallaud veut y aller
46:15M. Farossi
46:15M. Quatner
46:16vers son retour
46:18LFI au moins
46:18c'est une offre
46:19qui est claire
46:20c'est une offre
46:20en effet
46:21une équipe
46:22un programme
46:22un seul candidat
46:26un programme
46:27une équipe
46:27un seul candidat
46:28non mais c'est une tradition
46:29et puis une certaine mesure
46:30une volonté
46:32de rassembler
46:32un maximum
46:33de personnes
46:33de ne jamais
46:35conflictualiser
46:36voilà
46:36non mais il est quand même
46:37dans le métaverse
46:37parce que là
46:38pourquoi le métaverse
46:39parce qu'il nous dit
46:39oui tout va bien
46:41l'urgence de la situation
46:42m'appelle
46:42il se présente
46:44comme l'homme providentiel
46:46de cette gauche
46:48radicale
46:49il envisage l'hypothèse
46:50de ne pas être le meilleur
46:51vous avez vu
46:52je ne suis pas le meilleur
46:53le mieux préparé
46:53et comme c'est toujours
46:54lui le candidat
46:55effectivement
46:55au bout d'un moment
46:56c'est lui le mieux préparé
46:57mais vous voyez
46:58un autre nom
47:01apparaître
47:01à la place de Jean-Luc Mélenchon
47:03pour être le candidat
47:04LFI ?
47:05non
47:05bon bah alors
47:06depuis que Ruffa
47:08on sera dans un instant
47:09avec le porte-parole
47:10du Rassemblement National
47:11l'un des porte-parole
47:12du Rassemblement National
47:14Philippe Ballard
47:15non lui
47:15je crois qu'il est porte-parole
47:16du Rassemblement National
47:18Philippe Ballard
47:19le député également
47:21pour connaître
47:22la première réaction
47:23du RN
47:24ça va être intéressant
47:25parce que pour le coup
47:26le RN
47:26ils ont peut-être un parti
47:27ils ont peut-être
47:28un programme
47:29ils ont une équipe
47:30mais ils n'ont pas
47:31un seul candidat
47:32et ils sont suspendus
47:33à la décision
47:35pour la présidentielle
47:36la décision de la cour d'appel
47:38et c'est le 7 juillet
47:39pour le prochain
47:40c'est loin
47:40c'est tard vous dites
47:42Philippe Ballard
47:43tiens
47:43Philippe Ballard
47:44est en direct avec nous
47:44monsieur le député
47:45monsieur le porte-parole
47:46merci d'être avec nous
47:47en direct
47:48Philippe Ballard
47:49une réaction rapide
47:50vous avez écouté
47:51Jean-Luc Mélenchon
47:52et c'est la formule
47:54peut-être la plus importante
47:55qui dit
47:55nous c'est carré
47:56il y a une équipe
47:57il y a un programme
47:58et il y a un seul candidat
47:59ce qui est vrai
48:00c'est qu'au Rassemblement National
48:01je le disais
48:02il faut attendre le 7 juillet prochain
48:03pour découvrir le candidat
48:05du Rassemblement National
48:06à la présidentielle
48:08convenez que
48:09ce n'est pas de notre fait
48:11mais moi
48:11j'ai écouté effectivement
48:12Jean-Luc Mélenchon
48:13on est en accord
48:15sur strictement
48:16rien que ce soit
48:17la politique internationale
48:19que ce soit
48:19quand il parle de sécurité
48:21mais c'est absolument
48:22délirant
48:23tant mieux
48:23qu'il ait fait
48:24cette émission
48:25ce soir
48:26parce que je pense
48:27que ça va ouvrir
48:27les yeux
48:28des quelques français
48:29qui pouvaient encore
48:30croire à ces balivernes
48:32et aux balivernes
48:33des députés
48:33et des responsables
48:34de la France insoumise
48:36c'est absolument pathétique
48:38donc quand il dit
48:39à la fin de son interview
48:40on va battre
48:41le Rassemblement National
48:42à plate couture
48:43je pense qu'il ne regarde pas
48:45les sondages
48:45parce que les sondages
48:46qui ont été faits
48:46en cas de deuxième tour
48:47entre Jean-Luc Mélenchon
48:49et un candidat
48:50en l'occurrence
48:51c'était Jordan Bardella
48:52qui était testé
48:52dans ce sondage
48:53c'est 70%
48:54pour Jordan Bardella
48:55et 30%
48:56pour Jean-Luc Mélenchon
48:58si c'est ça
48:59battre à plate couture
49:00le Rassemblement National
49:01je pense qu'il faut
49:02qu'il révise un peu
49:02ses classiques
49:03Dernière question
49:04Philippe Ballard
49:04parce qu'effectivement
49:05on ne peut pas parler
49:06du candidat aujourd'hui
49:07du Rassemblement National
49:08en revanche
49:08on découvre les adversaires
49:10quel serait selon vous
49:12l'adversaire le plus coriace
49:13est-ce que c'est le candidat
49:15de cette gauche
49:15qu'on présente
49:17comme un radical
