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00:00Sujets que nous allons aborder maintenant dans une première table ronde en nous interrogeant notamment sur ces fameux textes européens
00:06que nous avons évoqués en introduction.
00:08Le DNA d'un côté, le Digital Network Act et la directive SMA sur les services médias audiovisuels.
00:14Nous aurons pour cela un panel international en accueillant Philippe Pilcher.
00:20Venez Philippe, vous êtes vice-président de Bauer Media Audio en charge des affaires institutionnelles et membre du comité exécutif
00:27de l'AER.
00:28Sibyl Veil, président directrice générale de Radio France et présidente du comité radio de l'UER.
00:35Et puis Bernard Guetta, député européen depuis 2019 et membre du groupe Renew Europe.
00:40Venez Bernard, vous installez avec nous.
00:46Installez-vous.
00:48Merci, tout le monde a un micro.
00:51Alors, peut-être pour commencer d'ailleurs, Philippe, est-ce que vous pouvez nous rappeler l'importance de Bauer Media
00:58au niveau européen et de l'AER également que vous représentez aujourd'hui ?
01:04Oui, bien sûr.
01:05Alors, tout d'abord, merci beaucoup à l'ARCOM et au président de l'ARCOM pour votre invitation.
01:10On est vraiment très honoré de cette opportunité de participer tant au débat français qu'au débat européen.
01:18C'est une opportunité très importante pour la radio privée en Europe, pour le groupe Bauer Media,
01:26ainsi que pour toutes les radios privées européennes représentées par l'Association européenne des radios, l'AER, qui est basée
01:33à Bruxelles,
01:34que je représente aujourd'hui en tant que membre de son comité de directeurs.
01:42Bauer Media Group est un groupe familial de cinquième génération qui a été fondé il y a 150 ans en
01:50Allemagne, à Hambourg.
01:53Et nos activités s'étendent de la radio à l'édition magazine et à l'affichage extérieur.
02:03Au niveau de la radio, nous avons plus de 150 stations de radio réparties sur neuf territoires européens.
02:09J'inclus Laurent et Muni dans ce territoire européen, avec 62 millions d'auditeurs hebdomadaires.
02:21Pour l'édition magazine, on est le plus grand éditeur européen, avec plus de 200 titres de magazine en Europe.
02:29Et pour l'affichage extérieur, on est également un acteur très important, concurrent direct de JC Déco, acteur français, mais
02:38dans beaucoup de pays européens, dans 12 pays.
02:41Et au total, on a une présence dans 14 pays européens, à travers nos activités.
02:46L'AER, combien d'aujourd'hui de groupes derrière l'AER ?
02:50Alors, l'AER est essentiellement une association d'associations nationales, avec pas mal de pays européens représentés.
02:59Pas toute l'Union européenne, mais pas mal de pays.
03:01Mais vous avez plusieurs milliers de stations de radio qui sont représentées à travers cette organisation.
03:08Et en France, bien sûr, vous avez le CERTI, qui est le membre français de l'AER.
03:14D'accord. Alors, Sybille, je ne vous demanderai pas de nous rappeler l'importance de Radio France.
03:18Je pense qu'on la connaît tous ici dans la salle.
03:20Par contre, le comité radio de l'UER que vous présidez, c'est combien aujourd'hui de radio ?
03:24Combien de stations ? Et une idée peut-être de la couverture en nombre d'auditeurs ?
03:30Tout d'abord, je voudrais remercier l'ARCOM pour l'organisation de ses assises, qui sont un rendez-vous annuel.
03:36On peut se réunir pour parler d'enjeux du secteur, et on en a beaucoup en ce moment.
03:40Le président de l'ARCOM a parlé ce matin de tous les textes européens qui viennent soit en négociation, soit
03:45en évolution,
03:46et qui vont être décisifs sur la présence ou non de la radio à l'avenir.
03:52Donc ça me paraît un moment très important.
03:55Et c'est un moment où il faut s'unir, où il faut penser européen, il faut faire front commun
04:00pour peser dans les négociations et dans l'évolution de ces textes.
04:05Ça, c'est l'un des rôles de l'UR qui rassemble en gros plus d'une cinquantaine de pays.
04:12Donc ça va au-delà de l'Union européenne, ça rassemble l'ensemble du continent européen, également des pays du
04:19Moyen-Orient, du Nord de l'Afrique.
04:22Donc c'est assez large, c'est 113 organismes, et en termes de radio, c'est 53 organismes de radio.
04:29En nombre d'auditeurs, je ne pourrais pas vous le dire, mais en tout cas c'est très important.
04:33Ce sont des organismes de services publics et qui, en travaillant ensemble, d'une part partagent une compréhension des enjeux
04:43qu'on est en train de vivre,
04:44qui sont multiples, qui développent des projets communs, ont partagé contenu.
04:49Par exemple, nous, Radio France, on met à disposition les concerts de nos formations, ceux qu'on enregistre.
04:55Marc Vanchet, qui est là, le sait.
04:58On échange aussi, par exemple, nos podcasts.
05:00Nos podcasts en France sont repris par d'autres médias.
05:04Mais surtout, on définit des positions communes pour essayer de peser au sein des instances européennes.
05:10Et le comité radio que je préside, c'est 15 membres qui sont l'émanation de tous ces organismes de
05:17radio rassemblés au sein de l'Assemblée Générale des Radios de l'UR.
05:22Et ensemble, il y a la BBC qui est représentée, la Suède, des pays du nord de l'Europe, l
05:30'Espagne.
05:31Et ensemble, on essaie de trouver un compromis qui nous unit pour peser dans ces négociations.
05:37Ce n'est pas facile parce qu'on a des situations qui sont différentes.
05:40Peut-être qu'à l'occasion des textes, on pourra expliquer les différences en fonction des enjeux.
05:47Et voilà, tout l'enjeu que moi, j'essaie de faire, c'est de rassembler, au-delà des différences qu
05:51'on a,
05:53l'ensemble de la communauté de ces acteurs de radio sur une position commune.
05:56Parce que sans position commune, on ne pèsera pas.
05:59Aujourd'hui, les enjeux industriels sont essentiels.
06:02Les acteurs digitaux et les grandes plateformes, qu'elles soient américaines surtout, voire chinoises,
06:09ont un tel pouvoir.
