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https://www.arcom.fr/actualites/audition-publique-pour-ledition-dun-service-de-la-television-numerique-terrestre-tnt-sur-la-zone-de-monistrol-sur-loire

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Transcription
00:01Bien, donc nous recevons Raphaël Mandola, président de l'association Leonardo da Vinci Média, c'est ça ?
00:12Absolument. Leonardo da Vinci Média, LDB Média, et Frédéric Laurin, enseignant, réalisateur,
00:20dans le cadre de l'appel à candidature pour l'édition de nos services de télévision,
00:25vocation locale, diffusée en clair par voie aertienne terrestre à temps complet et en définition standard dans la zone de
00:32Monistrol-sur-Loire.
00:33Vous avez déposé une candidature à cet appel à la candidature, et c'est dans ce cadre que nous vous
00:39auditionnons ce jour.
00:41Je crois qu'il est prévu qu'une vidéo soit diffusée, et ensuite vous pourrez présenter votre service,
00:47votre projet pour les prochaines années, la durée de la convention, et les membres du collège pourront vous poser.
00:53les questions qu'ils souhaiteront, ça vous va de faire un signe ?
01:05Non, pas bien.
01:09On commence par voie de…
01:11Comme vous voulez, si vous souhaitez introduire et ensuite lancer la vidéo à votre guise, je vous laisse la parole.
01:37Je vous remercie déjà de nous accorder cette audience,
01:44et nous venons présenter notre dispositif et motiver notre demande de conventionnement.
01:50Je vais laisser Raphaël vous faire un petit peu l'historique de notre dispositif, de notre chaîne de télévision.
01:57Bien, bonjour à tous, merci de nous recevoir.
02:00Raphaël Mendola, je suis professeur d'anglais et de cinéma, ici Leonard Vinci.
02:04L'aventure LDV Média, au départ, c'était l'aventure LDV TV, 2005-2006.
02:12Nous récupérons les studios de France 3 Régions, qui est une chaîne locale.
02:17On réinstalle tout ça avec le professeur de l'époque, le collègue de l'époque,
02:23et on monte ce plateau, et ça va commencer dans ces années-là, avec des corrections du baccalauréat.
02:31Voilà, ce sera le premier programme qu'on met en place.
02:35On a tout de suite l'idée, avec les deux collègues, de promouvoir l'éducation à travers l'audiovisuel,
02:44et de voir finalement un outil qui serve nos élèves,
02:49ce qui fait que les corrigés se font avec le professeur de mathématiques,
02:53ou le professeur d'anglais, ou le professeur de français,
02:55mais aussi avec des élèves sur le plateau.
02:57Et voilà, ça commence comme ça, dans les années 2005-2006,
03:03jusqu'à ce qu'on ait une autorisation en 2011,
03:07et on réponde à un appel d'offre TNT 2012 pour une convention,
03:13avec à l'époque le CSA.
03:16Alors aujourd'hui, LDV TV est devenu LDV Média.
03:20C'est un pôle médiatique qui est unique en France,
03:23dans l'éducation nationale en particulier,
03:25puisque nous sommes le seul lycée à disposer de deux médias intégrés
03:28au sein de l'établissement, Cosmic FM,
03:31qui est une station de radio qui émet sur la bande FM depuis 2008,
03:35et LDV Média, une chaîne de télévision, anciennement LDV TV,
03:39comme on vient de le préciser.
03:40Ces deux médias sont entièrement au service de la pédagogie,
03:43et sont au cœur de notre dispositif.
03:47Notre objectif est de donner accès à cet outil audiovisuel à nos élèves,
03:52à ceux du territoire, et plus largement à ceux de l'Académie de Clermont-Ferrand.
03:56En 2018, lors de mon arrivée au lycée,
03:59nous avons décidé avec Raphaël de fusionner la télévision et la radio
04:03dans une logique de cross-média,
04:05afin de mener une démarche unique,
04:07éduquer nos élèves à l'audiovisuel,
04:10et par l'outil radio également.
04:13Nous avons voulu institutionnaliser ce dispositif,
04:17lui donner un ancrage solide,
04:19et donc depuis 2018, je suis pour ma part chargé de mission
04:23auprès du Clémy de Clermont-Ferrand,
04:25membre du pôle académique d'éducation aux médias et à l'information,
04:29et interlocuteur départemental de la Haute-Loire
04:31pour le second degré, c'est-à-dire le collège et lycée
04:35pour l'éducation aux médias et à l'information.
