- il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:01Générique
00:08Bien sûr, c'est les conséquences de l'affaire Liana, comme je vous le disais, qui nous préoccupent ce soir.
00:14Conséquences judiciaires, conséquences juridiques, conséquences politiques que l'on va traiter avec nos envoyés spéciaux,
00:20avec nos invités ici sur le plateau de BFM TV.
00:23On va aller à Florence dans le Gers, retrouver Mathéo Rivière en direct pour BFM TV,
00:28parce que Mathéo, d'ici quelques minutes, c'est donc l'avocat, l'avocat des parents qui va prendre la
00:33parole des parents de Liana.
00:37Oui, une déclaration officielle de l'avocat de la famille au nom des parents de Liana qui est timinante,
00:43qui devrait débuter d'ici quelques minutes devant le perron de la mairie de Florence,
00:47où vous le voyez, plusieurs journalistes sont déjà arrivés.
00:52Selon nos informations, les parents de Liana, Martial et Charline ne seront pas présents lors de cette prise de parole.
00:58Exceptionnel. Pourquoi exceptionnel ? Parce qu'il s'agit de la première fois, depuis la découverte du corps de Liana,
01:04que l'avocat de la famille s'exprime.
01:06On l'avait bien évidemment aperçu aux côtés de la famille lors de cette marche blanche dimanche à Florence,
01:11mais il ne s'était encore jamais exprimé.
01:14Pourquoi ? Eh bien, c'est ce que l'on va tenter de découvrir.
01:17Va-t-il évoquer les ressentis de l'affaire ce soir, les ressentis de la famille sur cette enquête ?
01:23Va-t-il évoquer les antécédents judiciaires de Jérôme Barrella ?
01:27Ou bien, dernière hypothèse, va-t-il lui aussi pointer les défaillances judiciaires,
01:32comme a pu le faire l'avocat de la mère de Rosa en début d'après-midi à Toulouse ?
01:36Tout cela reste à déterminer. On devrait avoir une réponse d'ici quelques minutes.
01:40Mais une chose est sûre, c'est qu'à la suite de cette déclaration officielle,
01:43l'avocat de la famille de Liana ne répondra à aucune question des journalistes ici.
01:48Mathéo Rivière avec Déborah Roch en direct de Florence pour BFM TV.
01:52Mélanie Bertrand, bonsoir. Effectivement, on attend avec intérêt la prise de parole de l'avocat des parents de la petite
01:59Liana.
02:00Liana, d'autant plus qu'un peu plus tôt, on a entendu l'avocat d'Audrey, la mère de Rosa,
02:06dire qu'il voulait porter plainte.
02:08Une série de plaintes d'ailleurs contre l'État. On peut imaginer que ça sera la même chose du côté
02:13de la famille de Liana ?
02:14Oui, c'est une possibilité. Effectivement, ce matin, on a eu les mots très forts de l'avocat de la
02:18maman de la petite Rosa,
02:20cette petite fille qui a déposé plainte en août 2025, en août dernier, sans qu'il n'y ait de
02:24garde à vue de Jérôme Barrella.
02:26Là, on en a énormément parlé sur notre antenne. Cet avocat, il a annoncé ce midi qu'il déposait plusieurs
02:31plaintes,
02:31notamment une plainte contre l'État pour faute lourde, pour en quelque sorte manquement à ses obligations.
02:37Ça rappelle l'affaire Estelle Mouzin. Vous savez, le papa d'Estelle Mouzin, Éric Mouzin, avait aussi déposé plainte
02:42et a fait condamner l'État pour faute lourde. C'est la même chose pour la famille de Nathalie Debailly,
02:46cette femme qui est morte sous les coups de son ex-conjoint. Là encore, elle avait déposé plainte.
02:50Là encore, il y avait eu des dysfonctionnements importants. Là aussi, l'État avait été condamné pour faute lourde.
02:56L'avocat de la maire de la Petite Rosa annonce aussi déposé plainte à la fois contre les procureurs de
03:01Toulouse,
03:02Doche, les enquêteurs qui ont sans doute peut-être mal fait leur travail, ou en tout cas peut-être pas
03:06suffisamment.
03:08L'avocat a dit qu'ils n'ont pas donné instruction d'arrestation et c'est en quelque sorte la
03:12fin tragique que l'on connaît dans l'affaire Liana,
03:14mais qui n'a, en tout cas pour le cas de la Petite Rosa, ce suspect n'a toujours pas
03:18été emplacé en garde à vue.
03:19Et puis, il annonce aussi, et il a été très ferme là-dessus, déposé plainte devant la Cour de justice
03:24de la République contre Gérald Darmanin,
03:26le garde des Sceaux, pour finalement les mêmes motifs, mise en danger de la vie d'autrui et non-assistance
03:30à personne en danger.
03:32Maître Courvoisier, ces plaintes, bonsoir, peuvent aboutir vraiment de ces plaintes contre l'État ?
03:36Alors, je ne sais pas si elles peuvent aboutir. En tout cas, le dépôt de ces plaintes et l'annonce
03:40de ces plaintes, je pense, est un heureux événement dans cette tragédie que tout le monde est en train de
03:44vivre.
03:45Je pense que c'est également une bonne technique de la part de mon confrère. Pourquoi ? Parce que cela
03:50va permettre en réalité plusieurs enquêtes confiées à des magistrats qui seront différents.
03:54Il y a une enquête administrative sur les dysfonctionnements et donc il y aura des enquêtes judiciaires pour des infractions.
03:59Et donc, c'est très bien.
04:00C'est-à-dire que des magistrats vont enquêter sur d'autres magistrats ?
04:03Oui, en France, ce sont des magistrats avec des policiers en dessous ou des gendarmes.
04:08Mais en tout cas, il y aura donc plusieurs enquêtes menées dans des cadres juridiques qui sont un peu différents.
04:12Et ça permettra évidemment à la famille d'avoir accès très certainement à certaines informations auxquelles elle n'aurait pas
04:18forcément accès dans le cadre de l'enquête administrative.
04:20Et pour obtenir quoi ? Des indemnités ?
04:22Pour obtenir, je pense, un, la condamnation de l'État français pour le fait de ne pas accorder suffisamment de
04:29moyens à la justice, d'une part, pour peut-être faire condamner pour des fautes individuelles, d'autre part,
04:34et pour qu'à un moment donné, je pense, ce système que beaucoup appellent un système d'impunité, je ne
04:39partage pas ce terme, mais je le dis sur les réseaux sociaux, c'est beaucoup dit,
04:42pour que ce système, à un moment donné, s'arrête ou en tout cas qu'il n'y ait pas
04:45d'autre à faire comme ça,
04:46même si c'est un espoir qui est très certainement vain, parce qu'on ne pourra pas tout empêcher, mais
04:50en tout cas faire en sorte qu'il y ait moins d'affaires de ce style-là, qui sont parfaitement
04:54insupportables.
04:56Depuis le drame Liana, on a beaucoup entendu parler des délais de la justice, de la justice longue, de ces
05:01errements, mais là, une plainte contre l'État, une plainte contre un ministre, ça va prendre combien de temps ?
05:06Ça risque de prendre des années, mais en début d'après-midi, j'étais par exemple au tribunal correctionnel de
05:10Bobigny, on va juger en fin d'année 2026 des faits de 2016 et 2017.
