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00:02Monsieur le député européen, cher Bernard Guetta, amoureux de la radio, on le sait depuis très longtemps,
00:09monsieur le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité Nationale, cher Nicolas Roche,
00:14mesdames, messieurs les dirigeantes et dirigeants de radio, également, je salue particulièrement Constance Minquet, Sibyl Veil,
00:20je sais également que Karim Négar est parmi nous, donc je le salue en tant que président de TDF.
00:25Mesdames et messieurs, chers amis, sans pouvoir vous citer tous, mais je sais que vous êtes tous des amis de
00:30la radio,
00:31bienvenue à ces assises de la radio, un exercice auquel l'ARCOM est particulièrement attaché,
00:37un attachement à la mesure de la place singulière du média radio dans notre vie collective,
00:42et je crois que la diversité, la richesse de l'assistance à ces assises montre que l'attachement à la
00:50radio est partagé,
00:51et je veux vraiment saluer la présence de tous les acteurs de la radio, publics et privés,
00:57de parlementaires européens et français dans la matinée, de partenaires nationaux et internationaux,
01:04et nous aurons en fin de matinée la présence de la ministre, signe supplémentaire de l'importance que nous accordons
01:11tous à la radio.
01:12Je veux remercier très chaleureusement Romain Lalex et les services de l'ARCOM pour l'organisation à la fois intellectuelle
01:21et matérielle de ces assises.
01:23Leur engagement est permanent pour que ces assises permettent non seulement de célébrer la radio, mais aussi de la faire
01:29avancer.
01:30Car la radio est un média unique, 38 millions de Français l'écoutent tous les jours, 2h45 en moyenne.
01:37C'est le média de l'intimité, de la confiance, de la mobilité et de la proximité, avec près de
01:431 200 stations dans l'Hexagone et Outre-mer.
01:46C'est un média local vital pour la démocratie de proximité.
01:50C'est un média de crise et de souveraineté.
01:53Nicolas Roche en parlera dans quelques minutes.
01:57Et pour introduire, je vais essayer de rester concis malgré l'ampleur du programme Ces Assises,
02:02Je voudrais souligner trois messages.
02:05Le premier, c'est que face aux défis concurrentiels et économiques auxquels elle est confrontée, la radio résiste.
02:12Le second message, c'est que pour passer de la résistance à la résilience, il faut continuer à se moderniser.
02:18C'est notamment l'enjeu du DAP+.
02:20Troisièmement, que la compétitivité doit être protégée, assurée par des évolutions du cadre réglementaire européen ou national.
02:28Tout d'abord, quelques éléments du marché et le fait que dans un marché de l'attention ultra compétitif, la
02:34radio est sous pression,
02:36avec bien sûr et d'abord des mutations profondes des usages, une diminution du nombre d'auditeurs qui se poursuit,
02:43moins 1,5 million entre 2021 et 2025.
02:47C'est particulièrement vrai chez les jeunes qui passent plus de 3 heures par jour sur des médias dits algorithmiques
02:54et autres plateformes.
02:55Et on a ainsi une forme de rupture générationnelle avec seulement la moitié des 13-24 ans qui écoutent la
03:01radio tous les jours,
03:01alors qu'ils sont 80% chez les 35-59.
03:05Donc on voit qu'on a chez les jeunes adultes un vrai clivage qui se dessine.
03:11Et puis, si on parle de compétition, une bataille particulièrement difficile pour les radios musicales face à l'essor des
03:18plateformes de streaming.
03:20Des changements d'usage qui se traduisent mécaniquement par une pression économique accrue.
03:25Et nous avons mis à jour l'étude que nous avions conduite en 2024 avec la DGMIC sur le marché
03:32publicitaire.
03:32Et cette étude montre qu'en fait, entre 2005 et 2030, la radio aura perdu un tiers de ses recettes
03:38publicitaires en valeur, en valeur absolue,
03:39sans même prendre en compte l'inflation, là où le marché accrue de 60%.
03:43C'est-à-dire le risque de décrochage que l'on observe et le risque de déclassement économique,
03:50alors même qu'on est tous extrêmement attachés à la valeur éditoriale sociétale de la radio.