06:10Leur pouvoir économique et leur capitalisation dépassent le pays de plusieurs États.
06:16Si on n'est pas unis, si on n'a pas une position commune, le rapport de force nous est
06:21très défavorable.
06:22Et donc, c'est à ça qu'on s'efforce au sein de ce comité radio.
06:27Bernard Guetta, vous êtes membre du groupe Renew Europe.
06:30Depuis 2024, c'est 77 députés au Parlement.
06:33C'est le cinquième groupe de l'Assemblée.
06:35Il a perdu quand même quelques élus.
06:38Mais on voit en même temps que le groupe est assez actif justement sur le sujet des médias.
06:44Vous avez notamment un élu polonais qui est très présent sur les sujets.
06:48C'est un sujet qui, dans le groupe Renew, est pour vous important.
06:53Et par rapport à ce que nous a raconté également M. Roche, le secrétaire général de la Défense et de
06:59la Sécurité nationale,
07:00pour vous, il y a une vraie préoccupation sur les médias en Europe ?
07:04Prenez le micro aussi.
07:05Je sais que vous avez une voix qui porte, mais on peut vous prendre le micro aussi pour l'enregistrement.
07:11Écoutez, oui, bien sûr que nous parlons beaucoup de radio en ce moment, de médias généralement parlant,
07:18mais spécifiquement de radio au Parlement européen.
07:21Et si vous me permettez, je voudrais évoquer un souvenir auquel je repense souvent, en ce moment, et de plus
07:30en plus souvent.
07:32C'était en décembre 1981.
07:36Le général Jaruzelski venait de proclamer l'état de guerre en Pologne et de faire arrêter tous les cadres de
07:42solidarité.
07:45Nous étions à Gdansk.
07:47Nous avions, nous les journalistes étrangers, reçu l'ordre des autorités militaires de nous replier sur Varsovie immédiatement.
07:56J'avais choisi d'aller plutôt dans le chantier naval, là où était née Solidarité,
08:02et où je savais que plusieurs des syndicalistes s'étaient réfugiés.
08:08Ils avaient échappé à l'arrestation.
08:10Et nous nous sommes retrouvés, je ne sais pas, une vingtaine, une trentaine, autour d'un petit poste de radio
08:16grésillant.
08:18Et nous cherchions désespérément des...
08:24Excusez-moi, c'est un souvenir qui m'émeut toujours beaucoup.
08:27Nous cherchions désespérément des nouvelles du monde, un signe.
08:32Et finalement, entre les grésillements, nous avons attrapé RFI.
08:40Et par RFI, nous avons appris qu'il y avait un appel à manifester devant l'ambassade de Pologne.
08:48Et soudain, tout le monde a pleuré.
08:52Tout le monde a pleuré, silencieusement.
08:55C'est-à-dire que les larmes coulaient, les miennes aussi.
08:59Et ce jour-là, j'ai compris deux choses.
09:02J'ai compris premièrement que quand une chape de plomb tombait sur un pays, même si on était cinq, il
09:09fallait ouvrir la bouche et aller manifester.
09:11Parce que ça s'entendait là-bas.
09:15Et que deuxièmement, ça s'entendait comment ?
09:17Eh bien, par la radio.
09:21Et si je repense à tout cela, à ce moment, aujourd'hui, de plus en plus souvent,
09:28c'est parce qu'à la Commission des affaires étrangères, je m'occupe beaucoup des contacts avec l'opposition russe
09:36en exil.
09:37Et que notre grand sujet de débat...
09:41Je serai en Allemagne ce week-end pendant trois jours pour en débattre avec les différents courants de l'opposition
09:47russe.
09:48Notre grand sujet de débat, c'est comment faire passer le message de la démocratie, de la volonté de paix,
09:57de la volonté de faire respecter le droit international à la population russe qui, aujourd'hui, commence à bouger, commence
10:05à frémir.
10:08Il y eut un temps, je veux dire avant l'ubu de la Maison-Blanche, où il y avait Voice
10:14of America, où il y avait Radio Free Europe.
10:18Mais il n'y a plus.
10:22Alors pourquoi est-ce qu'il n'y a pas Voice of Europe ?
10:26Nous avons besoin de Voice of Europe pour nous adresser, nous, Européens, à la population russe, mais pas seulement à
10:38la population russe.
10:39Nous avons besoin, comme Européens, nous adresser à la population iranienne, à la population libanaise, à la population israélienne.
10:47Et je pourrais passer en revue, mais tous les pays du monde, ou presque.
10:54Alors Voice of Europe, non seulement nous en avons besoin, mais en fait, elle existe virtuellement.
11:03Parce que nous avons les compétences à RFI, certainement, à Deutsche Welle, certainement, à BBC World Service,
11:13dans d'autres pays de l'Union européenne ou de la périphérie de l'Union européenne.
11:19Les budgets existent.
11:22Les compétences, n'en parlons pas.
11:24Dans ces radios internationales, elles sont éblouissantes, en général, mais véritablement éblouissantes.
11:31Mais il faut réunir ces moyens.
11:35Alors vous me direz, ben, allez-y, M. le député.
11:38Ben non.
11:39C'est pas comme ça que ça se passe.
11:41Parce que ce n'est pas le Parlement européen qui peut en décider, ou même donner une véritable poussée à
11:49cette idée.
11:50Oh, on peut populariser.
11:52On s'y emploie.
11:53Je m'y emploie beaucoup.
11:54Et avec beaucoup de succès.
11:56Dès que j'en parle en affaires étrangères, en droits de l'homme, en culture, etc.
12:02Mais oui, la réaction est très forte.
12:05Mais il faut que l'impulsion et la décision demain viennent des capitales nationales les plus concernées.
12:14Donc si j'ai répondu immédiatement à l'invitation que vous m'avez faite, c'est parce que je me
12:22suis dit, mais ils vont tous être là, mes décideurs nationaux.
12:26C'est le moment d'en parler.
12:29Donc je vous en parle.
12:31Je vous en parle à vous, Sybille.
12:33Je vous en parle à vous tous dans cette salle.
12:37Parce que je crois que...
