- il y a 7 heures
Champions ! avec Alisson Pineau
Retrouvez "Champions !" du sport au business avec Frédéric Brindelle et Thomas Binet, tous les samedis à 20h sur Sud Radio.
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##LES_CHAMPIONS_BUSINESS-2026-06-06##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le magazine des champions, Frédéric Brindel, Thomas Binet.
00:07Bonsoir, c'est champion du sport au business comme chaque samedi sur Sud Radio et en permanence sur notre chaîne
00:13YouTube.
00:14Un sportif de haut niveau se lance dans l'entrepreneuriat et le business, il nous rend visite et nous le
00:19challengeons.
00:20Cette semaine, notre invité est une légende du handball féminin mondial, Alison Pinault.
00:26Sud Radio, le magazine des champions.
00:29Une légende du handball français, championne olympique, championne du monde, championne d'Europe.
00:33Notre invité a également été élue meilleure handballeuse du monde en 2009.
00:38Alison Pinault nous fait le plaisir d'être avec nous.
00:413 secondes, pour la victoire, Gaël Pinault, goal !
00:47Goal !
00:52Un groupe est né depuis un certain moment.
00:56Maintenant, il y a des matchs qui sont rentrés dans la boîte, il y a plein de choses qui sont
00:58rentrées dans la boîte.
00:59Il faut se servir de ça justement pour avancer, pour continuer à progresser.
01:02Les handballeuses françaises se sont contentées de l'argent qui pour elles valait de l'or.
01:07Et pourtant, tout avait commencé sous les meilleurs auspices pour les protéger d'Olivier Grambolt.
01:11Les championnes du monde, l'équipe de France féminine de handball.
01:14Il va falloir déclencher la foule !
01:16Tirer pour avoir 82 km à travers !
01:18Tirer pour avoir ce type de championne du monde !
01:21C'est fini !
01:22Oh là là là là là là !
01:24Elles sont championnes du monde !
01:26Oui, elle a tout gagné.
01:27Bonsoir Alison Pinault.
01:28Bonsoir, Fred.
01:29Bon, il y a des petites choses par-ci par-là, il y a ambiance étrangère aussi.
01:34Bon, vous êtes championne de tout, olympique, mondiale, d'Europe, élue meilleure joueuse du monde, on l'entendait.
01:39Et désormais, lancée à fond dans une compétition entrepreneuriale où lui fait office de grand arbitre, Thomas Binet, bonsoir.
01:47Bonsoir, Fredric.
01:48Bonsoir Alison.
01:49Bonsoir Thomas.
01:49Bonsoir, attention parce que dans tout ce qui est challenge, Alison est imprenable.
01:52Il va falloir être bon.
01:53On va voir ça tout à l'heure.
01:54Oui, je vous fais confiance.
01:56Alison Pinault, ancienne joueuse, leader de la meilleure équipe de France de l'histoire d'un sport collectif.
02:02Anne Bale-sur-Doué, devenue Hall of Fame, consultante, ambassadrice, élue, militante et entrepreneuse.
02:08Vous êtes notre championne du sport au business.
02:12Alison, le relais, c'est le premier rendez-vous de l'émission.
02:15Donc une série de questions sur le lien entre votre carrière de sportive et votre ambition entrepreneuriale.
02:21Alison Pinault, vous êtes devenue très jeune la meilleure attaquante du monde, je m'en souviens,
02:25pour l'avoir annoncé à la télévision.
02:27Puis un peu plus âgée, la patronne de la défense de la meilleure équipe du monde.
02:32Vous éprouvez plus de plaisir à attaquer ou à défendre ?
02:34Les deux.
02:36Les deux complètement.
02:37Pour la simple et bonne raison que c'est bien de marquer des buts,
02:40mais c'est aussi bien de bien défendre et de faire déjouer l'adversaire en attaque.
02:44Il y a aussi un plaisir à trouver dedans.
02:47C'est vrai que moi, sur la fin de carrière, je ne faisais que la défense et c'était toujours
02:51assez sympa de faire des plans tactiques,
02:54justement pour faire déjouer l'autre en face et de voir que quand il a la peine et qu'il
02:57n'arrive pas, ça fonctionne.
02:59Donc c'est aussi jouissif.
03:01Alison, vous avez fait les beaux jours du club historique du handball français de Metz
03:05et vous vous êtes imposé dans des clubs à l'étranger.
03:08C'est plus dur de s'imposer loin de sa zone d'origine ?
