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  • il y a 8 heures
Patrick Dutartre, Général de l’Armée de l’Air et ancien leader de la Patrouille de France, était l'invité de BFM Politique ce dimanche 19 juillet alors que les Etats-Unis ont lancé dimanche matin une nouvelle série de bombardements contre l'Iran, affirmant vouloir "punir" la mort de deux militaires américains dans des frappes iraniennes en Jordanie. 

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Transcription
00:00La guerre semble vraiment reprendre au Proche-Orient entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:05On accueille d'ailleurs le général Patrick Dutartre, ancien général de l'armée d'air, ancien leader de la patrouille
00:10de France.
00:11Bonjour mon général, merci d'être avec nous.
00:13On évoquait, mon général, il y a un instant, les conséquences directes, bien sûr, de cette remontée en tension ces
00:20derniers jours
00:20de l'affrontement entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:23On a vu que le prix du paril de pétrole a réaugmenté par rapport à un moment où il était
00:28retombé à 70 dollars.
00:29Il est désormais à près de 88 dollars.
00:31On a vu que le prix de l'essence aussi à la France.
00:33Ça se répercute tout de suite dans le réservoir de tous nos compatriotes français.
00:37A repris près de 9 centimes pour ce qui est du diesel cette semaine.
00:40Je le rappelle, deux soldats américains ont été tués hier en Jordanie.
00:43Il y en a un autre qui est porté disparu.
00:45Quatre blessés.
00:46Ce sont les toutes premières victimes et pertes américaines depuis le mois de mars.
00:50Dans un instant, on va prendre la direction du Golfe parce qu'il y a de nouvelles informations qui nous
00:55parviennent à l'instant où je vous parle notamment du détroit d'Hormuz.
00:59Bonjour Naouf El, merci beaucoup.
01:00Vous êtes présent à Doha au Qatar.
01:04On va vous retrouver dans quelques instants.
01:05Vous êtes avec Benjamin Danan.
01:08Des informations que vous allez nous donner dans un instant.
01:10Mais d'abord, mon général, comment vous appréhendez ces derniers éléments, cette reprise ?
01:15On le voit du conflit en quelques mots et on prend tout de suite la direction d'Hormuz ensuite.
01:18Oui, situation relativement confuse.
01:21Mais la stratégie américaine semble être d'affaiblir suffisamment l'Iran, à la fois sur le plan militaire pour diminuer
01:29son pouvoir de nuisance et également sur le plan économique,
01:32en espérant une réaction qui retourne les Iraniens, en tout cas les gardiens de la révolution, à la table des
01:39négociations.
01:39En fait, il semble que c'est la stratégie américaine.
01:41Et puis, en représailles de ces tirs qui sont lieux essentiellement autour des étroits d'Hormuz,
01:47les gardiens de la révolution tirent sur le voisin, notamment le Koweït, Bahreïn et la Jordanie.
01:52Et on va voir avec de nombreux enjeux, notamment les usines de dessalement.
01:55Mais tout de suite, nous prenons la direction du terrain où on retrouve à Doha au Qatar, Naouf El-Kawafi.
02:00Vous êtes avec Benjamin Danan.
02:00Danan, bonjour Naouf El.
02:02Cette information qui nous parvient, il y a tout juste quelques secondes, je la découvre en même temps avec vous,
02:08l'Iran qui dit avoir arrêté, arraisonné.
02:12Quelles sont vraiment les informations dont vous disposez de navires dans le détroit d'Hormuz ?
02:18Alors, les gardiens de la révolution expliquent justement que deux navires ont été impliqués dans un accident sur ce détroit
02:25d'Hormuz.
02:25Deux navires qui tentaient de passer ce passage maritime via un itinéraire dangereux.
02:31C'est ce que viennent de déclarer les gardiens de la révolution.
02:33Ce qu'il faut comprendre, en fait, c'est que ce détroit d'Hormuz est au cœur l'épicentre d
02:38'une certaine manière des hostilités depuis près d'une semaine.
02:41Les hostilités, les attaques s'y sont multipliées et la guerre de la communication également.
02:46Parce que d'un côté, vous avez l'Iran qui en revendique son contrôle, qui explique que ce détroit d
02:50'Hormuz est fermé,
02:51qui n'hésite pas à attaquer certains navires qui osent s'y aventurer.
02:54Et puis de l'autre côté, vous avez l'autre version, celle des États-Unis qui ont décidé de rétablir
02:58ce blocus naval depuis plusieurs jours,
03:00qui, chaque nuit, cible spécifiquement les alentours de ce détroit d'Hormuz.
03:05Ça a été encore le cas cette nuit pour cette huitième nuit de frappe consécutive en Iran, dans le sud
03:10du pays,
03:10à proximité de ce détroit d'Hormuz, des sites stratégiques, des sites de surveillance ou encore des tours de contrôle.
03:16Et cela, la reprise des hostilités sur ce détroit d'Hormuz, pour conséquence, le ralentissement du trafic maritime qui est
03:25paralysé depuis plusieurs jours,
03:27qui a atteint son plus bas niveau depuis près de trois semaines.
03:30Et conséquence, c'est le prix du baril du pétrole qui n'a de cesse d'augmenter.
03:34Ça risque de se poursuivre encore les jours prochains.
03:36– Merci beaucoup Naouf El-Khoyalafi avec Benjamin Danan depuis Doha au Qatar.
