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  • il y a 3 jours
Cette semaine dans I-Média retrouvez Floriane Jeannin et Jean-Yves Le Gallou

📌Introduction

L’image de la semaine : Après Henry Nowak, une nouvelle agression par un migrant choque le Royaume-Uni !

À Belfast, un ressortissant soudanais demandeur d'asile a sauvagement agressé un homme au couteau, lui faisant perdre un œil et tentant de la décapiter. La scène, filmée, a fait le tour des réseaux sociaux faisant éclater de violentes manifestations contre l’immigration. Comment les médias couvrent-ils l'événement ? Tout sur les émeutes… rien sur la victime. Décryptage du traitement médiatique à deux vitesses et focus sur une faille migratoire méconnue.

Le dossier du jour : Affaire Lyhanna : la justice protège-t-elle vraiment nos enfants ?

La mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée dans le Gers, a bouleversé la France entière. Au-delà de l'émotion, I-Média pose les questions que les chaînes d'info évitent : que révèle cette affaire sur le fonctionnement de la justice ? La presse étrangère semble plus clairvoyante que nos propres médias sur cette défaillance de plus de l'État !

Les pastilles de l’info :

- Jean-Eudes Gannat condamné à 3 mois de prison avec sursis et 4 655 € d'amende… pour avoir filmé des migrants squattant un parking.

- Matthieu Pigasse, le patron de médias d'extrême gauche, candidat à la présidentielle ? Léa Salamé sur “Quelle époque” en rêve !

- Patrick Bruel échappe à la détention provisoire, après 13 plaintes pour viol et tentatives de viol... il s’est “cassé la voix” !

- Delphine Ernotte accusée de parjure : la patronne de France Télévisions aurait menti sous serment devant une commission d'enquête parlementaire.

- Nuit Blanche à Paris : six manifestants catholiques face à Barbara Butch

🔴 Conclusion

Portrait piquant : Delphine Ernotte

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News
Transcription
00:00Il y a un an, TVL subissait un choc majeur, la fermeture de son compte bancaire, sans justification.
00:06Les conséquences sont désormais chiffrées.
00:10442 987 euros de préjudice estimé.
00:13Pour un média indépendant, c'est une somme considérable,
00:16et c'est pourquoi nous avons décidé d'engager une riposte judiciaire.
00:20Cette affaire n'est pas arrivée par hasard, elle est la rançon du succès.
00:24Depuis des années, TVL fait face à des restrictions de visibilité,
00:27des suppressions de contenu, des obstacles techniques et financiers.
00:31Pourquoi ? Parce que TVL a fait le choix de l'autonomie
00:33et n'a pas choisi le conformisme face au grand sujet de notre temps.
00:38Nos analyses du mouvement des Gilets jaunes, de la période Covid
00:40et plus généralement des affaires internationales
00:43ont fait notre singularité dans un environnement médiatique
00:45très formaté ou aligné, quelle que soit la sensibilité politique.
00:50Nous n'avons pas non plus baissé la garde sur les scandales intérieurs au pays,
00:53qu'il s'agisse de l'affaire de pédocriminalité qui a secoué
00:56le périscolaire parisien sous gestion socialiste de la capitale,
01:00mais aussi des questions migratoires et sécuritaires
01:02sans verser pour autant dans une ligne de défense
01:04d'un système de surveillance attentatoire à nos libertés.
01:08Cette liberté éditoriale et la défense des libertés
01:10sont au cœur du projet de TVL depuis plus de 10 ans.
01:14Et elle a un coût supporté grâce à vos dons
01:16et une gestion rigoureuse de notre média.
01:19À l'approche de 2027, la bataille de l'information sera décisive.
01:23Pour rester indépendant, nous avons besoin de moyens.
01:27Souvenir TVL aujourd'hui, ce n'est pas seulement aider un média,
01:30c'est défendre le pluralisme, la liberté d'informer,
01:32le droit d'entendre une autre voix.
01:34C'est investir dans un projet qui dure depuis plus de 10 ans.
01:37Je compte sur vous, toutes les équipes de TVL comptent sur vous.
02:10– Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver
02:14pour ce nouveau numéro d'Immédiat en compagnie de Jean-Yves Le Gallou.
02:17Bonjour Jean-Yves.
02:18– Bonjour Floriane.
02:19– Alors Jean-Yves, cette semaine, on va revenir sur une agression sauvage.
02:23Encore une, vous allez me dire, parce que la semaine dernière,
02:25nous évoquions déjà l'affaire Henri Novak,
02:28qui avait près d'un an déjà.
02:30Cette fois-ci, c'est à Belfast qu'une agression a eu lieu
02:34par un migrant soudanais qui a tenté, sur la vidéo littéralement,
02:39de découper, dégorger ou de retirer les yeux de son voisin de palier.
02:46Vous allez voir, on en reparle juste après.
02:48Et puis, notre dossier cette semaine est évidemment consacré à Liana.
02:53Vous savez, cette pauvre petite fille de 11 ans qui avait disparu,
02:58qui a été retrouvée morte et dont on sait désormais
03:01qu'elle a été victime d'ignobles agressions sexuelles.
03:05On n'oubliera pas nos habituelles pastilles de l'information
03:08et le portrait piquant de cette semaine également.
03:13Si le programme vous parle déjà et que vous souhaitez soutenir notre émission,
03:17n'oubliez pas de cliquer sur le pouce en l'air.
03:19Vous pouvez également laisser un commentaire juste en dessous.
03:22Ça se passe dans le descriptif de YouTube, enfin juste en dessous en tout cas.
03:27Si vous êtes prêts, on y va, on se retrouve juste après la virgule.
03:33Lundi 8 juin dernier, à 22h30, dans une rue de Belfast,
03:40un homme qui s'appelle Adi Allodide, qui a 30 ans,
03:45agresse sauvagement son voisin de palier.
03:48Il le poignarde à de nombreuses reprises au niveau de la tête.