03:12Bien évidemment, c'est plus difficile déjà pour la première raison que j'ai envie d'évoquer,
03:16c'est qu'on n'est pas chez soi, on ne maîtrise pas la langue locale,
03:20on n'est pas dans un environnement qu'on connaît, qui est totalement étranger à nous.
03:25On arrive aussi dans un club où il y a une nouvelle concurrence.
03:28Mais finalement, c'est ce que j'ai cherché en voulant aller à l'étranger.
03:31Je l'ai trouvé, ça m'a beaucoup apporté.
03:34C'est quasiment 10 ans de ma vie à l'étranger.
03:38J'en garde de très bons souvenirs parce que ça m'a forgé, ça m'a appris l'humilité aussi.
03:44Tu te rends compte que les gens n'ont pas grand-chose par rapport à toi.
03:49Ils ont le cœur sur la main, ils sont prêts à tout te donner.
03:52Il y a une ferveur extraordinaire aussi.
03:55C'est vraiment sympa à vivre.
03:58Ça a façonné la femme que tu as devant toi et qui continue de faire son chemin.
04:03On doit avouer à nos auditeurs qu'on se tutoie puisqu'on se connaît depuis très longtemps.
04:07Quand j'ai vu les débuts de cette grande championne, Alison Pinault, les médias et la technologie ont toujours été
04:12une passion pour vous.
04:14Ça aide à mieux gérer son parcours sportif ?
04:18La technologie et les médias.
04:20Ce n'est pas anodin, toutes mes questions sont pesées.
04:22Je ne sais pas si la technologie, ça aide.
04:25Clairement, les médias, ça aide aussi beaucoup.
04:28Moi, je ne l'ai jamais caché.
04:29C'est vrai que je le répète assez souvent maintenant, depuis que j'ai arrêté ma carrière.
04:33Mais même avant, je l'avais déjà dit, je crois, dans deux interviews.
04:36Moi, j'ai grandi avec Laure Manoudou.
04:39J'ai vu les déboires, j'ai vu ses difficultés avec les médias.
04:44Et donc, j'ai été vaccinée réellement.
04:47Et c'est vrai que ça m'a permis d'apprivoiser les choses différemment.
04:49Ensuite, quand moi, j'ai commencé à grandir dans mon sport et avec les médias,
04:54à les apprivoiser, à comprendre un peu ce jeu.
04:56Et que finalement, de ne pas en avoir peur et de comprendre aussi les codes.
05:00C'est vrai que Laure a été une référence pour vous toutes, les championnes.
05:03Il y a aussi Amélie Moresmo dans un autre domaine où elles ont été des repères très importants.
05:09Bon, Alison Pinault, place à votre tout nouveau projet entrepreneurial.
05:12Notre expert se tient prêt à fournir quelques parades de gardiens de but sur le terrain du business.
05:17Thomas Binet.
05:18Sud Radio, le magazine des champions.
05:22Alison, on a une petite tradition dans cette émission.
05:24On va vous donner la parole immédiatement pour que vous puissiez disposer d'une minute
05:28pour nous présenter votre projet entrepreneurial, comme Frédéric vient de l'indiquer.
05:32Vous allez avoir un petit chrono qui va démarrer.
05:35À la fin, un gong, si vous dépassez la minute, Frédéric.
05:38Vous prenez deux minutes, madame.
05:40Frédéric, le maître des horloges vous arrêtera, ne vous inquiétez pas.
05:42Est-ce que vous êtes prête, Alison ?
05:44Tout à fait.
05:44C'est parti.
05:45Alors, Graden, c'est une plateforme qui recense tous les événements sportifs de France.
05:52Je l'appelle souvent le booking du sport,
05:53puisque ça permet justement de trouver au niveau local tous les événements qui nous entourent.
05:59Mais au-delà de ça, Graden, c'est aussi un projet qui fait rayonner le sport,
06:04qui aussi procure des émotions et qui fait de l'impact.
06:07C'est ce que j'aime dans ce projet-là.
06:09C'est pour ça que je l'ai intégré.
06:11On permet aussi au club d'avoir de la visibilité.
06:15Et on est autant sur le sport amateur que sur le sport professionnel.
06:19Aujourd'hui, moi, j'estime qu'on fait du Trans60.
06:21On a beaucoup de concurrents qui font une verticale en général,
06:24mais qui ne font pas tout ce qu'on fait,
06:26puisqu'on a également la possibilité, justement,
06:29au travers de cette verticale visibilité,
06:31de faire de la vidéo, d'accompagner les clubs, justement,
06:33à être beaucoup plus visibles.
