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##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-09##

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News
Transcription
00:00Les vraies voix font parler la France, Philippe David.
00:04Bienvenue dans Les vraies voix font parler la France, bonsoir François-Louis Bourneau.
00:09Bonsoir très cher Philippe David, comment allez-vous ce soir ?
00:12Ça va bien, même si l'actu est lourde.
00:14L'actu n'est pas forcément très réjouissante, mais on va en parler jusqu'à 20h.
00:18D'ailleurs ce sont Les vraies voix font parler la France, tous les soirs 19h-20h.
00:22On vous donne la parole au 08-126-300-300, on vous donne la parole Philippe,
00:26et aussi on vous donne le droit de témoigner.
00:28Vous avez la possibilité de témoigner par SMS, avec le 7-28, avec le mot VV,
00:34et puis bien sûr par mail.
00:35On a reçu plusieurs mails suite à notre émission d'hier soir sur la justice.
00:39Faites-vous encore confiance à la justice, on réitère les propos ce soir
00:42puisqu'on continue de suivre ce qui se passe autour de la tragédie, du meurtre de la jeune Liana.
00:49Philippe, on a reçu des témoignages qu'on va lire à l'antenne,
00:50et surtout on va recevoir un auditeur qui nous a écrit, ça va se passer dans quelques instants.
00:54Vous qui nous écoutez au 08-126-300-300, est-ce que vous faites confiance à cette justice ?
00:59Est-ce que la justice protège suffisamment vos enfants, nos enfants, les enfants ?
01:05Et bien on va en parler dans un instant, et puis on parlera un peu de retraite Philippe aussi.
01:08Absolument oui, parce que c'est le conseil d'orientation des retraites,
01:10vous avez été nombreux à vouloir réagir au lors du débat qu'on a eu dans Les vraies voix à
01:1418h30.
01:15Est-ce que vous êtes prêts à travailler jusqu'à 68 ans ?
01:17Après 64 ans, faudra-t-il travailler jusqu'au 68 ?
01:21C'est la question qu'on vous pose, êtes-vous prêts à travailler jusqu'à 68 ans ?
01:25Tout dépend de votre âge, tout dépend de votre formation, bien évidemment,
01:28mais on va en parler. Est-ce que vous trouvez ça normal ou non ?
01:3008-126-300-300, c'est le numéro à composer.
01:33Tout de suite, on va parler de la justice.
01:37Et on a avec nous Christine Bouillaud.
01:39Bonsoir Christine.
01:42Bonsoir les vraies voix.
01:43Christine Bouillaud, qu'on ne présente plus, notre correspondante dans le Grand Sud-Ouest,
01:48qui a assisté à la conférence de presse de Maître François Roujoude-Boubet,
01:53qui est l'avocat de la famille de Liana.
01:56Absolument.
01:57Alors Christine, vous avez assisté à cette conférence de presse.
02:00Est-ce que vous pouvez nous la résumer ?
02:04Écoutez, ça a été une conférence de presse,
02:06ou plutôt une déclaration de l'avocat de la famille des parents de Liana,
02:12Maître Roujoude-Boubet, qui les accompagne depuis le premier jour de la disparition de la petite fille.
02:19Il est maintenant plus de dix jours.
02:21Et on va la résumer ainsi.
02:22Cet avocat du barreau d'Hoche a demandé à ce qu'il n'y ait pas de récupération politique dans
02:28cette affaire.
02:29Il s'est adressé aussi directement à Emmanuel Macron.
02:32C'était assez surprenant.
02:33Et il lui a dit ainsi,
02:34« Le drame que nous vivons aurait pu être évité si la justice avait eu plus de moyens ».
02:40Alors ça, c'est un discours que l'on n'avait pas l'habitude d'entendre jusqu'à présent,
02:45où on considérait et on a entendu les déclarations aujourd'hui de Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale,
02:51qui explique qu'il y a des fautes individuelles qui vont devoir être, en tous les cas, éclaircies.
02:56En tous les cas, il va falloir qu'on fasse la lumière sur des dysfonctionnements potentiels.
03:01Et l'exécutif cherche à se dédouaner des moyens qui sont mis à disposition de la justice.
03:06Et cet avocat, rappelons-le, est le seul à avoir eu accès au dossier du meurtre de la petite Liana.
03:13Elle s'est adressée au chef de l'État.
03:16Et il lui a demandé surtout de faire attention et de bien comprendre qu'aujourd'hui,
03:22le système judiciaire dans le département dans lequel il est, le barreau de Hoche,
03:27où il a expliqué que, par exemple, ce matin, ils ont été obligés de reporter des audiences faute de temps,
03:34parce que des audiences allaient se tenir après 23 heures, alors qu'elles avaient commencé à 8 heures du matin,
03:40et que ces audiences qui sont reportées, elles sont reportées à novembre, décembre, janvier prochain,
03:46et que derrière, il y a des victimes.
03:48Il a aussi remercié, et ça, c'est assez étonnant, parce que depuis le début,
03:52on entend beaucoup de critiques autour des gendarmes qui ont eu en possession cette fameuse plainte
03:57de la famille de la petite Rosa, ces gendarmes de Lectour.
04:00On a entendu aussi beaucoup de critiques sur la gestion de ce dossier par la procureure de la République d
04:04'Hoche.
04:05Et bien cet avocat les a remerciés d'avoir fait un travail remarquable, je le cite,
04:09pour permettre l'élucidation rapide, en cinq jours, d'avoir retrouvé, et le corps de la petite fille,
04:16mais aussi l'auteur présumé, qui aujourd'hui dort à l'isolement, à la maison d'arrêt, à la centrale
04:21de Mont-de-Marsan.
04:23Dernière chose aussi, Philippe, je précise, il est revenu sur la déclaration de Gérald Darmanin,
04:29qui a dit qu'il avait ordonné l'examen des 70 000 plaintes, actuellement en souffrance,
04:35et cet avocat a tout simplement dit, c'est de la poudre de perlimpinpin, c'est infaisable, c'est de
04:41la poudre aux yeux,
04:42donc véritablement un réquisitoire contre l'exécutif, en tout cas le pouvoir politique,
04:47qui ne donne pas les moyens à la justice de fonctionner normalement dans cette affaire.
04:52J'ajouterai aussi que, bien évidemment, au nom de la famille, il a remercié les dizaines, les centaines et les
04:58milliers de personnes
04:59qui manifestent leur soutien aux parents de Liana, qui sera enterrée vendredi à Florence, ici, à 14h30,
05:08une cérémonie laïque, il n'y aura pas de cérémonie à l'église, elle sera enterrée au cimetière de Florence
05:14à 14h30.
05:15Ce que je peux vous dire aussi, dans l'ambiance qui entoure cette affaire ici dans le Gers,
05:19aujourd'hui, on parle de la procureure Doche, elle vit aujourd'hui sous protection policière,
05:24elle est menacée de mort, tout simplement, donc c'est quelque chose d'important.
05:28Aujourd'hui, ont été entendus aussi des témoins qui ont gravité dans l'environnement du suspect numéro 1,
05:33de Jérôme Barrella, à commencer par le personnel de l'école, dans laquelle était sponsorisée l'une de ses filles,
05:40et puis, vendredi, les drapeaux des communes du Gers seront mis en berne sur l'ensemble du département,
05:47en mémoire de la petite fille.
05:49Donc, on sent que tous les jours, il y a effectivement, non pas des révélations,
05:53mais en tous les cas, une interrogation sur ce qui n'a pas fonctionné,
05:58et aujourd'hui, beaucoup attendent aussi les résultats de l'autopsie,
06:03c'est quelque chose qui va être déterminant également pour comprendre, on va dire,
06:08le cheminement criminel de cet homme de 41 ans.
06:12Et l'échelle de mise en examen ?
06:14Alors, l'échelle de mise en examen, ils vont être effectivement très importants,
06:18mais ce qui sera surtout intéressant et important pour la suite de l'enquête,
06:23c'est de comprendre s'il y a eu préméditation, s'il agit sous le coup d'une pulsion,
06:27si elle a été abusée, si elle a été tuée après avoir été abusée.
06:31Il y a énormément de questions.