04:38Cela nous permet donc de travailler à différentes échelles
04:41et de garantir des heures spécifiques
04:43consacrées à ces projets audiovisuels et radiophoniques,
04:48et également d'avoir un poste spécifique,
04:51qui est le mien, avec une décharge de 6 heures
04:54pour faire fonctionner cet outil qui est LDV Média.
04:57Sur cette diapo, on voit donc trois entités
05:01autour du dispositif LDV Média Cosmic FM,
05:05l'iMédia et la classe Média,
05:07et je laisse Raphaël nous parler plutôt
05:10de l'option cinéma audiovisuelle
05:11qui est historiquement la plus ancienne.
05:13L'option cinéma est évidemment une option artistique,
05:17il était important pour nous de penser le cinéma
05:21comme on peut penser la télévision
05:22et penser l'éducation aux médias.
05:25Et ça voulait dire qu'il fallait qu'on arrive avec nos élèves
05:29à produire des contenus
05:31qui étaient à la fois des contenus qui leur ressemblaient,
05:34mais aussi des contenus qui les emmenaient vers
05:38penser le récit, penser Hitchcock,
05:41de Hitchcock à TikTok,
05:42c'était un petit peu la philosophie
05:44de ce qu'on voulait construire avec nos élèves.
05:49Et aujourd'hui, on est encore une option facultative.
05:55Notre articulation avec LDV Média,
05:57elle s'est faite tout naturellement avec Frédéric,
06:00le plateau télé et les contenus audiovisuels,
06:04il s'agit bien d'une éducation au cinéma et à l'audiovisuel,
06:06et ça passe par évidemment des productions de fiction,
06:12des productions documentaires,
06:13des productions de reportages
06:15qui sont soit ancrées localement,
06:19soit délocalisées,
06:22ça dépend un peu des sujets et des partenaires
06:25ou des collaborateurs qui sont les nôtres à ce moment-là.
06:33Donc l'idée aussi peut-être sur ce point sur penser le cinéma,
06:40Hitchcock, penser l'audiovisuel, penser la télévision,
06:43pour nous c'était avant tout une façon aussi
06:47de raccrocher nos élèves à ce qui les fédère,
06:51c'est-à-dire au contenu qui fait qu'ils vivent ensemble,
06:55qui est une sorte de cohésion
06:58et pas simplement une idée qui serait
07:02je consomme aujourd'hui le média
07:05qu'à travers un écran individualisé
07:07et que ce soit le cinéma ou que ce soit la télévision,
07:12pour nous c'était l'idée de l'écran partagé
07:13et donc l'idée d'une cohésion
07:18et d'un rassemblement
07:20où les uns et les autres regardaient dans le même sens.
07:24Et afin de mieux comprendre nos programmes,
07:28je terminerai sur l'éducation au média
07:30et la dimension de tiers-lieu d'LDV Média.
07:34Donc l'immédiat, c'est un atelier artistique
07:36tous les mercredis après-midi
07:38où les élèves ont leur télé, leur radio ouverte
07:40et font fonctionner tout simplement leur outil.
07:43Ils prennent rendez-vous avec des artistes,
07:45ils ont un téléphone,
07:47ils s'organisent en rédaction,
07:48on a des confes de rédac en début forcément de séance
07:53et les élèves s'organisent.
07:55Si on est en train de diffuser l'épisode 3,
07:58c'est que l'épisode 4 est déjà fini d'écrire,
08:00que le 5 est en préparation
08:05et que forcément que la diffusion
08:08et la grille de programmes
08:10diffusent déjà le premier épisode.
08:13Pour ce qui est de la classe média,
08:14c'est 35 élèves qui découvrent à la rentrée,
08:18qui font partie d'une seconde,
08:19qui ne m'ont pas demandé quoi que ce soit,
08:21mais qui font partie d'une seconde,
08:22qui a un projet de classe.
08:24Toutes les trois semaines,
08:25au lieu d'aller en études diriger,
08:26travailler les maths, le français, l'histoire, l'anglais,
08:30ils vont travailler avec des journalistes professionnels
08:32qui viennent sur place toutes les trois semaines.
08:35C'est un dispositif régional,
08:37c'est la région Auvergne-Rhône-Alpes
08:38qui finance la venue des journalistes
08:41et les élèves sont amenés à partir du mois de janvier,
08:45une fois des ateliers de pratique
08:48et un outillage par les journalistes,
08:51une fois bien outillés,
08:53ils vont donc trouver un sujet,
08:55un angle, écrire, tourner, produire, monter
08:59et enfin diffuser au mois de mai
09:01sur la chaîne, évidemment, LDV Média.
09:06La dimension de tiers-lieu est variable,
09:10elle peut aller de la simple visite,
09:12découverte d'un plateau avec quelques petits ateliers,
09:15jusqu'à la production complète
09:17d'émissions, de programmes.
