- il y a 2 jours
Pendant longtemps les épargnants ont été fâchés avec les marchés actions. Mais c'est peut-être en train de changer avec un nombre record d'investisseurs particuliers en 2025. 35 % des Français disent même envisager d'investir dans des placements en actions au cours des prochains mois. Comment expliquer ce phénomène ? La Bourse est-elle un casino ? Les placements verts en faveur de la transition énergétique sont-ils vraiment écologiques ? Réponses avec Marie-Anne Barbat-Layani, la présidente de l'Autorité des marchés financiers. Et puis l'engouement des jeunes pour la Bourse ne se dément pas. Comment les aider à se lancer ? Reportage à l'occasion du Next chalenge chez Euronext Enfin peut-on parler de démocratisation des actions ? Quels sont les placements préférés des Français ? Réponses avec Benoit Grisoni, directeur général de BoursoBank. Année de Production :
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Cette émission vous est présentée par Tikeo Capital, acteur mondial de la gestion d'actifs et spécialiste des solutions d
00:07'épargne et d'investissement dans les secteurs clés au service de la souveraineté européenne.
00:40Bonjour, nouveau numéro de Pourvu que ça dure, l'émission qui rend l'éco-responsable sur Public Sénat.
00:45Aujourd'hui, on vous parle des Français de la bourse, car si pendant longtemps les épargnants ont été fâchés avec
00:50les marchés actions, les choses semblent avoir évolué,
00:52car la bourse a séduit un nombre record d'investisseurs particuliers en 2025 et 35% des Français disent même
00:59envisager d'investir dans des placements en action au cours des prochains mois.
01:03Alors peut-on parler pour autant de démocratisation de l'investissement en action ? Pourquoi la bourse séduit-elle de
01:09plus en plus, notamment les jeunes ?
01:11La bourse est-elle un casino ? Les placements verts en faveur de la transition énergétique sont-ils vraiment incolos
01:16?
01:16Réponse à toutes ces questions maintenant dans Pourvu que ça dure.
01:22La bourse séduit donc un nombre croissant et record d'investisseurs particuliers.
01:27Alors comment expliquer ce phénomène ? Réponse avec vous, Marianne Barbal Ayani, bonjour.
01:31Bonjour David Jaco.
01:32Vous êtes la présidente de l'autorité des marchés financiers.
01:34Oui.
01:34Merci pour cet entretien sur Public Sénat.
01:37On a souvent dit que les Français étaient peu présents sur le marché des actions.
01:41Est-ce que c'est vraiment en train de changer, notamment avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'investisseurs
01:46? C'est vrai ?
01:47Oui, c'est vrai que c'est en train de changer.
01:48Il se passe quelque chose.
01:49Donc l'autorité des marchés financiers que je préside s'occupe de réguler la finance, mais aussi et presque surtout,
01:57je dirais, de protéger les investisseurs.
01:58Et donc nous regardons beaucoup ces investisseurs pour voir comment ils évoluent dans leurs souhaits, dans leurs attitudes, mais aussi
02:06pour adapter notre action.
02:07Et donc effectivement, ce qu'on voit, c'est qu'il y a un engouement pour la bourse qui s
02:12'est notamment développé pendant le Covid.
02:15Donc on a beaucoup de ce qu'on appelle les nouveaux investisseurs, c'est-à-dire des gens qui n
02:18'avaient jamais investi jusque-là et qui sont venus vers la bourse.
02:22Et en trois ans, on a des chiffres, vous avez des chiffres, 1,6 million de nouveaux investisseurs se sont
02:28lancés en bourse.
02:29On peut dire que c'est une vraie dynamique ?
02:31C'est une vraie dynamique et tous nos chiffres le montrent. Donc on a effectivement ce suivi des nouveaux investisseurs.
02:38Donc c'est 1,6 million de nouveaux investisseurs. On a aussi 35% des Français qui ont l'intention
02:45d'investir en bourse.
02:46Donc ça, c'est le chiffre le plus élevé depuis qu'on le suit, c'est-à-dire depuis 2017.
02:51Reste à savoir s'ils vont passer à l'action après.
02:52Alors, je vais vous répondre. Nous avons aussi un suivi de ce qu'on appelle les investisseurs actifs, c'est
02:59-à-dire ceux qui font des opérations en bourse.
03:02Et là aussi, les derniers chiffres sont les plus élevés de l'histoire de ces stats, de ces statistiques,
03:08puisqu'on a 2,5 millions de Français qui ont été actifs en bourse l'année dernière. Donc c'est
03:14très important.
03:15Mais quel est leur profil ? Ils sont hommes, femmes, jeunes, moins jeunes ?
03:19Alors, malheureusement, c'est très peu des femmes. J'y reviendrai. C'est un drame.
03:25C'est un des sujets sur lesquels j'alerte en tant que présidente de l'Autorité des marchés financiers depuis
03:29un certain temps.
03:31Les femmes n'investissent pas assez. Alors d'abord parce qu'elles ont moins d'argent, mais aussi pour tout
03:36un tas de raisons,
03:37beaucoup moins de confiance, beaucoup moins de confiance dans leurs compétences financières.
