- il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00:00L'édition spéciale qui va nous emmener jusqu'à 17h à la Raquel, nous allons suivre la conférence de presse
00:00:05du procureur d'Auch.
00:00:06Bonsoir Olivier Truchot.
00:00:07Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:00:08Conférence de presse pour faire le point bien sûr sur les investigations concernant la disparition de l'IANA.
00:00:14On va d'ailleurs retrouver Nicolas Dumas, il est devant le tribunal judiciaire d'Auch.
00:00:18Et on attend madame la procureure Clémence Meilleur dans une demi-heure maintenant Nicolas.
00:00:24Oui, il y aura nombreuses questions puisque d'abord on espère connaître l'avancement de l'enquête pour enlèvement et
00:00:31séquestration de mineurs.
00:00:33L'IANA, l'adolescente de 11 ans, a été vue pour la dernière fois vendredi dernier vers 15h dans la
00:00:38voiture de Jérôme Barrella, le principal suspect dans cette affaire.
00:00:42Est-ce que la chronologie de ce vendredi après-midi a pu être affinée ?
00:00:47Il y a aussi de nombreuses autres interrogations sur le passé du père de famille.
00:00:52L'homme est visé depuis l'été dernier par une plainte dénonçant des faits de viol multiples sur une amie
00:00:58de ses filles âgées de 10 ans que la rédaction de BFM TV a révélée hier soir.
00:01:04Quel a été le trajet de cette plainte déposée ?
00:01:06Y a-t-il eu des dysfonctionnements de la part de la justice dans son traitement ?
00:01:11Le ministre de l'Intérieur a annoncé cet après-midi deux enquêtes administratives, l'une confiée à l'inspection générale
00:01:17de la justice et l'autre à l'inspection générale de la gendarmerie nationale.
00:01:23Autre questionnement en dehors de cette plainte pour viol déposé l'été dernier.
00:01:28Est-ce que le suspect avait d'autres antécédents judiciaires ?
00:01:32La procureure de la République, Doche, devrait apporter des éléments de réponse puisqu'elle va effectivement tenir une conférence de
00:01:39presse qui doit débuter aux alentours de 17h ici.
00:01:43Merci Nicolas Dumas avec Léna Bocorni en direct.
00:01:46Doche pour BFM TV.
00:01:47Les opérations de recherche continuent bien sûr.
00:01:50Nous allons retrouver Suzy Bernard-Ménéguez à Florence dans le Gers.
00:01:53C'est à Florence qui a disparu la petite Liana.
00:01:58Donc opérations de recherche toujours en cours et intenses.
00:02:03Oui exactement.
00:02:04Là il y a une quarantaine d'armes qui sont mobilisées dans ce bois.
00:02:08On se trouve à quelques kilomètres de Florence et les bois de l'abattu.
00:02:11Et là se trouvent donc des gendarmes qui depuis cet après-midi s'activent pour retrouver des traces, des indices.
00:02:17Alors nous restons bien derrière eux pour ne pas polluer le reste du site.
00:02:21C'est un escadron de gendarmerie mobile.
00:02:23Il fait donc du ratissage, il s'aligne en peloton et s'avance progressivement.
00:02:28L'idée c'est de ne laisser aucune zone, que toutes les zones soient inspectées.
00:02:34Il faut que tout soit donc inspecté physiquement et visuellement.
00:02:37Et il y a un petit peu plus loin un chef de dispositif qui vérifie sur une tablette que tout
00:02:42est bien en place,
00:02:43que la ligne est bien droite et qu'elle avance de manière continue.
00:02:46L'idée c'est de trouver un indice, une trace qui permettrait de retrouver la fiette.
00:02:50La fiette qui a disparu, on le rappelle, vendredi en milieu d'après-midi.
00:02:54Suzy Bernard-Neguiz à Florence dans le Gers avec Nassim Gomery.
00:02:57Nous sommes avec l'ancien gendarme Philippe Zankiewicz qui est analyste de Colquayze au sein de l'association Indicaires.
00:03:03Je voudrais m'arrêter un instant sur les images qu'on a vues.
00:03:05Alors c'était pas excellente, c'était du mal à passer.
00:03:07Mais ce bois-là qu'on fouille, cette battue, on voit les enquêteurs avancer prudemment, doucement.
00:03:15Qu'est-ce qu'on recherche concrètement ?
00:03:17On recherche d'une part des traces, des indices bien évidemment.
00:03:21Donc ça veut dire qu'on avance, rien ne nous retient.
00:03:25Ils sont équipés pour, on a les rongeurs sur ce qu'il faut.
00:03:27Donc on va dans les ronces, on va partout parce qu'on peut être à la recherche d'un mégot
00:03:31ou de tout élément qui pourrait apporter quelque chose.
00:03:35C'est pas évident que ça soit important, enfin ça appartienne à la scène de crime.
00:03:39Mais néanmoins, tout ce qui va être indépendant et étranger à la nature,
00:03:44on va ramasser, on a des petits sacs, on met dans ce qu'il faut
00:03:47et après on rencontre, on apporte les affaires et voilà, c'est comme ça que ça se passe.
00:03:52Puis on avance vraiment tranquillement, en ligne et prudemment.
00:03:55Pauline Revena, sixième jour de recherche.
00:03:59Des fouilles qui ont été également menées dans un hangar agricole.
00:04:02Oui, parce qu'il y avait besoin de vérifier si cet individu a travaillé à proximité
00:04:09ou si c'est un endroit dans lequel il a l'habitude de se rendre de manière fréquente.
00:04:14Donc en fait, il faut tout vérifier, tout signalement, toute information.
00:04:16Vous pouvez laisser aucun doute, il n'y a pas de hasard.
00:04:20Il va falloir vérifier toutes les pistes possibles.
00:04:22Ça a été exploré et visiblement, là les gendarmes ont quitté cette zone-là
00:04:25mais ils ont peut-être pu récolter des indices.
00:04:28Vous voyez qu'ils sont suivis par des camions de police technique et scientifique,
00:04:32de gendarmes pardon, de l'IRCGN.
00:04:34Donc il y a un labo mobile qui suit et à chaque fois qu'on trouve un indice
00:04:37ou ce qui pourrait s'apparenter à un indice, évidemment on le récolte et on va l'analyser.
00:04:41Mais que va pouvoir nous dire la procureure tout à l'heure ?
00:04:43On n'a pas retrouvé Liana.
00:04:45Ah non, ça je vous confirme, on n'a pas retrouvé Liana.
00:04:46Donc pourquoi ce point presse à ce moment-là de l'enquête ?
00:04:52Alors elle n'a pas le choix, la procureure Doche,
00:04:53parce que le dossier a été transféré au pôle criminel d'Agen.
00:04:57Mais là, ce dont elle va parler, c'est ce qu'on a révélé hier soir.
00:05:00C'est la plainte qui a été déposée en août 2025 par cette maman et sa fille de 10 ans
00:05:04et on ne comprend pas les dysfonctionnements,
00:05:06on ne comprend pas pourquoi ça a mis autant de temps,
00:05:08on ne comprend pas pourquoi est-ce que Jérôme Barrella n'a pas été auditionné
00:05:11en 9 mois d'enquête préliminaire.
00:05:13Et ça, elle va devoir s'expliquer.
00:05:14Est-ce qu'elle acceptera les questions ?
00:05:16C'est un peu l'enjeu.
00:05:17Alors justement, puisque vous faites référence à cette plainte que nous avons révélée,
00:05:20autant la recontextualiser avec ceux qui sont les premiers à s'intéresser.
00:05:26C'est l'emploi, on lui demande les autres.
00:05:30Je fais comme si ça allait pour mon ex-compagnon.
00:05:34Il a posé des questions, est-ce qu'il t'a violée ?
00:05:38Et ma fille, elle a répondu, oui.
00:05:41Je me suis écoutée.
00:05:43Et ma fille, elle raconte qu'elle est une déshabille.
00:05:50Il essaie de pénétrer, que ça fait très mal pour elle,
00:05:54que plusieurs fois, il a fait.
00:05:59Il vous disait que si vous ne voyez plus votre fille, elle est suicidaire ?
00:06:02Oui.
00:06:03Il va se pendre, qu'il va se suicider si elle ne dit pas qu'elle a menti.
00:06:07Je vais appeler les policiers, je m'en dis clairement que je le souviens.
00:06:14Et si je n'arrête pas à appeler, ils m'ont fait un même courant contre un sain.
00:06:19Si le justicide démarche un peu plus vite, peut-être aujourd'hui,
00:06:24il n'y a rien d'être disparu.
00:06:25Alors il faut expliquer quand même, Laurent Maléguier,
00:06:27pourquoi cette plainte n'a pas été traitée.
00:06:30C'est-à-dire d'abord, il y a un problème de juridiction.
00:06:32Et puis ensuite, elle reste lettre morte.
00:06:35Elle va pousser la porte de la gendarmerie de Plaisance-Dutouche.
00:06:39La maman de Rosin.
00:06:40La maman.
00:06:40C'est en Haute-Garonne.
00:06:41C'est en Haute-Garonne.
00:06:42C'est dans la grande banlieue de Toulouse.
00:06:44Ce n'est pas la même juridiction coche qui est dans le Gers.
00:06:48Donc la plainte, elle est plutôt Alexandra Gonzales,
00:06:51qui a eu tous ces éléments hier soir,
00:06:54et qui les a montrées avant de les révéler à l'antenne.
00:06:58C'est une plainte plutôt bien faite.
00:07:01Vous savez, des fois, on peut dire, les enquêteurs,
00:07:02que ce soit des gendarmes ou des policiers,
00:07:03ils vont prendre les choses un peu par-dessus la jambe.
00:07:05Il n'y a pas beaucoup d'éléments.
00:07:07Il y a beaucoup d'éléments.
00:07:09C'est une plainte très précise.
00:07:10C'est-à-dire que la petite fille a raconté précisément
00:07:14ce qu'elle lui a fait subir cette...
00:07:16C'est la maman.
00:07:16Elle explique comment ça s'est passé,
00:07:18comment ils l'ont découvert.
00:07:20Elle donne un détail dont on ne peut évidemment pas parler ici.
00:07:23Il y a un détail médical qui ne laisse pas beaucoup de doutes
00:07:27sur ce qui a pu se passer.
00:07:28On parle de viol.
00:07:29Elle apporte des précisions.
00:07:31C'est une plainte...
00:07:31C'est très circonstancie.
00:07:32Très circonstancie.
00:07:33Absolument.
00:07:34Prise par un gendarme qui connaît la matière.
00:07:37Ce n'est pas du tout à ce stade-là que ça a pu dysfonctionner.
00:07:41La plainte, elle est transmise au parquet,
00:07:43donc au parquet de Toulouse,
00:07:44puisque la gendarmerie de plaisance du Touche,
00:07:46comme depuis la Révolution française,
00:07:49elle dépend de la préfecture,
00:07:50de la juridiction de Toulouse.
00:07:52Puisque c'est la Haute-Garonne.
00:07:53Puisque c'est la Haute-Garonne.
00:07:54Sauf que...
00:07:55Sauf que là, la Haute-Garonne, elle se rend compte,
00:07:57parce que dans cette plainte,
00:07:59puisque c'est une maman qu'ils connaissaient très bien,
00:08:02puisque leurs filles étaient amies,
00:08:04souvent c'est les plaintes contre X,
00:08:06on ne sait pas qui est l'auteur présumé,
00:08:08donc ça peut mettre du temps.
00:08:09Là, l'auteur présumé, il y a son numéro de téléphone,
00:08:11il y a son nom, il y a son adresse.
00:08:13Il y a tout.
00:08:15Et donc la gendarmerie, le tribunal de Toulouse,
00:08:18ça va prendre trois mois,
00:08:21va transférer la plainte au tribunal d'Oche,
00:08:25compétent sur la juridiction du GERS.
00:08:27Donc, plainte déposée en août,
00:08:30trois mois, on est en octobre alors ?
00:08:31On est en octobre,
00:08:32ça arrive au parquet compétent,
00:08:34le parquet d'Oche.
00:08:35En décembre.
00:08:36En décembre.
00:08:36En décembre, donc déjà on est en décembre.
00:08:38En décembre, Pauline, ou en octobre ?
00:08:39Elle, elle le retrouve sur son bureau,
00:08:41la procureure, en décembre,
00:08:42elle le transmet en janvier.
00:08:43Bon.
00:08:44Aux gendarmes ?
00:08:45Septembre, octobre, novembre, décembre.
00:08:47Donc, quatre mois.
00:08:48Quatre mois sont passées à une frontière.
00:08:50Roche-Toulouse, c'est une grosse heure de route.
00:08:51Oui, oui, oui.
00:08:53Et ensuite, il va se passer...
00:08:542025.
00:08:55Oui.
00:08:562025, décembre 2025.
00:08:58Et ensuite, le tribunal d'Oche.
00:08:59Août, dépôt de plainte.
00:09:00Décembre, ça arrive à la juridiction concernée.
00:09:03On pourrait penser,
00:09:04parce qu'il y a cette frontière des départements,
00:09:06on pourrait penser que le tribunal d'Oche,
00:09:09il saisisse le gendarme compétent
00:09:11qui a déjà pris la plainte,
00:09:12qu'on contacte avec la maman,
00:09:13avec la famille,
00:09:13qui a déjà un peu débroussaillé, tout ça.
00:09:15Eh bien, non.
00:09:17Parce qu'il y a là...
00:09:18C'est une autre gendarmerie qui va...
00:09:19Donc, il va saisir une autre...
00:09:21Alors là, il y a deux versions.
00:09:22Hier soir, je croyais que c'était
00:09:23la gendarmerie de Lectour.
00:09:24Parce qu'en fait, le plaignant,
00:09:26il habite à Montestruc, sur Gers.
00:09:28C'est à peu près à mi-chemin,
00:09:29quand vous regardez,
00:09:30entre la gendarmerie de Lectour
00:09:31et la gendarmerie de Florence.
00:09:33C'est deux villes qui sont sur la Nationale 21,
00:09:36entre Hoche et Agen,
00:09:38le long du Gers.
00:09:39Et donc là, en janvier,
00:09:42le tribunal, le parquet d'Hoche,
00:09:45saisit la gendarmerie de Florence.
00:09:48Ou Lectour, je ne sais pas.
00:09:50Enfin, il y a eu deux versions.
00:09:51Hier soir, on le disait Lectour
00:09:52et dans le communiqué...
00:09:53Donc, cinq mois après la plainte,
00:09:56enfin, des gendarmes vont...
00:09:58Mais des nouveaux gendarmes.
00:09:59Des nouveaux gendarmes vont avoir cette plainte
00:10:01pour commencer une enquête.
00:10:02Est-ce qu'à ce moment-là, en janvier,
00:10:03l'enquête démarre ?
00:10:04Pour mener, nous dit-on,
00:10:06de nouvelles investigations, quand même.
00:10:07Dans l'esprit, quand même,
00:10:08qu'on poursuit.
00:10:09D'accord, mais est-ce que ça démarre
00:10:10tambour battant en se disant
00:10:11qu'il y a quand même une petite...
00:10:12Non.
00:10:12C'est exactement ce qu'on se rend.
00:10:13Qui accuse un homme de l'avoir violée ?
00:10:17Parce que ce qu'on sait,
00:10:18c'est que l'homme en question
00:10:19n'a pas été entendu par ces gendarmes.
00:10:21Non.
00:10:21Alors, on sait que l'homme en question
00:10:22n'a pas été entendu.
00:10:23Et on sait...
00:10:24Alors, c'est vrai que là,
00:10:25la procureure va devoir nous expliquer
00:10:26ce qui s'est passé.
00:10:27Mais on sait qu'entre janvier et juin,
00:10:31donc à nouveau cinq mois...
00:10:32Oui, à nouveau cinq mois.
00:10:33A priori, il ne s'est rien passé.
00:10:35Pourquoi ?
00:10:35Donc, deux mois après la plainte,
00:10:36il ne s'est rien passé.
00:10:37Parce qu'on sait...
00:10:38Mais ça, il y a des enquêteurs spécialisés.
00:10:41Dans la brigade des mineurs,
00:10:42il y a des enquêteurs spécialisés
00:10:43pour lire, les analyser, les comprendre
00:10:46pour réagir.
00:10:47On sait que dans ce genre de profil,
00:10:50de père de famille,
00:10:51il y a deux filles,
00:10:53on sait que dans ce genre de profil,
00:10:55potentiellement...
00:10:55Je ne dis évidemment pas qu'il est coupable,
00:10:57il est présumé innocent.
00:10:59Il y a potentiellement d'autres victimes.
00:11:02Ben oui.
00:11:02Et puis, il faut s'assurer de savoir
00:11:05quelle est la profession du monsieur
00:11:06ainsi mise en cause.
00:11:07Peut-être il peut travailler pour des enfants,
00:11:09peut-être il travaille dans une école,
00:11:10peut-être il est...
00:11:11Peut-être il a travaillé dans une école
00:11:12puisqu'il en a été licencié en 2021.
00:11:14Donc, apparemment, on voit bien
00:11:15que dans ce genre de plainte...
00:11:17Et puis, Pauline, c'est vrai,
00:11:18Pauline, elle l'a lu aussi.
00:11:21C'est une plainte précise,
00:11:23circonstanciée.
00:11:23Absolument.
00:11:23Ça appelle une action rapide.
00:11:25Qui n'a pas eu lieu.
00:11:26Qui n'a pas eu lieu.
00:11:27Mais alors, justement,
00:11:28il faut écouter notamment
00:11:29ce témoignage
00:11:30d'un professeur de sport
00:11:32de cet homme,
00:11:33Jérôme Barrella.
00:11:34Voilà ce qu'il raconte.
00:11:35C'est un témoignage recueilli
00:11:36par nos confrères d'RMC.
00:11:39Très vite, on a repéré
00:11:40qu'il y a quelque chose
00:11:40qui n'allait pas.
00:11:41Il était tout le temps
00:11:42avec les enfants.
00:11:43À plusieurs reprises,
00:11:44on lui a dit
00:11:45« Viens t'entraîner avec nous ».
00:11:46Et donc, on le sortait du groupe.
00:11:47On sentait que c'était...
00:11:49C'était pas son truc.
00:11:50On sentait que ça l'embêtait
00:11:52de se faire sortir du groupe.
00:11:53D'enfant.
00:11:54Honnêtement,
00:11:55je pensais même pas
00:11:55que c'était possible.