03:42On voit que ça reste toujours une guerre d'images entre les deux pays et d'annonces, Général Dutartre.
03:48– Oui, guerre d'images, guerre de communication, parce que l'immobilisation annoncée par les gardiens de la Révolution
03:53de ces deux pétroliers ou ces deux navires, ça veut tout dire et rien dire.
03:58Est-ce qu'ils se sont accrochés ? Est-ce qu'ils sont eux-mêmes arrêtés ou faits demi-tour
04:03?
04:03Est-ce qu'il y a eu une intervention humaine ? Est-ce qu'il y a eu des tirs
04:07?
04:07Donc on manque un peu de précision, mais c'est vrai que la communication est extrêmement importante
04:11parce qu'en fonction de ce qui est dit, il y a une réaction évidemment des armateurs
04:16et de ceux qui tentent de passer ici ou là.
04:19– Huitième nuit de frappe, est-ce que Washington est en train de changer de stratégie ?
04:23– On se demande quelle stratégie il poursuit en fait.
04:27– Ils sont en train de cibler des ponts, c'est quoi la justification opérationnelle ?
04:31– La justification en fait, c'est qu'un, ils ciblent essentiellement
04:34toutes les cibles qui sont autour de Bandarabas,
04:38donc sur une bande d'à peu près 300 km.
04:40– Rappelez-nous Bandarabas, qu'est-ce qu'il y a là-bas ?
04:41– Bandarabas est vraiment juste en face de la pointe du détroit d'Hormuz
04:45et donc c'est un peu le centre des gardiens de la Révolution
04:49pour toutes les actions navales qui se poursuivent dans le détroit.
04:53Donc ce qu'on observe en tout cas, c'est un ciblage essentiellement autour de Bandarabas,
04:58300 km quasiment de part et d'autre, c'est-à-dire ce qui a été cité
05:03par votre correspondant effectivement, c'est-à-dire les radars de détection,
05:06les centres de missiles ou de drones et également des navires rapides.
05:11Bon ça, c'est la première chose.
05:12Et la seconde chose, c'est qu'il semblerait,
05:15et c'est pour répondre précisément à votre question sur les infrastructures,
05:20c'est qu'il souhaiterait en même temps isoler Bandarabas du reste de la poursuite continentale.
05:33Alors qu'est-ce que c'est ?
05:34Il y a trois ou quatre axes principaux qui mènent à Bandarabas.
05:38On rappelle qu'à Bandarabas, c'est quand même 50% du transit commercial
05:43qui s'effectue par cette ville.
05:44– On le voit regarder sur cette carte d'ailleurs.
05:46– Et donc c'est extrêmement important, c'est juste au bout de la pointe.
05:49Et la stratégie tout simplement, c'est de détruire les ponts qui arrivent vers Bandarabas
05:54de telle manière à ce que ça évite l'acheminement logistique
05:57et l'acheminement militaire sur cette ville.
05:59– Là, on a eu les premières pertes américaines,
06:02donc deux soldats tués, un disparu.
06:04Est-ce que d'après vous, ça constitue un tournant ?
06:06– Alors ce n'est pas les premières pertes de cette guerre,
06:08mais en tout cas récente, depuis deux mois, c'est tout à fait juste.
06:12Alors qu'est-ce que ça veut dire ?
06:13Apparemment, on n'a pas trop de détails,
06:15parce que personne ne communique vraiment là-dessus,
06:16mais il semblerait que ce soit un tir de missiles balistiques.
06:20Vous savez que même les Israéliens, avec leur dôme de fer,
06:22ne peuvent pas empêcher tous les missiles balistiques
06:25d'arriver sur leur territoire.
06:26Et en Jordanie, il n'y a pas de dôme de fer.
06:29Et effectivement, sur une base américaine,
06:31il semblerait que ce soit l'un de ces missiles
06:33qui soit arrivé sur une base américaine
06:35et donc tuer ces trois meilleurs soldats.
06:37– C'est un désaveu terrible pour Donald Trump
06:39qui disait que tout était réglé, non ?
06:41– Je ne sais pas si on peut dire ça,
06:44mais vous ne pouvez pas faire la guerre sans prendre des risques
06:46et sans perdre des humaines.
06:47– Mais ça peut changer quelque chose côté opinion américaine ?
06:49Est-ce que la pression peut faire plus forte ?
06:50– Pas à ce stade, à mon avis, pas à ce stade.
06:52Là où ça changerait beaucoup, à mon sens,
06:53et s'il y avait des soldats qui tombaient sur le sol iranien des aviateurs,
06:59ce que je ne souhaite absolument pas, évidemment,
07:00ça, ça pourrait changer.
07:01– En général, vous venez de dire, quand on fait la guerre,
07:06donc, ces deux pays sont bien en guerre.
07:09– Oui, mais une drôle de guerre, en fait.
07:11Une guerre de communication, une guerre de pression, une guerre d'attaque.
07:15– Parce qu'on est dans un moment où les frappes sont presque plus intenses
07:17que certains moments où, officiellement, ils étaient encore en guerre,
07:21et ça frappait moins.
07:22– Là, ça frappe de manière mesurée,
07:24parce que ce n'est pas une guerre totale,
07:26et d'ailleurs, c'est un peu les menaces des gardiens de la Révolution,
07:29en ce sens, qui sont prêts à promettre à Donald Trump une guerre totale.
