- il y a 11 minutes
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NewsTranscription
00:01Bienvenue dans les vraies voix font parler la France comme tous les soirs du lundi au jeudi.
00:06Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:08Bonsoir Philippe David, comment allez-vous ?
00:09En pleine forme et vous ?
00:10En pleine forme également, en pleine forme pour cette semaine avec beaucoup de sujets que vous nous suggérez bien sûr
00:16sur notre mail
00:17je participe arrobas sudradio.fr mais aussi par sms parfois vous nous écrivez au 728 avec le mot VV vous
00:24pouvez encore le faire bien sûr si vous avez des témoignages à nous livrer
00:27puis le 0826-300-300 reste le numéro à composer si vous voulez prendre la parole.
00:33Ce soir Philippe, on va parler de la castration chimique.
00:36Oui, puisque Bruno Rotaillot après le scandale des violences sexuelles a se dit favorable à la castration chimique des agresseurs.
00:43Voilà, on va en parler ce soir.
00:45D'ailleurs si vous êtes favorable à cette castration chimique, dites-le nous 0826-300-300.
00:49Est-ce que cette mesure vous paraît juste ?
00:52Pareil, on va en débattre dans quelques instants.
00:53Et puis un deuxième sujet Philippe, les sanctions contre les violences urbaines qui ont suivi notamment ce week-end après
01:00la victoire du PSG pour la Ligue des champions.
01:03890 interpellations en France, 225 majeurs placés en garde à vue à Paris suite au débordement.
01:09Est-ce que ces sanctions sont-elles assez sévères ?
01:11C'est la question qu'on vous pose dans ce deuxième sujet.
01:14Pareil, 0826-300-300 pourrait agir.
01:16Philippe, tout de suite, on parle de la castration chimique.
01:20Bonsoir Abdelac.
01:21Bonsoir Abdelac.
01:24On vous entend tout le monde.
01:25On vous entend.
01:27De Mont-de-Marsan Abdelac.
01:29On va vous donner la parole justement sur...
01:31Alors il faut remettre un petit peu de contexte.
01:33Bruno Retailleau a pris la parole suite à tout ce qui s'est passé dans le périscolaire.
01:37Les agressions, les violences sexuelles, les violences présumées sur tout séminaire.
01:42Est-ce que c'est quelque chose qui vous est favorable ?
01:45La castration chimique des agrécières sexuelles, on le rappelle, c'est un procédé qui n'est pas unique.
01:49C'est-à-dire que quand on va mettre en place ça, Philippe, il va falloir faire plusieurs injections.
01:53Ce n'est pas définitif.
01:55Il faut le préciser.
01:55Ce n'est pas comme une castration physique.
01:57C'est-à-dire où on couperait les testicules, évidemment.
01:59Absolument.
01:59On vous écoute Abdelac.
02:01Écoutez, moi je comprends l'émotion.
02:03Vous savez la colère de M. Retailleau.
02:05Tout le monde là, quand on touche les enfants, que ce soit en périscolaire ou ailleurs.
02:09Ça c'est sûr, ça révolte tout le monde.
02:11Moi-même, qui suis contre la peine de mort, je vivrai quelque chose comme ça sous mes yeux.
02:16Évidemment que je serai dans une colère noire et je pense que je finirai mes jours en prison juste après,
02:21si je devais assister à des choses horribles comme ça.
02:24Mais de là à dire qu'on va choisir à la place des gens, parce que vous savez, la maladie,
02:30il faut que les gens reconnaissent leur maladie si vous voulez les soigner.
02:32Et on ne peut pas, si on commence à imposer comme ça une castration chimique, en plus on sait que
02:38ça fonctionne plus ou moins bien, plus ou moins mal.
02:41Donc je trouve que c'est idiot comme un cheminement, ça va être médical.
02:45D'abord, c'est les médecins qui décident, mais on ne doit pas donner comme ça au peuple et à
02:48la justice le droit de castrer quelqu'un ou pas.
02:51C'est ça qui est grave.
02:51Mais Abdelac, il y a des pays européens qui le pratiquent.
02:54Il y a l'Allemagne, je ne sais pas, le Danemark, la Belgique ou encore la Pologne.
02:58Mais comment s'encadrer ?
02:59Ça change dans chaque pays.
03:01Mais par contre, il y a des cas où quelqu'un qui est un violeur récidiviste ne peut pas être
03:06libéré s'il n'accepte pas la castration chimique.
03:09A titre de précaution, à titre préventif.
03:13Qu'est-ce que vous en pensez ?
03:14Je pense que d'abord, si quelqu'un qui récidive comme ça, d'abord je serais plus violent.
03:21Moi, ce ne serait pas que la castration chimique.
03:24Quelqu'un qui récidive, là, ça devient encore plus grave que grave.
03:28Donc, vous voyez, la seule chose qui fonctionne, c'est la castration carrément chirurgicale.
03:33Les gens qui veulent être soignés et débarrassés s'ils récidivent, c'est très grave.
03:39L'adjectif, il n'est même pas assez puissant.
03:41Mais la castration chimique, je trouve que c'est vraiment, on fait du olé-olé, c'est bon, ok, pourquoi
03:46pas.
03:46Si tu veux sortir, non, moi, je ne suis pas d'accord pour qu'on libère d'abord quelqu'un.
03:50Je ne suis pas pour les peines de prison lourdes non plus, mais je ne suis pas pour quelqu'un
03:54qui s'impose.
03:55Ah ben oui, non, mais là, non, mais quand c'est de la récidive et tout, c'est juste plus
03:59possible.
04:00Je veux dire, derrière, c'est des enfants, c'est des femmes, c'est des traumatismes à mort.
04:05On tue les gens.
04:06Les gens ne se remettent jamais d'un viol, que ce soit un garçon, un enfant, un adulte, une femme.
04:12Personne ne s'en remet, ça n'existe pas, il n'y a aucun soin pour ça.
04:15C'est un traumatisme à vie.
04:17Donc, je vous dis encore une fois, je ne veux pas que l'émotion, elle vienne décider à la place
04:23de la justice.
04:24Voilà, c'est tout.
04:24Mais après, la récidive, pour moi, c'est quelque chose d'impensable.
04:29Les déviances, c'est déjà, c'est énorme.
04:31Mais, parce que, ce qui m'agace dans la 460 chimique, c'est que le résultat, il n'est même
04:36pas garanti.
04:38Alors, en général, a priori, ça marche plutôt pas mal.
04:41Alors, il n'y a peut-être pas un bon, on n'est pas à 100%, mais, après tout, selon
04:49le cocktail de produits qu'on injecte, etc.,
04:51a priori, les résultats ne sont plutôt pas mauvais, globalement.
04:56Donc, l'interdire, en tout cas, enfin, moi, le prescrire, ça me dérange, si vous voulez.
05:02Ça dépend comment c'est encadré, c'est pour ça qu'il faut aller plus loin dans le sujet.
05:04Mais, je n'aime pas, si vous voulez, que le peuple puisse décider comme ça pour les gens.
05:10Après, si vous voulez, c'est un sujet, c'est très, très compliqué, parce que c'est des traumatismes, si
05:14vous voulez,
05:15qu'on inflige à des gens qui n'ont rien demandé.
05:17C'est des enfants, des femmes, voilà.