03:42Alors que quand on mesure les compétences d'un côté et la confiance dans ses compétences, il n'y a
03:46pas tellement de différence entre femmes et hommes.
03:49Mais alors en revanche, sur le sentiment de compétence, c'est tragique. C'est tragique. Les femmes se sentent beaucoup
03:54moins compétentes.
03:55Alors qu'en réalité, elles le sont tout autant que les hommes.
03:57Alors qu'en réalité, elles le sont tout autant. Donc manque d'argent. Elles gagnent moins.
04:02C'est tout à fait connu. C'est documenté.
04:04C'est documenté. Mais aussi manque de confiance. Manque de confiance dans sa compétence en tant qu'investisseur.
04:10Donc les femmes se privent d'opportunités importantes. Et donc j'ai un message vis-à-vis du monde financier.
04:16Occupez-vous un peu plus des femmes. Elles ont besoin de préparer leur avenir financier comme tout le monde.
04:22Elles ont besoin d'argent comme tout le monde. Il faut casser ce tabou.
04:25Et il faut aussi s'adresser aux femmes pour qu'elles investissent davantage.
04:29Parce que l'économie en a besoin aussi.
04:31Donc globalement, de nouveaux investisseurs qui sont plus jeunes, masculins et plus jeunes.
04:36On peut le quantifier d'ailleurs ça ?
04:37Oui, tout à fait. On voit baisser l'âge moyen d'investissement en bourse.
04:42On est passé en dessous de 50 ans. Je crois qu'on est à 48 ans maintenant.
04:45Alors qu'on était très au-dessus sur l'âge moyen des investisseurs.
04:49Et c'est particulièrement vrai sur un type d'investissement dont on aura peut-être l'occasion de reparler.
04:54Qui est devenu très populaire. Qui est ce qu'on appelle les ETF.
04:57Mais en tout cas, c'est vrai qu'il y a un rajeunissement des investisseurs.
05:01On voit aussi des comportements différents.
05:03Ils s'informent de manière différente.
05:04Ils vont plus sur les réseaux sociaux.
05:07Une partie d'entre eux recourt à l'intelligence artificielle pour s'informer.
05:11Pour s'informer ou pour choisir quel type d'action ou quel type d'investissement boursier fait ?
05:16Alors, à ce stade, ce qu'on constate dans nos enquêtes, c'est que les gens vont s'informer sur
05:21l'intelligence artificielle.
05:22C'est un peu comme quand on va chez le médecin.
05:24C'est-à-dire, avant d'aller chez le médecin, vous allez quand même regarder un petit peu.
05:28Voir si ce que vous avez, ça pourrait être ceci ou cela.
05:30Essayer de voir un peu quels sont les traitements.
05:32Enfin, quand même derrière, et c'est d'ailleurs souhaitable aussi en matière financière,
05:36vous allez voir un médecin et vous allez plutôt suivre l'avis de votre médecin.
05:40Donc, les conseillers financiers, les conseillers bancaires, ça reste quand même le cœur du conseil en investissement.
05:47Et heureusement, parce que l'IA n'est pas un conseiller en investissement.
05:49En revanche, effectivement, il y a beaucoup d'informations et les gens utilisent les sources d'informations assez naturellement comme
05:55l'IA.
05:551,6 million, on l'a dit, de nouveaux investisseurs qui sont lancés en bourse en trois ans.
06:00Mais au global, quand même, j'ai le sentiment, peu d'épargnants investissent directement sur les actions.
06:05Le nombre d'actionnaires individuels se situe autour de 3 millions, je parle sur votre contrôle.
06:09Oui, oui.
06:09Après avoir été à 8 millions, c'était juste avant la crise financière de 2008.
06:13Donc, ça veut dire que le nombre d'actionnaires individuels a été divisé par plus de deux en 20 ans.
06:18Puis 3 millions, on se dit qu'au final, c'est 5% des Français, ça reste ultra minoritaire.
06:22Oui, mais d'ailleurs, l'investissement en bourse n'est pas le seul investissement.
06:26Moi, je ne vais pas vous dire, en tant que président de l'autorité des marchés financiers,
06:30mettez tout votre argent en bourse.
06:32Bien sûr que non.
06:33Au contraire, il faut diversifier.
06:35Mais c'est vrai qu'on voit un frémissement sur l'investissement en bourse qui est quand même assez sensible.
06:40Là, on a le nombre de personnes qui ont l'intention d'investir en bourse qui est le plus élevé
06:46depuis 2017.
06:47On a un certain nombre d'indicateurs.
06:49Mais par ailleurs, il y a aussi des évolutions très fortes sur le paysage de l'épargne, d'une manière
06:54générale, ou de l'investissement.
06:56Si bien qu'on voit aujourd'hui de l'investissement qui n'est pas forcément de l'actionnariat direct,
07:02mais qui est de l'actionnariat via les fameux ETF, qui sont des paniers un peu diversifiés,
07:07mais qui sont investis souvent en actions indirectement via les indices boursiers.
07:13Et via les contrats d'assurance-vie aussi.
