00:00Très bien. Donc je vais reprendre quelques éléments. Merci de vos réponses. Donc moi, je voulais juste, comme vous avez
00:10l'image, donner un petit aperçu de l'écosystème.
00:14Et je pense que comme il y a des petits points de suspension par endroit, ça donne pas l'intégralité
00:20des choses.
00:20Et j'avoue que quand on commence à regarder tout ce qui relève finalement de la philanthropie, du métapolitique et
00:29de l'intérêt général, alors là, oui, ça se complexifie.
00:32D'autant plus que vous avez un fonds de dotation qui dote un ou deux autres fonds de dotation, qu
00:39'il n'y a pas de reçu fiscal.
00:41Donc on est dans des avances remboursables non remboursées. Et on n'est pas du tout dans la question du
00:50don.
00:50Et donc c'est vraiment... On se pose un certain nombre de questions, en réalité, au regard de la transparence,
00:56parce que la complexité, on le sait bien, est un faunet finalement du fait de ne pas pouvoir regarder à
01:03l'intérieur du moteur avec sérénité.
01:06Néanmoins, tout ça doit être mis aussi au regard de vos actions et des actions qui découlent de votre accompagnement.
01:15Moi, j'ai une première question vis-à-vis de tout ça, hormis le fait de savoir si vous faites
01:25le même constat de moi de la complexité de votre organisation.
01:28Donc ma deuxième question, en fait, porterait sur les moyens que vous avez mis en place pour mener l'alerte
01:38ou en quelque sorte une cellule de veille qui s'avèrerait nécessaire au regard de la recherche à la fois
01:46de la métapolitique,
01:47tout en restant dans l'arc républicain, on est bien d'accord, mais aussi la recherche de l'intérêt général
01:52en restant impérativement dans l'intérêt général.
01:56On voit bien que la frontière est parfois difficile et complexe à identifier entre l'influence et le maintien d
02:02'intérêt général et l'influence et le fait de tourner le dos à l'intérêt général au final.
02:07Et donc est-ce que vous avez mis en place des moyens de contrôle, de surveillance de toutes ces associations
02:12et structures qui sont accompagnées,
02:14de ces sociétés, ces SAS qui sont accompagnées par votre fonds d'investissement également, ce qui fait au final quand
02:22même un essai-mage assez massif d'un certain nombre de structures et donc d'actions
02:28et donc de personnes touchées et de politiques publiques concernées par votre accompagnement ?
02:33Et donc même si, bien sûr, c'est du devoir des pouvoirs publics de regarder ces affaires-là, il me
02:43semble que vous avez une singulière responsabilité vous-même
02:45à vous assurer que l'objectif est atteint et n'est pas détourné de son objectif initial.
02:52Et donc avez-vous une relation aussi, disons que le corollaire de ça, en dehors des moyens que vous avez
02:57mis en place,
02:57pour vous assurer qu'il y a un usage qui n'est pas hors-la-loi en quelque sorte ?
03:02Comment avez-vous... Comment organisez-vous vos relations avec les autorités, et pas que fiscales, mais les autorités, le ministère
03:11de l'Intérieur,
03:12enfin les préfectures, là où vous agissez, au travers des associations que vous accompagnez, par exemple ?
03:19Puisque, certes, ça peut aller dans un sens, mais compte tenu de la massification de votre accompagnement,
03:24il pourrait être nécessaire que vous preniez les devants quand vous avez des alertes.
03:28Est-ce que ça vous est déjà arrivé ? Vous voyez bien que ça, hélas, des polémiques se font jour.
03:33Vous voyez bien que dans nos auditions, parfois, on est aux frontières des frontières de ce qui peut être compris
03:39comme étant républicain.
03:40Et donc, voilà. Donc c'est un ensemble général, mais est-ce que vous vous dotez des moyens de ne
03:47pas recevoir de reproches sur ce que vous accompagnez ?
03:54Merci, Madame la Présidente, pour ces questions.
