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https://www.arcom.fr/actualites/conference-de-larcom-sur-limpartialite-de-laudiovisuel-public
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00:01Bonjour à toutes et à tous. Je suis très heureux d'être avec vous ce matin en succédant à la
00:11présentation extrêmement intéressante qui vient d'être faite sur la mesure des attentes des Français.
00:18Car finalement, si l'ARCOM m'a posé ces deux questions, qu'est-ce que l'impartialité et comment faire
00:26pour la faire vivre, l'appliquer au jour le jour dans l'audiovisuel public,
00:32ce n'est pas par curiosité intellectuelle, ce n'est pas seulement pour améliorer les outils d'une régulation qui
00:39peut toujours être meilleure,
00:40c'est d'abord et surtout pour répondre aux attentes des Français. Car finalement, l'impartialité, qu'est-ce que
00:47c'est ?
00:47Sinon, le respect du public et le respect du public dans toute sa diversité. Et en France, on a tendance
00:55peut-être à trop insister sur les clivages politiques,
00:58la répartition idéologique des Français. Et on le voit, les clivages sont tout autant territoriaux, sociaux, culturels, générationnels.
01:09Et c'est aussi ça, l'impartialité, avec sa vertu de rassembler la France telle qu'elle est. Et des
01:16Français souvent meurtris, clivés,
01:18mais meurtris par ces divisions qu'ils voudraient voir apaisées. Alors, cette mission, elle a été confiée, la lettre de
01:26mission est annexée au rapport,
01:29a été confiée fin novembre 2025 avec un délai de six mois. On peut dire que c'est long, c
01:34'est court, je ne sais pas.
01:35En tout cas, on a bien travaillé avec Thomas Audino pendant ces six mois. Et c'est pile à la
01:41fin de cette échéance que nous rendons public
01:43ce rapport d'un peu moins de 100 pages, dont je vais vous parler assez brièvement en vous laissant, bien
01:49entendu, le temps de le lire
01:50et de poser des questions. Alors, comme tout rapport, nous avons commencé par des auditions, sonder, écouter, comprendre.
01:57Et nous avons auditionné une cinquantaine de personnes, des chercheurs, des académiques, des spécialistes de l'audiovisuel,
02:05des acteurs institutionnels du secteur public, du secteur privé. Bien sûr, les dirigeantes et les équipes des sociétés nationales de
02:13programme
02:14avec lesquelles nous avons eu plusieurs échanges très longs et très précis et très précieux.
02:19Et finalement, c'est presque décevant quand on fait un rapport de ce type où on attend un peu que
02:27des tensions se voient jour, des oppositions.
02:31Moi, ce qui m'a frappé, c'est l'unanimité que nous avons recueillie dans les 50 personnes que nous
02:37avons auditionnées.
02:39Toutes présentent l'impartialité comme une évidence.
02:42Donc, ça ne se discute pas. Bien sûr que c'est nécessaire et pas une seule des personnes que nous
02:48avons rencontrées
02:49n'a remis en cause l'existence de ce principe et surtout interroger le fait que cette impartialité devait d
02:56'abord s'appliquer
02:57à l'audiovisuel public. Et donc, à l'inverse, tout le monde a insisté, mais chaque fois, on dit «
03:04Mais finalement, qu'est-ce que c'est ? »
03:05Ça, on ne savait pas toujours. Mais en tout cas, tout le monde a dit « Oui, c'est évident.
03:09L'impartialité est cardinale.
03:11L'impartialité est essentielle. Nous devons la respecter en matière d'information. »
03:16Et pas seulement parce que ce sont des dirigeants, des journalistes, on le sait.
03:24La charte sur les droits et devoirs du journaliste qui date de 1918, qui avait été proposée par le Syndicat
03:33national des journalistes,
03:34après, vous vous souvenez, de longs débats au 19e sur le rôle du journaliste.
03:37Est-il un porte-parole, un militant ou au contraire un observateur impartial ?
03:43Et vous vous souvenez, aux États-Unis, le rôle de la pénipresse et du débat qui a eu lieu.
03:48Est-ce que le journaliste prend partie ou va sur le terrain pour être l'écho de ce qui se
03:53passe et de ce qui se dit ?
03:55Eh bien, cette charte qui est très importante, elle structure vraiment la doctrine et la déontologie des journalistes,
04:02emploie le mot « impartialité », mais pas les chartes suivantes, que ce soit la charte de Munich ou la
04:08charte de Tunis,
04:09qui ont un peu oublié ce terme.
04:12Donc, oui, une évidence, une évidence qui confirme dans l'histoire du journalisme
04:18cette figure de l'observateur impartial que personne ne remet en cause dans la constitution des médias modernes.
04:25En revanche, et c'est notre deuxième constat, en partie paradoxal par rapport au premier,
04:32ce principe est en réalité très peu connu.
04:34Les Français ont compris.
04:36Je trouve qu'ils répondent de manière incroyablement juste et astucieuse
04:40en distinguant ce qu'est la transparence, l'honnêteté.
04:44Je trouve qu'ils jonglent avec les mots de manière extrêmement intéressante.
04:49Mais quand on dit « chiche », dites-nous clairement ce qu'est l'impartialité,
04:55nous n'avons pas toujours eu des réponses, comment on veut dire, explicites, structurées.
05:02Et cela s'explique sans doute par la discrétion de l'introduction de ce mot « impartialité » dans notre
05:09droit.
05:09Ce mot a été introduit par la loi dite « TASCA » de 1989 qui a, souvenez-vous,
05:16substitué à la CNCL créée en 1986 le CSA.
05:20On a donc voulu à la fois insister sur les missions de services publics,
05:23c'était une loi plutôt de gauche, et on a aussi, souvenez-vous,
05:28voulu aussi redéfinir le rôle du régulateur.
05:32Mais bizarrement, ça n'est pas dans le projet gouvernemental,
05:36ni même dans les débats parlementaires qui n'ont jamais cité ce mot « impartialité »
05:40que ce mot a été introduit dans notre droit.
05:42C'est le Conseil d'État qui l'a suggéré, lors de l'examen, par le projet de texte,
05:48par l'Assemblée générale du Conseil d'État.
05:51Certains ont mis en cause le caractère atteignable de l'indépendance,
05:56disant « c'est un beau concept, mais peut-être difficile »,
05:58et il a comme corollaire nécessaire l'impartialité.
06:02Et les débats des membres du Conseil d'État ont consensuellement décidé
06:07d'associer, assez de manière pertinente, ces deux termes,
06:11en demandant au régulateur, et les mots sont restés,
06:15d'être le garant de l'indépendance et de l'impartialité
06:19dans le secteur public de l'audiovisuel.
06:22Le champ est clairement défini par le législateur.
06:2789, ça paraît très vieux, mais ce qui est quand même intéressant,
06:34c'est que depuis, plus personne n'en a parlé.
06:36Plus personne n'en a parlé.
06:39Ni les débats parlementaires, comme je le disais,
06:42aucune occurrence dans les textes législatifs ou réglementaires qui ont suivi,
06:47ni dans la déclinaison par le régulateur.
06:50En quelque sorte, tout le monde a oublié que ce mot avait été introduit dans notre droit
06:56et donc avait du sens.
06:58Et je fais le parallèle, j'y reviendrai,
07:01avec l'histoire de la BBC et de la régulation par l'OFCOM des médias britanniques,
07:08où, au contraire, toute l'histoire, tout le droit britannique,
07:11s'est forgé autour de ce terme de « due impartiality ».