06:35Et c'est à ça que sert Graden, justement.
06:37C'est aussi faire vivre des émotions.
06:40Il y a de la gamification aussi sur notre application.
06:43On peut faire énormément de choses.
06:46On peut faire énormément de choses.
06:47C'est bien de terminer là-dessus, la minute.
06:49Bon, eh bien, ça me donne des idées, ça.
06:54Comment ne pas y avoir pensé avant ?
06:55C'est vrai qu'il y a déjà des choses qui existent dans le domaine,
06:58mais quand même pas tout à fait.
06:59Eh bien, ouvrons la feuille de match.
07:03Avec Thomas Binet, donc Alison Pinault,
07:05l'une des plus grandes joueuses de l'histoire de handball,
07:07devient cofondatrice de Graden avec Antoine Labar.
07:10Tout à fait.
07:10C'est ça.
07:10Comment doit-elle optimiser ce projet mêlant en sport, business et technologie ?
07:15Et l'ouvrir aux autres.
07:17Parce qu'en fait, si vous voulez, Frédéric,
07:19la problématique d'Alison, au moment où nous nous parlons,
07:22c'est justement de faire évoluer un peu le positionnement.
07:25Alors, le positionnement, c'est quoi pour nos auditrices et nos auditeurs ?
07:27C'est ce que l'on détermine à un moment donné dans nos projets.
07:31Et puis, c'est aussi le positionnement perçu.
07:33Ça y est, il y a le voulu, ce dont je viens de parler à l'instant.
07:36Et le perçu, c'est celui que vous allez concevoir, vous,
07:38en qualité d'auditrice ou d'auditeur, par exemple.
07:40Est-ce qu'ils vont comprendre ce qu'on est en train de leur expliquer aux uns et aux autres
07:43?
07:43Donc, c'est toujours la différence entre ce que l'on souhaite
07:45et ce que les gens vous retournent comme message.
07:47Donc, aujourd'hui, la problématique d'Alison dans Graden,
07:51c'est justement de passer peut-être d'une perception d'un sport,
07:55principalement, à des multisports.
07:57Voilà.
07:58Ça va être l'enjeu.
07:59Et j'entendais professionnels et amateurs.
08:01Bah tiens, j'ai eu un cas de figure.
08:02Alisson connaît ma petite fille.
08:05Voilà.
08:06Esther, il lui manque 10 points pour passer sa ceinture noire de judo.
08:10Et elle cherchait un tournoi pour aller marquer ses points.
08:12Les fameux chiailles.
08:13Est-ce que Graden, ça a vocation à dire
08:15« Tu es amateur, jeune, tu as un tournoi, tu vas trouver ? »
08:19Exactement.
08:20Génial.
08:20C'est comme si tu pars en week-end dans le sud de la France
08:23et tu te dis « On aimerait bien faire des événements ce week-end,
08:26aller voir du sport. »
08:26Tu vas sur Graden et tu regardes ce qu'il y a autour de toi.
08:29C'est génial, ça.
08:30Ça, c'est super.
08:31Bon, Thomas, elle parlait de concurrence.
08:33Oui, alors la concurrence, vous savez, c'est toujours la même chose.
08:35Il y en a partout et nulle part, en fait.
08:38Moi, je n'en ai pas relevé directement de concurrence.
08:41En revanche, à la limite, ce sont peut-être, pardon Thomas,
08:43mais les sites des fédérations qui mettent à disposition,
08:46en fait, c'est peut-être sortir.
08:48Ce n'est pas toujours facile parce que les fédérations font du mieux qu'elles peuvent,
08:52mais finalement, ce n'est pas toujours très simple.
08:54Là, c'est sortir de ce réflexe pour avoir un seul réflexe.
08:58Exactement.
08:59C'est comme, je pense que toi aussi, quand tu réserves tes vacances,
09:02tu vas sur Booking.
09:04Oui, enfin, oui.
09:05Non, mais j'allais faire une réflexion horrible.
09:07C'est plus ma femme.
09:08Mais ce n'est pas grave, mais ce qu'on veut aujourd'hui,
09:13c'est que les gens, quand ils pensent au sport,
09:15on veut qu'ils aillent sur Graden.
09:16C'est ça, en fait, notre but aujourd'hui,
09:18c'est de dire qu'on veut être une référence dans la recherche d'événements
09:20puisque, en fait, notre produit, finalement,
09:24est destiné aux organisateurs d'événements.