07:15Et aussi, évidemment, via les fonds d'investissement en actions, via les contrats d'assurance-vie.
07:21Donc, il y a l'investissement direct d'un côté, qui est quand même réservé à des gens qui s
07:25'y connaissent un peu.
07:26Et puis, il y a tout un tas d'autres possibilités d'investir en bourse.
07:31Et ces possibilités se sont étendues.
07:34Donc, les Français, si je résume, Marielle Barbalayani, ont toujours financièrement peur du risque ?
07:40Ou est-ce que c'est en train de changer ?
07:42Alors, il y a des chances qui changent.
07:44C'est-à-dire que les nouveaux investisseurs, encore une fois, qui sont plus jeunes,
07:49sont un peu moins adverses au risque.
07:52C'est-à-dire qu'ils vont prendre un peu plus de risques.
07:54Parfois, un peu trop.
07:55Attention, en bourse, on investit l'argent dont on n'a pas forcément besoin immédiatement.
08:02Et il ne faut pas croire non plus que les placements, c'est mirifique.
08:05Et que si on vous propose des choses extraordinaires via WhatsApp, via les réseaux sociaux,
08:11il faut tout de suite y aller.
08:13Bien au contraire, en général.
08:14Ça peut être une arnaque.
08:15Ça peut être une arnaque.
08:16Les arnaques, c'est quand même un des très gros sujets qu'on identifie
08:20et sur lesquels on essaye d'alerter, là aussi, pour que les gens prennent du recul
08:25et n'y aillent pas tout de suite, entre guillemets.
08:28Et on dit quoi ?
08:29C'est ceux qui pensent que la bourse, c'est comme le casino ou c'est du casino ?
08:32Alors non, la bourse, ce n'est pas du casino.
08:34Parce qu'il faut bien distinguer, je l'ai dit tout à l'heure, le jeu,
08:39l'univers du jeu d'un côté et l'univers de l'investissement de l'autre.
08:42Et c'est vrai aussi sur ce à quoi ça sert.
08:44La bourse, ça sert avant tout à financer les entreprises.
08:48Les entreprises vont en bourse pour lever des capitaux,
08:51pour pouvoir investir, pour pouvoir développer l'économie,
08:55pour pouvoir développer l'emploi.
08:56Donc c'est un mécanisme de financement de l'économie.
08:58Il se trouve que par ailleurs, ça permet aux investisseurs,
09:02sur le long terme, de gagner de l'argent, d'augmenter leurs propres capitaux.
09:08Donc c'est un mécanisme qui est plutôt vertueux,
09:11avec des fluctuations importantes.
09:13C'est très volatile, la bourse.
09:14Donc encore une fois, il ne faut pas mettre tout son argent en bourse,
09:16surtout l'argent dont on peut avoir besoin à court terme.
09:19Donc quand on investit sur des actions,
09:21on aide quelque part à construire la croissance française, européenne ou mondiale.
09:25Mais tout à fait.
09:26C'est un des mécanismes majeurs, la bourse, de financement de l'économie.
09:30Donc les entreprises vont en bourse pour lever des capitaux.
09:33D'abord quand elles s'introduisent en bourse, elles peuvent le faire.
09:35Mais ensuite, au fil du temps, elles peuvent lever de nouveaux capitaux,
09:39faire de nouveaux investissements grâce à ces capitaux.
09:42Et donc c'est un mécanisme très important de financement de l'économie,
09:46de financement du développement de nos entreprises et donc de l'emploi.
09:5016% des personnes interrogées par l'AMF déclarent avoir été victimes d'arnaques.
09:54C'est trois fois plus qu'en 2021.
09:55Et ce chiffre, il double, il monte à 32% chez les moins de 35 ans.
09:59C'est devenu un fléau ces arnaques aujourd'hui.
10:02C'est un fléau.
10:03Arnaque financière.
10:04Tout à fait.
10:05Arnaque financière.
10:06Donc c'est un phénomène de société.
10:07Avec des promesses alléchantes de rémunération.
10:09Avec effectivement de beaucoup de...
10:10Sans effort, rapidement.
10:12Voilà.
10:12Tout ce qui est...
10:14Enrichissez-vous tout de suite, très vite, sans risque.
10:17Et puis surtout, allez-y tout de suite parce qu'il faut investir très vite.
10:21Alors là, drapeau rouge, feu rouge, tout ce que vous voulez.
10:26Vous prenez le temps de réfléchir et vous n'y allez pas.
10:29D'abord parce que c'est très rare que les produits financiers soient en situation de rareté.
10:34Donc si on vous dit, attention, il en reste très peu, il faut y aller tout de suite.
10:39Là, c'est un signal assez inquiétant et il vaut mieux ne pas se laisser avoir.
10:46Un tiers des moins de 35 ans qui sont victimes d'arnaques financières.
10:49Pardon, c'est colossal.
10:51C'est catastrophique.
10:52Et on dit que les promesses d'enrichissement rapide, ça fonctionne toujours, notamment sur les plus jeunes.
10:58Ça fonctionne toujours.