06:33Si elle a été tuée et ensuite conservée quelque part, et déposée ensuite dans ce silo,
06:38il y a vraiment beaucoup de questions qui sont encore posées.
06:41Toutes ces réponses, toutes ces questions seront normalement communiquées par le parquet d'Agin,
06:46le procureur de la République d'Agin, qui aujourd'hui centralise cette enquête,
06:50mais aussi une autre enquête, puisqu'on a appris aujourd'hui que le frère de Jérôme Barrella,
06:56son frère aîné, Yannick, a été placé en garde à vue.
07:01Il a été présenté à un juge d'instruction du côté d'Agin,
07:05et mis en examen son frère aîné pour viol aggravé sur mineurs de moins de 15 ans,
07:10sur mineurs de plus de 15 ans, avec séquestration et menace de mort.
07:14Donc on voit aussi qu'il y a tout ce poids de cette affaire
07:17qui pèse lourdement dans les esprits dans cette petite commune de Florence.
07:22Mais Christine, vous qui avez assisté à la conférence de presse,
07:24on a l'impression que les tons des avocats, l'avocat de Rosa, maître de Buisson hier,
07:28et maître Rougeou de Boubée aujourd'hui, sont quand même assez différents, non ?
07:33Alors ils sont assez différents, après maître de Buisson, il est dans un autre rôle,
07:37il vient d'arriver sur le dossier, il a effectivement fait en sorte de récupérer la plainte
07:41que veut déposer la maire de Rosa en organisant, on va dire, une tournée médiatique,
07:48d'abord chez nos confrères de RTL, et puis ensuite, vu les demandes,
07:52il a organisé une conférence de presse où lui met effectivement en cause
07:57le fonctionnement de la justice à Hoche, mais il ne dit pas que c'est la faute de la procureure
08:02ou des gendarmes,
08:02il dit qu'il y a eu des défaillances, mais des défaillances qui sont liées,
08:07et il le répète, à des dossiers pour viol qui s'accumulent, qui s'empilent,
08:11que la justice n'a pas le temps de traiter, et qui font qu'aujourd'hui, il y a un
08:15engorgement général,
08:16et donc de cet engorgement général, on en arrive peut-être,
08:20et les deux enquêtes administratives devront faire la lumière là-dessus,
08:24on les attend avec impatience, et que de ces dysfonctionnements,
08:27on est arrivé effectivement à des fautes qui devront être étayées par ces enquêtes administratives.
08:33Donc si vous voulez, il dit les choses un peu différemment,
08:36mais sous-jacent quand même, c'est donnons les moyens à la justice de fonctionner,
08:40afin de protéger.
08:42L'avocat de la famille Deliani a dit quelque chose de très important,
08:45il a dit qu'il n'y a pas besoin de nouvelles lois,
08:47il n'y a pas besoin de nouvelles réformes,
08:49il n'y a pas besoin d'aller au-delà de ce qui existe déjà,
08:52il faut juste que l'on ait les moyens de travailler.
08:55Voilà ce qu'il a dit aujourd'hui devant la presse.
08:57Merci beaucoup Christine Bouillaud qui a assisté pour Sud Radio à cette conférence de presse.
09:03Merci beaucoup à vous de votre éclairage toujours excellent.
09:07Merci Christine, on le rappelle, l'avocat des parents de Liana assure qu'il est impossible
09:11d'étudier 70 000 plaintes d'ici le 14 juillet, comme l'a affirmé Gérald Darmanin.
09:16Alors vous dites-nous, est-ce que vous avez confiance en cette justice ?
09:18Est-ce que les juges ont trop de dossiers à traiter ?
09:21Ou surtout, est-ce qu'ils manquent de moyens ?
09:230826 300 300, c'est le numéro.
09:25On en parle dans un instant avec vous, chers auditeurs.
09:28A tout de suite.
09:3019h20, les vraies voix font parler la France.
09:33Retour des vraies voix font parler la France.
09:35Vous avez entendu le témoignage de Christine Bouillaud,
09:37notre correspondante dans le Sud-Ouest,
09:40qui a assisté à la conférence de presse aujourd'hui
09:43de l'avocat de la famille de la petite Liana.
09:46Et oui Philippe, parce qu'il y a eu ce meurtre
09:48et ça pose beaucoup de questions sur le suivi des signalements.
09:51Le fonctionnement de la justice française est-il à remettre en cause ?
09:55Aujourd'hui, on parle de la justice.
09:58Est-ce que vous faites confiance dans cette justice ?
10:00Oui ou non ?
10:01Pourquoi ?
10:020826 300 300, c'est le numéro.
10:04On a accueilli tout de suite Dominique de Roussillon.
10:06Bonsoir Dominique.
10:07Bonsoir Dominique.
10:08Bonsoir Philippe, bonsoir François Louis,
10:10et puis bonsoir à tous les auditeurs.
10:12Bienvenue en tout cas, merci de bien vouloir prendre la parole.
10:15On écoute votre témoignage Dominique.
10:17Oui, donc moi je suis atterré par tout ce que j'entends, ce que je vois.
10:22C'est l'exemple chimiquement pur de la décadence française à tous les niveaux.
10:27Aujourd'hui, on parle de protéger nos enfants,
10:30mais c'est la société qu'on doit protéger tout en entier
10:32parce que c'est aujourd'hui la société qui est en grave danger.
10:36On parle des moyens de la justice,
10:38mais effectivement, ce sont des manques de moyens cruels.
10:43On a entre 3 et 4 procureurs en France pour 100 000 habitants.
10:47Quand il y en a 12 dans la moyenne,
10:49je parle dans la moyenne des autres pays de l'UE.
10:53Nous sommes le pays, je le rappelle, le plus imposé au monde.
10:56Et si je vous le rappelle et que j'insiste sur ce rappel,
10:59c'est parce que justement, étant le pays le plus imposé au monde,
11:02il n'est pas de bon ton de dire que c'est un manque de moyens
11:05parce que les Français vont poser la question de « Où va le pognon ? »
11:08Bien sûr.
11:08Et vous vous rappelez de la personne qui disait « Où va le pognon ? »
11:11il y a quelques années, ce que ça a déclenché ?
11:14Et aujourd'hui, on est en train de se rendre compte que tout va mal.
11:18Aujourd'hui, c'est un viol sur une petite fille suivie d'un meurtre.
11:22On découvre qu'il y a 78 000 dossiers qui ne sont pas traités en souffrance.
11:273 millions de plaintes aujourd'hui qui sont en archivage et qui ne sont pas traitées.
11:333 millions de plaintes, 70 000 dossiers pour les enfants.
11:36Vous savez ce qu'a fait M. Gérald Darmanin quand il a dit
11:39qu'on allait traiter les 70 000 plaintes entre maintenant le 15 juillet ?
11:45Il est foutu de la gueule du monde.
11:46Il y a 300 procureurs pour la petite enfance.
11:49Ça fait 2100 dossiers à traiter.
11:52C'est 100 dossiers par jour d'ici le 15 juillet.
11:56Des dossiers de plusieurs dizaines de pages, en général.
11:59De plusieurs dizaines de pages, voire de centaines de pages,
12:02voire des dossiers d'une importance colossale avec des viols à répétition.
12:06Donc des dossiers dans lesquels on doit se plonger,
12:08dans lesquels on doit faire très attention à ce qu'on fait,
12:11à ce qu'on lit, à ce qu'on interprète.
12:13Et là, Gérald Darmanin, balaie ça d'un truc.
12:16Vous avez ensuite M. Rotaillot.
12:18Non mais franchement, tous les gens de droite sont complètement abrutis ou quoi ?
12:20M. Rotaillot qui veut faire la castration chimique.
12:23Mais c'est les politiques qu'il faut castrer chimiquement.
12:26Il faut que la race s'éteigne.
12:27Mais il faut que la race s'éteigne,
12:29qu'on ait enfin une nouvelle race un peu plus couillue.
12:31C'est le cas de le dire.
12:32Parce que franchement, quand on entend ça de M. Rotaillot,
12:35M. Rotaillot oublie de dire
12:37quels sont les moyens de la police pour aller chercher
12:39les responsables des viols, des agressions, des meurtres,
12:43ils n'ont pas de moyens.