03:52C'est très simple sur la vidéo que l'on ne vous passera pas parce qu'elle est extrêmement violente
03:57et qu'on risquerait la censure de YouTube.
04:00Il est installé à Califourchon sur cet homme avec un couteau
04:04et il est littéralement en train d'essayer de lui découper par tous les moyens la tête
04:09en hurlant les bras en l'air.
04:10Enfin, la scène est totalement dantesque.
04:13La victime a fini par perdre son œil gauche.
04:16Elle doit avoir, à l'heure où nous parlons, de nombreuses victimes
04:20et tenter de continuer de se battre pour survivre.
04:23Des voisins ont finalement réussi à interrompre cette agression physique
04:28d'une grande violence.
04:31et ils ont maintenu l'agresseur au sol jusqu'à l'arrivée de la police.
04:38Alors, Jean-Yves, ce migrant soudanais,
04:41parce qu'on sait que c'est un migrant soudanais,
04:43qui était demandeur d'asile…
04:46– Venu de France d'ailleurs.
04:47– Venu de France, exactement.
04:48– Enfin, il en est parti au moins, il n'a fait que passer.
04:50– On a échappé au pire.
04:51– Oui, on a échappé au pire.
04:55Et donc, la vidéo, en fait, ce qui s'est passé,
04:58c'est que la vidéo de cette agression a énormément tourné
05:01sur les réseaux sociaux, ce qui a déclenché le scandale
05:04et ce qui a fait que la presse en a parlé.
05:07Je vous laisse faire un commentaire, encore une fois,
05:08sur ces façons de faire qu'on connaît bien en maintenant.
05:11– Alors, la presse en a parlé de deux manières.
05:14D'abord, elle en a parlé beaucoup pour dénoncer les manifestations
05:18entre guillemets d'extrême droite qui ont eu lieu de protestations
05:22à Belfast contre cette tentative d'assassinat.
05:27Mais elle a un peu occulté le caractère extrêmement violent,
05:34extrêmement choquant de la vidéo en parlant d'attaque au couteau.
05:39Voilà, il y a eu donc un double effet.
05:42Un, de minoration de l'origine des événements,
05:47c'est-à-dire l'agression violente de ce migrant soudanais
05:51contre son voisin de palier.
05:52Et puis, la culpabilisation des manifestations,
05:57de la révolte populaire.
05:58Révolte populaire qui est légitime,
06:01dans la mesure où la politique du gouvernement anglais,
06:04comme d'autres gouvernements,
06:06c'est d'imposer massivement au peuple une immigration
06:09dont le peuple ne veut pas.
06:11Et ce qui déclenche des révoltes populaires,
06:13réprimées très violemment par la police britannique.
06:17Comme dans d'autres endroits,
06:18la police sert à empêcher l'expression populaire
06:23et à imposer finalement la dictature antiraciste.
06:27– Alors, une rapide revue de presse
06:29pour aller dans le sens de vos propos, Jean-Yves.
06:32La presse, là, dans BFM TV,
06:34parle effectivement d'une attaque au couteau
06:36et de violentes manifestations anti-immigration.
06:39C'est-à-dire que c'est les manifestations qui sont méchantes
06:41et qui sont citées en premier lieu.
06:43BFM encore, il faut essayer de tout comprendre
06:46à cette attaque au couteau,
06:47mais aussi aux appels à la haine
06:49et aux émeutes xénophobes.
06:51Que se passe-t-il à Belfast ?
06:52En effet, il faut lire le sous-titre
06:54de cet article de BFM TV
06:56pour comprendre que l'auteur de l'attaque au couteau,
07:00ou plutôt de la tentative de décapitation en réalité,
07:02ce qu'il faut dire et employer les bons mots,
07:05– Et les nucléations.
07:07– Et les nucléations, exactement,
07:09oui, parce qu'il ne faut pas oublier cet œil
07:11qui ne marchera plus jamais désormais,
07:14eh bien, on apprend que c'était un demandeur d'asile du Soudan.
07:18Et donc, on parle ensuite, bien sûr,
07:20des appels à la haine qui ont été relayés
07:22sur les réseaux sociaux.
07:23France Info fait peu ou prou le même genre d'article
07:27avec des manifestants qui sont violents,
07:29qui incendient des habitations,
07:31qui bloquent des axes routiers.
07:33Oui, mais pourquoi ?
07:34C'est parce que c'est après une attaque au couteau,
07:37encore une fois, le terme est un peu léger,
07:39et par contre, pour décrire les manifestations,
07:41on n'y va pas avec le dos de la cuillère.
07:43Et le monde emploie cette technique assez habituelle.
07:48Vous allez voir, donc, parle également d'une attaque au couteau,
07:51mais aussi, vous savez, nous dit que la famille de la victime appelle au calme.
07:56Alors ça, c'est toujours…
07:58les bons mots qu'on prête aux familles de la victime.
08:01C'est un classique.
08:01C'est un classique.
08:02Les familles sont prises en main très souvent par les autorités.
08:05Pas toujours, il y en a qui commencent à résister.
08:07– Exactement.
08:08Alors, RTL, toujours une attaque au couteau.
08:10France Info, c'est une attaque, avec des appels au calme des autorités britanniques.
08:16Alors, ce n'est pas tout à fait des appels au calme,
08:18parce que moi, j'ai le tweet de Kirst Armer devant les yeux,
08:20je vous l'affiche à l'écran, pour que vous l'ayez aussi.
08:23Il déclare que les personnes qui ont été ciblées lors des manifestations
08:27en raison de leurs origines, c'est absolument intolérable
08:32et que les responsables ressentiront toute la force de la loi.
08:36C'est bien dommage que la force de la loi ne soit pas ressentie
08:40par les agresseurs avant qu'ils ne passent à l'acte.
08:44C'est bien dommage.
08:44Et par ailleurs, je voudrais vous faire écouter
08:48les réactions de la ministre de l'Irlande du Nord,
08:52Michel O'Neill du Sinn Féin,
08:55qui, elle, se plaint, vous allez voir,
08:57du fait que beaucoup trop de gens ont vu la vidéo.