00:11:57Je suis...
00:11:57Encore aujourd'hui,
00:11:59j'ai du mal à imaginer
00:12:00que ce soit possible
00:12:01qu'une telle personne existe.
00:12:03C'est des choses qu'on entend toujours
00:12:05qui nous paraissent
00:12:05plus ou moins lointaines.
00:12:07Mais j'ai presque l'impression
00:12:08que la structure,
00:12:10elle est souillée
00:12:10par sa présence.
00:12:11C'est vraiment...
00:12:12C'est terrible.
00:12:12C'est vraiment terrible.
00:12:13J'ai l'impression
00:12:15de ne pas avoir fait ce qu'il faut
00:12:16pour protéger une élève.
00:12:18Ça fait très longtemps
00:12:19maintenant que j'enseigne.
00:12:20On s'attache aux élèves, etc.
00:12:22Et voilà,
00:12:23quand il leur arrive
00:12:23quelque chose comme ça,
00:12:24c'est terrible.
00:12:24On en a parlé
00:12:25avec des parents d'élèves.
00:12:26Les mamans ont fondu en larmes.
00:12:28C'est normal.
00:12:29Nous trouvions qu'ils passaient
00:12:31trop de temps
00:12:31avec les enfants,
00:12:32en particulier avec une gamine
00:12:33qui prenait elle aussi
00:12:33des cours de sport.
00:12:34Donc il y a toujours
00:12:34un peu le même scénario.
00:12:35Ce qui est terrible,
00:12:36c'est que c'est l'affaire
00:12:37de la disparition de Liana
00:12:39qui révèle une autre affaire
00:12:41et maître Avril Isine
00:12:42et qui met en lumière
00:12:45aujourd'hui
00:12:45le profil de cet homme.
00:12:47Alors attention,
00:12:47il est derrière les barreaux,
00:12:48il est suspect numéro un
00:12:49et il y a la présomption
00:12:51d'innocence.
00:12:51Mais aussi, attention,
00:12:53peut-être qu'il y a
00:12:54d'autres affaires
00:12:55qui vont être révélées.
00:12:56Je rappelle aussi
00:12:57qu'il est père aussi
00:12:58de deux enfants.
00:12:59Deux filles.
00:12:59Voilà, donc il y a vraiment,
00:13:01je pense qu'on va devoir
00:13:02vraiment s'interroger
00:13:03sur sa personnalité
00:13:05dans le sens complet du terme
00:13:07et de toutes les personnes
00:13:09qu'il a pu côtoyer.
00:13:11Et les dysfonctionnants.
00:13:13Qu'est-ce que vous en pensez
00:13:14du fait que
00:13:15dix mois après cette plainte
00:13:17déposée par la maman de Rosa,
00:13:19il ne s'est rien passé ?
00:13:20Évidemment, je vais vous dire
00:13:21que c'est honteux.
00:13:22Mais moi,
00:13:23en tant qu'auxiliaire de justice,
00:13:24je me suis retrouvée
00:13:27maintes et maintes fois
00:13:28dans cette situation.
00:13:30Et alors,
00:13:31je ne sais pas
00:13:31si cette maman
00:13:32était déjà accompagnée
00:13:33aussi par un avocat
00:13:35ou pas,
00:13:35mais la plupart du temps,
00:13:36les personnes,
00:13:38ils vont seules
00:13:39et ne sont pas accompagnées
00:13:40par un avocat
00:13:41et ne prennent un conseil
00:13:43que quand il y a
00:13:43une mise en examen
00:13:44ou quand il y a
00:13:45une audience
00:13:46qui est fixée.
00:13:48Moi,
00:13:48souvent,
00:13:49j'ai des familles
00:13:50qui viennent à mon cabinet
00:13:52et qui me demandent
00:13:53de les accompagner
00:13:54déjà au stade
00:13:55de la plainte.
00:13:56Et c'est vrai
00:13:57qu'en dépit
00:13:58de mes relances,
00:13:59en dépit
00:13:59de mon suivi,
00:14:02alors peut-être
00:14:02que ça accélère
00:14:03parfois un peu
00:14:04quand même
00:14:05le traitement
00:14:07du dossier
00:14:08de mes clients,
00:14:09mais j'avoue
00:14:10que c'est loin
00:14:11d'être instantané.
00:14:13La réponse pénale
00:14:14est loin d'être immédiate
00:14:15et il y a souvent
00:14:16de longues semaines,
00:14:18voire des mois
00:14:18d'attente
00:14:19pour voir
00:14:20notre dossier traité.
00:14:21Comment vous l'expliquez ?
00:14:21C'est parce que
00:14:22les gendarmes
00:14:23ne sont pas assez nombreux
00:14:23ou parce que finalement,
00:14:25quand il s'agit d'enfants,
00:14:27ce n'est pas prioritaire ?
00:14:28Non, non,
00:14:28on ne va pas dire
00:14:29que quand il s'agit d'enfants,
00:14:30ce n'est pas prioritaire.
00:14:31Je pense que absolument pas.
00:14:32C'est pourtant ce que
00:14:33beaucoup de gens
00:14:33vont sans doute conclure
00:14:35après ces 10 mois d'attente.
00:14:36Non, non, non.
00:14:36Quand même,
00:14:38voilà,
00:14:38il peut y avoir
00:14:39des dysfonctionnements
00:14:40dans notre justice,
00:14:41mais pas au point de dire
00:14:42pourquoi 10 mois ?
00:14:43Les dossiers concernant
00:14:45les violences faites aux enfants
00:14:46ne sont pas prioritaires.
00:14:46Alors pourquoi pendant 10 mois
00:14:47il ne s'est rien passé ?
00:14:47Alors pourquoi pendant 10 mois
00:14:49il ne s'est rien passé ?
00:14:50Déjà, un début de piste,
00:14:51et le gendarme ici présent
00:14:53pourra peut-être confirmer,
00:14:55le fait est qu'il n'y a pas eu
00:14:56de flagrance.
00:14:58Donc de fait,
00:14:59quand il n'y a pas de flagrance
00:15:01et que la personne
00:15:01n'ait pas pris la main
00:15:03dans le sac,
00:15:04dans ce cas-là,
00:15:05l'enquête ne commence pas
00:15:08immédiatement
00:15:08et ce qu'il pourrait expliquer.
00:15:10Néanmoins,
00:15:11et ça, évidemment...
00:15:12Il y a rarement de flagrance.
00:15:13Non, mais évidemment,
00:15:15et j'entends aujourd'hui
00:15:16que vous avez lu la plainte
00:15:18et qu'elle était circonstanciée
00:15:19et j'imagine la façon
00:15:21dont c'est circonstancié
00:15:23et la façon dont les actes
00:15:24sont décrits,
00:15:25évidemment,
00:15:27il y aurait dû y avoir
00:15:29une interpellation immédiate
00:15:31et on aurait dû mener
00:15:32en parallèle
00:15:33à l'interpellation
00:15:34à la garde à vue
00:15:35les premiers actes d'enquête.
00:15:37Voilà, évidemment.
00:15:38Mais aujourd'hui,
00:15:39maintenant,
00:15:39que faire ?
00:15:40On va essayer
00:15:41d'analyser ce dysfonctionnement.
00:15:43On a Isor,
00:15:44d'ailleurs il y a une enquête
00:15:45administrative
00:15:46qui est déligentée
00:15:47à la demande notamment
00:15:48du ministère de l'Intérieur.
00:15:50Isor Delagorce
00:15:51est à Florence,
00:15:52dans le Gers.
00:15:53C'est là qu'a disparu
00:15:54la petite Liana.
00:15:56Isor,
00:15:56parce que les enquêteurs
00:15:57ont déclenché aussi
00:15:59ce qu'on appelle
00:16:00un porte-à-porte
00:16:01afin de recueillir
00:16:02tous les témoignages
00:16:03possibles et imaginables.
00:16:07Exactement.
00:16:08Cet après-midi,
00:16:09c'est opération
00:16:09porte-à-porte
00:16:10pour les gendarmes
00:16:11qui tentent
00:16:12de comprendre
00:16:12ce qu'il s'est passé
00:16:13l'après-midi
00:16:14de la disparition
00:16:15de Liana
00:16:16et pour cela
00:16:16il remonte
00:16:18le trajet
00:16:19qu'elle aurait pu
00:16:19effectuer
00:16:20vendredi après-midi
00:16:21un kilomètre
00:16:22sur lequel il y a
00:16:23de nombreuses interrogations.
00:16:25En garde à vue,
00:16:25le suspect principal
00:16:26a indiqué avoir récupéré
00:16:28la fillette
00:16:28à son collège
00:16:29pour l'emmener
00:16:29à la piscine
00:16:31de Florence
00:16:32et donc les gendarmes
00:16:33remontent
00:16:34ces rues
00:16:35où il y a
00:16:35de nombreuses habitations,
00:16:36de nombreuses maisons
00:16:37et ils font ce qu'on appelle
00:16:38une enquête de voisinage.
00:16:39Ils posent des questions,
00:16:40ils récupèrent
00:16:41des numéros de téléphone
00:16:42pour tenter
00:16:43d'en apprendre plus
00:16:44potentiellement
00:16:44de récupérer
00:16:45des témoignages
00:16:46qui pourraient être clés
00:16:47en ce sixième jour
00:16:48de recherche.
00:16:50Il y a
00:16:5114 gendarmes
00:16:52qui sont mobilisés
00:16:53sur cette opération
00:16:55qui effectuent donc
00:16:55toute une zone,
00:16:56tout un périmètre
00:16:57de recherche
00:16:58à la recherche
00:16:59du moindre élément,
00:17:00du moindre témoignage
00:17:01qui pourrait
00:17:02faire avancer
00:17:03les recherches.
00:17:04Voilà,
00:17:04ce porte-à-porte
00:17:05c'est toujours important,
00:17:07le moindre témoignage
00:17:08peut être recueilli
00:17:09et mettre
00:17:09les enquêteurs
00:17:11sur une piste
00:17:11en fait.
00:17:12Tout à fait,
00:17:13il faut...
00:17:13C'est basique quoi,
00:17:15c'est le bia-bar.
00:17:15Dans ce genre d'enquête,
00:17:16même quel qu'elle soit,
00:17:17il ne faut rien négliger.
00:17:18Donc évidemment,
00:17:19on commence
00:17:20du plus loin,
00:17:21on avance au plus près
00:17:22et après,
00:17:23évidemment,
00:17:23il faut avoir
00:17:23des renseignements
00:17:24ce qui est très important.
00:17:25En gendarmerie
00:17:26ou dans une enquête,
00:17:27le renseignement prime,
00:17:28c'est quelque chose,
00:17:29c'est un renseignement
00:17:29à vérifier.
00:17:31On ne prend pas
00:17:31en disant
00:17:32non,
00:17:32c'est pas nécessaire,
00:17:34etc.
00:17:34On prend tout
00:17:35et on voit après
00:17:36avec le directeur d'enquête
00:17:37comment on organise
00:17:39le renseignement.
00:17:40Il y en a qui sont farfelus,
00:17:41il y en a qui sont...
00:17:41Peu importe.
00:17:42Mais le porte-à-porte
00:17:43est important,
00:17:44que ce soit
00:17:44dans un cambriolage,
00:17:46que ce soit
00:17:46dans un braquage,
00:17:47n'importe quoi.
00:17:48On faut aller
00:17:50aux environs.
00:17:51Mais on est
00:17:52six jours après,
00:17:53c'est pas trop tard,
00:17:54il y a toujours
00:17:54des éléments à recueillir ?
00:17:55Parce qu'on se dit
00:17:56que le porte-à-porte,
00:17:57il doit commencer
00:17:58tout de suite,
00:17:58en fait, non ?
00:17:59Ils ont commencé...
00:18:00Parce que la mémoire
00:18:01n'est pas altérée,
00:18:02les souvenirs
00:18:02ne sont pas altérés.
00:18:03Non, mais déjà,
00:18:04si on veut,
00:18:05il va y avoir
00:18:06trois pôles importants.
00:18:07Il va y avoir
00:18:07le pôle déjà opérationnel,
00:18:09ça va être les battus,
00:18:10ça va être la recherche,
00:18:11etc.
00:18:11Le pôle un peu plus technique
00:18:13où il va y avoir
00:18:14justement
00:18:14la recherche du renseignement,
00:18:17les auditions à recueillir
00:18:18et évidemment,
00:18:19il y a la vidéo,
00:18:20il y a tout ça,
00:18:20le parcours qu'il a pu faire,
00:18:21etc.
00:18:22Tout ça, c'est important.
00:18:23Et ensuite,
00:18:23il y a le pôle
00:18:24où ils vont s'occuper
00:18:25d'analyser
00:18:25les choses
00:18:26qui ont été prélevées.
00:18:27Mais dans ce domaine,
00:18:30non, c'est...
00:18:30Enfin, je dis toujours,
00:18:32le temps,
00:18:32c'est l'ennemi de l'enquêteur,
00:18:33ça je le répète toujours
00:18:34et ça c'est vrai,
00:18:34bon, ça on le sait,
00:18:36mais je dis à part là
00:18:36qu'il n'y a pas,
00:18:37non, il n'y a pas de retard,
00:18:38il faut aller progressivement
00:18:41et comme on dit,
00:18:42il ne faut pas se louper.
00:18:43Donc,
00:18:43le porte-à-porte va être fait,
00:18:45le porte-à-porte justement
00:18:46sur tout le parcours
00:18:47que la voiture est passée,
00:18:48il y a peut-être quelque chose,
00:18:49il s'est peut-être arrêté
00:18:49quelque part,
00:18:50on ne sait pas,
00:18:51donc c'est important à savoir.
00:18:54Nous avons un témoignage maintenant,
00:18:56celui d'un père de famille
00:18:58qui est en visio avec nous,
00:18:59comme on dit,
00:19:00il s'appelle Rudy.
00:19:01Bonsoir Rudy,
00:19:02merci d'avoir accepté
00:19:03d'être avec nous sur BFM TV
00:19:05parce que cette affaire
00:19:06de la disparition de Liana
00:19:09avec le suspect numéro 1
00:19:11dont on parle,
00:19:11c'est une affaire qui résonne chez vous
00:19:14parce que votre fille
00:19:15a été victime de pédophilie justement.
00:19:19Oui, en fait,
00:19:20j'étais déjà passé au GG.
00:19:23Oui, oui, avec nous
00:19:24dans notre émission le matin,
00:19:25avec Olivier et moi.
00:19:26En fait, je vous explique,
00:19:28c'est que ma fille
00:19:28a eu deux histoires, en fait.
00:19:31Une première histoire
00:19:32avec le papa d'une ex-copine
00:19:35qui devait faire une soirée pyjama.
00:19:37Ma fille, elle a 12 ans,
00:19:38pour rappel,
00:19:39et elle devait faire
00:19:40une soirée pyjama
00:19:41avec une de ses ex-copines
00:19:43qu'elle avait retrouvée.
00:19:44Et c'est le papa de cette copine-là
00:19:46qui l'avait appelée
00:19:48pour lui envoyer des photos
00:19:49sur Snapchat,
00:19:50tout ça,
00:19:52de lui, en fait,
00:19:54nul.
00:19:54Lui, il est marié,
00:19:55mais voilà,
00:19:56entre-temps,
00:19:57le procès,
00:19:57il s'est passé.
00:19:59Assez rapidement,
00:20:00on va dire,
00:20:00ça a pris six mois.
00:20:03Et cet homme-là,
00:20:04il a eu six mois de sursis
00:20:07et rien eu d'autre.
00:20:08Tout simplement,
00:20:09six mois de sursis.
00:20:11Et malheureusement,
00:20:12il a eu une...
00:20:12C'est-à-dire qu'il n'a pas fait
00:20:13une seule minute de prison ?
00:20:15Et qu'est-il devenu,
00:20:16cet homme, ensuite ?
00:20:17C'est-à-dire que cet homme-là,
00:20:18il est chez lui.
00:20:19Il est chez lui.
00:20:21Normalement,
00:20:21il y avait même
00:20:22un peu de dommages et intérêts
00:20:24pour me rembourser
00:20:25par rapport au procès.
00:20:27Et malheureusement,
00:20:28il n'y a rien eu,
00:20:29il ne m'a rien payé.
00:20:30Le sursis n'est même pas tombé.
00:20:31Et ce monsieur est toujours chez lui.
00:20:33Il a toujours ses enfants chez lui,
00:20:35dont sa fille aussi.
00:20:37Il vit loin de chez vous ?
00:20:39Il vit à 3 kilomètres.
00:20:413 kilomètres de chez vous
00:20:43et votre fille.
00:20:43Vous dites que la justice
00:20:45n'a pas protégé suffisamment
00:20:47d'autres victimes potentielles,
00:20:49c'est ça ?
00:20:49C'est ça.
00:20:50Mais en fait,
00:20:50pourquoi aussi j'appelle pour ça ?
00:20:52Parce qu'il y a eu
00:20:52une seconde affaire
00:20:53en janvier 2026.
00:20:55Ma fille est sortie
00:20:56du collège à Minji
00:20:59et qui a 12 ans,
00:21:00elle avait toujours 12 ans.
00:21:02Et il y a un homme
00:21:03qui l'a interpellé.
00:21:04Il était Minji.
00:21:06Et ma fille,
00:21:07en fait,
00:21:07à ce moment-là,
00:21:08elle prend le bus.
00:21:10Cet homme-là,
00:21:11elle a poussé
00:21:11dans la voiture.
00:21:13Il avait 28 ans.
00:21:15Il est monté
00:21:16dans une montagne
00:21:17parce que j'habite sur Gap.
00:21:18Il est monté
00:21:18dans une montagne.
00:21:20Il a violé,
00:21:21du coup.
00:21:22Et il a ramené
00:21:23au collège.
00:21:24Entre-temps,
00:21:25heureusement qu'elle avait
00:21:25le téléphone
00:21:26parce qu'on a pu voir
00:21:27avec les applications
00:21:29Esprit
00:21:30pour savoir où elle était
00:21:31parce qu'on se demandait
00:21:31où elle était.
00:21:33Et du coup,
00:21:35moi,
00:21:36j'étais à Paris
00:21:36en convention,
00:21:37malheureusement.
00:21:38Je n'étais pas là,
00:21:38je n'étais pas sur place.
00:21:39Et ma femme
00:21:40a été directement
00:21:42voir l'hôpital
00:21:43parce que ma fille,
00:21:43du coup,
00:21:44elle est sortie
00:21:44et elle était bizarre.
