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https://www.arcom.fr/actualites/assises-de-la-radio-2026-radio-et-audio-numerique-lheure-des-decisions

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Transcription
00:00On a beaucoup parlé de la place stratégique de la radio comme média de résilience.
00:10Autre caractéristique de la radio, naturellement, c'est le rôle qu'il joue dans l'information des Français.
00:15Même si le média subit une concurrence très forte des plateformes et on voit les usages des publics évoluer,
00:22il reste prépondérant pour s'informer.
00:23Ce que va nous expliquer Julien Rosenvallon, directeur général adjoint de Médiamétrie.
00:29Julien, vous pouvez nous rejoindre, s'il vous plaît.
00:32Et même si l'information représente un coût non négligeable pour le média,
00:36comme va nous le détailler Julie Rouault, qui est chef adjointe au département contenu et concurrence
00:41de la direction des études de l'économie et de la prospective de l'ARCOM.
00:45Julien, je vous laisse la parole. Julie, ensuite. Merci.
00:49Merci. Bonjour à toutes et à tous. Je ne sais pas si on va afficher quelques slides.
01:01Alors, pour commencer, le temps que ces slides s'affichent, ce que je voulais vous dire, c'était ma slide
01:06introductive.
01:07Vous le savez, la radio, c'est le média du direct, de l'immédiateté.
01:12Et il offre évidemment une réactivité qui est inégalée sur l'information.
01:18On a représenté ici l'ensemble ou les principales stations, puisqu'il y en a 1 200.
01:23On n'a pas pu mettre l'ensemble de leur logo ici.
01:26Mais ce que l'on voit, c'est que toutes les stations de radio proposent un format d'information.
01:34Et on a donc cette multitude de formats proposés sur les stations, des matinales sur les généralistes,
01:40des thématiques au flash info, des musicales et des locales.
01:43Et donc, on l'a représenté ici, selon la fréquence et selon la spécialisation dans l'information,
01:50une partie des stations, des musicales, des thématiques, des généralistes et des thématiques.
01:56Donc, l'information infuse totalement le média radio.
02:00Deuxième point, le média radio est un média de référence dans un monde lui-même saturé d'informations.
02:07Martin H. Dary l'a rappelé tout à l'heure, 38 millions de personnes écoutent la radio chaque jour.
02:13Tous les mois, c'est plus de 90% de la population française.
02:172 heures 46 en moyenne par jour, avec une grande fidélité des auditeurs,
02:22puisque 26% des auditeurs sont très fidèles et écoutent la radio tous les jours de la semaine.
02:30Par ailleurs, ça a été évoqué, le paysage et l'écosystème se digitalisant,
02:37il y a un nouveau front concurrentiel avec des acteurs de l'audio qui offrent des services de streaming.
02:44Mais dans cet univers qui est de plus en plus concurrentiel,
02:47les acteurs de la radio et les podcasts qu'ils proposent
02:51continuent de représenter plus de la moitié des usages des Français en termes de temps d'écoute.
02:59Et si l'on se concentre sur les formats parlés,
03:02eh bien cette proportion est encore plus importante.
03:07La digitalisation du média radio, elle se lie à travers ce chiffre.
03:12Plus du quart du temps passé à écouter la radio se fait sur des supports numériques.
03:18Ce qui veut dire qu'il y a plus d'11 millions d'auditeurs sur des supports numériques,
03:25dont 7,7 millions sur des smartphones, 1,5 millions sur des ordinateurs.
03:31Et les enceintes Bluetooth et notamment les enceintes d'Amazon étaient citées.
03:36C'est 1,5 millions d'auditeurs.
03:40Par ailleurs, le média radio, même si évidemment,
03:43et Martin Hdary l'a évidemment remarqué dans son introduction,
03:48les populations les plus jeunes sont un petit peu moins nombreuses à écouter la radio,
03:53néanmoins on peut dire qu'un peu moins nombreuses,
03:55la moitié d'une classe d'âge, ça reste quand même absolument massif.