09:20La chaîne, par exemple, Chouette TV,
09:22d'un collège de secteur,
09:24a remporté le prix médiatique en 2025,
09:27puisqu'elle est venue co-écrire avec nous,
09:30évidemment, et bénéficier de l'expertise
09:32d'LDV Média, du pôle médiatique du lycée.
09:39Voilà, c'est peut-être la possibilité
09:43pour nous de vous montrer concrètement
09:44et les installations et cette logique de tiers-lieu.
09:48La semaine prochaine aura lieu
09:49la deuxième édition de cette journée EMI
09:52que vous allez pouvoir voir en vidéo.
09:55Donc, elle est programmée au jeudi 26 mars 1926.
09:59Voici la première édition.
10:28Sous-titrage Société Radio-Canada
10:28Là, je le fais par transition,
10:31mais tu vois, on a le mix de deux images.
10:33Il n'y a pas un petit temps du collet, par exemple ?
10:35Non, non, c'est fait en direct.
10:36C'est bien une régie en direct.
10:39C'est un film aussi Radio-Scoop,
10:41ce qu'on appelle une radio locale et musicale.
10:46Mais la Cour d'appel de Lyon a rendu hier un avis contraire permettant à la mairie du Cuamblais de
10:51relancer le projet.
10:52Justice Toujours, près de chez nous, le projet de parc éolien des Bastres refait l'actualité.
10:58Merci beaucoup pour ces réponses et on se retrouve pour une nouvelle interview sur la vidéo.
11:05On a trouvé que, je ne sais pas si ceux qui étaient là ont vu,
11:07souvent c'était les mêmes images qui appenaient.
11:10Pratiquez-vous le cirque ?
11:11Je pratique le cirque à Saint-Sigolène,
11:14à côté du musée de la Frète, de leur fabrique.
11:17Ils n'avaient mis que 10 centimes d'euros.
11:20Une belle opération rencontrée par le col-flage.
11:48Les enfants étaient encore soignants,
11:50ils n'avaient pas peur de faire de leur boulot alors que je leur avais dit que c'était anonyme,
11:54bien évidemment.
12:10Irée, peux-tu te présenter pour les gens qui nous écoutent ?
12:13Je suis partie en langue pour faire mes études à doigts dans le lycée.
12:18Merci, Irée, d'avoir accepté notre invitation et de t'être prêtée au jeu.
12:22Quant à nous, on se retrouve très bientôt sur Cosmic FM.
12:31Le skate de Romain avec son chien, c'est rigolo, c'est une anecdote.
13:00En dehors de la semaine de la presse et des médias à l'école,
13:02c'est la fête de la radio qui va se tenir au mois de juin.
13:08Et donc, le 5 juin, nous allons aller en classe, en direct des classes,
13:14faire des émissions de radio avec les primaires de secteur sur le département.
13:21C'est une fête de la radio qu'on avait déjà menée avec nos élèves,
13:25avec des interviews en visio à l'époque de plusieurs personnes qui font partie de ce monde.
13:34Je crois qu'il est plus simple maintenant de voir le contenu des programmes de notre chaîne,
13:39donc des contenus assez variés qui vont des productions de l'immédiat,
13:44cet atelier du mercredi après-midi, à ceux de la classe média,
13:48ou encore les programmes faits par les scolaires du secteur.
13:53Une micro-chaîne aussi est créée, c'est Your TV News, elle est en bas de cette diapo.
14:00C'est une centaine de programmes qui sont faits par an par des élèves de section européenne
14:04en langue originale, donc la langue de Shakespeare, non sous-titrée.
14:08Pour ce qui est de la petite vignette que vous avez à côté,
14:12en plateau télé, on a nos terminales de management et gestion
14:16qui créent une émission qui s'appelle la Minute Éco
14:19et qui présentent chacun, donc ça c'est 120 épisodes par an,
14:24qui présentent chacun un fait, une nouveauté, marketing pour LDV Média.
14:35Évidemment, les élèves de cinéma audiovisuel créent, comme Raphaël vous l'a dit,
14:39beaucoup de contenu et surtout un partenariat fort avec le festival de Clermont-Ferrand.
14:45Oui, chaque année, on se retrouve à Clermont-Ferrand pour le festival fin janvier, début février,
14:51donc cette année c'était la 45e édition.