07:34Pourquoi ? Parce que, qu'est-ce que font les Américains ?
07:36Ils ciblent essentiellement des sites militaires
07:38ou des sites des gardiens de la Révolution.
07:40Ce n'est pas des bombardements massifs,
07:42comme ils pourraient le faire avec les moyens.
07:44– Du coup, la stratégie semble plus précise.
07:45– Oui, absolument précise.
07:47– Moins erratique qu'initialement.
07:50– Absolument, ça semble relativement modéré,
07:52en tout cas avec une certaine retenue,
07:54et par ailleurs, les Iraniens, eux,
07:56qu'ils ciblent éventuellement, le plus possible,
07:59les bases militaires américaines,
08:00en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn,
08:03mais très souvent, ce sont maintenant des cibles civiles.
08:06Et d'ailleurs, c'est dénoncé par tous les pays du Golfe,
08:09notamment lorsqu'ils ciblent les installations électriques,
08:12notamment au Koweït, et les usines de dessalement.
08:15– Alors, pourquoi, effectivement,
08:17c'est absolument stratégique dans le Golfe,
08:19ces usines de dessalement ?
08:20On entend dire certains experts qui disent
08:22taper ces usines de dessalement,
08:24c'est provoquer la mort de ces pays du Golfe.
08:26Pourquoi ?
08:27– 90%, je crois, de l'eau consommée
08:30par les habitants dans cette zone
08:33provient des usines de dessalement.
08:36Pour ceux qui sont allés dans ces pays-là,
08:38moi, j'ai la chance d'y passer,
08:40il fait très très chaud, je veux dire,
08:42c'est rien, le canicule, c'est tous les jours.
08:44Et puis, donc, ils ont besoin d'eau, évidemment,
08:48il y a très peu de pluie,
08:49et donc, ces principales ressources,
08:51il y a quelques pluies, je veux dire,
08:54venues du ciel,
08:54mais il y a aussi quelques puies dans le sol,
08:56mais l'essentiel des ressources,
08:57évidemment, pour le développement,
08:59c'est les usines de dessalement.
09:00– C'est une arme vitale, vous diriez ?
09:02– Ah bah oui, disons que c'est la ressource,
09:04mais l'Iran n'a pas non plus intérêt
09:06à jouer cette carte-là,
09:07parce que le bombardement,
09:08la retenue américaine,
09:10là, elle ne serait plus de mise,
09:12c'est-à-dire quoi ?
09:13C'est-à-dire que les Américains
09:15peuvent faire de même,
09:16à la fois sur l'eau,
09:17mais essentiellement aussi sur l'électricité.
09:19Et ça, il faut savoir
09:20qu'il y a une immense centrale électrique
09:22au nord-est de Téhéran,
09:26et celle-là, elle est envisagée
09:28d'être détruite
09:29s'il y avait, évidemment,
09:30des attaques sur ces usines.
09:30– Et je vous propose, justement,
09:32qu'on aille un peu plus loin avec Anaïs Gérard.
09:34Bonjour Anaïs, merci d'être avec nous.
09:36Justement, on le dit,
09:37ces sites vulnérables,
09:38ça revient des cibles absolument stratégiques,
09:41sont au cœur des tensions
09:42que l'on voit ressurgir
09:43ces dernières heures au Moyen-Oran.
09:45Et on le disait,
09:46ces usines de dessalement d'eau
09:47qui consistent, justement,
09:49à transformer l'eau salée en eau potable,
09:52c'est dans la ligne de mire,
09:53aujourd'hui, des Iraniens.
09:55– Et vous le voyez,
09:56cette image,
09:56pour illustrer ça,
09:58elle est très représentative,
09:59cette image du Koweït hier,
10:00un immense panache de fumée
10:02se propage après une frappe iranienne
10:04sur une centrale électrique
10:05et de dessalement.
10:06Le même type d'installation
10:07avait déjà été visée la veille
10:09et la réaction des autorités
10:10ne s'est pas faite attendre.
10:12Je cite,
10:13« Le ciblage répété
10:14de ces installations vitales
10:15révèle une démarche hostile,
10:18systématique,
10:18visant des sites civils
10:19et des infrastructures essentielles,
10:21mettant en danger
10:22la vie et la sécurité des civils. »
10:25Les sites civils, justement,
10:26se disent inquiets
10:27par la tournure des événements
10:28et pour cause,
10:28il a fait 47 degrés au Koweït hier
10:30et ses attaques
10:31ont mis à l'arrêt
10:32plusieurs unités de production.
10:34– Justement,
10:35quand on voit tout cela,
10:36on voit qu'il y a une inquiétude profonde
10:37parce que ce dessalement
10:38de l'eau de mer,
10:40c'est une question de survie
10:42pour ces pays
10:42dans ces régions très arides.
10:43– Une question de survie,
10:45c'est tout à fait le mot.
10:46Plus de 100 millions de personnes
10:47dans cette zone
10:48dépendent directement de l'eau dessalée.
10:50Il suffit de regarder cette carte
10:52pour comprendre.
10:5370% de l'eau potable
10:54en Arabie Saoudite
10:56provient de l'usine,
10:57des usines de dessalement.
10:5886% pour Oman
11:00et même 90% pour le Koweït.