09:00On l'écoute tout de suite, c'est en anglais,
09:02mais je vous ferai la traduction sommaire juste après.
09:14On ne sait même où on est, on ne sait même où on est sur une carte.
09:20Mais je ne sais même pas, on voit les lignes de l'Elon Musk dans ce monde,
09:23ou on voit les Tommy Robbins dans ce monde.
09:34Alors, ce qu'elle explique, c'est que la nuit de lundi était absolument horrible,
09:39qu'elle aurait souhaité que personne ne voit la vidéo,
09:42que c'est bien dommage parce que beaucoup de gens ont vu la vidéo
09:45et que ça a déclenché toutes ces manifestations qu'elle déplore.
09:48Et ensuite, elle nous explique que la vidéo a énormément tourné sur les réseaux sociaux
09:53à cause d'Elon Musk, on l'entend très bien dans les vidéos,
09:57mais aussi à cause de Tommy Robinson
09:59et que ce sont eux qui orchestrent ces vilaines manifestations.
10:03– C'est eux qui informent.
10:05Ils informent d'une situation qui est insupportable au peuple
10:08et les peuples se révoltent.
10:09Alors, peut-être un peu plus violemment en Irlande du Nord qu'ailleurs
10:13parce qu'il y a une tradition de conflit, mais paradoxalement,
10:18les gens qui étaient en conflit, c'est-à-dire les loyalistes britanniques d'un côté,
10:22les nationalistes irlandais de l'autre, sont maintenant unis
10:25contre l'invasion migratoire.
10:30Si on veut bien comprendre d'ailleurs ce qui se passe là-bas,
10:32c'est brèses infos qu'il faut lire, parce que Yann Valéry,
10:36qui est le rédacteur en chef de ce site d'information,
10:38connaît très bien l'Irlande du Nord, connaît très bien Belfast,
10:41si elle est à de nombreuses reprises, il comprend la situation.
10:44Et effectivement, dans le contexte de l'Irlande du Nord
10:49où il y a eu beaucoup de conflits, il y a encore des hommes
10:52un petit peu, peut-être un petit peu plus virils qu'ailleurs,
10:55et donc la révolte devant ce qui est insupportable
10:58se manifeste plus fortement.
11:02Place maintenant à notre dossier du jour.
11:08La mort de Liana, 11 ans retrouvée dans le Gers,
11:12après plusieurs jours de recherches à bouleverser
11:15et émue absolument la France entière.
11:18Mais derrière finalement l'émotion dans ce dossier sordide,
11:23se cache une vraie question, c'est est-ce que la justice
11:26a vraiment la capacité de protéger nos enfants ?
11:30Et si jamais par malheur il arrivait quelque chose,
11:34combien de temps mettra-t-elle à réagir ?
11:37C'est bien la question qui est soulevée actuellement.
11:41Peut-être d'abord un point sur la presse
11:44qui commence à sortir quelques révélations
11:47autour de cette affaire Liana.
11:49On a affaire visiblement à une famille
11:51quand même complètement ravagée, j'allais dire.
11:55Le père de Jérôme Barrella, qui est le principal suspect
11:58dans l'affaire Liana, a déjà été accusé d'agression sexuelle
12:03dénoncée par une mineure de son environnement familial.
12:07Il avait bénéficié déjà d'un non-lieu
12:09dans d'autres affaires de violences sexuelles en 2021.
12:13Mais on a aussi le frère de Jérôme Barrella,
12:16Yannick Barrella, qui lui a été mis en examen
12:19pour viol sur mineurs, et puis soyons fous aussi,
12:23viol sur conjoint, après les plaintes de deux ex-compagnes.
12:28Tant et si bien qu'on se pose réellement la question
12:31de pourquoi est-ce que Jérôme Barrella,
12:34le principal suspect dans la disparition de Liana
12:38et dans son meurtre, qui est un père de famille
12:41et qui avait fait l'objet de cinq signalements
12:44et de plaintes, et qui par ailleurs, je vous le rappelle,
12:47je viens de le dire, a cette famille un peu compliquée,
12:51pour le moins, pourquoi est-ce que rien n'a été fait ?
12:55C'est évidemment ce qui soulève beaucoup de questions aujourd'hui
12:59et beaucoup de colère.
13:01Alors, Jérôme Barrella a été placé en détention provisoire,
13:05d'ores et déjà, on apprend par BFMTV
13:08qu'il va être placé à l'isolement
13:10pour éviter tout contact avec d'autres détenus,
13:13ce qui est bien dommage, parce que peut-être,
13:16dans les prisons, c'est le seul endroit
13:18où la justice populaire s'exerce assez naturellement.
13:22Et voilà, de mon côté, je le déplore.
13:26Pour continuer un peu cette revue de presse sur l'affaire Liana,
13:30je vais vous étonner, chers téléspectateurs,
13:32puisque c'est un article qui a été revendu par Edoui Plenel,
13:38un article de Mediapart, un article du club de Mediapart,
13:42qui a été rédigé par une ex-journaliste politique à BFMTV.
13:46Et que fait-elle, cette journaliste ?
13:48Eh bien, elle décrypte la façon dont la communication autour de cette affaire
13:52a complètement été contaminée
13:55par la communication présidentielle et gouvernementale.
13:59Et comment est-ce que cette communication-là,
14:01elle vient corrompre, finalement, le journalisme ?
14:04Avec des mots assez forts de Perrine Vasque,
14:06qui déclare qu'elle a été pendant 7 ans journaliste politique à BFMTV,
14:10qu'elle a quitté la rédaction,
14:13et que c'est les raisons pour lesquelles elle a quitté la rédaction
14:16qui la poussent à écrire aujourd'hui cet article,
14:19parce qu'elle dit que certains humoristes, aujourd'hui,
14:23font mieux le boulot que bien des journalistes,
14:26notamment sur BFMTV.
