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  • il y a 8 heures


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00:00Je ne pouvais plus payer mon studio à Paris.
00:01Je suis donc retourné dans ma chambre d'adolescent de 15 mètres carrés en Normandie
00:05avec les posters de Stéphane Hedberg, notamment accroché au mur,
00:08joueur de tennis des années 80.
00:11Et donc, j'ai travaillé sur énormément de projets qui ont tous planté les uns après les autres.
00:15Et après cette succession d'échecs, et à force de travail et de ténacité,
00:20j'ai fini par identifier, via mes contacts, un concept belge de coffret cadeau
00:25qui fonctionnait très bien, qui venait de démarrer.
00:27Et je suis allé voir ces personnes pour prendre la franchise et monter la même chose en France.
00:31Et donc, je créais en avril 2003 Smartbox, qui ne s'appelait pas Smartbox à l'époque,
00:37avec 5 000 euros que m'avaient prêté mes parents.
00:39Et une sorte de soif de revanche sur la vie, entre guillemets, très importante,
00:44après ces très, très nombreux échecs, tant scolaires que professionnels.
00:49En 10 ans, j'ai fait passer Smartbox avec ces 5 000 euros uniquement,
00:54de 0 à 500 millions d'euros de chiffre d'affaires,
00:57de 0 à 50 millions de résultats par an,
01:01de 0 à plus de 1 000 collaborateurs,
01:03sur une dizaine de pays en Europe.
01:05Arrivé en 2013, avec évidemment une succession de hauts et de bas
01:08pendant ces 10 ans d'entrepreneuriat.
01:10Arrivé en 2013, je me rends compte que j'ai atteint ce qu'on appelle
01:15son seuil limite de compétence, qu'on appelle aussi le principe de Peter.
01:19Donc en gros, on a tous un seuil limite de compétence,
01:21le lien est arrivé relativement vite, et donc j'ai décidé de démissionner
01:26de mon poste de directeur général de Smartbox, parce que je n'avais plus de niveau,
01:29plus des compétences pour diriger cette entreprise.
01:32Et depuis 2013, ça fait donc 13 ans, qu'est-ce que je fais ?
01:34Je fais essentiellement deux choses.
01:36La première, c'est que je continue régulièrement à créer des entreprises.
01:41Je lance chaque année plus d'une dizaine de projets,
01:43avec toujours un taux d'échec relativement élevé,
01:46mais heureusement quelques très beaux succès.
01:49Et en parallèle, j'investis les dividendes que me verse Smartbox,
01:53et depuis toutes les entreprises que j'ai pu contribuer à développer.
01:57Et donc j'utilise ces dividendes pour investir dans des entreprises,
02:00essentiellement en France, mais également aux États-Unis,
02:01dans différents secteurs.
02:04Tout ça a plutôt très bien fonctionné,
02:06puisque les 5 000 euros que m'avaient prêté mes parents en 2003
02:09étaient devenus en ce début d'année 2026,
02:13un petit peu plus d'1,4 milliard d'euros.
02:16Je ne suis pas né milliardaire,
02:18je le suis devenu juste grâce à cette ambition,
02:24cette volonté, cette capacité de travail très importante.
02:28J'ai donc atteint mon rêve d'enfant,
02:29qui était de devenir milliardaire.
02:31Et là, c'est poser la question de tout ça, pourquoi ?
02:33Parce qu'en fait, j'ai une vie tout à fait classique,
02:36de cadre supérieur.
02:38On doit dépenser avec mon épouse et mes 5 enfants
02:40entre 150 000 et 200 000 euros par an,
02:43ce qui est beaucoup d'argent,
02:44mais ce qui est très loin également de ce que pourrait me permettre
02:47de faire le patrimoine que j'ai accumulé.
02:49Et donc, je me suis posé la question de tout ça, pourquoi ?
02:52Et c'est là que la lumière est apparue.
02:54Et donc, j'ai décidé de donner un sens différent à ma vie,
02:57tout en continuant à utiliser mon principal talent,
02:59qui est de faire de l'argent.
03:00Et donc, plutôt que de continuer à faire de l'argent
03:02pour faire de l'argent,
03:03et d'accumuler, entre guillemets, les richesses ou les biens matériels,
03:06qui est quelque chose qui ne m'intéresse pas ou peu,
03:08j'ai décidé de continuer à faire de l'argent
03:10pour essayer de faire le bien.
03:12Et donc, pour le moment, j'ai contribué à créer deux entités.
03:16La première, qui est le Fonds du Bien commun,
03:18il y a 4-5 ans,
03:20qui soutient des projets d'intérêt général.
03:23Et le deuxième projet que j'ai créé de façon plus récente,
03:25c'est Pericles.
03:27C'est un projet métapolitique
03:29qui vise à diffuser en France
03:31des idées libérales conservatrices.
03:34Je suis souvent caricaturé par une certaine presse,
03:38mais s'il fallait me définir politiquement,
03:40je me définirais comme étant au centre de la droite.
03:44J'ai été militant RPR dans les années 80,
03:49bien que j'ai été très jeune à l'époque.
03:51Et donc, je suis au centre de la droite.
03:53Et donc, j'ai essayé de contribuer à travers Pericles
03:56à la diffusion de ces idées,
03:58qui me semblent être utiles et importantes pour la France.
04:02Je vais terminer en remerciant toutes mes équipes,
04:06et notamment mes associés,
04:08qui me font confiance depuis de longues années,
04:11tant dans mes projets professionnels
04:12que dans mes projets depuis quelques années seulement,
04:16donc philanthropiques et métapolitiques.
04:17Ce sont des gens, notamment sur ces deux structures,
04:20le Fonds du Bien commun et Pericles,
04:21qui ont souvent décidé d'abandonner
04:23des carrières professionnelles
04:27très intéressantes pour s'engager au service de la France,
04:31à travers des projets d'intérêts généraux
04:33pour le Fonds du Bien commun
04:33et des projets métapolitiques pour Pericles.
04:36Donc, merci à eux, merci à leurs équipes,
04:38merci également à tous les projets que nous soutenons,
04:40à travers les centaines de milliers, millions,
04:42dizaines de millions que nous leur distribuons
04:44depuis quelques années.
04:46Moi, je reste très concentré sur le business,
04:47c'est la chose qui m'intéresse le plus,
04:49qui m'anime le plus.
04:50Plus de 90% de mon temps est consacré aujourd'hui
04:52à la création d'entreprises.
04:54Je vous disais tout à l'heure,
04:55j'en crée plus d'une dizaine chaque année,
04:57à l'accompagnement des entrepreneurs
04:59avec qui nous nous associons.
05:01Pericles, c'est le Fonds du Bien commun,
05:03je le fais parce que ça me semble être utile,
05:05mais je ne le fais pas par intérêt.
05:10Disons que je préfère de loin la vie des affaires
05:13aux histoires métapolitiques
05:14et aux histoires philanthropiques.
05:16Donc aujourd'hui, c'est moins de 10% de mon temps,
05:18je travaille beaucoup,
05:19mais je ne passe que quelques heures par mois
05:20sur ces deux sujets-là.
05:23Voilà, écoutez en 9 minutes et 48 secondes
05:26ce que je voulais vous dire.
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