07:14« Impartiality », donc « impartialité », mais « due »,
07:17pour expliquer qu'elle devait être appropriée,
07:19c'est-à-dire modulée, en fonction du type d'émission,
07:23en fonction des moments, en fonction des positions
07:25que peuvent occuper ceux qui participent à la fonction éditoriale dans les médias.
07:32Donc, voilà.
07:34Comment vous dire ?
07:35J'ai le sentiment, aujourd'hui, que...
07:38Alors, une occurrence quand même dans le cahier des charges de France Télévisions
07:41et aussi dans la chaîne parlementaire,
07:43dans le cahier des charges de France Télévisions,
07:46il y a une obligation de mesurer par un baromètre
07:49la perception des Français,
07:51notamment du traitement impartial de l'information.
07:53C'est la seule occurrence que l'on retrouve
07:56en ce qui concerne les cahiers des charges.
07:58Et pour la chaîne parlementaire,
07:59mais qui est un peu hors sujet pour nous,
08:00parce qu'elle n'est pas régulée, vous le savez, par l'ARCOM,
08:03et donc elle n'est pas dans le sujet du rapport,
08:05le mot impartialité figure également.
08:10Et donc, ce constat montre que l'impartialité,
08:13je le dirai avec ces mots,
08:14est depuis toujours l'évidence silencieuse de l'audiovisuel public.
08:19Une évidence que tout le monde partage
08:21et en même temps que personne ne sait vraiment expliciter.
08:25Et donc, c'était notre mission
08:27que d'essayer de la définir dans le contexte moderne
08:30où nous nous trouvons aujourd'hui.
08:33Définir aujourd'hui ce qu'elle implique,
08:35est à la fois relativement simple et complexe.
08:38Et, pardonnez-moi, je fais une petite incise.
08:43Paractuellement, c'est le règlement européen sur les médias,
08:46le fameux MFA sur les médias,
08:47qui va redonner du sens à l'impartialité.
08:49Parce que pour protéger l'audiovisuel public,
08:52qui, vous le savez, a été quand même sérieusement bousculé,
08:55mis en cause, notamment dans certains pays européens
08:58comme la Hongrie et la Pologne,
08:59ce règlement protège l'indépendance de l'audiovisuel public
09:03et impose clairement à l'audiovisuel public
09:05une obligation de communiquer les informations
09:08de manière impartiale.
09:09Et donc, il y a une redécouverte de ce mot,
09:11non pas par la réflexion académique ou juridique française,
09:15mais bizarrement par l'introduction d'un concept européen
09:18qui vient à point nommé.
09:22Alors, définir ce qu'elle implique
09:24est à la fois relativement simple et complexe.
09:27relativement simple, parce que l'impartialité,
09:29et les Français le disent avec leurs mots
09:31de manière très claire,
09:33tout le monde voit ce que c'est.
09:34C'est l'absence de parti pris,
09:36c'est l'absence de préférence
09:37dans l'exercice de ses missions.
09:40Et l'importance du terme,
09:41le rapport consacre plusieurs pages
09:44à l'origine du mot impartialité,
09:47dans la fonction de jugé,
09:48dans la fonction d'administré, par exemple,
09:53atteste d'une double dimension,
09:55à la fois subjective et objective.
09:58L'impartialité, c'est à la fois
10:00la distanciation intérieure
10:03de chacun des collaborateurs
10:04par rapport à ses propres opinions,
10:06la mise à distance de ses préjugés,
10:09de ses croyances,
10:10de ses appartenances, en quelque sorte,
10:13et à la fois la garantie extérieure
10:16pour le public
10:17que le fonctionnement collectif, institutionnel
10:20du média est impartial,
10:22qu'il ne suscite pas de doute légitime
10:24de la part du public.
10:26Et on le voit,
10:26il y a toujours cette double dimension
10:29qui doit se croiser.
10:30On ne peut pas simplement renvoyer
10:31à la conscience de chacun.
10:32Et le fait d'être accord avec sa conscience
10:34ne suffit pas.
10:36Il faut aussi des process crédibles
10:38et efficaces à la main des institutions
10:40pour que c'est...
10:42et l'étude qualitative et quantitative le montre,
10:45pour que ces garanties soient tangibles,
10:48soient visibles à la main du public
10:51pour lequel l'impartialité existe.
10:55Alors, dans le rapport,
10:56nous définissons le champ de l'impartialité
10:59et si la notion a pour origine et pour cœur
11:02l'information, le champ de l'information,
11:05elle irrigue une grande partie des contenus
11:08et peut être opérante dans d'autres programmes
11:11liés, par exemple, à l'actualité,
11:14à la culture, au divertissement,
11:17à la connaissance.
11:19Elle concerne tous les vecteurs
11:21d'édition des médias.
11:22Et j'insiste sur ce point,
11:23car la formulation de la loi
11:25n'est pas ambiguë.
11:26Quand elle dit
11:27le secteur public de l'audiovisuel,
11:30ce n'est pas seulement les médias régulés,
11:32mais c'est aussi les prolongements
11:33sur les réseaux sociaux,
11:36que ce soit donc les programmes
11:38sur les antennes, les chaînes,
11:39mais aussi l'Internet
11:41et les plateformes numériques.
11:43Elle s'applique évidemment aussi
11:45quel que soit le mode d'élaboration
11:47des programmes,
11:48qu'ils aient été produits
11:49par la chaîne elle-même
11:51ou par un prestataire extérieur.
11:54Et sa seule limite, selon nous,
11:56c'est la liberté de création.
11:58C'est-à-dire qu'il y a des moments
11:59où la liberté de création
12:01prend le pas
12:02sur le devoir d'impartialité.
12:05Je pense évidemment aux fictions,
12:07je pense aux documentaires de création,
12:09je pense à certains formats
12:10de divertissement
12:11ou au format humoristique,
12:13j'y reviendrai.
12:14Et là, la subjectivité
12:15n'est plus une anomalie,
12:16mais c'est la règle.
12:18Elle devient, je dirais,
12:19et que les sujets soient hiérarchisés,
12:22organisés selon un parti pris,
12:23c'est justement le propre
12:25de la liberté de la création.
12:28Il nous semble également,
12:30toujours dans cette recherche
12:31du champ et du sens
12:32de l'impartialité,
12:34que ce principe trouve
12:35une application différenciée
12:37selon les contenus
12:38et selon les fonctions.
12:40Et plus un programme
12:41façonne le débat public,
12:44plus son devoir d'impartialité
12:46est élevé.
12:47En premier lieu,
12:48évidemment,
12:49les journaux télévisés,
12:50les émissions régulières
12:52qui concourent à l'information,
12:54y sont soumis
12:55de manière maximale.
12:56A l'inverse,
12:58les éditoriaux,
12:59les documentaires,
13:00les longs reportages
13:01ont plus de marge
13:02de manœuvre dans le choix
13:04et le traitement des sujets
13:06en raison de la nécessité éditoriale
13:08d'assumer un angle
13:10qui doit être choisi,
13:12assumé,
13:13et transparent.
13:15Et si tous les salariés
13:17doivent faire preuve
13:18d'impartialité,
13:19il est clair que les responsables
13:21éditoriaux et les dirigeants
13:23ont une responsabilité particulière.
13:26Donc, tout ça paraît assez simple.
13:28En réalité,
13:29c'est plus complexe.
