Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-03-23##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et on est ensemble jusqu'à 19h avec Philippe David et nos vraies voix du jour, Philippe Ilger qui est
00:05avec nous,
00:06Benoît Perrin, économiste et directeur de l'association Contribuables Associés,
00:09et Bruno Godard qui est auteur et journaliste indépendant.
00:12Tout de suite, c'est Seul contre tous.
00:19Benoît Perrin, vous dites que le danger LFI est encore très faible.
00:23Oui, j'ai le sentiment que LFI évidemment progresse, mais fait beaucoup de bruit dans les médias.
00:28Va faire beaucoup de bruit dans des mairies, mais très concrètement, qu'ils sont encore très loin du pouvoir.
00:34C'est-à-dire qu'en fait, ils ne transforment pas l'essai, pas du tout,
00:37et qu'on est loin de l'implantation locale massif qu'ils souhaitaient.
00:41Alors évidemment, il y a quelques victoires symboliques, on pense à Saint-Denis, on pense à Roubaix évidemment,
00:45mais sinon, échec dans les grandes villes, notamment dans des villes clés, je pense bien sûr à Toulouse ou Limoges.
00:50Donc du coup, LFI reste finalement très concentré dans certaines zones urbaines,
00:54les métropoles, les banlieues et les anciens bastions du Parti communiste,
00:57pas du tout dans les zones rurales, pas du tout dans les villes moyennes.
01:00Donc en fait, on voit bien que quand LFI est au second tour, ils ne fédèrent pas,
01:04et surtout, ils font peur à une partie de l'électorat socialiste, et pire, depuis ce matin,
01:09il y a un véritable isolement politique qui s'opère autour de LFI,
01:13puisqu'on voit bien que le Parti socialiste en tire la leçon qu'il ne faut pas s'allier avec
01:17LFI pour espérer gagner des villes.
01:19Donc oui, on voit bien que LFI progresse, mais en même temps, ils partaient très loin.
01:23Il faut rappeler qu'ils sont présentés dans, je crois, à peu près 200 ou 250 villes.
01:26Enfin, vous voyez, sur 36 000 communes, finalement, ça fait peu.
01:30Et donc, LFI, j'ai l'impression, est d'abord un parti de premier tour, et pas encore un parti
01:34de second tour.
01:36Alors, allez-y, allez-y.
01:37Non, non.
01:37Benoît, votre seul contre-tout me plaît beaucoup, s'il est exact.
01:44Bien sûr, l'analyse quantitative que vous faites est très pertinente,
01:51mais j'y ajouterai quelque chose qui me semble plus préoccupant que votre lucidité apparente.
01:58C'est le fait que, malgré ce que vous dites, il y a une emprise très très forte sur l
02:05'ensemble de la gauche,
02:07par LFI, qui est presque indépendante de l'intensité ou de l'importance de ses résultats.
02:15Et je n'ose penser à ce qui pourrait se dérouler en 2027,
02:20où cette stratégie clairement affichée de Jean-Luc Mélenchon,
02:25visant à réunir les jeunes, les banlieues, et éventuellement les immigrés,
02:33peut aboutir à une confrontation de second tour,
02:38où là, c'est le succès assuré pour le Rassemblement National.
02:42Alors, moi, je crois deux choses.
02:45Je crois que je ne suis pas d'accord avec vous, pour une bonne et simple raison,
02:48c'est que, regardez les sondages de présidentielle.
02:51Alors, il y a déjà un premier sondage qui est tombé d'hier soir.
02:54Jean-Luc Mélenchon est à 3-4 points du second tour.
02:57Au second tour, ce serait Raphaël Glucksmann face à Jordan Bardella ou à Marine Le Pen.
03:01Moi, je suis sûr que Glucksmann, ça ne prendra pas,
03:05et que Mélenchon monte toujours en fonction des débats.
03:09Ça, c'est le premier point.
03:10Le deuxième point, c'est que ce n'est pas un parti.
03:12C'est comme le RN, c'est un parti.
03:14Enfin, le RN n'est plus un parti jeune,
03:15mais le LFI, c'est un parti qui est jeune.
03:18Et ça prend beaucoup plus de temps à s'implanter dans les communes
03:21qu'à s'implanter au niveau national.