09:26Donc, c'est autant les clubs, les fédérations, les ligues,
09:28les régions, les départements et tous les événements internationaux à terme.
09:32C'est notre volonté d'aller sur Graden, justement,
09:36et de collaborer avec eux et justement,
09:38de créer des expériences qui vont permettre justement aux gens
09:41de créer des émotions, des souvenirs,
09:43aussi d'impacter des vies aussi.
09:44Il ne faut pas oublier.
09:45C'est pour ça que je dis qu'on fait de l'impact
09:47parce que c'est aussi de dire aux gens,
09:49bougez-vous, ne restez pas derrière la télé.
09:51À côté de chez vous, il y a des événements payants,
09:53mais il y a aussi des événements gratuits.
09:54Et souvent, ça, les gens ne le savent pas.
09:56Oui, Thomas.
09:57Oui, elle a raison, effectivement, Alison et vous aussi, Frédéric.
10:01La concurrence, elle n'est pas directe, elle n'est pas frontale.
10:04Et c'est vrai que c'est l'exemple de Booking qui est plutôt intelligent de ce côté-là
10:07parce que je vais sur Booking, j'ai plein d'hôtels qui me sont proposés,
10:10mais j'ai la possibilité aussi de réserver auprès de chaque hôtel si je le souhaitais.
10:14Donc, c'est là où, en fonction de nos habitudes,
10:17de nos connaissances aussi,
10:19on va peut-être aller plus sur un hôtel ou sur Booking.
10:22Je pense que pour les sports, ça va être la même chose.
10:24Ceux qui sont peut-être dans l'habitude du sport,
10:26ils vont peut-être aller sur la FED, tant qu'ils ne vous connaîtront pas.
10:28Et puis, à un moment donné, s'ils veulent ouvrir un peu à d'autres sports,
10:31à d'autres connaissances,
10:32ils vont aller sur Graden.
10:34Et c'est là où vous avez effectivement raison en disant le Booking,
10:37mais on va en parler dans un instant.
10:39Moi, je vais essayer de vous faire passer du Booking des sports au Netflix.
10:44Why not ?
10:44Et vous allez voir pourquoi.
10:45Il est terrible parce que pour teaser, c'est le terme british,
10:49il est très fort.
10:50Juste une question avant de rentrer dans la deuxième partie, Alison.
10:55Donc, cofondatrice avec Antoine Labar,
10:58comment s'est fait le contact ?
11:00Cette histoire, elle est assez marrante, j'ai envie de dire.
11:03Au départ, Antoine est venu me chercher, qui me contacte.
11:07Il avait une idée, il voulait créer un board pour Graden d'anciens athlètes
11:11qui allait l'aider sur des points assez stratégiques.
11:14Il a essayé une première fois, deuxième fois, ça pensait.
11:17La troisième fois, je lui ai dit, écoute, je suis à ton écoute.
11:19Je t'accorde 30 minutes et pas une minute de plus pour me présenter le projet.
11:23Et donc, on a eu cette visio.
11:26J'ai tout de suite compris, en fait, le projet.
11:29Et moi, là où je suis forte, c'est le long terme.
11:33J'arrive à me projeter et à voir la scalabilité d'un projet.
11:36Et c'est ce que j'ai vu chez Graden et j'ai compris directement.
11:39On s'est vus en physique, ça a été cinq mois de tractation.
11:43Et du coup, on s'est rencontrés et il me dit, mais attends, moi, je pense à quelque chose d
11:47'autre, etc.
11:48Moi, je lui ai posé beaucoup de questions.
11:50Et moi, je lui ai dit, écoute, moi, je ne vais pas rentrer dans un projet où je n'ai
11:52pas d'impact.
11:53Parce qu'être dans un board, c'est bien, mais c'était un peu le board...
11:56Oui, je vous utilise comme ambassadrice, quoi.
11:59Pas forcément comme ambassadrice, un peu, mais pas comme ça.
12:03Mais c'est vrai que quand on est huit autour de la table ou cinq, on n'a pas l
12:06'impact si on est un founder.
12:08Donc, ce n'est pas la même chose.
12:10Et puis, il est venu, il me dit, moi, je te vois bien co-founder à côté de moi.
12:14Et c'est vrai que ça en est suivi plusieurs rendez-vous.
12:17Parce qu'il fallait déjà voir si la personnalité matchait.