13:31Et pourquoi ?
13:31C'est parce que,
13:32depuis les années 80,
13:34le droit audiovisuel
13:36s'est enrichi d'autres principes
13:38dont la densité
13:40et les déclinaisons
13:41ont été croissantes.
13:42Et donc,
13:42cette redécouverte
13:44de l'impartialité
13:45se fait,
13:46disons-le,
13:47dans un paysage
13:47très encombré,
13:48très dense,
13:49dans lesquels,
13:50alors cette fois,
13:51on a beaucoup investi
13:53juridiquement
13:53et le régulateur aussi
13:55avec des mots
13:56comme indépendance,
13:58honnêteté,
13:59transparence,
14:00pluralisme,
14:01un terme.
14:02Et donc,
14:02comment définir
14:03l'impartialité
14:05par rapport à ces termes
14:06mieux connus,
14:08mieux définis,
14:09mieux déclinés
14:10et qui lui ressemblent,
14:12qui voisinent
14:12tout en étant différents
14:14mais en se ressemblant
14:15étrangement.
14:17Et donc,
14:18c'est l'un des principaux enjeux
14:19de la mission
14:20qui nous a été confiée,
14:21clarifier les obligations
14:23découlant du principe
14:24d'impartialité
14:24par rapport au principe
14:26d'indépendance,
14:27d'honnêteté
14:28et de pluralisme
14:29de l'information
14:29applicable à l'ensemble
14:31des chaînes,
14:32publiques comme privées.
14:33Et notre conclusion,
14:34c'est en sorte
14:35que l'impartialité,
14:38plus qu'un principe
14:39autonome,
14:40est une exigence
14:41qui tend essentiellement
14:43à renforcer,
14:44pour le service public,
14:45les obligations existantes
14:47pour l'ensemble
14:48du secteur audiovisuel.
14:49Le service public
14:50ne doit pas simplement
14:51faire comme les autres,
14:53il doit faire plus
14:54que les autres,
14:55il doit être exemplaire.
14:57Et donc,
14:58par son existence même,
14:59l'impartialité indique
15:01que le législateur
15:02attend du service public
15:04quelque chose
15:05de spécifique
15:06et de supplémentaire
15:07par rapport
15:08aux antennes privées,
15:10non pas comme un fardeau,
15:11comme une contrainte,
15:12mais comme une reconnaissance
15:13de sa place spécifique,
15:15de sa place singulière
15:16et de sa légitimité
15:17pour l'avenir.
15:18Et donc,
15:18ce n'est pas le faire
15:19ployer sous le poids
15:20que de dire
15:21qu'il est soumis
15:22à ses obligations supplémentaires,
15:23mais au contraire,
15:23lui reconnaître
15:24un espace
15:25qui lui est propre
15:25et un espace
15:26pour se développer
15:28de manière légitime
15:29dans l'avenir.
15:31Et donc,
15:31nous considérons
15:32et nous l'assumons
15:33que le service public
15:35doit se singulariser
15:36notamment par la transparence
15:38de ses processus éditoriaux,
15:40par un souci
15:41d'explication
15:42de ses sources
15:42et de ses méthodes
15:43de vérification
15:44de l'information.
15:46Il doit être également
15:47exemplaire
15:48en matière de pluralisme.
15:49Il doit une égale considération
15:51à tous les auditeurs,
15:53à tous les téléspectateurs,
15:55quelles que soient
15:56leurs opinions,
15:57leurs croyances,
15:57quel que soit leur âge,
15:58quelle que soit
15:59leur situation géographique
16:01ou socio-professionnelle
16:02ou socio-culturelle.
16:03Et je dirais,
16:04dans une maxime,
16:05contrairement aux chaînes privées
16:07qui peuvent choisir
16:09de ne s'adresser
16:10qu'à seulement
16:11une partie du public.
16:12et il y a dans une chaîne privée
16:13nécessairement
16:14un ciblage commercial,
16:16une politique commerciale.
16:16À qui vais-je parler ?
16:18Qui vais-je fidéliser
16:19ou conquérir ?
16:20C'est quoi ?
16:21C'est mon public
16:22que je vise.
16:23Et il est normal
16:24que les chaînes privées
16:25aient cela en tête,
16:26cette finalité en tête.
16:28Pour l'audiovisuel public,
16:30parce qu'il est financé
16:31par tous,
16:32eh bien, selon nous,
16:34il doit s'attacher
16:35à nourrir
16:36la confiance de tous,
16:37y compris
16:38de ceux
16:39qui ne regardent pas
16:40ou n'écoutent pas
16:41ou ne regardent plus
16:43ou n'écoutent plus
16:44l'audiovisuel public.
16:46Et donc,
16:46il doit veiller
16:48à ne pas correspondre
16:49à une seule conception
16:50du monde
16:51et à exprimer
16:52tous les courants
16:53de pensée.
16:54Alors,
16:55c'est là où je voudrais
16:56être clair
16:56sur les conséquences.
16:58Ces exigences
17:00que je viens
17:01de rappeler
17:02ne sauraient impliquer
17:04une absence
17:04de ligne éditoriale.
17:06Au-delà du fait
17:07que cela est impossible
17:08pour une société
17:10dont l'activité
17:11est l'édition
17:11et donc l'agrégation
17:12de contenus
17:13avec nécessairement
17:14des choix.
17:15Le service public
17:16ne saurait se cantonner
17:18à des programmes
17:19d'information
17:20exclusivement factuels
17:21et sans saveur.
17:22Et l'impartialité,
17:24ce n'est pas ça.
17:26Il doit assumer
17:27une éditoriale
17:28qui doit être claire,
17:29attractive,
17:29innovante
17:30et inventive,
17:32bien sûr,
17:33ou audacieuse,
17:34bien sûr.
17:34Il est là aussi
17:35pour stimuler.
17:36En revanche,
17:37et c'est l'autre pendant,
17:40il ne doit pas être
17:41un média de combat.
17:42Il ne doit pas être
17:42un média de combat.
17:43Il doit veiller
17:44à être un lieu
17:45qui permette le débat
17:47et non pas un acteur
17:49du débat
17:49ayant lui-même
17:50ses opinions
17:51à défendre.
17:52En quelque sorte,
17:54l'impartialité,
17:54ça ne se définit pas
17:55par rapport
17:56ou contre
17:57l'offre privée.
17:58Ça se définit
17:59en soi
18:00comme une boussole
18:01qu'on se donne
18:01à soi-même.
18:03Et ainsi,
18:04nous semble-t-il,
18:04le service public
18:05assumera sa vocation
18:07historique,
18:08de plus en plus
18:09indispensable
18:09dans une société
18:10polarisée,
18:12être en quelque sorte
18:13un animateur
18:14de la conversation
18:15collective,
18:16un médiateur
18:17des opinions adverses
18:18où elles peuvent
18:19être échangées
18:20de manière apaisée
18:21et un créateur
18:23d'expériences communes
18:24qui rassemblent
18:25les Français.
18:26S'il faut résumer
18:27en une phrase
18:28ce qu'est
18:29l'impartialité
18:30pour nous,
18:31je dirais
18:32que c'est
18:32une condition
18:33essentielle
18:34non seulement
18:35pour répondre
18:36aux attentes
18:37du public
18:37qui,
18:38dans toute sa diversité,
18:40regarde ou écoute
18:41ces chaînes
18:42ou antennes,
18:43mais une condition
18:44essentielle
18:45pour créer
18:45aussi
18:46la confiance
18:47nécessaire
18:48des Français
18:49à l'égard
18:49du service public
18:50et je reprends
18:51les termes
18:51de Martin Asdari
18:53qui est un bien commun
18:54qui appartient
18:55à tous.