00:21:46Ma fille nous en a parlé,
00:21:47du coup,
00:21:47parce qu'à ce moment-là,
00:21:48on se demandait
00:21:49ce qui se passait.
00:21:50Et on a été à l'hôpital.
00:21:51Ça a été prouvé
00:21:52comme quoi il y a eu viol,
00:21:53comme quoi il y a eu
00:21:54pas mal de choses,
00:21:56violences,
00:21:57tout ça.
00:21:57Et on est monté
00:21:58à la police.
00:22:00La police,
00:22:01ils l'ont arrêté.
00:22:03Enfin,
00:22:03ils n'ont pas réussi
00:22:04à l'arrêter
00:22:04parce qu'au départ,
00:22:05au niveau de l'enquête,
00:22:08ils ne peuvent pas
00:22:09tout faire,
00:22:09la police en France.
00:22:10En fait,
00:22:11ils ne peuvent pas
00:22:11faire un faux profil,
00:22:12ils ne peuvent pas
00:22:12faire ci,
00:22:13ils ne peuvent pas
00:22:13faire ça,
00:22:13ils ne peuvent pas
00:22:14l'arrêter comme ça.
00:22:15Du coup,
00:22:15moi,
00:22:16j'ai fait des recherches
00:22:16de mon côté,
00:22:17ça a pris 24 heures
00:22:18et je l'ai amené
00:22:19à la police.
00:22:21La police,
00:22:21du coup,
00:22:22ils l'ont arrêté
00:22:22le lendemain
00:22:25et ils l'ont mis
00:22:26en garde à vue.
00:22:29en garde à vue
00:22:30et du coup,
00:22:31ce qui s'est passé,
00:22:32c'est que la procureure
00:22:33et le président,
00:22:36ils ont fait savoir
00:22:37qu'il fallait le mettre
00:22:37en détention provisoire
00:22:39parce que c'est
00:22:39une personne dangereuse.
00:22:41Ils abusent
00:22:41son dossier,
00:22:42son dossier,
00:22:42il avait violé
00:22:43plusieurs petites filles
00:22:45avant,
00:22:46ce qu'ils nous ont dit
00:22:46à la police
00:22:47et à la fin,
00:22:48c'est le juge
00:22:49des libertés,
00:22:50des détentions de liberté
00:22:51qui décide
00:22:52et il a laissé libre.
00:22:54Il a laissé libre,
00:22:56il n'y a pas
00:22:56de mesure d'éloignement,
00:22:57il n'y a pas
00:22:58de contrôle judiciaire,
00:23:00il y a du coup
00:23:00un juge d'instruction
00:23:01qui a été mis en place
00:23:02sachant qu'il a violé
00:23:03plusieurs enfants
00:23:04mais ça,
00:23:05ça remonte
00:23:06il y a déjà
00:23:08depuis le mois de janvier.
00:23:09Mais ça veut dire
00:23:09que cet homme est libre
00:23:10et je crois
00:23:11que vous l'avez croisé.
00:23:13Cet homme est libre,
00:23:14je crois,
00:23:14parce que moi
00:23:14je suis commercial
00:23:16et quand je vais
00:23:17dans un magasin,
00:23:19je vois en face
00:23:21en fait,
00:23:22je vois sa voiture
00:23:22en face
00:23:24et puis il passe
00:23:25souvent devant le collège,
00:23:27il passe
00:23:28voilà.
00:23:28Il n'y a même pas
00:23:29d'interdiction
00:23:30de s'approcher
00:23:31du collège ?
00:23:32Donc ça veut dire
00:23:32qu'on ne protège pas
00:23:34suffisamment,
00:23:34la justice ne prend pas
00:23:35suffisamment en compte
00:23:36le sort des enfants,
00:23:37on ne les protège pas ?
00:23:38Ah mais complètement,
00:23:40complètement,
00:23:41c'est...
00:23:42En fait,
00:23:43on ne s'attend pas
00:23:44à ce que ça nous arrive
00:23:45et quand ça nous arrive,
00:23:47c'est là qu'on voit
00:23:48que la justice
00:23:51ne protège pas
00:23:51nos enfants en fait,
00:23:52on est le parent
00:23:53pauvre de l'État
00:23:54je pense quoi.
00:23:55Donc c'est...
00:23:56Quoi qu'il en soit,
00:23:57avec ce que je veux dire,
00:23:58avec les affaires
00:23:59qu'il y a eu
00:23:59entre Epstein,
00:24:00entre les affaires
00:24:01de tout ce qui est
00:24:03périscolaire,
00:24:03entre pas mal de choses,
00:24:06mais...
00:24:08Et rien n'est fait
00:24:09en fait,
00:24:10c'est...
00:24:13Alors restez avec nous,
00:24:14Moudi,
00:24:14parce qu'il y a maître
00:24:16Avril Isine
00:24:16qui voulait réagir.
00:24:17Ah oui,
00:24:18parce que là,
00:24:18c'est complètement lunaire
00:24:19ce que j'entends.
00:24:21Ça a été vérifié.
00:24:22Je ne peux pas entendre
00:24:24qu'un JLD...
00:24:26Un juge des libertés.
00:24:27Oui,
00:24:27un juge des libertés
00:24:28et de la détention
00:24:29est placé sous contrôle judiciaire
00:24:32sans...
00:24:33Enfin,
00:24:33contrôle judiciaire
00:24:35souple,
00:24:35libre,
00:24:36sans aucune contrainte.
00:24:38Normalement,
00:24:38à minima,
00:24:39on doit quand même
00:24:39préserver
00:24:40la victime
00:24:41et sa famille.
00:24:43Il doit y avoir
00:24:43une interdiction
00:24:44de paraître
00:24:45au moins dans le département
00:24:47à minima
00:24:48pour ne pas tomber
00:24:49par hasard
00:24:50nez à nez
00:24:50avec son agresseur.
00:24:52Non mais de toute façon
00:24:53aussi,
00:24:54quoi qu'il en soit,
00:24:54ce qui me choque...
00:24:55Les contrôles judiciaires,
00:24:55il faut les contrôler aussi.
00:24:56Oui, non mais le contrôle judiciaire,
00:24:58c'est une chose,
00:24:59mais par rapport
00:25:01à ce qui justifie
00:25:02normalement
00:25:02le placement
00:25:03en détention provisoire.
00:25:04Il y a aussi
00:25:05le risque de récidive.
00:25:06Lorsque vous avez
00:25:07une personne
00:25:08qui a priori
00:25:09de ce que dit ce monsieur,
00:25:10qui avait déjà
00:25:12été condamné
00:25:12pour des faits
00:25:13d'agression
00:25:14sexuelle,
00:25:16à minima,
00:25:17on le place
00:25:17en détention provisoire,
00:25:19le temps d'évaluer
00:25:20sa dangerosité.
00:25:22Et je pense que...
00:25:39Allez-y,
00:25:40aussi de rapidité
00:25:41parce qu'il y a peut-être
00:25:42l'urgence quand même
00:25:43à enquêter
00:25:45et à faire en sorte
00:25:47si cet homme
00:25:47est effectivement coupable...
00:25:49Pour rebondir...
00:25:50Il y avait un faisceau d'indices
00:25:51pour rebondir un peu
00:25:52sur le JLD.
00:25:53Le juge des libertés
00:25:54il va regarder quoi ?
00:25:55Il va regarder...
00:25:56Il a un travail,
00:25:57il a une résidence,
00:25:59il a une vie de famille,
00:26:00il peut se représenter
00:26:00quand on voudra.
00:26:02Donc, il joue sur cette carte.
00:26:04Là, c'est sauf que
00:26:05les garanties de représentation.
00:26:06Oui, et puis après,
00:26:07il va vous dire
00:26:07que les prisons
00:26:09sont surchargées,
00:26:10donc il va préférer
00:26:11un compte judiciaire.
00:26:13Mais là,
00:26:13quand on parle
00:26:13de pédocriminalité,
00:26:15il y a quand même
00:26:17toujours le risque
00:26:17de la récidive.
00:26:19Il est en liberté,
00:26:20c'est ça aussi.
00:26:20Et le risque de passion
00:26:21sur les témoins
00:26:22et le risque de fuite.
00:26:24Et c'est pour ça que...
00:26:25Et de croiser les parents.
00:26:27La justice et la justice,
00:26:29mais pour moi,
00:26:29c'est pas logique.
00:26:30Et aussi le trouble
00:26:31à l'ordre public,
00:26:32parce que quand on est
00:26:32dans une affaire criminelle,
00:26:33le trouble à l'ordre public...
00:26:35Et le traumatisme
00:26:36de l'enfant
00:26:36qui va croiser cet homme.
00:26:38Bien sûr.
00:26:39Il faut arrêter.
00:26:40Allez-y, Rudy.
00:26:40En fait,
00:26:42ma fille, malheureusement,
00:26:43elle est suivie
00:26:44par M.C.
00:26:45toutes les semaines.
00:26:47Ses notes à l'école
00:26:48ont complètement chuté.
00:26:50C'est très difficile pour elle.
00:26:52Parce que je veux bien
00:26:53qu'on parle souvent
00:26:53des criminels,
00:26:55mais on oublie souvent
00:26:56les victimes.
00:26:58Et en toute honnêteté,
00:26:59elle a peur de sortir.
00:27:00Elle a peur de tout, en fait.
00:27:03Pour elle,
00:27:04chaque homme est un pédophile.
00:27:06Pour moi aussi.
00:27:08Donc c'est extrêmement difficile.
00:27:12Et le problème,
00:27:13c'est que ce monsieur,
00:27:14il travaille pas.
00:27:15Ce gars, il travaille pas.
00:27:16Il a pas d'enfant.
00:27:17Il a pas d'attache.
00:27:18Il a rien du tout.
00:27:18Il aurait pu être mis
00:27:20en détention provisoire.
00:27:21Il n'y avait pas de souci.
00:27:22Donc c'est pour ça
00:27:23que je me demande.
00:27:23Oui, carter du département.
00:27:24Mais Rudy,
00:27:26vous avez su
00:27:26combien il y avait de plaintes,
00:27:28finalement,
00:27:28s'il était impliqué
00:27:30dans bon nombre
00:27:31d'autres affaires ou pas ?
00:27:32On m'a parlé déjà
00:27:33de trois plaintes.
00:27:35Et malheureusement,
00:27:36en fait,
00:27:36parce que du coup,
00:27:37après,
00:27:39il y a un juge d'instruction
00:27:40et c'est en civil.
00:27:42Et les personnes
00:27:43qui ont porté plainte,
00:27:43parce qu'après,
00:27:44il faut un avocat.
00:27:45Et souvent,
00:27:45ça coûte très, très cher.
00:27:47Et de se faire rembourser,
00:27:48on le voit,
00:27:48sur ma première affaire,
00:27:49je ne me suis jamais fait rembourser.
00:27:51Du coup,
00:27:52les familles,
00:27:52soit elles ont honte
00:27:53d'aller jusqu'au bout,
00:27:55soit ça coûte trop cher,
00:27:57soit...
00:27:57Et c'est difficile
00:27:59parce que souvent,
00:28:00souvent,
00:28:01dans ce qui se passe,
00:28:03en fait,
00:28:03il y a des gens,
00:28:04souvent,
00:28:04qui croient que c'est la faute
00:28:06de la petite.
00:28:06C'est souvent,
00:28:07souvent.
00:28:08Et il faut remettre
00:28:10les choses dans l'ordre,
00:28:10en fait,
00:28:12sachant que lui,
00:28:12c'est lui pédophile,
00:28:13c'est lui criminel.
00:28:14Il y a un agresseur,
00:28:15t'es une victime.
00:28:16Il faut plus se cacher.
00:28:18C'est pour ça,
00:28:19moi,
00:28:19je me mets directement
00:28:22chez BFM,
00:28:24comme voile,
00:28:24parce qu'il ne faut plus se cacher.
00:28:25Ces gens-là,
00:28:26ils ne méritent pas la peine.
00:28:26C'est justement,
00:28:27c'est eux qui devraient avoir peur,
00:28:29qui devraient avoir peur
00:28:30des victimes,
00:28:31qui devraient plus le faire.
00:28:32Et malheureusement,
00:28:34si on les affiche,
00:28:35c'est nous qu'on aura un problème.
00:28:37On l'a vu avec des Youtubers
00:28:40ou quoi que ce soit.
00:28:43On dirait qu'ils ont le droit
00:28:45de tout faire,
00:28:45ces gens-là.
00:28:46Ils ont le droit de tout faire.
00:28:46Du coup,
00:28:46ils n'ont peur de rien.
00:28:47Ils n'ont peur de rien.
00:28:50Vous disiez,
00:28:51c'est important de parler.
00:28:53Je vous remercie
00:28:53d'avoir accepté
00:28:55de parler sur BFM
00:28:57de cette affaire.
00:28:58Merci à vous.
00:28:58Ça vous touche de près.
00:28:59Merci à vous, Rudy.
00:29:00Vous le voyez,
00:29:01d'ici quelques minutes,
00:29:02c'est la procureure
00:29:04de la République,
00:29:05Doche,
00:29:05qui va prendre la parole,
00:29:06Mme Clémence Meyer,
00:29:07concernant la disparition
00:29:09de l'IANA.
00:29:09On en est au sixième jour
00:29:11de recherche.
00:29:12Le suspect numéro un,
00:29:13lui,
00:29:14derrière les barreaux,
00:29:15muré dans son silence,
00:29:16puisqu'il a le droit
00:29:17de ne rien dire.
00:29:19Il a refusé de répondre
00:29:20aux questions
00:29:21du magistrat instructeur.
00:29:22Mais ce sur quoi
00:29:23je voulais revenir,
00:29:24c'est que grâce
00:29:24au témoignage
00:29:25de la maman de Rosa
00:29:26qu'on a pu enregistrer
00:29:28hier soir,
00:29:28elle explique que...
00:29:29Cette plainte
00:29:29qui n'a pas été traitée
00:29:30et qui concerne le suspect.
00:29:32Et effectivement,
00:29:32il y aura probablement
00:29:33des questions
00:29:33sur le dysfonctionnement,
00:29:34évidemment.
00:29:35Rosa,
00:29:36elle a essayé
00:29:37au début de l'année 2025
00:29:38de dénoncer ses faits
00:29:39auprès de sa maman.
00:29:40Et en fait,
00:29:41elle s'est rétractée.
00:29:42Pourquoi ?
00:29:42Parce que le suspect,
00:29:44Jérôme Barrella,
00:29:45avait indiqué à la maman
00:29:46que c'était faux,
00:29:47qu'il n'avait pas commis ses faits
00:29:48et il avait même accusé
00:29:50cette petite fille
00:29:50de manipulatrice
00:29:52tout en disant
00:29:52qu'il la considérait
00:29:53comme sa fille.
00:29:54Je reprends les mots
00:29:55de la maman.
00:29:56Ça dit quelque chose
00:29:56de la personnalité
00:29:57de cet homme.
00:29:57Ça dit absolument quelque chose
00:29:58de la personnalité
00:29:59et ça pose des questions
00:30:00sur d'éventuelles
00:30:01autres petites victimes
00:30:03que Rosa
00:30:05dans l'entourage
00:30:06de Jérôme Barrella.
00:30:07Et c'est des questions
00:30:08qu'il faudra poser à la fois.
00:30:08D'autant plus que Rosa
00:30:10était donc,
00:30:10si j'ai bien compris,
00:30:11amie avec l'une de ses filles,
00:30:12c'est ça aussi ?
00:30:13Oui, parce que cet homme,
00:30:14il a deux filles,
00:30:15l'une qui a 11 ans
00:30:16qui est amie de Liana.
00:30:18C'est comme ça
00:30:18qu'ils sont rentrés en contact.
00:30:19Mais Rosa,
00:30:20qu'est-ce qu'elle raconte ?
00:30:20Donc c'est toujours
00:30:21un peu le même scénario.
00:30:22C'est le premier cercle.
00:30:23Elle raconte des viols multiples
00:30:26au domicile
00:30:27de Jérôme Barrella.
00:30:28Lors de soirées pyjama.
00:30:30Elle a été invitée
00:30:31pour aller avec...
00:30:31Elle a parlé de pénétration
00:30:33si j'ai bien compris aussi.
00:30:34Et il y a des examens médicaux.
00:30:36Donc on est quand même là,
00:30:37on apprend des choses
00:30:38sur ce profil de cet homme
00:30:40qui est assez manipulateur,
00:30:41qui est capable
00:30:42de retourner finalement
00:30:43et de mettre le doute
00:30:45parce que la maman
00:30:46à ce moment-là
00:30:46ne va pas porter plainte
00:30:47et la petite fille
00:30:47se rétracte.
00:30:48Et finalement,
00:30:49la maman se dit
00:30:50qu'il y a quelque chose
00:30:51qui s'est passé
00:30:51et qu'on ne peut pas laisser.
00:30:53Mais ça dit quelque chose
00:30:53quand même de sa personnalité.
00:30:55Les pédophiles sont très souvent
00:30:56des très grands manipulateurs.
00:30:59C'est plus que la violence,
00:31:00c'est de la manipulation.
00:31:02Ça me fait penser
00:31:02depuis le début
00:31:03cette histoire
00:31:04à celle de Nordal-Lelandé.
00:31:05Nordal-Lelandé,
00:31:06il passe une soirée de mariage.
00:31:07Rendez-vous compte,
00:31:08il est au milieu de tout le monde.
00:31:10Il y a tout le monde
00:31:10dans cette petite salle des fêtes.
00:31:12Et il parvient...
00:31:14Alors,
00:31:15on va vous interrompre, Laurent,
00:31:16parce que la procureure...
00:31:17Voilà, madame la procureure
00:31:19Clémence Meyer.
00:31:21Ah, elle est repartie.
00:31:22Bon, ben...
00:31:24Il parvient à convaincre
00:31:27la petite Maëlys
00:31:28qui ne part jamais
00:31:29sans sa maman
00:31:29de le rejoindre à sa voiture
00:31:32sans prévenir sa maman
00:31:34et en passant
00:31:36par une porte dérobée
00:31:37et pas par le même chemin
00:31:39que lui.
00:31:40Vous vous rendez compte
00:31:40de la manipulation qu'il faut ?
00:31:41Si ça,
00:31:42d'entrée de jeu,
00:31:43avant même qu'il parte
00:31:44avec elle en voiture,
00:31:45ça ne signe pas
00:31:47une manipulation...