12:39Enfin, je suis certain que vous voyez la nécessité et que vous savez encore mille fois mieux que moi comment
12:48nous pouvons impulser ce projet.
12:51Par des rapprochements dans un premier temps, par une institutionnalisation ou des institutionnalisations dans un second temps.
13:02Ça, vous le saurez beaucoup mieux que moi.
13:05Mais l'idée, maintenant, il faut la pousser et la pousser avec urgence.
13:11Je sais qu'il y a déjà des liens forts tissés entre nos radios et la Deutsche Welle.
13:19Mais il faut les développer avec BBC...
13:21Ça existe, bien sûr.
13:22Mais les développer avec BBC World Service et avec d'autres radios étrangères nationales.
13:30Il faut vraiment y aller.
13:33Il y a urgence et nous en aurons d'autant plus besoin que les tensions internationales ne vont hélas pas
13:43s'apaiser dans les mois et les prochaines années.
13:47Mais au contraire, s'approfondir.
13:50Je vous remercie.
13:51Merci Bernard Guetta.
13:51On voit qu'il y a le politique et l'ancien homme de radio.
13:54Il nous a fait vivre 1981 et une perspective que je n'avais pas prévue.
13:58Mais en tout cas, qui s'inscrit quand même dans ce qu'on pouvait dire sur garantir un accès universel
14:03et souverain à la radio au niveau continental, voire international.
14:07Sybille, sur les textes, actuellement à l'étude, on en parlait, les textes européens, le Digital Networks Act et la
14:13directive européenne SMA qui est en révision actuellement.
14:16Les positions de l'UER, quelles sont-elles ?
14:19Quelles sont les attentes, les demandes spécifiques qui y sont faites ?
14:22Les contributions qui ont pu être aussi faites ?
14:25On s'était eu un certain nombre de contributions, de consultations publiques.
14:28Est-ce que vous pouvez nous dire un peu aujourd'hui quelles sont les grandes positions sur ces deux textes,
14:32notamment ?
14:35Juste avant, peut-être pour prolonger les paroles fortes de Bernard Guetta.
14:41Évidemment, c'est une préoccupation majeure, la disparition de Voice of America, de ces radios,
14:46qui portaient une parole libre dans des endroits où cette liberté d'expression peut ne pas exister.
14:55RFI travaille, Marie-Christine Saragosse est en charge de ces sujets-là.
15:01J'en ai parlé avec elle suite à notre dernier échange sur le sujet.
15:04Il faut bien voir que le contexte budgétaire de nos médias de services publics, en particulier en France,
15:10la France est le pays où les réductions des budgets des médias de services publics est le plus important en
15:15Europe.
15:15Je pense que c'est important aussi de le rappeler, ce qui fait qu'on aimerait bien être à la
15:20pointe de ce combat-là,
15:22mais aujourd'hui, malheureusement, les moyens manquent beaucoup pour le mener.
15:26Voilà, mais je ne vais pas parler Alpaz de Marquesine Saragosse.
15:29En revanche, il y a d'autres combats que l'on mène.
15:31Ce sont les combats sur les textes qui sont aujourd'hui des combats essentiels.
15:37Et nous en avons trois de combats.
15:40Faire en sorte que la radio reste présente, la radio reste visible et qu'elle reste accessible dans des conditions
15:47équitables.
15:49Avant de revenir sur les textes, je voudrais parler des menaces parce qu'en fait, elles sont réelles.
15:55Et je pense qu'il faut aussi qu'on prenne tous conscience de l'urgence de la situation pour le
16:01média radio.
16:02Désormais, en Europe, sont immatriculés quotidiennement des véhicules qui n'ont pas de récepteurs radio.
16:10Que ce soit les micro-véhicules, des véhicules électriques, des véhicules d'entrée de gamme.
16:16Par exemple, l'AMI de Citroën.
16:19Des véhicules aussi plus de luxe, comme les Tesla, dans lesquels il n'y a pas de radio en FM
16:25ou DAB.
16:26Et l'option radio pourrait devenir payante.
16:28C'est ça la réalité industrielle. Et ce n'est pas un choix du consommateur.
16:32C'est un choix des industriels de ne pas garder la présence de ces radios.
16:40Et pourquoi c'est un problème ?
16:41C'est un problème pour notre secteur parce que c'est le premier lieu d'écoute de la radio, la
16:46voiture.
16:46Donc c'est un problème industriel pour notre secteur et c'est un problème aussi de souveraineté.
16:52Nicolas Roche a très bien rappelé les enjeux de résilience, les enjeux d'information.
16:59Les enjeux d'information en situation de crise.
17:02Et moi, je suis venu devant le Parlement européen pour présenter une étude que nous avons faite au sein du
17:08comité radio
17:09sur la manière dont le média radio a su ces dernières années être un outil précieux en situation de crise.
17:16J'étais accompagné du dirigeant de la radio ukrainienne.
17:19Il a expliqué comment les premiers jours des attaques russes, sans la radio, il y avait beaucoup de personnes ukrainiennes
17:26qui se posaient la question de savoir si l'Ukraine avait rendu les armes,
17:31s'il fallait se mettre en guerre, s'il fallait se mobiliser.
17:34Sans radio, la nation n'aurait pas pu tenir.
17:37Sans radio, les gens n'auraient pas su où il fallait fuir pour fuir les bombardements.
17:41C'est grâce aux médias radios, dans les voitures notamment, que les gens ont pu partir s'enfuir, être informés.
17:47Et il y a toutes les autres crises que vous avez rappelées.
17:50C'est un enjeu, c'est un contexte essentiel.
17:53C'est un enjeu de souveraineté, et je termine par un point, de souveraineté aussi culturelle.
17:57C'est-à-dire que si on laisse la passe dans les véhicules uniquement aux interfaces qui sont maîtrisées par
18:04ceux aujourd'hui qui développent les infrastructures pour les tableaux de bord,
18:08à savoir Amazon, Apple et Google, c'est YouTube, Apple Music, c'est Amazon Music.
18:17Et donc la part des artistes français, la part de la culture française, de l'information aussi produite par des
18:23médias nationaux,
18:24et j'inclus privés et publics, va disparaître.
18:29Il faut qu'on lutte pour la présence de nos médias nationaux et de nos radios pour maintenir leur présence.