18:56Ainsi,
18:57l'impartialité
18:58n'est pas selon nous
18:58un état stable
18:59que les médias publics
19:01atteindraient
19:02ou manqueraient,
19:03mais un projet
19:03permanent,
19:05une orientation
19:05et non pas
19:06une destination.
19:07Ce n'est pas
19:08une contrainte
19:09mais au contraire
19:10un moyen
19:10de singulariser
19:12et donc de renforcer
19:13l'audiovisuel
19:14public.
19:16Nous formulons
19:1717 recommandations
19:19que je ne vais pas,
19:19je vous rassure,
19:20toutes détailler.
19:22Elles nous paraissent
19:23toutes atteignables
19:24dans un délai
19:25rapide,
19:26une seule
19:27nécessitant
19:27une disposition
19:29législative.
19:30Elles marquent
19:30selon nous
19:31des progrès
19:32tangibles
19:33qui seraient
19:34mesurables,
19:35testés
19:35par les Français,
19:37même si
19:38ces propositions
19:40passent
19:40par des changements
19:41exigeants.
19:42Nous ne méconnaissons
19:43pas l'importance
19:44des changements
19:45que nos propositions
19:46susciteront.
19:48D'abord,
19:49nous voulons répondre
19:50à un débat
19:50qui a eu lieu
19:51devant la commission
19:51d'enquête.
19:52Faut-il inscrire
19:53dans la loi
19:53le mot
19:54impartialité
19:55pour l'audiovisuel
19:56public ?
19:57Et à cette question,
19:58nous répondrons
19:58non.
19:58ce serait à la fois
20:00difficile et aventureux
20:01parce que
20:02qu'est-ce qui se passerait
20:03si on lance
20:06un débat
20:07parlementaire
20:08sur le sujet ?
20:09Mais c'est toutes
20:09les visions politiques
20:10qui vont s'affronter.
20:12Et croyez-vous
20:12que ce soit
20:13le moment
20:15de soumettre
20:16l'audiovisuel public
20:17encore à une bataille
20:18politique ?
20:19Ce ne serait pas seulement
20:19une bataille sémantique
20:20parce que derrière
20:20la bataille sémantique,
20:22il y aurait évidemment
20:22des arrières-pensées
20:23politiques.
20:24et donc nous pensons
20:25qu'il faut faire
20:25l'économie de cela.
20:26Non pas par manque
20:27de respect
20:28vis-à-vis du Parlement
20:29qui est légitime
20:30à avoir évidemment
20:31sa vision
20:32de l'audiovisuel
20:33et des principes
20:33qui doivent le guider
20:35mais parce qu'il nous semble
20:36que ça n'est pas
20:37le bon lieu
20:37et que si on le faisait
20:39pour l'impartialité,
20:40alors il faudrait le faire
20:41aussi pour l'indépendance,
20:42il faudrait le faire
20:42pour l'honnêteté,
20:43il faudrait le faire
20:43pour la transparence,
20:45il faudrait le faire
20:45pour le pluralisme inter,
20:46toutes notions
20:47qui en réalité
20:48ne sont pas définies
20:49elles-mêmes
20:49par le législateur.
20:51Il y aurait une dissymétrie
20:52qui serait difficile
20:53à comprendre.
20:55Et donc nous pensons
20:56que le bon lieu
20:57pour définir
20:58et décliner
20:59ce qui dérive
21:00de l'impartialité,
21:01ce sont les cahiers
21:02des charges
21:02des sociétés nationales
21:04de programme
21:04parce que c'est ce qui définit
21:06ce qu'on attend
21:07du service public
21:08dans son unité
21:10mais aussi
21:10dans sa diversité
21:11puisque chaque cahier
21:13des charges
21:13est adapté
21:14aux missions
21:15des sociétés nationales
21:16de programme.
21:17On ne peut pas demander
21:17la même chose
21:17à France Télévisions,
21:18à Radio France
21:19et à France Média Monde
21:21compte tenu
21:21des spécificités
21:23de chacun
21:24de ces médias.
21:26Et donc
21:26c'est le bon niveau
21:28nous semble-t-il
21:29un niveau
21:30qui permet
21:31de le faire
21:33relativement rapidement
21:34puisque c'est
21:34à la main
21:35du gouvernement.
21:36C'est par un décret
21:36après délibération
21:38des conseils
21:38d'administration
21:39des sociétés
21:40concernées
21:41et avis de l'ARCOM
21:42que ces cahiers
21:43des charges
21:44peuvent être modifiés
21:45et nous proposons
21:47une rédaction
21:48une rédaction
21:49qui tente
21:50de définir
21:51ce qu'est
21:52l'impartialité.
21:53Je ne vais pas répéter
21:54ce que je viens
21:55de dire
21:56mais surtout
21:57en laissant
21:58encore une fois
21:58la possibilité
22:00d'adapter
22:00les règles
22:01société
22:02par société
22:03et je pense
22:04en particulier
22:05à France Média Monde
22:06dont l'échelle
22:07internationale
22:08du public
22:09implique nécessairement
22:10des ajustements.
22:12Selon nous
22:13ce rappel
22:14du principe
22:16d'impartialité
22:17devrait
22:20finalement
22:21décliner
22:21trois obligations
22:23qui seraient
22:23détaillées
22:24dans les cahiers
22:25des charges.
22:26La première
22:27c'est l'obligation
22:28d'établir
22:28et de publier
22:29une charte éditoriale
22:31précisant
22:31les règles déontologiques
22:33applicables
22:33à l'information
22:34et au programme
22:35qui y concourt.
22:36On pourra entendre
22:38face à cette proposition
22:39mais on l'a déjà fait
22:40tout ça on l'a.
22:41C'est vrai
22:42et ça n'est pas vrai
22:43et de mon avis
22:44ça n'est pas
22:44vraiment le cas.