03:23Et moi, je crois, au contraire, qu'il a atteint un plafond,
03:26aujourd'hui, qui lui permet d'avoir l'imprimature sur la gauche,
03:30c'est-à-dire que c'est lui qui donne le là,
03:31non des plaies à ceux qui lui crachent dessus aujourd'hui,
03:34alors qu'il passait des accords avec lui,
03:36il y a moins d'une semaine, quand même.
03:38Mais comme disait Georges Clémenceau,
03:40l'honneur, c'est comme la virginité, ça ne sert qu'une fois.
03:43Mais c'est lui, le vrai taulier de la gauche en France.
03:46C'est LFI, c'est personne d'autre.
03:48Et je pense au contraire que pour eux,
03:50c'est une grande victoire que c'est municipale.
03:51Je pense qu'une des leçons du scrutin,
03:52c'est de montrer quand même que le parti socialiste,
03:54en tout cas les électeurs modérés du parti socialiste,
03:56ils gagnent.
03:56Et bien exactement, c'est-à-dire que quand ils ont le choix
03:59entre LFI et le parti socialiste,
04:00ils choisissent le parti socialiste.
04:01Ça a changé complètement la donne.
04:03Et en fait, le seul moment, effectivement,
04:05ce qui s'est passé en 2024,
04:06lorsqu'il y a eu des alliances où par définition,
04:08il y avait soit un candidat socialiste,
04:10soit un candidat LFI,
04:11là, effectivement...
04:12Soit un candidat Renaissance.
04:13Soit Renaissance, effectivement.
04:14Parce qu'ils se désistaient les uns pour les autres.
04:16Là, ils peuvent se faire une place au soleil.
04:17Là, le problème, c'est qu'on voit bien
04:19que quand les électeurs ont le choix,
04:21les électeurs socialistes ont le choix,
04:22ils privilégient les socialistes.
04:24Absolument.
04:24Ça a changé complètement la donne.
04:26Là, il y a eu un sondage,
04:27mais c'est vraiment tout de suite sorti des urnes.
04:29Sorti des urnes.
04:29Oui, mais la poussière n'est pas encore retombée.
04:31Mais en fait, pour Mélenchon,
04:32moi, je pense que c'est absolument pas une victoire.
04:34Il a les images qu'il voulait.
04:36Ils ont mis tout sur quelques villes
04:38pour avoir l'image du vainqueur.
04:39Et donc, tout va bien.
04:40Globalement, au niveau national,
04:42les résultats ne sont pas bons.
04:43Et surtout, on a vu que le parti socialiste
04:46pouvait gagner deux grandes villes,
04:48les deux plus grandes villes de France,
04:50en disant qu'il est hors de question
04:51de faire une alliance avec LFI.
04:53Donc là, du coup, ils vont se dire
04:54on a nos chances.
04:55On peut faire monter un candidat de gauche.
04:57Le gros problème de la gauche,
04:58c'est qu'il y a 5, 6, 7, 8, 9, 10 candidats.
05:01Donc, il va y en avoir un
05:02qui va sortir peut-être du lot avec chance.
05:04Et Mélenchon,
05:05je pense que Mélenchon,
05:07ce tribun,
05:09peut-être qu'il est un petit peu moins
05:10en forme physique et intellectuelle aujourd'hui.
05:13Et que ça sera moins brillant qu'avant.
05:14Mais déjà, il n'avait pas de candidat partout.
05:16Mais regardez,
05:17il est systématiquement,
05:18dans les grandes villes,
05:20il fait des bons scores.
05:21Regardez,
05:21Sophia Chiquirou à Paris
05:22qui faisait plus de 10%.
05:23C'est moins bon qu'au niveau national.
05:24C'est moins bon qu'aux élections présidentielles.
05:26Oui, mais c'est logique
05:26parce que là,
05:27vous avez notamment
05:27ce qu'on appelle la prime au sortant.
05:29C'est-à-dire que Grégoire,
05:30il a ceux qui aimaient bien Hidalgo
05:31et qui vont voter pour Grégoire de gauche.
05:33Mais qui, à la présidentielle,
05:35n'iront probablement pas voté
05:37pour, je ne sais pas moi,
05:38Raphaël Glucksmann ou François Hollande.
05:40Vous voyez ce que je veux dire ?
05:40Et qui ont voté là-dessus.
05:43C'est là qu'est la problématique.
05:45Et moi, je pense au contraire
05:46que c'est une très bonne élection.
05:48Enfin, une très bonne élection,
05:49oui, en termes de résultats
05:51pour la France insouise.
05:52Je ne pense pas du tout
05:53qu'ils aient perdu.