11:02Autrement dit,
11:02pas d'usine,
11:03pas d'eau.
11:04Dans la région,
11:05on en compte,
11:05en fonction des sources
11:06entre 400 et 450
11:08de ces usines,
11:0910 des plus grandes usines
11:11se concentrent du monde,
11:12se concentrent d'ailleurs
11:14sur les rives du Golfe
11:16et de la mer Rouge.
11:17Pour l'Iran,
11:18ces usines sont des cibles
11:19capitales et vulnérables.
11:20Toutes sont à portée de tir.
11:22Et le problème,
11:23c'est que ce type
11:23d'installation,
11:24il est très complexe.
11:26En cas de gros dégâts,
11:27les réparations peuvent être
11:28très longues,
11:29durer parfois plusieurs mois
11:30et en cas de mise à l'arrêt,
11:31cela aurait des répercussions
11:34immédiates sur le quotidien
11:35de ces pays,
11:36sur l'industrie bien sûr,
11:37mais aussi sur des établissements
11:39essentiels comme les hôpitaux.
11:41Et un tel scénario
11:42pourrait contraindre
11:43les gouvernements
11:43à procéder
11:45à des rationnements de l'eau.
11:46Merci beaucoup Annalise.
11:48Tout ça, bien sûr Jules,
11:49ça pose la question
11:50des armements iraniens.
11:51Des armements iraniens,
11:52parce qu'on constate
11:53un élargissement du conflit
11:55à la Jordanie,
11:56au Koweït,
11:56on constate que l'Iran
11:57cible ses usines
11:59de dessalement.
12:01L'Iran qui, pour l'instant,
12:03est relativisé sur les 400-500...
12:05Mais je pense que
12:06pour les téléspectateurs
12:07qui voient que l'Iran
12:08a été sévèrement bombardé,
12:10que le régime est tout de même affaibli,
12:11comment est-ce que l'Iran,
12:12question simple,
12:13a encore les moyens
12:14de mener ces opérations ?
12:17Quelque part, ça montre
12:18une partie de la pertinence
12:20de l'offensive américaine,
12:21parce que vous imaginez
12:23la capacité de nuisance
12:25qui représente l'Iran
12:27s'il n'y avait pas eu
12:28aussi toutes ces campagnes
12:30et c'est une des raisons
12:31d'ailleurs pour laquelle
12:33ça a été un tel seuil
12:35en fait,
12:35à la fois dans l'armement nucléaire,
12:37enfin dans le risque
12:38d'armement nucléaire
12:40et à la fois le risque
12:41d'avoir un volume
12:44d'armement suffisamment important
12:47et en plus camouflé
12:48dans des tunnels.
12:53C'est une vraie menace
12:54pour la région
12:54et c'est la raison
12:55pour laquelle Israël
12:56et les Américains
12:57ont décidé d'entreprendre
12:59cette opération
13:00mais évidemment
13:01il serait temps
13:01que tout ça, ça s'arrête
13:02mais je pense,
13:04vous observez bien d'ailleurs
13:05que les répliques iraniennes
13:07sont de moins en moins importantes
13:09tout de même.
13:10Mais elles existent encore ?
13:11Évidemment, elles existent
13:12mais personne ne sait
13:14exactement
13:15le niveau des stocks
13:16ni la CIA
13:17ni les services
13:18de renseignement israéliens
13:19sont capables
13:20de nous dire précisément
13:21ce qui reste.
13:21Donc sa capacité de financement
13:22de ces opérations ?
13:24Le financement évidemment diminue
13:25mais surtout
13:25la capacité de fabrication
13:27et de stockage.
13:29En fait, ça fait 47 ans
13:30que l'Iran s'arme
13:31pour un conflit
13:32de cette nature.
13:34Alors là où on a du mal
13:35à définir les stocks
13:37c'est ceux qui sont enfouis
13:38dans des tunnels
13:39ou sous certaines montagnes.
13:41Et ça, à mon avis
13:43militairement parlant
13:43c'est un objectif
13:44qu'il faudrait peut-être
13:45un jour atteindre
13:46si cette guerre se poursuit.
13:48Le Koweït affirme
13:49qu'il peut répondre
13:50à une attaque iranienne.
13:51Est-ce que le Koweït
13:52peut entrer dans cette guerre ?
13:53Le Koweït,
13:55les Émirats arabes unis,
13:56l'Arabie saoudite.
13:57On remarque d'ailleurs
13:57que ces deux grands pays
13:58l'Arabie saoudite
13:59et les Émirats
13:59ont été très peu touchés.
14:01Il n'y a pas de tir en ce moment
14:02sur les Émirats arabes unis.
14:04Alors pourquoi ?
14:05Est-ce que parce qu'il y a eu
14:06un déblocage
14:07de certains fonds
14:08on estime 6-8 milliards
14:10de dollars
14:11dans le cadre du début
14:12d'accord entre les Américains
14:14et les Iraniens ?
14:15L'Arabie saoudite
14:16parce que
14:17les représentants
14:20saoudiens
14:20sont allés en Iran
14:21pour les obsèques
14:22de l'Atala Roménaï,
14:25d'Ayatollah Roménie.
14:26Et donc,
14:27pas Roménie mais Roménaï.
14:28Roménaï.
14:28Roménaï, oui.
14:29Chaque fois je confonds
14:30le mot.