12:45Donc quand on dit qu'on va faire de la castration chimique,
12:47pour castrer quelqu'un, il faudra peut-être l'arrêter avant.
12:49Il faudra peut-être instruire avant.
12:51Il faudra peut-être juger avant.
12:53Et tous ces dossiers-là doivent passer dans les mains d'institutions
12:56qui n'ont aucun moyen, qui n'ont plus de moyens.
12:59On a des moyens pour aller donner 16 milliards à Zelensky,
13:02pour donner 11 milliards à l'Europe,
13:04pour laisser 100 milliards de fraude sociale,
13:07100 milliards de fraude fiscale,
13:09pour aller payer France Télévisions.
13:12Mais on n'a pas de moyens pour le régalien.
13:15Mais c'est fou, c'est fou.
13:16Je vais vous couper, parce que sur le régalien,
13:18c'est clair que la justice est à l'os,
13:20la police est à l'os, l'armée est à l'os,
13:23l'éducation nationale a beaucoup d'argent,
13:25mais les résultats sont désastreux.
13:26C'est vrai qu'en termes de régalien,
13:29on se demande, vous me passerez l'expression,
13:31où passe le pognon de dingue pour faire du Macron ?
13:33Ça, c'est clair.
13:35Alors, Dominique, restez avec nous,
13:37parce qu'on a Philippe.
13:39Philippe de la Loire, qui nous a envoyé un mail.
13:41Bonsoir, Philippe.
13:42Un mail poignant.
13:42Bonsoir, Philippe.
13:43Je ne vais pas lire votre témoignage,
13:46parce que vous allez nous raconter, bien sûr, à l'antenne.
13:49Simplement, voilà, vous dites, j'accuse.
13:51J'accuse le gouvernement et toute sa clique
13:53de non-assistance à personne en danger.
13:56Voilà ce que vous nous dites, Philippe.
13:57Vous nous avez écrit par mail,
13:59avec jeparticipe.fr.
14:02Philippe, on vous écoute.
14:03Parce que vous avez perdu votre fils
14:05dans des circonstances absolument dramatiques.
14:07On le dit d'entrée.
14:08Allez-y.
14:09Oui, oui.
14:10Eh bien, écoutez, voilà,
14:11pour faire court,
14:12j'ai perdu mon fils il y a à peu près deux ans.
14:17Mon garçon a été tué suite à un accident de la route.
14:22Et la personne qui a tué mon fils,
14:23c'était quelqu'un qui avait un casier judiciaire extraordinaire.
14:28Il avait tout fait.
14:29Et ce garçon-là, eh bien, il n'a jamais été puni.
14:32Donc, il aurait dû être en prison.
14:34Et mon fils est décédé.
14:35Donc, l'affaire est un petit peu différente
14:38de cette affaire,
14:39de cette pauvre petite Lillard.
14:42Mais malgré tout,
14:44moi, j'ai rencontré, donc, Gérard Darmanin,
14:47parce que j'ai fait un courrier
14:49sur lequel j'ai expliqué
14:51quels ont été nos malheurs,
14:53quels les, etc., etc.
14:55Et sur lequel j'ai fait plusieurs propositions.
14:58Lors de mon entretien
14:59avec le garde des Sceaux,
15:03il m'a dit textuellement
15:05qu'il était d'accord avec tout.
15:08Et toutes les propositions que je fais,
15:09elles sont parfaitement transpartisanes.
15:12Et légales et constitutionnelles.
15:15Exactement.
15:17Donc, M. Darmanin m'a envoyé
15:20une lettre manuscrite
15:20sur laquelle il s'excuse.
15:24Et j'ai écouté hier ou avant-hier
15:28qu'il s'excusait une nouvelle fois
15:32suite à la mort de cette petite jeune fille.
15:34C'était en une mission de télévision, notamment.
15:36Voilà.
15:37Donc, mon sang n'a fait qu'un tour.
15:40Et je suis très en colère
15:43parce que M. Darmanin,
15:45il n'est pas garde des Sceaux
15:48pour présenter ses excuses
15:49à tout bout de champ.
15:51On lui demande,
15:52et moi, je lui ai demandé,
15:55de travailler,
15:56de faire son travail,
15:58de faire passer de loi,
15:59de voter.
16:02Aujourd'hui, tous les huit jours,
16:04il y a une histoire
16:04qui correspond sensiblement
16:06à nos malheurs.
16:08Et je me rends compte
16:09que depuis la visite
16:12auprès de M. Darmanin,
16:14absolument rien n'a changé,
16:15alors que ce n'est pas ce qu'il m'avait dit.
16:17Alors, allez-y, Philippe.
16:19Allez-y, Philippe.
16:19Je vais rebondir
16:20et vous poser une question.
16:22Donc, voilà pour présenter un petit peu.
16:24J'ai fait un courrier
16:26que j'ai envoyé un petit peu
16:28à tout le monde
16:28et j'aimerais qu'il soit
16:29au maximum partagé.
16:31Que vous nous avez envoyé,
16:33d'ailleurs, par mail.
16:34Voilà.
16:34Parce que sur les points
16:37que j'avais relevés
16:38et sur lesquels
16:39il fallait qu'ils travaillent,
16:40ils n'auraient traité
16:41que trois ou quatre
16:43de ces points.
16:44Eh bien, cette jeune fille,
16:45elle serait toujours là.
16:48Et je suis très en colère
16:49parce que pour moi,
16:51c'est trop tard
16:51parce que moi,
16:52mon fils, il est décédé.
16:53On est une famille brisée.
16:57C'est compliqué tous les jours,
16:59etc.
17:00Mais ça ne peut pas
17:03continuer comme ça.
17:04Il faut faire un reset.
17:05Il faut faire un reset
17:07et repartir de zéro.
17:09Je suis désolé,
17:10mais il faut tout changer.
17:11Ce n'est plus possible.
17:12On ne peut pas perdre
17:13nos enfants comme ça.
17:17Surtout que,
17:18tant mon cas
17:19que le cas
17:20de cette jeune fille,
17:21etc.
17:21C'est toujours des cas
17:23qui auraient dû
17:23et qui auraient pu
17:24être évités.
17:25Et voilà.
17:26Donc, je suis très en colère
17:28et j'accuse,
17:29j'accuse,
17:29j'accuse le gouvernement
17:30et toute sa clique.
17:34Ils ne font pas leur travail.
17:36Ils ne font pas leur travail.
17:37Il faut qu'ils se mettent au boulot.
17:39Il faut faire quelque chose.
17:40Ça ne peut pas durer.
17:41Mais Philippe,
17:42je voudrais vous poser une question.
17:43Votre fils est mort.
17:44Alors, quand on lit
17:45les circonstances,
17:45on les a bien évidemment lues
17:47avec François-Louis Bourneau
17:48après avoir lu votre mail
17:50qui nous a beaucoup touchés.
17:51Oui.
17:52Mais est-ce qu'un des problèmes
17:53de la France,
17:54ce n'est pas l'inflation normative ?
17:56C'est-à-dire qu'on est le pays
17:57qui fait un record de lois
17:58mais de lois
17:59qui ne sont pas appliquées.
18:01Est-ce qu'il ne faudrait pas mieux faire
18:02moins de lois,
18:04plus simples
18:05et qu'elles soient
18:06au moins appliquées ?
18:07Qu'est-ce que vous en pensez, Philippe ?
18:09Je suis extrêmement d'accord
18:10avec ce point-là
18:11et il faut surtout
18:13que les lois
18:15soient en corrélation
18:18avec ce qui a été fait.
18:19C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:21si je prends mon cas,
18:22je suis un peu gêné
18:23pour parler de mon cas
18:24quand aujourd'hui
18:25je ne vais pas parler
18:26de cette pauvre jeune fille
18:27et de la famille
18:28et comme elle va souffrir.
18:29Mais si je prends mon cas à moi,
18:32ce garçon,
18:33le garçon qui a tué mon fils...
18:34Qui a écopé
18:35de plus de 7 ans de prison.
18:36Parce qu'il avait...