05:53Chiquirou à Paris,
05:53c'est presque 12%.
05:54C'est 8 au deuxième tour.
05:56C'est ça.
05:56De l'occurrence,
05:57c'est beaucoup plus.
05:59C'était beaucoup plus pour Mélenchon.
06:00Mélenchon, à l'élection présidentielle de 2022,
06:03il a fait beaucoup plus au premier tour
06:05que 12%.
06:05Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus.
06:06Ça veut dire qu'il y a de la place
06:07pour un candidat socialiste de talent.
06:09Voilà, c'est tout.
06:11Maintenant, il faut le nom.
06:13C'est ça.
06:14Ce ne sera pas le plus simple.
06:15C'est François Hollande, il est prêt.
06:18Oui, il est prêt à tout.
06:20C'est sa grande chance.
06:20Il est prêt à tout, surtout.
06:22Et surtout, il a le pied dans la porte,
06:25mais surtout, il y a une ouverture.
06:26Parce que c'est peut-être le moins pire, entre guillemets.
06:29Et d'ailleurs, il fait tout ce qu'il faut.
06:31La déclaration qu'il a faite aujourd'hui,
06:33elle est très claire.
06:34Par contre, sa stratégie à Thule a été excellente.
06:37Elle a bien marché.
06:38Non, mais ça, ça te couronne de succès.
06:40Ça montre l'hypocrisie.
06:43Vous qui êtes journaliste de foot,
06:44depuis Raymond Domenech,
06:45je n'ai pas vu une aussi bonne tactique.
06:48Philippe Bilger, j'ai perdu ma conduite,
06:51mais en clair, en clair.
06:53Ma chère Cécile, je suis exaspéré,
06:55d'abord par la droite,
06:58dite républicaine,
06:59qui est d'une certaine manière par la gauche,
07:02parce qu'on peut voter dans un autre camp
07:05et s'intéresser passionnément à ce que fait l'adversaire,
07:10par le fait qu'on choisit les candidats
07:14par rapport à de très nombreux critères,
07:18mais systématiquement,
07:21on oublie la qualité humaine, intellectuelle, éthique du candidat.
07:27Comme si ça n'avait pas d'importance
07:29et que seule l'étiquette politique
07:32avait du sens dans un monde politique
07:35où on ne s'intéresserait plus à la morale.
07:38Je suis obligé de dire que, malheureusement,
07:41ça explique, par exemple,
07:43la défaite éclatante de Jean-Michel Olas à Lyon,
07:48où pourtant, à une certaine époque,
07:51il avait une avance considérable.
07:53Ça explique aussi que Rachida Dati
07:56ait été battue sèchement par Emmanuel Grégoire,
08:01parce que les gens, à tort ou à raison,
08:04ont pensé, entre guillemets,
08:07aux casseroles judiciaires qu'elle avait,
08:10dont elle ne parvenait pas à se débarrasser
08:12en invoquant seulement la présomption d'innocence.
08:17Donc, en réalité,
08:19ce qui empêche la victoire de certains candidats,
08:22c'est parfois le candidat lui-même,
08:25parce qu'on ne le choisit pas
08:27au regard de critères
08:28qui peuvent plaire à l'électeur.
08:32Je rajouterai une...
08:33Je suis d'accord avec ce que vient de dire Philippe Bilger.
08:36Je rajouterai un élément,
08:38c'est la naïveté des candidats de droite
08:39qui estiment que les maires de gauche
08:42sont haïps à leur population,
08:44par les gens qu'ils administrent.
08:45En fait, on voit bien qu'objectivement,
08:48ce n'est pas le cas.
08:48Je veux dire que ce soit à Lyon, que ce soit à Paris.
08:50La victoire n'est quand même pas écrasante.
08:53Dans un cas écrasante, dans le cas beaucoup moins.
08:54Mais à Lyon, c'est ténu.
08:56Néanmoins, quand on entendait les responsables de droite parler,
08:58on avait l'impression que les maires en question,
09:01dès lors qu'ils marchaient sur le trottoir,
09:02les habitants leur jetaient des cailloux.
09:04Ce n'est pas vrai.
09:04Donc, je pense qu'il y a aussi une naïveté d'analyse.
09:07Et particulièrement à Paris,
09:08où depuis que la droite a perdu Paris en 2001,
09:13en fait, ils ont l'impression qu'on leur a volé
09:14quelque chose qui leur appartenait.