14:28C'est tout de même un peu gênant.
14:29BFMTV, il relaie, il relaie, il relaie la propagande gouvernementale,
14:34mais c'est normal, M. Saadé a acheté son groupe de presse,
14:38non pas pour faire de l'information,
14:40mais pour acquérir la bienveillance du pouvoir,
14:45et donc, pour accueillir la bienveillance du pouvoir,
14:48il relaie la communication du pouvoir,
14:51ou ces journalistes, entre guillemets,
14:53relaient la propagande du pouvoir.
14:56– Alors, on a par exemple ce tweet de BFMTV,
14:59qui est un peu un live tweet de leur propre chaîne,
15:02qui cite Maude Bréjon, qui déclare ceci,
15:05« on a de la chance d'avoir un ministre de la justice qui ne se cache pas »,
15:09assure la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon.
15:12Mais également, il cite aussi les propos du président de la République,
15:17qui a déclaré ceci,
15:18« le respect, le soutien et la décence devraient l'emporter,
15:22on ne répond pas à un drame par des cris,
15:25la précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur ».
15:29Alors, vous le savez toujours, quand on fait des articles comme ça,
15:32en reprenant des citations, en fait, qu'est-ce qu'on met en valeur ?
15:35On met en valeur les citations et ceux qui les tiennent.
15:37Ce n'est pas du travail journalistique en tant que tel,
15:40parce qu'un travail journalistique, c'est créer un titre.
15:42Là, c'est reprendre des propos.
15:44C'est réellement ce que dénonce cette journaliste sur le bloc de Mediapart,
15:47c'est-à-dire être les porte-voix du gouvernement,
15:51surtout quand les réponses ne sont pas particulièrement à la hauteur.
15:55Nous dire qu'on a un ministre de la justice qui ne se cache pas, très bien,
15:59mais enfin, qui va assumer la responsabilité ?
16:01Reprendre les propos du président qui dit qu'on ne répond pas avec des cris,
16:05très bien, mais comment faire pour exprimer la colère légitime du peuple ?
16:10Jean-Yves, voilà, je vous laisse peut-être faire une intervention sur ce point précis.
16:16Surtout, il y a du côté du ministre de la justice, à la fois,
16:19il s'est emparé du sujet, mais sur le mode émotionnel,
16:22en disant qu'il est lui-même père de famille,
16:25enfin, il s'est mis, alors qu'il est responsable ministériel,
16:28qu'il y a eu un rapport interministériel,
16:31d'une des trois inspections, les affaires sociales, la justice et l'intérieur de 2022,
16:37qui posait déjà le problème de la circulation de l'information
16:43dans les affaires de pédocriminalité.
16:47Donc, ce n'est pas un phénomène tout à fait nouveau,
16:52et la carence de la justice dans l'affaire est tout à fait évidente,
16:57et qui est quand même le responsable, c'est le ministre de la justice,
17:03d'autant plus que le ministre de la justice a quand même autorité sur les parquets.
17:07Il n'a pas autorité sur les juges, du siège,
17:09mais il a autorité sur les parquets et sur les priorités du parquet.
17:12Et les priorités du parquet, c'est signalé quand même dans d'autres éléments,
17:19c'est souvent la répression politique,
17:21beaucoup plus que d'assurer la sécurité des Français.
17:24– Exactement. Alors, on dit parfois que gouverner, c'est prévoir,
17:29mais moi, j'aurais envie de dire à M. Darmanin
17:30que gouverner, c'est aussi un peu gouverner, tout simplement.
17:33Et on n'a pas vraiment l'impression, en tout cas,
17:36que sa priorité s'est portée sur le cas des pédocriminels.
17:40Alors, il y a un député UDR qui lui a, lors des questions au gouvernement,
17:45rappelé que pourtant, on avait le temps d'avoir 90 heures
17:50pour auditionner des agriculteurs après les manifestations dans le Gers,
17:54et que là, malheureusement, il n'y avait pas trois heures pour interroger Jérôme Barrella,
17:59ou même son frère, ou même son père,
18:01qui visiblement ont le même genre de comportement.
18:05C'est Pierre-Henri Carbonelle qui a posé cette question,
18:08qui est député UDR.
18:11Toujours est-il qu'il y a eu une réaction assez intéressante.
18:14C'est la réaction, pardonnez-moi, du Conseil de la magistrature,
18:18qui globalement, si je vous résume le communiqué,
18:21ils disent, c'est pas nous, on n'est pas responsables.
18:24Mais ça fait quand même beaucoup d'irresponsables à la tête de l'État.
18:28Par ailleurs, le Conseil de la magistrature, il dénonce avec une grande fermeté
18:32les menaces proférées à l'encontre des magistrats nommément désignés,
18:35et que des comportements n'ont pas cette place dans une démocratie.
18:40Mais comment on fait encore une fois ?
18:42– Le magistrat nommément désigné, c'est notamment le procureur général de Toulouse
18:47et le procureur d'Auche.
18:49Or, c'est évidemment eux qui étaient en responsabilité dans cette affaire.
18:56Donc, c'est assez normal que leur nom soit rendu public.
19:02S'il y a un accident dans une entreprise,
19:05on rendra public le nom du chef d'entreprise.
19:07S'il y a un accident dans une activité sportive,
19:11on rendra public le nom du responsable sportif qui encadrait l'événement.
19:18Là, on rend public le nom du juge,
19:21ou en l'occurrence du procureur,
19:23qui était chargé de traiter l'affaire.
19:29Il n'y a aucune raison qu'il y ait une catégorie particulière,
19:34qui échappe à la transparence, qui échappe à la responsabilité.
19:39Voilà, non, ce n'est pas possible.
19:41– Mais c'est fait partie de votre discours depuis longtemps,
19:44d'ailleurs, Jean-Yves, c'est de pouvoir juger les juges, en fin de compte.