12:20Il fallait aussi voir si on ne se marche pas sur les pieds, si on ne marche pas sur les
12:25plates-bandes de l'un et de l'autre.
12:27Et très rapidement, on s'est rendu compte qu'on faisait un bon match.
12:30Il est aussi taureau comme moi, donc c'est bien.
12:33Donc, lui, il fait toute cette partie amateur.
12:36Et il est sur le côté produit tech, puisque dans son ancien job, c'est ce qu'il faisait.
12:39Et moi, je suis sur toute la partie brand et impact.
12:44Voilà le son du buzzer, celui qui annonce la mi-temps de champion du sport au business.
12:48Dans un instant, Thomas Binet conseillera notre invité Alison Pinault.
12:52Quand la légendaire internationale de handball s'associe pour faciliter l'accès au sport,
12:56nous accédons à l'ADN de son projet entrepreneurial dans un instant sur Sud Radio.
13:01A tout de suite.
13:04Sud Radio, le magazine des champions.
13:07Frédéric Brindel, Thomas Binet.
13:10De retour dans le champion du sport au business,
13:12avec une handballeuse qui a marqué l'histoire de son sport au palmarès total et entier.
13:17Alison Pinault.
13:18Pour l'accompagner dans son nouveau projet entrepreneurial,
13:21l'homme au but inscrit dans le marbre entrepreneurial, notre expert, Thomas Binet.
13:26Oui, Frédéric.
13:27Alors, je vais recontextualiser l'entreprise d'Alison.
13:30Graden est une plateforme qui recense tous les événements sportifs de France.
13:35Elle a baptisé d'ailleurs le booking du sport pour bien qu'on comprenne son positionnement,
13:39donnant de la visibilité au club sportif pro et amateur avec beaucoup de fonctionnalités.
13:44Et puis, la question qu'elle nous pose aujourd'hui, c'est comment conserver l'ADN de la plateforme
13:48tout en s'ouvrant à l'ensemble des sports ?
13:50Bref, comment passer de spécialiste d'un sport à multispécialiste des différents sports ?
13:55Alors, Alison, avant d'ouvrir la séquence coach, j'ai une question que je ne vous ai jamais posée.
13:59Donc, avec Graden, vous pointez l'objectif de mettre en avant tous les sports, on a bien compris.
14:04Vous auriez pu réussir dans une autre discipline que le handball ?
14:07Oui.
14:08Basket ?
14:09Non, sport individuel.
14:12Sportco, c'est facile parce que j'en ai fait, je pense que c'est mon ADN, le sportco, c
14:16'est facile pour moi.
14:17Quand je joue au basket, j'ai joué au basket dehors avec mes potes quand j'étais jeune dans mon
14:21quartier.
14:22Le volet, j'en ai fait aussi également.
14:24Mais je pense que si je n'avais pas fait...
14:27Tout le monde me voyait quand j'étais jeune dans un sport individuel.
14:29Ah ouais ? Pas cyclisme ?
14:31Non, atelier.
14:32Ça m'aurait fait plaisir parce que cyclisme et handball, c'est les deux amours.
14:35Pas cyclisme, mais atelier.
14:37C'est dur le vélo.
14:39Allez, le coach.
14:42Thomas Binet, Alison Pinault vous invite à répondre à cette question.
14:45Comment imposer sa patte auprès du cofondateur de Gradène pour faire de cette plateforme un incontournable dans l'écosystème du
14:52sport ?
14:52Alors justement, on le disait dans la première partie et je le disais à l'instant justement dans la recontextualisation,
14:59c'était le booking.
15:00C'est ça le positionnement initial qui a été proposé.
15:03Et moi, j'ai proposé justement de faire pivoter.
15:06Alors pivoter, c'est bouger un peu.
15:07C'est des termes que vous connaissez dans le sport collectif.
15:10Bouger un petit peu sans...
15:11Il y a le pivot handball.
15:12Voilà, mais sans bouger trop vite.
15:14Justement, y aller progressivement pour pas d'abord faire fuir non plus les clients, par définition, qui ont leurs habitudes.
15:19Donc passer du booking qui est...
15:21En fait, c'est quoi le booking ?
15:22C'est de la réservation.
15:23Et moi, je vous disais, il y a un instant, on va passer au Netflix.
15:26Netflix, c'est quoi ?
15:27C'est de l'émotion.
15:28Parce que vous allez justement pouvoir bouger de cette manière-là, un petit peu plus doucement.