05:15Quel type de fait ?
05:16Alors, ce sont des faits de blanchiment, de faux, de corruption, et j'ai un autre dossier de trafic de
05:22stupéfiants, qui sera également jugé en fin d'année pour des faits de 2013 à 2015.
05:27C'est pour vous dire à quel point j'entends ce qui se passe à l'heure actuelle, mais nous,
05:30c'est aussi un peu notre quotidien.
05:31Alors, heureusement, entre guillemets, que la fin n'est pas aussi tragique, mais c'est ça l'état de la
05:35France aujourd'hui et de la justice française dans nos tribunaux du quotidien.
05:39Et là, on ne vous parle que du pénal, mais je pourrais vous parler du JAF avec des délais où
05:43on attend 10 mois, 11 mois, 12 mois, pour voir un juge aux affaires familiales qui va trancher la question
05:49de la résidence principale d'enfants mineurs et de la pension alimentaire.
05:52Et je pense que d'autres confrères pourraient vous parler du tribunal des affaires de la sécurité sociale, etc., etc.
05:58Mais quand Sébastien Lecornu, qui commence à faire des annonces et qui propose notamment que les actes d'enquête sur
06:06les crimes contre les enfants soient effectués dans un délai maximal de 3 mois, est-ce que c'est possible
06:13ou c'est de la com ?
06:14C'est de la com.
06:15C'est de la com, voilà.
06:16Eva Darlan, bonjour.
06:18Bonjour.
06:18Vous êtes comédienne et vous étiez hier place Vendôme à Paris.
06:22C'est ma place.
06:23Pourquoi ?
06:23C'était notre place à tous et à toutes.
06:26Pourquoi ? Parce que ça fait quand même personnellement à peu près 15 ans, entre 15 et 20 ans, qu
06:32'on demande la même chose au gouvernement successif qui ne bouge pas, ni les uns ni les autres, et particulièrement
06:40celui-ci.
06:41Oui. Quand il est arrivé au pouvoir, Macron a parlé de s'intéresser aux femmes, de grandes causes nationales. Il
06:52a toujours refusé. Il y a une vraie volonté de ne pas agir. Parce que toutes les recommandations, on les
06:59a faites.
07:00Toutes les demandes, on les a proposées. On avait des dossiers. J'ai personnellement rencontré le Premier ministre avec des
07:07dossiers.
07:08Lequel ? Parce qu'il y en a eu plusieurs.
07:10Ah oui, c'est vrai.
07:11Édouard Philippe, Gabriel Attal, Jean Castex, Madame Borne.
07:15Édouard Philippe, qui a été stupéfait de savoir qu'il y avait des violences en France contre les femmes et
07:22contre les enfants.
07:22Parce que lui, personnellement, dans sa famille, il n'y en avait pas.
07:26C'est ce qu'il vous a raconté ?
07:27Comment ? Devant témoins ?
07:28Ah oui ?
07:29Bien sûr. Nous étions une délégation de trois femmes.
07:32Il y avait Karine Plassard, il y avait Muriel Robin, il y avait moi.
07:36Il y avait cette espèce de pseudo-ministre pour les femmes.
07:44Madame Chappard ?
07:45Un truc comme ça.
07:49Et Édouard a dit que, vraiment, il fallait s'en occuper vachement vite.
07:54D'ailleurs, ouf, il avait un rendez-vous, il fallait qu'il parte.
07:57Voilà, moi, j'ai ramené tout.
07:59Il y avait tout.
08:03On avait fait des budgets, on avait fait des choses extraordinaires.
08:06On avait fait des budgets, on avait fait des recommandations.
08:08Et là, avec le drame de l'affaire Liana, mais comment vous avez réagi en entendant les errements de la
08:13justice,
08:14des beaux de plainte qui n'avaient pas été traités avec l'affaire Liana, avec le drame ?
08:18On sait qu'ils n'ont rien fait.
08:20Ils n'ont rien fait, donc forcément, les juges et les magistrats ne peuvent rien faire.
08:24Alors maintenant, quand ils osent dire que c'est la faute des magistrats, je trouve ça un tout petit peu
08:29gonflé.
08:30Parce qu'ils n'ont rien fait au départ, ils n'ont pas donné d'argent.
08:33Macron n'a pas voulu donner d'argent.
08:35Au départ, il y a 15 ans, il y a 10 ans, on demandait 1 million.
08:40Alors attendez, on vous interrompt et on va expliquer l'avocat.
08:43L'avocat arrive.
08:44L'avocat de départ en ligne.
08:45Maître Roujou de Boubée.
08:47Maître François Roujou de Boubée.
08:49Avec le maire à derrière.
08:50Le maire de Florence, derrière.
08:52Bonjour à tous.
08:53Je viens aujourd'hui à la demande de la famille pour porter leur voix.
08:57Si je m'adresse à vous aujourd'hui, c'est tout d'abord pour vous dire merci.
09:00Merci d'avoir été présent pendant les recherches pour retrouver la petite Liana.
09:04Merci pour votre mobilisation.
09:06A tous pendant cette épreuve.
09:08Et merci à l'ensemble de la gendarmerie du Gers et à la mairie de Florence pour leur soutien.
09:13Nous tenons aujourd'hui à souligner la qualité de l'enquête sous l'égide du parquet d'oches
09:17et du traitement de ce dossier pour retrouver cet enfant.
09:20Mais après ce drame, il y a une question.
09:23Comment cela a pu arriver ?
09:25Alors je ne suis ni enquêteur, ni politicien.
09:28Je suis l'avocat de la famille.
09:29Et j'ai eu accès au dossier.
09:31Et par ma voix, cette famille endeuillée souhaite envisager les véritables responsabilités.
09:36Celles des moyens qu'on accorde à la justice et à leur efficacité.
09:39Car oui, monsieur le président, c'est le vrai cœur du problème.
09:43J'ai vu des gendarmes, des policiers, des magistrats et des greffiers
09:47rouler sous les piles de dossiers à traiter.
09:49J'ai vu les mêmes se battre pour des post-it ou des ramettes de papiers.
09:53On en est là.
09:54J'ai vu des décisions de justice qui n'étaient pas appliquées,
09:57faute d'avoir du personnel pour pouvoir le faire.
10:00J'ai vu des experts refuser leur mission car ils avaient trop de travail.
10:04J'ai vu des rapports d'expertise être rendus six mois après qu'on les avait demandés.
10:10J'ai vu des instructions judiciaires pour viol durer des années
10:14car il n'y a pas assez de juges, pas de place en audience.
10:17J'ai vu des magistrats désespérés car ils n'avaient plus les moyens
10:20de leur faire leur office dans de bonnes conditions.
10:23A-t-on oublié la tribune des 3000 magistrats suite au suicide de l'un d'eux ?
10:28Je vous demanderai donc un peu de respect.
10:31Étudier 70 000 plaintes d'ici le 14 juillet, c'est de la poudre de perlimpinpin.
10:35Et j'espère que personne n'est dupe, c'est impossible à moins de mal faire son travail.
10:40J'étais en audience ce matin et les dossiers qui ont dû être renvoyés ont été renvoyés en novembre
10:45car le magistrat a estimé à juste titre qu'on ne traitait pas bien les dossiers à 23h
10:50quand on commence une audience à 8h30.