05:20C'est tellement violent et tellement irrémédiable que, franchement, autant je déteste qu'on confonde l'émotion et la justice,
05:28autant que, là, je serais vraiment très, très dur, quoi, parce que, surtout dans le cas récidive,
05:32donc, c'est vrai que je suis tranché sur le côté où c'est la justice qui déciderait de ça,
05:39ça m'emmerde,
05:40parce que je préfère que ce soit des médicaux, des médicaux...
05:43Alors, je vous arrête, il y a des avis avec les psychiatres qui visitent les prisonniers.
05:47Attention, hein, c'est très encadré, selon le pays où vous êtes.
05:51Oui, vous savez, ils ont relâché les psychiatres plusieurs fois, malheureusement,
05:54des cas qui pensaient être très guéris et qui ont récidivé en sueur...
05:58Ou, je vous arrête, ou, dans le procès d'Outreau, qui ont dit que des gens étaient des violeurs d
06:03'enfants
06:03alors qu'ils n'avaient rien fait.
06:04Ça, là, dans les deux sens, Abdelac.
06:06Aussi, c'est pas une garantie, quoi.
06:08Ça reste des émotions humaines face à un autre être humain.
06:10Donc, c'est vrai qu'à un moment, le problème, c'est que les choses qu'ils font, ces gens
06:14-là,
06:15c'est les gens qui commettent des viols, c'est tellement ignoble, tellement horrible.
06:21Si vous voulez, c'est tellement...
06:22Ils font des choses tellement irréversibles que je serais vraiment plus dur, quoi,
06:28mais vraiment très dur avec eux.
06:31Vraiment, encore une fois, je vous le dis, j'ai lutté et tout pour expliquer aux gens
06:35qu'il ne fallait pas confondre l'émotion et la justice.
06:37J'ai lutté pour ça.
06:39Je suis totalement contre la peine de mort.
06:41Et puis, on a vu, les résultats, à travers le monde entier,
06:43que ça n'apportait rien de faire des lois pour tuer les gens plutôt que les juger.
06:48Ça n'a absolument rien apporté.
06:49Ça n'a pas empêché les meurtres et tout.
06:51Mais là, si vous voulez, quelque chose qui est irrémédiable comme ça...
06:55Alors, c'est pas irrémédiable.
06:56La castration chimique, contrairement à la castration physique, n'est pas irrémédiable.
07:00Il y a des injections à un caractère régulier.
07:03Je parle des victimes.
07:04Ah, pardon, pardon, pardon, pardon.
07:06Pardon, non, mais c'est moi qui m'exprime mal.
07:08Mais les victimes, je trouve ça d'une violence inouïe.
07:11On a tous l'image, on n'ose même pas imaginer,
07:14le peu qu'on imagine, on est outré de savoir qu'on va toucher nos enfants,
07:19et quel que soit l'enfant, quel que soit le milieu,
07:23rien que ça, parce que l'adulte sait, à moins que ce soit,
07:26de toute façon, c'est de la psychopathie,
07:28parce qu'ils ne ressentent même pas les sentiments de douleur des personnes
07:32et qu'ils vont violer et tout.
07:33Donc, moi, si vous voulez, c'est des sentiments qui me prennent tellement à cœur
07:36que je serai vraiment d'une...
07:39Vraiment, ça me dégoûte, parce que je sais que c'est des traumatismes.
07:43Voilà, c'est tellement fort.
07:44Restez avec nous, on doit faire une courte pause avant de vous retrouver.
07:47Mais si vous voulez prendre la parole, 0826-300-300, vous est grand ouvert.
07:52On parle justement de la castration chimique, Philippe.
07:55On a eu Abdelac qui nous a donné son point de vue.
07:56Si vous voulez justement réagir à ce qu'a dit Abdelac, 0826-300-300, on reprend tout de suite.
08:0319h-20h, les vraies voix font parler la France.
08:07Sud Radio, les vraies voix font parler la France.
08:10Philippe David.
08:11Retour des vraies voix font parler la France sur ce sujet que Bruno Retailleau a mis sur la table hier,
08:16la castration chimique qui n'existe pas encore en France,
08:20mais qui existe un peu partout dans le monde, par exemple en Corée du Sud,
08:23dans certains États américains ou en Europe, comme l'Allemagne, le Danemark, la Pologne, la Belgique, etc.
08:28Absolument, et c'est un sujet qui visiblement divise,
08:30puisqu'on avait à l'instant Abdelac qui a pris la parole sur ce sujet.
08:34On va voir Catherine Deslandes qui nous appelle.
08:36Bonsoir Catherine.
08:37On ne change pas de département en tout cas.
08:38On ne change pas de département, Philippe.
08:40Catherine, bonsoir d'abord et bienvenue sur ce sujet de la castration chimique.
08:47On en parle puisque Bruno Retailleau a lui-même dit être favorable à cette castration chimique,
08:51notamment des agresseurs sur l'affaire des agressions sexuelles, notamment dans le périscolaire.
08:56Philippe David, vous, vous êtes plutôt favorable ou non à la mise en place de ce système ?
09:00Est-ce que la protection des enfants doit primer sur toute autre considération ?
09:05Ah oui, la protection des enfants, alors très certainement,
09:09et c'est à ce titre que je trouve que la critique devrait quand même être un peu plus correcte,
09:16un peu plus... Je suis désolée, ça résonne dans mon téléphone.
09:19Est-ce que vous avez mis le haut-parleur, Catherine ?
09:24Non, pas du tout, je n'ai pas mis le haut-parleur.
09:27Dans ces cas-là, collez bien le téléphone à l'oreille et ça ira bien, théoriquement.
09:33Vous m'entendez là ou pas ?
09:34Vous voyez, je ne sais même pas téléphoner, moi.
09:37Pas de souci.
09:38Non, non, mais ce que je veux dire, c'est que confier à ce qu'on appelle des politiques,
09:44des sujets aussi graves, aussi importants que la protection des enfants, en effet,
09:52c'est léger de notre part, parce que M. Retailleau n'a pas l'air de savoir...
09:55Enfin, excusez-moi, c'est la démocratie, c'est les politiques qu'on élit qui font les lois.
10:00Sauf à dit contraire, M. Retailleau n'est pas encore élu.
10:03Ah, il est sénateur.
10:06Oui, enfin, bon, il est sénateur, d'accord.
10:10Mais enfin, il n'est pas encore président de la République.
10:13Et ce qu'il a l'air de savoir, si je peux vous expliquer ce que j'en pense,
10:18ce qui va un peu dans le sens d'Abdelac,
10:20c'est que le viol, ce n'est pas uniquement une affaire de sexe, de crimes sexuels.
10:27Il y a aussi le cerveau.
10:30Alors, ce que M. Retailleau propose, c'est à la fois la guillotine de la pensée,
10:35et la guillotine du sexe.
10:36Alors, Dieu merci, la peine de mort est abolie.
10:41Mais il y a une chose qu'il faut savoir.
10:43Alors, vous dites, François, oui, et vous-même, je ne sais pas lequel des deux a dit que c'était
10:49très vérifié,
10:50que ça marchait très bien.
10:51Non, il y a plutôt des résultats de non-récidive.
10:55Alors, ça ne marche pas à 100%, mais a priori, les résultats ne sont plutôt pas mauvais.