03:55Cette pression économique, elle est nourrie par une concurrence déséquilibrée et même inéquitable,
04:00inéquitable par la taille des acteurs, ceux du numérique par rapport à nos médias traditionnels,
04:06notamment dans la radio, qui est un média d'économie presque artisanale, qui est entre l'industrie et l'artisanat,
04:13par les asymétries de régulation qui résultent de notre modèle social et culturel,
04:19et qui, pour la plupart, sont pleinement justifiés par les ambitions de ce modèle,
04:23mais qui ne s'appliquent pas de la même façon aux plateformes.
04:26D'où il résulte un partage inéquitable de la valeur au profit des réseaux sociaux,
04:32des plateformes de partage de vidéos qui captent une part croissante de l'attention,
04:35sans porter les mêmes charges ni les mêmes responsabilités.
04:39C'est un problème, c'est aussi une urgence.
04:42La radio constitue un tissu indispensable au pluralisme, à la circulation des idées,
04:48et à la cohésion sociale.
04:49Si ce tissu se délite, s'il disparaît, on ne le recréera pas,
04:54on laissera des déserts sociaux et informationnels,
04:56et le champ libre à la radicalisation et à la désinformation.
05:01Il y a un constat qui est préoccupant, il y a aussi des motifs d'espoir,
05:05et je crois qu'il faut vraiment les observer avec attention.
05:07Plusieurs signes que la radio résiste.
05:10Ainsi, même si l'audience cumulée veille,
05:12ce qu'on appelle l'audience de la veille quotidienne,
05:14a diminué, 86% de la population continue à écouter la radio une fois par semaine.
05:20Les recettes, depuis 2019, se sont stabilisées là où elles diminuent pour la télévision.
05:25La durée d'écoute se stabilise.
05:27L'attractivité de l'AFM se maintient.
05:30On le constate lorsqu'on lance un appel aux candidatures.
05:33On a eu plus de 800 candidatures pour 350 fréquences la semaine dernière au collège.
05:38Et nous ne doutons pas que les fréquences qui vont être libérées par l'arrêt de Mouv
05:43susciteront un intérêt assez important de la plupart des acteurs du secteur.
05:50On compare également chez nos voisins une tendance qui est plutôt encourageante,
05:55notamment en Allemagne,
05:56où, grâce à la mobilisation de l'ensemble des leviers de diffusion
06:00sur tous les supports, notamment numériques,
06:02que ce soit en IP, en DAB+, sur les enceintes intelligentes,
06:06l'audience de la radio chez les jeunes en Allemagne a progressé ces dernières années.
06:11Et on observe également des tendances analogues chez nos voisins britanniques ou italiens.
06:17Donc, des motifs d'espoir, des constats de résistance.
06:22La résistance, c'est bien.
06:23La résilience, c'est encore mieux.
06:24Et ça, c'est l'enjeu de la transformation et de la modernisation du secteur et de sa diffusion,
06:31à commencer par le DAB+.
06:33Le DAB+, dont il n'est pas nécessaire de rappeler par le menu tous les avantages.
06:37Je les rappelle, la qualité et la continuité de l'écoute, la diversité de l'offre,
06:42l'absence d'intermédiaires entre l'éditeur et l'auditeur,
06:45ce qui est particulièrement important dans un monde d'interface propriétaire.
06:49Je veux à ce sujet saluer, d'abord, je salue Hervé Gottschaud,
06:52qui est le père spirituel et un peu plus que spirituel du livre blanc qui a été adopté en 2024
06:57et qui a tracé la voie sur la modernisation du paysage radio,
07:02saluer aussi les progrès remarquables accomplis par l'ensemble du secteur,
07:06les éditeurs, les diffuseurs, les équipementiers, les services de l'ARCOM,
07:09pour améliorer, progresser en termes de couverture géographique et démographique.
07:14Aujourd'hui, 80% de la population est couverte,
07:18toutes les villes de plus de 50 000 habitants,
07:20de même que 10 000 km d'autoroutes et même la quasi-totalité des 4 voies bretonnes,
07:26pour ceux qui connaissent la spécificité de bretonne,
07:28qu'il y a moins d'autoroutes que le reste du territoire,
07:30mais néanmoins, même si ce ne sont pas des autoroutes, on les couvre quand même.