14:31Et donc,
14:32c'est peut-être une des raisons
14:33pour lesquelles
14:34il n'y a pas eu
14:34ces attaques.
14:36Mais cela dit,
14:36ça peut évidemment
14:38repartir.
14:40Donc,
14:40le Koweït
14:41a des moyens
14:41beaucoup plus limités
14:42que ceux
14:43des Émirats arabes unis
14:44ou de l'Arabie saoudite
14:45qui sont beaucoup
14:45plus conséquents.
14:47Pourquoi la Jordanie
14:48est ciblée
14:49parce qu'il y a
14:50des bases américaines
14:51en Jordanie ?
14:51Alors justement,
14:52on va écouter
14:53les propos
14:53du nouveau guide
14:55suprême
14:55qui s'est exprimé,
14:57qui se montre
14:57extrêmement menaçant.
14:58Écoutez-le.
15:00Les violations répétées
15:01par le grand Satan,
15:02des engagements pris
15:03dans le cadre
15:03du mémorandum d'accord
15:05signé entre le président
15:06de l'Iran
15:06et des États-Unis
15:08ont une fois de plus
15:09démontré à tous
15:10cette vérité.
15:10La signature du président
15:12des États-Unis
15:13est totalement dénuée
15:14de valeur
15:14et de validité
15:16tandis que l'intimidation,
15:17les ambitions hégémoniques
15:19et la sauvagerie
15:20sont des composantes
15:21indissociables
15:22du credo
15:22et du mode d'action
15:23américain.
15:24Qu'est-ce que vous pensez
15:25de ces propos en général ?
15:26Alors d'abord,
15:27on ne l'a pas vu,
15:28Moshtabar Ramenaï,
15:30le fils de Riyadela.
15:33Absolument.
15:33Et donc on se demande,
15:35même s'il est vivant,
15:36en tout cas,
15:37on n'a ni vu,
15:38ni entendu,
15:39chaque fois,
15:39on ne sait pas de parole.
15:41Vous en doutez, vous ?
15:42On pense qu'il est suffisamment
15:43blessé, en fait,
15:45à quel niveau ?
15:46On ne sait pas trop.
15:47On rappelle qu'il était,
15:48il faisait partie,
15:49en fait,
15:49de l'endroit
15:52où se trouvait
15:53la première frappe,
15:53en fait,
15:55israélo-américaine
15:55et qui a décapité,
15:56en fait,
15:57le régime.
15:58Et donc on ne sait pas,
15:59on pense qu'il est
16:00très gravement blessé.
16:02Mais on ne sait pas
16:02si c'est lui qui s'exprime,
16:03on ne sait même pas
16:04s'il est vivant.
16:04Je rappelle que dans certains cas,
16:06d'autres leaders,
16:06on n'a su que deux ans après
16:08qu'ils avaient été tués.
16:10Donc c'est caché, en fait.
16:11Alors justement,
16:12on prend tout de suite
16:12la direction de l'Iran
16:13où on retrouve
16:13Syavosh Ghazi,
16:14correspondant à RFI France 24.
16:16Bonjour Syavosh,
16:17merci d'être avec nous.
16:18Comment très concrètement
16:19peuvent se traduire
16:21les appels à la vengeance
16:22du régime iranien ?
16:24Est-ce que ça peut vouloir dire
16:25une intensification
16:26encore plus forte
16:27de frappes
16:28sur d'autres pays
16:29de la région ?
16:31Écoutez,
16:32c'est déjà le cas
16:34puisque depuis deux heures,
16:36les médias iraniens
16:37annoncent
16:37que deux bateaux
16:39qui tentaient de traverser
16:41nos détendormoses
16:41ont été touchés
16:42par des missiles
16:44ou des drones
16:45et deux autres
16:45ont reçu
16:48des tirs d'avertissement
16:49et donc
16:49ont dû
16:50rembrousser chemin.
16:52Il y a un champ pétrolier
16:53au Kovac
16:54qui a été visé
16:56selon
16:57selon
16:58les médias iraniens.
17:00Par ailleurs,
17:01le côté américain
17:02en dénonce
17:03une attaque
17:04contre un site nucléaire
17:06en construction,
17:07le site
17:07d'Arosroïne
17:08qui est situé
17:10au Kouzistan.
17:11Donc,
17:12il y a bien sûr
17:13une intensification
17:14des frappes
17:15de part et d'autre
17:16mais l'Iran
17:16veut mettre
17:17le maximum
17:18de pression
17:19avec des frappes
17:19à la fois
17:20en Jordanie,
17:21au Kurdistan irakien
17:23contre toujours
17:23des bases américaines
17:24mais maintenant aussi
17:26contre des infrastructures
17:27des monarchies irables
17:29du Golfe Persique.
17:29Il faut savoir que
17:30depuis ce matin,
17:32les Émirats arabes unis
17:33qui avaient participé
17:34directement
17:35dans la guerre,
17:36par exemple,
17:37au moment,
17:37ou même des frappes
17:38contre l'Iran
17:39ont demandé
17:40qu'on retourne
17:42à la table
17:42des négociations,
17:43qu'il y ait
17:44un arrêt
17:44des combats,
17:46ce qui signifie
17:46que visiblement
17:48les frappes iraniennes
17:49contre les différentes cibles
17:51dans ces monarchies
17:52arabes du Golfe Persique
17:53commencent à apporter
17:56Sia Vojghazi
17:57avec qui la liaison
17:59est un peu difficile
18:00depuis Téhéran
18:01mais qui nous a apporté
18:02effectivement
18:02ces précisions.