03:59Et lorsque l'on regarde des usages mensuels,
04:01là même sur ces populations les plus jeunes,
04:04notamment les moins de 25 ans, c'est plus de 90% de la population.
04:08À partir des plus de 35 ans, c'est plus de 70% de la population
04:12qui quotidiennement écoutent le média radio.
04:15Un média absolument massif qui touche tous les publics.
04:20La diversité éditoriale de la radio,
04:23elle se lie à travers aussi les audiences des différentes grandes familles de radio.
04:28Les stations généralistes, les musicales, les locales et les thématiques.
04:33Généralistes et musicales ont une audience quotidienne
04:36qui dépassent les 30% et qui, sur une période cumulée d'un mois,
04:42dépassent les 70%.
04:44Pour les locales et pour les thématiques,
04:49c'est respectivement 15% et 14% au quotidien.
04:55Autre caractéristique clé qui a été citée et qui est représentée ici.
04:59Alors là, il faut d'excellents yeux.
05:01Je dois avouer que je dois sortir mes lunettes.
05:04J'aurais dû écrire les slides un peu plus gros.
05:08Le média radio est un média de proximité.
05:11Ça, je n'ai pas besoin de mes lunettes pour le dire et le savoir.
05:14Mais ce que vous remarquez sur cette carte de la France,
05:18c'est que les audiences du média radio sont très fortes en région.
05:21Et vous voyez dans le petit encadré à gauche,
05:25en réalité, l'audience de la radio est d'ailleurs encore plus forte
05:29dans les plus petites agglomérations.
05:32C'est notamment dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants
05:35que l'audience de la radio est la plus importante.
05:38C'est une démonstration extrêmement forte
05:40de cette capacité du média radio
05:43à toucher tout le monde
05:44et à être au plus près des Français.
05:47J'ai rajouté ici le taux d'équipement DAB+,
05:52qui est un des facteurs qui contribue
05:56à cette capacité à offrir une diversité des programmes locaux
06:00à cette population française dans les régions.
06:05On a également parlé de la façon dont le média radio est consommé.
06:10Le média radio est un média qui est disponible partout,
06:14tout le temps, et notamment, évidemment, dans ses formats informationnels.
06:19Et la radio accompagne tout au long de la journée les Français.
06:24Il est consommé aussi bien à domicile qu' hors domicile.
06:27Et vous voyez apparaître ici clairement,
06:30nous parlions de la part de la consommation
06:34dans les voitures de la radio,
06:37c'est 35%.
06:38C'est absolument considérable.
06:40Il faut noter que cette proportion,
06:42elle varie aussi selon le type de format.
06:45Pour les généralistes,
06:46cette proportion en voiture est un peu moins importante.
06:49Pour les musicales,
06:50elle est encore plus importante.
06:53Un média qui se consomme tout au long de la journée,
06:56avec évidemment un pic le matin,
06:59un pic massif,
07:00puisque 12 millions d'auditeurs sont présents
07:04sur la tranche du 6-9,
07:05et en particulier à 8 heures.
07:09Et les stations généralistes et thématiques
07:14qui proposent le plus d'informations à ce moment-là
07:16ont sur cette tranche horaire
07:18une part d'audience de 60%.
07:21Mais en réalité,
07:22l'information,
07:23elle structure toute la journée
07:25sur des moments clés d'information.
07:27Évidemment, le matin,
07:28je viens de le dire,
07:29le midi,
07:30pendant le drive time,
07:31mais aussi pendant tous les flashs réguliers
07:33qu'on retrouve sur un très grand nombre
07:36de stations de radio.
07:38Enfin, je vais conclure en disant
07:40que la digitalisation dont on parlait tout à l'heure,
07:43elle se manifeste aussi
07:44à travers le développement des usages des podcasts.
07:48Selon le dernier communiqué de presse
07:50que l'on a produit,
07:52tous les mois,
07:54168 millions de podcasts français
07:55sont téléchargés.
07:56sur le territoire national,
08:00c'est 138 millions de podcasts
08:02puisqu'une partie de ces podcasts
08:03s'exportent.
08:04C'est une bonne chose.