10:54En novembre, c'est encore tôt.
10:57Maintenant, c'est en 2027.
10:59Allez expliquer cela aux victimes.
11:01J'ai assisté des victimes de viol à la cour d'assises pour des audiences jusqu'à 4h du matin.
11:07Il y a des centaines de plaintes depuis 2025 pour viol ou agression sexuelle au Parquet d'Hoche
11:14et seulement un procureur pour les traiter.
11:17Vous trouvez ça sérieux ?
11:19Je vois nos voisins européens avoir quatre fois plus de procureurs, de magistrats et de greffiers,
11:23ce qui réduit par quatre le délai de traitement.
11:26La France consacre la plus petite partie de son budget à la justice.
11:31Que vous faut-il de plus ?
11:34Attribuer la responsabilité de ce drame à l'institution judiciaire serait un non-sens absolu
11:39et cela serait se tromper de responsable.
11:41Je rappelle qu'ici, en ce lieu, je suis le seul à avoir accès aux dossiers
11:46que j'ai bien sûr montrés à la famille.
11:49Comment peut-on dire, aujourd'hui, qu'il y a eu des dysfonctionnements
11:53alors qu'on n'a pas eu accès à ce même dossier ?
11:56N'oublions pas que si le corps de Liana a pu être retrouvé,
11:59c'est grâce à la mobilisation de la gendarmerie du Gers
12:02sous les ordres du procureur de la République.
12:05Doche.
12:06Retrouver son corps, c'est un du miracle.
12:08Et combien de parents n'ont pas eu cette chance ?
12:11Je le dis en toute franchise,
12:12si la justice avait eu plus de moyens,
12:15ce drame et tous les autres auraient pu être évités.
12:20La famille de la victime que je représente,
12:24nous avons confiance en la justice.
12:26Alors maintenant, ça suffit.
12:28Nous ne voulons pas de loi ou de réforme.
12:30Nous ne voulons pas de récupération.
12:31Juste des moyens et l'efficacité de ces moyens.
12:34La robe que je porte me hurle de vous demander plus de moyens.
12:39Donc oui, aujourd'hui est un jour de colère.
12:41Je ne peux plus me taire quand on met en cause des institutions judiciaires
12:45déjà à bout de souffle, garantent pourtant de l'état de droit.
12:48Que chacun prenne ses responsabilités, y compris au plus haut sommet de l'état,
12:53et qu'on ne s'y trompe pas.
12:55Combien faudrait-il de l'IANA pour que nous soyons enfin entendus ?
12:59Maintenant, laissons la justice faire son œuvre.
13:01Accorder à la justice les moyens de bien faire son travail,
13:04et pas des miettes du budget.
13:05Après-demain, nous enterrerons un enfant, une enfant, une enfant du pays.
13:12Soyez assurés que ce crime ne restera pas impuni.
13:15J'en fais aussi mon affaire.
13:17Mais ne nous trompons pas de combat pour l'IANA,
13:20et pour celles et ceux qui viendront après.
13:22Je vous remercie.
13:29C'était donc la prise de parole de maître François Rougeau de Boubet.
13:33Il était avec à ses côtés le maire de Florence,
13:37mais ce que l'on a entendu dans la bouche de l'avocat,
13:39c'est presque des accusations.
13:42Des accusations contre le pouvoir politique,
13:44essentiellement, qui ne donnent pas les moyens à la justice de travailler.
13:48C'est ce qu'il a dit.
13:49Bien sûr, un avocat qui énumère tous les dysfonctionnements
13:52qu'il vit au quotidien, quand il se rend au tribunal,
13:55les audiences jusqu'à 4h du matin,
13:584 fois plus de procureurs et de greffiers chez nos voisins.
14:01On ne parle pas assez des greffiers,
14:02parce que dans un cabinet d'instruction,
14:04vous le savez maître, il y a bien mieux que moi,
14:07il y a le juge et il y a son greffier.
14:09C'est vraiment une équipe et un binôme.
14:10Il y a un an et demi, deux ans,
14:11les greffiers en France ont hurlé leur manque de moyens.
14:14On les a soutenus à BFM TV,
14:16on était peu à les soutenir.
14:17Ils sont très importants.
14:19Manque de greffiers.
14:20Comment peut-on parler de dysfonctionnement aujourd'hui
14:22pour ceux qui n'ont pas eu accès au dossier ?
14:24Et puis cette phrase, la robe que je porte,
14:26que je porte, moi, avocat,
14:28me hurle de vous demander plus de moyens.
14:31C'est-à-dire que cet avocat,
14:33il a protégé les gendarmes locaux,
14:34il a protégé les magistrats locaux,
14:36que tout le monde fusille.
14:38Et il dit que ce n'est pas le problème des magistrats
14:42et ce n'est pas un problème local,
14:43c'est un problème de fonctionnement.
14:45Ça vient du haut de l'État,
14:46c'est ce que vous disiez tout à l'heure, madame,
14:48ça vient du haut de l'État,
14:50c'est tout en haut de l'État
14:51qu'on doit nous donner des moyens.
14:52On a entendu M. le Président,
14:53il s'est adressé au chef de l'État.
14:54On a entendu M. le Président, absolument.
14:56Et très vite,
14:57étudier 70 000 plaintes jusqu'au 15 juillet,
15:00c'est ce qui a été demandé,
15:02eh bien c'est de la poudre de perlimpinpin.
15:04Vous le disiez, maître,
15:04ça ne peut pas marcher, c'est impossible.
15:06En fait, il va à contre-courant
15:07de ce que dit Gérald Darmanin
15:08depuis plusieurs jours,
15:09et même Emmanuel Macron avant lui,
15:11qui disait qu'on ne me parle pas
15:13de problème de moyens,
15:14c'est vraisemblablement
15:15une responsabilité individuelle.
15:17Et ça a hérissé beaucoup de magistrats
15:19que dès les premiers jours de l'enquête,
15:23les autorités, le gouvernement,
15:24pointent la procureure d'Auche.
15:26Effectivement, ça a vraiment créé
15:28une très très forte émotion.
15:30Le Conseil supérieur de la magistrature
15:31a répondu.
15:32Oui, le Conseil supérieur de la magistrature
15:33en disant que c'était un peu
15:34de discréditer des milliers de magistrats.
15:36Exactement, regrette le discrédit
15:38jeté sur des milliers de magistrats.
15:39Et donc cet avocat, aujourd'hui,
15:40il vient porter une voix totalement différente
15:42de ce qu'on a entendu jusqu'à maintenant.
15:45Il souligne, et il a raison,
15:47que c'est grâce au travail des gendarmes
15:48sur instruction du parc Adoche
15:50et aussi grâce à un témoignage humain
15:51que le corps de la petite Liana
15:53a été retrouvé.
15:54Il donne des exemples.
15:55J'ai vu des gendarmes crouler
15:56sous des dossiers.
15:57J'ai vu des décisions non appliquées,
15:59des experts refuser des missions
16:00parce qu'ils avaient trop de travail
16:01ou encore des instructions pour viol à l'arrêt
16:03car il n'y avait pas assez de moyens.