18:04On voit,
18:05Général Patrick Dutard,
18:05que les Américains
18:06renforcent encore davantage
18:07même leur présence
18:08dans la région
18:08puisqu'il y a un certain
18:10nombre de F-16
18:11qui vont être déployés
18:13encore
18:14des F-16 supplémentaires,
18:15en Jordanie,
18:16des dizaines d'avions
18:16ravitailleurs.
18:18Vous,
18:18de ce que vous connaissez
18:19de ces préparations,
18:20de ces coulisses
18:21en tant qu'ancien général
18:22de l'armée de l'air,
18:23que prépare Washington ?
18:25À se mettre
18:26dans la posture
18:27de faire
18:28une opération
18:29beaucoup plus importante
18:30que celle qui a lieu
18:31tous les soirs,
18:32en fait,
18:33avec plus de ravitailleurs,
18:35plus de bombardiers aussi,
18:36des B2 et des B1
18:37qui pourraient venir.
18:38Les B2,
18:38les B1,
18:38ça permet quoi ?
18:39Les B2,
18:40c'est ce qu'il y a
18:40de plus puissant,
18:41en fait,
18:41comme bombardier,
18:42avec le B1
18:43et puis le B-52,
18:44mais surtout,
18:45il est furtif
18:46et je rappelle
18:46que ce sont ces B2
18:47qui a fait le raid
18:48extrêmement spectaculaire
18:49en juin 2025
18:51sur les trois sites
18:54d'enrichissement nucléaire
18:55en Iran.
18:56Il est possible
18:57que la fameuse montagne
18:59de la Pioche,
19:00qui n'était pas très connue
19:01des Occidentaux,
19:02même des Israéliens,
19:04soit l'objet aussi
19:05de tir,
19:06parce que Trump,
19:07dans toutes ses tergiversations,
19:09n'a qu'une seule ligne directrice
19:11sur laquelle il n'a jamais dévié,
19:12c'est celle
19:14du fait que l'Iran
19:16ne se dotera jamais
19:17d'une arme nucléaire.
19:19Donc,
19:19le fait de...
19:20Il est possible
19:21qu'un bombardement
19:22soit effectué
19:23sur la montagne de la Pioche.
19:24Il est possible aussi
19:25qu'un de ces fils conducteurs
19:26soit de ne pas subir...
19:27que l'Amérique
19:28ne subisse pas
19:28une humiliation
19:30et donc sans tête,
19:32potentiellement.
19:33Oui,
19:33complètement.
19:34Moi,
19:34ce qu'il faut être
19:35extrêmement vigilant,
19:36c'est qu'il y a la perte
19:37d'un néronef
19:37au-dessus d'Iran,
19:38ça pourrait changer
19:39beaucoup de...
19:41beaucoup la donne.
19:42Donc,
19:44je crois que l'un et l'autre,
19:46côté gardien de la Révolution
19:47et côté Trump,
19:48ne voudraient pas
19:49une escalade.
19:50Mais on se demande
19:51s'ils ne vont pas
19:51être poussés à cette escalade.
19:52On voit ces avions en général.
19:53Donc ça,
19:53c'est un...
19:54Ça,
19:55c'est un B2.
19:55C'est ça.
19:56C'est le fameux B2,
19:56oui.
19:58Et oui,
19:58avec cette fameuse bombe
20:00GBU-57
20:01qui est la plus grosse
20:02au monde
20:02et c'est celle
20:03qui avait été utilisée
20:04qui lui a fait
20:04près de 9 tonnes,
20:06je crois.
20:06Parce qu'elle a une capacité
20:07à frapper en profondeur.
20:08Oui,
20:08c'est-à-dire qu'il y a
20:09tout un dispositif
20:10qui fait que ça n'explose
20:11pas tout de suite,
20:11ça rentre,
20:12ça pénètre
20:12et puis le moment
20:13où ça explose,
20:14le monde est le plus bas.
20:15GBU-57
20:16à l'image,
20:17justement,
20:18la façon dont elle peut
20:21frapper
20:21sur ces sites
20:22et effectivement,
20:23vous vous dites,
20:24c'est peut-être
20:24ce à quoi se préparent
20:26les Américains
20:27et Donald Trump,
20:28département d'État américain
20:29qui a fait passer
20:31des messagers.
20:31Oui,
20:32un avertissement mondial
20:34de prudence
20:34en raison des tensions
20:35accrées au Moyen-Orient.
20:36Donc on envoie
20:36des bombardiers plus puissants,
20:38on adresse
20:38un avertissement mondial.
20:40Oui,
20:41et en même temps,
20:42les Iraniens font la même chose.
20:42Qu'est-ce que ça veut dire ?
20:43Je pense que les téléspectateurs
20:45qui nous écoutent
20:46qui voient ce conflit
20:47depuis plus de trois mois,
20:49il y a un processus,
20:50un mémorandum
20:51de discussion
20:52qui a été mis en place.
20:53On a l'impression
20:53que ça n'a jamais été
20:54aussi grave maintenant.
20:55Ils durent encore ces 60 jours ?