18:37C'était un multi-récidivisme
18:39des crimes routiers.
18:41Voilà, voilà.
18:42Ah non, pas que des crimes routiers.
18:43Pas que,
18:44mais là, c'était un crime routier
18:45pour votre fils
18:45qui a été requalifié
18:47en homicide routier.
18:48Voilà, le premier
18:49en homicide volontaire.
18:50D'ailleurs, c'est le premier cas
18:51qui a été reformé
18:52en homicide volontaire.
18:53Mais l'homicide volontaire,
18:56ce sont des mots aujourd'hui.
18:58Parce que
18:58que l'homicide soit volontaire
19:01ou que l'homicide soit involontaire,
19:03la peine reste la même.
19:04C'est pas normal.
19:06C'est inadmissible.
19:08Quelqu'un qui...
19:09Aujourd'hui,
19:10ce garçon,
19:11il avait fait
19:12de la séquestration.
19:14Il avait fait
19:15du trafic de drogue, etc.
19:16Il avait pas fait
19:17une journée de prison.
19:19C'est fou.
19:20Donc, c'est plus possible.
19:22Alors, là,
19:22je parle de mon cas,
19:23mais en prenant le cas
19:24de cette petite jeune fille,
19:29le tueur
19:30de cette jeune fille,
19:31mais...
19:33c'est pas possible
19:34de laisser ces gens-là dehors.
19:35Il faut vraiment...
19:36Il faut vraiment...
19:37Il faut vraiment faire quelque chose.
19:39Il faut qu'on se batte.
19:40Il faut que...
19:41Comme vous le dites,
19:42un grand reset.
19:43Un grand reset.
19:44Un grand reset.
19:45Un grand reset.
19:46On met tout à zéro.
19:49On met les gens
19:51qui sont dangereux pour la société,
19:52qui sont dangereux pour les enfants.
19:54Et bien, c'est malheureux.
19:54On les met en prison.
19:55On les écarte.
19:56On les écarte
19:57de la société.
19:59Voilà.
19:59Philippe,
20:01restez avec nous.
20:02Merci pour votre témoignage.
20:03Votre témoignage est bouleversant.
20:05Votre mail était bouleversant, d'ailleurs.
20:06Absolument.
20:07On va prendre le témoignage,
20:09bien sûr,
20:09au 0826 300 300.
20:11Cette justice,
20:12qui visiblement,
20:12pour vous,
20:13est défaillante.
20:14Vous le dites à l'antenne.
20:15On va continuer à en parler.
20:16Dans un instant,
20:16on aura Marie-Claire de Bergerac,
20:18qui nous dit
20:19qu'il faut créer des concours
20:21pour les greffiers.
20:22Il faut plus de concours.
20:23Il faut plus de juges.
20:25Parce qu'il y a beaucoup
20:26de dossiers à traiter.
20:26On en parle tout de suite.
20:2919h-20h,
20:30les vraies voix font parler la France.
20:32Retour des vraies voix
20:33font parler la France.
20:34Vous êtes très nombreux
20:35à nous appeler pour réagir.
20:36Très nombreux à nous envoyer
20:37des mails également.
20:38Vous savez que ce service
20:39vous est ouvert.
20:40C'est je participe
20:41à dessus de radio.fr.
20:43Le 728,
20:44François-Louis.
20:45Par SMS,
20:45avec le mot VV
20:47pour vraies voix,
20:47vous en doutez,
20:48vous pouvez nous écrire également.
20:50Et puis ce numéro,
20:51le 0826 300 300,
20:52il vous est ouvert jusqu'à 20h
20:54pour témoigner.
20:55C'est la libre-antenne
20:56avec Philippe David.
20:56On parle de justice,
20:58bien sûr.
20:58On revient sur l'affaire
21:00de Liana,
21:01cette jeune fille morte
21:02qui remet en cause
21:04la justice française.
21:05Son fonctionnement fondamental,
21:07ses signalements
21:08qui ne sont pas toujours
21:09bien suivis.
21:10Philippe,
21:10vous êtes très nombreux
21:11à nous dire
21:12que la justice,
21:12elle ne vous convient pas
21:13telle qu'elle est.
21:14Est-ce qu'il faut tout changer ?
21:16Est-ce qu'il faut plus
21:16de magistrats ?
21:17Dites-le-nous.
21:18Tiens, 0826 300 300.
21:19On va retrouver Marie-Claire
21:21de Bergerac.
21:22Bonsoir, Marie-Claire.
21:26J'ai une solution.
21:28Alors moi, je ne serai pas
21:29dans l'émotion parce que
21:30dans l'émotion,
21:31on ne fait rien de bon.
21:33Alors bien sûr,
21:33ça me touche,
21:34cet enfant qui a été...
21:35Pour moi,
21:36c'est une enfant.
21:37Bien sûr,
21:37en 10 ans,
21:38oui, oui.
21:40Mais pourquoi ne pas
21:42ouvrir des concours
21:43exceptionnels,
21:44là, dès l'été,
21:45et avec des greffiers
21:46des juristes,
21:47les juristes ne plaident pas.
21:49Ils traitent le dossier
21:49mais les plaident pas.
21:51Pour justement
21:52ouvrir des concours
21:53exceptionnels.
21:54On en fait bien
21:54dans l'éducation nationale.
21:56Pourquoi ne pas en faire
21:57dans la justice ?
21:59Parce que les méritres,
22:00ce sont des études longues.
22:02Donc déjà,
22:03même si on entreprend
22:04de ce genre de choses,
22:06ça ne sera pas
22:06avant plusieurs années.
22:07mais les greffiers,
22:08ce sont des études
22:09beaucoup plus courtes
22:10et ils traitent les dossiers
22:11d'ouverture des concours
22:13exceptionnels
22:14pour des gens
22:14qui passeraient
22:15des concours de greffiers.
22:16Pourquoi pas ?
22:17Alors, Marie-Claire,
22:18vous me permettez...
22:19On manque de moyens.
22:21Je vais essayer
22:22de résumer votre pensée.
22:24Vous me dites
22:24si je me trompe.
22:28Par exemple,
22:29le temps de former
22:30des magistrats,
22:31c'est comme le numerus clausus
22:32pour les médecins.
22:32Former un médecin,
22:33ça prend 10 ans.
22:34Former un magistrat,
22:35ça va prendre 5 ou 6 ans.
22:36Théoriquement,
22:37c'est ça.
22:37Un greffier,
22:38c'est 2-3 ans,
22:39c'est plus rapide.
22:41Vous voudriez,
22:42par exemple,
22:44qu'on embauche
22:44des greffiers
22:45et qu'on leur crée,
22:47par exemple,
22:47un statut spécial
22:48pour gérer
22:50les affaires,
22:50les moins graves,
22:52je ne sais pas moi,
22:53les querelles de voisinage,
22:55le tribunal d'instance
22:56pour passer les gens
22:57sous tutelle
22:57ou sous curatelle,
22:58même si c'est des choses
22:59sérieuses, etc.,
23:00et mettre les magistrats
23:01vraiment sur les affaires graves ?
23:04Oui,
23:05tout à fait.
23:06Alors non,
23:07mais pourquoi pas ?
23:08Moi,
23:08il faut être ouvert à tout.
23:10Vu l'état de délabrement,
23:12comme le disait Dominique
23:13tout à l'heure,
23:14de tous nos services publics
23:15régaliens,
23:16pourquoi pas ?
23:16Restez avec nous,
23:18Marie-Claire,
23:18on a beaucoup d'appels
23:19au 0826 300 300.
23:21Comme notre habitude,
23:23Philippe,
23:23on va redescendre
23:23un petit peu dans le sud
23:24puisqu'on a Cédric
23:25qui nous appelle
23:26de l'héros.
23:27Bonsoir Cédric,
23:28du 34.
23:29Bonsoir Cédric,
23:30on passe du 24 au 34.
23:31Bonsoir Philippe,
23:32David,
23:32bonsoir à toute l'équipe.
23:34Je vais rebondir
23:36sur ce que dit
23:36notre collègue auditrice.
23:39Marie-Claire.
23:39Marie-Claire.