19:48– Et là, en l'occurrence, la distorsion entre la répression politique
19:54et le souci d'assurer la sécurité des Français est manifeste.
19:59– On va en parler tout au long des pastilles de l'information,
20:02en effet, chers téléspectateurs, vous allez voir.
20:04Alors, toujours est-il qu'on a le sentiment
20:06qu'il n'y a que la presse étrangère
20:08qui a été bien clairvoyante sur le sujet et sur cette affaire,
20:12l'IANA, puisque je vais vous faire une rapide revue de presse
20:15avec le Spiegel pour commencer, le système judiciaire traîne des pieds
20:19et puis une fillette de 11 ans meurt d'une mort
20:22qui aurait pu être évitée.
20:25Ils ajoutent dans l'article, les regrets exprimés par le gouvernement
20:28semblent être une tentative maladroite de limiter les dégâts politiques
20:32causés par cette erreur catastrophique.
20:34Elle paillisse, l'affaire Liana met en lumière
20:37les lacunes du système judiciaire français
20:39face au récent cas de maltraitance des enfants.
20:44Repubblica, France, l'affaire de la fillette tuée par un pédophile
20:47secoue le pays car le suspect était déjà connu.
20:50Oui, ça c'est tout de même un peu gênant.
20:51La BBC, le meurtre de Liana, 11 ans, indigne la France
20:55et met la pression sur le gouvernement.
20:58Le temps, et si la disparition de la petite Liana
21:01était la pire illustration des problèmes budgétaires de la France ?
21:05Bon, a priori c'est plutôt des problèmes de priorité.
21:08Il y a des problèmes budgétaires, mais c'est aussi un problème de priorité.
21:13Et plus on a de problèmes budgétaires, plus on doit faire les bonnes priorités.
21:17Alors les priorités actuelles, je le répète parce que c'est la réalité,
21:20les priorités de la justice, c'est une justice partisane,
21:24les priorités de la police, c'est souvent une police politique.
21:26– Alors il y a eu de nombreuses manifestations tout de même, Jean-Yves, en France.
21:32Il y a eu des manifestations à Angers, à Voiron.
21:37En fait il y a eu tout un appel à manifester devant les tribunaux.
21:43Et notamment la manifestation devant la place Vendôme avait été interdite.
21:47Elle a eu lieu malgré tout, non sans heure.
21:50Et je vous propose peut-être de regarder quelques images
21:53et d'écouter les revendications des manifestants.
21:56– L'appartement des militants ! L'appartement des militants !
22:01L'appartement des militants ! L'appartement des militants !
22:06– Voilà, cette manifestation était interdite
22:09et les manifestants ont bravé littéralement cette interdiction
22:12de manifester pour Liana durant cette manifestation.
22:18et les policiers ont quand même réussi à arrêter et à maintenir en garde à vue,
22:22c'est-à-dire sur ordre encore de la magistrature, enfin du moins d'un préfet,
22:27Andréa Bescon, qui est particulièrement engagée dans le combat contre la lutte,
22:32contre les violences sexuelles faites aux femmes ou aux enfants.
22:35Elle est multitâche, si je puis dire.
22:38Et donc, elle, elle est allée en garde à vue pendant un peu moins de 24 heures,
22:44si je ne m'abuse.
22:45Et elle a dénoncé évidemment cela dans un message qui a été très partagé sur les réseaux sociaux,
22:51en disant qu'elle avait une pensée émue pour tous les pédocriminels
22:55qui n'avaient, eux, jamais passé une nuit en garde à vue.
22:59Peut-être si on clôt ce dossier-là, on peut passer à Yaël Braun-Pivet,
23:03qui a déclaré « nous ne nous tairons plus sur les violences aux enfants ».
23:08Rappelons peut-être, comme l'a fait l'ami Ève de Souche et Pierre Sautarelle,
23:13qu'un mois plus tôt, elle s'opposait à la création d'une commission d'enquête parlementaire
23:18sur le volet français de l'affaire Epstein.
23:21– Et le volet français est très important de l'affaire Epstein,
23:24parce qu'Epstein était très souvent à Paris, il y avait des établissements à Paris, etc.
23:28Donc le volet français n'est pas un volet périphérique par rapport à l'affaire Epstein,
23:32c'est un volet central.
23:34Et précisément, il ne semble pas, la justice a mis du temps, là aussi,
23:39à commencer à s'y intéresser, et le Parlement ne veut pas faire d'enquête
23:46tirant les conclusions qu'on peut en tirer.
23:49– Place maintenant au passif de l'information.
23:51– Vous vous souvenez bien sûr de l'affaire Jean-Luc de Ghana
23:57et de sa vidéo devant le supermarché en filmant des Afghans.
24:02Eh bien, ça y est, il y a eu du neuf.
24:05Je vous propose d'écouter Jean-Luc de Ghana lui-même,
24:08qui vous fait un compte-rendu des décisions du tribunal.
24:12– Alors les amis, j'ai enfin le jugement pour la vidéo devant Leclerc de Segrès.
24:18Voilà, jugement correctionnel, une audience publique du tribunal
24:24composée de M. Assensi Lionel, Mme Bergovici Géraldine, Mme Tanguy Agnès,
24:31assistée de la greffière et en présence, bien sûr, de l'inénarrable Bouillard, Éric Bouillard.
24:38Je donne les noms parce que quand on travaille en général dans la vie,
24:40si le boulot est bien fait, mal fait, on doit rendre des comptes.
24:43Et en France, les magistrats rendent assez peu de comptes pour l'instant.
24:46Voilà. Et donc, en tout, entre les amendes, les remboursements de frais judiciaires,
24:53je me retrouve à devoir débourser 4 655 euros, dont une partie pour la LDH,
24:59une partie pour SOS Racisme. Voilà, chacun a gratté son petit billet.
25:03500 euros aussi, en titre des dommages et intérêts, par plaignant, par afghan.
25:07Voilà, c'est plus que le SMIC là-bas, je crois.
25:10Plus remboursement des frais de justice.