11:01Écoutez, demandez à tous les experts en criminologie, demandez aux psychiatres.
11:06C'est dommage que vous n'ayez pas un psychiatre chez vous ce soir.
11:10Ils disent tous qu'on ne sait pas bien soigner les violeurs dans ce pays, actuellement,
11:19parce que ce sont des gens, castration chimique, ce sont des gens, je suis désolée d'être un peu cru,
11:24mais ce sont des gens qui utilisent des objets.
11:28Comment ça ?
11:29Parce que c'est une pulsion du cerveau.
11:32Ce n'est pas la pulsion sexuelle.
11:37Je veux dire, ce n'est pas des bêtes, les mecs qui font ça.
11:40Mais il y a le cerveau, mais il y a aussi les hormones, la testostérone.
11:43Oui, il y a aussi la testostérone, mais il faut quand même qu'il y ait une volonté de commettre
11:49ce crime,
11:51parce que c'est un crime.
11:52Il faut qu'il y ait cette volonté.
11:55Or, si le cerveau est malade, il faut soigner le cerveau.
12:01Vous comprenez ce que je veux dire ?
12:02Je ne sais pas si je suis claire dans ma démonstration,
12:04mais ce sont des gens qui utilisent.
12:06On a essayé la castration chimique, parfois, et on utilise.
12:11Les mecs, ils utilisent des objets.
12:14Alors, je veux dire, il y a un moment...
12:15Vous voulez dire qu'ils utilisent des objets ?
12:17Pour violer.
12:19Pour violer des personnes ?
12:20Oui, pour violer.
12:22Oui, oui, mais écoutez, je voudrais que quelqu'un...
12:24Je n'ai pas vu des cas comme ça qui me reviennent en mémoire,
12:28et je n'ai plutôt pas mauvaise mémoire à ce qu'on dit,
12:31mais je n'ai pas...
12:32Oh, certainement, je n'en doute pas.
12:34Je n'ai pas le souvenir d'un violeur qui violait des gens avec des objets
12:38parce qu'il était sous castration chimique.
12:40Alors, il faudrait peut-être vérifier sur Internet,
12:43mais personnellement, je ne me souviens pas de tel cas, en ce qui me concerne.
12:48Non, mais les psychiatres disent qu'ils peuvent être conduits à utiliser des objets.
12:56Oui, mais ce n'est pas...
12:58Parce que c'est une maladie mentale.
13:00C'est une maladie mentale.
13:02Quand vous tuez quelqu'un ou quand vous violez quelqu'un,
13:05le viol est un crime.
13:08Donc, ce sont des grands malades.
13:10Enfin, tous les assassins ne sont pas des grands malades, soit dit en passant.
13:14Comme tous les violeurs ne sont pas des grands malades.
13:16Sinon, ils seraient tous reconnus irresponsables pénalement.
13:22Écoutez, je suis d'accord avec ce que vous dites,
13:25mais il faut quand même ne pas être tout à fait vissé
13:28pour aller violer un enfant de 5 ans, de 6 ans, de 8 ans,
13:33ou des bébés, comme on a entendu récemment.
13:36Oui, c'est ce qui fait le sommet de l'horreur.
13:38Je veux bien que ce soit des êtres parfaitement équilibrés,
13:42mais si c'est le cas, alors il faut que je parte vivre sur une île déserte
13:45parce que c'est quand même le comble de la barbarie, ce genre de choses.
13:51Ah, mais on est d'accord.
13:52Il y a quand même, je parle pour les enfants,
13:55quand on viole un enfant,
13:58déjà quand on viole un adulte, c'est quand même très, très discutable.
14:02Ah non, c'est gravissime, c'est pas discutable, c'est gravissime.
14:04La santé mentale, je veux dire, bien sûr que c'est gravissime,
14:09c'est un crime tout pareil,
14:10mais je veux dire, admettons,
14:14parce que vous disiez tout à l'heure,
14:16mais tous les criminels ne sont pas de grands malades.
14:21D'accord, mais les violeurs, ce ne sont pas des...
14:26Ce sont des gens qui ne sont pas quand même des modèles d'équilibre mental.
14:31Mais il y a peut-être des gens aussi qui sont...
14:33Enfin, moi j'en ai parlé,
14:34parce que j'ai travaillé en milieu carcéral à l'époque,
14:36j'en ai parlé avec des personnes qui travaillaient dans l'administration pénitentiaire
14:42qui me disaient, mais il y en a, ils ont du plaisir,
14:46je pense notamment à un tueur en série que j'avais croisé lorsque j'officiais dans cette prison,
14:51ils m'ont dit, ils ont du plaisir à tuer.
14:54Et la personne, elle avait été reconnue coupable et totalement responsable pénalement.
15:00Donc c'est que si on est responsable pénalement et qu'on a pris perpétuité pour ça,
15:06parce qu'on prend du plaisir à tuer les gens,
15:08pour moi, on est malade.
15:11Mais pour les psychiatres, pour qu'ils soient jugés,
15:14c'est qu'il n'est pas malade, c'est qu'il est sadique.
15:17Et on m'avait dit clairement, il prend du plaisir à voir souffrir les personnes qu'il tue.
15:22Ce qui m'avait, mais je vous le dis, glacé, scotché sur place.
15:26J'imagine bien, oui, oui, mais c'est vrai, vous avez raison.
15:30Et puis, ils n'ont aucun sentiment de culpabilité.
15:32C'est à ça qu'on reconnaît un grand criminel.
15:36Bon, alors maintenant, que faut-il faire ?
15:38Il faut écarter les gens de la société,
15:44essayer de traiter le problème.
15:46Ça repose, on retombe sur un problème de soins en prison,
15:51qu'on ne s'est pas donné.
15:52Moi, je n'ai pas la solution.
15:54Je ne suis pas en train de critiquer tous les politiques.
15:57Moi non plus, je n'ai pas la solution miracle.
16:00Mais je vais vous dire, moi, ce qui m'insupporte,
16:03ce qui m'insupporte, c'est qu'au hasard de l'actualité,
16:06nous sommes en vraie campagne, enfin, on est en campagne,
16:10et les politiques arrivent, saisissent n'importe quel sujet,
16:15assènent n'importe quoi, n'importe quand,
16:17et ça, je vous jure, je vous jure que c'est insupportable.
16:22C'est insupportable pour nous, je ne veux pas parler,
16:25je ne veux pas me faire la voix de tout le monde,
16:32mais c'est insupportable qu'ils fassent ça.
16:35Ils vont draguer sur les...
16:37Catherine, restez avec nous,
16:39parce qu'il faut qu'on fasse une courte pause publicitaire,
16:42ça fait partie des faits de la radio.
16:44Mais on va reprendre très rapidement, Philippe.
16:470826 300 300, continuez, vous donnez la parole.
16:49Vous êtes nombreux à vouloir vous exprimer,
16:51et pas du même avis qu'Abdelhak et Catherine.
16:53Sur la castration chimique, je le rappelle,
16:54Philippe, on se trouve dans un instant.
16:5719h20, les vraies voix font parler la France.
17:00Sud Radio, parlons vrai.
17:05Cette semaine...
17:06Retour des vraies voix font parler la France
17:08avec ce sujet qui vous fait beaucoup appeler
17:11au 0826 300 300.