10:59Alors malheureusement, depuis que le monde est monde, on a dans l'histoire financière une histoire des arnaques qui n
11:05'a jamais cessé.
11:07Et qui malheureusement, aujourd'hui, utilise à son profit la digitalisation, les réseaux sociaux, les codes du jeu.
11:15On va vous inciter, pour tout un tas de procédés, à investir trop et davantage.
11:23Nous, on est très inquiets à l'autorité des marchés financiers parce qu'on voit effectivement exploser le nombre de
11:30Français et notamment le nombre de jeunes investisseurs qui disent avoir été victimes d'une arnaque financière.
11:35Ce qui veut dire que leur premier contact pour les jeunes investisseurs ou parmi leurs premiers contacts avec le monde
11:41financier, il peut y avoir une désillusion très forte, un sentiment de s'être fait avoir.
11:47Et donc, ça, c'est pas bon.
11:48Et quels sont vos moyens, justement ? Quels sont les moyens dont vous disposez pour...
11:52Alors, la première chose que nous pouvons faire, c'est effectivement alerter, faire ce que je fais aujourd'hui, c
11:57'est-à-dire dire attention à ce que vous faites d'ailleurs, tout cet aspect de pédagogie.
12:02Non, les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.
12:04Si on vous propose un rendement mirifique sans risque, il faut sans doute y réfléchir à deux fois avant de
12:10mettre son argent.
12:12Il faut vérifier que les prestataires qui vous contactent, notamment via les réseaux sociaux, ne sont pas sur nos listes
12:20noires de prestataires interdits, sont sur nos listes blanches de prestataires autorisés.
12:24C'est un premier rideau de vérification, sachant que nos listes ne sont pas toujours totalement à jour.
12:30Mais enfin, quand même, en tout cas, si un prestataire s'adresse à vous et qu'il est sur la
12:34liste noire de l'AMF, c'est le niet absolu.
12:37Un mot sur les placements verts, les placements durables qui sont commercialisés et qui surfent sur les vertus et les
12:45bienfaits de la transition énergétique.
12:46Comment s'assurer que tout ça n'est pas du greenwashing, de l'éco-blanchiment ?
12:50Il y a toute une réglementation, notamment en Europe, qui vise précisément à s'assurer que ce qui est présenté
12:57comme vert est vraiment vert.
12:59Et nous, on peut intervenir lorsqu'on identifie qu'il y a des prestataires de services financiers qui proposent des
13:05produits dits durables et qu'on se rend compte qu'ils ne le sont pas réellement.
13:12Il y a un label, notamment en France, qui s'appelle le label ISR, qui est un label d'investissement
13:18socialement responsable,
13:20qui est défini par le ministère des Finances, qui vise justement à catégoriser les produits durables.
13:28Donc, il y a un certain nombre de choses auxquelles on peut se référer.
13:31Et puis, c'est vrai qu'en Europe, on a une attention particulière sur la finance durable que nous continuons
13:38à défendre,
13:39même dans un univers où c'est un peu moins populaire, notamment dans certaines autres parties du monde.
13:45Et effectivement, on voit que l'investissement durable, qui va financer la transition énergétique,
13:50il est populaire et il sert vraiment à cette transition énergétique qui est essentielle pour nos économies.
13:56– Allez, merci à vous, Marianne Barbalayani, la présidente de l'Autorité des marchés financiers.
14:01Merci pour cet entretien sur Publix, c'est un merci à vous.
14:04– Merci.
14:05– Allez, on vient de le voir, l'engouement des jeunes pour la bourse ne se dément pas.
14:08Comment les aider à se lancer ? Reportage signé Manuel Aigre.
14:13– Longtemps réservé à une élite, la bourse est aujourd'hui à portée de tous.
14:17En quelques clics, sur un simple téléphone, chacun peut acheter des actions,
14:21espérer gagner gros ou tout perdre.
14:24Résultat, une nouvelle génération se lance.
14:27– Depuis la période Covid, on a vu quasiment un doublement des jeunes investisseurs
14:31et vraiment une envie des jeunes générations de prendre en main leur épargne et donc d'investir tôt.
14:36– Et parmi les produits qui séduisent le plus les débutants, les ETF.
14:41– Les ETF qui sont un panier d'actions et qui permettent de répliquer un indice,
14:45par exemple comme le CAC 40, et donc ce sont des produits assez simples, diversifiés et accessibles.
14:52– Ces produits permettent d'investir en une seule fois sur des dizaines, voire des centaines d'entreprises.
14:58Une façon de se lancer en limitant les risques.
15:01Mais très vite, certains jeunes veulent aller plus loin.
15:04Pour apprendre, beaucoup se tournent vers les réseaux sociaux.
15:08Les conseils s'enchaînent, les méthodes se partagent.
15:11Promesses de gains rapides, stratégies miracles, tout semble accessible.
15:15Résultat, près de trois jeunes investisseurs sur quatre veulent gagner vite et beaucoup.
15:20Mais derrière cette ambition, le décalage est réel.
15:23Beaucoup pensent maîtriser sans en avoir les bases.
15:27Pour accompagner cette nouvelle vague, une formation a vu le jour.