18:35Et pour ça, il y a plusieurs textes importants.
18:37Le premier, c'est le DNA.
18:40Je résume très rapidement les enjeux.
18:43Depuis 2018, le Code des communications électroniques pour développer le DAB+,
18:48prévoit que quand il y a un autoradio dans le véhicule, il doit aussi avoir une diffusion en DAB+.
18:55Donc pour faire en sorte d'aider au développement du DAB+.
18:59Et vous le savez, il y a beaucoup de pays européens qui sont très en avance sur le DAB+,
19:03beaucoup plus que nous.
19:06Et aujourd'hui, face à l'enjeu, la position à laquelle on porte au sein de l'UR,
19:16et notamment qui a été définie par le comité radio, c'est de dire notre enjeu, c'est pas le
19:22DAB+,
19:22quand il y a un autoradio, c'est le fait qu'il y ait purement et simplement un récepteur de
19:29radio
19:29dans tous les véhicules qui sont immatriculés en Europe, un récepteur FM et DAB+.
19:35Pourquoi FM et DAB+, parce qu'il y a des pays qui sont très en avance sur l'AV
19:39+,
19:40il y en a d'autres qui sont beaucoup moins en avance.
19:42Nous en faisons partie dans lesquelles la FM reste dominante.
19:46Donc il faut pouvoir avoir les deux modes de réception.
19:48Mais au minimum, il faut avoir un poste, un autoradio qui puisse permettre de recevoir pour qu'en situation de
19:56crise,
19:57quand il y a des inondations, quand il y a une crise climatique comme la tempête Alex que vous avez
20:05rappelée dans le sud-est de la France,
20:07quand il y a par exemple les attentats de Bruxelles en 2016 où les réseaux numériques étaient saturés,
20:13on puisse recevoir la radio sur le moderne qui est robuste, qui fait que quand tout tombe, la radio, elle
20:20tient.
20:20Et donc c'est ça la position que nous défendons.
20:23Ce n'est pas acquis, ça nécessite encore qu'on se mobilise.
20:26Et je remercie Constance Marquet et tous les acteurs de l'Alliance de la radio
20:29parce qu'on a signé ensemble une lettre tribune pour saisir nos autorités nationales
20:39et qu'elle relaie cette position au sein des instances européennes.
20:43Et pourquoi ce n'est pas évident ? Parce que face à nous, les industriels, pour eux,
20:47les quelques euros économisés sur chaque véhicule sans les câbles qui permettent la diffusion FM et AB+,
20:53aujourd'hui, pour eux, c'est un intérêt économique.
20:57Donc nous devons faire prévaloir l'intérêt de souveraineté majeure qui a à garder une réception radio.
21:05Il y a un deuxième texte que vous avez mentionné, c'est la directive SMA.
21:11Le président de l'ARCOM a très bien rappelé les choses.
21:16S'agissant de ce texte, c'est un texte dont aujourd'hui la radio n'est pas directement concernée.
21:25Alors l'idée, ce n'est pas de transposer au secteur de la radio toutes les règles de la télévision,
21:31mais c'est au moins d'en reprendre deux principes qui sont essentiels dans ce texte.
21:37Le premier principe, c'est la visibilité dans les interfaces,
21:41puisque ce texte, c'est quelles sont les règles de conduite dans les environnements numériques.
21:46Donc le premier, c'est la visibilité.
21:48Il faut que quand vous allumez votre tableau de bord dans la voiture,
21:53vous puissiez tout de suite voir le bouton d'un média radio,
21:57qui est un service d'intérêt général.
22:00Et donc, être reconnu, faire reconnaître la radio comme des services d'intérêt général
22:05dans les univers connectés qui existent en voiture,
22:08mais aussi dans les enceintes connectées.
22:11Par exemple, si aujourd'hui, je demande à une enceinte Alexa,
22:14passe-moi, diffuse-moi la radio RTL.
22:18Je sais qu'il y a Jonathan Querelle qui est avec nous.
22:20Et qui me diffuse à la place une playlist de Spotify ?
22:23Qui est responsable ? Aujourd'hui, personne.
22:26Donc il faut absolument définir des règles d'accès équitable
22:33dans toutes les interfaces digitales.
22:36Des règles et surtout de respect d'intégrité aussi de nos contenus.
22:40Et ça, l'intégrité, ça veut dire qu'on ne puisse pas introduire des publicités
22:44sans consentement de l'éditeur, qu'on ne puisse pas fractionner son contenu,
22:49qu'on ne puisse pas le réutiliser en le modifiant.
22:54Donc il y a aussi le respect de l'intégrité du contenu des acteurs de la radio.
23:00Ces deux principes-là, c'est des principes qui sont essentiels
23:03pour notre avenir à tous.
23:06Ça vaut la peine de se battre pour pouvoir rentrer dans le champ d'application
23:10de ce texte pour pouvoir bénéficier de ce cadre-là.
23:14Alors, oui, il y a des obligations qui sont prévues par ce texte.
23:22Je sais que mes homologues européens, pour certains,
23:25notamment les Slovènes, les Cheikhs, se posent la question
23:28de la lourdeur de certaines obligations prévues par ce texte
23:33sur les quotas musiques ou sur d'autres aspects de cette nature-là.
23:37Mais c'est pour ça que la position que nous, on a définie ensemble
23:41au niveau de l'UR, c'est le pick and choose,
23:44c'est-à-dire au moins que sur les principes de visibilité et d'intégrité,
23:50l'application au secteur de la radio et de l'audio soit reconnue.
23:56Ça peut être plus large, ça nous permettra de bénéficier
23:58d'un cadre de protection plus large.
23:59Mais au moins que sur ces deux principes, on puisse être protégé.
24:03Voilà, c'est le type de consensus qu'on essaie de créer.
24:06Et ensuite, on vient porter cette parole-là au niveau des instances européennes
24:10et gérées dans le Parlement pour en parler à l'automne prochain.
24:15Merci, Sybille.
24:16Je voudrais qu'on enchaîne justement avec Philippe Pitcher.
24:18Philippe, sur l'AER, là, on a entendu les positions de l'audiovisuel public,
24:23des opérateurs, en tout cas de l'audiovisuel public européen,
24:26au niveau des radios privées commerciales que vous représentez.