17:14On avait Abdellhak et Catherine, François-Louis.
17:17On était dans les Landes, on met le Cap au Nord.
17:19Absolument, puisqu'on va aller du côté du Perrault-sur-Marne
17:21avec Luc.
17:22Bonsoir Luc.
17:23Bonsoir Luc.
17:24Bonsoir Philippe, bonsoir à toute votre équipe.
17:26Bonsoir Abdellhak, bonsoir Catherine.
17:28Quand Bruno Retailleau, le président des Républicains,
17:30dit « Je suis favorable à la castration chimique
17:33en ce qui concerne les agresseurs sexuels »,
17:35vous, vous êtes plutôt favorable ou pas ?
17:36Dites-nous tout.
17:37Non seulement, je suis plutôt favorable,
17:39mais je suis extrêmement favorable.
17:42Sauf que, bon, c'est une déclaration d'intention.
17:45Si M. Retailleau accède à la...
17:49Magistratur suprême.
17:50À la candidature, voilà.
17:52Vu les mots du genou dont il va devoir s'entourer,
17:55je pense qu'il n'y arrivera pas.
17:57Je voudrais répondre à Abdellhak.
17:59Déjà, monsieur, la pédocriminalité n'est pas une maladie.
18:04C'est une perversion.
18:06Et pédocriminel un jour, pédocriminel toujours.
18:10Je vous rappelle le cas de Francis Évrard, n'est-ce pas,
18:13qui a violé le petit Ennis à Roubaix en 2007.
18:16Il avait été condamné déjà en 75, en 85, en 89.
18:21Et quand M. Abdelhak dit « Ah ben, une fois ça va,
18:24mais la récidive, ah non, là c'est pas possible. »
18:27Eh bien, il voit tout de suite que, une fois, déjà, c'est déjà une fois de trop.
18:32Et comble de lignominy, j'allais dire, ça prêterait à sourire, c'était pas si grave,
18:40lorsque Francis Évrard est sorti de Taule,
18:43le médecin de la prison, qui n'avait pas connaissance de ses turpitudes,
18:48lui a remis, lui a prescrit du Viagra.
18:51Ce matin...
18:52Oui, je me souviens de cette histoire, oui,
18:54d'un médecin qui avait prescrit du Viagra à un violeur,
18:57qui avait fait scandale à l'époque,
18:59il y a déjà une bonne vingtaine d'années, je crois, c'est ça ?
19:02C'est ça en 2007.
19:02Voilà, une vingtaine d'années.
19:03Il était sorti en 89, après son troisième viol de mineur.
19:07Donc, M. Abdalak, pédocrine mille un jour, pédocrine mille toujours.
19:11La première fois, c'est déjà une fois de trop.
19:14Catherine, avec tout le respect que j'ai pour vous,
19:16vous dites qu'un candidat à la présidentielle s'empare de n'importe quel sujet,
19:20mais madame, c'est pas n'importe quel sujet.
19:22Je suis désolé, c'est un sujet essentiel,
19:24c'est un sujet pour lequel nous devrions tous avoir, je dirais,
19:30la même façon de penser.
19:32Ça serait votre fille ou votre fils qui serait là-dedans,
19:34vous ne diriez pas que c'est n'importe quel sujet.
19:36En ce qui concerne nos deux interlocuteurs et amis,
19:39je m'arrêterai là.
19:40Ce midi, sur une chaîne d'info...
19:42Alors, excusez-moi Luc, on va les laisser répondre.
19:45Abdalak, vous avez la parole pour répondre à Luc.
19:48On reviendra après sur...
19:50D'abord, Luc, je suis sans doute mal exprimé,
19:54mais jamais de l'avis.
19:56Quand ça arrive, vous savez, une première fois,
19:57il n'y a personne qui peut le prévoir.
19:59Même un devin, on ne peut pas le prévoir.
20:01Quand quelqu'un est capable de faire un viol une fois,
20:06il n'y a personne au préalable qui peut savoir quand ça arrive.
20:09Donc, quand je parle de récidive et de gravité,
20:12je n'ai jamais dit de l'avis
20:15qu'une fois ça va, deux fois c'est trop.
20:17Pas du tout.
20:18Je dis juste que c'est grave déjà la première fois
20:22et que la seconde, voilà, pour moi,
20:23c'est juste insupportable déjà d'entendre la première fois que ça arrive.
20:26Il ne devrait pas y en avoir deux secondes, Abdalak.
20:27Il ne devrait pas y en avoir deux secondes.
20:29Mais bien sûr.
20:30Mais vous allez faire quoi ?
20:31Les assainés ?
20:32Bien sûr.
20:34Ah, vous voulez la peine de mort alors, c'est ça ?
20:37Pas la peine de mort.
20:38Dites-moi, répondez-moi, qu'est-ce que vous voulez faire ?
20:41Peut-être par exemple, je ne sais pas moi,
20:43la réclusion criminelle à perpétuité, mais réelle.
20:46Oui, bien sûr.
20:47Il aurait dû remplacer la peine de mort.
20:49Vous savez, mais la castration chimique, je vais vous dire,
20:51vous savez, ça fonctionne.
20:52On a plusieurs hormones, vous savez,
20:54qui déclenchent la sexualité.
20:56Pardon.
20:56Non, mais je dis, allez-y, allez-y,
20:58parce que je vais te donner une info chimique.
20:59En fait, c'est, voilà, c'est la castration chimique, en fait.
21:03C'est, tout simplement, on bloque, en fait, la testostérone.
21:06C'est ce qu'on fait.
21:07Mais vous n'enleverez jamais, jamais les fantasmes,
21:10la pensée, les envies.
21:11Vous le savez, vous le passerez jamais.
21:13C'est ce que je dis quand je dis que c'est une perversion.
21:14Comme quand Catherine parlait d'objets, etc.,
21:16oui, elle a raison.
21:17Bien sûr, il y a différents viols, différentes manières.
21:19En fait, parce que vous n'enleverez jamais les fantasmes des gens.
21:21C'est pour ça que la peine de mort, jamais de la vie,
21:24on n'est pas un pays de sauvages,
21:26ça ne sert à rien, car les gens sont malades, ils sont malades.
21:28On ne va pas sortir les guillotines.
21:30Voilà, c'est grave.
21:31Mais Abdelhak, il n'y a pas que des malades
21:33chez les violeurs et les assassins, je le répète.
21:35Mais s'ils le font, vous savez, M. Philippe David,
21:38s'ils le font, c'est qu'ils sont malades,
21:40puis qu'ils sont passés dans ce qui est innommable.
21:44Mais si, bien sûr que c'est toujours des maladies.
21:46Abdelhak, on va laisser répondre Catherine,
21:49parce qu'on a énormément d'appels,
21:52le sujet fait beaucoup réagir,
21:53et on veut vous donner à toutes et à tous la parole.
21:56Catherine, qu'est-ce que vous voulez répondre à Luc ?
21:58Je me dépêche, d'abord je salue Luc,
22:00qui m'apparaît très aimable,
22:02mais je ne veux pas qu'il parle pour moi.
22:04Je n'ai pas dit n'importe quel sujet.
22:07Je le dis peut-être un peu rapidement.
22:09Je veux dire qu'on...
22:10C'est ce que j'avais compris aussi, Catherine.
22:13Je vous le dis en toute sympathie.