15:34Et vous allez faire transmettre, vous allez transmettre des émotions, des envies, la passion des différents sports.
15:39L'idée principale, elle est là.
15:41À partir de là, on déroule.
15:43On déroule une stratégie.
15:44Ça veut dire faire des vidéos plus que des photos, c'est ça ?
15:46Alors, ça veut dire, quand vous êtes sur Netflix, Frédéric, vous allez choisir effectivement un film en fonction, si c
15:53'est un drame, une comédie, etc.
15:54En fonction de vos aspirations du moment, ça veut pas dire que vous êtes habitué aux comédies ou aux drames,
15:59mais en fonction de votre humeur, vous allez faire ça.
16:02Et justement, c'est ça, sa stratégie.
16:04C'est de pouvoir s'ouvrir à l'ensemble des sports sans les habitudes que nous avons initialement en nous.
16:09Alison réagit.
16:11C'est un bon point, puisque l'émotion, ça fait partie de nos cinq valeurs chez Gradène.
16:15C'est quoi les cinq ?
16:16Non, je te le dis pas.
16:17Ah bon, d'accord.
16:20C'est un secret de fabrication.
16:22Je t'en donne trois, ça te va ?
16:23Ah ouais, c'est bien.
16:24Alors, faire rayonner, créer des émotions, donc des expériences et impact.
16:29Et il y en a deux qui sont encore en discussion, parce que la semaine dernière, on a retravaillé sur
16:34ce sujet-là, sur Tautier L'après-midi à Station Vef.
16:37Donc, l'esprit Netflix avec les émotions, alors ?
16:40Tout à fait, c'est un bon point.
16:42Je pense que l'angle est pas mal, parce que le sport, c'est les émotions avant tout.
16:46C'est ce qu'on recherche.
16:48Ça pourrait être Netflix, parce qu'il y a le côté vidéo chez Gradène, sur la visibilité, où justement, on
16:53veut mettre en valeur les clubs.
16:54On veut les faire rayonner d'une manière différente.
16:57Et il y a le côté émotion.
16:58C'est vrai que quand on choisit un événement, ce qu'on recherche, c'est parce qu'on suit un
17:03athlète, parce qu'on aime le club, il y a une certaine passion.
17:06Donc, ça rejoint, c'est pas mal.
17:08Il faudrait faire un mix des deux.
17:10Allons plus loin.
17:12Ça veut dire, donc, beaucoup de vidéos, Thomas Binet.
17:15Ça veut dire peut-être faire évoluer aussi un peu la plateforme pour lui faire correspondre à cette idée-là.
17:19Je prends quelques exemples.
17:20On fait des portes d'entrée par univers, en définitive.
17:24Les fans de sensations, on va mettre le rubis, la boxe, MMA, le handball.
17:28Bon.
17:28Oh, le handball.
17:29Non, excusez-moi.
17:30Pas vous.
17:30Je pensais football et je dis handball.
17:32Votre langue a ripé.
17:34C'est ça.
17:34Voilà.
17:34Donc, en fait, on ne raisonne pas par sport.
17:37On raisonne par point commun, en fait.
17:40Et puis, après, les sports à découvrir, les scrims, le badminton, le hockey.
17:44Bon, par exemple, les expériences famille, basket, natation, volet, les événements locaux.
17:49Vous voyez, tout ça, c'est par univers.
17:51Ça, c'est important pour que l'internaute, quand il arrive sur la plateforme, il ait justement ce principe d
17:57'algorithme.
17:58Mais qu'il a été préparé par vous-même.
18:00Tout ça, c'est plus.
18:02Mais alors, bon, Alison est une geek depuis que je la connais.
18:05C'est-à-dire depuis ses cinq ans, pratiquement.
18:09Mais ça veut dire quand même du monde, Alison.
18:11Parce que vous allez vous appuyer sur les clubs qui vont peut-être vous envoyer leurs vidéos, sur les organisateurs.
18:17Même chose, ça, c'est peut-être plus simple.
18:18Pour l'aspect amateur, un peu moins.
18:20Mais il va falloir développer l'équipe autour de vous deux.
18:23On est déjà sept.
18:24Ah, ben, sept en plus.
18:25C'était votre numéro de maillot.
18:26Tout à fait.
18:26Ce n'est pas un hasard.
18:27Vous, c'est toujours le sept.
18:29Alison, il n'y a pas de compter.
18:30Non, mais on est sept.