24:30Est-ce que j'imagine qu'il y a des propositions sur lesquelles vous avez des positions partagées, communes ?
24:37Et puis, il y a peut-être aussi des demandes ou des attentes plus spécifiques sur ces textes européens ?
24:46Alors, tout d'abord, je dirais qu'on partage tout à fait l'analyse de Radio France sur ces questions
24:53et l'analyse qui a été faite par les interlocuteurs précédents.
24:59On est dans un contexte, on évolue dans un contexte avec des crises,
25:07enfin des transformations importantes au niveau de la technologie,
25:12une crise géopolitique, une crise de l'information vérifiée dans laquelle on peut avoir confiance.
25:21Et donc, une intervention et des prises de décisions sont très importantes.
25:26Je crois que c'est le thème d'aujourd'hui.
25:29Il y a des questions de souveraineté pour l'Europe, bien sûr.
25:33Des questions pour la démocratie, nos modèles de démocratie en Europe,
25:37pour le pluralisme des médias.
25:39Et la radio a vocation à jouer un rôle très important dans ces domaines-là.
25:47Au niveau des textes spécifiquement, je pense que pour le DNA,
25:54on est tout à fait d'accord avec l'UER, avec le service public en Europe de la radio.
26:01Il y a un besoin essentiel d'assurer l'accès à la radio dans les véhicules,
26:07que ce soit des véhicules pour passagers, mais aussi des véhicules utilitaires,
26:14des véhicules sans permis, voire même des véhicules agricoles.
26:18Tout le monde doit bénéficier d'un accès universel et gratuit.
26:22Oui, la radio a vocation à être universellement accessible et sans coût supplémentaire.
26:30C'est un média qui s'adresse à toute la population,
26:36tous les citoyens européens, qui ne divisent pas,
26:40qui est vraiment pleinement accessible aujourd'hui.
26:46On partage le constat du risque de voir de plus en plus de voitures vendues dans l'Union européenne
26:54sans récepteurs de radio.
26:56Il y a déjà des exemples très concrets qui sont documentés,
27:02notamment dans pas mal d'articles de presse dans différents pays européens.
27:06Il y a également des questions autour de la sécurité routière,
27:09avec une difficulté de plus en plus importante pour les personnes dans les voitures
27:20pour accéder à la radio.
27:21Il y a des études, par exemple au Royaume-Uni et en Suède,
27:25qui ont démontré qu'il y a un risque de sécurité routière importante
27:32dans les voitures qui ont simplement des tableaux de bord numériques
27:37mais sans récepteurs radio.
27:39C'est beaucoup plus difficile aujourd'hui de trouver la radio
27:41dans les voitures en particulier électroniques, dans les véhicules électroniques.
27:51Donc nous sommes tout à fait d'accord au niveau du constat,
27:55de l'analyse et aussi de la solution proposée,
27:58pensant que le DNA est l'instrument qu'il faut utiliser
28:03parce qu'il y a déjà ce dispositif dont parlait Sibylle sur le DAB+.
28:09Il y a un cas italien qui est très intéressant,
28:13où l'Italie...
28:15Donc cette question n'est pas harmonisée au niveau européen.
28:18Vous avez un code de communication électronique,
28:20qui a son article 113,
28:22qui prévoit le dispositif sur le DAB+,
28:25mais ce n'est pas un dispositif qui est harmonisé.
28:27Ce qui veut dire qu'en pratique,
28:29les États membres peuvent aller au-delà de ce qui est prévu
28:31dans cette législation européenne.
28:34Et on a maintenant des cas de pays membres qui vont au-delà.
28:38Donc vous avez l'Italie qui a un projet de loi
28:41qui propose de mandater,
28:43donc de rendre obligatoire,
28:46au moment de la vente de nouveaux véhicules,
28:48les récepteurs FM et DAB dans les véhicules.
28:55et de faire ça dans le contexte,
28:57dans le cadre de cette proposition de DNA.
29:03Il y a eu donc une notification par l'Italie
29:06de son dispositif à la Commission européenne.
29:09Il y a eu un échange de correspondance à ce sujet,
29:12parce que la Commission avait des réserves.
29:19On a quasiment une étude d'impact
29:22grâce à ces échanges entre la Commission et l'Italie.
29:26Il y a beaucoup de questions qui ont été traitées.
29:28Le rôle de la radio par rapport à la communication en temps de crise,
29:34le rôle de la radio qui porte la culture et nos démocraties,
29:38le rôle de la radio comme moyen de communication universelle
29:48et gratuit et également anonyme.
29:52Donc les personnes peuvent écouter la radio,
29:56accéder aux informations sans être profilées.
30:00Donc toutes ces thématiques ont été explorées,
30:03également des thématiques au niveau de la fragmentation en Europe.
30:08Est-ce que, si vous avez certains pays qui vont au-delà,
30:12ça crée une fragmentation ?
30:15Est-ce que, au regard du traité européen, c'est acceptable ?
30:20Donc l'Italie a fait valoir l'intérêt général,
30:24qu'il y a plusieurs raisons d'intérêt général impérieux
30:28pour donc rendre obligatoires ces récepteurs
30:35et a su démontrer qu'en fait, il y avait une bonne raison
30:38pour avoir une exception au traité qui prévoit
30:41qu'on ne peut pas avoir des barrières artificielles
30:44au niveau des échanges commerciaux.
30:49Donc la Commission, le 7 mai, donc très récemment,
30:53a finalement conclu que l'argumentation de l'Italie,
30:57du gouvernement, était satisfaisante.
31:00Ce qui donc permet maintenant à l'Italie
31:02de finaliser l'adoption de ce projet de loi.
31:06Et le résultat, c'est que l'Italie n'est pas le seul État membre
31:12à vouloir aller plus loin.
31:13Vous avez aussi la Finlande, qui est allée plus loin déjà.
31:16Vous avez la Suède, qui pourrait suivre l'exemple finlandais.
31:21Le résultat, c'est qu'on pourrait avoir,
31:23sans une harmonisation avec le DNA,
31:28une fragmentation de plus en plus importante en Europe,
31:30ce qui peut engendrer des coûts supplémentaires
31:33pour les constructeurs auto,
31:35qui devraient ajuster les modèles selon les pays.