16:05Et pour lui, c'est vraiment
16:07cette question des moyens
16:08qui est fondamentale dans ce dossier
16:09et peut-être pas de responsabilité individuelle.
16:12En tout cas, c'est l'un des...
16:14Enfin, au cœur de ce dossier,
16:16c'est vraiment l'une des voix
16:17qui est un peu dissonante
16:18par rapport à toute la petite musique
16:19que l'on entend
16:20qui tend à pointer des responsabilités
16:22très individuelles.
16:23Et Mélanie, pardon,
16:23il ne demande pas de sanction.
16:24Contrairement à l'avocat
16:25qu'on a entendu ce matin de Rosa,
16:27il ne demande pas de sanction.
16:28D'Audrey, la mère de la petite Rosa.
16:30Mais c'est vrai que les deux affaires
16:30sont différentes.
16:31L'affaire de Liana,
16:32elle est quelque part
16:33la conséquence de l'affaire de Rosa.
16:34Et si cet homme avait été interpellé
16:37plus tôt, placé en garde à vue,
16:38et même sans être placé en détention,
16:40mais qu'il ait eu froid dans le dos
16:42sur ce qui pouvait lui arriver
16:43et surtout la surveillance
16:45qui s'opérait sur lui,
16:46il n'y aurait peut-être pas eu de Liana.
16:47On est dans deux catégories différentes.
16:48Et d'y pointer l'institution judiciaire
16:50serait une erreur absolue.
16:51Bien sûr, absolument.
16:52Mais pourquoi opposer, finalement,
16:53manque de moyens
16:54et responsabilité individuelle ?
16:55C'est peut-être les deux.
16:56C'est à la fois un manque de moyens
16:58et aussi, quand même,
16:59parfois des problèmes
17:00de responsabilité individuelle
17:01parce qu'on a toujours, quand même,
17:02une question sans réponse.
17:03Pourquoi a-t-on attendu des mois
17:05dans l'affaire de la petite Rosa
17:07avant de décider d'interpeller
17:11l'homme en question ?
17:12D'ailleurs, qui ne l'a jamais été
17:13puisque, malheureusement,
17:16cet ordre qui avait été donné
17:17par la procureure
17:17n'a pas été exécutée ?
17:18Ce qui est très intéressant,
17:20c'est que mon confrère
17:21intervient d'abord en tant qu'avocat,
17:22c'est-à-dire qu'il porte la parole
17:24de la famille de la victime.
17:26Mais, et c'est très intéressant aussi,
17:27et je pense qu'il faut vraiment l'écouter
17:29parce que c'est un avocat
17:30du barreau d'Auge,
17:30si je ne m'abuse,
17:31et qui connaît bien
17:32le fonctionnement de ce petit barreau.
17:34Il doit bien connaître
17:35les gendarmes
17:36pour être régulièrement
17:37à leur contact
17:37et très certainement assistés,
17:40dégardés à vue
17:41parce qu'ils ne défendent
17:41peut-être pas que les victimes.
17:43Ça nous arrive de faire
17:43et l'un et l'autre.
17:44Et donc, il doit être confronté
17:45à ces problèmes du quotidien
17:46et il doit entendre,
17:47comme nous on entend
17:48en région parisienne,
17:49des policiers et des gendarmes
17:51dire, mais nous,
17:51on n'en peut plus.
17:52Il doit aussi entendre
17:52des greffiers dire,
17:53moi j'ai terminé
17:54à 4h du matin,
17:55je dois être de retour
17:55à 8h30 parce que
17:56je tiens l'audience là,
17:58demain je fais
17:58des comparutions médias,
17:59je suis de permanence
18:00ce week-end, etc.
18:01Oui, mais dans un petit parquet
18:02comme celui de Hoche,
18:03est-ce qu'il n'y a pas
18:03des priorités ?
18:04Et lorsqu'une petite fille
18:07avec des analyses médicales
18:08l'appui témoigne de viols
18:11à la fois vaginal et anal,
18:12est-ce que ce n'est pas prioritaire
18:13justement dans un petit parquet
18:14où on ne peut pas tout traiter ?
18:15Alors moi, je suis totalement d'accord avec vous.
18:16C'est pour ça que je dis
18:17attention de ne pas écarter
18:18non plus les responsabilités individuelles,
18:19pourquoi on a fait des non-choix ?
18:21Et on le saura
18:21très certainement rapidement
18:23puisqu'il me semble
18:23que le délai c'est 15 jours,
18:25en tout cas c'est le 15 juin
18:25pour avoir le retour
18:26de cette première enquête,
18:27c'est peut-être un peu court
18:28mais différent.
18:28Ce sera rendu le 19 juin
18:29à annoncer l'enquête administrative.
18:31Absolument.
18:32Oui, mais vous voyez,
18:32en fait,
18:34c'est comme s'il répondait
18:35à son confrère,
18:36l'avocat d'Audrey,
18:37la maman de la petite Rosa
18:39qui disait cet après-midi
18:40« J'aimerais aussi dénoncer
18:42une autre réalité
18:42que je vois au quotidien,
18:44celle de magistrats
18:45qui travaillent
18:45quatre fois moins
18:46que leurs collègues,
18:47celle d'enquêteurs paresseux,
18:49des vrais fainéants
18:51qui sont à l'origine
18:52de ce drame humain. »
18:53Mais on est sur
18:53deux histoires différentes.
18:54Lui aussi, cet avocat,
18:56il parle d'une réalité
18:57qu'il vit au quotidien.
18:58Exactement.
18:59Donc il y a quand même
19:00des magistrats
19:00qui travaillent
19:02beaucoup moins que d'autres
19:03qui ne font pas leur boulot
19:04ou pas leur boulot.
19:04Ça arrive à la compétence professionnelle
19:06dans tous les milieux.
19:08Et visiblement,
19:08ce confrère
19:09qui n'a pas la même position
19:10que l'avocat
19:11des parents de l'IANA
19:12a une expérience
19:13et vient la raconter
19:14et il faut aussi l'entendre.
19:16Mais on peut parler
19:17de fautes professionnelles
19:17de temps en temps
19:18dans la magistrature ?
19:19C'est quelque chose
19:20qu'on ne peut pas évoquer
19:21alors qu'on l'évoque
19:22dans toutes les autres professions.
19:23En fait,
19:24il faut bien comprendre
19:25que la magistrature
19:26étant indépendante,
19:27en sachant que moi,
19:27je ne fais pas ces procédures-là
19:28mais je vous explique
19:29dans les grandes lignes,
19:30le magistrat est indépendant.
19:31C'est-à-dire que
19:32lorsqu'il remet quelqu'un en liberté
19:33qu'il a respecté la loi,
19:35il n'encourt pas
19:35ni de sanctions disciplinaires
19:36ni de sanctions pénales.
19:38Vous voyez,
19:38il a respecté le cadre de la loi.
19:40Quand un juge d'application des peines
19:42aménage une peine,
19:43il respecte la loi.
19:44Aujourd'hui,
19:45le souci,
19:45c'est qu'on fait un peu
19:47un amalgame
19:47entre une responsabilité
19:49parce qu'on n'est pas content
19:50du quantum d'une peine,
19:51qu'on n'est pas content
19:51d'une décision pénale.
19:52Non, mais là,
19:52on n'est pas content
19:53d'une autre décision.