25:11C'est évidemment un scandale.
25:13Je ne me tairai pas.
25:16Les juges ont motivé leur décision en disant que c'était une incitation implicite à la haine raciale,
25:21ce qui est absolument absurde.
25:23À plusieurs titres, d'abord, ce n'en était pas une.
25:25Et ensuite, je ne vois pas ce qui nous obligerait à aimer tout le monde,
25:29la terre entière qui viendrait se déverser dans nos communes.
25:32Donc, je vais faire appel, je vais continuer le combat,
25:35et on va signifier à la magistrature et à tout le système coalisé contre les peuples européens
25:39que, comme on le voit actuellement en Grande-Bretagne,
25:42les Européens n'ont pas l'impression d'avoir renoncé,
25:45qu'ils n'ont pas décidé de se rendre,
25:47et qu'au contraire, dans les années à venir, vous le verrez,
25:49on va se libérer de ce système absurde,
25:50et on inversera les flux migratoires.
25:52Merci à tous.
25:53Alors Jean-Yves, évidemment, vous avez un commentaire.
25:55– Le commentaire, il ramène un peu au sujet précédent,
25:59parce que, dans cette affaire,
26:02Jean-Hudgana a filmé des Afghans qui zonnaient près d'un supermarché,
26:07et il a mis le film sur Twitter.
26:11Il a été immédiatement interpellé.
26:15– Ok.
26:15– Il a fait 48 heures de garde à vue, 48 heures de garde à vue.
26:20– C'est long.
26:21– Et la police est allée chercher les Afghans pour leur demander de se plaindre,
26:24de déposer plainte, voilà.
26:26Alors là, ils ont été efficaces.
26:28La police et la justice, remarquablement efficaces, en 4 jours,
26:31et 6 mois après, il y a le jugement.
26:34Vous voyez l'efficacité qu'on ne trouve dans aucun autre domaine,
26:38et évidemment pas dans l'affaire de l'Aïana,
26:42où il y a 6 mois qui s'écoulent sur le plan judiciaire,
26:48et ensuite plusieurs mois qui s'écoulent sur le plan policier ou gendarmesque.
26:53Donc on voit très bien quelles sont les vraies priorités de la justice.
26:58Alors c'est pas au même endroit, mais c'est quand même la même logique,
27:02puisque dans le Gers, on n'avait pas réprimé un patriote,
27:07on avait réprimé des agriculteurs.
27:08Mais c'est la même logique, voilà.
27:10– Mathieu Pigasse a été presque poussé à candidater pour la présidentielle.
27:17Sur le plateau de quelle époque ?
27:19Et je vous propose de revoir cette séquence,
27:21qui était donc dimanche dernier, avec l'E.S. à la meilleure.
27:24Regarde ça tout de suite.
27:25– Pour être le 41e, il faut apporter quelque chose.
27:27Qu'est-ce que vous apportez de plus ?
27:29– Je peux répondre.
27:31L'expérience, la crédibilité, la compétence, cette gauche crue.
27:34– Et les candidats ?
27:46– Alors Liddy, je me suis un peu laissée aller.
27:49Léa Salamé s'excliffe en disant « Oh là ! »
27:53Elle croit qu'elle a un moment de télé où Mathieu Pigasse se déclare candidat.
27:57Bon, pas de chance sur RTL, il a confirmé qu'il n'irait pas.
28:00Mais que si la solution de la gauche devait passer par lui,
28:04qu'il ne fallait pas hésiter à l'appeler.
28:06– Il est très modeste, la compétence.
28:07– C'est modeste, oui.
28:08– J'ai beaucoup de compétences, j'aime le service public.
28:13D'ailleurs, j'ai plein de contrats avec.
28:15Et puis en plus, ils me font ma promo gratos dit.
28:17C'est quand même de la chance.
28:19– Vous savez, en fait, c'est un prêt Macron.
28:22Parce que lui, quand il avait une trentaine d'années,
28:25il s'envoyait président de la République,
28:27exactement dans le positionnement qu'a pris Macron.
28:30C'est-à-dire une gauche qui squatte l'extrême-sante, en quelque sorte.
28:38Il rêvait de ça.
28:39Et puis ça n'a pas été pour lui, ça a été pour Macron.
28:41Mais il doit toujours en avoir le regret.
28:44Il faut comprendre.
28:44Il faut essayer d'être un peu humaine.
28:47– Enfin, vous savez, Jean-Yves, la tolérance, il y a des maisons pour ça.
28:49– Patrick Bruel vient de passer 48 heures en garde à vue.
28:56C'est posé la question suite aux 13 plaintes pour viol de sa mise en examen
29:03et de son éventuel placement en détention provisoire.
29:09Soyez bien évidemment rassurés.
29:11Si toutefois vous étiez inquiets, il ne va pas aller en détention provisoire du tout.
29:16Mais tout de même, la suite de sa carrière semble légèrement compromise actuellement.
29:21Il a été remis en liberté.
29:24Il est sous contrôle judiciaire.
29:27Interdiction de quitter le territoire.
29:28Il a dû remettre son passeport.
29:30Interdiction d'entrer en contact avec les victimes et leur entourage.
29:33Interdiction de fréquenter les salons de massage, quand même.
29:37– Ça c'est dur.
29:38C'est vraiment une interdiction judiciaire, un contrôle judiciaire sévère.
29:43– Voilà, et alors il doit aussi justifier de soins psychologiques,
29:47ce qui me paraît effectivement avisé,
29:49et fournir une caution de 500 000 euros,
29:53qu'il ne devrait pas avoir trop de problèmes à fournir,
29:55puisque c'était l'un des chanteurs les mieux dotés, je crois,
30:00et les plus fortunés, en tout cas en France.
30:04Si on fait une comparaison très rapide avec les finalités de la condamnation
30:10de Nicolas Bedos pour agression sexuelle de son côté,
30:14Nicolas Bedos, on le rappelle, avait été condamné à un an de prison
30:17dans six mois sous bracelet électronique et six mois avec sursis.