22:46Ce qui est frappant
22:47aujourd'hui
22:47et nous l'avons fait
22:48comme de l'archéologie
22:49en plongeant
22:50dans tout cela
22:51et en lisant
22:52beaucoup de choses
22:52ce qui nous frappe
22:54c'est l'abondance
22:55des référentiels
22:56des chartes
22:57des notes
22:58qui peuvent exister
22:59dans les sociétés
22:59nationales de programme
23:01mais ces documents
23:02se recoupent
23:02et s'enchevêtrent
23:03sont adoptés
23:04dans des conditions
23:06incroyablement
23:07hétérogènes
23:07sont publiés
23:08ou non
23:09peuvent ne porter
23:10que sur une seule chaîne
23:11ou bien ne concerner
23:12que les journalistes
23:13ce dont nous rêvons
23:15c'est ce que fait
23:16la BBC
23:17c'est ça
23:18alors c'est un peu gros
23:20mais
23:20British style
23:23BBC Editorial Guidelines
23:262025
23:28et là
23:29vous avez
23:32alors c'est 400 pages
23:34450 pages
23:35mais il y a tout
23:36tout est rassemblé
23:37de manière simple
23:38claire
23:39à la fois
23:40pour les collaborateurs
23:41du site public
23:42mais aussi
23:42pour le public
23:43qui peut relever
23:44les manquements
23:45ou se plaindre
23:46de ce que telle ou telle
23:47disposition
23:48n'y est pas
23:49et vous avez même
23:50British style
23:51à chaque fois
23:53à chaque page
23:53les documents
23:55surlignés
23:55en vert
23:56les phrases
23:57et ça
23:57ça veut dire
23:58attention
24:00ça suppose
24:00une interprétation
24:01et donc
24:02le journaliste
24:03ne peut pas décider
24:04lui seul
24:05sur cette question
24:06il doit en référer
24:07un comité éthique
24:08qu'on appelle
24:09le comité
24:09des lignes éditoriales
24:11qui est un peu
24:12le chien de garde
24:12interne
24:13de la BBC
24:14et qui collectivement
24:15collégialement
24:16va dire la marche à suivre
24:18parce que la partialité
24:19c'est pas seulement
24:19parler avec sa conscience
24:20c'est parler avec d'autres
24:22pour confronter
24:23ce qu'on pense
24:23avec d'autres
24:24et trouver le chemin
24:25le plus juste
24:27alors
24:28c'est pas peut-être
24:29ça exactement
24:30que nous aurons
24:31en France
24:32mais en tout cas
24:33je trouve que ça mérite
24:34d'être médité
24:35d'être lu
24:36et d'être compris
24:37selon un besoin
24:38c'est voilà
24:38d'avoir pas
24:39des règles pour tout
24:40mais un recueil
24:42accessible
24:42simple
24:43ordonné
24:44des règles
24:45qui existent
24:46et la BBC
24:48alors
24:48c'est un trésor royal
24:50avec sa charte royale
24:51c'est vu comme
24:51c'est au Royaume-Uni
24:54c'est la tente
24:55vous voyez
24:56dont tout le monde rêve
24:57parce qu'elle fait partie
24:58du paysage
24:59même si elle n'a pas été
25:00à l'abri de Soubresaut
25:01on l'a vu
25:02avec la démission
25:03du directeur général
25:04tout ne marche pas si bien
25:05que cela
25:06au Royaume-Uni
25:08et justement
25:08sur des questions
25:09qui concernaient
25:10la fabrique
25:10de l'information
25:12c'était quand même
25:13assez grave
25:14ce qui s'est passé
25:16mais
25:16il me semble
25:17que ce qui est fort
25:19c'est que grâce
25:19à ce corpus
25:20très très précis
25:22très complet
25:23la BBC
25:24comme un phénix
25:25quand elle a un problème
25:27elle parvient
25:27à les surmonter
25:28et à maintenir
25:29un lien de confiance
25:30fort avec le public
25:31notamment grâce
25:32à son corpus
25:33de règles
25:33claires et transparentes
25:35et à ses mécanismes
25:36internes
25:36il faut donc
25:37une charte éditoriale
25:38qui rassemble
25:39ces principes
25:40et les ordonne
25:41et qui précise
25:42surtout comment
25:43ces principes
25:43sont garantis
25:44l'exactitude
25:45des faits
25:46et leur vérification
25:47la distinction
25:48des faits
25:48et des commentaires
25:49la présentation
25:51d'une diversité
25:52de points de vue
25:52sur les sujets
25:53prétendant à controverses
25:54le respect du pluralisme
25:56etc.
25:57et cette charte
25:58devrait comprendre
25:58également des règles
25:59sur les processus éditoriaux
26:01sur la présentation
26:03des intervenants
26:03et des invités
26:04savoir qui parle
26:06et d'où on parle
26:07sur la correction
26:08des erreurs
26:08et la maîtrise
26:09de l'antenne
26:10sur l'usage
26:11de l'intelligence
26:12artificielle
26:13sur tous ces points
26:14un média public
26:15doit s'engager
26:16et il le fait
26:17car il y a
26:18d'excellentes choses
26:18les huit points
26:20sur lesquels
26:20Radio France est engagée
26:21c'est remarquablement écrit
26:23et France Télévisions
26:23il y a beaucoup de choses
26:24excellentes
26:25intéressantes
26:25mais ce qui manque
26:26c'est ça
26:27c'est un truc comme ça
26:31qu'on peut toucher du doigt
26:33voilà
26:33qu'on peut toucher du doigt
26:34et surtout
26:35il faut que cette charte
26:36soit opposable
26:37elle n'est pas faite
26:38pour simplement
26:40les initiés
26:40ceux qui savent
26:41elle doit être opposable
26:44ça veut dire
26:45utilisable
26:46par le public
26:46pour lequel
26:47cette impartialité
26:48existe
26:49et cela rejoint
26:50la deuxième obligation
26:51pour les sociétés
26:52qui est de mettre en place
26:54un mécanisme
26:55interne
26:56de traitement
26:57et d'instruction
26:57des plaintes
26:58justement
26:59sur les processus
27:00éditoriaux
27:01aujourd'hui
27:02il existe
27:03des formulaires
27:04sur internet
27:04pour faire remonter
27:06les réclamations
27:06mais
27:07ils ne permettent pas
27:08d'instruire des griefs
27:10et objectivement
27:10on ne sait pas bien
27:11comment cela fonctionne
27:12il n'y a souvent
27:13aucun retour
27:14et comme toujours
27:16avec une boîte noire
27:17lorsqu'on envoie des choses
27:18mais qu'on ne sait jamais
27:19si on va avoir
27:20un retour
27:20c'est presque pire
27:22pour la confiance
27:22que de ne rien avoir
27:23du tout
27:24là encore
27:26nous devons nous inspirer
27:28du système britannique
27:29en prenant en compte
27:30les spécificités françaises
27:32la troisième obligation
27:33qui là encore
27:35pourra évidemment
27:35être différenciée
27:37selon les sociétés nationales
27:39de programme
27:39je pense en particulier
27:40à France Média Monde
27:41c'est la publication
27:43d'un baromètre annuel
27:44de l'impartialité
27:45de chacune des antennes
27:47pour mesurer
27:48je dirais
27:49la perception
27:49des français
27:50et voir comment
27:51elle évolue
27:52dans le temps
27:53voir comment
27:54on peut corriger
27:55les choses
27:56comment le faire
27:58si on ne mesure pas
27:59les attentes
27:59des français
28:00et l'étude
28:01très intéressante
28:02que vient de réaliser
28:03l'ARCOM
28:04montre l'intérêt
28:05de sonder
28:06ces attentes
28:07enfin et en outre
28:09une grande partie