19:55Exactement.
19:55Et éventuellement,
19:56une faute disciplinaire
19:58parce qu'il y a eu
19:58un mauvais traitement.
19:59Il y a eu une décision,
20:00par exemple,
20:01d'affectation dans une brigade
20:02qui n'était pas compétente
20:03où il y a eu tout simplement
20:04une négligence,
20:05c'est-à-dire qu'on n'a pas agi
20:07suffisamment rapidement.
20:08Et je suis d'accord avec vous,
20:09quand on a une plainte en août,
20:10un certificat médical
20:11venant attester
20:12qu'il y a eu viol,
20:13peut-être pas de la part de ce monsieur,
20:14on ne sait pas,
20:15il est présumé,
20:15mais en tout cas,
20:16on sait qu'il y a viol,
20:17qu'il ne se passe rien derrière
20:19qu'un transfert de plainte.
20:20Pendant des mois.
20:21C'est pas entendable
20:21et c'est lamentable.
20:23Ça l'est dans les autres dossiers
20:24et ça l'est dans celui-là.
20:25C'est lamentable.
20:26Oui, mais vous voyez,
20:27pardon de citer aussi,
20:28parce qu'il y a beaucoup de voix,
20:29on entend beaucoup de voix,
20:30mais celle de Rémi Hetz.
20:32Rémi Hetz,
20:32c'est le procureur général
20:33près la Cour de cassation,
20:35c'est le plus haut magistrat de France.
20:37Voilà ce qu'il disait.
20:38Il faut absolument tout mettre à plat
20:39pour que plus jamais
20:40une telle catastrophe judiciaire
20:42ne se reproduise.
20:44Donc, en tant que
20:45plus haut magistrat de France,
20:47il reconnaît quand même
20:48une responsabilité
20:49dans la machine judiciaire,
20:51dans la mécanique,
20:52pour dire que ça ne va pas,
20:54que ça tourne plus rond.
20:55Mais la mécanique
20:56ne peut pas marcher sans argent.
20:59S'il n'y a pas assez de magistrats,
21:01ça ne peut pas rouler.
21:03S'il n'y a pas assez d'ordinateurs,
21:06ça ne peut pas marcher.
21:07Si on est obligé d'aller à pied
21:08porter le courrier,
21:09ça ne peut pas marcher.
21:12Le courrier,
21:13on peut l'envoyer par mail
21:14et pas par courrier postal aussi.
21:15Il n'y a pas d'ordinateur.
21:18Ce qu'il faut comprendre,
21:19c'est que pour une audience
21:19que j'ai lu,
21:20il n'y a pas d'ordinateur
21:21au parquet de Toulouse.
21:22Et on peut très bien envoyer
21:22des mails avec un caractère urgent
21:24pour signaler
21:25la procédure peut-être,
21:26mais d'aller en courrier
21:27qu'il y a un caractère urgent.
21:29Ce qu'il faut savoir,
21:30dans une audience correctionnelle type,
21:31il faut trois magistrats,
21:33un procureur,
21:34un greffier,
21:34un nuissier audiencé.
21:35On ne peut pas alléger tout ça d'ailleurs.
21:37On ne pourrait pas alléger les procédures.
21:39Est-ce que les tribunaux
21:40ne sont pas encombrés aussi
21:41par des affaires
21:41qui n'ont pas allé devant des tribunaux ?
21:44Si, vous savez,
21:45ces 20 dernières années,
21:46on a correctionnalisé,
21:47par exemple,
21:47le droit de la route.
21:48Aujourd'hui,
21:50quasiment 40%,
21:50si je ne m'abuse,
21:5140% des infractions jugées en France,
21:53des délits,
21:54ce sont des délits routiers.
21:55Toute la journée à Paris,
21:56à Bobigny, à Nanterre,
21:57vous avez ce qu'on appelle
21:58les CRPC,
21:59Comparution sur reconnaissance
22:00préalable de culpabilité,
22:02où vous avez des gens
22:03qui ont roulé à 170 au lieu de 50,
22:05qui ont conduit alcoolisé,
22:06qui ont conduit sous stup,
22:07et donc,
22:07ils sont jugés 10 fois,
22:0815 fois, 30 fois.
22:09Ça, ça en compte quoi ?
22:10Un procureur,
22:11un greffier,
22:11et l'après-midi,
22:12un magistrat du siège
22:13et un greffier.
22:14Pardon,
22:15mais je vais prendre deux exemples.
22:17Deux exemples
22:17de deux côtés différents,
22:18on va dire.
22:19On a interpellé des agriculteurs
22:20pour des posts Facebook,
22:22on a interpellé Rima Hassan
22:23pour un tweet sur la Palestine.
22:25Sincèrement,
22:25la justice a du temps
22:26à perdre pour ce genre de choses
22:28qui vont...
22:28On sait bien que c'est
22:29des petites affaires
22:30qui n'aboutiront à rien.
22:31On ne peut pas nous dire
22:32dans un...
22:33On n'a pas assez de moyens,
22:35c'est trop lent, etc.
22:37Et s'intéresser à ce genre de choses.
22:38Alors là,
22:38ce n'est même pas du temps
22:39qu'on a,
22:39c'est de l'argent à gaspiller
22:40parce qu'il faut savoir
22:41combien ça coûte une garde à vue.
22:42Vous mobilisez des OPJ,
22:43vous mobilisez parfois,
22:44pourquoi pas,
22:45des avocats de permanence
22:46qui sont payés à l'aide juridictionnelle.
22:48Vous mobilisez,
22:48pourquoi pas,
22:49un expert,
22:50un médecin de garde
22:51pour respecter les droits
22:53des gardés à vue.
22:53Vous mobilisez ensuite,
22:54pourquoi pas,
22:54un magistrat
22:55s'il y a des fermements, etc.
22:56Donc la judiciarisation
22:58de la vie publique
23:00encombre les tribunaux.
23:00On va retourner à Florence,
23:02donc devant le parvis
23:04de l'hôtel de ville,
23:05retrouver Mathéo Rivière
23:06en direct pour BFMTV
23:07parce qu'on vient de suivre
23:08l'avocat de la famille de Liana.
23:11Ça a été très court,
23:12mais ça a été très précis
23:13et très ferme,
23:14les accusations
23:15de l'avocat, Mathéo.
23:20Oui,
23:21très court,
23:22mais très ferme,
23:23comme vous dites,
23:23l'avocat qui s'est exprimé
23:24il y a quelques minutes
23:25ici devant le perron
23:26de la mairie
23:27aux côtés du maire de Florence
23:29qui a débuté
23:29en remerciant d'abord
23:31cette mobilisation citoyenne
23:33d'un côté,
23:34cette mobilisation
23:34des forces de l'ordre
23:35de l'autre
23:36tout au long
23:37de cette première semaine
23:38lors de la disparition
23:39de Liana
23:40pour retrouver
23:40le corps de Liana
23:42mais qui au contraire
23:43donc de l'avocat
23:44de la maire de Rosa
23:45pointe un manque
23:46de moyens
23:47de la justice
23:48pour traiter ses affaires
23:49concernant des violences sexuelles,
23:50des violences physiques
23:51visant les enfants,
23:53la famille
23:53qui demande
23:56à ne pas se tromper
23:57de combat
23:58qui poursuit
23:59donc en approuvant
24:00toute sa confiance
24:01envers la justice,
24:02d'accorder à la justice
24:03de bien faire son travail,
24:05une famille
24:05qui déplore
24:06le manque de budget
24:07accordé à la justice
24:08de la part de l'Etat.