30:21Six mois avec sursis.
30:24On verra quelles sont les condamnations définitives sur Patrick Bruel,
30:28mais visiblement le vent est en train de tourner.
30:31– Le vent a totalement tourné, parce qu'il y a un peu plus de 20 ans,
30:35Bertrand Cantat qui avait tué Mme Trintignant,
30:40ce qui était quand même encore pire que ce qu'on reproche à Bruel,
30:44tous les médias avaient dit, oui mais c'est un type bien,
30:47parce qu'évidemment il critiquait le Front National à l'époque,
30:50et Jean-Marie Le Pen, c'est un type bien.
30:52Bertrand Cantat, il avait continué sa carrière,
30:56après avoir tué Mme Trintignant.
30:59Là, c'est pareil, Bedos et surtout Bruel, c'est des types bien aussi,
31:05parce qu'ils ont beaucoup critiqué, pris des positions contre le Front National,
31:10contre le Rassemblement National, c'est des types bien quand même.
31:13Mais là, malgré tout, le glaive du féminisme tombe sur eux.
31:18Le fait d'être un type bien ne les protège plus totalement.
31:24Ernot a été accusé de parjure.
31:27On l'avait un petit peu évoqué d'ores et déjà lorsque nous parlions
31:31des commissions d'enquête parlementaire menées par Charles à l'oncle.
31:35C'était la possibilité que les journalistes du service public
31:39qui avaient été convoqués par Charles à l'oncle,
31:43mais aussi condamnés et dénoncés d'une certaine façon par lui,
31:48avaient eu éventuellement recours à un cabinet privé.
31:51Il se trouve que la question avait été posée de façon très claire à Mme Ernot.
31:56Avez-vous eu recours à une société privée extérieure pour préparer,
32:01pour vous assister, pour vous conseiller dans le cadre de la commission d'enquête ?
32:06Et Delphine Ernot, sous serment, avait répondu non.
32:10Une info, Marianne, semble confirmer l'existence d'un cabinet privé de conseil
32:18et de préparation de communication.
32:21Donc là, actuellement, c'est la guerre entre les accusateurs et ceux qui répondent.
32:28C'est-à-dire que Delphine Ernot globalement et France Télévisions
32:31sont en train de démentir, pardon.
32:33Et Charles à l'oncle va lui déposer un article 40,
32:37c'est-à-dire un signalement à la justice.
32:40– Alors, c'est extrêmement grave de mentir sous serment devant une commission parlementaire
32:46parce que c'est vraiment… il y a des condamnations.
32:50Il y avait eu un professeur de médecine qui n'avait oublié de préciser
32:54qu'il avait travaillé pour Total.
32:57il a été lourdement, lourdement condamné pour parjure.
33:01Et donc, quand Mme Ernot y va, elle sait cela.
33:05Et donc, si elle se parjure, comme d'autres d'ailleurs, ce n'est pas la seule,
33:09c'est qu'ils ont l'impression qu'ils auront l'impunité.
33:11Parce qu'évidemment, il y a l'article 40,
33:13le parjure est assez facile à constater,
33:17mais on peut penser qu'au cas particulier,
33:20ça m'étonnerait beaucoup que la plainte progresse.
33:22Voilà, la justice va savoir…
33:25– Dépenser son temps.
33:27– D'une ou d'une autre façon.
33:30– Économiser son temps, peut-être, oui.
33:31– Oui, peut-être. Affaire à suivre, en tout cas.
33:34– Et enfin, un retour sur Nuit Blanche.
33:38Vous savez, c'est cette soirée organisée par Barbara Butch
33:43qui a eu lieu dans Paris, notamment, mais aussi dans le Grand Paris.
33:48Ce n'était pas que dans l'Intramuros, nous explique Barbara Butch.
33:53– La soirée avait lieu dans plein d'endroits dans Paris,
33:58mais notamment, il y a eu des églises qui ont été mobilisées
34:01pour organiser des concerts électros, etc.
34:05Et notamment, Barbara Butch se produisait dans l'église Saint-Laurent.
34:09En guise de protestation, il y a six militants catholiques
34:12qui se sont mobilisés pour aller faire des prières dans l'église Saint-Laurent
34:16et qui ont été arrêtés de façon assez musclée, je dois dire,
34:22et qui ont passé 48 heures en garde à vue.
34:25Jean-Yves, un commentaire sur cette affaire ?
34:27– Alors, cette affaire, il a été dit dans tous les médias,
34:30enfin les principaux médias, on va dire,
34:31qu'ils avaient agressé la mer, je crois, du 10e arrondissement.
34:37– Sans qu'on ne voit jamais de photos de l'agression,
34:41alors que maintenant, les seules photos qu'on voyait,
34:43c'était ces six catholiques en prière,
34:45donc ce n'est pas une attitude particulièrement agressive,
34:48mais l'agression, la soi-disant agression de la mer du 10e,
34:51on n'a vu aucune image.
34:53Il y a une plainte qui a été déposée,
34:55que le parquet, cette fois, a classé sans suite en quelques jours,
35:00tout simplement parce qu'il n'y avait rien.
35:02Mais, la fausse information, le mensonge délibéré de la gauche,
35:07le mensonge délibéré de la gauche a été repris sans aucune prudence
35:12par les principaux médias, en tout cas mainstream,
35:15et les principaux médias de services publics.
35:16Et ça, c'est une attitude qui est relativement nouvelle quand même,
35:21c'est la gauche et l'extrême gauche mentent maintenant de manière délibérée,
35:28et les médias, ou en tout cas les médias de services publics
35:32et les médias mainstreams, reprennent sans la moindre vérification.
35:36Au cas particulier, c'était assez facile,
35:39il y a une agression, si on ne voit pas d'image,
35:43on se pose quand même des questions.
35:45– C'est un peu tendancieux, oui.
35:45– Voilà.