08:06Et lorsque vous regardez
08:07la proportion des Français
08:09qui, tous les mois,
08:11consomment des podcasts,
08:13eh bien cette proportion,
08:14elle n'a de cesse de progresser.
08:16C'est 44% en 2026,
08:19à comparer à 35%
08:20il y a à peine trois ans,
08:22en 2023.
08:23Et même constat
08:26sur les podcasts natifs hors radio
08:28qui restent, néanmoins,
08:29il faut le noter,
08:30très en retrait
08:31en termes de proportion
08:32par rapport à l'audience
08:34des podcasts
08:35produits par les radios.
08:37Je vous remercie
08:38et je passe le...
08:39Merci, Julia.
08:41Merci à vous.
08:44Je suis au milieu, là.
08:46Donc, Julie Rouault,
08:47vous êtes chef adjointe
08:48au département contenu et concurrence
08:50de la direction des études
08:51de l'économie
08:52et de la perspective de l'ARCOM.
08:54Et donc, vous,
08:55vous avez abordé, vous,
08:57le sujet de l'économie
08:58de l'information.
08:59On vous écoute.
09:00Bonjour à tous.
09:01Alors, je ne sais pas
09:02si mes slides fonctionnent.
09:04Voilà.
09:05Donc, on vous a parlé
09:06d'audience à l'instant
09:06et je vais compléter
09:07les propos qui ont été tenus
09:08en donnant un peu
09:09de perspective à l'offre,
09:10en particulier l'offre
09:11d'information en radio
09:12et surtout les conditions
09:13de son existence.
09:14Donc, quelques éléments
09:15de contexte,
09:15mais très rapides
09:16parce que je sais
09:16qu'on court après le temps.
09:17En 2022,
09:18conjointement avec la DG MIC,
09:20l'ARCOM conduisait
09:20une étude sur l'avenir
09:22du marché de la communication
09:22qui démontrait
09:23une érosion continue
09:24et on l'a assez dit ce matin,
09:26des recettes publicitaires
09:27des médias éditorialisés,
09:28presse, TV, radio
09:30et anticiper la poursuite
09:31de cette tendance
09:32à horizon 2030.
09:33Ce constat est en posé.
09:34L'ARCOM, plus récemment,
09:36s'est posé la question
09:37des conséquences
09:38de cette dynamique
09:38sur la soutenabilité économique
09:40des médias producteurs
09:41d'informations
09:41plus spécifiquement.
09:42Donc, d'une part,
09:43je le rappelle brièvement,
09:44mais l'existence
09:44d'une information
09:45qui soit fiable,
09:46sourcée, indépendante,
09:47honnête,
09:48c'est un sujet
09:48d'attention majeure.
09:49Ça l'est notamment
09:50pour le régulateur.
09:51L'information des citoyens,
09:53elle est essentielle.
09:53Elle permet aux individus
09:54de se forger une opinion,
09:55de débattre,
09:57de prendre des décisions éclairées,
09:59de garantir l'effectivité,
10:00somme toute,
10:00de nos mécanismes démocratiques.
10:02Et on l'a vu à l'instant
10:03avec la présentation
10:04de la médiamétrie,
10:05l'information est aussi importante
10:06pour les médias
10:07et en particulier
10:07pour la radio
10:08et leur modèle économique.
10:09Elle génère de l'audience,
10:11crée des rendez-vous,
10:11elle contribue au renforcement
10:13de l'attractivité du média
10:14et donc interroger
10:15les conditions
10:16de son existence,
10:17de cette information
10:17à moyen et long terme
10:19et donc fondamentale.
10:21Or, jusqu'à présent,
10:22l'ARCOM ne disposait pas
10:23ou peu d'études approfondies
10:24sur le modèle économique
10:25de l'information,
10:26qui la produit,
10:26à quel coût,
10:27quel revenu en tire-t-il,
10:29quelle est la viabilité
10:30économique des médias
10:31qui financent
10:32la production
10:32de l'information
10:34et quels sont les leviers
10:35à la main de ces acteurs
10:36pour maîtriser leurs coûts
10:37et diversifier leurs ressources.