09:16Et donc, ils ne se sont jamais remis.
09:17Tous les états-majors de droite sont dans cette logique
09:19où, en fait, les gens qui ont gagné les élections
09:23n'ont jamais été légitimes.
09:24Ils ont été élus.
09:26Alors, on peut discuter leur travail,
09:28leur programme,
09:30ce qu'ils ont fait.
09:31Il n'y a aucun problème.
09:32Mais ils ont été légitimes
09:33parce qu'ils ont été élus par la population de Paris.
09:35Et ça, la droite l'a complètement oublié.
09:37Ça, je suis entièrement d'accord.
09:38Comme en 81, la droite n'avait pas compris
09:39qu'elle pouvait perdre le pouvoir
09:40parce qu'elle avait depuis 23 ans.
09:42Là, on est entièrement d'accord.
09:44Alors, à un distinct au près,
09:46je fais un tout petit rappel,
09:47c'est qu'en 2001,
09:48la droite s'est suicidée entre Séguin et Tibéry.
09:51Mais ça, c'est une autre histoire.
09:52Ça fait partie du passé.
09:53Alors, en revanche,
09:54je ne suis pas d'accord avec Philippe Bilger
09:55sur un point.
09:56C'est que l'éthique, c'est très bien.
09:58La qualité humaine des candidats,
09:59c'est très bien.
10:00Mais combien de gens connaissent
10:02ou vont croiser leur tête de liste
10:04au municipal ?
10:05Vous allez nous dire
10:07est-ce que vous avez serré la main
10:08de votre tête de liste au municipal ?
10:10Moi, j'ai croisé Rachid Aldarty
10:11à la boulangerie.
10:12Vous lui avez parlé ?
10:13Bien entendu.
10:14C'est vrai ?
10:14C'était particulièrement sympathique.
10:17Ah oui ?
10:18Pas du tout.
10:19Ah d'accord.
10:20D'accord.
10:21C'est bien vendu.
10:22Ah oui, ça c'est bien.
10:24Du coup, je la connais.
10:26Mais combien de gens connaissent les gens ?
10:28Et puis, je veux dire,
10:29vous croisez quelqu'un sur un marché.
10:30C'est sûr que Chirac,
10:31il était fabuleux.
10:32Vous le croisez au sein de l'agriculture.
10:34Il tapait aux fesses des vaches.
10:35Il buvait une Corona avec vous.
10:37Etc.
10:38Il était super sympa.
10:39Mais est-ce que ça a fait de lui
10:41un grand homme politique ?
10:42Non.
10:43Donc, la question des qualités humaines.
10:45Moi, je crois que pour connaître
10:46les qualités humaines d'une personne,
10:48il faut la connaître
10:50depuis un certain nombre de mois,
10:52voire d'années,
10:52et l'avoir fréquenté très régulièrement.
10:55Un candidat, c'est quelqu'un qui arrive,
10:57on voit sa photo sur un prospectus,
10:59sur un bulletin de vote,
11:00on voit ses colissiers,
11:01on aime ses idées,
11:02on ne les aime pas.
11:03Mais je crois que les qualités humaines
11:05d'un candidat,
11:05c'est quelque chose qu'on ne peut pas jauger.
11:07Même si, attention,
11:08et je vous redonne la parole,
11:10parfois il y a le feeling humain,
11:12où dans le regard de quelqu'un,
11:13on se dit,
11:13lui c'est quelqu'un
11:14avec qui je pourrais bien m'entendre,
11:16ou lui c'est quelqu'un
11:17qui se prend pas d'un demi.
11:17Tout dépend de la taille
11:18de la ville,
11:19du village,
11:19de la commune.
11:20C'est sûr que dans mon village
11:21du Haut-de-Pyrénées
11:21avec 23 votants,
11:22tout le monde connaît tout le monde.
11:23Non mais là,
11:24Philippe,
11:25vous parlez de notre lien,
11:26bien sûr,
11:27il est fondamental,
11:28le feeling,
11:29ça a marché.
11:30Mais au-delà de vous-même,
11:32je voulais parler
11:33de la manière
11:34dont les partis politiques
11:36choisissent leurs candidats.
11:38Eux,
11:39ils les connaissent,
11:40et en réalité,
11:41j'ai dans la tête un exemple,
11:43et malheureusement,
11:44ils valident parfois
11:46des choix
11:46dont ils savent
11:48qu'humainement,
11:49éthiquement,
11:50ils ne valent pas un clou
11:51si vous m'autorisez
11:53cette familiarité.