28:10de nos propositions
28:11je ne vais pas revenir
28:12une par une
28:13vous les lirez
28:15conduit à un repositionnement
28:18des acteurs
28:19de l'impartialité
28:20le système actuel
28:22à la fois
28:23ne définit pas
28:24suffisamment
28:25les rôles de chacun
28:26et peut-être
28:27ne les articule pas
28:29suffisamment
28:30le management
28:32les dirigeants
28:34doivent être
28:35les premiers responsables
28:37et au-delà
28:38des obligations
28:40que je viens
28:40de décrire
28:41ce management
28:42doit avoir
28:43pour boussole
28:44l'impartialité
28:45dans l'ensemble
28:46des choix éditoriaux
28:48et nous insistons
28:49dans le rapport
28:50sur la désignation
28:51de figures
28:52emblématiques
28:53pour les postes
28:53les plus visibles
28:54comme les présentateurs
28:56ou les fonctions
28:57impliquant un angle
28:58éditorial
28:59affirmé
28:59comme les éditorialistes
29:01pour avoir
29:02une influence
29:03effective
29:04sur la perception
29:05des français
29:05dans toute leur diversité
29:07au-delà des processus
29:08il faut des voix
29:10il faut des visages
29:11qui permettent
29:12à chacun
29:13de s'y reconnaître
29:14et de s'y retrouver
29:17au sein des sociétés
29:18ensuite
29:19il faut mieux
29:20articuler
29:21ce que j'apprête
29:21les cordes de rappel
29:22internes
29:24celle-ci existe
29:25et je voudrais saluer
29:26l'engagement
29:27des personnes
29:28qui les font vivre
29:29qui les aminent
29:30souvent de manière
29:31bénévole
29:32avec beaucoup de temps
29:33et de générosité
29:35et d'intérêt
29:36mais disons-le
29:37la situation
29:38est perfectible
29:39les médiateurs
29:40sont sans aucun doute
29:41des acteurs importants
29:43ils ont acquis
29:43une notoriété
29:44utile
29:45en particulier
29:46à Radio France
29:47la médiatrice
29:48Emmanuelle Davier
29:48reçoit 160 000
29:50messages par an
29:51devenant de toute la France
29:53sur tous les sujets
29:54c'est un trésor
29:55c'est formidable
29:55d'avoir ce lien
29:57cette intercession
29:57aussi vif
29:59aussi constant
30:00aussi nourri
30:00entre les Français
30:02et les chaînes
30:04mais leur rôle
30:05n'est pas toujours
30:06clairement défini
30:07pour nous
30:07les médiateurs
30:08doivent être
30:09recentrés
30:10sur le dialogue
30:12entre le public
30:13et les chaînes
30:13comme une chambre
30:14d'écho
30:14du public
30:16vis-à-vis
30:17de la fabrication
30:18des programmes
30:19les comités
30:21relatifs
30:21à l'honnêteté
30:22à l'indépendance
30:23et à l'honnêteté
30:24qu'on appelle
30:25les chipips
30:25je pense que
30:26si on avait interrogé
30:27les Français
30:27dans le sondage
30:28sur les chipips
30:29je ne sais pas
30:31on aurait dit
30:3198% peut-être
30:33des réponses
30:35je ne sais pas
30:35et c'est pas
30:36que je brocarde
30:38pas du tout
30:38mais je pense que
30:39soyons clairs
30:40ils ne sont pas
30:41suffisamment connus
30:42leur nom
30:43les rend assez peu
30:44familiers
30:45disons
30:45et ce qui nous a frappés
30:46c'est que même
30:47dans les sociétés
30:48ils sont très peu connus
30:49on a interrogé
30:50souvent des journalistes
30:52qui ont dit
30:52les chipips
30:53ah bon
30:53ils ont semblant
30:54de quoi vous parlez
30:57exactement
30:57alors on a dit
30:58comité d'éthique
30:58etc
30:58parfois on a cité
30:59des noms
30:59enfin il a fallu
31:01un peu de temps
31:01pour retrouver
31:02ces esprits
31:02ah oui oui
31:03je vois bien
31:03ce dont vous parlez
31:05objectivement
31:05il y a un manque
31:06de visibilité
31:07un manque de familiarité
31:09qui endommage
31:11un petit peu
31:12la volonté
31:13du législateur
31:13souvenez-vous
31:13ces chipips
31:14ont été créés
31:14par la loi Bloch
31:15de 2016
31:16dans un souci
31:17symétrique
31:18d'ailleurs
31:18en traitant
31:19de la même manière
31:20publique et privée
31:21et l'idée
31:22était de protéger
31:23l'information
31:23de l'influence
31:25de l'actionnaire
31:25aussi bien public
31:26que privé
31:26mais je trouve
31:27que ce qui a manqué
31:28dans cette loi
31:29c'est peut-être
31:30la vision différente
31:31du public
31:32et du privé
31:32comme je le disais
31:33on attend peut-être
31:33plus du secteur public
31:35et en obéissant
31:37à des règles horizontales
31:38on a peut-être
31:39manqué l'objectif
31:41et donc on ne défend pas
31:42le pluralisme
31:44ou l'impartialité
31:45avec des organes
31:46qui ne sont pas
31:47suffisamment visibles
31:49ou indépendants
31:50des chaînes
31:50qu'ils sont censés
31:51aiguiller
31:52les CHIPIP
31:53souffrent en particulier
31:54comme je l'ai dit
31:55de cette construction
31:56trop horizontale
31:58entre éditeurs privés
31:59et publics
32:00alors qu'ils pourraient
32:01jouer un rôle
32:01renforcé
32:02dans le secteur public
32:03et cela passe
32:04par trois types d'actions
32:05il faut mieux garantir
32:07leur indépendance
32:08par rapport aux chaînes
32:09dans le processus
32:10de nomination
32:11nous proposons
32:12que leurs membres
32:13soient en tout
32:14ou en partie
32:14nommés par l'ARCOM
32:15et c'est la seule proposition
32:17nécessitant une loi
32:19leur mission
32:20de réflexion
32:20anticipatrice
32:21sur les sujets
32:22de fond
32:23doit être confortée
32:24il doit être
32:25en mesure
32:26de formuler
32:26des préconisations
32:27pour aider
32:28et orienter
32:29les chaînes
32:30c'est par exemple
32:30ce que fait
32:31le comité de Radio France
32:32sur la question religieuse
32:33c'est excellent
32:34quelle doit être
32:34la place du fait religieux
32:36dans les programmes
32:37et là je dirais
32:38c'est vraiment
32:39une mission de conseil
32:40de prospective
32:40d'anticipation
32:41et d'accompagnement
32:43dans la fabrication
32:44des programmes
32:45sur le pluralisme interne
32:47nous recommandons
32:48également
32:48qu'ils formulent
32:49des avis qualitatifs
32:51ex post
32:51sur la manière
32:53dont certains programmes
32:54mettent en oeuvre
32:55le respect
32:55de l'expression
32:56des courants de pensée
32:57et je pense en particulier
32:58aux émissions politiques
33:00faire des revues
33:01systématiques
33:02des émissions
33:03pour voir comment
33:03elles ont évolué
33:04comment elles ont été fabriquées
33:06je pense que
33:08objectivement
33:08ce serait nécessaire
33:10et ils ont pour cela
33:12l'indépendance nécessaire
33:13et le caractère
33:14collégial
33:15leur donne
33:16indignablement
33:17une légitimité
33:18mais pour tout cela
33:19ils doivent disposer
33:20de moyens propres
33:21autonomes
33:22et suffisants
33:22ce qui n'est pas le cas
33:23ils sont trop dépendants
33:24aujourd'hui
33:25des directions
33:26des chaînes
33:27enfin ce réagencement
33:29et je le dis