18:31Et c'est vrai que le ressenti qu'on a, c'est que quand on parle avec les clubs, avec
18:34les gens,
18:35la sensation qu'on est, ça fait déjà plusieurs années qu'on existe, qu'on est une multinationale
18:40qui a déjà 50 employés, alors que ce n'est pas la réalité.
18:43Mais par contre, on a les bonnes personnes.
18:44C'est vrai qu'aujourd'hui, faire de la vidéo, avoir un salarié qui fait de la vidéo, c'est
18:48une chance.
18:49Parce que ça nous coûterait très cher, je pense, d'avoir énormément de freelance.
18:53C'est un point fort de la boîte.
18:56Parce que sur la partie visibilité, faire des vidéos, aujourd'hui, on a une équipe qui se déplace les week
19:01-ends.
19:01Quand on a signé avec un club, une fédération ou une ligue, on a une équipe sur l'événement
19:06qui se déplace justement pour faire de la création de contenu, etc.
19:10Donc, pour une mise en avant.
19:12Et ça, c'est ce que les clubs recherchent finalement, d'être visibles.
19:16On s'en rend bien compte, tous les sports qui sont olympiques et qui ne sont finalement que visibles pendant
19:21les Jeux.
19:22Thomas parlait de l'escrime, typiquement.
19:23Et l'escrime est l'un des sports mis très en avant chez Graden.
19:28Il y a le badminton également.
19:30On a fait beaucoup de bons boulots avec eux.
19:32Ce week-end, il y avait encore un événement à Saint-Maur.
19:36On était sur cet événement-là.
19:38Donc, c'est pour dire que Graden, il y a une possibilité en tout cas de déployer une équipe sur
19:42les événements
19:43qui sont boostés et avec qui on a des contrats.
19:46Thomas, deux thèmes.
19:47Et notamment celui qui vous est cher, celui du faire savoir.
19:51Oui.
19:52Donc, c'est ça.
19:53Alors, le faire savoir, effectivement, qui est consécutif au savoir-faire, ce qu'on a déterminé sur le contenu.
19:58Effectivement, après, il faut faire une stratégie.
20:00Alors, la stratégie média, moi, je la propose 70-20.
20:02Alors, c'est quoi encore ce truc ?
20:0470% de contenu pilier, c'est-à-dire sur la performance.
20:09Par exemple, des thématiques, trois sports qu'on peut découvrir ce week-end à Paris.
20:12L'ambiance de ce match amateur était meilleure qu'en Ligue 1.
20:16Vous ne connaissez pas ce sport.
20:18Vous voyez des petits thèmes comme ça.
20:1920%, ça se diffuse sur partout, YouTube, machin, sur la plateforme, pour commencer, parce que c'est quand même le
20:25lieu, par définition.
20:26Et puis après, sur l'ensemble des réseaux sociaux, évidemment, voir des réseaux sociaux, des partenaires.
20:30Parce qu'on les a évoqués tout à l'heure à certains partenaires.
20:33Il faut les solliciter et il faut justement créer cette communauté grâce à eux.
20:36Donc, 70, c'est fait.
20:38Après, 20% contenu communauté.
20:41Là, c'est pour l'engagement.
20:42Ce que vous disiez tout à l'heure, il faut aussi qu'il y ait de l'engagement.
20:44On fait des sondages, on fait des quiz, on fait des votes.
20:47Pour la finale, vous choisissez plutôt telle ou telle équipe, etc.
20:52Quel sport mérite plus de visibilité ?
20:54Vous allez sonder votre communauté pour savoir.
20:56Et 10%, c'est le contenu de marque.
20:58C'est-à-dire, installez le fameux Pisevaux avec votre vision.
21:02Ça, c'est par rapport à votre marque, je précise bien.
21:05Des interviews, des coulisses et vos partenaires à qui vous allez donner la parole.
21:09Mais ça, Thomas, surtout vers les réseaux sociaux.
21:11Mais la grande famille du sport, je parlais, alors c'est peut-être un peu plus pour les amateurs.
21:17Alors, la grande famille du sport, c'est ce que j'appelle les ambassadeurs, en définitive.
21:21Alors, moi, ce que je propose, justement, c'est qu'on fasse un programme qui s'appellerait les explorateurs gradennes.
21:26C'est-à-dire, un athlète égale un sport.
21:28On prend le rugby, le basket, etc.
21:30Je ne vous en fais pas.
21:31Et là, en 60 secondes, chacun des ambassadeurs fait découvrir son sport.
