00:00Messieurs et mesdames les sénateurs et sénatrices, de me recevoir aujourd'hui, de me donner l'opportunité de m'exprimer.
00:05Je vais donc me présenter en quelques minutes.
00:08Je suis Pierre-Edouard Sterrin, j'ai 52 ans, je suis marié, j'ai cinq enfants, je suis normand, mon
00:14épouse est paloise,
00:16on habite en Belgique depuis 2012, la génération François Hollande.
00:21François Hollande n'aime pas les riches et moi je n'aime pas les social communistes,
00:25c'est ce qui m'a donné l'opportunité et l'occasion de déménager.
00:30Et je suis ce qu'on appelle encore aujourd'hui un exilé fiscal.
00:33Sur ce sujet-là, peut-être juste en quelques mots, depuis 15 ans, depuis bientôt 15 ans,
00:37j'économise entre 100 000 et 200 000 euros par an d'impôts en vivant en Belgique plutôt qu'en
00:42vivant en France.
00:44Donc j'ai économisé de 3 millions d'euros depuis que je suis parti en Belgique,
00:49en sachant que j'ai redistribué, ça a été évoqué par mes associés il y a de cela quelques jours,
00:54150 millions d'euros en France à des projets d'intérêt général ou à des projets métapolitiques.
01:03Je suis issu d'une famille qui vient de la classe moyenne, mon papa était comptable,
01:09et puis il est devenu expert comptable, et puis il a racheté le cabinet dans lequel il a travaillé,
01:13il l'a développé, il l'a vendu.
01:14Ensuite, il a racheté une petite usine qui faisait quelques petits millions d'euros de chiffre d'affaires en Normandie,
01:19avant de la vendre à un âge avancé, et ma maman a passé quasiment 40 ans de sa vie au
01:25crédit agricole,
01:26comme chargée de clientèle.
01:27J'ai eu un parcours scolaire très compliqué,
01:31pourtant je travaillais beaucoup, mais j'ai toujours eu beaucoup de mal pendant mes études,
01:35à la fois au collège et au lycée.
01:37J'ai passé 5 ans au lycée, j'ai commencé par redoubler ma seconde,
01:40j'ai ensuite redoublé ma première, j'ai fini par avoir mon bac,
01:44ensuite j'ai fait 5 ans d'études supérieures,
01:46notamment à Paris 1, Panthéon-Sorbonne, en sciences économiques,
01:49et puis ensuite dans une école de commerce à Lyon, qui s'appelle l'EM Lyon.
01:54J'ai commencé à travailler très tôt, à partir de 12-13 ans,
01:57j'étais un passionné de jeux vidéo notamment,
02:00et j'avais besoin, je souhaitais pouvoir m'acheter des jeux et autres,
02:04et donc j'ai commencé à travailler très tôt,
02:06en faisant au départ la distribution de journaux gratuits dans les boîtes aux lettres,
02:10et puis en faisant les marchés de temps en temps,
02:12pour revendre les confitures de ma grand-mère ou les noisettes du jardin,
02:15afin d'économiser un petit peu d'argent,
02:16et puis très vite également je me suis lancé dans le trafic,
02:19le trafic de jeux vidéo en important depuis l'Angleterre,
02:24et puis depuis Hong Kong, du matériel informatique,
02:27qui était là-bas beaucoup moins cher,
02:28et que je revendais en France au collège, et puis ensuite au lycée.
02:31Donc j'ai très tôt eu le goût, entre guillemets, des affaires.
02:36Après mes études, j'ai travaillé dans deux camps de banque françaises,
02:39la BNP de la Société Générale, mais pendant un peu moins de deux ans.
02:42J'ai ensuite démissionné, démissionné pour créer une entreprise,
02:46parce que mon rêve, notamment suite à mes années très compliquées de scolarité,
02:50était de devenir milliardaire.
02:51Pourquoi ? Parce qu'étant nul à l'école,
02:54j'étais nul également en sport, en gros j'étais nul en tout,
02:56et donc j'avais besoin de me construire un monde meilleur,
03:00et au-delà de m'échapper dans les jeux vidéo,
03:02je m'échappais dans mes rêves, j'en avais deux.
03:04Le premier qui était de devenir champion du monde de tennis,
03:07voilà ce que je ne suis pas encore devenu,
03:09et le deuxième qui était de devenir milliardaire.
03:11Et donc j'ai construit ma vie scolaire et ensuite ma vie professionnelle
03:14pour essayer d'atteindre cet objectif.
03:16C'est dans ce cadre-là que j'ai donc monté une première entreprise en 1999,
03:20dans un domaine que je connaissais bien,
03:21puisque c'était une entreprise de vente de jeux vidéo sur Internet.
03:26Je l'ai créée avec deux amis associés.
03:28Ça a très bien fonctionné, très rapidement,
03:30puisqu'on a fait 3 millions d'euros de chiffre d'affaires,
03:3320 millions de francs à l'époque, dès notre première année.
03:36On a été approché moins d'un an après notre création
03:39par un fonds d'investissement anglais qui a voulu nous racheter
03:41pour 40 millions de francs.
03:43On était trois associés,
03:44on aurait donc pu encaisser 13 millions de francs chacun.
03:47On a refusé cette offre,
03:48parce qu'on avait un niveau de confiance en nous très élevé.
03:50On pensait qu'on allait devenir des champions au niveau mondial
03:54de la vente de jeux vidéo.
03:55Et donc on a refusé cette offre,
03:56et c'était une décision malheureuse,
03:57puisque quelques mois après,
03:59nous avons revendu cette entreprise
04:00pour quelques milliers d'euros.
04:02S'en sont suivis deux années très compliquées
04:05de traverser du désert,
04:06puisque j'ai voulu recréer d'autres entreprises,
04:08mais j'ai échoué.
04:10J'ai échoué plus d'une vingtaine de fois
04:13sur tout un tas de projets
04:14dans des univers extrêmement variés.
04:16À un moment donné,
04:17je ne pouvais plus payer mon studio à Paris.
04:19Je suis donc retourné dans ma chambre d'adolescent
04:21de 15 mètres carrés en Normandie
04:22avec les posters de Stéphane Edberg,
04:24notamment accroché au mur,
04:26joueur de tennis des années 80.
04:28Et donc j'ai travaillé sur énormément de projets
04:31qui ont tous planté les uns après les autres.
04:33Et après cette succession d'échecs,
04:35et à force de travail et de ténacité,
04:38j'ai fini par identifier,
04:40via mes contacts,
04:41un concept belge de coffret cadeau
04:43qui fonctionnait très bien,
04:44qui venait de démarrer.
04:45Et je suis allé voir ces personnes
04:46pour prendre la franchise
04:47et monter la même chose en France.
04:49Et donc je créé en avril 2003
04:51Smartbox,
04:52qui ne s'appelait pas Smartbox à l'époque,
04:54avec 5000 euros
04:56qui m'avaient prêté mes parents.
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