03:57Sur le premier point, qui est la complexité de l'organisation.
04:00Peut-être une réponse en trois temps.
04:02Temps 1, on peut évidemment, si ça n'a pas déjà été fait, communiquer un organigramme complet de l'organisation
04:10juridique
04:11qui dépend de ma holding de tête en Belgique.
04:14Deuxième point, j'ai démarré, je le disais tout à l'heure, en 2003 avec 5 000 euros que j
04:21'ai réussi à force de travail, de ténacité, à faire fructifier.
04:26Ces 5 000 euros sont devenus un milliard simple aujourd'hui.
04:30Aujourd'hui, je dois avoir un peu plus de 120 entreprises dans lesquelles je suis actionnaire à travers mon fonds
04:35d'investissement.
04:35On soutient des dizaines et dizaines de projets chaque année avec Périclès et le fonds du bien commun.
04:40Et donc, tout ça crée une certaine complexité qui est juste propre à la taille de notre organisation.
04:44Ce n'est pas une complexité souhaitée, voulue.
04:47C'est une complexité subie parce qu'évidemment, cette complexité juridique a un coût.
04:52Un coût en termes de conseil, un coût en termes de création d'entités juridiques,
04:56un coût en termes d'appel au commissaire aux comptes pour certifier les comptes de ces différentes entités.
05:01Donc, tout ça est complexe et si on pouvait s'en passer, on s'en passerait.
05:03Et le troisième point concernant cette première question, c'est le cadre juridique français aujourd'hui.
05:08Je ne suis pas du tout un expert, mais je suppose qu'il nous force, entre guillemets,
05:17à créer cette complexité qu'on ne peut pas faire autrement.
05:20Sinon, j'espère que mes équipes feraient autrement.
05:22Sur votre deuxième point, le fait d'être vigilant sur ce que nous faisons pour nous assurer
05:28que ça ne sort pas de l'intérêt général, que ça ne sort pas de l'arc républicain.
05:33Moi, tout ce que je fais depuis à nouveau plus de 20 ans, je le fais en confiant énormément de
05:37responsabilités
05:37aux personnes qui m'entourent.
05:38J'essaie de recruter des gens très forts, très droits, et ensuite de leur donner les manettes
05:44pour diriger leur structure, que ce soit dans le domaine de l'investissement,
05:47là où je passe l'essentiel de mon temps, ou dans le domaine philanthropique,
05:50ou dans le domaine métapolitique.
05:52Ce dont je suis convaincu, c'est que mes associés aujourd'hui sont des gens de très grande qualité
05:57et donc ils font le nécessaire pour s'assurer que ce qu'ils font est complètement légal,
06:02s'assurer que les projets que nous finançons ne sortent pas du cadre qui a été défini au départ,
06:07et si c'est le cas, on tire les conséquences nécessaires,
06:11que ce soit en termes d'arrêt de financement ou en termes d'alerte des autorités.
06:19On est évidemment très soucieux de faire des choses dans la légalité,
06:22parce qu'on est là pour durer, on est là pour être bénéfique à notre pays,
06:26et donc dans ce cadre-là, je fais confiance à mes associés et à leurs conseils
06:30pour s'assurer que tout cela est parfaitement légal
06:33et rentre dans le cadre notamment de l'intérêt général.
06:40Oui, donc je vais compléter du coup.
06:46Néanmoins, vous intervenez régulièrement, puisque vous avez des contacts réguliers,
06:50y compris avec la gouvernance du Fonds du bien commun, entre autres,
06:54mais avec la plupart de vos structures concernées par la philanthropie.
06:58Et donc, ça veut dire que régulièrement, vous avez des échanges.
07:03Est-ce que votre réponse signifie que la question des alertes et de la veille
07:07n'est pas un sujet que vous abordez, vous, personnellement,
07:10avec vos interlocuteurs ?