22:15Bon, alors, parce qu'ils prennent un sujet rapidement,
22:18en se disant, ça, ça va me faire des électeurs,
22:21et ils racontent tout et n'importe quoi,
22:23sans avoir étudié avec soin le sujet.
22:27Ça, ça demande...
22:28Ça demande que c'est...
22:29C'est comme la croix de mourir.
22:32C'est du même niveau.
22:34C'est la protection des enfants, des vies de l'heure,
22:37ça demande du sang.
22:39On est dans une société,
22:40on est dans une société où il faut aller à toute allure,
22:43où on vous dit sur les...
22:46Alors, sauf sur le sud de radio,
22:47manifestement, on a le temps de parler,
22:49où on dit juste avant...
22:513 minutes pour conclure,
22:53une seconde pour conclure,
22:54et nous...
22:55Non, il faut qu'ils prennent du temps,
22:58qu'ils ne s'emparent pas des sujets,
23:00à leur porte-pièce,
23:01pour faire du...
23:03Alors, Catherine,
23:04je vais prendre la défense des politiques,
23:07pas de retaillot,
23:08de tous les politiques,
23:09en général,
23:10sur tous les sujets de société,
23:13économie, sécurité,
23:15vous parliez de l'euthanasie,
23:16il y a quelques instants, etc.
23:17En général,
23:18les partis politiques ont des...
23:19Ce qu'on appelle des cellules,
23:21qui travaillent dessus,
23:22et qui donnent aux candidats,
23:23les propositions en amont,
23:25que le candidat amende ou pas.
23:27Et sachant qu'il n'est un secret pour personne,
23:29qu'il n'y aura une présidentielle l'an prochain,
23:31les partis travaillent un peu sur tout,
23:33depuis longtemps,
23:34même de sujets dont on ne parlait plus,
23:36comme la castration chimique.
23:37Ça, je vous le parle,
23:38pour être en contact avec des politiques,
23:40très, très régulièrement,
23:41soit dit en passant.
23:42Alors, restez avec nous,
23:43tous les trois,
23:44parce qu'on parle pas très loin des Landes,
23:46François.
23:46On va aller à Saint-Médard,
23:47alors pas Saint-Médard-Rangeal,
23:48à côté de Bordeaux,
23:49mais Sandrine nous attend,
23:51et nous écoute au 0826-3003-100.
23:53Bonsoir, Sandrine.
23:53Bonsoir, Sandrine.
23:54Parce que vous êtes très nombreux
23:56à vouloir réagir.
23:56On vous donne la parole, Sandrine.
23:58Allez-y.
24:00Alors, bonsoir.
24:01Bon, moi, déjà,
24:01je voulais préciser
24:03que j'avais deux amis
24:04qui avaient été violés,
24:06étant petites.
24:07Quelle horreur.
24:08Voilà.
24:08Moi, j'ai failli l'être,
24:10par l'ami de mon père.
24:12Oui.
24:12Donc, voilà,
24:14le sujet est quelque chose
24:15que je pense connaître un peu.
24:19Et moi, je dis que ces personnes-là
24:23se sont permises de juger
24:24et de prendre l'avis de quelqu'un.
24:26Parce qu'une fois qu'on est violés,
24:28mes amis,
24:29elles ont plus de 40 ans,
24:31ça ne revient pas,
24:32le bonheur qu'on en peut avoir.
24:34La sexualité qui devrait être,
24:35je dirais, entre guillemets,
24:37normale,
24:37ne revient pas.
24:38Ne vient pas, d'ailleurs.
24:40Parce qu'ils ont détruit,
24:43ils ont détruit les gens.
24:44Comment on peut se permettre
24:46de détruire la vie de quelqu'un ?
24:49Comment on peut se permettre ?
24:51Alors, on me parle d'émotion.
24:52Oui.
24:53Vous croyez qu'elles n'étaient pas
24:54dans pleine émotion.
24:55Ces jeunes filles,
24:56ces petites filles,
24:57ces petits garçons,
24:59la femme qu'on viole
25:00parce qu'elle a raté son métro,
25:04hop, elle se retrouve toute seule,
25:05bing,
25:05on la viole là.
25:07Mais qu'est-ce qu'ils méritent,
25:08ces gens-là ?
25:09Moi, je ne dis pas
25:09que ce sont des malades.
25:11Non, non.
25:11Moi, je dis que c'est des personnes
25:13qui se sont permises
25:15de prendre l'avis de quelqu'un,
25:16de la bousiller.
25:18Donc, nous, en tant que parents,
25:20en tant qu'enfants,
25:22en tant qu'amis,
25:23comment on doit considérer ça ?
25:25Moi, je prends leur vie.
25:26C'est la bousille.
25:27Sandrine, je peux vous poser une question.
25:29Vous n'êtes pas obligé de répondre.
25:30Vous avez échappé à un viol.
25:32Vos deux amies qui ont été violées
25:34quand elles étaient enfants,
25:36c'était au sein du foyer,
25:39c'était un éducateur,
25:40c'était un membre de la famille.
25:42Il y a eu les deux cas, oui.
25:43Voilà.
25:44Et sans indiscrétion,
25:46elles ont tenté des thérapies,
25:48psychothérapie,
25:49psychanalyse, etc.
25:51Oui, oui, oui.
25:51Mais une fois que vous avez cassé
25:54quelque chose, quoi.
25:55Elles sont cassées.
25:56Et est-ce que leurs violeurs
25:58ont été appréhendés,
26:00jugés et condamnés ?
26:01Non.
26:02Et c'est ça, le problème.
26:03C'est qu'il y a eu un tabou
26:05à l'époque, déjà,
26:05parce que moi,
26:06j'ai quand même 52 ans.
26:08Il y a des tabous.
26:09Il y avait des tabous.
26:10Oui, et à l'époque,
26:12on ne croyait pas
26:12à la voix des enfants
26:14c'était il y a 45 ans,
26:16à peu près, je suppose,
26:17jusqu'à ce que vous dites.
26:1830, 40 ans, voilà.
26:19On ne croyait pas les enfants.
26:21Le souci, c'est qu'aujourd'hui,
26:23ces personnes-là,
26:25on ne peut pas réparer
26:26quelque chose
26:27qui a été cassé.
26:28Même si vous cassez une assiette
26:30ou vous essayez de la recoller,
26:32elle va fonctionner, oui,
26:33mais vous verrez toujours
26:34les cellules.
26:35C'est clair, c'est clair.
26:36Et le problème,
26:37c'est qu'on me parle d'émotions,
26:38oui, on ne parle que
26:39des personnes
26:40qui ont fait du mal.
26:41Mais pensez aux enfants.
26:43Pensez à un bébé de 6 mois
26:45qui s'est violé.
26:46Oui, ça, ça a été horrible.
26:47Pensez, moi, j'ai une grand-mère
26:48qui n'est pas loin, là.
26:49Une grand-mère,
26:5180 ans,
26:51qui s'est fait violer.
26:53Vous trouvez ça normal ?
26:54Non, non, mais c'est insupportable.
26:55C'est insupportable.
26:56Je trouve qu'il n'y a plus de respect.
26:58Ces personnes-là
26:58n'ont pas respect
27:00en la vie des autres.
27:02En la vie des autres,
27:03en le choix des autres.