20:57Ils existent encore ?
20:58Ou l'avertissement mondial
20:59de prudence,
20:59ça veut dire à n'importe quel moment
21:00ça peut basculer ?
21:01Oui,
21:02malheureusement,
21:02je crois que ça peut basculer.
21:03C'est vraiment...
21:05Nous sommes dans une période
21:06d'incertitude totale en fait.
21:07C'est-à-dire qu'on observe
21:08que c'est un bras de fer
21:11entre les deux
21:13autour des étroits d'Hormouz.
21:14Maintenant,
21:14la question nucléaire
21:15n'est pour l'instant
21:16pas la priorité,
21:17même si cette fameuse montée
21:19de la pioche
21:19qu'on évoquait avec Jules
21:20à l'instant
21:21sera quand même un sujet
21:22à traiter d'une manière
21:23ou d'une autre.
21:24On préfère évidemment
21:25par la négociation
21:25mais il est possible
21:26que ça se fasse par la force.
21:28Mais l'étroits d'Hormouz
21:29en fait,
21:29c'est la clé en fait.
21:30Donc vous vous dites aujourd'hui
21:31malgré les 60 jours,
21:33malgré le mémorandum,
21:34aujourd'hui,
21:35ce dimanche 19 juillet,
21:36on est dans une situation
21:37où ça peut basculer,
21:38on peut basculer vers
21:40un conflit plus grave,
21:44et presque incontrôlable.
21:45C'est-à-dire que
21:46si les Américains en rajoutent
21:48ou si les Iraniens aussi persistent,
21:51il est possible
21:51que Trump se sente contraint
21:54d'enchaîner
21:55avec des bombardements
21:56plus puissants.
21:57Personne ne sait vraiment.
21:58Et ça peut tuer le mémorandum
21:59les 60 jours,
22:00ça peut non plus des pistes.
22:00De toute manière,
22:01déjà,
22:01il est vraiment en stand-by
22:02pour ne pas dire
22:03qu'il n'existe que...
22:04Il existe,
22:05il a été signé
22:06mais il n'est absolument
22:07pas respecté
22:07ni par l'un ni par l'autre.
22:08Je rappelle que le début
22:09de cette escalade,
22:10c'est lorsque l'Iran
22:12a tiré
22:13sur des navires
22:14qui passaient
22:15dans le Trois-Dormouze.
22:16C'est ce qui a enchaîné.
22:16Et vous voyez
22:17où on en est
22:17huit jours après.
22:18Et à l'instant,
22:19les autorités jordaniennes,
22:20je vous la prends
22:21en même temps que je la prends,
22:22démentent auprès
22:23de l'agence France Presse
22:24l'évacuation
22:26du port
22:26et de l'aéroport
22:27d'Akaba.
22:28On voit
22:29que plus que jamais
22:30la Jordanie
22:30se trouve désormais
22:31au cœur de ce conflit.
22:33Pourquoi ?
22:34Tout à fait
22:35parce qu'elle abrite
22:38des bases américaines
22:39et puis elle n'a pas eu
22:42de discussion particulière
22:44avec l'Iran.
22:46Elle n'est pas en première ligne
22:47non plus
22:47parce qu'elle n'a pas
22:48de frontière commune
22:49avec l'Iran.
22:50Et donc,
22:51il y a l'Arabie Saoudite
22:52entre les deux,
22:54cet immense pays
22:55et également
22:55les Émirats arabes unis.
22:57Donc,
22:59c'est un choix.
23:01Je crois que...
23:02Il y a trois pays,
23:03étonnamment,
23:04qui sont vraiment ciblés.
23:06Le Coën,
23:06parce que c'est sa proximité.
23:08Il y a presque une frontière commune
23:09avec l'Iran.
23:10Donc,
23:10c'est vraiment la facilité
23:11et le Coën encaisse
23:13tous les jours des tirs.
23:14Bahreïn,
23:14qui est un tout petit pays.
23:16Bahreïn,
23:16c'est un vingtième du Qatar.
23:18C'est une petite île.
23:20En fait,
23:21c'est une petite archipel.
23:22Il y a 33 îles exactement,
23:24mais une île principale
23:25et ça doit faire,
23:26je ne sais plus...
23:26Enfin,
23:27c'est très petit.
23:28Un vingtième du Qatar.
23:29Déjà,
23:29le Qatar n'est pas très grand,
23:31mais en fait,
23:32c'est un centre d'opération
23:35pour l'US Navy,
23:36essentiellement,
23:37pour les opérations
23:38dans la zone.
23:39Mais il n'y a pas
23:40de grosse base
23:41contrairement à ce qu'il peut y avoir
23:42au Qatar
23:42ou aux Émirats
23:43ou en Arabie Saoudite.
23:45Les pays qui jouent le rôle
23:47d'émissaires diplomatiques,
23:50vous savez,
23:50ceux qui font un peu tampon
23:51pour les différentes parties
23:52prenantes,
23:52pour tenter d'éviter l'escalade,
23:54est-ce qu'elles ont encore
23:55un rôle possible
23:56dans l'escalade qui est en fait ?
23:57Elles font leur maximum.
23:58Le Pakistan et Omane
24:01font le maximum
24:01pour que les pourparlers
24:03reprennent.