10:39Et donc,
10:39c'est assez lacune
10:40quand on répond
10:41à la conduite
10:42d'une étude
10:44réalisée conjointement
10:44à nouveau avec l'ADGMIC
10:46sur le modèle économique
10:47de l'information.
10:48Donc, c'est une étude
10:49qui a couvert
10:50l'ensemble du périmètre
10:51des médias producteurs
10:52d'information politique
10:53et générale.
10:54Mais aujourd'hui,
10:55je vais m'attacher
10:55à en extraire
10:56et à vous présenter
10:57seulement quelques enseignements
10:58sur le segment radio
10:59qui nous intéresse
11:00plus particulièrement ce matin.
11:02Alors, la radio,
11:03c'est un segment
11:04qui est structurant
11:05dans l'offre informationnelle.
11:06C'est près de 80 000 heures
11:07d'informations diffusées
11:08en 2024
11:09et ça a été mis en lumière
11:11dans la précédente présentation.
11:12L'information est présente
11:13sur tous les genres de radio.
11:14Thématique, musicale,
11:15généraliste, nationale,
11:16régionale, locale.
11:18Et elle s'inscrit
11:18dans une offre
11:19plus globale d'informations
11:20qui occupe une place centrale
11:21dans l'écosystème médiatique
11:23français
11:24et qui est caractérisée
11:25notamment par un audiovisuel
11:27public et privé
11:28qui occupe des places structurantes,
11:30qui couvre respectivement
11:3140 et 60 %
11:32des contenus audiovisuels
11:33totaux diffusés en 2024,
11:36des antennes régionales
11:37et locales
11:37qui jouent un rôle essentiel,
11:39qui sont garantes
11:40d'une couverture régulière
11:41et territoriale
11:42de l'actualité.
11:43Et ce paysage informationnel
11:45est de plus en plus foisonnant.
11:46Il intègre notamment
11:47de manière plus fraîche
11:48les services de presse
11:49tout en ligne
11:49ou encore les créateurs
11:50de contenus
11:51diffusant des contenus
11:52éditorialisés.
11:53Donc la radio,
11:54un segment structurant
11:55dans l'offre informationnelle,
11:57il est par ailleurs
11:57une composante importante
11:58de son financement.
11:59Donc sur cette slide,
12:01on met en évidence
12:01la répartition du coût total
12:03estimé de production
12:04de l'information en 2024
12:06sur les différents segments
12:07que sont la TV,
12:08la presse,
12:09la radio,
12:09les agences de presse
12:10et les créateurs de contenus.
12:12On distingue également
12:13les acteurs régionaux,
12:14locaux et nationaux
12:15lorsque possible.
12:16En l'occurrence,
12:17pour la radio,
12:17nous ne disposions pas
12:18de données assez fines
12:19pour pouvoir faire cet exercice.
12:21En tout état de scole,
12:22ce que je retiens
12:23de cette slide,
12:24c'est que le coût total
12:24estimé de production
12:25de l'information
12:26en 2024
12:27est élevé.
12:28Il atteint près
12:29de 3 milliards d'euros.
12:30Et la radio,
12:31à elle seule,
12:32couvre 11%
12:33des coûts de production
12:34de cette information.
12:34C'est un rapport
12:35de l'ordre 1 à 3
12:36avec la TV et la presse
12:37qui couvre respectivement
12:39plus d'un tiers,
12:40plus de 30% de ce coût total.
12:41Mais alors même
12:42que les coûts unitaires
12:42de production en radio
12:43sont moins élevés
12:44que la production vidéo
12:46ou article web
12:46qui peuvent être
12:47eux plus onéreux.
12:48Donc les coûts techniques
12:49en radio,
12:50de captation,
12:51d'enregistrement,
12:52logiciel de production
12:53sont structurellement
12:53moins importants
12:55que pour la télévision
12:56notamment de par la nature
12:57du format audio produit.