00:31:49Alors,
00:31:49c'est terrible
00:31:51quand on connaît la suite.
00:31:52Je voudrais venir avec vous,
00:31:53Mette, pardon,
00:31:53sur ce qui doit quand même
00:31:55choquer ceux qui nous regardent
00:31:56et qui nous écoutent
00:31:57et qui font cette affaire,
00:31:58c'est-à-dire le droit au silence.
00:32:00Alors...
00:32:00C'est-à-dire que l'accusé
00:32:02dit,
00:32:02bon, non,
00:32:02je ne parle pas,
00:32:03je ne vais plus parler,
00:32:04je ne vais rien dire.
00:32:05Je vais essayer
00:32:05d'être synthétique
00:32:06et de contextualiser.
00:32:08À savoir,
00:32:09lorsque vous êtes déféré
00:32:10au palais de justice
00:32:11et que vous êtes présenté
00:32:13à un juge d'instruction
00:32:14et il vous indique,
00:32:16voilà,
00:32:16j'envisage de vous mettre
00:32:17en examen
00:32:18et vous avez
00:32:20trois possibilités.
00:32:22Vous avez le droit
00:32:23de...
00:32:23Vous avez le choix
00:32:24soit de répondre
00:32:25à mes questions,
00:32:27soit de faire
00:32:27des observations
00:32:28où vous avez le droit
00:32:30aussi de vous taire.
00:32:31Voilà.
00:32:32Et le juge
00:32:33ne peut pas
00:32:35passer outre
00:32:37la décision
00:32:38du mis en dégâts.
00:32:39Ça peut paraître aberrant
00:32:39d'offrir trois possibilités
00:32:41à quelqu'un
00:32:41qui est suspect numéro un.
00:32:42Parce que j'imagine
00:32:43qu'il y a des gens
00:32:43devant leur télé
00:32:44qui disent
00:32:44il n'y a qu'à me donner
00:32:45dix minutes
00:32:45et moi je vais le faire parler.
00:32:46Pardon,
00:32:47je réagis de manière
00:32:48un peu sèche comme ça
00:32:50mais c'est comme ça.
00:32:51Ce qu'on comprend,
00:32:52on a tendance
00:32:53à plus penser
00:32:53à la famille de Liana
00:32:55qu'aux trois possibilités
00:32:56qu'on peut offrir
00:32:57à l'accusé.
00:32:57Après,
00:32:58il faut entendre
00:32:59que le droit
00:33:00de se taire
00:33:01la plupart du temps
00:33:03ne pose absolument
00:33:04aucun problème
00:33:05parce que l'enquête
00:33:06débute
00:33:07que la personne
00:33:08a souvent été épruvée
00:33:10par une longue garde à vue
00:33:11et qu'elle n'est pas
00:33:12franchement en état
00:33:14pour répondre
00:33:15aux questions du juge
00:33:16et parfois même aussi
00:33:17ça arrange le juge
00:33:18parce que lui-même
00:33:19vient de prendre possession
00:33:20du dossier
00:33:21et ne connaît pas encore
00:33:23tous les détails
00:33:24du dossier
00:33:24et il préfère
00:33:25interroger sur le fond
00:33:26le mise en examen
00:33:28quelques semaines
00:33:29ou quelques mois plus tard
00:33:30une fois qu'il aura
00:33:30une parfaite connaissance
00:33:31du dossier.
00:33:32Donc, en règle générale,
00:33:34ce n'est pas très problématique
00:33:35le droit de se taire.
00:33:37Là, ça l'est.
00:33:38Là, ça l'est.
00:33:39Il y a un enjeu vital aussi
00:33:40et je voudrais juste
00:33:41te dire une chose.
00:33:42On va vous interrompre
00:33:42parce que la procureure
00:33:44s'installe a priori là,
00:33:45définitivement.
00:33:46Madame Clémence Meilleur,
00:33:48procureur d'Auche
00:33:49qui va donc prendre la parole
00:33:52concernant la disparition
00:33:53de Liana
00:33:54et l'autre affaire.
00:33:58Au moment où je prends la parole
00:33:59aujourd'hui,
00:34:00avant toute chose,
00:34:01je souhaite avoir une pensée
00:34:02pour Liana,
00:34:03pour ses parents,
00:34:04ses proches
00:34:05et l'ensemble de ceux
00:34:06qui vivent aujourd'hui
00:34:07dans l'angoisse
00:34:07de son absence.
00:34:09Depuis le signalement
00:34:10de sa disparition,
00:34:11les enquêteurs,
00:34:12les magistrats
00:34:13et l'ensemble
00:34:13des services mobilisés
00:34:15ont pleinement conscience
00:34:16de l'épreuve
00:34:17qu'ils traversent.
00:34:19Chacun mesure
00:34:20l'inquiétude,
00:34:21l'attente
00:34:21et la souffrance
00:34:22que cette situation
00:34:23provoque depuis plusieurs jours.
00:34:26L'information judiciaire
00:34:28est désormais conduite
00:34:29par le pôle criminel
00:34:30du tribunal judiciaire
00:34:31d'Agen
00:34:31et les investigations
00:34:33se poursuivent activement.
00:34:35Par ailleurs,
00:34:37il a été annoncé ce jour
00:34:38l'ouverture
00:34:39d'une mission d'inspection
00:34:40destinée à examiner
00:34:42les conditions
00:34:42dans lesquelles
00:34:43la procédure antérieure
00:34:44a été traitée.
00:34:45Elle a été confiée
00:34:46conjointement
00:34:47à l'inspection générale
00:34:48de la justice
00:34:49et à l'inspection générale
00:34:50de la gendarmerie nationale.
00:34:52Dans ce contexte,
00:34:54j'ai souhaité
00:34:55vous apporter
00:34:56des éléments factuels
00:34:57dont dispose
00:34:58le parquet d'Oche
00:34:58sur ces procédures,
00:35:00mais je ne serai pas
00:35:01en mesure
00:35:02de répondre
00:35:02à des questions
00:35:03portant sur l'enquête
00:35:04judiciaire en cours
00:35:05ou sur les investigations
00:35:07qui relèvent désormais
00:35:08d'autres autorités.
00:35:11Trois procédures
00:35:12impliquant
00:35:13le mis en examen
00:35:14ont été identifiées
00:35:15par mon parquet
00:35:16que je vais évoquer
00:35:17chronologiquement.
00:35:21Il a été tout d'abord
00:35:22retrouvé trace
00:35:23d'un renseignement
00:35:24judiciaire établi
00:35:25par la gendarmerie
00:35:26en décembre 2017.
00:35:28La gendarmerie
00:35:30a été saisie
00:35:30par la mère
00:35:31d'une jeune fille
00:35:32de 17 ans
00:35:32venant de découvrir
00:35:34que sa fille
00:35:35entretenait une relation
00:35:36depuis quelques mois
00:35:37avec un homme majeur.
00:35:39La jeune fille
00:35:40évoquait alors
00:35:41une relation consentie.
00:35:44Au regard de l'âge
00:35:46de cette jeune fille
00:35:47aucune infraction
00:35:48n'était susceptible
00:35:49d'être caractérisée.
00:35:50En effet,
00:35:52son âge
00:35:5217 ans
00:35:53au moment des faits
00:35:54ne permet pas
00:35:55de présumer
00:35:56une absence
00:35:56de consentement.
00:35:58Ce renseignement
00:35:59judiciaire
00:36:00a donc fait l'objet
00:36:01d'un classement sans suite
00:36:02par mon parquet
00:36:03en février 2018.
00:36:07Par ailleurs,
00:36:09une procédure
00:36:10le mettant en cause
00:36:11a été reçue
00:36:12au parquet d'Oche
00:36:13en janvier 2024
00:36:14sur dessaisissement
00:36:16du parquet
00:36:16de Béthune
00:36:17compte tenu
00:36:18du lieu des faits
00:36:19et du domicile
00:36:20du Mise en Cause.
00:36:21Elle avait été ouverte
00:36:23à la suite
00:36:23d'une plainte
00:36:24déposée au commissariat
00:36:25de Béthune
00:36:26en 2022
00:36:26pour des faits
00:36:28de viols
00:36:28sur mineurs
00:36:28de 15 ans
00:36:29commis courant 2020
00:36:31à Montestruc-sur-Gers
00:36:32au domicile
00:36:33du Mise en Cause.
00:36:35Dans le cadre
00:36:36de cette procédure,
00:36:37une mineure
00:36:38née en 2013
00:36:39a dénoncé
00:36:40un fait de viol.
00:36:42Les actes
00:36:43d'enquête
00:36:43diligentées,
00:36:44notamment
00:36:45le rapport
00:36:45d'examen
00:36:46médico-légal,
00:36:47l'examen
00:36:48psychologique
00:36:48et les témoignages
00:36:50recueillis
00:36:50n'ont pas permis
00:36:51d'étayer suffisamment
00:36:52ces déclarations.
00:36:54Cette procédure
00:36:56a donc fait l'objet
00:36:56d'une décision
00:36:57de classement sans suite
00:36:58le 28 mai 2024
00:37:00pour le motif
00:37:01que l'infraction
00:37:02était insuffisamment
00:37:03caractérisée.
00:37:05Je rappelle en effet
00:37:06que pour que le parquet
00:37:08puisse poursuivre
00:37:08l'auteur d'une infraction
00:37:09pénale,
00:37:10il est juridiquement
00:37:11nécessaire que l'infraction
00:37:12soit caractérisée
00:37:13en tous ces éléments
00:37:14et que l'enquête
00:37:16établisse des charges
00:37:17suffisantes.
00:37:18Il a été considéré
00:37:19dans cette affaire
00:37:20que ces éléments
00:37:21faisaient défaut.
00:37:23J'en arrive
00:37:25à la procédure
00:37:26qui était en cours
00:37:27au moment de la disparition
00:37:28de l'IANA.
00:37:30Cette procédure
00:37:31a été initiée
00:37:32en août 2025,
00:37:33le 22 août 2025
00:37:36par le dépôt
00:37:37de plainte
00:37:37de la mère
00:37:38d'une mineure
00:37:38née en 2014.
00:37:40Le 27 août 2025,
00:37:43l'enfant a été entendu
00:37:44et a dénoncé
00:37:46des faits de viol
00:37:46qui auraient été commis
00:37:48sur sa personne
00:37:48par le mis en cause
00:37:49entre septembre 2024
00:37:51et mai 2025
00:37:52au domicile
00:37:54de ce dernier
00:37:54dans le Gers.
00:37:56Les examens médicaux
00:37:58et psychologiques
00:37:59d'usage
00:38:00dans ce type
00:38:00de dossier
00:38:01ont été réalisés
00:38:02en septembre
00:38:03et octobre 2025.
00:38:06En octobre 2025,
00:38:08le parquet de Toulouse
00:38:09s'est dessaisi
00:38:10de la procédure
00:38:10au profit
00:38:11du parquet d'Oche
00:38:12en raison du lieu
00:38:13de commission
00:38:13des faits
00:38:14dans le Gers.
00:38:16Le 9 janvier 2026,
00:38:19la procédure
00:38:19a été adressée
00:38:20par le parquet d'Oche
00:38:21à la gendarmerie
00:38:22de Lectour
00:38:22dans le Gers
00:38:23pour poursuite
00:38:24de l'enquête.
00:38:26Le 23 janvier 2026,
00:38:29une attache téléphonique
00:38:30a été actée
00:38:31entre la gendarmerie
00:38:32et le parquet d'Oche,
00:38:34au terme de laquelle
00:38:35il a été prescrit
00:38:36par le magistrat
00:38:36du parquet
00:38:37un certain nombre
00:38:38d'actes d'enquête
00:38:39complémentaires,
00:38:40notamment un complément
00:38:42d'audition
00:38:42de la mère
00:38:43de la mineure,
00:38:44des auditions
00:38:45de témoins,
00:38:46des réquisitions
00:38:46téléphoniques.
00:38:48Il était prescrit
00:38:50à l'issue
00:38:50de ces actes
00:38:51d'enquête,
00:38:51un placement
00:38:52en garde à vue
00:38:53du mise en cause
00:38:54pour audition.
00:38:56Je tiens à préciser
00:38:57que dans le cadre
00:38:58d'une enquête pénale,
00:38:59l'audition
00:39:00du mise en cause
00:39:01est toujours
00:39:01le dernier acte
00:39:02d'enquête
00:39:03à effectuer
00:39:03après que l'ensemble
00:39:05des autres investigations
00:39:06ait été réalisé.
00:39:07Cette enquête
00:39:08était en cours
00:39:09au moment
00:39:10de la disparition
00:39:10de l'IANA.
00:39:13Par ailleurs,
00:39:15je tiens à vous informer
00:39:16que dans le cadre
00:39:17de l'enquête
00:39:18en cours
00:39:18qui portait
00:39:19sur l'enlèvement
00:39:20et la séquestration
00:39:21de l'IANA,
00:39:21un dirigeant
00:39:22d'établissement scolaire
00:39:24a spontanément
00:39:25contacté la gendarmerie
00:39:26le 31 mai 2026
00:39:28pour signaler
00:39:29que le mise en cause
00:39:30avait fait l'objet
00:39:31d'un licenciement
00:39:31initié en 2020
00:39:33alors qu'il était
00:39:34employé par la région
00:39:35Occitanie
00:39:36comme agent d'entretien,
00:39:39licenciement initié
00:39:40en raison d'une relation
00:39:41inappropriée
00:39:42avec une lycéenne.
00:39:45Des vérifications
00:39:46urgentes
00:39:47sont en cours
00:39:47afin de savoir
00:39:48si ces faits
00:39:49ont donné lieu
00:39:49à un signalement
00:39:50aux autorités judiciaires.
00:39:53En l'état,
00:39:54aucune procédure
00:39:55en lien avec cet événement
00:39:56n'a pu être identifiée
00:39:57au sein de mon parquet.
00:40:01Enfin,
00:40:02il a été porté
00:40:03à ma connaissance
00:40:04ce matin
00:40:04le dépôt
00:40:05d'une nouvelle plainte
00:40:06pour viol sur mineur
00:40:08à l'encontre
00:40:08du mis en examen
00:40:09dont je n'ai pas encore
00:40:11pu prendre connaissance
00:40:12dans l'entièreté
00:40:13de ces détails.
00:40:15Je n'ai donc pas
00:40:16en l'état
00:40:16d'éléments suffisants
00:40:17à vous communiquer
00:40:18sur le contexte
00:40:19et la nature
00:40:20des faits dénoncés.
00:40:24Ce que je tiens
00:40:25à vous indiquer
00:40:25aujourd'hui,
00:40:27c'est qu'en parallèle
00:40:28de l'information judiciaire
00:40:29pour enlèvement
00:40:30et séquestration,
00:40:31les enquêtes judiciaires
00:40:32ouvertes pour viols
00:40:34sur mineurs
00:40:34vont se poursuivre
00:40:35et vraisemblablement
00:40:37faire l'objet
00:40:38d'un regroupement
00:40:38afin de les traiter
00:40:42à la lumière
00:40:44les unes des autres.
00:40:45Il est tout à fait
00:40:46envisageable également
00:40:47que la procédure
00:40:48qui avait fait l'objet
00:40:49d'un classement sans suite
00:40:50en 2024
00:40:51soit aussi réexaminée
00:40:53à la lumière
00:40:54des événements récents
00:40:55pour envisager
00:40:56une reprise
00:40:56des investigations.
00:40:59Voilà en l'état
00:41:00les éléments
00:41:01dont je pouvais
00:41:01vous faire part
00:41:02pour les procédures judiciaires
00:41:04qui ont été
00:41:05diligentées
00:41:06ou sont en cours
00:41:07au sein
00:41:08de mon parquet.
00:41:10Je vous remercie
00:41:11pour votre attention
00:41:12et comme indiqué
00:41:14de manière liminaire
00:41:15compte tenu
00:41:17du contexte
00:41:18de l'ouverture
00:41:18d'une information
00:41:19judiciaire
00:41:20en cours à Agen
00:41:20et de la mission
00:41:22d'inspection
00:41:22qui a été confiée
00:41:24je ne répondrai pas
00:41:25en l'état
00:41:26à d'éventuelles questions.
00:41:27Est-ce que les délais
00:41:28de 5 mois
00:41:28vous paraît-il
00:41:29raisonnable
00:41:29et acceptable
00:41:31par les parents ?
00:41:32Comme je viens d'indiquer
00:41:33je ne souhaite pas
00:41:34en l'état
00:41:35faire de réponse
00:41:38aux questions.
00:41:39ce sera
00:41:41tout
00:41:42l'objet
00:41:43de la mission
00:41:45des inspections
00:41:48du ministère
00:41:49de la justice
00:41:49et de la gendarmerie
00:41:51nationale
00:41:51qui viennent
00:41:53d'être saisies
00:41:54c'est l'annonce
00:41:55qui a été faite
00:41:56aujourd'hui
00:41:56que sera
00:41:58diligentée
00:41:59une inspection
00:42:00conjointe
00:42:00dans les jours
00:42:01les semaines
00:42:02et les mois
00:42:03à venir.
00:42:03Je vous remercie.
00:42:05Je vous remercie.