35:46Et d'ailleurs, il n'y avait pas non plus d'image du visage
35:50qui aurait pu être commotionné de la mer du 10e,
35:53il n'y avait rien, mais les médias ont repris quand même.
35:56Voilà.
35:56– Là, le parquet a quand même été obligé de placer l'affaire
35:59au bout de quelques heures, ou quelques jours.
36:02– Oui, quelques jours plutôt, oui.
36:03– Et ce qu'il aurait peut-être fallu faire,
36:06c'était poursuivre pour dénonciation mensongère.
36:09Mais bon, soyons pas trop exigeants,
36:12ils sont débordés, c'est vrai aussi.
36:14– Oui, ils n'ont pas le temps.
36:15Ils n'ont pas le temps.
36:16Alors, bon, toujours est-il que ces six jeunes catholiques
36:19ont passé 48 heures en garde à vue,
36:21ce qui me paraît un peu cher payé pour des prières,
36:24mais moi, je ne suis pas juge, qui suis-je pour juger ?
36:27– Toujours est-il qu'à propos de coût,
36:29eh bien, il faut rappeler tout de même le salaire de Barbara Butch,
36:32plus de 40 000 euros,
36:34et le prix de Nuit Blanche,
36:37c'est plus d'1,2 million d'euros de budget.
36:41Même si, souvent, les critiques sont quand même centrées
36:44sur Barbara Butch,
36:45il faut rappeler que si les églises ont été occupées
36:48pour faire partie du spectacle de Nuit Blanche,
36:51c'est aussi parce que le diocèse a donné l'autorisation.
36:55– Monseigneur Ulrich a donné l'autorisation, voilà.
37:00– Et voilà, on est arrivé à la fin de cette émission d'Immédiat,
37:04j'espère qu'elle vous a plu,
37:06si c'est le cas, n'hésitez pas à nous le dire en commentaire
37:08et à cliquer sur le petit pouce en l'air,
37:10ça se passe juste en dessous de la vidéo.
37:12On se retrouve la semaine prochaine, Jean-Yves,
37:15et on ne se quitte pas sans le portrait piquant traditionnel
37:18qui, cette semaine, est consacrée à Delphine Ernotte.
37:21Il s'agit d'une rediffusion,
37:22mais vous pourrez voir un petit peu mieux
37:25qui est cette femme qui se parjure volontiers,
37:28même devant une commission d'enquête parlementaire.
37:30À très vite sur TVL.
37:32– Delphine Ernotte, née en 1966 à Bayonne,
37:37a fait toute sa carrière à France Télécom,
37:39devenue Orange,
37:41avant de devenir la patronne de France Télévisions.
37:44Elle est diplômée de l'École centrale de Paris.
37:47Elle rentre à France Télécom en 1989
37:49comme analyste financière.
37:51Elle sera tour à tour ingénieure économiste,
37:54directrice de la communication
37:56et enfin directrice générale en 2011.
38:00À la surprise générale,
38:02le 23 avril 2015,
38:04Delphine Ernotte est élue par les membres du CSA,
38:07le Conseil supérieur de l'audiovisuel,
38:09à la présidence de France Télévisions
38:12pour une durée de 5 ans.
38:13Cette nomination cause une intense polémique.
38:17Car elle n'a jamais été journaliste
38:18et n'a jamais dirigé de médias.
38:21Elle est dénoncée comme une preuve supplémentaire
38:23de la mainmise de l'entre-soi politico-économique
38:27sur le monde médiatique
38:28et notamment sur les médias publics.
38:31Olivier Schramecq, président du CSA,
38:34a en effet changé la procédure d'usage
38:36le jour du scrutin.
38:38Ce qui a permis de favoriser
38:39l'élimination de candidats plus sérieux.
38:42Une plainte pour abus d'autorité
38:44et trafic d'influence
38:46a été classée sans suite
38:47par le parquet de Paris en juillet 2016
38:50et le reconduite pour un second mandat
38:52en juillet 2020.
38:55Delphine Ernotte n'est pas encartée dans un parti.
38:58Cependant, une partie de son entourage
39:00est très marquée à gauche.
39:01Son directeur de cabinet,
39:03Stéphane Sidbon-Gomez,
39:05était conseiller de Cécile Duflot
39:07au ministère du Logement.
39:09Son assistante, Catherine Bessis,
39:11est conseillère municipale à Paris
39:13et militante PS.
39:15Son conseiller en communication,
39:17Denis Pingot,
39:18est un visiteur du soir
39:19de François Hollande.
39:21Membre du club Le Siècle,
39:23elle a un fil rouge dans son action.
39:24Évincer le mal blanc.
39:26Pardon, je me suis trompé.
39:28Ma prononciation est défectueuse.
39:31Éliminer le mal blanc,
39:33le mal blanc,
39:34de l'antenne
39:35et de tous les services
39:36de France Télévisions.
39:38Je cite sa déclaration,
39:39surprenante,
39:40sur Europe numéro 1
39:41le 23 septembre 2015.
39:43Je cite,
39:44« Il faut impérativement
39:46que France Télévisions
39:47soit à l'image,
39:48résonne avec son public. »
39:50Et honnêtement,
39:51en arrivant,
39:51mon premier constat,
39:52c'est que ce n'est pas le cas.
39:53On a une télévision
39:55d'homme blanc
39:56de plus de 50 ans.
39:57Et ça,
39:58il va falloir que ça change.
40:00Elle réitère sur Le Monde
40:01en novembre 2020.
40:03Je cite,
40:04« D'après le CSA,
40:05les personnes perçues
40:06comme non blanches
40:07représenteraient environ
40:0925% de la société française
40:11contre 15%
40:13à la télévision. »
40:15On a un énorme rattrapage
40:16à faire.
40:17Ce sera le fil rouge
40:18de mon nouveau mandat.
40:20Fin de citation.
40:21200 ou 300 000 migrants
40:23extra-européens
40:24s'installent en France
40:25chaque année.
40:26Delphine ne va pas
40:28manquer de candidats.
40:28C'est parti.
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