07:33Donc c'est un accomplissement remarquable,
07:37qui ne suffit toutefois pas, comme le montre le taux de notoriété et d'équipement,
07:41qui plafonne quelque part aux alentours de 35%,
07:45ce qui n'est pas suffisant.
07:46Et aujourd'hui, deux ans après l'adoption du Livre blanc,
07:50avec des coûts de diffusion qui augmentent et des recettes qui sont sous tension,
07:54on voit de nombreux acteurs qui s'interrogent,
07:57certains même qui rendent leur fréquence,
07:59et on sent à tout le moins un besoin de clarification.
08:03Et puisque nous sommes à la veille d'échéance nationale importante,
08:07nous sommes convaincus à l'ARCOM que c'est le bon moment
08:09pour que tous les acteurs se donnent un nouveau cap,
08:12sachant qu'il y a deux grandes familles d'options schématiquement envisageables.
08:18La première, ce serait de choisir, comme nos collègues britanniques,
08:22un déploiement progressif fondé sur la complémentarité des trois modes de diffusion
08:27sans fixer un horizon à court terme pour une bascule collective.
08:31L'avantage, bien sûr, c'est de minimiser les risques de perte d'audience ou de revenus pour le média.
08:37L'inconvénient, c'est d'installer durablement un double coût de diffusion,
08:41sans doute pas soutenable pour une partie du paysage sans accompagnement financier,
08:45et peut-être de laisser l'IP radio prendre le pas dans ce contexte un petit peu incertain.
08:51Un tel scénario poserait sans doute, notamment pour des raisons financières,
08:56la question d'une révision des objectifs de couverture tels qu'on les a définis,
09:00pour des raisons, comme je le disais, de soutenabilité ou de pertinence économique.
09:06Deuxième option, qui est, je dirais, un peu l'opposé,
09:09c'est le scénario d'une bascule de l'ensemble du secteur à court ou moyen terme.
09:14Donc un scénario d'accélération, qui appellerait un investissement massif sur la communication,
09:20rendrait nécessaire de réaliser rapidement le dernier kilomètre en matière de couverture.
09:24On sait, ce dernier kilomètre, c'est souvent le plus coûteux,
09:27et c'est un scénario qui ne serait possible, en tout cas, qu'en changeant le cadre réglementaire,
09:33et certainement avec un soutien financier public important.
09:37On peut imaginer des scénarii intermédiaires, mais en tout état de cause,
09:42notre conviction à l'ARCOM, c'est que nous devons entrer dans une démarche plus proactive.
09:46Le Livre blanc a permis d'installer la réflexion, de fixer les repères.
09:51Aujourd'hui, il faut une démarche collective plus proactive,
09:54qui engage tout le secteur des pouvoirs publics, les pouvoirs publics et le régulateur.
09:59Et c'est en ce sens que nous lancerons à l'automne un travail de concertation et de modélisation des
10:04scénarios
10:04pour définir pour la fin de l'année et le début 2027,
10:09une plateforme commune pour l'avenir de la radio,
10:11une plateforme qu'on espère cohérente et commune,
10:15à défaut, qui clarifie les choix et qui permette au pouvoir public de se prononcer.
10:22Je précise aussi, puisqu'on parle des pouvoirs publics,
10:24c'est une incidente, mais malheureusement, le sujet revient à chaque projet de loi de finances.
10:29Il est extrêmement important qu'on puisse définir aussi pour le secteur associatif
10:32une trajectoire de financement du fonds de soutien à l'expression radiophonique
10:36qui soit stable pour qu'on évite les psychodrames à répétition auxquels nous avons eu droit
10:41et qui, je dirais, consomment une énergie inutile qu'on pourrait mobiliser plus utilement à d'autres chantiers.
10:47Ce n'est pas uniquement le cas de la récente commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
10:50mais on a parfois des débats comme ça qu'on pourrait s'éviter pour se concentrer
10:53sur ce qui est vraiment fondateur de solutions pour l'avenir.
10:57Puisqu'on parle de l'audiovisuel public, la modernisation,
10:59c'est aussi le plan de réaménagement des fréquences de Radio France.
11:04Je voudrais à ce sujet vous faire part de ma conviction,
11:07c'est que ce projet conduit par Radio France est difficile.