31:40Donc nous, nous préconisons une simplification
31:43par l'harmonisation à travers le DNA
31:48et un statu quo des coûts,
31:50parce que la plupart des constructeurs
31:53incluent toujours des récepteurs radio,
31:57même si la tendance est en train de changer.
31:59Donc pour la plupart des cas,
32:01il n'y aura pas un coût supplémentaire.
32:03Et nous aurons donc une simplification pour tout le monde.
32:06Pas que pour les constructeurs,
32:08mais aussi pour les citoyens.
32:10Donc une égalité entre citoyens en Europe,
32:15qui ont tous le même accès aux informations
32:19et divertissements, etc.
32:21Donc toute la contribution de la radio,
32:24que la radio fait à la société.
32:25Une égalité, une parité pour les citoyens également.
32:29Et bien sûr, pour la radio,
32:30le modèle économique de la radio
32:32qui sera protégé pour le plus long terme.
32:37Ce que vous nous dites, Philippe,
32:38c'est que le bras de fer qui a eu lieu
32:40entre le gouvernement italien
32:41et la Commission européenne
32:42a permis quand même de faire avancer les choses.
32:44Et on voit que l'Italie a obtenu gain de cause.
32:47Maintenant, c'est arrivé à trouver en effet
32:49une coordination et une harmonisation au niveau européen
32:52pour pas qu'il y ait, comme vous l'avez dit,
32:54une fragmentation sur les pays.
32:55On comprend bien.
32:56Il y a un autre sujet sur lequel j'aurais aimé vous entendre,
32:58parce que vous êtes basé en Angleterre.
32:59La plus peut-être qui serait inspirante,
33:01parce que là, c'est une bonne source d'inspiration.
33:03C'est ce qui s'est passé sur la directive SMA.
33:06Enfin, on voit qu'il y a un vrai débat aujourd'hui en cours.
33:09En Angleterre, le président de l'ARCOM,
33:11tout à l'heure, Martin Agénari, en parlait.
33:13Le Media Act a été aussi une avancée assez significative
33:17qui peut être aussi peut-être inspirante
33:20pour ce qu'on pourrait faire.
33:22Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu,
33:23puisque Bauer Media est très implanté en Europe
33:25et en Angleterre en particulier ?
33:28Absolument.
33:28Le marché du Royaume-Uni est notre premier marché pour l'audio
33:34et nous avons travaillé de façon très collaborative
33:40avec le gouvernement britannique et toute l'industrie de la radio,
33:44y compris la BBC,
33:46pour pouvoir soutenir un cadre juridique
33:50qui protège l'industrie de la radio dans ce contexte de bouleversement technologique
33:57qui est à la fois une opportunité pour l'industrie
34:01parce que c'est une nouvelle façon pour l'industrie de la radio
34:09de diffuser ces contenus et de trouver des publics, des relais de croissance,
34:17mais aussi de s'assurer que ce médium reste pertinent pour les générations plus jeunes
34:26qui auraient peut-être sans cette présence de la radio sur les enceintes écoutées,
34:34ont tendance à délaisser la radio pour des contenus en ligne concurrents.
34:43Donc le Media Act a été adopté en 2024
34:48à la suite d'un long travail entre les professionnels de l'industrie,
34:55du gouvernement,
34:56mais aussi les plateformes des enceintes connectées
35:04qui ont été impliquées dans ce processus,
35:07les agrégateurs de contenus aussi
35:10et également Ofcom, le régulateur.
35:13Donc on a un dispositif maintenant au niveau du Royaume-Uni
35:18qui est une intervention sectorielle
35:22qui favorise donc l'accès des citoyens britanniques
35:28à la radio sur ces plateformes connectées
35:30et qui empêche ces plateformes connectées
35:34d'imposer des coûts d'accès aux stations de radio
35:42qui protègent également ces stations de toute ingérence
35:47et de toute superposition de publicité
35:51sans l'accord préalable des radiodiffuseurs.
35:55Donc c'est un dispositif assez unique
35:57et qui n'est pas répliqué,
36:00dont il n'y a pas de réplique au niveau même de l'Union européenne.
36:08Nous avons un dispositif en Europe
36:10qui s'appelle le Digital Markets Act
36:11qui réglemente les assistants vocaux
36:16mais qui a des failles
36:19qui ne réglementent pas les aspects dont j'ai parlé.
36:22Et la raison pour laquelle il y a ces failles
36:25c'est que le Digital Markets Act
36:28n'est pas un instrument sectoriel,
36:29c'est un instrument beaucoup plus large
36:33et donc dans la logique de l'instrument
36:35on ne pouvait pas avoir des règles sectorielles.
36:38Et donc nous voyons la directive SMA
36:41comme une opportunité
36:42pour réglementer ces plateformes connectées
36:47en utilisant le Media Act comme un modèle.
36:52Là où nous aurions peut-être une différence
36:55entre radio privée et l'UER
36:58et encore avoir à débattre
37:02mais c'est au niveau du champ d'application
37:06de la directive SMA
37:07il est très très important pour la radio privée
37:11qu'elle ne soit pas réglementée
37:13elle-même dans cette directive.
37:18Ce que nous souhaitons
37:19c'est que les plateformes qui distribuent
37:22les stations de radio soient réglementées.
37:25Donc c'est peut-être une nuance, je ne sais pas
37:27mais c'est vraiment important pour l'industrie
37:31qui est déjà très réglementée au niveau national
37:34de ne pas avoir des obligations en plus au niveau européen.
37:39Par contre là où les pouvoirs publics européens
37:42peuvent vraiment faire une très grande différence
37:44c'est en réglementant de façon sectorielle
37:49les plateformes de diffusion de la radio.
37:54c'est là qu'il y a des failles
37:55et pas seulement
38:00les plateformes
38:01les enceintes connectées
38:02mais également les plateformes de partage de vidéos
38:05où il y a des problèmes de monétisation.