27:05Sandrine,
27:06est-ce que vos amis
27:07ont pu avoir un peu une vie,
27:09quand même, je ne sais pas,
27:10se marier,
27:11avoir des enfants, etc.,
27:13ou est-ce qu'elles sont restées ?
27:17Oui, mais si vous voulez,
27:19c'est comme si on se cachait la réalité.
27:22On met ça de côté,
27:24mais un jour ou l'autre, ça.
27:25Obligatoirement.
27:26Et donc, vous êtes partisane
27:27de la castration chimique,
27:29comme l'a dit Bruno Retailleau ?
27:31Je ne suis plus radicale que ça,
27:32parce que la castration chimique,
27:34pour moi,
27:35reste de la chimie.
27:36Comme vous dites,
27:37s'il faut faire des traitements,
27:38déjà, ils ont du mal
27:39à savoir où ils sont,
27:41s'ils sont près des enfants ou pas,
27:42parce que normalement,
27:43il doit y avoir
27:43un périmètre de sécurité.
27:45Oui, on en a parlé
27:46dans Les Vrais Voix
27:47de celui qui avait été condamné
27:49pour des affaires
27:50sur des mineurs
27:51dans les Alpes-Maritimes.
27:52Et qui a pu,
27:53en déménageant dans le Nord,
27:55continuer à officier
27:57et à faire de basse besogne
27:58ce qui est,
27:59à mon avis,
28:00mais surréaliste.
28:01Surréaliste
28:01que comme le disait Luc,
28:03comme le médecin pénitentiaire
28:04qui prescrivait du Viagra
28:05à un violeur.
28:06C'est tellement fou que...
28:08Donc, pour éviter
28:08toutes ces erreurs,
28:10parce qu'on ne peut pas
28:11surveiller tous ces gens.
28:12C'est clair.
28:12Il y en a tellement.
28:14Et le problème,
28:15c'est que,
28:15pour l'instant,
28:16ils savent
28:17qu'ils n'ont rien à craindre.
28:19Parce que le peu
28:20qu'ils ont à craindre,
28:20c'est quoi ?
28:21de se retrouver en prison.
28:22Ils sortent au bout de 5 ans.
28:24Sandrine,
28:25restez avec nous,
28:26parce qu'on a Pavel
28:28qui nous a appelés.
28:29Oui, absolument.
28:29Bonsoir, Pavel.
28:30Bonsoir, Pavel.
28:31Oui, bonsoir.
28:32Vous, vous êtes...
28:33Je parle tout le monde.
28:34Bonsoir.
28:35Bonsoir.
28:35Vous êtes polonais
28:37et vous avez décidé
28:39de nous appeler
28:39en écoutant Sud Radio
28:41au 0826 300 300.
28:44Oui, bien sûr.
28:45Je vous écoutais
28:47tout le temps.
28:49Je vous souhaite
28:50à compter une chance
28:51parce que
28:53cette proposition
28:54de castration chimique,
28:56c'est déjà
28:57ça marchait en Bologne,
28:58en Allemagne,
28:59en Belgique,
29:00je crois.
29:02Ou une démarque.
29:03Alors vous,
29:04vous êtes polonais.
29:05Vous vivez en France,
29:06manifestement,
29:07pour nous écouter.
29:08Ou alors,
29:09même si on peut nous écouter
29:10à l'autre bout du monde
29:10par Internet,
29:11évidemment,
29:11ou par l'appli.
29:13Comment est-ce que
29:14ça s'est passé en Pologne
29:15pour mettre
29:16la castration chimique
29:17en place ?
29:17L'opinion publique
29:18était plutôt favorable
29:20ou plutôt défavorable ?
29:22Elle est plutôt
29:23défavorable.
29:24En plus,
29:25en Pologne,
29:27si je n'ai pas trompé,
29:28j'habite
29:30plein de petits moments
29:30en France.
29:33Voilà.
29:33Par contre,
29:35en Pologne,
29:36au niveau
29:37de la castration chimique,
29:38c'est encore
29:40plus
29:41stricte
29:42parce que
29:43les gars
29:45qui viennent
29:47vers les récidives,
29:49ils sont
29:51emprisonnés
29:51après
29:52de la prison,
29:54tout ça.
29:54Oui.
29:55Si
29:55c'est
29:59au niveau
30:00des récidives,
30:02ils sont tombés
30:04sur le site
30:04qui
30:05lui
30:06restait
30:07enfermé
30:09de sa vie.
30:10D'accord.
30:11C'est-à-dire
30:11que...
30:12Ce n'est pas
30:13lui
30:13qui fait
30:15une fois,
30:15deux fois,
30:16une fois,
30:17c'est trop.
30:18D'accord.
30:19Donc,
30:19on propose
30:19la castration chimique.
30:21Il revient,
30:23il est tombé
30:24direct,
30:25il est passé
30:25son pénalisation,
30:27soit
30:27il est enfermé
30:29sur le site
30:30qu'il crée
30:31pour ça,
30:34soit
30:34après
30:35son pénalisation
30:38à prison,
30:40il est tombé
30:40sur le site
30:42comme
30:42les façons
30:43de l'hôpital
30:44psychiatrique,
30:45voilà,
30:45des façons
30:46de l'hôpital
30:48psychiatrique
30:49enfermé
30:50comme
30:50les prisons.
30:52C'est-à-dire
30:53les unités
30:55pénitentiaires
30:55en hôpital,
30:56comme on en a
30:57en France également.
30:58c'est...
30:59Oui,
31:00il manquait
31:01un peu de mots.
31:02voilà,
31:04pour moi,
31:04c'est le minimum,
31:06c'est la base
31:07de base.
31:08On a déjà,
31:09on a parlé
31:10de quoi ?
31:13Pour pas faire
31:14mal à un mec
31:15qui fait mal
31:17à un enfant,
31:18c'est énorme.
31:20Alors ?
31:21En plus,
31:21pour moi,
31:22pour moi,
31:23pardon,
31:24je vais vous couper.
31:25Pas de souci.
31:27Pour moi,
31:28en plus,
31:29c'est aussi
31:30c'est les
31:31emprisonnés
31:31à lui
31:33pour sa vie.
31:34Ça,
31:34c'est quoi ?
31:36Même,
31:36je n'ai pas
31:37de pénalisation.
31:39Il faut travailler.
31:41Il faut travailler
31:43à fond.
31:44Ce n'est pas
31:44des rigolades.
31:46Ce n'est pas
31:47des vacances.
31:48Ce n'est pas
31:48des...
31:49Voilà.
31:50Ce n'est pas
31:50des consignes.
31:51Mais c'est des faits
31:52très graves
31:52et qu'il faut sanctionner.
31:54Restez avec nous,
31:55Pavel.
31:56François-Louis,
31:57beaucoup d'appels
31:57au 0826-300-300.
31:59Tout à fait.
32:00On va accueillir
32:00Corinne qui est avec nous
32:01de Mont-de-Marsan.
32:02Bonsoir, Corinne.
32:03Bonsoir.
32:04Beaucoup de landais
32:04ce soir.
32:07Bonsoir.
32:07On vous donne la parole,
32:09Corinne,
32:09sur ce sujet très poignant.
32:10On a beaucoup
32:10de témoignages.
32:11Des témoignages touchants.