12:59Et donc finalement,
13:01ce qui se cache derrière
13:02ces 11%,
13:02c'est pour l'essentiel
13:03du travail humain,
13:04du travail journalistique.
13:05Et on témoigne
13:06la prochaine slide.
13:07La masse salariale
13:09est le premier poste
13:10de dépense
13:10et représente
13:11près de 68%
13:12des dépenses en radio,
13:13soit près de 160 millions d'euros.
13:15168 pour être exact.
13:17Donc la production
13:18d'informations,
13:19et c'est réel
13:19pour tous les segments
13:20mais notamment pour la radio,
13:22repose principalement
13:23sur du travail humain
13:24et journalistique.
13:25Elle mobilise au global
13:26près de 34 000 professionnels
13:29par an
13:30indispensables
13:30pour le maintien
13:31d'une information
13:31de qualité.
13:33Et donc finalement,
13:34ce qu'on retire
13:34de ces analyses,
13:36c'est que la production
13:37de l'information,
13:38c'est une économie
13:38de coût fixe
13:39et une économie
13:40qui apparaît être
13:41sous pression.
13:42Donc effectivement,
13:43tous les postes de coût
13:44que je vous ai présentés
13:45brièvement
13:45dans la slide précédente
13:47sont sous pression
13:48et les éditeurs
13:49sont confrontés
13:50à de nouveaux types de coût
13:51pour assurer
13:52notamment leur transition
13:53numérique.
13:54Donc typiquement,
13:54et pour les passer
13:55brièvement en revue,
13:56le principal poste de coût
13:57qui est la masse salariale
13:58est assez intuitivement
14:00difficilement compressible
14:01sans nuire à la qualité
14:02de l'information produite.
14:03En particulier,
14:04et ça a été très bien rappelé
14:05dans la première qui note,
14:06dans un contexte
14:07où il semble complexe
14:08de se passer
14:08d'une intervention humaine
14:10dans la lutte
14:10contre la circulation
14:11des fausses informations
14:12et la lutte
14:13contre les ingérences
14:14étrangères notamment.
14:15Les coûts opérationnels,
14:17dépenses de terrain,
14:18coûts techniques
14:18font les frais
14:19de l'inflation,
14:20de la housse des coûts
14:20de l'énergie
14:21et des matières premières.
14:22Et enfin,
14:23je l'évoquais
14:23en début de slide,
14:24d'autres coûts
14:25sont supportés
14:25par les acteurs
14:26qui assurent
14:27leur transition numérique,
14:28doivent intégrer
14:29des nouveaux outils
14:30type intelligence artificielle,
14:31doivent assurer
14:32la formation continue
14:33de leurs journalistes
14:34et de leurs équipes
14:35pour se saisir
14:36des outils d'IA,
14:37pour oeuvrer
14:38à la vérification
14:38de l'information,
14:39etc.
14:39Et enfin,
14:41notamment nos interactions
14:42avec les éditeurs radio
14:44témoignent d'un souhait
14:45de diversification
14:46des formats des éditeurs.
14:48Effectivement,
14:49certaines radios
14:50étendent leur production
14:50au-delà de l'audio.
14:52Certaines publient
14:53des articles en ligne,
14:54d'autres réalisent
14:55des formats vidéo
14:55qui sont coûteux,
14:57qui nécessitent d'être équipés,
14:58qui nécessitent
14:58de former les équipes
14:59et donc tout ça pèse
15:00sur la structure
15:02et sur les charges
15:03auxquelles les éditeurs
15:04font face.
15:05Donc le constat
15:06étant posé
15:06sur les coûts,
15:07l'étude met également
15:08en exergue un phénomène
15:09d'effet de ciseaux
15:10auquel les médias
15:11producteurs d'informations
15:12dans leur globalité
15:13mais également la radio
15:14sont prises en étau.
15:15Donc on vient d'évoquer
15:17la pression sur les charges
15:18et le caractère
15:20difficilement optimisable
15:20de ces dernières.