00:42:09Vous venez donc
00:42:09d'entendre
00:42:10la procureure
00:42:11d'Auch
00:42:11Clémence Meilleur
00:42:12qui ne répondra
00:42:13donc pas aux questions
00:42:14mais là on est parti
00:42:15de l'affaire
00:42:16Liana
00:42:16la disparition
00:42:17de Liana
00:42:17il y a 6 jours
00:42:18qu'on n'a toujours
00:42:19pas retrouvé
00:42:19mais ça prend
00:42:21une autre dimension
00:42:22maintenant
00:42:22C'est vertigineux
00:42:23Pauline Romain
00:42:24parce qu'on se retrouve
00:42:24avec 6 affaires
00:42:26concernant le suspect
00:42:27numéro 1
00:42:28Alors 5 plus la disparition
00:42:29de Liana
00:42:30On va les reprendre
00:42:30puisqu'elle les a détaillées
00:42:31par ordre chronologique
00:42:32mais le premier sentiment
00:42:33qu'on a
00:42:34c'est que c'est effectivement
00:42:35vertigineux
00:42:36et que c'est sériel
00:42:37La procureure
00:42:38elle détaille 3 procédures
00:42:39La première
00:42:40c'est un renseignement judiciaire
00:42:41qui arrive en décembre 2017
00:42:43concernant une jeune fille
00:42:45de 17 ans
00:42:45une relation qui dure
00:42:46quelques mois avec cet homme
00:42:47qui est une relation
00:42:48dite consentie
00:42:49elle est classée sans suite
00:42:51Deuxième information
00:42:52le parquet
00:42:54en janvier 2024
00:42:55qui est saisi
00:42:56via une plainte
00:42:57qui a été déposée
00:42:58à Béthune
00:42:59avec une dénonciation
00:43:01de viol
00:43:02au domicile
00:43:03du suspect
00:43:04Là encore
00:43:06elle a été
00:43:07insuffisamment caractérisée
00:43:08et elle a été
00:43:10classée
00:43:10En août 2025
00:43:12c'est la plainte
00:43:12dont on vous parlait
00:43:13hier soir
00:43:14Cette plainte a été déposée
00:43:15par sa maman
00:43:16et sa fille
00:43:17et effectivement
00:43:18cet enfant a été
00:43:19entendu
00:43:19et la procureure
00:43:21a pris le temps
00:43:22de refaire le trajet
00:43:23et d'expliquer le trajet
00:43:24entre le parquet de Toulouse
00:43:26le parquet
00:43:26de Toulouse
00:43:27et je rajoute
00:43:29donc deux éléments
00:43:30que nous découvrirons
00:43:31aujourd'hui
00:43:31un directeur d'établissement
00:43:32qui a pris attache
00:43:34avec le parquet
00:43:35pour expliquer
00:43:35que cet homme
00:43:36a été licencié
00:43:37en 2020
00:43:38comme agent d'entretien
00:43:39suite à une relation
00:43:40inappropriée
00:43:41avec une lycéenne
00:43:43on ne sait pas
00:43:43si ça a donné lieu
00:43:44à un signalement
00:43:45Enfin
00:43:46et j'en termine
00:43:46vous allez me dire
00:43:47c'est très long
00:43:47mais c'est utile
00:43:49une nouvelle plainte
00:43:50qui est arrivée ce matin
00:43:51nous annonce
00:43:52la procureure Toulouse
00:43:53concernant un viol
00:43:54sur mineur
00:43:54mais elle n'en a pas
00:43:55encore suffisamment
00:43:56pris connaissance
00:43:57pour pouvoir le détailler
00:43:58donc c'est sériel
00:43:59il y a
00:44:01cinq procédures
00:44:02si vous voulez
00:44:03cinq dossiers
00:44:04concernant
00:44:05Jérôme Barrella
00:44:06en plus
00:44:07de la disparition
00:44:08de l'île
00:44:10il est derrière les barreaux
00:44:11il faut le rappeler
00:44:11il est en détention
00:44:12provisoire
00:44:13il a été
00:44:13d'ailleurs elle précise
00:44:15que tout va être
00:44:16regroupé en fait
00:44:16c'est ça ?
00:44:17par souci d'efficacité
00:44:18parce que vous avez bien compris
00:44:19qu'il y a des choses
00:44:21qui se sont perdues
00:44:21il y a des choses
00:44:22qui ont été insuffisamment
00:44:23caractérisées
00:44:24l'efficacité qui a manqué
00:44:24visiblement
00:44:25mais là il y a quand même
00:44:26des questions
00:44:27mais il y a quand même
00:44:28ce qui interpelle
00:44:29c'est qu'à aucun moment
00:44:30la justice
00:44:32n'a compris
00:44:32que cet homme
00:44:34pouvait être
00:44:35un prédateur
00:44:36et que finalement
00:44:37il a pu continuer
00:44:39si tous ces faits
00:44:39sont avérés
00:44:40à agir
00:44:41en toute impunité
00:44:42j'ai l'impression
00:44:43que nous ne sommes pas
00:44:45en 2026
00:44:46parce que
00:44:47il y a
00:44:48quelques dizaines d'années
00:44:50voire plus de 100 ans
00:44:51etc
00:44:52parce qu'il n'y avait pas
00:44:53les systèmes informatiques
00:44:54il n'y avait pas
00:44:55de communication
00:44:56entre les différents services
00:44:58et comme ça
00:44:59il y avait certains prédateurs
00:45:00qui pouvaient passer
00:45:01entre les mailles du filet
00:45:02parce que justement
00:45:03on n'avait pas accès
00:45:04à cette information
00:45:05aujourd'hui
00:45:07la justice
00:45:08pourquoi ces délais
00:45:09sont aussi longs
00:45:10simplement sur l'affaire
00:45:12que BFMTV a révélée
00:45:13pourquoi entre la plainte
00:45:15du mois d'août
00:45:15et la gendarmerie
00:45:17et la de mairie
00:45:18en janvier
00:45:19pourquoi 5 mois
00:45:21comme le rappelait
00:45:22Laurent Valdiguet
00:45:22les deux
00:45:24tout quittait à côté
00:45:26enfin pourquoi
00:45:27c'est si long
00:45:27non mais là
00:45:28clairement
00:45:28c'est honteux
00:45:30enfin je
00:45:31j'ai cru sentir
00:45:32quand même
00:45:32que le procureur
00:45:33était mal à l'aise
00:45:35et je pense que
00:45:36c'est aussi pour ça
00:45:36qu'elle ne répond pas
00:45:37aux questions
00:45:37parce que
00:45:39clairement
00:45:39il y a eu
00:45:40dysfonctionnement
00:45:41après il y a eu
00:45:42des classements sans suite
00:45:43c'est à dire qu'en 2017
00:45:45l'affaire s'arrête
00:45:46il y a la plainte
00:45:48pour viol
00:45:48en 2022
00:45:49parce que
00:45:50la justice estime
00:45:51que l'infraction
00:45:52est infusée
00:45:53ça veut dire quoi
00:45:54quand ce n'est pas caractérisé
00:45:55dans une infraction
00:45:56dans une infraction
00:45:57il y a trois choses
00:45:59il y a l'élément légal
00:46:00l'élément constitutif
00:46:01et l'élément matériel
00:46:02donc dans l'élément matériel
00:46:04on va mettre
00:46:05tout ce qui est l'élément moral
00:46:06et tout ce qui va mettre
00:46:07l'élément matériel
00:46:07va être la construction
00:46:08de cette infraction
00:46:09si tout n'est pas rempli
00:46:11malheureusement
00:46:13il suffit que
00:46:14ça n'aille pas
00:46:14que ça ne colle pas
00:46:15et c'est classé sans suite
00:46:16oui mais est-ce qu'il est interrogé
00:46:17au moins ?
00:46:18ah oui bien sûr
00:46:19normalement oui
00:46:21normalement vous n'en êtes pas sûr
00:46:21ça dépend comment
00:46:23alors il faudra demander
00:46:24les archives pénales
00:46:25ce qui est intéressant aussi
00:46:26entre les lignes
00:46:27c'est que la plainte
00:46:27qu'on a révélée hier soir
00:46:28elle explique le trajet
00:46:30elle explique les actes d'enquête
00:46:31qui ont été diligentés
00:46:32la procureure
00:46:32et elle explique
00:46:33qu'il était prévu
00:46:34qu'il soit placé en garde à vue
00:46:35ah mais il ne l'a pas été
00:46:36là dans ce que l'on a entendu
00:46:38et ce que dit
00:46:38madame la procureure
00:46:39ça commence en 2017
00:46:41donc c'est-à-dire
00:46:41quasiment il y a 10 ans
00:46:42avec un classement sans suite
00:46:44de ce qu'on appelle
00:46:45un renseignement judiciaire
00:46:46contre le suspect
00:46:47qu'est-ce que c'est
00:46:48qu'un renseignement judiciaire
00:46:49contre le suspect ?
00:46:50le renseignement judiciaire
00:46:51c'est un
00:46:52c'est quoi ?
00:46:53c'est une information
00:46:54il n'y a pas de plainte
00:46:55mais on informe
00:46:56on signale
00:46:57on signale
00:46:58on dit voilà ce qui s'est passé
00:46:59avec ce monsieur
00:46:59et après donc
00:47:00c'est porté à connaissance
00:47:02du procureur au départ
00:47:03qui lui va juger
00:47:04l'opportunité du pursuit
00:47:05et il va mettre
00:47:05justement l'élément
00:47:06je pense que c'est ça
00:47:07il va mettre l'élément
00:47:07constitutif et tout ça
00:47:08en place
00:47:09mais le problème c'est que
00:47:10si ça ne l'aboutit pas
00:47:13c'est fini
00:47:13ça ne tient
00:47:15il ne sera même pas
00:47:15il n'y aura pas ça
00:47:16comme référent
00:47:17un moment donné
00:47:18il faut penser aux victimes
00:47:18et notamment aux parents
00:47:19de la petite
00:47:20il y en a
00:47:20qui ont appris hier soir
00:47:22avec nos infos
00:47:23qui avait donc déjà
00:47:24une affaire similaire
00:47:25le concernant
00:47:25qui n'avait pas été traité
00:47:27suffisamment rapidement
00:47:28et puis là
00:47:29on apprend que
00:47:30depuis 2017
00:47:31cet homme finalement
00:47:32est régulièrement
00:47:33inquiété
00:47:35suspecté
00:47:35de commettre
00:47:37des agressions sexuelles
00:47:39ou des viols
00:47:40alors je vais vous dire
00:47:41moi j'ai hyper honte
00:47:43pour les victimes
00:47:44le traitement
00:47:45qu'on fait de la parole
00:47:46des victimes en France
00:47:47et je suis très très très
00:47:48en colère
00:47:49contre l'institution judiciaire
00:47:52qu'on entend
00:47:53de façon hyper présomptueuse
00:47:55nous parler
00:47:55ne faites pas de procès médiatique
00:47:57la présomption d'innocence
00:47:59il faut laisser la justice
00:48:01faire son travail
00:48:01quand on voit des délais
00:48:02si longs
00:48:03de dépôts de plaintes
00:48:04et d'enquêtes
00:48:04je peux vous dire que moi
00:48:058 patients sur 10
00:48:07que je vois
00:48:07c'est des victimes
00:48:08d'inceste
00:48:09de violences sexuelles
00:48:09ou d'agressions
00:48:10la parole
00:48:10je la reçois
00:48:11quelques jours
00:48:12ou quelques heures
00:48:13après l'agression
00:48:13ou le viol
00:48:14et parfois
00:48:14il y a des procès
00:48:15ou pas de procès
00:48:168 ans
00:48:1710 ans après
00:48:18avec des faits
00:48:19qui sont des non-lieux
00:48:20des faits qui sont
00:48:20suffisamment caractérisés
00:48:21tout ça
00:48:22cette lenteur judiciaire
00:48:23c'est expliqué
00:48:23par le manque de moyens
00:48:24c'est la honte
00:48:25on n'a plus le droit
00:48:26d'où d'écarquiller les yeux
00:48:28quand on entend
00:48:29les chiffres de la civile
00:48:30la commission indépendante
00:48:31sur inceste
00:48:31et de violences sexuelles
00:48:32des enfants
00:48:32qui dit que
00:48:32toutes les 3 minutes
00:48:33il y a un enfant
00:48:33qui est violé
00:48:34et qui a 160 000 enfants
00:48:35par an en France
00:48:36qui sont victimes
00:48:37d'abus
00:48:38et de violences sexuelles
00:48:39j'interdis tout le monde
00:48:40à hausser les sourcils
00:48:42maintenant
00:48:42quand il entendra
00:48:43ces chiffres
00:48:43quand vous voyez
00:48:44ce qui se passe
00:48:45je ne peux pas
00:48:46caractériser les faits
00:48:47mais la parole
00:48:47d'un enfant
00:48:48c'est un fait déjà
00:48:49c'est un faisceau de preuves
00:48:50c'est un faisceau d'éléments
00:48:51qu'est-ce qu'il faut attendre
00:48:52il faut avoir du sperme
00:48:53du sang
00:48:53il faut avoir des lésions
00:48:55pour comprendre
00:48:55qu'un enfant
00:48:56quand il dit
00:48:56qu'il s'est fait violer
00:48:57il s'est fait violer
00:48:58les prédateurs
00:48:59sont des prédateurs
00:49:00en série
00:49:02un pédocriminel
00:49:02ne fait jamais
00:49:03une victime
00:49:04il en fait
00:49:04des dizaines
00:49:05voire des centaines
00:49:07et il ne s'arrête jamais
00:49:07et il ne s'arrête jamais
00:49:09pardon mais la justice
00:49:09la récidive
00:49:11en matière de
00:49:13pédocriminalité
00:49:13c'est tout le temps
00:49:15c'est fréquent
00:49:16si Dominique vous le savez
00:49:17la justice le sait
00:49:18effectivement
00:49:19elle est sans doute
00:49:19face à quelqu'un
00:49:20de très dangereux
00:49:21qu'il fallait arrêter
00:49:21à un moment donné
00:49:22et qu'on ne l'a pas arrêté
00:49:23et aujourd'hui
00:49:23on a une petite fille
00:49:24qui a disparu depuis six jours
00:49:25mais quand il y a des victimes
00:49:26il y a aussi des auteurs présumés
00:49:27et le travail de la justice
00:49:28c'est aussi d'entendre
00:49:29l'auteur présumé
00:49:30tout à l'heure
00:49:31on disait
00:49:31est-ce qu'il a été entendu
00:49:32en 2017
00:49:32bien sûr qu'il a été entendu
00:49:33mais quand il est entendu
00:49:35c'est à la fin de la procédure
00:49:36la procureure l'a dit tout à l'heure
00:49:38le dernier stade
00:49:39la dernière personne
00:49:39qui sera entendue
00:49:40c'est lui
00:49:41donc une fois que l'enquête
00:49:42aura été faite
00:49:43une fois que des examens médicaux
00:49:44sauf que l'auteur présumé
00:49:46lui il a le droit
00:49:46de garder le silence
00:49:47l'auteur présumé
00:49:48il a le droit de garder le silence
00:49:49alors que la victime
00:49:50on lui demande
00:49:51pour son petit garçon
00:49:52s'il n'a pas eu d'érection
00:49:57j'en ai raison
00:50:01parce qu'en fait
00:50:02entre les victimes
00:50:03et les auteurs
00:50:03l'auteur doit être défendu
00:50:04il a un avocat
00:50:05et son avocat le défend
00:50:06et c'est bien normal
00:50:07maintenant
00:50:07le droit des victimes
00:50:09et celui des auteurs
00:50:10et vous le savez mieux
00:50:11que moi encore
00:50:11et bien il n'est pas le même
00:50:12en France
00:50:12je vous rappelle juste
00:50:13que devant une cour d'assises
00:50:16les auteurs
00:50:17l'auteur
00:50:17Cédric Jubilard
00:50:18peut faire appel
00:50:19de sa condamnation
00:50:20mais que la victime
00:50:22la famille de Delphine Jubilard
00:50:24ne peut pas faire
00:50:25appel de la condamnation
00:50:26c'est-à-dire que
00:50:26s'il avait été acquitté
00:50:27et bien le parquet
00:50:29pouvait faire appel
00:50:29mais la victime
00:50:31la famille de Delphine Jubilard
00:50:33n'aurait pas pu faire appel
00:50:34ça montre bien
00:50:35la différence de traitement
00:50:36entre les auteurs
00:50:37et les victimes
00:50:38pour revenir quand même
00:50:39à ces dysfonctionnements
00:50:41vous dites vous même
00:50:42on sait aujourd'hui
00:50:42qu'un pédocriminel
00:50:43en général
00:50:44il recommence
00:50:458 fois sur 10
00:50:46même 9
00:50:47c'est inexplicable
00:50:48ce délai
00:50:49ce délai d'attente
00:50:51dans l'affaire
00:50:52de 2025
00:50:53c'est quelqu'un
00:50:53qui monte en puissance
00:50:54c'est quelqu'un
00:50:55qui va d'abord
00:50:55se livrer à des attouchements
00:50:56regardez
00:50:57c'est exactement le cas
00:50:58il sort les jeunes filles
00:50:59de la douche
00:51:00il leur touche les fesses
00:51:00c'est ce qu'elles racontent
00:51:01à leurs parents
00:51:02et visiblement
00:51:03c'était vrai
00:51:03et puis ensuite
00:51:04ça monte en puissance
00:51:05et aujourd'hui
00:51:06Liana disparaît
00:51:07et il est dans l'entourage
00:51:08de Liana
00:51:08donc tant qu'on n'arrête pas
00:51:10il va de plus en plus loin
00:51:11de pire en pire
00:51:12l'impunité
00:51:13ça donne du pouvoir
00:51:14à un prédateur
00:51:15et en cela
00:51:15la justice
00:51:16c'est une responsabilité
00:51:17un prédateur
00:51:18qui n'a pas été arrêté