15:31Et ça se passe à la Bourse de Paris, chez Euronext.
15:35– Vous avez vu les nouvelles d'hier ?
15:36– Ce que j'ai vu du coup, c'est que les Etats-Unis, ils ont attaqué l'Iran.
15:41Et ça, c'est quelque chose qui est très mauvais pour notre portefeuille.
15:45Pendant sept mois, des étudiants venus de toute la France se forment.
15:51Objectif, investir comme de vrais professionnels et faire fructifier au maximum leur portefeuille.
15:57– C'est des secteurs qu'il faut éviter.
15:59L'industrie, le transport, tout ce qui est les biens de consommation non essentiels.
16:04Et plutôt rebasculer vers le secteur énergétique.
16:08– Analyse, stratégie, prise de risque.
16:11Dans cet exercice, tout est réel.
16:13Sauf une chose, l'argent.
16:15– Il permet à des étudiants de pouvoir vivre la vraie vie d'un investisseur.
16:19C'est-à-dire qu'ils sont immergés dans la vraie vie d'un investisseur.
16:22Ils ont uniquement leur portefeuille qui est virtuel.
16:26Ils peuvent soit concourir à titre individuel avec un portefeuille virtuel de 50 000 euros,
16:30soit de manière collective un portefeuille virtuel de 200 000 euros.
16:35Roxane peut avoir le sourire, car pour cette cinquième édition, 6000 étudiants ont participé.
16:41Aujourd'hui, certains repartent avec un prix.
16:44Mais demain en bourse, ce ne sera plus un jeu.
16:46Les gains ne seront plus virtuels et les pertes, elles, seront bien réelles.
16:57Un nombre record de Français ont investi en bourse en 2025.
17:00Potons pour autant parler de démocratisation des actions.
17:03Réponse avec vous, Bonne-Marie Grisoni, bonjour.
17:05– Bonjour, David.
17:06– Directeur général de Bourse aux banques.
17:08On vient de voir dans le reportage l'engouement, l'enthousiasme des jeunes pour la bourse.
17:12Comment vous expliquez que ça ne leur fasse pas peur,
17:15alors qu'on sait que leurs parents sont plutôt méfiants à l'égard de la bourse ?
17:19– Je pense que nous, ce qu'on voit, c'est qu'il y a un changement total culturel
17:23de la part des jeunes vis-à-vis de l'investissement.
17:25Nous, on le voit à travers l'explosion du nombre d'ouvertures de comptes titres
17:28qu'on a pu avoir ces dernières années.
17:30Les 3-4 dernières années ont changé radicalement la nature des investisseurs que nous, nous voyons.
17:36Les jeunes, c'est à peu près plus de 50% des ouvertures de comptes titres chez nous.
17:40– Jeunes, c'est où ?
17:41– 18-30, alors que c'était 15% il y a 5 ans.
17:45Donc, c'est un changement radical.
17:47Et je pense que c'est lié à plein de phénomènes.
17:48Il y a le fait que, d'abord, les fines influenceurs ont eu un impact important
17:52dans la démocratisation des contenus, dans l'accessibilité des contenus.
17:56Il y a le fait que les jeunes, je pense, se posent des questions sur tout un tas de sujets
17:59comme la retraite où ils voient qu'ils ont besoin probablement de se prendre en main.
18:03Il y a un côté un peu aussi produit.
18:05Je pense qu'il y a des produits qui sont plus simples d'accès aussi aujourd'hui
18:07pour accéder finalement à la bourse.
18:09Et puis, il y a un contexte aussi plus général, un peu pro, on va dire, entreprise
18:14qui, quelque part, est porté à travers la loi PAC depuis 2019.
18:17Donc, beaucoup de choses en même temps qui ont fait que les jeunes se sont intéressés
18:20beaucoup plus que leurs parents à la bourse.
18:23– Après, c'est vrai qu'aujourd'hui, investir en bourse, c'est plus facile et moins coûteux
18:27qu'il y a 10, 20 ans et 30 ans.
18:29– Ça n'a plus rien à voir.
18:30Aujourd'hui, tu accèdes à un compte-titre ou un PEA sans frais de droit de garde,
18:34sans frais de courtage.
18:36Il y a plein de choses qui ont évolué, des produits qui sont accessibles dès 10 euros.
18:39Donc, plus du tout le problème de la barrière à l'entrée
18:42où on pensait que la bourse était faite que pour des gens qui avaient des grands moyens.
18:44En fait, ce n'est pas du tout le cas.
18:46Il suffit de trouver la bonne méthode d'investissement et le bon produit.
18:49Et c'est vrai que les frais n'ont plus rien à voir.
18:51– Est-ce que c'est vrai que les épargnants, en général, français, se détondent du livret A
18:55qui rapportent seulement 1,5% pour aller vers des investissements plus risqués,
19:00notamment la bourse ?
19:01– En fait, les Français préfèrent aller maintenant vers des produits plus risqués.
19:03Et ça, on le voit à travers les statistiques.
19:05C'est vraiment très net.
19:06Il y a une réorientation.