11:10Il est courageux. Il est imposé par les contraintes des finances publiques.
11:13Il n'est pas dénoué de risque pour Radio France.
11:16Et la présidente de Radio France a su en faire une perspective
11:20tournée vers l'information des Français en cohérence avec l'accord conclu avec le SGDSN récemment.
11:27Et par ailleurs, je crois qu'il est logique que les Français qui contribuent tous financièrement
11:31aux services publics puissent être plus nombreux à en bénéficier.
11:35Mais en tant que régulateur, nous sommes aussi parfaitement conscients
11:39des interrogations et craintes souvent légitimes que ce plan soulève
11:43et aussi des attentes, plus positives cette fois,
11:46qui suscitent compte tenu des fréquences qu'il va libérer.
11:49Pour l'ARCOM, deux mots d'ordre.
11:51Le premier, c'est la diligence pour respecter le timing de la bascule dans l'été
11:55et pour la mise sur le marché en toute transparence rapide des fréquences libérées par MOUV.
12:00Nous avons pris des décisions dans un temps record pour que ce soit possible.
12:03J'en remercie à nouveau les équipes de l'ARCOM.
12:07Diligence et vigilance.
12:08Vigilance sur le déroulement de l'opération elle-même
12:11et au risque de perte de repères pour les auditeurs,
12:14voire d'incompréhension pour certains qui ne retrouveront plus leur radio habituelle.
12:19Et vigilance, bien sûr, aux impacts sur l'ensemble du paysage radiophonique,
12:23à la complémentarité entre le public et le privé
12:26et à la nécessité de réunir les conditions qui préserveront l'unité du secteur,
12:31notamment en matière de recettes publicitaires de Radio France.
12:34Mais ce qui est clair, c'est que ce plan n'a pas pour objet,
12:36ne doit pas avoir pour effet d'augmenter ces recettes publicitaires.
12:39Ce n'est pas son objectif.
12:40Pour finir, je voudrais insister sur les chantiers réglementaires, législatifs
12:46qui s'imposent au niveau européen et national
12:49pour conforter la compétitivité de la radio.
12:52L'objectif, pour nous, c'est à la fois de protéger la radio
12:56et de lui permettre de conquérir de nouveaux espaces,
12:58notamment sur les réseaux numériques.
13:00Le principe, c'est rééquilibrer sans déréguler,
13:03parce que nous sommes extrêmement attachés
13:05à l'ambition éditoriale, culturelle, sociétale de nos radios.
13:10Concrètement, quels sont ces chantiers ?
13:12Les premiers au niveau européen pour nous,
13:15c'est Télifax, que je remercie,
13:16on a fait une couverture tout à fait synthétique et précise ce matin.
13:20C'est la révision de la directive SMA.
13:23C'est un débat qui peut paraître technique et lointain,
13:25mais la directive SMA, c'est le cadre qui permet
13:27la régulation de l'audiovisuel en Europe.
13:29Aujourd'hui, la radio et l'audio n'y sont pas expressément reconnus.
13:34Et l'ARCOM plaide pour que ce soit le cas,
13:36pas pour contraindre les radios.
13:37Il y a des règles nationales, on va en parler.
13:40Mais au contraire, pour pouvoir les protéger.
13:42Les protéger comment ?
13:43À travers deux leviers.
13:45Le premier, c'est assurer leur visibilité,
13:47ou en tout cas leur accessibilité, leur trouvabilité
13:50sur les différentes plateformes et interfaces,
13:53que ce soit les plateformes de streaming,
13:54les assistants vocaux, les dashboards dans les véhicules,
13:58tout en protégeant l'intégrité du signal
14:00comme les Anglais l'ont fait dans le cadre de leur Media Act.
14:04Donc, assurer la visibilité ou en tout cas l'accessibilité.
14:07Et de l'autre côté, imposer aux plateformes
14:09des règles, notamment des contraintes en matière publicitaire
14:13qui soient les mêmes que celles qui s'imposent aux acteurs nationaux.
14:17C'est un enjeu qui est partagé avec les télévisions
14:20et qui vise à assurer une équité.
14:22Deuxième chantier européen,
14:23la préservation de l'accès universel à la radio dans les véhicules,
14:27qui regroupe 30% de l'écoute globale.