24:09Écoutez justement
24:10ces quelques mots
24:11que nous avons pu récolter
24:12il y a quelques minutes.
24:14étudier 70 000 plaintes
24:16d'ici le 14 juillet
24:17c'est de la poudre
24:18de Perlin Pimpin
24:19et j'espère que personne
24:20n'est dupe
24:20c'est impossible
24:21à moins de mal faire
24:23son travail.
24:24J'étais en audience
24:25ce matin
24:25et les dossiers
24:27qui ont dû être renvoyés
24:28ont été renvoyés
24:28en novembre
24:29car le magistrat
24:30a estimé
24:30à juste titre
24:31qu'on ne traitait pas bien
24:33les dossiers
24:33à 23h
24:34quand on commence
24:35une audience
24:35à 8h30.
24:37L'avocat de la famille
24:39de Liana
24:39qui a conclu
24:41cette déclaration
24:41officielle
24:42en rappelant
24:42une date importante
24:44des prochains jours
24:45ces obsèques
24:46qui auront lieu
24:47ici à Florence
24:48vendredi
24:48à 14h30.
24:50Mathéo Rivière
24:51avec Déborah Roch
24:52à Florence
24:53donc dans le Gers
24:54où l'avocat
24:55de la famille
24:56de Liana
24:56François Roujou
24:57de Boubet
24:58vient de prendre la parole.
24:59Alors il faut aussi
25:00revenir sur ce qu'a annoncé
25:01le Premier ministre
25:02qui a réuni
25:02pendant 1h30
25:03plusieurs ministres
25:04à Matignon
25:04Marie Chantret
25:05sur la protection
25:06de l'enfance
25:07et les violences sexuelles
25:08et des premières mesures
25:09ont été annoncées
25:10par Sébastien Lecornu.
25:11Oui en effet
25:12et des mesures annoncées
25:13dans un cadre
25:14qui doit être noté
25:15en réponse
25:16à une question
25:18à la présidente
25:18du groupe
25:19Rassemblement National
25:20Marine Le Pen
25:20qui a eu là aussi
25:22des mots très forts
25:23tous les groupes
25:24On va écouter Marine Le Pen
25:25Je ne pensais pas
25:26le lancer mais
25:28Cette petite fille
25:29a été sacrifiée
25:30sur le tête
25:30de la nonchalance
25:31d'un état
25:32dont l'appareil judiciaire
25:33a failli
25:34un état englué
25:35dans le déni
25:36de l'explosion
25:37de la criminalité
25:38contre les enfants
25:39et la culture
25:40généralisée
25:40du pas de vague
25:42Ce drame
25:42s'inscrit
25:43dans un tableau
25:43d'ensemble
25:44qui s'avère
25:44révélation
25:45après révélation
25:46proprement effrayant
25:46et accablant
25:48Il intervient
25:49après l'affaire
25:49du périscolaire
25:50parisien
25:50qui a révélé
25:51une ampleur
25:52de mise en cause
25:53qui dépasse
25:54manifestement
25:54la faute individuelle
25:56alors même
25:57que le silence
25:57a protégé
25:58les bourreaux
25:59et le laissé faire
26:00livrer les jeunes
26:01des malheureuses victimes
26:02à l'indicible
26:02et à l'irréparable
26:05Alors Marie
26:06question de Marine Le Pen
26:07et réponse de Sébastien Lecornu
26:09Oui en effet
26:09avec des annonces
26:10fortes
26:11notamment
26:11concernant
26:12l'aggravation
26:13des peines
26:14en cas de viol
26:15en série
26:15concernant des mineurs
26:1720 ans d'emprisonnement
26:19je parle sous votre contrôle
26:20qui passerait donc
26:20à la perpétuité
26:22cela doit passer
26:23par un projet de loi
26:23voté prochainement
26:25il y a une accélération
26:26du calendrier parlementaire
26:27ce sera étudié
26:28à partir du 15 juillet prochain
26:29à l'occasion
26:30d'une session extraordinaire
26:31au Parlement
26:32il y a aussi
26:32la modification
26:33de la règle
26:34de la prescription
26:35l'information aussi
26:36des victimes
26:37tout au long
26:37de la procédure
26:38ce qui a
26:39semble-t-il
26:40manqué
26:41dans le cas
26:42notamment
26:42de la petite Rosa
26:43cette maman
26:45qui demandait
26:46aux gendarmes
26:46où en était son affaire
26:48si le suspect
26:49avait été entendu
26:50et des gendarmes
26:51qui lui ont quand même
26:52répondu
26:52arrêter madame
26:53ça confère au harcèlement
26:54ça du côté
26:55de la chancellerie
26:56et du ministère
26:57de l'intérieur
26:57ça n'est pas passé du tout
26:59donc il faut
26:59que les victimes
27:00soient informées
27:01de là où en est leur dossier
27:02et puis aussi
27:03motiver
27:04et informer
27:05les partis
27:06de pourquoi
27:07des décisions
27:07sont classées
27:08sans suite
27:09là aussi
27:10c'est une volonté
27:10d'accélérer
27:11de la part
27:11du garde des soeurs
27:12une fois de plus
27:13un drame
27:14une loi
27:14quoi en fait
27:14oui et c'est vrai
27:15que ça va peut-être
27:16aussi à l'encontre
27:17de ce que plaident
27:18certains politiques
27:19même si certains disent
27:20halte à la récupération
27:21un fait divers
27:22un drame terrible
27:24et une loi
27:25faite sur l'émotion
27:27je ne me fais pas
27:28le défenseur du gouvernement
27:29aujourd'hui
27:30ce projet de loi
27:31lié à l'enfance
27:32et à la paix de criminalité
27:33était sur le bureau
27:35du gouvernement
27:36et du conseil des ministres
27:37bien avant
27:38le drame
27:38de la petite
27:39intégrale
27:40on va la regarder
27:41cette loi intégrale
27:42puisqu'elle revient
27:43dans le débat
27:43avec vous
27:43Narji Sajji
27:44précisément
27:45de quoi s'agit-il
27:46bonsoir
27:46bonsoir Alain
27:47il s'agit donc
27:47d'un projet de loi
27:48porté par la députée
27:49socialiste
27:50Céline Thiebaud
27:51Martinez
27:51co-signée par une centaine
27:53de députés
27:54de gauche
27:54et du centre
27:55le texte existe déjà
27:56Marie en parlait
27:57mais depuis fin 2025
27:58et bien il est au point mort
28:00et aujourd'hui
28:01la présidente
28:01de l'Assemblée nationale
28:02ainsi que de nombreuses
28:03associations féministes
28:04mais aussi de protection
28:05de l'enfance
28:06demande son inscription
28:07en urgence
28:09à l'agenda parlementaire
28:10on parle de loi intégrale
28:12car son but
28:12est de couvrir
28:13tous les domaines
28:14où la violence
28:15s'exerce
28:16la justice
28:16la police
28:17la santé
28:18l'éducation
28:18ou encore le travail
28:20environ 80 mesures
28:22nous avons sélectionné
28:23quelques exemples
28:24dans le domaine
28:25de la justice
28:26la création
28:26d'unités de police
28:27et de juridiction
28:28spécialisées dans les violences sexuelles
28:30dans le domaine
28:31de l'éducation
28:32un entretien
28:32chaque année
28:33pour chaque enfant
28:34dès la maternelle
28:35l'objectif
28:36dépister
28:36ou tenter
28:37de dépister
28:38d'éventuelles violences
28:39pour la santé
28:40un plan de lutte
28:41contre les violences
28:42gynécologiques
28:43les auteurs assurent
28:44que cette loi
28:44est prête
28:45opérationnelle
28:46immédiatement
28:47actionnable
28:48son coût
28:492,7 milliards d'euros
28:51alors ça peut
28:52sembler colossal
28:53mais la députée
28:54à l'origine
28:54de ce projet
28:55de loi
28:55avance
28:56cet argument
28:57le coût des violences
28:58faites aux femmes
28:58et aux enfants
28:59c'est 90 milliards
29:00d'euros
29:01par an
29:02Yael Broun-Pivet
29:03a demandé au président
29:03de la république
29:04la convocation
29:04d'une session
29:06extraordinaire
29:07dans les prochaines
29:08semaines
29:08l'objectif
29:09que ce texte
29:10puisse enfin
29:10être examiné
29:11par le parlement
29:12il faut savoir
29:13on l'a appris
29:14il y a plusieurs
29:14dizaines de minutes
29:15le premier ministre
29:16recevra
29:17les députés
29:17partisans du texte
29:19sur les violences
29:19sexistes et sexuelles
29:20en fin de semaine
29:21Mais Maître Courvoisier
29:22je voudrais comprendre
29:23cette loi intégrale
29:24on en a besoin
29:24ou tout est déjà
29:25dans le code pénal ?