49:18avec Jean-Luc Mélenchon
49:19au second tour
49:19ou est-ce que ce serait
49:22finalement
49:23un candidat
49:24du centre
49:25ou de l'extrême centre
49:26quel serait
49:27l'adversaire
49:28le plus dur à battre
49:29selon vous
49:32je répondrais en fait
49:33en vous renvoyant
49:33l'interview que Marine Le Pen
49:34a donné à l'AFP
49:36un face-à-face
49:37avec Jean-Luc Mélenchon
49:38en fait ça serait
49:39un candidat
49:40de rejet
49:41il est tellement
49:42il suffit de regarder
49:43les études d'opinion
49:44ça serait une victoire
49:45à la limite
49:46j'ai envie de vous dire
49:46facile
49:47après écoutez
49:48que la droite
49:49le centre
49:50arrive à faire
49:52un petit peu le tri
49:53dans leurs mauvaises affaires
49:54c'est pas vraiment
49:54notre problème
49:56dans cette interview
49:57auquel je fais référence
49:58Marine Le Pen
49:58parlait d'Edouard Philippe
50:01mais c'est à eux
50:02de faire le ménage
50:04chez eux
50:04nous on est en ordre
50:05de bataille
50:06et on attend
50:07effectivement
50:07le 7 juillet
50:08pour savoir
50:09qui sera le candidat
50:11ou la candidate
50:11du Rassemblement National
50:12Merci Philippe Ballard
50:14député de l'Oise
50:15et porte-parole
50:16du Rassemblement National
50:17d'accorder votre
50:18première réaction
50:19donc à ces news
50:20tout comme le porte-parole
50:21du groupe PS
50:22à l'Assemblée Nationale
50:23Jules Torré
50:24c'est quand même important
50:25et là on revient
50:26aux choses sérieuses
50:27c'est à dire
50:27c'est très très important
50:29de voir que
50:30les prochains mois
50:31la France Insoumise aura
50:33son candidat
50:33et qu'en revanche
50:35du côté de la droite
50:37il y a 50 nuances
50:38de candidats
50:38du côté du centre
50:39il y en a 70
50:40et du côté du RN
50:42on ne sait pas
50:42si c'est Jordan Bardella
50:44qui ira
50:44ou Marine Le Pen
50:46c'est vrai que la configuration
50:47de la France Insoumise
50:48pour mener une campagne
50:49elle est beaucoup plus optimale
50:50beaucoup plus simple
50:51beaucoup plus carrée
50:52pour reprendre les mots
50:53de Jean-Luc Mélenchon
50:53que toutes les autres formations
50:54parce qu'en effet
50:55c'est quasiment
50:57stalinien
50:57comme méthode
50:59c'est quasiment trotskiste
51:00puisque Mélenchon est trotskiste
51:01c'est à dire que voilà
51:02c'est le culte du chef
51:04donc de toute manière
51:04il n'y a personne
51:05qui conteste l'autorité
51:06de Jean-Luc Mélenchon
51:07au sein de la France Insoumise
51:08il n'y a pas d'adhérents
51:09c'est un parti qui est gazeux
51:10il n'y a pas d'adhérents
51:12il y a une mini direction
51:13avec trois personnes
51:14mais sinon
51:15il n'y a rien de tout cela
51:16donc c'est vrai
51:17qu'ils sont dans une bonne configuration
51:19pour mener une campagne
51:20après ça ne veut pas dire
51:21qu'ils gagneront
51:22je pense que Marine Le Pen
51:23d'ailleurs le choix
51:24qu'elle a fait cette semaine
51:25de dire
51:25qu'elle préférait
51:26gagner face au bloc central
51:28que face à Jean-Luc Mélenchon
51:29est plutôt
51:30c'est intéressant
51:31parce que c'est vrai
51:31que ce soit Jordan Bardala
51:33ou Marine Le Pen
51:34il serait élu
51:35dans un fauteuil
51:35face à Jean-Luc Mélenchon
51:37au vu de sa radicalité
51:38ce serait très différent
51:39si c'était un candidat
51:40du bloc central
51:40qui les affrontait
51:42écoutez voilà
51:43ce qu'on pouvait dire
51:43ce soir
51:44j'avais encore plein de choses
51:45à traiter
51:45mais force est de constater
51:47que la stratégie
51:47de Jean-Luc Mélenchon
51:49est peut-être la bonne
51:51c'est-à-dire qu'il va
51:52être omniprésent
51:53dans le monde médiatique
51:54j'aurais pu vous parler
51:56des carburants
51:56avec la volonté
51:57de Sébastien Lecornu
51:59pardonnez-moi
52:00de mettre la pression
52:01sur TotalEnergie
52:02en appelant
52:03à encourager
52:04TotalEnergie
52:05à un plafonnement généreux
52:06des prix à la pompe
52:07un plafonnement généreux
52:08en 30 secondes
52:10c'est déjà le cas
52:11mais là
52:11ce qui est inquiétant
52:12de voir
52:12c'est que même le gouvernement
52:13sombre un petit peu
52:15dans LFI
52:15c'est-à-dire que
52:16c'est pas la première fois
52:17c'est ça qui est dangereux
52:19ils gagnent les élections ensemble
52:20non mais n'oublions pas