33:30devant Martin Achdary
33:31avec lequel je l'ai dit
33:32de manière très franche
33:33suppose également
33:35un changement
33:35de positionnement
33:36de l'arc-homme
33:37qui doit être
33:37plus proactif
33:39on a le sentiment
33:40aujourd'hui
33:41qu'il y a
33:42presque une course
33:43de vitesse
33:44une sorte de compétition
33:45pour surveiller
33:46les incidents d'antenne
33:48qui va être le premier
33:49à traiter
33:50les dérives
33:51les expressions maladroites
33:52qu'on aura toujours
33:53et qui sont le propre
33:54du direct
33:55de la fabrique
33:56de l'information
33:57et donc une espèce
33:58de course de vitesse
33:59que fait l'arc-homme
34:00que fait le politique
34:01que fait la chaîne
34:01que fait le chipip
34:02et donc qui va
34:04qui va le premier
34:05aller attraper
34:06celui qui a dépassé
34:08la ligne
34:09ou a franchi
34:10la ligne rouge
34:13et je pense
34:14correctement
34:14faire de l'arc-homme
34:15le gendarme
34:16de toutes les péripéties
34:18journalières
34:19dessert l'ensemble
34:20du système
34:20cela n'aide
34:21ni le public
34:22qui ne peut pas
34:23obtenir d'un régulateur
34:24il peut obtenir
34:25qu'une réponse
34:25indirecte
34:26et distanciée
34:27il faut du temps
34:27pour instruire
34:28pour qualifier
34:29en droit
34:30et on dit toujours
34:31mais que fait l'arc-homme
34:31il ne va pas assez vite
34:33le public
34:34le politique
34:35qui s'enflamme
34:35mais ce n'est pas béni
34:36pour certains
34:37ces incidents
34:39et hop
34:39c'est l'audi visuel public
34:40qui est jeté aux flammes
34:42etc
34:42donc il y a un débat
34:43politique enflammé
34:45et encore une fois
34:46une course de vitesse
34:47en disant
34:47mais que font les autres
34:48s'ils ne prennent pas partie
34:49aussi vite
34:50que le vent
34:50ou la foudre
34:51et ni enfin
34:53la société
34:54qui doit en même temps
34:55gérer la crise
34:56et répondre aux régulateurs
34:57comment faire les deux
34:58en même temps
34:59on voit bien que
35:00si elle gère
35:01et ce qui a été fait
35:02dans l'affaire Benito
35:03quand elle gère elle-même
35:04et rapidement
35:04ça calme
35:05mais sinon
35:08quand c'est le régulateur
35:10qui est saisi
35:12elle se rédit
35:13forcément
35:13elle se défend
35:14et donc ça ne facilite pas
35:16la solution apaisée
35:18et la correction
35:18des erreurs
35:20il faut donc
35:21selon nous
35:22que l'arc-homme
35:23tourne à l'inverse
35:24son action
35:25vers les process
35:26internes
35:27aux chaînes
35:28permettant de prévenir
35:30et de traiter
35:30les incidents
35:31elle doit également
35:33mieux contrôler
35:34la réalisation
35:35des sociétés
35:36par les sociétés
35:37des engagements
35:37fixés dans leur cahier
35:38des charges
35:39aujourd'hui
35:40et encore une fois
35:41pardon Martin H.Dary
35:42je le dis
35:42avec franchisme
35:43mais ce n'est pas
35:44un reproche
35:45les rapports
35:46qu'elle rend
35:46sur l'exécution
35:47de ces cahiers
35:48des charges
35:48sont presque
35:49exclusivement descriptifs
35:51il faut qu'elle puisse
35:52investiguer
35:53analyser davantage
35:54les engagements
35:55des sociétés
35:56sous un angle critique
35:57pour formuler
35:58des recommandations
35:59une régulation
36:00qui analyse
36:01et responsabilise
36:02les dirigeants
36:03et la marque
36:04d'une régulation
36:05moderne
36:06enfin je terminerai
36:07par là
36:07il nous a paru
36:08nécessaire
36:09de nous positionner
36:10sur deux sujets
36:11qui ont fait l'objet
36:12de nombreux débats
36:13la question de l'humour
36:15d'abord
36:15et celle de l'expression
36:17des collaborateurs
36:18sur les réseaux sociaux
36:19deux sujets
36:21difficiles
36:21et sensibles
36:22pour l'humour
36:23il est clair
36:24qu'il y a toujours eu
36:25et en particulier
36:26à la radio
36:27une tradition
36:28consistant à brocarder
36:30les responsables
36:31notamment politiques
36:31et les élutes
36:32et c'est ça
36:33surtout pour une radio
36:34publique
36:34de montrer son indépendance
36:36par rapport au gouvernement
36:37à l'État
36:38c'est normal
36:39il faut montrer
36:40qu'on n'est pas
36:41la voix de son maître
36:42la radio d'État
36:43comme certains
36:44peut-être en rêveraient
36:45et donc ça fait partie
36:46du jeu
36:47ça fait partie
36:48de l'installation
36:49je dirais
36:49dans le paysage
36:50de la radio
36:52publique
36:53et cette satire
36:54est un moment de relâchement
36:55un moment nécessaire
36:56qui rythme aussi
36:57l'information
36:57tout ça
36:58nous ne le remettons
36:59pas du tout
37:00en cause
37:01mais qu'on le veuille
37:02ou non
37:03l'humour
37:04colore les chaînes
37:05parce qu'on ne rit pas
37:06tous des mêmes choses
37:07si le rire
37:08unit
37:09il peut aussi
37:11désunir
37:11et cela peut donner
37:12l'impression
37:12que ce sont souvent
37:14les mêmes cibles
37:15qui sont visées
37:16ou les mêmes références
37:17qui sont mobilisées
37:18et je ne parle pas
37:19simplement du politique
37:20je disais
37:21les français se sentent
37:21parfois exclus
37:22quand on a le sentiment
37:24que l'humour
37:24répond à un entre-soi
37:25on rit de quoi
37:26et moi j'écoute
37:27fidèlement
37:29le journal du matin
37:30à France Inter
37:32objectivement
37:32d'abord c'est comme
37:33mes filles
37:33elles parlent
37:34beaucoup trop vite
37:35donc je n'ai pas compris
37:37et je ne comprends pas
37:38pourquoi on rit souvent
37:39parce que je dis
37:39je n'ai pas compris
37:41il y a des allusions
37:43codées
37:43parce qu'on se connaît
37:44on parle
37:45mais les français
37:46non
37:46ça ne les fait pas rire
37:48je pense que les français
37:49aimeraient plutôt rire
37:51de leur travers
37:52de la vie quotidienne
37:53d'une multitude de choses
37:54qu'ils vivent
37:55de manière tangible
37:56et donc attention
37:57à ce que l'humour
37:59ne soit pas
38:01ne soit pas encore une fois
38:04un peu
38:05un entre-soi
38:06qui peut déranger
38:08ou donner le sentiment
38:10de l'exclusion
38:10nous ne proposons pas
38:12d'intervention extérieure
38:14sur ce sujet
38:15mais il nous semble utile
38:16de formuler deux suggestions
38:18d'abord de mieux distinguer
38:20l'humour
38:21et l'information
38:21après les séquences
38:23d'interview
38:23on voit bien
38:24qu'il peut créer
38:24un malaise
38:26et ensuite de veiller
38:27à une forme
38:27de pluralisme
38:28des cibles
38:29cette attention
38:30est d'autant plus importante
38:31que la frontière
38:32entre l'humour
38:33et la prise de position
38:34tente à se réduire
38:36nous ne souhaitons pas
38:37un encadrement
38:38de l'humour
38:39qui doit répondre
38:39entièrement
38:40à la liberté
38:41de création
38:42et donc