38:09Ces plateformes-là représentent une énorme opportunité
38:12bien sûr pour la radio
38:13surtout dans ce contexte
38:15où vous avez une tendance
38:17des générations les plus jeunes
38:19à vouloir délaisser la radio
38:21vous avez le
38:22on parlait tout à l'heure
38:24de la résilience de l'industrie de la radio
38:26elle est très innovante
38:28cette industrie
38:29elle est en train de s'adapter
38:32aux attentes
38:37aux attentes des citoyens
38:39qui s'intéressent beaucoup maintenant
38:43au contenu podcast vidéo
38:44qui sont diffusés
38:46sur ces plateformes de partage de vidéos
38:49et donc nous pensons que
38:51la dépendance économique
38:53de la radio va croître
38:55au cours des prochaines années
38:56par rapport à ces plateformes
38:58parce que c'est là que les audiences
39:01on va les trouver à l'avenir
39:03et donc il faudrait que ces plateformes
39:05qui ne sont pas du tout réglementées
39:07au niveau de la diffusion de la radio
39:08soient réglementées à l'avenir
39:10et la directive SMA
39:11et serait l'instrument idéal
39:15pour réaliser cet objectif
39:18Bernard Guetta
39:19vous entendez un certain nombre
39:21d'attentes de demandes
39:22des opérateurs
39:23tant publics que privés
39:24les textes aujourd'hui
39:27le DNA
39:28aujourd'hui
39:29un projet de règlement
39:30a déjà été adopté
39:31par la commission
39:32il est en discussion aujourd'hui
39:33au Conseil de l'Europe
39:35et à l'Assemblée
39:37également au Parlement européen
39:38est-ce que vous pensez
39:39qu'il y a des opportunités
39:40aujourd'hui
39:41pour que ces textes
39:43aboutissent
39:43et dans le prenant en compte
39:45un peu les attentes
39:46de ces opérateurs
39:47et même chose
39:47pour la directive SMA
39:49qui n'en est pas encore
39:49au même point
39:50mais est-ce qu'il y a
39:51des fenêtres
39:52je dirais favorables
39:53oui certainement
39:54parce que ces aspirations
39:56que vous venez d'exprimer
39:59elles seront
40:00elles sont
40:01d'ores et déjà
40:02très très bien reçues
40:04dans les rangs
40:05des parlementaires européens
40:07et je crois
40:08d'un peu
40:09tous les groupes
40:10en tout cas
40:11des groupes
40:12qui forment
40:13aujourd'hui
40:14la majorité
40:15dans l'Union européenne
40:16et spécifiquement
40:17au Parlement européen
40:18mais je ne serais
40:20trop insister
40:21sur le fait
40:22qu'aujourd'hui
40:23nous avons besoin
40:25dans les institutions
40:29européennes
40:30d'une manière générale
40:31mais surtout
40:32au Parlement
40:33nous avons besoin
40:35d'impulsions nationales
40:37contrairement à ce que pensent
40:39les souverainistes
40:40en France
40:41et ailleurs
40:42les États
40:44sont toujours
40:48les décideurs
40:50dans l'Union européenne
40:52rien ne se fait
40:53sans les États
40:55et rien ne se fait
40:57évidemment
40:57contre les États
40:58donc nous avons
41:00besoin
41:01que viennent
41:03de Paris
41:03de Berlin
41:05des 27 capitales
41:07aujourd'hui
41:08des propositions
41:09qui répondent
41:12au désir
41:13très très très profond
41:15au sein des institutions
41:17et tout particulièrement
41:18au Parlement
41:19d'affirmer
41:21l'identité
41:22de l'Union
41:23comme telle
41:24alors évidemment
41:25ça passe
41:26ça passe par
41:28Voice of Europe
41:29mais ça passe
41:30aussi
41:30parce que
41:31que serait
41:32Voice of Europe
41:33sans radio
41:34dans les voitures
41:35donc ça passe
41:36par les deux
41:37je suis très heureux
41:39d'avoir entendu
41:40que vous veniez
41:41bientôt
41:41je vous ai bien compris
41:42que vous veniez
41:43bientôt
41:43en septembre
41:44au Parlement
41:46c'est une très très
41:47bonne nouvelle
41:47arrivez
41:49venez
41:49je vous assure
41:51que
41:52et surtout
41:53soyez audacieuses
41:54surtout
41:55soyez audacieuses
41:56soyez clairs
41:57soyez très fermes
41:59dans vos demandes
42:01et demandez au Parlement
42:03de vous soutenir
42:04et je suis persuadé
42:06persuadé
42:07que ce soutien
42:08vous l'obtiendrez
42:09qu'il sera fort
42:10et important
42:10mais c'est comme ça
42:11qu'on peut avancer
42:12aujourd'hui
42:12on a besoin
42:14des initiatives
42:16nationales
42:19oui
42:19Philippe
42:19vous voulez rajouter
42:20un mot
42:20après je voudrais
42:21qu'on passe
42:21à une ou deux
42:21questions de la salle
42:22et ensuite
42:23on va pouvoir
42:23enchaîner
42:24le temps passe
42:25très vite
42:25je voulais juste dire
42:26qu'il y a déjà
42:27des signes encourageants
42:28au Parlement européen
42:29donc on a
42:30la présidente du Parlement
42:32Roberta Metzola
42:33qui s'est exprimée
42:34à l'occasion
42:35de la journée mondiale
42:36de la radio
42:37sur ce sujet
42:38dans une vidéo
42:39qui est disponible
42:39en ligne
42:40et qui a porté
42:42qui a parlé
42:43de l'importance
42:44de la radio
42:46de façon générale
42:47mais pour toutes
42:48les raisons
42:49qu'on a évoquées
42:50mais en particulier
42:51de la radio
42:51d'avoir
42:52d'intégrer
42:54les récepteurs radio
42:56dans les véhicules
42:57il y a également
42:58une lettre
42:59qui a été signée
43:00par des députés européens
43:02il y en a 17
43:03qui ont écrit
43:04à Ursula von der Leyen
43:06donc la présidente
43:07de la commission européenne
43:07en janvier
43:09de cette année
43:10pour l'encourager
43:11à proposer
43:13cette intégration
43:15obligatoire
43:15des récepteurs
43:16dans les véhicules
43:16donc on a été
43:18bien sûr
43:18encouragé
43:19par ces développements
43:20et on espère
43:21que ce soutien
43:24va continuer
43:25de croître
43:26Sybille
43:27voulait rajouter un mot
43:28et je crois
43:28que le président
43:29de l'ARCOM
43:30voudrait aussi
43:30rajouter un petit mot
43:31non ?