19:07C'est 40% à peu près des efforts d'épargne depuis le début de l'année
19:11qui sont plutôt au profit des produits Assurance-vie et bourse versus les livrets.
19:15– Le patrimoine financier des Français, alors j'ai le chiffre, c'est 6 500 milliards d'euros.
19:20Soyez en passant, c'est le double de la dette publique française.
19:23Donc, ça laisse un peu de marge.
19:24Les Français, on le sait, sont les rois de l'épargne, Benoît Grisonni.
19:27Mais est-ce que les Français savent réellement ce que leur apporte leur épargne ?
19:31Seuls 19% des Français connaissent précisément la performance de leur placement
19:36selon l'Institut Selvitis.
19:37On se dit que c'est peu quand même.
19:39– Non, c'est peu et c'est encore un travail énorme qu'on a collectivement à réaliser.
19:43C'est-à-dire qu'il y a un sujet d'éducation financière en France,
19:46notamment par les déjeuners et évidemment à commencer par cette population.
19:50Mais je pense qu'il y a un intérêt qui grandit quand même.
19:52Et donc, finalement, aujourd'hui, il y a un accès à l'information
19:55autour des produits financiers, autour de l'épargne,
19:58qui sont quand même beaucoup plus faciles qu'à une époque.
20:01– Mais comment expliquer cette méconnaissance de savoir combien
20:04rapport à ces placements ?
20:06C'est peut-être lié aussi au leg du passé,
20:08l'opacité des frais sur les produits ?
20:10– Oui, alors c'est vrai que ça a pu être ça.
20:12Je pense que la profession financière veut garder une sorte d'élitisme,
20:16quelque part, à travers des produits qui sont parfois un peu plus compliqués
20:18à comprendre que ce qu'ils sont vraiment.
20:20Il y a aussi le fait qu'en France, on a la chance d'avoir une protection sociale
20:23aussi très importante, ce qui a fait peut-être aussi
20:25que les Français avaient moins besoin de s'intéresser à ces sujets,
20:28puisqu'ils étaient protégés un peu par le système.
20:30Donc il y a plein de phénomènes qui rentrent en ligne de compte,
20:32c'est aussi une culture assez profonde par rapport à d'autres pays aussi.
20:35Mais aujourd'hui, c'est en train de changer,
20:36et je pense que ça change assez vite,
20:38et c'est le fruit, encore une fois, de l'effort de pas mal d'agents économiques
20:42qui essayent d'expliquer de plus en plus que l'intérêt des Français,
20:45ce n'est pas forcément de mettre tout son argent dans le livret A.
20:47– D'ailleurs, selon l'Observatoire de l'épargne européenne,
20:50c'est assez intéressant comme chiffre,
20:51la performance des placements détenus par les Français
20:54a été de 2,3% par an depuis 2013.
20:59Ce n'est pas folichon,
21:00surtout quand on sait que l'inflation a été de 2% par an.
21:04– Mais oui, mais ça, c'est pourquoi.
21:04– Ça veut dire que l'épargne n'a pas rapporté contre les Français.
21:06– Oui, mais les Français ont du mal à avoir de l'argent,
21:08à en mettre de côté.
21:09Et une fois qu'ils le mettent de côté,
21:10la première chose qu'ils veulent, c'est évidemment la sécurité.
21:13Ils ne veulent pas avoir mis de côté pour perdre.
21:15Et là, quand on joue la sécurité,
21:18quelque part, forcément, on a un rendement qui est très faible.
21:21Et par rapport aux actions,
21:22je pense que le rendement, à peu près dans la même période,
21:24sur 10-20 ans, c'est à peu près 10% par an.
21:26Si on prend le CAC 40, réinvestit en dividendes.
21:29Donc, c'est bien pour montrer qu'il y a un écart très significatif.
21:31Alors, il n'y a pas les mêmes risques.
21:32Il ne faut pas prendre que des risques,
21:34mais faire que du prudent,
21:35c'est évidemment détrimental pour l'épargne des Français.
21:39– Donc, à ceux qui pensent que la bourse,
21:41ce sont des montagnes russes,
21:42c'est vrai à court terme,
21:43mais c'est vrai que dans la durée,
21:44sur 10, 20, 30, même sur 40 ans,
21:46selon les chiffres de l'IEF,
21:48sur 40 ans, c'est 12% par an de rendement sur les actions.
21:51Donc, avec le temps, le risque change de camp.
21:54– Le risque change complètement de camp.
21:55Et je pense qu'aujourd'hui,
21:56c'est très important pour un épargnant français
21:59de comprendre qu'il y a aussi des solutions qui existent.
22:01Et finalement, investir,
22:03c'est presque plus un sujet de méthode
22:04que de sous-jacent.
22:05C'est-à-dire que si vous êtes méthodique,
22:07si vous épargnez,
22:08investissez tous les mois, par exemple,
22:10des petites sommes,
22:11les risques aussi sont beaucoup plus diffus,
22:13sont beaucoup plus lissés
22:14et permettent d'avoir un rendement qui est bon.
22:16Et bien sûr, dans une logique de diversification,
22:18l'objectif, ce n'est pas de tout mettre dans la bourse
22:20ou de tout mettre dans un livret.