24:04ils n'en ont pas,
24:05si ce n'est que
24:06la seule chose
24:07qui leur est reconnue,
24:08c'est qu'ils dialoguent
24:09avec tout le monde
24:09et qu'ils sont reconnus
24:11comme interlocuteurs
24:12auprès des Iraniens.
24:13Elle a leur voix
24:14porte encore maintenant
24:14aujourd'hui ?
24:16De moins en moins.
24:18Quelle voix peut porter
24:18auprès des gardiens
24:19de la Révolution ?
24:20Quelle voix peut porter
24:21auprès de président Trump
24:23s'il est dans sa logique ?
24:26Il y a des voix
24:27qui peuvent porter
24:28auprès des gardiens
24:28de la Révolution ?
24:29Non, il n'y en a pas.
24:30Je pense qu'il n'y en a
24:31qu'une voix,
24:31c'est la Chine.
24:32Voilà, c'est la Chine
24:33parce que c'est elle
24:35qui s'alimente
24:36énormément auprès de l'Iran.
24:37Et d'ailleurs,
24:38ce n'est pas un hasard
24:39si on avait vu
24:39que ce projet de mémorandum
24:40avait émergé
24:41quelques jours,
24:42quelques semaines
24:43après la visite
24:43du président américain
24:45en Chine
24:46auprès du président
24:47Xi Jinping.
24:48On avait vu
24:50depuis la signature
24:51du mémorandum
24:53des moments
24:53où il y avait eu
24:54des éruptions
24:55de violences,
24:56mais on voit
24:56que depuis plusieurs jours,
24:57on est passé
24:58à un autre niveau.
24:59Qu'est-ce qui se joue ?
25:00Là, ça y est,
25:01nous sommes à l'aube
25:02d'un conflit ouvert
25:03sur tout le Proche-Orient.
25:05C'est un moment
25:05de bascule,
25:06mon général ?
25:06Ça peut.
25:07En honnêteté,
25:08ça peut,
25:08mais je ne suis pas sûr,
25:09c'est très difficile
25:09de lire dans le futur.
25:10Mais qu'est-ce qui fait
25:11qu'on a le sentiment
25:12que ces jours,
25:12c'est différent
25:13de ce qu'on a vécu
25:13depuis plusieurs semaines ?
25:14Parce qu'il y a eu
25:14une escalade,
25:15en fait,
25:16et parce que
25:17le nœud gordien,
25:18aujourd'hui,
25:19se trouve
25:20autour du détroit d'Ambouse.
25:21Et les Iraniens
25:22ont compris que,
25:23c'est eux-mêmes
25:24qui le disent,
25:24ça vaut trois bombes nucléaires
25:26ou c'est plus important
25:28comme dissuasion.
25:29Alors,
25:29effectivement,
25:30ça n'aura qu'un temps,
25:31mais pour l'instant,
25:32c'est la position géographique.
25:35Il y a 900 kilomètres
25:36autour du golfe Persique
25:38et 300 kilomètres,
25:39quasiment,
25:39ou 500 kilomètres
25:40autour du détroit d'Ambouse.
25:42Donald Trump menace
25:42d'un conflit plus large.
25:44Ce sont des mots
25:45ou qu'est-ce que ça veut dire
25:46très concrètement ?
25:47Alors,
25:47conflit plus large
25:48s'agissant de Donald Trump,
25:50c'est que deux objectifs
25:52qui ne sont pas traités
25:53jusqu'à maintenant,
25:53comme des centrales électriques
25:55ou des sites d'infrastructures
25:58pourraient être traités
25:59par l'armée américaine.
26:02On n'en est pas là
26:03et en fait,
26:03les deux ne veulent pas,
26:04mais ils ne savent pas trop
26:05comment sortir de cette situation
26:06un peu de blocage.
26:08Vous avez de l'expérience,
26:10mon général.
26:11Est-ce que,
26:12de mémoire,
26:13ce conflit
26:14qui est quand même très étrange
26:14avec beaucoup de communication,
26:16mais avec un enjeu crucial
26:16qui est le détroit d'Hormuz
26:17qui a un impact partout
26:18sur le globe ?
26:20Est-ce que vous avez
26:21souvenir d'un conflit
26:22qui ressemble
26:24à celui
26:25auquel on est en train
26:25d'assister à distance aujourd'hui ?
26:26En fait,
26:27comme vous observez,
26:28les conflits sont tous différents.
26:30C'est ce qu'on a observé
26:31depuis 40 ans,
26:32depuis la première guerre du Golfe.
26:34La première guerre du Golfe
26:34n'avait rien à voir
26:35avec la deuxième guerre du Golfe.
26:36Ce qui se passe en Ukraine
26:37n'a rien à voir
26:38avec ce qu'on a connu.
26:39Donc chaque conflit est typique
26:42et beaucoup lié
26:43à la géographie,
26:44à l'histoire,
26:46évidemment,
26:46aux forces en présence.
26:47Et donc là,
26:48on a un pays
26:49qui a une capacité
26:50d'armement
26:51assez importante,
26:52dont cette capacité
26:53de nuisance
26:54a été fortement amoindrie,
26:56mais personne ne sait
26:56jusqu'à quel niveau,
26:58qui ne tire pas
26:59sur les États-Unis,
27:00qui tire sur les intérêts américains
27:02dans la zone
27:03et surtout
27:03sur les pays du Golfe.
27:06Merci en général.
27:06Allons.
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