32:13Qui nous expliquent
32:13justement,
32:14voilà,
32:14cette castration chimique.
32:16Vous,
32:16vous êtes plutôt favorable
32:17à comment ça se passe ?
32:18Expliquez-nous.
32:19Alors,
32:20pas du tout.
32:21D'accord.
32:21Moi,
32:22je suis plutôt favorable
32:24au fait de carrément,
32:26je ne sais pas si c'est possible,
32:28de faire une opération
32:29pour les empêcher
32:30de nuire définitivement.
32:32Alors,
32:33qu'est-ce que vous appelez
32:34l'opération,
32:34c'est-à-dire castration physique ?
32:38Tout leur couper.
32:39Ah oui.
32:40Alors là,
32:40oui,
32:41mais vous laissez juste
32:46une partie de la verge
32:47pour arriver à uriner,
32:48ça s'arrêterait là,
32:49c'est ça ?
32:50Ça s'arrêterait là
32:51et ce serait déjà bien suffisant
32:53vu les atrocités
32:54que cela commette.
32:56je n'ai pas d'enfant,
32:58mais si j'en avais,
32:59je peux vous dire
32:59que le monsieur
33:00à la sortie de prison,
33:02je pense que
33:03ça se passerait très vite.
33:05Et donc,
33:06oui,
33:06vous êtes donc
33:07partisane
33:08d'une solution
33:08plus radicale.
33:10Et vous êtes...
33:11Mais si jamais
33:13la proposition
33:14de Retaillot
33:14en elle-même,
33:15vous vous êtes contre
33:15parce que vous ne la trouvez
33:16pas assez radicale,
33:17c'est ça ?
33:18Absolument,
33:19parce que
33:19les pédophiles
33:21se retrouvent
33:22dans des centres
33:22entre pédophiles
33:23et de quoi parle-t-il
33:25à votre avis ?
33:26D'enfants.
33:28D'enfants
33:29et du moment
33:30où ils sortiront
33:31et que ce qu'ils feront.
33:32Parce que
33:32en général,
33:34ils recommandent
33:35et puis ces gens-là
33:36sont tordus.
33:37Donc,
33:38je pense qu'il n'y a pas
33:39d'autre solution
33:40qu'une solution
33:42qui n'est pas
33:43la peine de mort,
33:44même si
33:44moi,
33:45si c'était
33:45un de mes proches
33:46qui avait été violé,
33:49je peux vous garantir
33:50que ce serait différent
33:52d'une seule...
33:52Alors,
33:53Corinne,
33:53on ne vous entend
33:54pas très bien,
33:55restez avec nous,
33:55Sandrine voulait réagir.
33:57Sandrine.
33:58Ah oui,
33:58parce qu'en fait,
33:59comme dit Corinne,
34:01on va lui enlever
34:01la verge.
34:02Bon,
34:03on va lui faire
34:03une castration chimique.
34:05Il va falloir qu'il retourne
34:05déjà pour retourner
34:07voir son...
34:08pour avoir son...
34:09Comment on appelle ça ?
34:10Sa recastration,
34:11sa recastration,
34:12son traitement,
34:13voilà.
34:14La verge,
34:15oui,
34:15mais ça n'empêche pas
34:16qu'il va rendre des vidéos,
34:17qu'il peut utiliser ses mains,
34:19il peut faire n'importe quoi.
34:21Moi,
34:21je suis désolée,
34:21quelqu'un qui...
34:22Et en plus,
34:23combien vous avez ?
34:25Alors,
34:25ça,
34:25c'est un autre sujet aussi.
34:26La personne qui viole
34:29l'enfant,
34:30et l'enfant grandit
34:31et reviole.
34:33D'accord.
34:34Ça aussi,
34:34c'est un sujet
34:35qu'on oublie aussi.
34:37Mais ces personnes
34:38créent
34:38d'autres personnes
34:39comme elles.
34:41Parce qu'ils ont reconnu
34:42pour certains que ça.
34:42On va donner la parole
34:44parce qu'on arrive vraiment
34:45au bout de ce module.
34:47Il a un peu moins parlé,
34:48Luc,
34:49du Péreux-sur-Marne.
34:50Vous vouliez dire
34:51un mot encore ?
34:52Oui,
34:53bien sûr.
34:53Vous avez vu que sur Sud Radio,
34:55on donne la parole
34:55à toutes les opinions
34:56qui s'expriment librement
34:58et on laisse le temps
34:58de parler à tout le monde.
35:00Je le sais bien.
35:00Ce que dit Sandrine
35:01est frappé au courant du bon sens.
35:03Il y a eu ces derniers temps,
35:06pour les pédocriminels,
35:08à la manuillerie de Paris,
35:09dans les écoles de Paris.
35:11Oui, le périscolaire, absolument.
35:12Une petite fille
35:13qui disait à sa maman,
35:14toute petite fille
35:15qui disait à sa maman,
35:16maman,
35:17ils m'ont mis des jouets
35:18à l'intérieur.
35:19Ce que dit Sandrine
35:20est tout à fait frappée
35:21au courant du bon sens.
35:22Ce n'est pas parce qu'on coupe
35:23la verge
35:23que ça va,
35:25comment dire,
35:25annihiler toutes les pulsions.
35:27Mais ça empêche déjà
35:28la possibilité de viol direct,
35:30sauf évidemment
35:31par toucher digital.
35:34Comment voulez-vous,
35:35en étant un homme
35:35relativement bien formé,
35:36violer une petite fille
35:37de trois ans,
35:38c'est du mal.
35:39Et le pire,
35:40c'est les arguments
35:41qu'on a entendus
35:42au tribunal,
35:44notamment de l'absence
35:45de formation
35:45qui ne savait pas
35:46qu'on ne pouvait pas
35:46tripoter des enfants.
35:48Ça, ça m'a mis,
35:48je l'avoue,
35:49hors de moi.
35:50Voilà.
35:50Alors,
35:50j'ai encore 30 secondes.
35:52Je voudrais dire quelque chose.
35:53Déjà, moi,
35:53je pense une chose
35:54et les gendarmes
35:55qui font un travail
35:56qui serait extraordinaire
35:57en allant traîner
35:59leur guêtre
35:59et voire pique-pendre
36:01sur le darknet,
36:04savent et nous disent
36:05qu'il y a une internationale
36:07pédocriminelle.
36:07C'est vrai aussi.
36:08que vous m'excuserez,
36:10moi, j'ai entendu
36:11plusieurs fois
36:11des gens qui appelaient
36:12la France pédolande.
36:13Ça, c'est une chose.
36:15Deuxièmement,
36:16il y a aujourd'hui
36:18une petite fille,
36:19Liana.
36:20Oui, dans le Gers.
36:21Il y a un homme de 41 ans
36:23qui est en prison
36:24et heureusement pour lui
36:26qu'il est en prison
36:26parce que si c'était moi,
36:27il serait dans ma cave.
36:28Il a été aperçu
36:29en compagnie de la fillette
36:30en dernier.
36:31Il aurait régulièrement apporté,
36:33j'ai lu ça dans le Figaro,
36:35régulièrement apporté
36:36des goûters au collège
36:36à la petite fille
36:37et aurait été écarté
36:39de deux établissements scolaires
36:40où il exerçait
36:41pour soupçon
36:41de violence sexuelle.