22:22L'intérêt, c'est d'avoir une logique plutôt globale.
22:24Et même avec des petits montants,
22:26la principale chose,
22:27c'est de mettre des petits montants
22:28de manière très régulière
22:29pour arriver à avoir un rendement qui est bien meilleur,
22:32beaucoup plus sécurisant
22:33parce qu'on rentre à des moments très différents dans le temps.
22:35Donc, on rentre à des points bas, des points hauts
22:37et quelque part, ça évite les risques principaux des marchés.
22:40Le CAC 40, qui est l'indice phare de la Bourse de Paris,
22:43est proche de ses records historiques
22:46malgré le conflit au Moyen-Orient.
22:48Comment on explique ça aux Français
22:50alors que l'économie française est un peu faible
22:52et que le contexte géopolitique est anxiogène
22:54et pour autant, l'indice de la Bourse de Paris,
22:56comme tous les grands indices bourses et mondiaux d'ailleurs,
22:58caracole au plus haut ?
22:59C'est ce que je voulais dire.
23:00Je pense que tous les indices, quelque part,
23:02surperforment depuis longtemps.
23:03C'est vrai que ça peut paraître étonnant
23:04parce que toutes les dernières crises qu'on a connues,
23:06finalement, n'ont jamais impacté les marchés
23:07puisque même si on revient au Covid en 2020,
23:10il y a eu une baisse puis finalement une remontée
23:11pratiquement dans le mois.
23:13Donc, quelque chose de très rapide.
23:15Je pense que ça s'explique par le fait
23:16que d'abord, les performances des entreprises sont très bonnes
23:18et à la fin, on investit dans des entreprises.
23:21Donc, les performances, pour l'instant en tout cas,
23:23ne sont pas impactées par la crise du Moyen-Orient.
23:25Et puis aussi, il y a aussi cet effet d'épargne
23:28dont je parlais tout à l'heure un peu mécanique
23:29qui fait aussi que ça pousse quelque part
23:31pas mal de flux d'argent,
23:33à la fois qui peut venir de l'étranger,
23:34mais aussi des épargnants,
23:36qui amènent à ce que finalement,
23:37il y ait de plus en plus d'investisseurs
23:39qui ont besoin d'investir leur argent.
23:41Et finalement, ça porte le marché aussi
23:43de manière assez mécanique.
23:44Donc, il y a plusieurs phénomènes
23:45qui rentrent en ligne de compte
23:46et qui font que finalement,
23:47ça sert un peu de support
23:49à la valeur du CAC 40.
23:51Entreprises, d'ailleurs, du CAC 40,
23:53nos fleurons,
23:53qui d'ailleurs servent assez généreusement
23:55leurs actionnaires via les dividendes,
23:56dont on est autour de 3,5% par an en moyenne.
23:59C'est confortable
24:00et on se dit que peut-être mieux
24:01que ça aille dans la poche des Français
24:03que dans la poche d'investisseurs étrangers
24:04hors de France.
24:05Oui, c'est ce que je disais.
24:06Le CAC a fait 10% par an quasiment
24:08sur les dix dernières années,
24:10dividendes inclus.
24:10Donc, les 3,5% font partie de la performance.
24:13Et c'est vrai qu'on voit
24:14que c'est bien meilleur
24:15que n'importe quel autre placement,
24:16que ce soit du fonds euro ou des livrets.
24:18Donc, il y a un intérêt
24:18pour les Français à y aller.
24:19Et si on a surperformé en France sur le CAC,
24:22c'est aussi lié au secteur du luxe principalement,
24:24qui est un des domaines
24:25dans lequel la France est très forte.
24:27Ça pourrait être d'autres choses,
24:28mais aujourd'hui, c'est vraiment le luxe
24:29qui a tiré nos indices à la hausse en France.
24:31Pour se constituer une épargne
24:33en vue de sa retraite,
24:34c'est un sujet.
24:35Plus on démarre tôt,
24:37moins c'est douloureux, j'ai envie de dire.
24:39Plus fort et progressif.
24:40C'est presque...
24:41Finalement, le conseil le plus important
24:43qu'on peut donner,
24:44c'est d'ouvrir le plus tôt possible
24:46les enveloppes, finalement, de long terme.
24:49C'est-à-dire, vous ouvrez un PEA,
24:51c'est 10 euros minimum.
24:52Vous pouvez faire un investissement
24:53de 10 euros par mois minimum
24:55sur des produits très simples.
24:57Vous pouvez faire pareil
24:58pour un plan d'épargne-retraite
24:59où vous avez 30 ans devant vous
25:01pour investir.
25:02Pareil, vous commencez à 10 euros.
25:04Il n'y a pas besoin d'être millionnaire
25:06pour faire ça.
25:06Vous faites pareil sur un PEA, PME.
25:09Donc, le premier conseil,
25:10c'est en effet,
25:10plus tôt vous ouvrez,
25:11plus tôt vous commencez à investir,
25:13plus tôt vous pourrez avoir
25:15les bénéfices de votre investissement.