14:54En bas à gauche, vous avez un diapo sur le plateau reconstitué,
14:59donc là on est localisé au conservatoire Emmanuel Chabrier,
15:02on était au marché du cours, à la piscine Coubertin, ça dépend où on veut bien nous accueillir,
15:07on s'installe et les élèves reçoivent des acteurs ou des réalisateurs
15:13pour lesquels ils vont préparer une interview en ayant travaillé le film en amont
15:20et ces réalisations plateau en délocalisée puisqu'on se retrouve à Clermont se font entre 6 et 12 plateaux chaque
15:29année.
15:31L'expérience est extraordinaire parce qu'ils sont à la fois spectateurs, festivaliers, intervieweurs, journalistes,
15:39parfois aussi monteurs, donc c'est dense, pour nous c'est fatigant,
15:47mais on sait où on va, c'est de la bonne fatigue.
15:53Et voilà, chaque année c'est assez réinventé, alors c'est le festival, voilà, il a évolué,
15:59on le connaît depuis longtemps, mais voilà, pour nos élèves c'est un moment, c'est un vrai temps fort.
16:07Voilà, on tient à leur faire découvrir, je sais que dans leur parcours scolaire,
16:12cette semaine-là ils ne l'oublient jamais.
16:14Et enfin, les perspectives pour notre chaîne sont à différents niveaux.
16:21Nous souhaitons pérenniser notre partenariat avec TDF, qui est notre diffuseur historique de la chaîne.
16:29Nous développons des partenariats au quotidien, en ce moment nous travaillons pour France Travail,
16:34la Fédération française de handball avec des contenus courts sur les bons gestes,
16:39les bons comportements autour et sur un terrain de hand.
16:43On travaille avec la Ligue de l'enseignement, l'Académie de Clermont-Ferrand en ce moment aussi.
16:48Et à court terme, je vous ai parlé de la journée du 26 mars, l'identique de celle que vous
16:52avez vue en vidéo.
16:54Et le 1er avril, par exemple, je co-animerai le Tour de France de l'EMI,
16:58un atelier avec Christophe de Vallembrasse du Médialab de France Télévisions
17:02pour des questions de débunkage et d'intelligence artificielle.
17:11Merci beaucoup pour cette présentation très vivante.
17:15On est également extrêmement attaché à l'éducation, aux médias,
17:18et donc tout ce que vous présentez résonne très positivement par rapport à nos missions.
17:23Juliette, si tu veux commencer les questions ?
17:31Ton micro clignote pour une raison.
17:33Je vais peut-être éteindre le...
17:36Oui, oui, c'est une régulation, toutes les régulations d'ici.
17:41Donc, comme je disais, candidature est assez atypique,
17:44donc c'est intéressant de vous rencontrer,
17:47de voir très concrètement ce que ça signifie,
17:49parce que, enfin, ça ne vous aura pas échappé,
17:51c'est quand même en temps complet.
17:52Donc, vous avez vraiment une grille de programme en temps complet,
17:55c'est pas...
17:56Donc, c'est ça qui est...
17:58Et alors, j'ai une question vraiment d'intérêt personnel,
18:00mais est-ce que vous avez suscité beaucoup de vocations au sein de vos élèves ?
18:03Vous avez un taux de journaliste plus important que la moyenne ?
18:10Est-ce que vous gardez contact, justement, avec eux ?
18:22Je disais, donc, c'est un peu plus âgé que Fred,
18:25donc je vais répondre, parce que sur 20 ans de pratique
18:28entre l'option et la télévision,
18:30je dirais qu'on a 8 %,
18:338 %, c'est pas mal, de nos effectifs d'élèves
18:36qui se lancent soit dans le cinéma, soit dans le journalisme,
18:39la communication, mais voilà.
18:42Donc, on a des élèves qui sont devenus professeurs des universités,
18:47des élèves qui sont devenus graphistes,
18:49des élèves qui sont dans le cinéma,
18:50donc professeurs des universités, graphistes,
18:52des élèves qui sont dans le journalisme,
18:55Steadicammer,
18:56ça va du BTS audiovisuel au docteur,
19:00Donc, c'est, voilà,
19:02et je dirais que c'est assez constant.
19:08Quand Fred est arrivé,
19:11il y a eu encore un nouveau souffle avec LVMédia,
19:14mais une vraie appétence pour l'image.
19:20On parlait tout à l'heure de TikTok,
19:22de Hitchcock à TikTok,
19:23c'était quelque chose qui, nous, nous habitait,
19:28parce qu'on savait qu'il se passait quelque chose sur 20 ans,
19:32il s'est passé quelque chose dans la consommation des images
19:34et entre l'écran partagé et la fragmentation des écrans,
19:39il y avait quelque chose qui se jouait,
19:40un véritable enjeu, encore une fois,
19:42penser à la télé, penser au cinéma,
19:44et c'est quelque chose qu'on sentait avec nos élèves
19:48et qu'on travaillait,
19:50et donc, du coup, voilà,
19:51pour vous répondre très concrètement,
19:55oui, je pense qu'on a suscité des vocations.