07:12Néanmoins, les flux financiers étant ce qu'ils sont,
07:14à un moment, on doit pouvoir s'interroger quand même.
07:17Il y a une question de, comment dire, me semble-t-il,
07:21qui paraît absolument naturelle et évidente, de votre part, en tout cas.
07:26D'autant plus que vous êtes regardés.
07:30Et donc, cette question-là, ça me semble-t-il, mérite d'être posée.
07:34Et donc, est-ce que vos interlocuteurs, les gouvernants,
07:39ceux à qui vous avez délégués, vous remontent un certain nombre d'éléments ?
07:42Ou alors, est-ce que c'est prévu qu'ils remontent rien du tout,
07:46parce qu'il n'y a aucun problème, ou parce que ce n'est pas fait ?
07:49Enfin, je veux dire, c'est vraiment ça, le sujet.
07:51Et donc, ma question est celle-là.
07:55Vous dites que vous intervenez 10 % du temps
07:57dans le sujet philanthropique de votre temps.
08:03C'est déjà ça, ça fait pas mal de temps.
08:06Donc, je pense que ça peut être une dimension particulière quand même
08:10à regarder régulièrement.
08:14Et donc, voilà, quel est votre regard par rapport à ce questionnement ?
08:19Parce que l'intégrité générale, il se construit au fur et à mesure,
08:22et vous participez à sa construction en l'accompagnant.
08:27Merci, madame la présidente, de vos questions,
08:29et avec lesquelles je suis complètement aligné, entre guillemets.
08:34Donc, en deux temps peut-être, sur le premier point,
08:38l'organisation, comment elle fonctionne aujourd'hui ?
08:40Que ce soit pour le Fonds du Bien commun, pardon, pour Périclès,
08:43j'ai donc deux DG, Edouard Wollet et Arnaud Rérol,
08:46deux associés que vous avez rencontrés, qui pilotent leur organisation.
08:50Ces deux personnes-là, donc les deux patrons,
08:52je parle avec eux à peu près 1h30 par mois, avec chacun des deux.
08:56C'est un temps très limité, mais on fait un point pendant 1h30 chaque mois
08:59sur tous les sujets clés, en tout cas qu'ils me remontent
09:02comme étant leur sujet clé, et ensuite, sur les projets
09:05dans lesquels ils décident de donner de l'argent,
09:07de prêter de l'argent ou d'investir, j'ai de la visibilité,
09:10bien évidemment, qui m'est remontée de façon régulière,
09:12mais bien souvent, je ne connais pas, dans l'écrasante majorité des cas,
09:15je ne connais pas les dirigeants de ces projets.
09:18Voilà, à nouveau, je délègue, je délègue à Arnaud Rérol et à Edouard Wollet
09:21le fait de prendre de bonnes décisions et de s'entourer de personnes
09:25de qualité dans les structures que nous soutenons.
09:29J'adresse évidemment de temps en temps les sujets de l'égalité
09:33avec mes équipes, en tout cas de façon régulière, et charge à elles,
09:37tant sur à nouveau ces sujets philanthropiques ou métapolitiques
09:40que sur les sujets business, de me remonter évidemment les points
09:43quand ce sont des points qu'ils estiment être importants, clés, stratégiques,
09:47pour que nous puissions ensuite prendre les bonnes décisions.
09:50Donc, je pense qu'on fonctionne comme beaucoup d'autres organisations,
09:54c'est-à-dire que moi, comme unique mécène de ces deux structures,
10:01j'ai des associés, ils gèrent la maison, et quand il y a des sujets très importants,
10:05ils me les remontent, que ce soit des sujets à caractère légaux ou autres.
10:08Voilà, j'espère que ça répond à vos questions, sinon je ne sais pas.
10:10Oui, en tout cas, ça montre que ce n'est pas forcément,
10:15ça ne fait pas partie des questions clés dans les échanges.
10:20Non, mais néanmoins, c'est le sujet de notre commission d'enquête,
10:24donc c'est pour ça que je pose la question, d'autant plus que...