25:16Plus l'effort d'épargne est faible.
25:17Plus l'effort d'épargne est faible.
25:19Et il faut casser une idée reçue.
25:21Et je crois que les jeunes,
25:22et ça, c'est ce qui me rassure le plus,
25:23et c'est là où il y a
25:24beaucoup d'optimistes,
25:24l'ont compris,
25:25il faut commencer tôt.
25:26Et ce n'est pas une question de moyens.
25:28Nous, aujourd'hui,
25:29je dirais le ticket moyen
25:31pour l'épargne programmée,
25:32c'est 75 euros par mois.
25:33Et c'est des personnes
25:34qui font 25 euros, 25 euros, 25 euros
25:37sur trois supports différents.
25:38Donc, ils diversifient leurs risques
25:40sur des choses d'ailleurs
25:40très diversifiées.
25:42Ils vont faire un peu d'Europe,
25:43un peu d'Amérique
25:44et un peu de santé
25:45pour prendre un secteur.
25:46Et voilà, ils arrivent
25:47avec simplement 75 euros
25:49à commencer à investir.
25:50Il ne faut pas avoir
25:51honte de ça ou peur de ça.
25:53Il suffit de commencer, en fait.
25:55Il faut commencer.
25:55L'enveloppe préférée des Français,
25:57c'est l'assurance-vie.
25:58Plus que jamais plébiscité
25:59par les Français.
26:0020 millions de personnes
26:01disposent d'un contrat
26:02d'assurance-vie en France
26:03avec un capital moyen
26:04de 100 000 euros
26:05par souscripteur.
26:07C'est un vrai succès, ça.
26:08C'est un vrai succès.
26:09Nous, on a la chance
26:09d'avoir 550 000 contrats
26:11d'assurance-vie.
26:12C'est évidemment...
26:13Pourquoi c'est un succès ?
26:14C'est un succès pour une raison simple.
26:16Le fonds euro est garanti
26:17et il est liquide.
26:18Donc, c'est exactement
26:19le besoin principal
26:20qu'ont les Français.
26:21Et la deuxième chose,
26:22c'est que fiscalement,
26:22ils bénéficient d'une enveloppe
26:23évidemment intéressante
26:24puisque vous avez la transmission
26:26et puis aussi un peu moins
26:27de taxation.
26:28Donc, c'est évidemment
26:28un produit qui répond
26:29à peu près à toutes
26:30les caractéristiques.
26:31Et en ce moment,
26:32le fonds euro,
26:32il est autour de 3 % net de frais.
26:35Ce qui est très, très bien
26:36par rapport même
26:36au niveau d'inflation actuel.
26:38Donc, évidemment
26:39que ça fonctionne.
26:40Donc, on peut parler
26:41de démocratisation
26:42de la bourse,
26:43des marchés financiers en France
26:44ou c'est surtout les jeunes ?
26:46Moi, je pense que c'est très...
26:48Nous, ce qu'on voit
26:48à notre niveau,
26:49c'est vraiment très...
26:50Les jeunes ont pris un...
26:51Les 18-30 ans.
26:52Ont pris un virage.
26:53Les 18-30 ans.
26:55Et je me demande même
26:56dans quelle mesure
26:56leur crainte à eux
26:57par rapport au futur.
26:59Justement, je parlais tout à l'heure
27:00de la protection sociale
27:01ne les a pas poussés aussi
27:02à prendre les devants quelque part.
27:04Et quelque part,
27:04à anticiper le fait
27:05qu'il fallait se prendre en main.
27:06Et puis, il y a un côté un peu,
27:08j'allais dire,
27:09mode de l'investissement
27:10qui, grâce aux fines influenceurs,
27:12à tout ce qui se passe
27:13dans les écosystèmes
27:14des réseaux sociaux,
27:15on fait finalement
27:16de l'investissement
27:17un thème à la mode.
27:19Et quelque part,
27:19on peut s'en plaindre,
27:21trouver parfois
27:21que ça peut amener
27:22à certaines dérives.
27:23Mais d'un autre côté,
27:24c'est aussi intéressant
27:25parce que ça permet
27:25à des jeunes
27:26de s'intéresser
27:27à ces sujets-là,
27:27ce qui n'était pas le cas
27:28de nos générations.
27:29Allez, merci à vous
27:30pour cet entretien.
27:31Bono Grisonni,
27:32directeur général
27:32de Boursop Banque.
27:33Merci.
27:33Merci, David Jaco.
27:35Voilà, c'est la fin
27:35de Pourvu que ça dure,
27:36l'émission qui rend
27:37à l'éco-responsable,
27:37émission tournée
27:38depuis le bivouac
27:39de L'Oréal-France.
27:40Pourvu que ça dure,
27:41c'est aussi du replay
27:42sur publicscénat.fr.
27:43À très vite.
27:57Cette émission vous est présentée
27:59par Tiqueo Capital,
28:01acteur mondial de la gestion
28:02d'actifs et spécialiste
28:04des solutions d'épargne
28:05et d'investissement
28:06dans les secteurs clés
28:07au service de la souveraineté
28:08européenne.
Commentaires