20:02Merci, Antoine Boilet.
20:03Merci beaucoup.
20:05Moi, je regardais ces images en me disant
20:06« j'aurais vraiment aimé avoir ça dans mes différentes formations ».
20:12Non, moi, ma question pour prolonger ce que vous venez de dire,
20:14c'est est-ce que vous constatez concrètement,
20:17avant de se projeter sur ce qu'ils veulent faire après,
20:20mais que cette manière de travailler autour de la radio et de la télé
20:24d'ores et déjà modifie leur manière d'être en relation
20:30avec le téléphone portable,
20:32leur manière d'interagir avec les réseaux sociaux ?
20:34Est-ce que ça les amène,
20:35ce qui est le but quand même en partie de l'EMI,
20:38mais à aller plus vers les médias traditionnels ?
20:41Comment vous, avec 20 ans de…
20:44Comment vous voyez ça ?
20:48Pour ce qui est de la prise d'information,
20:51le rapport à l'information,
20:53les élèves de la classe média, d'ailleurs,
20:56partent souvent sur des débats
21:00et des fois réclament de la factualité,
21:04demandent dans un débat,
21:05tu es dans l'opinion, tu es dans le…
21:07Et ce discernement-là,
21:09c'est justement les dispositifs qu'on met face à nos élèves
21:14parce qu'ils investissent forcément l'outil télé, l'outil radio.
21:19Quand ils sont dans l'écriture,
21:20ils se rendent compte du temps long que ça peut représenter
21:23que d'écrire avant de produire,
21:26que l'improvisation face à un micro,
21:28que tout doit être sur un conducteur,
21:30tout doit être prompté,
21:32si on veut quelque chose d'assez qualitatif
21:35et surtout quelque chose qui aille vraiment dans le sens du projet.
21:42Et nos élèves sont quand même,
21:47dans leur esprit critique,
21:49sont ambitieux grâce à l'outil télé et radio
21:53dans leur production,
21:55mais très, très scrupuleux sur les sources,
21:59les mises en réseau de sens aussi
22:02parce que là, fake news qu'est là,
22:05qui était un petit scénario joué pour ces collèges,
22:10ça a été pensé par nos élèves,
22:11c'est-à-dire que c'est la classe média
22:12qui a écrit le scénario avec nous.
22:16Et l'idée, c'est d'aller chercher justement des sources.
22:21On a démantelé un réseau de riz en plastique en Chine,
22:27qu'est-ce que c'est que cette information,
22:28d'où sort-elle ?
22:29Nous, en fait, on a pris une image,
22:31on l'a légendée, on l'a détournée,
22:33c'était un plasticien en train de créer des plats,
22:35vous savez, les plats qui sont généralement présentés
22:38dans les buffets asiatiques
22:40pour tout simplement pouvoir commander le bon numéro.
22:44Ça a été légendé, ça a été perverti,
22:46cette information n'est pas une information.
22:49Et en fait, tout ce travail-là de débunkage,
22:52nos élèves sont allés jusqu'à créer un scénario.
22:55Alors, on leur fait jouer des scénarios
22:56qui sont consacrés, classe investigation,
22:59on leur fait jouer des scénarios
23:01qui sont proposés par le Clémy,
23:02mais maintenant, ils en sont au niveau méta,
23:06je dirais, de vouloir créer
23:08pour pouvoir amener à se forger un esprit critique.
23:11Donc, nous, on est dans un espèce de laboratoire,
23:16parfois, plus que dans une télé,
23:18c'est-à-dire qu'ils sont dans le laboratoire
23:20en train de manipuler l'information
23:22pour voir comment l'amener
23:26aux petits frères, aux petites sœurs
23:28qui viennent dans les collèges,
23:29dans les primaires qu'on accueille.
23:36Merci.
23:38Merci beaucoup.
23:40Alors, une question, ne vous en choquez pas,
23:43mais on voit bien que votre travail,
23:45il est tourné sur, notamment, un établissement,
23:49un vrai projet qui est fait
23:51d'éducation, médias et autres.
23:54En quoi ça vous apporte particulièrement
23:56quelque chose d'avoir une chaîne hérticienne
23:58pour réaliser cela,
24:00avec toutes les contraintes que ça entraîne,
24:02les partenariats que vous avez dû avoir avec TDF ?
