00:00Et j'accueille en salle des conférences Huxory, bonjour.
00:02Bonjour.
00:03Vête sénataire LR du Loiret, membre de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du
00:08Sénat.
00:08Comment expliquer à nos téléspectateurs ce qui s'est passé en séance mardi soir, ce coup de théâtre,
00:13le Sénat qui rejette finalement l'article 2 de la loi de programmation militaire qui prévoyait la hausse de 36
00:17milliards du budget des armées ?
00:19Alors effectivement, ça a été un coup de théâtre parce que ce n'était pas complètement prévu.
00:23De mon point de vue du côté des LR, vous savez qu'on était complètement favorables aux 36 milliards,
00:27mais on souhaitait ajouter à cela 14 milliards.
00:30Aller plus loin.
00:31Aller plus loin.
00:32Et donc l'amendement qui permettait d'augmenter de 14 milliards a été rejeté.
00:37Et du coup, l'article global qui considérait l'augmentation de 36 milliards a été rejeté.
00:47Et donc c'est un chapitre parmi d'autres dans la procédure parlementaire.
00:51Maintenant il y a la CMP.
00:53La commission mixte paritaire.
00:53Pardon, oui, la commission mixte paritaire où nous pourrons éventuellement revenir sur ces 14 milliards.
00:59Mais donc si on vous entend bien, mardi soir en séance, les LR se sont dit qu'il valait mieux
01:03pas du tout d'augmentation du budget des armées
01:05plutôt qu'une augmentation où il n'y aurait pas les 14 milliards que vous réclamiez ?
01:08Non, ils ne se sont pas dit ça parce qu'on savait très bien que de toute façon les 36
01:12milliards restaient dans le texte de l'Assemblée nationale.
01:14Donc il n'y avait aucun risque de perdre les 36 milliards.
01:16Ce qu'on a voulu dire, c'est que nous, nous considérons que compte tenu de ce dont on parle,
01:21on parle de la guerre.
01:22La guerre, c'est quand même quelque chose, c'est le pire du pire.
01:26C'est un sujet très sérieux et c'est très grave.
01:28Et c'est très grave. Et ça a plein d'incidences.
01:30Une guerre n'existe.
01:31Quand il y a une guerre, malheureusement, il y a aussi des crises économiques, des crises sociales, des crises multiples.
01:37Et donc nous considérons qu'aujourd'hui, notre armée a besoin de davantage de 36 milliards.
01:42Mais un peu plus tôt, donc la gauche et une partie des centristes, vous l'avez dit, ont voté contre
01:45ces 14 milliards d'euros supplémentaires que réclamait la droite.
01:48Est-ce qu'il y a une fracture au sein de la majorité sénatoriale de la droite et du centre
01:51?
01:52Non, je ne pense pas. Il y a eu des approches différentes.
01:55Tout le monde savait que les 36 milliards resteraient.
01:57Bon, il y a encore des négociations probablement à avoir pour essayer de conserver toute ou partie de ces 14
02:04milliards.
02:04On verra comment ça se passe.
02:05Qu'est-ce que vous répondez à Catherine Vautrin, la ministre qui était au banc,
02:08qui parle d'un affichage politique avec ces 14 milliards en plus,
02:11que ce n'est pas possible avec la situation budgétaire du pays ?
02:14Je dis qu'il y a des priorités, qu'encore une fois, on parle de la guerre qui est un
02:17sujet un peu plus sérieux
02:19et que probablement il y a des priorités.
02:21Il y a des arbitrages à faire, mais la priorité des priorités, c'est la défense de notre pays.
02:25C'est le rôle de l'État qui doit assurer dans le domaine régalien.
02:30Et là, on est en plein dedans.
02:31Et donc, nous, nous considérons aujourd'hui que notre armée n'a pas tous les moyens pour défendre le pays
02:36en cas.
02:37Et le paradoxe, c'est que c'est le président de la République, c'est le chef d'état-major
02:41des armées
02:41qui ont eux-mêmes dit, personne ne leur demandait de le dire.
02:44Ils ont dit qu'il y avait un risque de guerre, que la France entre en guerre.
02:47Alors, pas sur son territoire, bien sûr, mais qu'il y ait des preuves,
02:50que certains de nos soldats soient projetés en Estonie, en Lituanie, dans les Pays-Baltes, en Roumanie, à l'horizon
02:562030.
02:56Et donc, nous considérons qu'à partir de là, nous devons nous donner les moyens de répondre à cet impératif
03:03calendaire.
03:04J'ai une dernière question.
03:06Est-ce que vous le dites en commission exparitaire, qui est donc la prochaine étape,
03:107 députés, 7 sénateurs qui doivent s'entendre sur un compromis autour de cette loi de programmation militaire ?
03:14Il peut y avoir là aussi un compromis, c'est-à-dire non pas les 14, mais un pas vers
03:18vous, 7 ou un chiffre,
03:20qui fasse l'objet d'un consensus ?
03:22Tout est possible.
03:24C'est ça que vous appelez de vos voeux aujourd'hui ?
03:25Vous n'aurez pas le gain de cause sur les 14, mais vous aurez peut-être gain de cause sur
03:28un autre chiffre.
03:29Écoutez, c'est à discuter.
03:33Nos rafales sont, pour certains, quand même bien usées.
03:36Il nous manque des frégates.
03:39Les lances-roquettes doivent être commandées.
03:41Donc, il nous faut un budget supplémentaire.
03:43Maintenant, ce sera la CMP qui décidera du montant exact.
03:47Bien, merci. En tout cas, je suis venu à ce micro pour expliquer ce qui s'était passé en séance
03:50cette semaine.
03:51Merci à vous.
03:51Merci.
03:51Merci.
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