43:33Moi je voudrais saluer
43:34les propos
43:34très forts de Philippe
43:36c'est vrai que
43:36depuis quelques années
43:38on a pris l'habitude
43:39d'essayer de se coordonner
43:41systématiquement
43:42dans nos actions
43:43avec l'AER
43:44donc services publics
43:45et acteurs privés
43:46et il n'y a que
43:48ce front commun
43:49qui nous permet
43:49de peser véritablement
43:51devant le Parlement européen
43:52on le fait aussi
43:53sur un texte
43:54qu'on n'a pas évoqué
43:55qui est le DMA
43:56pour faire reconnaître
43:57les assistants vocaux
43:58comme des gatekeepers
44:00éviter que Amazon
44:02fasse de l'autopréférence
44:03par exemple
44:04je pense que vous avez
44:05tous lu
44:05ce que Amazon
44:06est en train de proposer
44:07de faire
44:08c'est-à-dire permettre
44:08avec de l'IA
44:10de faire des podcasts
44:11artificiels
44:12sur mesure à écouter
44:13pour les acteurs
44:14de la radio
44:15que nous sommes
44:15on voit tous
44:17je pense
44:18le risque
44:18et le danger
44:19qu'il y a
44:20face à ces nouveaux contenus
44:22qui s'éloignent
44:24très fortement
44:24de ce que nous
44:25nous portons
44:25en tant qu'acteurs nationaux
44:26il faut qu'on s'unisse
44:28et moi je voudrais dire
44:28une chose
44:29si au niveau européen
44:31on y arrive
44:31il faut qu'on y arrive
44:32aussi au niveau national
44:34parce que c'est en allant
44:35pour voir ensemble
44:36le gouvernement
44:37qu'on réussira aussi
44:38à faire en sorte
44:39que celui-là
44:42soit porté
44:43avec une voix forte
44:45par notre gouvernement
44:47au niveau européen
44:48et donc
44:49moi j'appelle aujourd'hui
44:52les acteurs de l'alliance
44:53à ce qu'on puisse
44:54définir des positions communes
44:56on l'a fait sur le DNA
44:57j'espère qu'on arrivera
44:59à le faire
44:59sur les autres textes
45:01SMA
45:01DMA
45:02et les autres
45:02sans ça
45:03on aura beaucoup de mal
45:04à être pris au sérieux
45:05par le gouvernement français
45:07et avoir notre position
45:08confortée
45:09je l'ai indiqué
45:11il y a quelques temps
45:11aux acteurs de l'alliance
45:12j'espère qu'on va pouvoir
45:14le construire
45:14parce qu'encore une fois
45:15ce qu'on peut faire
45:16au niveau européen
45:16je pense qu'au niveau national
45:18on doit pouvoir le faire aussi
45:19on donnera la parole
45:20à l'alliance
45:21tout à l'heure
45:21Constance
45:22pour en parler
45:22une question dans la salle
45:24le timing est très serré
45:27d'abord un remerciement
45:28à Bernard Guetta
45:29Cécile Megy
45:30France Média Monde
45:31ancienne directrice de RFI
45:33aujourd'hui France 24
45:34RFI Monte Carlo
45:35Doualia
45:35merci d'avoir cité RFI
45:37comme expertise
45:38à l'international
45:40et bien sûr
45:41ça ne date pas d'hier
45:42voilà
45:44mais on continue
45:45et je voulais
45:46évidemment donner
45:47quelques précisions
45:48sur les actions
45:49que nous menons aujourd'hui
45:50en consortium
45:50avec la Deutsche Welle
45:52et avec
45:52le média public polonais
45:55également
45:56dans le cadre
45:57de ce qu'on a dénommé
45:58le bouclier informatique
45:59et l'international
46:00extrêmement soutenu
46:01par des actions politiques
46:02françaises et allemandes
46:04auprès de la commission
46:05financées par des budgets
46:06européens
46:07et qui nous permettent
46:08aujourd'hui
46:08de renforcer nos langues
46:09dans l'espace
46:10russophone caucasien
46:11où on rejoint
46:13la question
46:13des ingérences étrangères
46:15de la désinformation
46:16des manipulations
46:17et là
46:17ce sont des actions
46:18qui rejoignent tout à fait
46:19l'idée d'une voice of Europe
46:21mais qui ne serait pas
46:22par le département
46:23d'état américain
46:24et qui en ce moment
46:25je pense que la souveraineté
46:26européenne
46:26a un vrai sens
46:27donc voilà
46:28nous allons développer
46:30et renforcer
46:31les offres en russe
46:32en ukrainien
46:33en moldave
46:34en roumain
46:34et la dernière née
46:36à peine une semaine
46:37une dizaine de jours
46:38la langue arménienne
46:39qui vient d'être développée
46:40par RFI
46:41pour l'instant
46:41c'est du numérique
46:42à venir
46:43il y aura de l'audio
46:44mais on s'adapte aussi
46:45aux supports
46:46et aux moyens
46:46de diffusion
46:48qui ont le plus d'impact
46:50nous avons encore
46:51pour RFI
46:52une FM à Révan
46:53et c'est aussi
46:54un moyen
46:55de développer la radio
46:56de croire en la radio
46:57dans un espace
46:58qui en a
46:59nous semble-t-il
47:00vraiment besoin
47:01mais tous les soutiens
47:02du Parlement européen
47:03nous seront utiles
47:03pour la suite
47:04de l'aventure
47:05du bouclier démocratique
47:06et informationnel
47:07Merci
47:08C'était donc pas une question
47:09mais un complément d'informations
47:11Merci en tout cas
47:11On va poser les questions
47:13de manière informelle
47:14si vous voulez
47:15après le temps passe très vite
47:16et on a des séquences
47:17qui nous attendent
47:18Merci en tout cas
47:19Philippe Pitcher
47:19Merci Sybille Veil
47:20Merci Bernard Guetta
47:22On a beaucoup parlé
47:24de la place stratégique
47:27de la radio
47:30comme média de résilience