00:51:19ou qui passe systématiquement
00:51:20à travers les mailles du filet
00:51:21parce que les faits
00:51:22sont insuffisamment caractérisés
00:51:23ou il y a prescription
00:51:25c'est un prédateur
00:51:26qui ira de plus en plus loin
00:51:27la justice a donc
00:51:28une responsabilité
00:51:28Sachant qu'il faut
00:51:30les arrêter vite
00:51:30on ne l'a pas fait là
00:51:31c'est un problème
00:51:32de bureaucratie
00:51:34parce qu'il fallait
00:51:36trouver le bon tribunal
00:51:38c'est un problème
00:51:39de manque de moyens
00:51:40moi j'aimerais bien comprendre
00:51:41Il faut faire attention
00:51:42quand on interpelle quelqu'un
00:51:43parce que justement
00:51:44il peut y avoir
00:51:45un vice de procédure
00:51:46un vice de forme
00:51:47donc ah oui
00:51:47mais ça peut arriver
00:51:48donc évidemment
00:51:50qu'il ne faut pas perdre de temps
00:51:52ça c'est certain
00:51:53mais
00:51:53On en a perdu
00:51:55Non je ne pense pas
00:51:56parce que
00:51:57On en a perdu
00:51:58mais l'enquête a continué
00:52:00l'enquête a continué
00:52:01ils ont cherché un petit peu
00:52:02son passé
00:52:03Non
00:52:04C'était ou alors
00:52:05Il n'a pas été arrêté
00:52:06depuis 2007
00:52:08C'est simplement
00:52:09parce que là
00:52:09ce qui est important
00:52:10c'est à chaque fois
00:52:11visiblement
00:52:12les faits n'ont pas été
00:52:14caractérisés
00:52:14suffisamment caractérisés
00:52:15donc ça veut dire
00:52:16que peut-être
00:52:17de lui-même
00:52:18il savait jusqu'où
00:52:19ne pas aller
00:52:21Oui
00:52:21Vous voyez
00:52:22il savait se réfréner
00:52:23en se disant
00:52:24ou peut-être
00:52:25Il s'agit aussi
00:52:25de masquer
00:52:26Les victimes
00:52:27ne parlent
00:52:28très peu souvent
00:52:30dans l'immédiat
00:52:31Elles avaient peur
00:52:32Mais il y a le choc
00:52:33il y a la dissociation
00:52:34il y a l'amnésie traumatique
00:52:35Il y a la honte aussi
00:52:35parce qu'il y a des victimes
00:52:37médicaux légales
00:52:38une semaine
00:52:38deux semaines après
00:52:39La première affaire
00:52:40remonte à 2017
00:52:41C'est une mineure
00:52:42de 17 ans
00:52:43Aujourd'hui on nous dit
00:52:44qu'il a 41 ans
00:52:45on enlève 9 ans
00:52:46il avait donc 32 ans
00:52:47et elle 17 ans
00:52:50Voilà ce que disait
00:52:51la procureure
00:52:51à propos de la première histoire
00:52:53qui concerne le suspect
00:52:54numéro 1
00:52:54dans l'affaire de Liana
00:52:56Il a été tout d'abord
00:52:58retrouvé trace
00:52:59d'un renseignement judiciaire
00:53:00établi par la gendarmerie
00:53:02en décembre 2017
00:53:04La gendarmerie a été saisie
00:53:06par la mère
00:53:07d'une jeune fille
00:53:07de 17 ans
00:53:08venant de découvrir
00:53:10que sa fille
00:53:10entretenait une relation
00:53:11depuis quelques mois
00:53:12avec un homme majeur
00:53:15La jeune fille
00:53:16évoquait alors
00:53:17une relation consentie
00:53:20Au regard de l'âge
00:53:21de cette jeune fille
00:53:22aucune infraction
00:53:24n'était susceptible
00:53:24d'être caractérisée
00:53:26Pas d'infraction caractérisée
00:53:2817 ans
00:53:2932 ans
00:53:30on considère
00:53:30qu'elle savait
00:53:31ce qu'elle faisait
00:53:31lui aussi
00:53:32Oui parce que
00:53:33le témoignage
00:53:35C'est quand même
00:53:36mis en avant
00:53:36par la procureure
00:53:37Oui mais alors
00:53:38les questions d'emprise
00:53:40un homme qui a 32 ans
00:53:41sur une jeune fille
00:53:42qui a 17 ans
00:53:44on a déjà entendu
00:53:45cet écart d'âge
00:53:46il n'y a pas si longtemps
00:53:47que ça dans les témoignages
00:53:48la dissociation
00:53:49l'assidération
00:53:50les menaces
00:53:51le harcèlement
00:53:52exactement
00:53:53je fais allusion à ça
00:53:54le chantage au suicide
00:53:55qu'il a déjà fait
00:53:56si tu parles
00:53:57ou si tu continues pas
00:53:58à répondre à mes demandes
00:53:59je vais me suicider
00:54:00Donc il y a
00:54:01l'aspect manipulation
00:54:03aussi
00:54:03Oui mais ça
00:54:04ça compte pas
00:54:05c'est pas des faits
00:54:05suffisamment caractérisés
00:54:07et je vais vous dire
00:54:07je pense à quelque chose
00:54:08si c'est pas suffisamment caractérisé
00:54:09pourquoi est-ce que la procureure
00:54:10le met en avant aujourd'hui
00:54:11puisqu'il n'y a pas eu de poursuite
00:54:13parce que ça n'a pas été caractérisé
00:54:14Parce qu'on cherche tout le passé
00:54:15C'est ça qu'on va le trouver
00:54:16Évidemment
00:54:16parce qu'on cherche tout le passé
00:54:17Juste
00:54:18Voilà le pédigré
00:54:18Et je suis très inquiète
00:54:20très très très inquiète
00:54:21parce que c'est un père de famille
00:54:23il y a deux petites filles
00:54:24chez lui
00:54:25Absolument
00:54:25Et il y a peut-être une maman
00:54:26qui n'ose pas
00:54:27ou qui ne témoigne pas
00:54:29alors que la non-dénonciation
00:54:31sur mineurs
00:54:32est un délit en France
00:54:33J'ai peut-être un indice
00:54:35sur le fait que
00:54:35en 2017
00:54:36ça a été classé
00:54:38sans suite
00:54:39parce que
00:54:40aussi
00:54:41mais je n'ai plus en tête
00:54:43la date de la loi
00:54:45mais avant
00:54:452021
00:54:45à partir de 15 ans
00:54:472021
00:54:48Voilà
00:54:49on décidait que
00:54:50on pouvait
00:54:51C'était la majorité sexuelle
00:54:52C'était la majorité sexuelle
00:54:53et qu'on pouvait consentir
00:54:54Avec un adulte
00:54:55à avoir des actes sexuels
00:54:57avec un adulte
00:54:58donc je pense que c'est
00:54:59qui a pu grandement expliquer
00:55:01Pardon
00:55:01mais ce n'est pas l'affaire
00:55:02la plus peut-être
00:55:03spectaculaire
00:55:04entre guillemets
00:55:04de ce que nous raconte
00:55:05la procureure
00:55:06moi je trouve que
00:55:06ce qui s'est passé
00:55:07en août 2025
00:55:08est effarant
00:55:09enfin ce qu'on a révélé
00:55:10hier
00:55:10où on a une petite fille
00:55:12qui raconte à sa maman
00:55:13que cet homme
00:55:14l'a violée
00:55:15A de multiples reprises
00:55:16Alors cet homme
00:55:17qui est assez visiblement
00:55:17manipulateur
00:55:18a réussi à convaincre
00:55:19à mettre le doute
00:55:20finalement
00:55:20et pousser la petite fille
00:55:22à se rétracter
00:55:23en disant
00:55:24si tu fais ça
00:55:24enfin il y a une menace
00:55:25En disant qu'elle est
00:55:26manipulatrice
00:55:27et en disant
00:55:28qu'il la considérait
00:55:28comme sa propre fille
00:55:29et c'est pour ça
00:55:30que je rejoins votre inquiétude
00:55:31et en plus
00:55:32il la viole à plusieurs reprises
00:55:33raconte-t-elle
00:55:34à son domicile
00:55:35le sien
00:55:36Et la maman quand même
00:55:37se dit
00:55:37il s'est passé quelque chose
00:55:38elle va porter plainte
00:55:39et là la justice
00:55:40finalement n'écoute pas
00:55:41cette maman suffisamment
00:55:43et donc cet homme
00:55:44est laissé en liberté
00:55:45et malheureusement
00:55:46il a sans doute
00:55:46commencé à gâner
00:55:47C'est surtout la parole
00:55:49de l'enfant
00:55:50qu'on n'a pas pu rencontrer
00:55:51c'est ça surtout
00:55:52parce qu'on n'écoute pas
00:55:53les enfants
00:55:54et ça
00:55:55c'est
00:55:56aujourd'hui encore
00:55:57mais oui
00:55:57et c'est une catastrophe
00:55:58c'est important quand même
00:55:59avec toutes les affaires
00:56:00qui se succèdent
00:56:01Pourquoi est-ce que la parole
00:56:01d'un enfant serait moindre
00:56:03qu'un adulte
00:56:04puisqu'il a vécu quelque chose ?
00:56:05Il y a eu Outreau
00:56:07Outreau peut-être
00:56:07Outreau c'était exagéré
00:56:08c'est pour ça justement
00:56:10Depuis Outreau peut-être aussi
00:56:12on a changé les choses
00:56:14Mais la parole de l'enfant
00:56:15elle est aussi importante
00:56:16il a subi des choses
00:56:16qu'il raconte à sa manière
00:56:18c'est pour ça que dans des brigades
00:56:20il y a des objets
00:56:21des jouets etc
00:56:22La procédure Mélanie
00:56:24Voilà
00:56:24Pas dans tous
00:56:25Et donc pas dans tous
00:56:26mais bon il y a la BPVJ
00:56:27qui faisait ça aussi
00:56:28mais je veux dire
00:56:29il faut absolument
00:56:30écouter l'enfant
00:56:31Bon évidemment
00:56:32qu'il y a des enfants
00:56:32qui vont raconter des cracks
00:56:33ça c'est bon
00:56:34je veux dire
00:56:36mais dans l'ensemble
00:56:37il faut quand même
00:56:37écouter
00:56:39comme je dis
00:56:39il ne faut rien négliger
00:56:40il faut
00:56:40et c'est ça du poids
00:56:422017
00:56:42on a cette relation
00:56:44il a 32 ans
00:56:45avec cette jeune fille
00:56:45de 17 ans
00:56:46pas suffisamment caractérisée
00:56:48on passe en 2022
00:56:49là on est à Béthune
00:56:51il y a une plainte pour viol
00:56:52et là encore
00:56:52on nous dit
00:56:53la procureure nous dit
00:56:54qu'elle est classée
00:56:55sans suite
00:56:56Non c'est en 2024
00:56:57pardon
00:56:58parce que là on met 2022
00:56:59sur
00:56:59Non non c'est en 2024
00:57:00la procédure est reçue
00:57:12sur le bandeau d'accord
00:57:17et on sait que les pédocriminels
00:57:19voyagent beaucoup
00:57:20pour ne plus
00:57:21parce qu'ils sont un peu désignés
00:57:22parce qu'on sait
00:57:22qu'ils sont
00:57:23dans les endroits où ils habitent
00:57:24et on sait qu'ils voyagent beaucoup
00:57:25le meilleur exemple
00:57:26c'était Christian Van Gelhoven
00:57:281991
00:57:29qui quitte Saint-Dizier
00:57:30il est marié
00:57:31sa femme enseigne le catéchisme
00:57:32ils ont deux enfants
00:57:33il est cadre commercial
00:57:34supérieur
00:57:35il parle plusieurs langues
00:57:36et il part dans le milieu
00:57:38chercher du boulot
00:57:38parce qu'il ne peut plus rester
00:57:39dans cette région
00:57:40où tout le monde sait
00:57:41ce qu'il a fait
00:57:41des attouchements
00:57:42des choses comme ça
00:57:43moi ce que j'aimerais savoir
00:57:44c'est 2024
00:57:45Béthune
00:57:46et pourquoi 2025
00:57:47Auch dans le Gers
00:57:49qu'est-ce qui s'est passé
00:57:50pourquoi est-ce qu'il passe
00:57:51de Béthune à Auch
00:57:51est-ce qu'il était à Béthune
00:57:53en vacances
00:57:54et qu'il a fait quelque chose
00:57:56visiblement
00:57:56il habitait plutôt Béthune
00:57:57il était plutôt là-bas
00:57:58surtout que la plainte
00:57:59pardon mais la plainte à Béthune
00:58:00c'est bien ce que j'ai
00:58:01est déposée en 2022
00:58:02mais c'est classé en 2024
00:58:04et c'est classé en 2024
00:58:05deux ans
00:58:05il est parti Alain
00:58:06et entre temps
00:58:06il est parti vivre ailleurs
00:58:07maintenant il vit à Auch
00:58:08dans le Gers
00:58:09il est parti avec sa femme
00:58:10avec ses enfants
00:58:10la question
00:58:11deuxième question
00:58:12je vais un peu loin
00:58:13mais Christian Van Gelhoven
00:58:14sa femme savait tout
00:58:16je reparle de cette affaire de 91
00:58:18elle va même voir
00:58:18le rédacteur en chef
00:58:19du journal local à Reims
00:58:21en lui disant
00:58:22écoutez voilà
00:58:23mon mari a été interpellé
00:58:24pour avoir regardé
00:58:25des petites filles
00:58:26à la sortie de l'école
00:58:27les avoir touché un peu
00:58:28si on pouvait éviter
00:58:29d'en parler
00:58:30j'enseigne le catéchisme
00:58:31et le journaliste
00:58:32le rédacteur en chef local
00:58:33va dire ok
00:58:34on n'en parle pas
00:58:34quand l'affaire sortira plus tard
00:58:36quand Christian Van Gelhoven
00:58:37tu auras Muriel Sanchez
00:58:40et Ingrid Vendeportal
00:58:42à Helne
00:58:42près de Perpignan
00:58:43en 91
00:58:44et bien le rédacteur en chef
00:58:46du journal sera viré
00:58:46voyez
00:58:47mais ça veut dire
00:58:48la puissance aussi
00:58:49ça reste dans la famille
00:58:50on n'en parle pas
00:58:51et ensuite on va vivre ailleurs
00:58:52vous êtes en train de dire
00:58:55que ça accompagne
00:58:56la mère de ses enfants
00:58:57a sans doute des choses
00:58:58à raconter à la justice
00:58:59bien sûr
00:58:59ça ne veut pas dire
00:59:00qu'elle a quelque chose à voir
00:59:01dans les actions de son mari
00:59:03mais elle a des choses
00:59:04on va lui poser des questions
00:59:04alors on va retourner
00:59:07au tribunal judiciaire d'Auch
00:59:08c'est de là qu'on a suivi
00:59:10la conférence de presse
00:59:11de la procureure Meilleur
00:59:12Nicolas Dumas est sur place
00:59:14pour BFM TV
00:59:15parce que
00:59:15avec ce qu'a dit la procureure
00:59:17cette affaire prend
00:59:18la disparition de Liana
00:59:20prend maintenant
00:59:21une autre ampleur Nicolas
00:59:24oui parce qu'il y avait
00:59:25trois autres affaires
00:59:27la première remonte
00:59:28à 2017
00:59:29elle est classée sans suite
00:59:30en 2018
00:59:31il aurait entretenu
00:59:32une relation
00:59:33avec une adolescente
00:59:34de 17 ans
00:59:35qui aurait été consentie
00:59:37selon les mots
00:59:37de la procureure
00:59:38une deuxième procédure
00:59:39judiciaire en janvier 2024
00:59:42avec une plainte déposée
00:59:43au commissariat
00:59:44de Béthune
00:59:45sur des faits de viol
00:59:46sur une mineure
00:59:46de 7 ans
00:59:47à l'époque
00:59:48des faits
00:59:49qui se seraient produits
00:59:50en 2020
00:59:51mais selon la procureure
00:59:52de la République Doche
00:59:53les actes diligentés
00:59:55n'ont pas permis
00:59:55d'étayer
00:59:56les faits reprochés
00:59:58la plainte
00:59:58a été classée
00:59:59sans suite
01:00:00en mai 2024
01:00:01et la troisième procédure
01:00:03elle concerne celle
01:00:04que la rédaction
01:00:04de BFM TV
01:00:05vous révélait
01:00:06hier soir
01:00:07des faits
01:00:07qui se sont produits
01:00:08de septembre 2025
01:00:10à mai 2026
01:00:12sur une mineure
01:00:13de 13 ans
01:00:14des actes
01:00:14d'enquête complémentaires
01:00:15ont été demandés
01:00:17avec pour la mise
01:00:19en garde à vue
01:00:20à la fin de l'enquête
01:00:21qui était en cours
01:00:23à indiquer
01:00:24la procureure
01:00:25de la République
01:00:25qui précise
01:00:26aussi
01:00:27qu'une quatrième plainte
01:00:28a été déposée
01:00:30ce matin
01:00:30mais qu'elle n'a pas
01:00:31d'éléments issus
01:00:32de cette plainte
01:00:33pour le moment
01:00:34elle précise aussi
01:00:35que les enquêtes
01:00:36vont se poursuivre
01:00:38et que le parquet
01:00:38va procéder
01:00:39à des regroupements
01:00:40des différentes affaires
01:00:42et réexaminer aussi
01:00:43celles qui ont déjà
01:00:44été classées
01:00:45voilà
01:00:46Nicolas Dumas
01:00:47à Hoche
01:00:47avec Lénie Borconi
01:00:48pour BFM TV
01:00:50donc
01:00:51on est sur un dossier
01:00:52maintenant
01:00:52qui prend de l'ampleur
01:00:53avec des plaintes
01:00:54qui vont être
01:00:56regroupées
01:00:57qu'est-ce que ça permet
01:00:58le regroupement
01:00:59justement
01:00:59maître alors
01:01:00de toute façon
01:01:01ça n'aurait pas de sens
01:01:02de confier
01:01:04de dissocier
01:01:05tous ces différents
01:01:06tous ces différents crimes
01:01:08je pense que
01:01:09qui va gérer ça
01:01:11c'est un juge d'instruction