23:40Ce serait une très bonne chose
23:42si ce n'était pas
23:43pour encore descendre
23:44la justice.
23:45Hélas,
23:45moi j'ai un ami à moi
23:46qui est de la police nationale
23:48et il a fallu embaucher
23:49très très rapidement
23:50et du 16 sur 20
23:52où il fallait qu'on ait
23:53pour pouvoir passer
23:53dans les cadres
23:56classiques
23:57de la police
23:58et finalement
23:58ils sont passés
23:59à en dessous de 10.
24:01Donc finalement
24:02si c'est pour faire ça
24:03et avoir des personnes
24:04qui soient incompétentes
24:05ce n'est pas la peine.
24:05Je vais revenir
24:06sur le sujet complet.
24:09La base
24:10de la problématique
24:11qu'on a aujourd'hui
24:12c'est quand même
24:13le président de la République.
24:14On est bien d'accord.
24:15Donc il y a un article
24:16un article très simple
24:18qui s'appelle
24:18l'article 35
24:20de la Constitution
24:23des droits de l'homme
24:23et du citoyen
24:24qui dit que
24:25quand le gouvernement
24:25viole les droits du peuple
24:27l'insurrection
24:28est pour le peuple
24:29et pour chacun
24:30une portion du peuple
24:31le plus sacré des droits
24:32et le plus indispensable
24:33des devoirs.
24:34Ça veut dire que
24:36Macron faut qu'il dégage.
24:37C'est tout.
24:38Il n'est pas capable
24:39aujourd'hui
24:40de sauver
24:43d'aider nos enfants
24:44de sauver notre peuple
24:46ou de faire
24:47quoi que ce soit d'autre.
24:48Donc c'est un incapable
24:49il faut qu'il dégage.
24:51Ni plus ni moins.
24:51Quand on regarde
24:53Cédric,
24:54le problème c'est que
24:55Cédric,
24:56on va échanger,
24:57le problème c'est que
24:58la déshérence de la justice
24:59ça ne date pas de Macron.
25:01C'était déjà le cas
25:02avant sous Hollande.
25:03C'était déjà
25:04avant le cas
25:04sous Sarkozy.
25:06Monsieur Dupond-Masérati,
25:08Monsieur Dupond-Morretti,
25:09il en a fait des belles
25:10et des vertes
25:11et des pas mûres.
25:12On a eu Christiane Taubira,
25:14c'était...
25:14Alors ça c'était Hollande.
25:16Ça c'était Hollande,
25:17c'était pas Macron
25:18qui a mis Taubira
25:18Gardesso.
25:19Je suis d'accord.
25:20Mais bon,
25:21qu'on arrête de nous prendre
25:22pour des imbéciles
25:23quand on voit le manquement
25:24qu'il y a aujourd'hui,
25:25on nous fait...
25:26Et j'ai eu un auditeur
25:28le lendemain
25:29de la disparition
25:30de cette petite
25:32puisqu'en fait
25:33on expliquait
25:34qu'il y avait au départ
25:35un manque de moyens
25:35et cet agriculteur,
25:37je crois que vous étiez là
25:38ce matin-là,
25:39cet agriculteur
25:40s'est scandalisé
25:42de dire qu'en fait
25:43il y a eu des sommes
25:44astronomiques à hoche
25:44qui ont été balancés
25:46pour emmerder...
25:47C'était Lionel Candelon.
25:48J'étais pas à l'antenne
25:49ce matin-là
25:49mais je l'ai entendu,
25:50c'était Lionel Candelon.
25:51Absolument.
25:52J'ai brandi de mon fauteuil.
25:54J'ai la même chose moi.
25:56J'ai eu un petit souci
25:57avec un chauffeur poids lourd,
25:58il n'y a pas de plainte
25:58il n'y a rien du tout.
25:59J'ai un procureur de Valence
26:01qui me casse les pieds
26:02tous les matins
26:02et tous les soirs
26:03qu'en fait je parte à Valence
26:04que je fasse ci,
26:05que je fasse mi.
26:06Mais ça c'est important.
26:07Ça c'est dangereux.
26:08Ça c'est une défaillance complète.
26:10Mais des choses
26:11où il n'y a pas de plainte,
26:12pas de dépôt de plainte
26:13mais on a un procureur
26:14qui fait du zèle
26:14et qui dit
26:15ah mais j'ai quand même
26:16entendre cette personne
26:16parce que ceci, cela
26:17il y a eu un coup de téléphone
26:18et ceci, cela.
26:19Mais il n'y a rien.
26:20Et on se retrouve aujourd'hui
26:21avec des morts,
26:24une insécurité complète,
26:26une défaillance dans les hôpitaux,
26:28dans les services publics
26:29et effectivement
26:30comme disait
26:30votre auditeur précédent
26:31on paye des...
26:32Je ne vais pas être vulguable
26:33mais on paye des impôts de ouf !
26:35On paye des impôts de fou !
26:37Là en ce moment
26:37comme il n'y a plus d'argent
26:38dans les caisses
26:38ils sont en train
26:39avec les drones
26:40d'essayer de choper les vérandas
26:41pour mettre les impôts
26:42sur les vérandas.
26:42Mais tout, les vérandas,
26:43les piscines, mais tout.
26:44Mais tout, les argents
26:45on est bien d'accord.
26:46Ça on est bien d'accord.
26:47Donc là il faut arrêter
26:47et effectivement
26:48comme a dit ce monsieur Philippe
26:50tout à l'heure
26:51il faut faire un reset complet
26:52et il faut larguer tout le monde
26:53et recorrer comme c'est tout à zéro.
26:55Moi je suis scandalisé.
26:56J'ai suivi depuis le premier jour
26:58ça me fait mal au cœur.
27:00Mais aujourd'hui
27:00on a un article 35
27:02de la constitution
27:03des droits de l'homme
27:04et du citoyen.
27:05C'est la déclaration
27:06de la constitution.
27:07Oui pardon.
27:08La déclaration
27:08des droits de l'homme
27:09et du citoyen
27:10il faut le mettre en place.
27:12Il faut larguer tout le monde.
27:14Il faut larguer tout le monde.
27:14On a des gens
27:15qui ne sont pas compétents
27:16ils ne sont là
27:17que pour le fauteuil
27:17et la soupe.
27:18La soupe est bonne pour eux.
27:20Ils ne sont même pas capables
27:20de savoir, pour vous dire
27:21ils ne sont pas capables
27:22de savoir
27:23combien coûte
27:24une baguette dedans
27:25ou combien coûte
27:26une chocolatine.
27:27Non mais on va où aujourd'hui ?
27:28C'est ça qui me scandalise.
27:30Et je répète
27:31parce que je crois
27:31je vous ai vu dernièrement
27:32une fois au téléphone
27:33moi si mes impôts
27:35ils servent
27:35à ce qu'on ait un pays
27:37qui soit régalien
27:38et qui flotte
27:40normalement
27:42sur les eaux
27:42il n'y a pas de soucis
27:43mais on a un gouvernement
27:45il fait des trous
27:46à la perceuse
27:47dans le bateau
27:48en disant
27:48ne vous inquiétez pas
27:49il y a des gars
27:49qui vont mettre les doigts dedans
27:50pour essayer de boucher les trous
27:51mais on va où ?
27:52Alors Cédric
27:54restez avec nous
27:55parce qu'on a énormément
27:56d'appels
27:57au 0826
27:58300 300
27:59on ne va pas très loin
28:00de Bergerac d'ailleurs.
28:01On nous appelle du côté
28:02de Langon
28:03dans le 33
28:03c'est François
28:04qui nous appelle
28:05bonsoir François
28:05Bonsoir François
28:06Oui bonsoir
28:07Vous venez d'entendre
28:08le témoignage de Cédric
28:09on vous écoute François
28:11Et vous avez eu un souci
28:12avec la justice
28:13et de ça
28:14que vous voulez témoigner ?
28:15Voilà
28:15j'ai eu un souci
28:17donc je me suis fait
28:19casser ma voiture
28:21Excusez-moi François
28:22vous avez mis
28:22le haut-parleur ou pas ?