24:05Même si vous êtes des bénévoles
24:07et vraiment tout ce qui est fait,
24:09l'est fait en direct,
24:11mais s'inscrire dans cette chaîne hérticienne,
24:13forcément, c'est beaucoup plus lourd.
24:16Ça vous apporte malgré tout plus
24:18que si vous étiez, par exemple,
24:20sur une chaîne YouTube
24:21ou autre chaîne qui serait diffusée autrement ?
24:27C'est vraiment la problématique
24:30de la fragmentation des écrans
24:32et de l'écran partagé.
24:33La chaîne hérticienne, c'est l'écran partagé.
24:35C'est l'écran où on se réunit
24:37pour regarder une production
24:38qui était faite par le petit-fils
24:42ou la petite-fille.
24:44Et justement, c'est une façon
24:47complètement différente
24:48de consommer l'information
24:50ou de changer ou de redéfinir
24:53le rapport à l'écran aujourd'hui.
24:56L'air tient ici pour nous,
24:59qui sommes une chaîne associative,
25:02qui sommes dans une configuration atypique,
25:05vous l'avez dit,
25:06parce qu'on a choisi un modèle non marchand.
25:09L'air tient, pour nous,
25:10c'est la garantie, justement,
25:12de dépasser la fragmentation des écrans
25:15et de dépasser le conflit intergénérationnel.
25:20C'est vraiment la cohésion.
25:21C'est vraiment le retour à,
25:23encore une fois,
25:24je trouve que la notion d'écran partagé,
25:26c'est des crans qui réunissent,
25:30qui rassemblent.
25:31C'était vraiment ça l'idée dans l'air tient.
25:33Parce que, de toute façon,
25:35cette question nous a toujours été posée.
25:38Et forcément, pour nous,
25:40c'était évident depuis le début
25:42qu'on n'avait pas besoin,
25:44finalement, avec YouTube,
25:47avec Dailymotion à l'époque,
25:49on n'avait pas besoin.
25:50Mais si on l'a choisi,
25:51c'est que c'était pensé comme ça.
25:52Et que c'était justement intergénérationnel,
25:56rassembleur,
25:57et proprement et profondément éducatif,
26:00et profondément,
26:02voilà, il y avait une vraie identité
26:04dans le modèle et dans l'intention.
26:06D'où ce choix-là,
26:08qui est vraiment un choix assumé,
26:11auquel on est attaché.
26:15Catherine,
26:16gentille de Cancoude.
26:18Oui, bonjour,
26:19bravo, c'est super.
26:20Je pense que si on avait ça
26:22dans toutes les écoles,
26:24ça irait mieux,
26:25comme dit mon collègue.
26:27Moi, je voulais vous parler plus du cinéma.
26:29J'ai cru comprendre
26:30que vous aviez une petite faiblesse
26:31pour Hitchcock.
26:33Voilà.
26:34Mais vous dites que vous diffusez des œuvres
26:37qui sont tombées dans le domaine public.
26:39Donc, est-ce que vous pouvez nous donner des exemples ?
26:42Si vous avez des,
26:43j'allais dire des saisons,
26:45mais est-ce que c'est lié au programme scolaire ?
26:49Est-ce que vous avez des années
26:50avec des prédominances de certains sujets ?
26:54Qu'est-ce que vous sélectionnez ?
26:59Alors,
26:59en ce qui concerne les œuvres
27:01qui tombent dans le domaine public,
27:02il faut faire très attention
27:03parce que parfois,
27:04elles sont rachetées
27:04et on ne le sait pas.
27:05Et donc,
27:06on se fait rattraper
27:08et on se fait gentiment taper sur les doigts
27:10parce qu'on croyait
27:11que ça nous est arrivé
27:12avec Franck Capra,
27:15Mick John Doe,
27:16l'homme de la rue
27:17qui était tombé dans le domaine public
27:18qui avait été racheté, etc.
27:20Donc, on ne peut pas faire ce qu'on veut
27:21et on ne sait pas toujours
27:22ce qui a été racheté.
27:23Donc là,
27:25ce que disait Frédéric tout à l'heure,
27:26c'est que
27:27ce qui est important,
27:28c'est que les œuvres
27:29que l'on propose
27:31sont des œuvres
27:31qui sont produites par nos élèves.
27:33Ces œuvres-là,
27:34elles sont inspirées.
27:35Vous savez,
27:36on pourrait dire
27:37qu'il y a trois étapes.
27:38C'est l'imitation,
27:40l'initiation,
27:41l'imitation,
27:42l'initiation
27:43et vers la création.
27:44Donc,
27:45imitation, innovation, création.
27:47Voilà.