21:35Et justement, on va voir les 77 premiers invités de champions du sport au business.
21:40On a fait pratiquement tous les sports.
21:43Alison, au niveau de se faire savoir, c'est votre point fort, Alison.
21:49Les ambassadeurs, c'était déjà existant avant que j'arrive.
21:51Ça a été mis en stand-by puisqu'on a décidé de retravailler cette partie-là.
21:57Aujourd'hui, on est plus focus sur la partie produit.
22:01Et moi, je suis très focus sur la partie impact, visibilité, ouverture de portefeuille, etc.
22:07C'est aussi pour ça qu'Antoine est venu me chercher.
22:09J'ai envie de souligner un point, puisque Thomas en a parlé, ce côté communautaire.
22:13L'avantage de gradène, c'est que souvent, quand on discute avec les clubs, c'est de leur dire
22:16« Aujourd'hui, on touche des gens que vous ne touchez pas. »
22:20Et c'est ça qui fait notre force, puisque quand tu es un sport, finalement, tu es enfermé.
22:24Et faire découvrir ton sport à de nouvelles personnes, c'est toujours la complexité.
22:28Et sur gradène, comme on a des gens qui viennent de tout horizon,
22:31on a la possibilité de faire découvrir des sports vers lesquels les gens n'iraient pas naturellement.
22:37Il y a tout ce travail où on va travailler sur un algorithme
22:40qui va permettre justement aux gens, quand ils arrivent sur la plateforme,
22:44de leur poser quelques questions et de les orienter.
22:47Donc ça, c'est tout le travail qu'on a sur le deuxième semestre, en fait, 26.
22:51Donc il y a énormément de choses, parce que Thomas a soulevé pas mal de choses,
22:55mais tout ça, c'est dans le pipe, en fait.
22:57C'est pour dire qu'il y a beaucoup d'évolutions qui arrivent.
22:59Alors, j'ai une dernière question avant les préconisations, pour terminer avec Thomas.
23:03Le modèle économique, c'est quoi ?
23:05Comment gagner de l'argent avec un fonctionnement comme ça ?
23:08Aujourd'hui, il y a un membership.
23:09Donc si tu veux travailler avec gradène, il faut que tu payes une entrée pour avoir accès à la plateforme.
23:14Et ensuite, après, il y a beaucoup d'upsells, il y a beaucoup de possibilités.
23:17On est assez flexible.
23:18Est-ce que, par exemple, on veut de la vidéo ? Est-ce qu'on n'en veut pas ?
23:22Graden a sorti récemment, il y a quelques jours, un documentaire sur le SCUF au rugby.
23:27Club amateur qui n'a jamais salarié aucun joueur.
23:30C'est assez extraordinaire comme histoire.
23:31Donc, on peut faire ça.
23:33On a travaillé avec le Paris 92, justement, sur pas mal de thématiques.
23:39La partie digitale, la partie visibilité, la partie, finalement, expérience aussi pendant le match.
23:44Donc, on est capable de faire énormément de choses chez Graden.
23:48Allez, les préconisations.
23:50Thomas Binet.
23:52En quelques mots, moi, je préconise, justement, qu'on fasse passer cette plateforme qui parle de sport à les faire
23:59vivre.
23:59Justement, c'est l'émotion. Et l'émotion, ça va faire l'engagement.
24:02C'est là où on peut mettre Netflix juste avant de booking, vous voyez, dans l'esprit.
24:06C'est-à-dire, l'émotion fera l'engagement parce que ce n'est pas incompatible.
24:10Bien au contraire.
24:11Et justement, c'est cette découverte, toutes ces solutions.
24:14Et puis après, le faire savoir.
24:15On l'a évoqué, justement, auprès des différentes communautés.
24:18Alison Pinault, ancienne meilleure joueuse du monde, championne olympique du monde et d'Europe de handball.
24:22Elle s'est pleinement investie dans sa multiple reconversion professionnelle, cofondatrice de Graden.
24:29Merci, Alison.
24:30N'hésitez pas à annoncer sur Graden les prochains rendez-vous de champion du sport au business, d'ailleurs.
24:34Tout à fait.
24:34J'y manquerai pas.
24:36À la semaine prochaine, Thomas Binet.
24:37Avec plaisir, Frédéric.
24:38Merci à toute l'équipe, Quentin Cabanis, Anthony Orvois, Elvin de Fazio.
24:41Tout de suite, c'est « Faut que ça change », présenté par Anthony Martin Smith.
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