28:24Bah oui
28:24j'enlève
28:25Alors coupez le haut-parleur
28:26et le main libre
28:26et met le téléphone à l'oreille
28:28sinon on vous entend mal
28:29Vous m'entendez mieux ?
28:30Parfait
28:31Voilà
28:32alors donc
28:33je me suis fait casser la voiture
28:35et donc on m'a volé
28:36tous mes documents
28:37et les documents
28:39que j'avais de mon épouse
28:40qui malheureusement
28:41est décédé
28:41donc ce sont des jeunes
28:44qui avaient cambriolé la voiture
28:47on les a retrouvés
28:48beaucoup plus tard
28:49et donc
28:51j'ai été convoqué
28:52au tribunal des enfants
28:53de Bordeaux
28:53un an après les faits
28:55un matin à 9h
28:57je m'y suis rendu
28:59à 9h
29:00donc je me suis présenté
29:01on m'a mis en salle d'attente
29:03on a relevé mon nom
29:04mes coordonnées
29:05et en fait
29:06on m'a oublié
29:07dans la salle d'attente
29:08Oui
29:08Je suis sorti
29:10donc je suis sorti
29:11à 13h
29:12à 13h
29:13j'ai vu tout le monde
29:14qui sortait de la salle
29:15et j'ai interrogé
29:17immédiatement l'huissier
29:18pour savoir
29:19ce qui se passait
29:19et quand c'est que j'allais passer
29:20et elle m'a dit
29:22clairement
29:22qu'elle m'avait oublié
29:24Non
29:25Donc l'affaire a été jugée
29:28puisqu'en fait
29:30le jeune avait été jugé
29:32pour d'autres affaires
29:33en même temps
29:33mais comme on m'avait oublié
29:35donc l'affaire était jugée
29:37il y a fallu
29:37que je passe un appel
29:39D'accord
29:40Donc
29:41il y a fallu
29:41que je fasse appel
29:42parce que sinon
29:44il était impossible
29:45que je puisse être jugé
29:47que ce jeune puisse être jugé
29:49pour mon affaire
29:49et donc
29:51j'ai attendu
29:528 mois de plus
29:53pour pouvoir
29:54être présenté
29:55devant un juge
29:57en appel
29:59Oui
29:59et on a condamné le jeune
30:00Alors là
30:01ça a été un problème délicat
30:03c'est que
30:03j'ai été convoqué encore
30:04à 9h le matin
30:05et je suis passé qu'à 16h
30:07Oh là là
30:07Et encore
30:09et encore
30:10parce que
30:10mon avocate s'est débrouillée
30:12pour passer avant
30:14d'autres affaires
30:15qui est
30:16elle s'est arrangée
30:17avec des collègues
30:17qu'elle connaissait
30:18pour que je puisse passer avant
30:20parce que moi
30:20j'en avais pour un quart d'heure
30:23pour avoir le jugement
30:24alors qu'eux
30:25ils avaient des affaires
30:26qui allaient durer
30:262h ou 3h
30:27donc si j'avais dû attendre
30:29je ne serais jamais passé
30:30avant 21h
30:31depuis 9h le matin
30:32Ah oui
30:33donc passer 12h
30:34dans une salle d'audience
30:36c'est vraiment dingue
30:36J'ai l'impression
30:37qu'on parle du suivi
30:37des urgences
30:38Philippe
30:38la semaine dernière
30:39c'est complètement fou
30:41d'entendre ça
30:41C'est complètement fou
30:42Voilà
30:43et donc pour eux
30:45ça a été une première
30:46quelqu'un d'oublié
30:47dans une salle d'attente
30:49ça a été une première
30:50ça n'existait pas
30:51Non mais c'est faux
30:52qu'on ait oublié
30:52le jugement de votre affaire
30:54je trouve ça
30:54mais tellement dingue
30:56mais tellement dingue
30:57que c'est surréaliste
30:58surréaliste
30:59Et moi j'en veux pas
31:00à ces gens
31:01j'en veux pas du tout
31:01ni au juge
31:02ni au greffier
31:03ni à personne
31:03j'en veux pas
31:04parce qu'ils sont surchargés
31:06Ce sont des montagnes
31:07de dossiers
31:08qu'ils ont le matin
31:09sur les bureaux
31:11et c'est une folie
31:12quand on les voit
31:14Mais je voudrais poser
31:15une question
31:15pas politiquement correcte
31:17les multi-récidivistes
31:18qui encombrent
31:19les tribunaux
31:20si on les condamnait
31:21plus lourdement
31:22quand ils sont derrière
31:23les barreaux
31:24ils encombreraient pas
31:24les tribunaux
31:25non ?
31:26Et puis une autre chose
31:26si on simplifiait
31:28les procédures pénales
31:29qui sont des usines à gaz
31:30tant pour les forces de l'ordre
31:32que pour les magistrats
31:32qui permettent aux avocats
31:34de faire annuler
31:35des procédures
31:35parce qu'il manque
31:36une virgule
31:36ou une photocopie
31:37est-ce qu'il faudrait pas
31:38les simplifier ?
31:39Moi je pose la question
31:40C'est ça
31:41mais c'est absolument ça
31:42et moi quand je vois ça
31:44je suis
31:45je suis abasourdi
31:46et je vois maintenant
31:48on prend une affaire
31:49comme l'affaire Bruel
31:51c'est des gens
31:52qui sont connus
31:53quand les gens sont connus
31:54les affaires vont très vite
31:58Mais excusez-moi
31:59regardez l'affaire de Liana
32:00il avait jamais été convoqué
32:02il est arrêté
32:03et là on se rend compte
32:04qu'il y avait des plaintes
32:04contre son frère
32:05parce qu'évidemment
32:06à mon avis
32:06on a dû voir en toute vitesse
32:08on a tapé le patronyme
32:09on s'est dit
32:10ouh là là
32:10il y a deux plaintes pour viol
32:11à son frère
32:12évidemment
32:13il est placé en garde à vue
32:14immédiatement
32:14mais ça c'est vrai
32:15que la médiatisation
32:16des affaires
32:17va faire accélérer
32:19les choses
32:19ça accélère énormément
32:21les choses
32:21ça accélère les choses
32:23Merci beaucoup François
32:24de ce témoignage
32:25merci Philippe
32:26de votre témoignage
32:27bouleversant
32:28merci Cédric
32:29merci Marie-Claire
32:30on va changer de sujet
32:32parce que
32:32les retraites
32:33ça vous fait réagir
32:34Dans un instant Philippe
32:34après les 64 ans
32:36faudra-t-il
32:37un jour travailler
32:38tiens pourquoi pas
32:39jusqu'à 68 ans
32:40c'est l'une des hypothèses
32:41avancées pour équilibrer
32:42le système des retraites
32:43on en parle tout de suite
32:44et puis on aura encore
32:45beaucoup de monde
32:46au 08-526-300-300
32:47c'est tout de suite
32:49Sud Radio
32:52Sud Radio
32:53Les vraies voix
32:54font parler la France
32:55Philippe David
32:57Retour des vraies voix
32:58font parler la France
32:59avec Liane évidemment
33:00François-Louis Bourneau
33:02beaucoup
33:02beaucoup d'appels
33:03sur la justice
33:04on en reparlera
33:05probablement demain soir
33:06parce qu'on ne peut pas
33:07prendre tout le monde
33:08mais il y a un sujet
33:08qui vous a fait réagir
33:10et on n'a pas eu le temps
33:10de prendre tout le monde
33:11non plus
33:11dans les vraies voix
33:12ce sont les retraites
33:13Absolument
33:14il faut savoir quand même
33:15que un quart du budget français
33:16part dans le financement
33:17des retraites
33:18et d'ailleurs
33:19on avait râlé
33:20pour les 64 ans
33:21et bien peut-être
33:22il faudra travailler
33:23jusqu'à 68 ans
33:24Philippe
33:25en 2070
33:26c'est ce qui est prévu
33:27puisque le déficit continue
33:29et ça pourrait être
33:30beaucoup plus important
33:31que prévu
33:32Et on a beaucoup d'appels
33:33à nouveau
33:34donc comme il ne nous reste
33:34même pas 10 minutes
33:35on va
33:36je vais vous demander
33:37d'être bref
33:37on a Thomas
33:38Bonsoir Thomas
33:42Bonsoir Thomas
33:43Une question Thomas
33:44est-ce que vous
33:45je ne sais pas
33:46quelle âge vous avez
33:47mais est-ce que vous êtes prêt
33:47à travailler
33:48jusqu'à 68 ans ?