10:26Oui, c'est toujours un sujet clé quand on investit,
10:28c'est-à-dire que quand on décide de soutenir telle ou telle structure,
10:30on s'assure évidemment que la structure est complètement légale et cohérente,
10:33et ensuite, on suit dans le temps, mais on ne va pas suivre tous les jours ce qu'elle fait,
10:36mais on va suivre de façon régulière, à travers les rapports que cette structure peut nous faire,
10:40le fait que ce qu'elle fait est parfaitement légal.
10:44Très bien, donc en fait, dans les rapports réguliers que vous avez,
10:47vous avez un rapport sur ces sujets-là particulièrement.
10:49C'est juste... Enfin, la question est simple, c'est la question des alertes, des warnings,
10:55est-ce que ça a lieu, la cellule de veille, 350 associations accompagnées
11:00dans des domaines qui sont assez variés, mais qui sont pour autant très sensibles
11:04du point de vue du fonctionnement de nos politiques publiques.
11:06Je parle des associations porteuses aussi d'écoles hors contrat, etc., etc.
11:13Donc tous ces sujets-là, vous comprenez bien que quelque part, c'est...
11:17Vous pouvez être, vous, singulièrement, en situation d'avoir un regard, comment dire, affûté certainement,
11:25mais en tout cas, comment dire, qui se consacre à ce sujet-là aussi,
11:32dans toute l'évaluation que vous avez de vos politiques.
11:35C'est juste d'autant plus que nous avons auditionné les dirigeants du Fonds du bien commun
11:44et les décisions d'accompagner des associations.
11:46La façon dont les décisions sont prises, on entend, c'est à 4 ou 5, mais on ne sait pas
11:51qui, que quoi.
11:52Donc à un moment, il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui... Voyez-vous ?
11:56Qui ait une espèce de rigueur et qui soit identifié.
11:59Bien sûr, bien sûr. Alors peut-être deux commentaires.
12:02Le premier, c'est que, comme je crois que ça a été précisé par mes deux associés,
12:06à chaque fois que nous prenons une décision consistant à soutenir une structure,
12:09nous la prenons sur base d'un comité que nous créons,
12:13que nous essayons de monter en cohérence avec le projet soutenu,
12:16donc concrètement avec des gens, avec des sachants, des gens qui maîtrisent le sujet
12:20pour essayer de prendre la meilleure décision possible.
12:22C'est pour ça qu'il n'y a pas une gouvernance fixe.
12:24La gouvernance est variable et tient compte de la nature des projets que nous finançons.
12:28Il y a cependant un élément fixe à chaque fois, qui sont Arnaud Rérol ou Édouard Wallet, bien entendu.
12:35Ensuite, sur le deuxième point, mes associés me remontent,
12:38mais comme tout déjà remonte à son président de façon régulière,
12:41les sujets clés dès qu'il y a des alertes sur le caractère légal ou illégal
12:45de ce que pourraient faire certaines associations que nous soutenons,
12:49ou sur évidemment d'autres sujets financiers, de performance et ainsi de suite.
12:53Donc ce sont des choses qui nous sont montées régulièrement.
12:55Je peux simplement vous dire qu'à mon niveau, je ne crois pas avoir eu connaissance.
13:02Il y a dû y avoir quelques sujets, bien évidemment,
13:04quand il y a eu le nombre de projets que nous soutenons, de contrôles ou autres,
13:07qui se sont peut-être mal passés.
13:08Je pense à des écoles hors contrat où il y a de temps en temps eu des contrôles,
13:11qui étaient d'ailleurs challengés par leur qualité, entre guillemets,
13:15ou leur orientation idéologique.
13:16Mais rien de majeur à ma connaissance à date.
13:22Et nous sommes vigilants sur ces sujets-là, je vous confirme.
13:26Très bien.
13:27Donc je repasse la parole à la rapporteure pour les dernières questions.
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