14:31Il y a une mobilisation formidable du secteur à ce sujet
14:33et de l'ARCOM.
14:37Ça n'est pas encore gagné.
14:38Tant que ça n'est pas gagné, il faut continuer à se mobiliser.
14:40Je vous invite tous à continuer à le faire.
14:43Au niveau national, et en faisant rapide,
14:48la promotion de la compétitivité de la radio
14:51implique d'abord de transformer l'essai
14:53sur la question lancinante des mentions légales,
14:56dont l'inefficacité et aussi l'injustice
14:59a été, je crois, bien documentées par des rapports d'inspection.
15:02La décision de principe au niveau gouvernemental,
15:04elle a été prise.
15:06Romain Lalex, ici présent, a beaucoup plaidé en ce sens
15:08et je l'en remercie.
15:09Mais pour assurer sa traduction concrète législative,
15:13il faudra des engagements éditoriaux
15:15en matière de santé, d'environnement.
15:17Tout le monde peut y gagner,
15:18mais il faut que tout le monde joue le jeu.
15:22Deuxième catégorie de mesures,
15:25l'intégration,
15:27comment dire,
15:29l'idée que nous défendons au niveau européen
15:31d'intégration des récepteurs radio
15:34dans les véhicules, il faut aussi qu'elle trouve sa traduction
15:36en droit français, le président Laurent Laffont,
15:39qui va nous rejoindre,
15:40y est lui aussi extrêmement attaché.
15:42Je pense qu'il nous en parlera.
15:43Et puis, dernière mesure,
15:45simplifier et alléger les modalités de gestion
15:47des fréquences pour permettre une replanification
15:50beaucoup plus fluide dans les prochaines années.
15:52Si on veut déployer le DAB,
15:53nous en aurons besoin.
15:54Tout ceci, c'est un programme
15:57qui est ambitieux et complet.
15:59Ce ne sera possible que si c'est porté
16:01par le législateur,
16:03avec le soutien du gouvernement,
16:05la présence ce matin de Laurent Laffont,
16:07de la ministre qui nous rejoindra
16:09en fin de matinée,
16:10sera, je l'espère,
16:11l'occasion d'émettre des signaux positifs.
16:15Les pouvoirs publics doivent nous soutenir.
16:17C'est aussi le secteur lui-même
16:20qui doit prendre son destin en main.
16:22Je voudrais à ce sujet saluer
16:23la création et l'action
16:25de l'alliance de la radio
16:27après celle d'ensemble pour le DAB+.
16:29Le collectif est essentiel
16:31d'abord au sein du monde de la radio.
16:33Ce collectif, il est aussi essentiel
16:35dans les combats communs
16:37que nous devons mener
16:38avec les autres médias
16:40que sont la télévision et la presse,
16:41en évitant de rejouer sans cesse
16:44la zizanie alors que les Romains défèrent.
16:47Et quand je parle des Romains,
16:48je ne parle pas de Romain-Lalex,
16:50mais des plateformes.
16:52Car cette même approche collective,
16:55d'ailleurs, et je veux le souligner,
16:57doit prévaloir dans le cadre
16:58de la concertation en cours
17:00sur la diversité musicale
17:02où, avec nos amis
17:03du Centre national de la musique,
17:05nous cherchons à proposer aux radios
17:06et à la filière musicale
17:08des voix de convergence.
17:09Les premières conclusions intermédiaires
17:11en seront présentées aux professionnels
17:14avant la fin du mois de juin.
17:15Merci beaucoup à Antoine Boilet,
17:17Romain-Lalex et Jean-Baptiste Gourdin,
17:19le président du CNM,
17:21pour les progrès que nous essayons
17:23d'accomplir en ce sens.
17:24Voilà.
17:24Vous le voyez, les chantiers ne manquent pas.
17:27Ça nous promet une matinée très dense.
17:29Je vous remercie beaucoup
17:30pour votre attention.
17:31Je passe la parole à Didier Siamour
17:33qui va vous présenter le programme détaillé.
17:35Merci beaucoup à tous.
17:36Merci.
17:37Applaudissements
17:39Sous-titrage Société Radio-Canada
17:40Sous-titrage Société Radio-Canada
17:41Sous-titrage Société Radio-Canada