33:51Alors moi
33:51j'ai fêté mes 40 ans
33:52la semaine dernière
33:53Ah bah bon anniversaire
33:54Merci beaucoup
33:56Alors figurez-vous
33:57que je ne vais pas avoir le choix
33:59que de travailler plus longtemps
34:00en réalité
34:00la question
34:01il fallait se la poser
34:02il fallait la résoudre
34:03il y a quelques années
34:04ça
34:04il y a 20 ans
34:06Philippe
34:06vous avez une grande expérience
34:08combien de tentatives
34:10de réformes
34:10vous avez connues
34:10pour les retraites ?
34:11Oh alors le plus drôle
34:12je ne les ai même plus comptés
34:14mais le plus drôle
34:15c'était quand sous Michel Rocard
34:16c'est-à-dire
34:17il a été Premier ministre
34:18à partir de 88
34:19jusqu'à 91
34:20il avait fait affaire
34:21à un livre blanc
34:22sur les retraites
34:23et sa remarque
34:23avait été très simple
34:24il y a de quoi faire sauter
34:2610 gouvernements
34:26circuler
34:27il n'y a rien à voir
34:28Mais ce qui est scandaleux
34:29c'est que si on s'y était pris
34:30plus tôt
34:31on n'aurait peut-être pas besoin
34:32de parler aujourd'hui
34:33de 68 ans
34:34Nous sommes bien d'accord
34:35Mais finalement
34:36en fait
34:37on a quelques milliers
34:38de personnes
34:39qui à chaque fois
34:39comptent de prendre
34:40une solution
34:41pour la société
34:42se mettre dans la rue
34:43bloque tout
34:44et encore une fois
34:45on est dans l'impasse
34:45et de toute façon
34:46la solution
34:47avait été trouvée
34:48mais elle va piquer
34:48parce que ça ne va pas
34:49s'arrêter à 68 ans
34:50ça ne va pas s'arrêter là
34:52Je vous coupe
34:53l'Italie
34:54on parle en Italie
34:55de 70 ans
34:57Mais de toute façon
34:58on est en plein déclin
34:59cette réforme est obsolète
35:01on est en plein déclin
35:02démographique
35:02il va falloir trouver
35:03une solution
35:04que ceux qui
35:05on est le pays
35:06qui travaille le moins
35:07de temps par semaine
35:07et qui travaille
35:08le plus mal
35:09on fait aux gens
35:11en 35 heures
35:12ce qu'ils aient
35:12en 42
35:12moralité
35:13burn-out
35:14dépression
35:15patati patata
35:16des maux de dos
35:16des maux de tête
35:17et du coup
35:19forcément derrière
35:20on travaille
35:22on essaie de travailler
35:23le moins possible
35:24le moins longtemps possible
35:26et d'avoir la carrière
35:27la plus courte
35:27forcément ça ne peut pas fonctionner
35:28on ne travaille pas longtemps
35:29on travaille mal
35:30et à un moment donné
35:31il va falloir sortir les mains
35:32des poches
35:32enlever le baobab
35:33qu'il y a dessus
35:33qu'il y a dedans
35:34plutôt
35:35et se mettre au boulot
35:36Thomas restez avec nous
35:37on repart au 0826 300 300
35:39puisque vous êtes très nombreux
35:41à vouloir vous exprimer
35:42à ce sujet
35:42absolument Philippe
35:44on va continuer
35:44de vous faire réagir
35:45au 0826 300 300
35:46sur cette question
35:47de la retraite
35:48on va voir Isabelle
35:49qui nous vient de région parisienne
35:50bonsoir Isabelle
35:51bonsoir
35:52oui bonsoir
35:53bonsoir tout le monde
35:54Isabelle
35:55on vous écoute
35:57allez-y
35:57allez-y
35:58alors moi je ne suis absolument
36:00pas d'accord
36:01pour travailler
36:02sur la base
36:03qui sont 68
36:0560
36:06ça s'arrête
36:07ou en réalité
36:09je pense qu'il y a vraiment
36:10un vrai débat de fond
36:11effectivement
36:12qu'il faut revoir
36:14il s'agit peut-être
36:15de revoir
36:15la structure en elle-même
36:17la richesse
36:17qui va être produite
36:19par l'économie
36:20elle vient
36:21d'une combinaison
36:22du travail humain
36:23du hospital
36:24des technologies
36:25comme il y a
36:26bien sûr
36:26la question est de savoir
36:27comment les gens
36:28et les gains
36:29de la productivité
36:30qui sont générés par ça
36:31sont répartis
36:32entre les salariés
36:34les entreprises
36:34et les sociétés
36:35et je pense que le débat
36:37il est vraiment là
36:37c'est plus
36:38on n'a plus à se battre
36:39entre 60 et 64
36:40on a un problème
36:42on a un vrai problème
36:43ça va être
36:44les futures générations
36:45qui vont en hériter
36:47malheureusement
36:48en plus
36:48parce qu'on a généré
36:49tout ça
36:50mais il faut
36:51et effectivement
36:52le vrai choix aujourd'hui
36:53c'est de revoir tout
36:54à la base
36:54c'est encore une fois
36:55c'est comme le sujet précédent
36:56c'est comme la justice
36:57il faut tout remettre à plat
36:59mais oui
37:01la productivité
37:02l'argent
37:03il vient
37:04des travailleurs
37:05de ce que nous produisons tous
37:07chacun d'entre nous
37:09et ça arrive effectivement
37:11dans des profits
37:12dans l'état
37:13dans les salaires
37:15dans les cotisations sociales
37:16pour les retraites
37:17pour la maladie
37:18pour les accidents du travail
37:19etc.
37:20bien sûr
37:20exactement
37:21il y est déjà
37:22mais il faut qu'on répartit ça
37:24de manière différente
37:25sans parler d'âge
37:26moi j'ai commencé
37:27à 16 ans
37:28en extra
37:30pendant les
37:30pendant mes études
37:32mais aujourd'hui
37:34moi je me disais
37:35bah bon
37:35bah très bien
37:36je travaille 40 ans
37:37et puis ça va s'arrêter
37:38mais non
37:39ah non
37:40à 16 ans
37:40non
37:41ça va falloir
37:41si c'est d'âge
37:42à 68
37:43ça ferait 52 ans
37:45de cotisation
37:45on est très loin
37:46des 37 ans et demi
37:47du calcul de cotisation
37:50originelle
37:51Isabelle
37:51voilà
37:52Isabelle
37:53restez avec nous
37:54parce qu'on a
37:54beaucoup d'appels
37:55et on a
37:56Jafar de Carpentras
37:57c'est cela François-Louis ?