01:01:12qui va être désigné
01:01:14peut-être même
01:01:15deux juges d'instruction
01:01:16parce que potentiellement
01:01:18il y a beaucoup
01:01:19de travail à effectuer
01:01:20et donc je pense
01:01:22que vu les mois
01:01:23que suscite
01:01:24cette affaire
01:01:26sans doute
01:01:26que deux juges d'instruction
01:01:28vont travailler
01:01:29de concert sur cette affaire
01:01:30et vont investiguer
01:01:32pour
01:01:32déjà sur les affaires
01:01:35classées
01:01:36donc ils vont demander
01:01:37à avoir
01:01:39à pouvoir lire
01:01:40prendre connaissance
01:01:41des archives pénales
01:01:43parce que
01:01:43même si un dossier
01:01:44fait l'objet
01:01:45d'un classement
01:01:46sans suite
01:01:46tous les procès-verbaux
01:01:49sont conservés
01:01:50donc on peut
01:01:51les réexaminer
01:01:52quand même
01:01:53rappelons quand même
01:01:54que la priorité
01:01:54c'est toujours Liana
01:01:55il y a certes
01:01:56des affaires
01:01:58antérieures
01:01:58qui expliqueront sans doute
01:01:59le parcours de cet homme
01:02:00sa personnalité
01:02:01et comment il a pu passer
01:02:02entre les mailles du filet
01:02:03mais enfin il y a une urgence
01:02:04quand même
01:02:04à retrouver Liana
01:02:05qui a disparu depuis six jours
01:02:06l'urgence
01:02:06à la retrouver
01:02:07c'est que
01:02:07il y a des battues
01:02:08qui ont lieu encore aujourd'hui
01:02:09l'espoir est ténu et faible
01:02:10on a quand même
01:02:11l'espoir
01:02:12peut-être
01:02:13elle est séquestrée
01:02:14et vivante
01:02:14encore quelque part
01:02:15même si c'est vrai
01:02:16qu'avec le nombre de jours
01:02:18on est de plus en plus inquiet
01:02:21techniquement le ressort
01:02:22de la cour d'appel
01:02:23d'Agin
01:02:23c'est trois départements
01:02:24c'est le Gers
01:02:26le Lot
01:02:27le Lot-et-Garonne
01:02:29ça signifie que
01:02:30toute instruction criminelle
01:02:31dans l'un de ces trois départements
01:02:33est instruite par
01:02:35un juge du pôle criminel
01:02:36d'Agin
01:02:37le lieu
01:02:38le lieu de la cour d'appel
01:02:39ensuite
01:02:39si cet homme
01:02:40a commis un acte criminel
01:02:42ou délictuel
01:02:43il sera jugé
01:02:44dans le département
01:02:45par une cour criminelle
01:02:47cour d'assises
01:02:47ou une cour criminelle départementale
01:02:49en fonction
01:02:50de la peine encourue
01:02:51là ce sera une cour d'assises
01:02:53bien sûr
01:02:54ça sera une cour d'assises
01:02:57bien sûr
01:02:57donc ce sera
01:02:58une cour d'assises
01:02:59mais les cours criminels départementales
01:03:00qui avaient été mis en place
01:03:01par Eric Dupond-Moretti
01:03:02c'est-à-dire qu'il n'y a pas de jury populaire
01:03:03non
01:03:04dans ces cours
01:03:05il n'y a pas de jury populaire
01:03:06c'est essentiellement
01:03:06pour les affaires de viol
01:03:07effectivement
01:03:08ça fait bondir les avocats
01:03:09parce que techniquement
01:03:09quand les juges
01:03:11jugent
01:03:12et bien
01:03:12le peuple n'est pas là
01:03:14et
01:03:15quand on rend la justice
01:03:16on ne l'a pas
01:03:16bien sûr
01:03:16on rend la justice
01:03:17néanmoins
01:03:17le sentiment là
01:03:18enfin moi
01:03:19la lecture de la conférence
01:03:20de la procureure d'Auge
01:03:21c'est que c'est vertigineux
01:03:22en fait
01:03:23on n'est pas avec un seul cas
01:03:25ça explose
01:03:25un deuxième cas
01:03:26c'est sérieux
01:03:26et vous savez pourquoi
01:03:28on ne le détecte pas ce type
01:03:29parce qu'en fait
01:03:29il n'a pas de dossier
01:03:31il n'a pas de condamnation
01:03:32il a un casier judiciaire
01:03:34tout ce qu'on raconte
01:03:35et tout ce que ceux
01:03:36qui nous regardent
01:03:36et nous écoutent
01:03:37nous entendent raconter
01:03:37il faut savoir
01:03:38qu'il n'a pas de casier
01:03:41il y a des soupçons
01:03:43il y a des histoires en cours
01:03:44il y a des plaintes déposées
01:03:46il y a des signalements
01:03:47des plaintes
01:03:48qui n'est pas suffisamment caractérisées
01:03:50on comprend ça
01:03:51mais ceux qui nous regardent
01:03:52ne doivent pas comprendre
01:03:53pourquoi il y a une multiplication
01:03:54quand même
01:03:55bien sûr
01:03:56de signalements
01:03:57certes
01:03:58qui n'aboutissent pas
01:03:59mais qui devraient quand même
01:04:00être la puce à l'oreille
01:04:00si vous tapez Jérôme Barrella
01:04:02au FNAEG
01:04:02le fiche national
01:04:03d'automatiser
01:04:04des empreintes génétiques
01:04:05il n'y a rien
01:04:05il n'y a pas de Jérôme Barrella
01:04:06il n'existe pas
01:04:07en tant que délinquant
01:04:09criminel
01:04:09sexuel
01:04:12je voudrais qu'on aille
01:04:13retourne à Florence
01:04:14Florence c'est là où a disparu
01:04:16Liana
01:04:16que les enquêteurs
01:04:17bien sûr
01:04:17cherchent toujours
01:04:18c'est Isor Delagorse
01:04:19qui est sur place
01:04:20pour BFM TV
01:04:21parce que vous avez suivi
01:04:23la conférence
01:04:24de madame la procureure
01:04:25vous êtes avec une habitante
01:04:26de la commune maintenant
01:04:30effectivement
01:04:31on va discuter justement
01:04:32de ce qui a été dit
01:04:34pendant cette conférence
01:04:35avec Flora
01:04:36qui est habitante
01:04:36de Florence
01:04:37vous vous êtes mère
01:04:37de trois enfants
01:04:38trois garçons
01:04:40qu'est-ce que vous êtes dit
01:04:41avec cette affaire
01:04:42et la disparition
01:04:42de cet enfant
01:04:46on se dit
01:04:47qu'en fait
01:04:47c'est un cauchemar
01:04:50on est dans un film
01:04:51c'est pas possible
01:04:51on a Florence
01:04:52on est une petite commune
01:04:53tout le monde se connait
01:04:55on voit ça que dans
01:04:56les grandes villes
01:04:56ou à la télé
01:04:57mais ce n'est pas possible
01:04:59ça fait vraiment
01:05:00vraiment ça fait très peur
01:05:01ça fait très peur
01:05:03on sait qu'il y a
01:05:03des tarés partout
01:05:05mais c'est dur
01:05:07c'est dur
01:05:08surtout pour en passer
01:05:09pensant aux parents
01:05:11aux familles
01:05:12aux amis
01:05:12de cette petite Liana
01:05:13c'est affreux
01:05:16et alors là
01:05:17la procureure Doche
01:05:18a annoncé
01:05:18qu'il était visé
01:05:19dans trois procédures
01:05:20et qu'une nouvelle plante
01:05:21pour viol
01:05:21avait été déposée
01:05:23mercredi
01:05:23qu'est-ce que ça vous fait
01:05:25d'apprendre ça
01:05:26qu'une personne
01:05:26qui habitait ici
01:05:27était visée
01:05:28par ce type de plainte
01:05:29mais que fait la justice
01:05:31je suis désolée
01:05:32que fait la justice
01:05:32au bon moment
01:05:34il y a eu des viols
01:05:35il y a eu des plaintes
01:05:38il y a eu des plaintes
01:05:39donc pourquoi
01:05:40il n'y a pas eu déjà
01:05:40directement quelque chose
01:05:41de fait
01:05:41ou un suivi
01:05:43ou du moins
01:05:45trop d'interrogations
01:05:46en fait
01:05:46ça sert à quoi
01:05:47qu'on porte plainte
01:05:48si au final
01:05:50il y a tout le temps
01:05:51librement
01:05:52de faire libre cours
01:05:53à ses activités
01:05:54et surtout
01:05:55de faire ça
01:05:57c'est aberrant
01:06:00franchement
01:06:00c'est aberrant
01:06:01ça fait peur
01:06:02franchement ça fait peur
01:06:03là on sent une certaine
01:06:04colère
01:06:04comment vous sentez
01:06:05par rapport à vos enfants
01:06:07moi je suis mort de trouille
01:06:08honnêtement je suis mort de trouille
01:06:09la première
01:06:10je pense qu'on
01:06:13on est mort de trouille
01:06:14on n'ose même plus
01:06:15enfin moi et mes enfants
01:06:16ils partent en ville
01:06:17tout seuls
01:06:18mais là je n'ai même plus envie
01:06:19je pense qu'ils allaient même
01:06:20partir du collège
01:06:22ou de l'école
01:06:23à l'école de musique
01:06:24qui était à côté
01:06:25même ça
01:06:26on n'ose pas
01:06:28enfin on se dit
01:06:29mais en fait
01:06:30il suffit que
01:06:32voilà
01:06:32d'une seconde
01:06:34d'une minute
01:06:37honnêtement
01:06:38on a beaucoup de rancœur
01:06:39ici
01:06:40la lourdeur
01:06:41de toute façon
01:06:41on se sent
01:06:41depuis ce week-end
01:06:43on est tous
01:06:44tous sur le qui-vive
01:06:45à essayer de vouloir
01:06:46soutenir
01:06:47cette famille
01:06:48les démarches
01:06:49bien sûr
01:06:49de toutes les autorités
01:06:50et bien voilà
01:06:53on ne comprend pas
01:06:53honnêtement
01:06:54ça fait mal
01:06:55pour nos enfants
01:06:55ça fait mal
01:06:56et même nos enfants
01:06:57nous posent des questions
01:06:58on ne sait pas
01:07:00comment leur répondre
01:07:00parce que nous-mêmes
01:07:01on se sent vraiment
01:07:02dépourvus
01:07:03et au fur et à mesure
01:07:07les témoignages
01:07:08qu'on a
01:07:10qui accablent
01:07:11ce suspect
01:07:12c'est aberrant
01:07:14que la justice
01:07:14n'est rien
01:07:15enfin je ne sais pas
01:07:16c'est incompréhensible
01:07:18merci beaucoup
01:07:20en tout cas
01:07:20pour votre témoignage
01:07:21et vous l'aurez compris
01:07:21c'est une véritable
01:07:22honte de choc
01:07:23ce qui se passe ici
01:07:25dans cette ville
01:07:26de 6000 habitants
01:07:27on va rester à Florence
01:07:29et on va retrouver
01:07:30cette fois-ci
01:07:31Suzy Bernard
01:07:31parce que
01:07:33s'est retrouvée
01:07:34Liana
01:07:35qui est l'urgence
01:07:36aujourd'hui bien sûr
01:07:37la petite a disparu
01:07:38depuis 6 jours
01:07:396 jours de recherche
01:07:40et les investigations
01:07:42continuent
01:07:42Suzy
01:07:45oui tout à fait
01:07:46ces gendarmes
01:07:47que vous voyez ici
01:07:48sont sur le pont
01:07:49depuis plusieurs jours
01:07:50déjà
01:07:50et cet après-midi
01:07:51et bien
01:07:51ils ont repris
01:07:52les recherches
01:07:53l'objectif
01:07:53c'est donc
01:07:53de trouver un indice
01:07:55ou une trace
01:07:55qui pourrait permettre
01:07:57de retrouver
01:07:57Liana
01:07:58alors là
01:07:59on doit suivre
01:08:00des consignes strictes
01:08:01on doit bien rester
01:08:01derrière eux
01:08:02pour ne pas polluer
01:08:04les devants
01:08:05des alentours
01:08:06et donc
01:08:06c'est un escadron
01:08:08de gendarmerie mobile
01:08:09qui fait du ratissage
01:08:10alors ça veut dire
01:08:11qu'il s'aligne en peloton
01:08:12et qu'il s'avance
01:08:13progressivement
01:08:14pour que toutes les zones
01:08:15soient bien inspectées
01:08:17physiquement
01:08:17et visuellement
01:08:19et devant
01:08:20il y a un chef
01:08:20de dispositif
01:08:21qui vérifie
01:08:22sur une tablette
01:08:23et s'assure
01:08:23que la ligne de peloton
01:08:24est bien droite
01:08:24et qu'elle avance
01:08:25de manière continue
01:08:26l'objectif
01:08:27c'est donc
01:08:27que tout soit passé
01:08:28au peigne fin
01:08:29que rien ne soit laissé
01:08:30au hasard
01:08:30car pour l'instant
01:08:31après 6 jours
01:08:32de disparition
01:08:32le moindre indice
01:08:33le moindre élément
01:08:35qui permettrait
01:08:36de retrouver Liana
01:08:37est toujours
01:08:38très important
01:08:39pour les enquêteurs
01:08:40c'est oui
01:08:40il ne faut pas oublier
01:08:41ces investigations
01:08:42monsieur le gendarme
01:08:43parce que là
01:08:44effectivement c'est important
01:08:45de revenir sur les mots
01:08:47de la procureure
01:08:47de cette enquête
01:08:48qui est en train
01:08:48de prendre une ampleur
01:08:49considérable
01:08:50puisqu'il y a d'autres affaires
01:08:51et on découvre
01:08:52une personnalité
01:08:53Jérôme Barrella
01:08:53qui est peut-être
01:08:54un prédateur
01:08:56un serial prédateur
01:08:57on pourrait l'appeler
01:08:58comme ça
01:08:58mais l'urgence
01:08:59quand même
01:09:00pour les enquêteurs
01:09:01les gendarmes
01:09:01les 180 gendarmes
01:09:02mobilisés
01:09:03c'est de trouver Liana
01:09:05après six jours
01:09:06de recherche
01:09:06on n'a pas de corps
01:09:08et quand on n'a pas de corps
01:09:09évidemment que la personne
01:09:10l'auteur va se retrancher
01:09:11sur le fait de dire
01:09:12que voilà
01:09:12c'est au moment donné
01:09:14où on va avoir des preuves
01:09:15comme pour l'affaire Le Landais
01:09:16c'était pareil
01:09:17une fois peut-être
01:09:17en espérant qu'une fois
01:09:18que les preuves sont là
01:09:19Le Landais
01:09:20il a parlé au bout
01:09:20combien de mois ?
01:09:21plusieurs mois
01:09:22avec une micro-goutte de sang
01:09:23Dominique
01:09:24vous aussi c'est mûré
01:09:25dans le silence
01:09:26oui oui
01:09:26mais bon alors peut-être
01:09:28que c'est
01:09:28vous pensez qu'un élément
01:09:30qu'on retrouve
01:09:30peut pousser
01:09:32Jean Barrella
01:09:33à enfin parler ?
01:09:34je ne sais pas
01:09:35ce qu'il y a dans la tête
01:09:35cet individu
01:09:36mais il faut savoir
01:09:37que bon
01:09:37comme on dit
01:09:37c'est un PNM
01:09:39donc ils sont
01:09:40un pervers narcissique
01:09:42un manipulateur
01:09:43merci
01:09:43et donc
01:09:44ça c'est une thème
01:09:46et donc
01:09:48il a quand même
01:09:48dans son crâne
01:09:50une forme d'intelligence
01:09:51dans sa manière d'opérer
01:09:53entre guillemets
01:09:54l'intelligence
01:09:54mais néanmoins
01:09:56oui il va falloir
01:09:57lui amener des preuves
01:09:58pour justement
01:09:59qu'il puisse peut-être
01:10:00se dépoincer
01:10:01un pervers narcissique
01:10:03Johanna
01:10:03oui alors
01:10:04pervers narcissique
01:10:05c'est une terminologie
01:10:06qui est assez récente
01:10:07on l'utilise un peu
01:10:08à temps à travers
01:10:08c'est pas une pathologie
01:10:10c'est pas dans notre
01:10:11manuel de diagnostic
01:10:12le DSM-5
01:10:13il y a des personnalités
01:10:13qui sont narcissiques
01:10:14c'est des personnes
01:10:15qui ont une haute estime
01:10:16d'elles-mêmes
01:10:16qui ont des tendances
01:10:17à la manipulation
01:10:18et maintenant
01:10:18on parle de pervers narcissique
01:10:19c'est parce que
01:10:20au-delà de la personnalité
01:10:22narcissique
01:10:23il y a ces travers
01:10:23de perversion
01:10:24c'est-à-dire du plaisir
01:10:25à faire souffrir
01:10:26ou à voir faire souffrir
01:10:27à voir l'autre souffrir
01:10:29et donc on a
01:10:30on voit ces profils-là
01:10:32notamment
01:10:32chez les prédateurs
01:10:33notamment chez les personnes
01:10:36qui jouent
01:10:36de manipulation
01:10:37et qui se jouent
01:10:38un petit peu des autres
01:10:39voilà
01:10:40c'est des caractéristiques
01:10:41qu'on retrouve de plus en plus
01:10:43rapidement sur les recherches
01:10:44dont on parlait tout à l'heure
01:10:45dans le magazine très intéressant
01:10:47qui s'appelle
01:10:48l'essor de la gendarmerie
01:10:49il y avait un article récemment
01:10:50qui disait que les gendarmes
01:10:51ne souhaitaient plus
01:10:53visiblement
01:10:53que les civils
01:10:54les citoyens
01:10:55participent à des battus
01:10:56pourquoi ?
01:10:57parce qu'on l'a vu
01:10:57dans l'affaire du petit Émile
01:11:00le citoyen n'est pas formé
01:11:01pour...