27:47Imitation, innovation, création,
27:48on leur dit toujours
27:49à la manière de
27:51rajouter quelque chose
27:52qui est propre à vous-même.
27:54et puis cette fois,
27:55c'est la page blanche
27:56et on part de zéro
27:57et on fait tout.
27:58Donc là,
27:59pour le coup,
28:00on est dans cette approche-là
28:02de création avec nos élèves.
28:04On est une option cinéma facultative.
28:07On a déposé
28:08au sein du conseil
28:09en enseignement
28:09de notre établissement
28:11la demande de la spécialité,
28:13ce qu'on appelle
28:13les spécialités aujourd'hui
28:15au baccalauréat.
28:17Ça a été accepté
28:18au sein de l'établissement.
28:19La demande sera poursuivie
28:21auprès du rectorat en octobre.
28:23Voilà.
28:24On espère,
28:24avec Frédéric,
28:25qu'au regard
28:29du matériel
28:30et des savoir-faire humains
28:31qui sont réunis dans le lycée,
28:32on pourra aussi avoir
28:33cette spécialité
28:33parce que pour le coup,
28:34ce que vous disiez,
28:36il y a des œuvres au programme.
28:39Justement,
28:39il y a des choses à étudier
28:40qui sont véritablement
28:42qu'on pourrait le faire
28:43en littérature.
28:45comparer,
28:46donc là,
28:46avec le cinéma
28:47et là,
28:48pour le coup,
28:49avec une spécialité cinéma
28:50audiovisuelle,
28:52là,
28:52pour le coup,
28:52on aurait véritablement
28:53encore eu
28:54un autre volet,
28:56une autre voilure.
29:01Antoine,
29:01volet,
29:03pardon,
29:04Romain,
29:04Alex,
29:04c'est un...
29:06La fatigue,
29:07la fatigue qui affecte.
29:09C'est un running gag
29:09et la fatigue,
29:10pardon.
29:10On est une autorité,
29:11on a beaucoup d'humour
29:12entre nous.
29:13C'est des faiblesses.
29:15Bravo pour ce que vous faites,
29:16en plus,
29:17c'est une très belle région
29:18que je connais un peu,
29:19où il y a certaines...
29:21d'où viennent certaines célébrités,
29:22comme Timothée Chalamet,
29:23s'il ne dit pas de bêtises,
29:25qui a des...
29:29Exactement.
29:34l'opéraïe au balai,
29:35au passage,
29:35parce que je suis attaché
29:36à l'opéraïe au balai.
29:39Moi,
29:39j'avais une question
29:40sur le parcours
29:41des lycéens.
29:45Comment vous...
29:45Enfin,
29:46comment ils accèdent,
29:47en fait,
29:49aux deux médias,
29:50à la télé,
29:51à la radio ?
29:52Est-ce que tout
29:52une classe d'âge,
29:54il passe ?
29:55Est-ce que c'est
29:55sur le volontariat ?
29:56Comment vous les sélectionnez ?
29:59Il y a différents moyens
30:01d'avoir accès
30:02à ces outils.
30:03On peut être producteur
30:05des devoirs des élèves,
30:06c'est-à-dire coproducteur,
30:07c'est-à-dire que
30:08je dois rejouer
30:09un dialogue de...
30:11Je dois rejouer
30:12une scène de film,
30:13je vais la faire
30:14sur le fond vert.
30:15C'est nos élèves
30:15du mercredi après-midi
30:17de l'atelier
30:17qui vont, eux,
30:18faire les intégrations
30:19VFX, par exemple,
30:20pour rejouer une scène
30:22ou donner la réplique
30:23à un acteur,
30:24refaire un discours
30:26de Martin Luther King
30:27en anglais, par exemple,
30:28ou un audio guide
30:29sur Barcelone.
30:30Ça, c'est des choses
30:30qui vont être montées
30:31et reproduites
30:32par nos élèves.
30:33Donc, ça, c'est le degré.
30:35J'ai besoin de l'outil.
30:37Plutôt que de caler
30:37mon téléphone
30:38dans ma chambre
30:38et essayer de faire
30:39quelque chose,
30:40on descend au plateau
30:42et à la télé
30:43ou à la radio.
30:45Autre possibilité,
30:46les collègues
30:47ont des projets de classe
30:47et nous font venir
30:49les élèves.
30:49C'est le cas des élèves
30:51de management et gestion
30:52qui ont parfois
30:54à tort,
30:55mauvaise presse
30:55parce que c'est un bac
30:57technologique
30:57et qu'on n'est plus
31:00dans la voie générale.