37:58absolument
37:58moi j'ai du gare
37:59mais on est tout bon
38:00Philippe on est dans le gare
38:01bonsoir Jafar
38:02bonsoir Jafar
38:03salutations à vous
38:04vive la France
38:05j'ai déménagé du gare
38:09à Carpentras
38:10ah donc vous êtes passés
38:11vous êtes Vauclusiens maintenant
38:12on vous écoute
38:13dans le Vauclus
38:13très bien
38:14on vous écoute Jafar
38:16alors moi
38:17je vous dis franchement
38:18j'ai vu un collègue
38:19un mois
38:19il avait 59 ans
38:20il a failli mourir
38:22plusieurs fois
38:22sur son lieu de travail
38:24en crise cardiaque
38:25alors qu'il est super motivé
38:27qui va se passer
38:28avec des âges pareils
38:31au-delà de 64 ans
38:32c'est trop excessif
38:33ça veut dire qu'en fait
38:34vous savez ce qui va se passer
38:35les gens vont crever
38:36plein
38:37et qu'on ne le dira jamais
38:39mais en réalité
38:39il y a plein
38:40qui vont mourir
38:41sur leur lieu de travail
38:42c'est ça qui va se passer
38:43et en fait
38:44vous savez ce qui se passe
38:45c'est pas que les caisses
38:47sont vides
38:48au niveau des retraites
38:49tout ça
38:50c'est qu'en fait
38:51ils veulent en faire
38:51leur business
38:52vous voyez
38:53ils veulent
38:55les politiciens
38:55ils sont par là
38:56pour servir la nation française
39:00ils sont là pour se servir
39:01eux
39:02ça veut dire qu'ils veulent
39:03privatiser les retraites
39:04il y a des caisses
39:05qui se remplissent
39:05à des centaines
39:07de milliards d'euros
39:08et ils sont
39:10utilisés
39:10pour renflouer
39:12des banques
39:13et après
39:13l'argent
39:14les amène
39:15mais Jafar
39:16le problème
39:17c'est qu'aussi
39:17on a des retraites
39:18très inégales
39:19selon qu'on soit
39:19public
39:20privé
39:20régime spéciaux
39:21et tout
39:21il faut le dire aussi
39:24oui
39:24non mais en fait
39:25il y a
39:25vous savez
39:26moi ce qui m'a choqué
39:27ce matin
39:27moi je suis routier
39:28imaginez
39:28je me suis levé
39:29à 4h du matin
39:32il y a beaucoup de ventes
39:33Jafar
39:33allo
39:34excusez moi
39:35je vais enlever
39:36le haut parleur
39:37c'est peut-être
39:37le haut parleur
39:38ah oui
39:38coupez le haut parleur
39:40en fait
39:41on travaille
39:42il y a énormément
39:44de tournois vers
39:44dans les entreprises
39:45c'est pas comme à l'époque
39:46vous voyez
39:47l'époque
39:48la ville était
39:488 fois moins chère
39:49en l'espace de 50 ans
39:51la ville est hors de prix
39:52ce qu'on gagne maintenant
39:53ça suffit à peine
39:54pour survivre
39:56et l'état
39:58veut encore
39:58nous ponctionner partout
39:59même imaginer
40:00quelqu'un qui a réussi
40:01à acheter
40:01une maison
40:03et bien
40:03l'état
40:04va lui prendre
40:0540%
40:06pour la donner
40:07à son
40:07ah mais non mais ça
40:08après c'est les droits
40:09de succession
40:10etc
40:10ça c'est vrai
40:11vous savez moi
40:11je veux juste
40:13dire une chose
40:13tous les élus
40:15qui sont venus
40:16servir
40:16qui sont
40:17pardon
40:18qui se sont servis
40:19le servir la nation
40:20il faut leur enlever
40:21tous leurs droits
40:22c'est de la haute trahison
40:23ça c'est votre point de vue
40:25Jafar
40:26Jafar
40:26on a beaucoup d'appels
40:28et on a
40:29Chantal de Corse
40:30qui nous attend
40:31bonsoir Chantal
40:34bonsoir
40:35Jafar a tout à fait raison
40:36oui
40:38d'abord moi la retraite
40:40vous savez ce que disait
40:41Wismarck
40:42quand il a mis en place
40:43les retraites
40:43à l'époque
40:44à la fin du 19ème siècle
40:45oui je sais
40:46vous pouvez le résumer
40:47sinon je connais la formule
40:49voilà
40:50la formule exacte
40:51il disait
40:52à quel âge meurt-on
40:54et selon l'âge
40:55on mourait
40:56s'il mourait à 65 ans
40:57il disait
40:57bon on va mettre
40:57la retraite à 65 ans
40:58on lui a répondu
40:59l'espérance de vie
41:00est de 65 ans
41:01il avait dit
41:01mettons la retraite
41:02à 65 ans
41:03c'est ça
41:03exactement
41:04quand il a fait
41:04le premier régime
41:05de retraite
41:06en Allemagne
41:07exactement
41:07donc je pense
41:09qu'on en est là
41:09en France
41:11parce que de l'argent
41:12il y en a
41:14je pense qu'on ne veut pas
41:15parler des retraites
41:16sans parler de démographie
41:17c'est clair
41:19c'est à dire
41:20si on veut parler
41:21de démographie
41:22il faut faire
41:22une vraie
41:23politique familiale
41:25oui
41:25il faut arrêter
41:27de faire
41:28du tertiaire
41:30à gogo
41:31qui n'est pas
41:32de la production
41:33il faut revenir
41:34à l'industrie
41:34à l'agriculture
41:35à la manufacture
41:36et tout le reste
41:38et ça
41:39nous le devons
41:40depuis Giscard d'Estaing
41:42jusqu'à nos jours
41:43droite et gauche
41:44réunis
41:45ils ont
41:46ruiné la France
41:47et après ils disent
41:47la retraite
41:48vous comprenez
41:49on n'y arrivera pas
41:50bon déjà
41:51les baby boomers
41:52bientôt ils sont morts
41:53d'accord
41:54donc il va y avoir
41:55automatiquement
41:57un rééquilibrage
41:59et vous parliez
42:00tout à l'heure
42:00du privé
42:01et du public
42:01alors moi
42:02je travaille dans le public
42:03d'accord
42:04j'avais fait
42:05à l'époque
42:06j'étais kinésithérapeute
42:08parce que maintenant
42:08je suis cadre
42:08j'ai passé un concours
42:11et puis j'ai fait
42:12un an d'études supplémentaires
42:13enfin bref
42:14j'avais un bac plus 3
42:15j'ai essayé de payer
42:16un bac plus 2
42:17il faut savoir
42:18que c'est pas dans la fonction
42:19publique hospitalière
42:20qu'on soit enrichi
42:20les médecins touchent
42:21une misère
42:22alors après vous parlez
42:23de la retraite
42:24c'est vrai qu'ils nous comptaient
42:25les 6 derniers mois
42:26d'accord
42:27alors que c'est 25 ans
42:29dans le privé
42:29les 25 meilleures années
42:32dans le privé
42:32d'accord
42:33mais moi
42:34si au départ
42:35on me paye mon diplôme
42:37et qu'on me paye pas
42:38au rabais
42:39je préférerais peut-être
42:40les 25 meilleures années
42:43vrai sujet
42:43mais excusez-moi
42:45mais Chantal
42:45mais on revient toujours
42:47à la base
42:47c'est qu'il faut tout
42:49remettre à plat
42:49que ce soit sur la justice
42:51que ce soit sur les retraites
42:52que ce soit sur plein de choses
42:54non ?
42:55vous pensez que les dernières
42:56ne vont pas travailler
42:57jusqu'à 68 ans ?
42:58bah ça va être compliqué
42:59pour retrouver les veines
43:00pour les perfusions
43:01et les prises de sang
43:02je préfère avoir
43:03quelqu'un de 38
43:04ou de 28
43:04ou de 48
43:05soit dit en passant
43:06mais bon
43:07moi je peux vous dire une chose
43:08c'est que moi je vois
43:09que toutes mes collègues
43:10déjà 55 ans
43:11sont toutes cassées de partout
43:13d'accord ?
43:14alors moi dans mon malheur
43:15comme je suis handicapé
43:17depuis l'âge de 19 ans
43:19puisque je suis non-voyante
43:20je vais bénéficier
43:21d'un régime particulier
43:23bien sûr
43:23et bien dans mon malheur
43:24heureusement
43:26parce que moi mes collègues
43:27qui moi j'ai été handicapé
43:28à partir de l'âge de 19 ans
43:29elles le sont à 55 ans
43:31oui
43:32voilà
43:33Chantal
43:34Chantal on doit rendre l'antenne
43:36merci beaucoup Chantal
43:37Isabelle
43:38Thomas
43:38Jaffar
43:38vous avez été très nombreux
43:40à vouloir vous exprimer
43:41sur les retraites et la justice
43:42on en reparlera très bon
43:43on en mettrai une couche demain
43:44bien sûr
43:45parce qu'on n'a pas pu passer
43:46tout le monde
43:46Philippe 0826 300 300
43:48et puis les voix
43:49vont parler de la France
43:49c'est de 19h à 20h
43:50et tout de suite
43:51on ne vit pas
43:52dans la même France
43:52bonsoir Magali Berda
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