01:11:01donc là il y a 180 gendarmes
01:11:03qui sont là-bas
01:11:03les gendarmes du cru
01:11:04et on a fait venir
01:11:05un escadron de gendarmerie mobile
01:11:06ça veut dire 85 bonshommes
01:11:08qui viennent de Clermont-Ferrand
01:11:09et eux savent
01:11:11comment on procède à des fouilles
01:11:13c'est-à-dire qu'on ne fait pas
01:11:13n'importe quoi
01:11:14on observe
01:11:14on ne fume pas sa clope
01:11:16en faisant des recherches
01:11:17en disant
01:11:18tiens
01:11:18je vais peut-être voir
01:11:19Liana ici ou là
01:11:20on ne laisse rien sur place
01:11:22vous voyez
01:11:23on ne laisse absolument rien sur place
01:11:25il faut vider ses poches
01:11:26avant d'y aller
01:11:28il faut que tout le monde
01:11:29ait par exemple
01:11:30le même type de chaussures
01:11:32parce que si on a tous
01:11:33le même type de chaussures
01:11:34à savoir des rangers
01:11:35de gendarmerie
01:11:36on laissera des traces
01:11:37de rangers de gendarmerie
01:11:38si l'un de nous
01:11:39ici
01:11:40c'est autour
01:11:40de cette âme de la fin
01:11:42qui a les mêmes chaussures
01:11:42on aura 7 empreintes différentes
01:11:43donc les gendarmes ont dit
01:11:45à un moment
01:11:45stop ça suffit
01:11:46tout le monde
01:11:47alors si
01:11:48après eux
01:11:49après avoir vérifié
01:11:50certains endroits
01:11:50disent
01:11:51on a besoin du concours
01:11:52de la population
01:11:53parce que par exemple
01:11:54des chasseurs
01:11:54des ramasseurs de champignons
01:11:55c'est exactement le cas
01:11:56Dominique
01:11:57donc là ils ont parlé
01:11:58effectivement de tous ces corps
01:12:00en disant
01:12:00fine connaissance du terrain
01:12:01c'est une force d'appoint
01:12:03mais c'est pas eux
01:12:04qui vont diriger
01:12:04c'est très clair
01:12:06il y a un encadrement
01:12:07qui doit être bien précis
01:12:08avec des explications
01:12:09qui soient données
01:12:10qui soient faites
01:12:11on fait pas n'importe quoi
01:12:12on a pas de chewing-gum
01:12:13on voit sur nos images
01:12:14il y a à la fois
01:12:15des gendarmes
01:12:17mais aussi des civils
01:12:18donc ils doivent sans doute
01:12:18connaître très bien
01:12:19l'endroit
01:12:20et indiquer
01:12:21c'est vrai que c'est battu citoyenne
01:12:22souvent il y a un mouvement
01:12:23comme ça
01:12:24qui se crée
01:12:24presque naturellement
01:12:26parce que
01:12:26c'est un élan
01:12:27c'est vrai
01:12:28et en fait
01:12:28c'est un mécanisme
01:12:30qu'on voit
01:12:31extrêmement fréquemment
01:12:32et qui est naturel
01:12:33lorsqu'il y a
01:12:34un événement
01:12:35à caractère traumatique
01:12:36parce que
01:12:36ce qui qualifie
01:12:37le trauma
01:12:38c'est une confrontation
01:12:39à la mort
01:12:40avec un sentiment
01:12:41massif d'impuissante
01:12:42c'est ce qui fait
01:12:43qu'on est complètement
01:12:44sidéré dans l'effroi
01:12:46après un événement
01:12:46à caractère traumatique
01:12:47donc aller faire une battue
01:12:49organiser une marche blanche
01:12:50essayer de se rendre utile
01:12:51ça rend service
01:12:53ou pas toujours
01:12:54mais en tout cas
01:12:55ça a des vrais bénéfices
01:12:56parce qu'on n'est pas là
01:12:57à ruminer
01:12:58on sort de ses pensées
01:12:59en boucle
01:12:59c'est de ses pensées
01:13:00macabre
01:13:00et ça permet
01:13:01de tenir
01:13:02notamment pour la famille
01:13:03aussi
01:13:03alors si vous nous rejoignez
01:13:05maintenant
01:13:05six jours après la disparition
01:13:07de la petite Liana
01:13:08la procureure d'Auch
01:13:09a fait un point
01:13:10sur le dossier
01:13:11concernant le suspect
01:13:12numéro 1
01:13:12on s'aperçoit
01:13:13qu'il y avait déjà eu
01:13:14des signalements
01:13:15et BFM TV
01:13:16d'ailleurs
01:13:16a révélé hier
01:13:18une histoire
01:13:18une plainte
01:13:19qui n'a pas été traité
01:13:20et qui date de 2025
01:13:24il était prescrit
01:13:25à l'issue
01:13:26de ses actes d'enquête
01:13:27un placement
01:13:28en garde à vue
01:13:28du mise en cause
01:13:29pour audition
01:13:32je tiens à préciser
01:13:33que dans le cadre
01:13:34d'une enquête pénale
01:13:35l'audition
01:13:35du mise en cause
01:13:36est toujours
01:13:37le dernier acte
01:13:38d'enquête
01:13:38à effectuer
01:13:39après que l'ensemble
01:13:40des autres investigations
01:13:41ait été réalisé
01:13:43cette enquête
01:13:44était en cours
01:13:45au moment
01:13:45de la disparition
01:13:46de Liana
01:13:47alors qu'est-ce que c'est
01:13:48que cette plainte
01:13:49de 2025
01:13:50qui n'a pas été traité
01:13:51donc c'est une plainte
01:13:51qu'on vous a révélée
01:13:52hier soir sur BFM TV
01:13:53c'est la maman
01:13:54et sa petite fille
01:13:55Rosa
01:13:56âgée de 10 ans
01:13:57à l'époque
01:13:57qui ont poussé
01:13:58la porte de la gendarmerie
01:13:59en août 2025
01:14:00et qui ont dénoncé
01:14:01des viols sur mineurs
01:14:03sur cette petite Rosa
01:14:03à répétition
01:14:04par Jérôme Barrella
01:14:06à son domicile
01:14:07la plainte
01:14:07elle a transité
01:14:08du parquet de Toulouse
01:14:09au parquet de Hoche
01:14:10elle est partie
01:14:10dans un service d'enquête
01:14:11et nous a expliqué
01:14:13la procureure
01:14:13il y a eu des actes d'enquête
01:14:14qui ont été diligentés
01:14:15et il était prévu
01:14:17de mettre cette personne
01:14:18en garde à vue
01:14:19elle ne l'a pas été
01:14:20et aujourd'hui
01:14:20on se retrouve tous
01:14:21autour de la table
01:14:22à cause de la disparition
01:14:23de Liana
01:14:23donc c'est cette plainte-là
01:14:24qu'on vous a révélée
01:14:25et c'est autant de questions
01:14:27qui ont provoqué
01:14:28la double enquête administrative
01:14:29qui a été annoncée
01:14:31cet après-midi
01:14:31par Laurent Nunez
01:14:32double enquête administrative
01:14:33pour essayer de faire la lumière
01:14:35sur visiblement
01:14:36des dysfonctionnements
01:14:36parce que d'abord
01:14:37il y a eu un problème
01:14:38de juridiction
01:14:40il y a deux parquets
01:14:41qui se sont renvoyés
01:14:42le dossier
01:14:42et ensuite
01:14:44lorsque la plainte
01:14:44est arrivée
01:14:45dans la bonne juridiction
01:14:46elle n'a pas été traitée
01:14:47elle a été traitée
01:14:48elle a été envoyée
01:14:49à la brigade de gendarmerie
01:14:51mais il y a dû y avoir
01:14:52des actes d'enquête
01:14:52c'est la lenteur
01:14:53de cette enquête
01:14:54qui a fait que cette personne
01:14:55n'a pas pu être mise
01:14:56en garde à vue
01:14:57ni auditionnée
01:14:58la procureure dit
01:14:59que la garde à vue
01:14:59c'est à la fin en fait
01:15:00oui c'est le dernier acte final
01:15:01mais c'est inaudible
01:15:02pardon
01:15:02c'est inaudible
01:15:03pour les téléspectateurs
01:15:04et c'est très difficile
01:15:06à défendre
01:15:07parce qu'en attendant
01:15:07cet homme a été libre
01:15:09d'agir
01:15:10de continuer sa vie
01:15:11surtout dans un dossier
01:15:12de pédocriminalité
01:15:13où on a des examens
01:15:13médico-légaux
01:15:14où on a une petite fille
01:15:15de 10 ans
01:15:15qui raconte tout ce
01:15:16qu'elle a pu raconter
01:15:17avec la force et l'énergie
01:15:18que ça demande à sa maman
01:15:19d'y être allée avec elle
01:15:21alors qu'elle y avait
01:15:21renoncé dans un premier temps
01:15:22parce que cet homme
01:15:23avait fait du chantage
01:15:24oui c'est difficile
01:15:25et puis il y a une gradation
01:15:26donc d'avoir exhibition
01:15:29ensuite attouchement
01:15:30et quand on parle de viol
01:15:31pour ceux qui nous écoutent
01:15:32le viol c'est
01:15:33la pénétration
01:15:34de contre le gré
01:15:36de la personne
01:15:36évidemment
01:15:37à 11 ans
01:15:37on a bien compris
01:15:40de un doigt dans la bouche
01:15:41c'est un viol
01:15:42vous voyez
01:15:43c'est pas forcément
01:15:44ce qu'on imagine tous
01:15:45c'est des attouchements
01:15:47on tripote
01:15:48et puis
01:15:50c'est quand il y a une pénétration
01:15:51on laisse un peu
01:15:52comment ?
01:15:52c'est quand il y a une pénétration
01:15:53c'est quand il y a une pénétration
01:15:54pardon c'est difficile à expliquer
01:15:55mais vous voyez
01:15:56je veux dire
01:15:56là on est quand même
01:15:57sur des soupçons
01:15:59de viol
01:16:00donc c'est pas de l'exhibition
01:16:01c'est pas de l'attouchement
01:16:02et soupçons de viol
01:16:03sur mineurs
01:16:05la peine encourue
01:16:06sur mineurs
01:16:07de 15 ans
01:16:08ça veut dire
01:16:09en dessous de 15 ans
01:16:10ça veut dire
01:16:11c'est 30 ans
01:16:12c'est 30 ans
01:16:13donc
01:16:13ça veut dire
01:16:14qu'on aurait dû bouger
01:16:15quand même
01:16:15un peu plus vite
01:16:16surtout que vous avez dit
01:16:17tout à l'heure Dominique
01:16:18qu'il y a souvent
01:16:19récidive
01:16:19en matière de pédocriminalité
01:16:21ce genre de personnage
01:16:22tout le temps
01:16:23tout le temps
01:16:24et je vais vous en citer plein
01:16:25Van Gelhoven
01:16:26celui qui a violé
01:16:27le petit Ennis
01:16:27Francis Evrard
01:16:28tout le temps
01:16:30c'est intéressant
01:16:31ce que dit Dominique
01:16:33parce que
01:16:33quand on parle
01:16:35et qu'on dit
01:16:36pardon
01:16:36c'est difficile à dire
01:16:37c'est des mots
01:16:38qui sont difficiles à dire
01:16:38c'est parce qu'on peine
01:16:40à dire ces mots
01:16:41qu'on ne prend pas conscience
01:16:44du crime
01:16:45que c'est la pédocriminalité
01:16:46il faut bien le dire
01:16:47un viol
01:16:48c'est quand il y a
01:16:50pénétration
01:16:50d'un orifice
01:16:51d'un enfant
01:16:52alors imaginez maintenant
01:16:53parce que moi
01:16:53je vais dire les choses
01:16:54ça va permettre aux gens
01:16:55peut-être de réagir
01:16:56un petit peu plus vite
01:16:56et d'arrêter de se taire
01:16:58quand ils ont l'impression
01:16:59qu'eux
01:16:59quand ils entendent
01:17:00le voisin
01:17:00là c'est pas les gens
01:17:00qui ont arrêté de se taire
01:17:02la maman de la petite Rosa
01:17:03elle ne s'est pas tuée
01:17:04elle a porté plainte
01:17:05finalement ça ne servira à rien
01:17:06vous allez voir
01:17:07ceux qui savaient
01:17:08et qui n'ont pas dénoncé
01:17:10imaginez un corps
01:17:11d'un homme
01:17:12de plus de 30 ans
01:17:13sur un enfant
01:17:14de moins de 10 ans
01:17:15il faut un peu
01:17:17se symboliser les choses
01:17:18en fait
01:17:18pour prendre conscience
01:17:20de ce que ça représente
01:17:21mais si on se met aussi
01:17:21à la place des parents
01:17:22enfin ce soir
01:17:23ils écoutent
01:17:24finalement ils se rendent compte
01:17:25que déposer plainte
01:17:26ça peut ne servir à rien
01:17:27s'il n'y a pas flagrance
01:17:28en fait
01:17:28si on comprend bien
01:17:29parce que c'est
01:17:30classement sans suite
01:17:30ou c'est des mois d'attente
01:17:32avant qu'il se passe quelque chose
01:17:34non mais bon
01:17:34ce qu'il y a c'est que
01:17:35aussi il faut
01:17:36toujours essayer
01:17:37de se faire accompagner
01:17:38au maximum
01:17:39il y a des associations
01:17:42même si les familles
01:17:44n'ont pas forcément d'argent
01:17:45vous avez des protections juridiques
01:17:47par exemple
01:17:47ça veut dire quoi
01:17:48ça veut dire que
01:17:48si j'y vais seul
01:17:49je serais moins entendu
01:17:50que si j'ai déjà un avocat
01:17:51en théorie
01:17:53normalement
01:17:53vous n'avez pas besoin
01:17:54d'un avocat
01:17:55pour déposer plainte
01:17:56mais malheureusement
01:17:58l'avocat
01:17:59étant ce qu'elle est
01:18:00c'est vrai que pour
01:18:01faire mettre votre dossier
01:18:02un peu sur le dessus
01:18:03de la pile
01:18:04parfois quand même
01:18:04ça aide
01:18:05d'être accompagné
01:18:07simplement parce que
01:18:08on va être effectivement
01:18:10moi-même
01:18:10je peux être un peu
01:18:12harcelante
01:18:12des fois
01:18:12avec des services
01:18:13de police
01:18:14pour
01:18:14vous seriez moins impressionné
01:18:16qu'un prégnant
01:18:18qui arrive
01:18:18pour la première fois
01:18:18dans un commissariat
01:18:19et les services de police
01:18:20auront quand même
01:18:21tendance à moins
01:18:22méconduire
01:18:23je croyais qu'on avait
01:18:24travaillé quand même
01:18:25là-dessus
01:18:26sur l'accueil des victimes
01:18:27notamment en matière
01:18:28d'agression sexuelle
01:18:29sur les violences conjugales
01:18:30il y a eu des efforts
01:18:31pour les dévices
01:18:31sur les formations
01:18:32mais la pédocriminalité
01:18:34je ne sais pas
01:18:34non non mais heureusement
01:18:35il y a eu des efforts
01:18:38voilà
01:18:39après on apprend
01:18:40de ces erreurs
01:18:41aujourd'hui
01:18:42cette affaire
01:18:45dramatique
01:18:46est terrible
01:18:46j'espère qu'au moins
01:18:48à minima
01:18:49elle va servir
01:18:50à mettre en lumière
01:18:51des dysfonctionnements
01:18:52et qu'on pourra
01:18:53essayer de s'améliorer
01:18:54vous vous rendez compte
01:18:55qu'une avocate pénaliste
01:18:56d'expérience
01:18:56est en train de nous dire
01:18:57la justice étant ce qu'elle est
01:18:58vous avez raison
01:18:59la justice étant ce qu'elle est
01:19:01il y a Carole Maslia
01:19:02qui est avocate pénaliste aussi
01:19:03et qui a parlé sur BFM
01:19:04et qui a dit
01:19:05voilà
01:19:05je dénonce moi
01:19:06un problème chronique
01:19:07sur les délais de traitement
01:19:10on est confronté
01:19:11au quotidien
01:19:12à devoir qu'émander
01:19:13des informations
01:19:14c'est-à-dire
01:19:14des ouvertures
01:19:15d'informations judiciaires
01:19:16à la suite de plaintes
01:19:17qui ne sont pas instruites
01:19:18on est confronté
01:19:20à des délais extrêmement longs
01:19:21c'est ce que vous dites
01:19:22la justice étant ce qu'elle est
01:19:23mais pourquoi ?
01:19:23parce qu'il y a trop de plaintes
01:19:25peut-être des plaintes
01:19:25un peu mineures
01:19:26qu'on traite
01:19:26on n'y hiérarchise pas
01:19:28suffisamment
01:19:28il n'y a pas des
01:19:29c'est ce que la justice
01:19:30va vous répondre
01:19:30les parents vont vous répondre
01:19:32on ne m'a pas entendu
01:19:32on m'a mal reçu
01:19:33la justice vous répondra
01:19:34on n'a pas les moyens
01:19:35il n'y a pas de grève
01:19:36il n'y a pas de grève
01:19:36il n'y a pas d'argent
01:19:37il faut prioriser
01:19:38pardon mais on connait nous
01:19:39des affaires
01:19:39qui sont traitées rapidement
01:19:40qui sont moins importantes
01:19:42que l'affaire d'une petite fille
01:19:43qui a notre
01:19:44la justice
01:19:45qui a été violée
01:19:46on revienne quand même
01:19:46sur l'affaire Lilliana
01:19:48et celui dont on parle
01:19:49depuis 6 jours maintenant
01:19:51c'est-à-dire le suspect numéro 1
01:19:52là il est en prison
01:19:54oui
01:19:54il a été placé
01:19:55sous mandat de dépôt
01:19:56il a dit
01:19:57il faisait jouer
01:19:58son droit au silence
01:19:59est-ce qu'à ce moment-là
01:20:00les enquêteurs
01:20:01peuvent retourner l'oie en disant
01:20:02on vous signale
01:20:03cher monsieur
01:20:04qu'on a révélé
01:20:05maintenant publiquement
01:20:06tout ce qui vous concerne
01:20:07est-ce que ça peut jouer
01:20:09est-ce que ça peut être
01:20:09une technique
01:20:11une stratégie
01:20:12pour le faire parler
01:20:12la seule chose qui pourra
01:20:14c'est quand il sera convoqué
01:20:15chez le juge
01:20:16les enquêteurs
01:20:17ne vont pas aller le revoir
01:20:17pour lui mettre la pression
01:20:18c'est quand il va passer
01:20:19qu'il va être auditionné
01:20:21chez le juge
01:20:21je voudrais revenir
01:20:22sur ce que disait Dominique
01:20:23pardon et là
01:20:24il faudra des preuves
01:20:25et les preuves
01:20:25c'est sans doute aussi
01:20:26le retour de la voiture
01:20:27qui est partie à l'IRCGN
01:20:29et qui va être entièrement
01:20:30désossé
01:20:31et si on retrouve
01:20:32une trace de sang
01:20:34des traces ADN
01:20:35d'autres éléments
01:20:36alors là
01:20:36confronter à la preuve
01:20:37et à la preuve scientifique
01:20:39ça sera plus compliqué
01:20:40parce qu'on lui mettra
01:20:41certainement
01:20:41oui on lui mettra
01:20:42certainement les éléments
01:20:42en plus de tout ce qu'on apprend
01:20:43et pour revenir
01:20:44sur ce que disait Dominique
01:20:45il y a tout à fait raison
01:20:46c'est que
01:20:46je crois
01:20:47l'article c'est le 222-23
01:20:49du code pénal
01:20:51qui dit que
01:20:52le viol
01:20:53c'est tout acte
01:20:54de pénétration
01:20:55quelle que soit la nature
01:20:57buccaux
01:20:57génitaux
01:20:58et avec des objets
01:20:59imposés
01:21:00et imposés
01:21:00donc c'est ça
01:21:01qu'il faut bien comprendre
01:21:02aussi
01:21:02ce que puisse subir
01:21:03un enfant
01:21:04enfin
01:21:05un viol
01:21:06voilà
01:21:08et je pense que
01:21:09oui
01:21:10les enquêteurs
01:21:10ne vont pas aller le revoir
01:21:11c'est quand il va venir
01:21:12voir le juge
01:21:12qu'il va dire
01:21:13voilà monsieur
01:21:13on a tout ça
01:21:14votre passif
01:21:15et là peut-être que
01:21:16ça va déclencher
01:21:18la vérité
01:21:19c'est qu'il faut pas aller le revoir
01:21:19c'est qu'il faut pas aller le revoir
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