38:42au choix
38:43de l'artiste
38:45de définir
38:47lui-même
38:47son propos
38:48met son inscription
38:49dans une conception
38:51exigeante
38:52du service public
38:53faire que personne
38:54ne se sente exclu
38:55s'agissant de l'obligation
38:57de réserve
38:58sur les réseaux sociaux
38:59des salariés
39:00des chaînes
39:01nous pensons
39:02qu'il ne sert à rien
39:03de l'inscrire
39:04dans la loi
39:04non pas
39:05parce qu'elle serait
39:06inutile
39:07mais au contraire
39:09et parce que
39:10les sociétés
39:11ont en réalité
39:12déjà
39:13la faculté
39:14de la mettre en oeuvre
39:15et elle semble l'ignorer
39:16sauf à Radio France
39:17qui reprend ce terme
39:19dans ses obligations
39:21déontologiques
39:22je le dis
39:22très clairement
39:23en tant que juriste
39:25et je dirais
39:26spécialiste
39:28un petit peu
39:28de la jurisprudence
39:29les salariés
39:30de sociétés privées
39:32chargés
39:33de missions
39:33de services publics
39:35qu'ils soient soumis
39:35ou non
39:36au code du travail
39:37et quelle que soit
39:38leur profession
39:39sont tenus
39:40à une obligation
39:41de neutralité
39:43mais également
39:44et cela en découle
39:45à un devoir
39:46de réserve
39:47en dehors
39:48de leur fonction
39:49la cour de cassation
39:50l'a expressément
39:51jugé en 2022
39:53pour d'autres structures
39:54et il n'y a aucune raison
39:56de faire une exception
39:57en matière
39:59audiovisuelle
39:59il faut être très clair
40:00sur ce que cela veut dire
40:02comme pour les agents publics
40:04ça n'est pas une interdiction
40:05un muselage
40:06un baillonnement
40:06de la liberté d'expression
40:08qui doit être entière
40:10c'est simplement
40:10son aménagement
40:12par une obligation
40:13de prudence
40:14qui varie
40:15selon trois critères
40:16le niveau
40:16de publicité
40:17du propos
40:18le niveau hiérarchique
40:20on attendra plus
40:20du dirigeant
40:21que du salarié
40:22de base
40:23on attendra plus
40:24de celui
40:25qui est connu
40:26qui est une figure
40:27éditoriale connue
40:28que d'un reporter
40:30sur le terrain
40:31dont le nom
40:32ou le visage
40:32sont moins connus
40:33et enfin
40:34troisième critère
40:35le caractère
40:36outrancier
40:37de l'expression
40:38ce n'est pas
40:38l'expression en soi
40:39qui est condamnée
40:40c'est son caractère
40:41violent
40:41dans le propos
40:42son caractère
40:43outrancier
40:44son caractère
40:45blessant
40:45et cela traduit
40:46l'idée que
40:47quand on appartient
40:48à un service public
40:49on doit avoir
40:50le souci
40:51de ne pas
40:51blesser les français
40:52dans l'attente
40:53qu'ils ont
40:54de ce service
40:55pour les salariés
40:57et en particulier
40:57pour les figures
40:58les plus visibles
40:59des chaînes
40:59il est clair
41:00que leur notoriété
41:01est acquise
41:03grâce à leur place
41:03à l'antenne
41:04et que leurs propos
41:05même exprimés
41:06à titre personnel
41:07je ne crois pas du tout
41:08à la désaction
41:09compte personnel
41:10compte professionnel
41:11ou au caveat
41:12attention je m'exprime
41:13en mon nom personnel
41:14je n'engage pas ma chaîne
41:15je crois que c'est impossible
41:16à faire comprendre cela
41:17à ceux qui écoutent
41:19ces projets
41:19ces propos
41:20ça peut évidemment
41:21rejaillir sur l'image
41:22de l'antenne
41:23nous préconisons donc
41:24d'inscrire explicitement
41:26ce devoir de réserve
41:27dans le règlement
41:28intérieur des sociétés
41:29pour lui donner
41:31un fondement
41:31en matière disciplinaire
41:33et pour le décliner
41:34différemment
41:35selon les fonctions
41:36en particulier
41:37pour les présentateurs
41:38là encore
41:39ce n'est pas un muselage
41:40de la liberté d'expression
41:41et je vous renvoie
41:42à la fameuse BBC
41:44au Royaume-Uni
41:45c'est carrément
41:46une interdiction
41:47d'expression
41:48sur les réseaux sociaux
41:49qui est
41:50je dirais
41:51prescrite
41:51quelle que soit
41:53la forme
41:54de cette expression
41:55ou le niveau
41:56hiérarchique
41:56de celui
41:57qui prend la parole
41:58dès lors
41:59que cela porte
42:00sur des sujets politiques
42:01ou prétend
42:02à controverses
42:03donc la formule
42:04est beaucoup plus raide
42:05que celle
42:05que nous proposons
42:07et comment dire
42:08c'est la grandeur
42:09du service public
42:10que d'imposer
42:11des petits renoncements
42:13individuels
42:14à ceux
42:14qui la servent
42:15et je pense
42:16que le prix à payer
42:16pour préserver
42:17ce bien commun
42:18n'est pas si élevé
42:19que ça
42:19parce que finalement
42:20la règle simple
42:21c'est qu'on ne peut dire
42:23sur les réseaux sociaux
42:24que des propos
42:24qu'on pourrait tenir
42:25à l'antenne
42:26il faut simplement
42:27vivre comme cela
42:28si je ne peux pas
42:29le dire à l'antenne
42:29pourquoi je pourrais
42:30me lâcher
42:31en le disant
42:33sur des réseaux sociaux
42:34dont l'ampleur médiatique
42:35va risquer
42:35d'être encore plus forte
42:37voilà je crois
42:38que nous arrivons
42:39au terme
42:39de cette trop longue
42:41présentation
42:41pardonnez-moi
42:42je voulais remercier
42:43tous ceux
42:43qui ont contribué
42:44à nourrir
42:45cette réflexion
42:45vous dire que
42:46je crois personnellement
42:47qu'il s'agit
42:48de solutions
42:48constructives
42:49apaisées
42:50dans un contexte
42:51où le service public
42:52a besoin
42:53de voies
42:53de progrès
42:54mais aussi
42:55de reconnaissance
42:56en dehors
42:57des polémiques
42:57il est inutile
42:58de se déchirer
42:59ou de polémiquer
43:01sur le service public
43:02il faut tout simplement
43:03essayer en bonne foi
43:04en bonne volonté
43:05de répondre aux attentes
43:07des français
43:08je me réjouis
43:08que le régulateur
43:09ait saisi cette occasion
43:11de nous solliciter
43:12je voulais remercier
43:13par les remerciements
43:15adressés à Thomas Audino
43:17sans le concours
43:18efficace duquel
43:18je n'aurais pas pu faire
43:20ce travail
43:20et je veux dire
43:21c'est la joie
43:22je parlais des fractures
43:23intergénérationnelles
43:24je suis à la retraite
43:25une retraite active
43:26trop active
43:27me dit ma femme
43:28mais ce qui me fait plaisir
43:30c'est de travailler
43:30avec des jeunes
43:32et c'est ça
43:33qui est formidable
43:33parce que ça vous
43:34buscule
43:34ça vous stimule
43:35ça vous montre
43:36une autre vision
43:37des choses
43:37et sans doute
43:38le rapport
43:38n'aurait-il pas été
43:39le même
43:39si Thomas
43:40n'avait pas
43:41de manière si brillante
43:42et si généreuse
43:45investi
43:45dans sa fabrication
43:46c'est donc
43:47un rapport
43:48intergénérationnel
43:48qu'on vous propose
43:49merci