29:27Alors
29:27je ne connais pas
29:28les détails
29:29de cette loi intégrale
29:30je ne l'ai pas regardé
29:31dans sa globalité
29:32pour être tout à fait honnête
29:33ce qui est certain
29:33c'est que pour lutter
29:35contre les violences
29:36faites aux femmes
29:36et aux enfants
29:37et d'une manière générale
29:37toutes les violences
29:38il faut que ça soit
29:40multi-domaines
29:41il est évident
29:42qu'il faut associer
29:42la police
29:43la justice
29:43mais également
29:44l'éducation
29:45le travail
29:46la santé
29:46donc sur le principe
29:47ça ne peut qu'être bien
29:49après il faut voir
29:50en matière pénale
29:50qu'est-ce qui se passe ?
29:51J'entendais effectivement
29:52tout à l'heure
29:52M. Lecornu
29:53j'ai vu son tweet
29:54dire qu'il allait
29:56augmenter le risque
29:56de peine maximale
29:58encourue
29:58dans le cadre
29:59de multi-récidivis
30:01pédocriminels
30:01je tiens quand même
30:02à dire
30:02et pour le principe
30:04pourquoi pas
30:04parce que je pense
30:04que l'opinion publique
30:05en a besoin
30:06mais quand un pédocriminel
30:08passe à l'acte
30:08et je suis désolée
30:09de le dire
30:10mais lorsqu'il est en train
30:11de passer à l'acte
30:11il ne pense pas
30:12à ce qu'il risque
30:13en fait
30:13il faut réussir
30:14à détecter cela avant
30:16et il faut réussir
30:17sur la première alerte
30:18à faire un article 40
30:19pourquoi pas
30:20de mon dossier
30:20Qu'est-ce que c'est
30:22que l'article 40 ?
30:22Alors l'article 40
30:23c'est lorsque vous êtes
30:24au courant d'une infraction
30:25notamment quand vous êtes
30:26dépositaire
30:26d'une mission de service public
30:28ou d'autorité publique
30:29vous signalez au procureur
30:30de la République
30:30des faits que vous pensez
30:31peut-être être une infraction
30:32voilà
30:33je vous donne un exemple
30:34M. Barrella
30:35a été en 2017
30:37apparemment licencié
30:38en tout cas son travail
30:38s'est arrêté
30:39parce qu'il aurait eu
30:40un comportement inapproprié
30:41avec une lycéenne
30:42on ne sait pas
30:43si c'est une infraction ou pas
30:44mais à ce moment-là
30:45on a quelqu'un
30:46qui est un adulte majeur
30:47qui a un comportement inapproprié
30:49de nature quand même
30:50à mettre fin à son contrat
30:51quelqu'un aurait pu faire
30:52un article 40
30:52Et dans ces cas-là
30:53qu'est-ce qui se passe ?
30:54Il est convoqué ?
30:54Il est entendu ?
30:55On s'intéresse à lui ?
30:56On fait quoi ?
30:57Alors si le parquet
30:58reçoit cet article 40
30:59il peut décider
31:00d'ouvrir une enquête
31:01et enquêter un petit peu
31:02sur les contours
31:04de ce monsieur
31:04son environnement familial
31:05son environnement professionnel
31:07et récupérer un certain
31:07nombre d'informations
31:08Mais ce que dit
31:10Gérald Darmanin
31:10quand même
31:11qui soutient cette loi intégrale
31:12il dit
31:13aucune des dispositions
31:14de cette loi
31:15n'aurait répondu
31:16dans le cas précis
31:17au drame
31:17Oui, ce qui peut paraître
31:19contre-intuitif
31:19quand eux
31:20ils mettent en avant
31:22encore une fois
31:23précision
31:23la loi intégrale
31:24que vous avez présentée
31:25Nargisadji
31:25ce n'est pas celle
31:26qui va être débattue
31:27au Parlement
31:28au mois de juillet
31:29C'est une loi
31:29Elle circule déjà
31:32cette loi intégrale
31:32Oui, elle est proposée
31:34C'est une proposition
31:35de loi transpartisane
31:36portée notamment
31:37par une députée socialiste
31:39celle que défendent
31:40aujourd'hui
31:40notamment le Premier ministre
31:42elle a été présentée
31:43en Conseil des ministres
31:44il y a 15 jours
31:45maintenant
31:46et ce que propose
31:47le Premier ministre
31:47c'est de piocher
31:48des mesures
31:49présentes dans la loi intégrale
31:51on parlait du délai
31:52de prescription
31:53on parlait notamment
31:54de peine à perpétuité
31:56en cas de mise en cause
31:57concernant des violences
31:58sur enfants
31:59il y a aussi cette volonté
32:00et ça va sans doute
32:01faire parler dans les gendarmeries
32:03ou les commissariats
32:04qu'une fois un acte dénoncé
32:06les policiers
32:07et les gendarmes
32:08ont trois mois
32:08pour leur acte d'enquête
32:10aujourd'hui
32:11est-ce que les policiers
32:12les gendarmes
32:13et les procureurs
32:13ont les moyens
32:14c'est aussi toute une question
32:15nous sommes avec
32:17Yoann Carrard
32:17il est surveillant pénitentiaire
32:19et secrétaire général
32:20adjoint du syndicat
32:21force ouvrière justice
32:22c'est un émaillon aussi
32:23de la chaîne
32:23bien évidemment
32:24bonsoir monsieur Carrard
32:26vous entendez tout ce qui
32:27est pointé du doigt
32:28vous entendez parler
32:28de problèmes administratifs
32:30est-ce que vous
32:32de votre position
32:33aujourd'hui
32:33vous pensez que
32:34la justice a failli
32:38effectivement nous
32:39clairement
32:40nous avons communiqué
32:41d'ailleurs encore ce matin
32:42pour malheureusement
32:44voir l'état de fait
32:45c'est que oui
32:46la justice a failli
32:48d'ailleurs à ce propos
32:49nous apportons
32:50nous tout notre soutien
32:51à la famille
32:52de la victime
32:53car perdre un enfant
32:54dans ces circonstances
32:55est vraiment terrible
32:56et tragique
32:57là effectivement
32:58ce qu'on a pointé
32:59nous
33:00c'est la problématique
33:01de la place
33:02du magistrat
33:03et notamment
33:03le comportement
33:04de certains syndicats
33:06corporatistes