52:21que si on prend
52:23les profits de Total
52:23bien entendu
52:24tout à l'heure je l'évoquais
52:24les français souffrent
52:25je dis c'est un drame
52:26mais de tout
52:27faire porter sur le dos
52:28de Total
52:28qui je vous rappelle
52:29fait ses profits
52:30sur l'exploitation
52:32et donc à l'étranger
52:33donc elle paye
52:33ses impôts
52:35sur ses profits
52:35faits à l'étranger
52:36donc on ne peut pas
52:37techniquement
52:37les taxer davantage
52:39et en plus
52:39donc c'est un non-sens
52:41c'est ce que disait
52:41c'est un non-sens
52:42c'est ce que disait
52:46fonds de commerce
52:47mais que le gouvernement
52:48le défendre
52:48c'est quand même
52:49extrêmement surprenant
52:50d'autant comme je l'évoquais
52:51tout à l'heure
52:51les français
52:51maintenant ne sont plus dupes
52:52et quand bien même
52:53on prendrait
52:54un ou deux milliards
52:55à Total
52:56face à une dette publique
52:57de 3500 milliards d'euros
52:58face à un défi de public
53:00cette année
53:01de 200 milliards d'euros
53:02ou une charge d'intérêt
53:03de la dette
53:03qui va coûter 75 milliards d'euros
53:05juste donc
53:06jeter pas la fenêtre
53:06pour les intérêts de la dette
53:07c'est quoi
53:08un ou deux milliards
53:09comprenez donc
53:09et c'est là où le gouvernement
53:10ne joue pas son rôle
53:11on lui demande justement
53:12d'avoir une vision du monde
53:13de prendre des mesures
53:15et comme il a fait n'importe quoi
53:16ces dernières années
53:17avec nos données publiques
53:18évidemment aujourd'hui
53:18il n'a pas les moyens
53:19de relancer la machine
53:19c'est ça qui est dramatique
53:21foutuiste je suis entré
53:22foutuiste je sortirai
53:24mais regardez
53:24vous avez un petit sourire
53:25en le disant
53:26non le foutuiste
53:27se réjouit d'avoir raison
53:28les citoyens se désoulent
53:29Eric Nolot
53:30pour terminer cette émission
53:31cher Eric
53:32pour terminer cette émission
53:34j'aurais pu vous proposer
53:35la bande-annonce
53:37du match retour
53:39proposé par Canal+,
53:40du match retour
53:40entre le Bayern
53:41et le Paris Saint-Germain
53:43et cette bande-annonce
53:44est exceptionnelle
53:45elle a été vue
53:45des centaines de milliers
53:47de fois sur les réseaux sociaux
53:48ce sera à suivre mercredi
53:50sur les antennes de Canal+,
53:51à 21h
53:52mais je sais que vous êtes
53:52supporter de l'OM
53:53donc je ne vais pas vous faire
53:54ce malheur là
53:55en revanche
53:56cher Eric
53:56regardez parce que
53:57tout n'est pas foutu
53:59regardez en Chine par exemple
54:00en Chine
54:01ils ont des robots
54:02ça vous fait peut-être peur
54:04humanoïdes
54:05pour s'occuper
54:06de la circulation
54:07pour épauler
54:08les forces de l'ordre
54:10en plein week-end
54:12de Pâques
54:12on est à Hongzou
54:13en Chine
54:14et donc vous avez
54:14les robots
54:15qui s'occupent
54:16de la circulation
54:17ce n'est pas des images
54:18quand même extraordinaires
54:19ça fait peur ou pas ?
54:20un peu
54:21parce que c'est le futur
54:22qui fait peur
54:22parce que ça c'est parfait
54:23mais on se dit
54:24que ça va être la norme
54:26les robots vont remplacer
54:27les hommes dans beaucoup de choses
54:28peut-être que le robot
54:29vous remplacera
54:30autour de ce plateau
54:31est-ce qu'il y aura
54:31des robots foutus ?
54:32non mais surtout
54:33si vous mêlez l'IA
54:35au robot
54:36c'est Terminator
54:37donc ça fait quand même peur
54:38il faut reprendre le contrôle
54:40quand même
54:40c'est-à-dire qu'on voit bien
54:41si je peux avoir
54:42le physique de Chorzi
54:43ça me va
54:44d'accord
54:44il n'y a pas de problème
54:46ça va arriver en France
54:48très vite
54:48puisque les robots
54:49nous permettront à l'État
54:50de délivrer des amendes
54:51aux Français
54:52donc vous verrez
54:53que ça va arriver
54:54dans les deux années
54:54peut-être qu'ils le feront
54:55pour les futurs
54:58rêves parties illégales
54:59non ce sera pour les Français
55:00merci à tous les quatre
55:01c'était un plaisir
55:01d'être avec vous
55:02dans un instant
55:03c'est Enquête d'Esprit
55:05on se retrouve le week-end prochain
55:07je remercie Julien Dureau
55:08qui a préparé cette émission
55:09ainsi que Clara Bouvier-Desno
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