31:02Je ne sais pas
31:03pour quelle raison,
31:03mais on estime
31:04que l'outil télé,
31:06c'est quelque chose
31:07qui se fait en plus
31:08et donc quelque chose
31:09qui peut se faire en moins.
31:10C'est-à-dire que ça peut
31:11être un bonus,
31:12on ne va peut-être pas
31:12perdre de temps avec ça.
31:13Là, au contraire,
31:14nous, on est dans
31:15une culture d'établissement
31:16où les collègues
31:17nous ont fait descendre
31:18les 120 élèves
31:19et on crée un épisode.
31:21Chacun produit, écrit
31:23en amont
31:24et un retour aussi,
31:26une vidéoscopie
31:26où il veut se voir.
31:28Autre possibilité aussi,
31:30c'est donc soit faire partie
31:31de la seconde classe média,
31:33soit faire partie de l'atelier,
31:35mais là, on s'inscrit,
31:36il y a un nombre de places
31:36assez limité aussi,
31:38on ne va pas se le cacher,
31:40mais sinon,
31:41c'est des élèves
31:42qui viennent de leur propre chef
31:44aussi pour réaliser
31:47des projets,
31:48des choses qu'ils ont en tête.
31:49En dehors des options
31:49qui regroupent jusqu'à 70,
31:5280 élèves par an aussi.
31:56Pour compléter ce qu'il dit Frédéric,
31:57il y a 1000 élèves
31:58au lycée Léonard de Vinci,
31:59ils ont tous accès
32:00à la télévision,
32:01soit dans un projet pédagogique
32:03de leur enseignant,
32:04soit parce qu'ils veulent visiter
32:05le plateau
32:06ou parce qu'ils sont curieux
32:07tout simplement.
32:08Sur l'option à trois niveaux
32:10seconde première terminale,
32:12on est aujourd'hui
32:14à une cinquantaine d'élèves,
32:16ils ont choisi
32:17simplement de faire
32:18du cinéma audiovisuel
32:19et évidemment,
32:20ils ont accès aussi
32:21à la télévision.
32:23Ce qui est intéressant,
32:25ce que disait tout à l'heure Frédéric,
32:26c'est que
32:27c'est rayonnant
32:28parce que c'est ouvert
32:29à tous les collèges,
32:31lycées,
32:32alentours
32:32qui veulent avoir
32:33une expérience.
32:34Et donc,
32:35pour le coup,
32:36c'est un outil
32:37qui est
32:39pas seulement transversal,
32:40mais qui est
32:42communautaire,
32:43c'est-à-dire qu'on le partage
32:44et qu'ils peuvent venir,
32:47même les écoles primaires,
32:49viennent pour visiter
32:50et pour apprendre
32:51et pour faire des plateaux.
32:53et en ce moment,
32:54on a un cycle
32:55de conférences
32:56comme chaque année,
32:57philosophiques
32:58et scientifiques.
32:59Là,
33:00c'est la Sorbonne
33:01qui descend
33:01à Monistrol-sur-Loire
33:02dans un amphithéâtre
33:04avec une captation.
33:05Cette offre
33:06de diffusion
33:08qui se fait après,
33:09cette offre
33:11de rattrapage
33:11est visualisée.
33:13Il y a des commentaires,
33:15il y a des élèves
33:15qui jouent les intermédiaires
33:16et qui recontactent
33:17le conférencier
33:18pour pouvoir transmettre
33:19le questionnement
33:21qu'on reçoit nous
33:22sur la boîte mail
33:23de la télé.
33:25Il y a tout ce tissu,
33:27ce maillage-là
33:27qui se fait.
33:28C'est-à-dire qu'on a
33:29des élèves
33:29qui sont en train
33:30de faire la régie
33:31sur une conférence
33:31philosophique
33:32et qui se disent
33:32« ça pourrait être pour moi,
33:34je ne suis qu'en seconde
33:35et la philo,
33:37ça commence quand ? »
33:38Voilà,
33:38c'est le genre de questions,
33:39le genre de petites choses
33:40qu'on arrive à allumer,
33:42de petites étincelles
33:43qu'on arrive à capter
33:44avec cet outil-là.
33:49Merci beaucoup.
33:51Il y a d'autres questions ?
33:57Merci beaucoup
33:57pour ces éclairages
34:00que nous avons tous
34:01beaucoup intéressés.
34:03Pas tout à fait exactement
34:03ce qu'on est habitué
34:04à entendre
34:06en termes de projet télé,
34:07mais c'est la partie
34:08de la diversité.
34:09En tout cas,
34:09on s'en réjouit fortement.
34:11Merci beaucoup.
34:11Merci beaucoup.

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