11:55Eh bien,
11:55eux,
11:56ils le savent,
11:57et pourtant,
11:58ils raisonnent
11:59en idéologues,
12:00en personnes
12:01uniquement enquistées
12:03dans la conviction politique.
12:05C'est dramatique.
12:06C'est tout à fait juste,
12:07et encore une fois,
12:08c'est la naïveté
12:09de penser que comme
12:09les maires de gauche
12:10sont par nature mauvais,
12:11on peut mettre
12:12n'importe qui en face,
12:13en fait,
12:13ils l'apporteront.
12:13Alors qu'en fait,
12:14ce n'est absolument pas le cas.
12:15D'ailleurs,
12:16les candidats dont on vient
12:17de parler,
12:18des Républicains
12:18qui ont été battus,
12:20ils ont été très mauvais
12:21dans les débats télévisés.
12:22Enfin, je veux dire
12:23que ce soit...
12:23Ah bien sûr !
12:24Olaz,
12:25Dati,
12:25très mauvaise,
12:26Olaz,
12:27très mauvaise,
12:28Vassal,
12:286% au niveau.
12:29Vous voyez ce que je veux dire ?
12:30C'est vrai que quand même,
12:30c'est vrai que le casting
12:32n'est pas bon.
12:33C'est vrai que la qualité
12:34des débats
12:34est quand même largement baissée.
12:36Regardez,
12:38rien que pour la mairie de Paris,
12:40c'était quand même
12:41affligeant.
12:42Ah non mais...
12:43Mais pourquoi ?
12:44Parce qu'aussi...
12:45Pardon,
12:45la qualité des journalistes
12:47a baissé.
12:48Énormément.
12:49Sauf sur ce radio.
12:50Oui.
12:52Je pense que
12:53la qualité des débats
12:55diminue des deux côtés.
12:57Parce que c'est très difficile
12:59de répondre intelligemment
13:01quand la question
13:02est trop longue.
13:03Il faut imaginer
13:04des questions
13:05qui sont plus longues
13:06que la réponse
13:07qu'on attend
13:08ou qu'elle n'est pas pertinente.
13:09Non mais je suis d'accord
13:10avec Cécile.
13:10Vous voulez dire
13:11que certains journalistes,
13:12pardon Philippe,
13:12veulent exister
13:13plus que les candidats ?
13:14C'est ce que vous dites ?
13:16C'est ce que j'aime
13:18dans Affiliate Radio notamment.
13:20C'est qu'on se constère
13:21comme moins important
13:23que les invités
13:24qu'on fait venir.
13:25Absolument.
13:26Mais là,
13:26je suis bien d'accord
13:26avec Cécile.
13:27C'est pour ça
13:27qu'on a arrêté
13:28les invités.
13:30Le niveau du personnel
13:32politique a baissé.
13:33Ça, c'est une évidence.
13:34Mais le niveau global
13:36du pays a baissé.
13:37Vous êtes hyper pessimiste.
13:39Mais regardez
13:39les classements PISA.
13:41Mais regardez
13:41les classements PISA.
13:42Mais regardez
13:42les classements PISA.
13:44Il faut augmenter
13:44la moyenne.
13:44Mais lui,
13:45Philippe,
13:45il l'a augmenté
13:47radicalement.
13:47N'importe quoi.
13:48Avis personnel.
13:49Je pense que le pays
13:50devrait le prendre
13:51comme exemple
13:52de manière globale.
13:53Vous avez fait
13:53une percée fulgurante
13:55depuis quelques mois.
13:56N'importe quoi.
13:57Il progresse chaque jour.
13:58C'est ça qui est...
13:59Ne le poussez pas.
14:00Déjà, c'est compliqué
14:01de le tenir.
14:02Vous restez avec nous
14:03dans un instant...
14:03Appelez-moi mon enseigneur.
14:04C'est ça.
14:05Bien sûr.
14:06On va revenir sur Lionel Jospin,
14:08ancien Premier ministre
14:09et double candidat socialiste
14:10aux élections présidentielles
14:11de 1995 et de 2002.
14:13Décédé hier,
14:1588 ans.
14:16Et l'ensemble
14:16de la classe politique
14:18lui rend hommage
14:19aujourd'hui et nous
14:20dans quelques instants.
14:21A tout de suite.
14:22Sud Radio.

Recommandations