15:22Dans le même temps
15:23et en parallèle,
15:24le revenu,
15:24et ça a été rappelé
15:25tout au long de cette matinée,
15:27des éditeurs,
15:28donc les trois piliers
15:29de financement des médias
15:30que sont les recettes publicitaires,
15:32les subventions publiques
15:33et les abonnements
15:35subissent d'importantes transformations
15:36et en l'occurrence
15:37dans le graphique
15:38qui est diffusé,
15:39extrait de la fameuse étude
15:40qui avait été réalisée
15:41il y a quelques années
15:41sur l'évolution
15:42du marché de la communication,
15:43on observe l'évolution
15:45des recettes publicitaires
15:46qui distinguent
15:47la part captée
15:48par les médias historiques
15:48en violet
15:49et la part captée
15:50par les médias numériques
15:52en gris.
15:52Donc le marché publicitaire
15:54a une certaine dynamique
15:55du fait de l'activité
15:57économique française notamment
15:58mais on observe
15:59que la croissance
16:00de ce marché
16:01est captée intégralement
16:02par les acteurs du numérique
16:03et la part perçue
16:05par les médias traditionnels
16:06s'érode.
16:07Qu'en est-il de la radio ?
16:08Elle apparaît finalement
16:09assez résiliente
16:10en ce qu'est la dynamique
16:12de ces recettes publicitaires
16:13linéaires et digitales
16:16décroît moins rapidement
16:17peut-être
16:17et donc ceci peut s'expliquer
16:19notamment parce que le média
16:20conserve des atouts structurels
16:22qui sont forts,
16:23c'est un média de flux,
16:23de mobilité
16:24en lequel les auditeurs
16:25ont confiance.
16:26Une étude avait été publiée
16:27récemment sur les Français
16:28et la radio
16:29qui montrait que 83%
16:31des éditeurs
16:31ont confiance
16:32dans les contenus
16:33d'information
16:34qui sont diffusés en radio
16:35donc tout ceci concourt
16:37à un certain maintien
16:39de l'audience linéaire
16:40de la radio
16:40qui a vocation toutefois
16:42à s'éroder petit à petit
16:44et donc les recettes
16:45publicitaires principales
16:47notamment source de financement
16:48des médias privés
16:49et des éditeurs radio privés
16:50s'érode
16:51et le potentiel
16:52de recettes digitales
16:53publicitaires
16:54que pourraient percevoir
16:55dans le futur
16:56les éditeurs
16:57est tout de même freiné
16:58par la concurrence
17:00qui s'intensifie
17:01des plateformes
17:02de streaming
17:02des producteurs
17:03de postcards natifs
17:04etc.
17:05Et donc de ce fait
17:05et pour conclure
17:06il ressort de l'étude
17:08et donc cette slide
17:10n'est pas spécifique
17:11à la radio
17:11mais que le modèle
17:12économique
17:13de production
17:14de l'information
17:14est fragilisé
17:15près de 80%
17:16des médias producteurs
17:18d'informations
17:18interrogés dans le cadre
17:19de notre étude
17:20et qui ont donné une réponse
17:21ont une marge
17:22qui est soit négative
17:22soit extrêmement faible
17:24voilà
17:25ce qui révèle
17:26un modèle fragilisé
17:27et qui pose la question
17:27de l'existence
17:28à terme
17:29et de la pérennité
17:29de l'information
17:31donc en guise de conclusion
17:32et ça fera peut-être
17:34l'ouverture
17:35sur la prochaine
17:36table ronde
17:37un état des lieux
17:38qui montre
17:39un média
17:40un segment radio
17:40qui est fort
17:41qui est résilient
17:42avec une offre foisonnante
17:43et qui jouit
17:44d'une audience
17:44toujours très élevée
17:46mais qui révèle
17:47la fragilité
17:47de son modèle économique
17:48et notamment
17:49du modèle économique
17:49de la production
17:50de l'information
17:50tout ceci
17:52appelant à la réflexion
17:53sur les modalités
17:54d'accompagnement
17:55de ce média
17:56et je crois
17:57que c'est l'objet
17:57des discussions
17:58à venir
17:59merci beaucoup
18:00merci à vous
18:01merci à vous

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