33:07de magistrats
33:07qui malheureusement
33:08ne veulent pas évoluer
33:10avec leur temps
33:11et ce qu'on a pu voir
33:14est arrivé
33:15et déjà arrivé
33:16on a eu encore
33:17un précédent
33:17je pense encore
33:18particulièrement
33:19au drame d'Incarville
33:19où vous vous rappelez
33:21le détenu Amra
33:22avait déjà lui
33:23plusieurs procédures
33:24qui auraient pu
33:26faire détecter
33:26sa dangerosité
33:27malheureusement
33:28il y a eu des défaillances
33:29le procès aura lieu
33:30on aura je pense
33:31la conviction
33:32et aussi l'éclaircissement
33:34de toute cette problématique
33:35et là aujourd'hui
33:36il faut attendre à nouveau
33:37l'enquête administrative
33:39qui a été lancée
33:39par le garde des Sceaux
33:41pour pointer
33:42les responsabilités
33:43mais on voit
33:43qu'effectivement
33:44la place du magistrat
33:45et je dirais
33:46comment il se projette
33:48dans un dossier
33:49et comment il traite
33:50les dossiers
33:50pose question
33:51et de remettre
33:52sur la table
33:53la question du disciplinaire
33:54qui est tabou
33:55nous on le rappelle
33:56un juge
33:58prend une décision
33:59au nom du peuple
34:00il doit prendre aussi
34:01il doit accepter
34:02du moins
34:03de rendre des contres
34:04au peuple
34:05à ce titre
34:06oui mais vous avez
34:07entendu tout à l'heure
34:07peut-être
34:08l'avocat des parents
34:09de cette petite fille
34:11qui dit
34:12Liana
34:13qui dit
34:13c'est surtout
34:14un problème de moyens
34:15ce qui s'est passé
34:16dans ce drame
34:19alors effectivement
34:20on l'a rappelé
34:22nous également
34:22la question des moyens
34:23est une question primordiale
34:25mais il n'y a pas
34:26que cette question là
34:27on l'a rappelé
34:29justement
34:29un tout autre sujet
34:31mais quand il s'agit
34:32par exemple
34:33de mobiliser
34:33les magistrats
34:34pour faire de la visio
34:35pour éviter de sortir
34:36des détenus par exemple
34:37pour déjà garantir
34:39la sécurité des citoyens
34:40et aussi des personnels
34:41on se retrouve
34:42face à un dogme idéologique
34:44et un refus catégorique
34:46parce qu'ils estiment
34:47que la justice
34:48se rend dans leur bureau
34:49donc il y a aussi
34:50toute une évolution
34:51des mentalités à avoir
34:52et oui
34:53un magistrat
34:54n'est pas au-dessus de tout
34:56et il faut arrêter
34:57effectivement
34:58de positionner
34:59le magistrat
35:00en dehors
35:01de toute impunité
35:02ils doivent rendre compte
35:03quand il y a des dysfonctionnements
35:04l'enquête nous dira
35:06s'il y a eu
35:07des dysfonctionnements
35:07mais on ne peut pas
35:08aujourd'hui
35:09se retrouver
35:10dans un dossier
35:11où une personne
35:12a été signalée
35:12plusieurs fois
35:13pour des faits
35:14et de ne pas avoir eu
35:14de réponse pénale
35:15beaucoup plus rapide
35:17oui il y a la question
35:18des moyens
35:18mais il y a aussi
35:19la question
35:20de se dire
35:20que le professionnel
35:22qui est en charge
35:23d'un jugement
35:25doit travailler
35:26je dirais
35:26de façon efficiente
35:27et de rendre des comptes
35:28surtout
35:28dernière question
35:29le premier ministre
35:31le cornu
35:31veut renforcer
35:33les peines
35:33pour les violeurs
35:34en série
35:34qui pourraient
35:35encourir
35:35la perpétuité
35:36une perpétuité
35:37réelle
35:37qu'est-ce que vous en pensez
35:41de toute façon
35:42dans l'administration
35:43pénitentiaire
35:43on a la coutume
35:44de dire
35:44qu'on est là
35:45pour faire
35:45appliquer la peine
35:46maintenant
35:46c'est surtout
35:47les moyens
35:47qu'il faut y mettre
35:49tout le monde
35:50en tête
35:50la surpopulation
35:51carcérale
35:52historique
35:53que l'on subit
35:53dans nos établissements
35:54pénitentiaires
35:54donc dès l'instant
35:55où on durcit
35:56des peines
35:56on incarcère plus
35:58donc il y a la question
35:59des moyens
35:59là pour le coup
36:00effectivement
36:00pour construire
36:01des places de prison
36:02recruter des personnels
36:03et puis peut-être aussi
36:04revoir le sens
36:05de la peine
36:06peut-être
36:06que l'administration
36:07pénitentiaire
36:07serait peut-être
36:08à même
36:08de pouvoir juger
36:10si un détenu
36:11potentiellement
36:12est libérable
36:13en fin de peine
36:14ou pas
36:14et de ne pas laisser ça
36:15à l'appréciation
36:16du service judiciaire
36:18Merci d'avoir été avec nous
36:19Yohann Carr
36:20un dernier mot
36:20Maître Courvoisier
36:23L'administration pénitentiaire
36:24au débat contradictoire
36:25elle est représentée
36:26à la parole
36:27donc on ne libère pas
36:28un détenu
36:28avant la fin de sa peine
36:29sans l'avis
36:29de l'administration pénitentiaire
36:31C'est un avis
36:32computatif
36:32ou un avis
36:33C'est un avis
36:34dont on débat
36:35comme l'avis du procureur
36:36comme l'avis du SPIP
36:37comme la position
36:38de l'avocat de la défense
36:39On va continuer bien sûr
36:41d'évoquer les conséquences
36:43de la mort de Liana
36:44et puis on va revenir
36:46sur ce qu'a dit
36:47l'avocat d'Audrey
36:49la mère de la petite Rosa
36:51dont la plainte
36:52n'avait pas été prise en compte
36:53et on va y réécouter
36:55sa colère
36:56contre le système judiciaire
36:58et ce qu'il appelle
36:59les feignants
37:00aussi au sein de la justice
37:01Sous-titrage Société Radio-Canada
37:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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