36:42Moi, vous m'excuserez
36:43et je dis à M. Abdelhak
36:47que je respecte,
36:48rien que ça,
36:49rien que ça,
36:50ça vaut le coup
36:52d'être,
36:53comment dirais-je,
36:54mis en examen,
36:55foutu au trou
36:56et que le reste de sa vie
36:58soit un calvaire.
37:00La première fois aussi,
37:02on peut l'éviter.
37:03Luc,
37:04on n'a pas le...
37:05Sauf si Abdelhak veut réagir
37:07mais en 20 secondes,
37:08il n'est plus là.
37:09Alors écoutez,
37:10merci beaucoup à tous.
37:11Merci pour vos témoignages.
37:12C'était très nombreux
37:13à appeler.
37:14On n'a pas pu prendre tout le monde.
37:15C'était très touchant, Philippe.
37:16Et la preuve qu'on peut parler
37:17d'un sujet très lourd
37:18de manière,
37:19en ayant des avis diamétralement opposés,
37:21de manière très courtoise.
37:22En tout cas,
37:23c'est un sujet
37:23avec lequel on a pris
37:25beaucoup de pincettes
37:25mais surtout beaucoup d'attention
37:27à écouter tout ce que vous avez à nous dire.
37:28On continuera bien sûr
37:29de donner la parole
37:30au filif 0826-300-300.
37:32Tout de suite,
37:32c'est la chronique à NFA.
37:35Les vraies voix Sud Radio.
37:38Plus de 70 000 jeunes
37:40se forment chaque année
37:41au métier de la prévente automobile.
37:42soit en CFA,
37:43soit en lycée professionnel.
37:45Pour mieux comprendre
37:46le parcours de certains,
37:47l'ANFA a décidé
37:48de mener une enquête
37:48de 4 ans
37:49auprès d'une cohorte
37:50de lycéens
37:50inscrits CAP
37:51et Bac Pro Automobile.
37:53Bonsoir Alexis Coriol.
37:54Bonsoir.
37:54Vous êtes responsable
37:55communication de l'ANFA.
37:57Alors pourquoi mener
37:57spécifiquement une enquête
37:59au sein des lycées professionnels ?
38:01Alors,
38:01la branche des services
38:02d'automobile
38:03a toujours privilégié
38:04l'apprentissage en CFA
38:05puisque grâce à l'apprentissage
38:07on a des taux d'insertion
38:08très élevés.
38:08Pour vous donner
38:09quelques exemples,
38:1070% des jeunes diplômés
38:12en apprentissage
38:13au bout de 6 mois
38:13trouvent un emploi.
38:14C'est bien au-dessus
38:15de la moyenne nationale
38:16alors qu'en lycée professionnel
38:19sous statut scolaire
38:19ils ne sont que 40%
38:20à trouver un emploi
38:22sous les 6 mois.
38:24Donc on rappelle quand même
38:25que ce sont des métiers du GES
38:26qui demandent
38:27la variété d'interventions,
38:28de la répétition
38:29et il y a forcément
38:30une dévalorisation
38:31de ces diplômes.
38:32En revanche,
38:32on ne fait plus la fine bouche
38:33puisqu'on manque
38:34deux mains d'oeuvre
38:35dans ces métiers
38:35donc on s'intéresse
38:36de plus en plus
38:37à ces lycées
38:38qui permettent aussi
38:39de trouver des jeunes motivés.
38:42Les formations
38:43par exemple
38:44en lycée professionnel
38:45sont quand même
38:45les plus demandées
38:46par les jeunes collégiens
38:47selon AFELNET.
38:48Vous prenez par exemple
38:49le CAP Maintenance
38:50des véhicules particuliers
38:51c'est le deuxième de France
38:52en termes de demandes
38:53avec deux fois plus de demandes
38:54qu'il n'y a d'offres.
38:55Donc c'est à peu près
38:56le même niveau
38:56que dans le marché de l'emploi.
38:58On comprend d'où vient
38:59et en fait nous
39:00on fait cette enquête
39:01parce qu'on veut comprendre
39:02d'où viennent ces jeunes,
39:04quelles sont leurs ambitions
39:05et quelles sont leurs expériences
39:06durant la formation
39:07dans les lycées professionnels.
39:09Donc on en a interrogé
39:10environ 800
39:11dans 11 établissements partenaires.
39:13Quels sont les profils
39:14de ces jeunes lycéens
39:15lorsqu'ils entrent en formation ?
39:17Alors les profils
39:18sont assez variés.
39:18Dans l'ensemble
39:19trois quarts en fait
39:20proviennent du collège
39:21quand ils arrivent en seconde
39:23en lycée professionnel
39:24ou en CAP.
39:26On a aussi
39:27un public féminin
39:28qui en revanche
39:28est plus âgé
39:29donc ce sont pour la majorité
39:31des filles
39:31qui se réorientent.
39:32Donc on sent
39:33qu'au niveau de la mixité
39:34il y a aussi
39:35un sujet
39:36des orientations
39:37à partir de la troisième.
39:38Certaines ne trouvent pas
39:39leur voie tout de suite
39:39peut-être parce qu'elles ont été
39:40mal orientées
39:41alors qu'elles voulaient
39:42faire de l'automobile.
39:43Mais dans l'ensemble
39:44on a quand même
39:45des résultats très satisfaisants
39:46dans ces lycées
39:47puisque on observe
39:48que 90% des jeunes
39:49ont participé
39:51activement
39:51à leur choix
39:52d'orientation.
39:5372% sont satisfaits
39:55La partie qui en est
39:56insatisfait
39:56c'est généralement
39:57lié à un vœu
39:59qu'ils n'ont pas pu réaliser
40:00mais ils ne remettent pas
40:01en cause leur formation.
40:03L'autre point fort aussi
40:04les deux points forts
40:04qu'on veut mettre en avant
40:06par rapport à cette orientation
40:07c'est que
40:08les jeunes sont motivés
40:10à la fois par la passion
40:11mais aussi
40:12par un parent
40:13ou par le stage de troisième
40:14qui a été décisif
40:15dans 62% des cas.
40:16D'accord.
40:17Un an plus tard
40:18ces jeunes sont-ils toujours
40:18motivés par les métiers automobiles ?
40:20Absolument.
40:21Alors là je peux même vous dire
40:21que c'est une exclusivité
40:22sud radio
40:23vous êtes les premiers
40:24à le savoir.
40:25Merci.
40:26Donc un an plus tard
40:27on peut vous dire
40:27que sur l'échantillon
40:28qu'on a interrogé
40:29il y a un an
40:3083% se disent
40:31encore tout à fait satisfaits.
40:32Ce qui a été intéressant
40:33cette année
40:34d'observer
40:35via ces 750 jeunes
40:37en lycée pro
40:38c'est le stage.
40:38Le stage est déterminant
40:39dans le parcours
40:40puisque c'est là
40:41qu'ils se font leur expérience
40:42qu'ils rentrent en entreprise
40:44pour découvrir le vrai terrain.
40:46Donc certains ont trouvé
40:49ont eu la satisfaction
40:50de la vocation
40:51certains ont même considéré
40:52que le stage
40:53devait déboucher
40:54sur un apprentissage
40:54dont d'autres
40:55ont changé de voie.
40:56Il n'y a pas de recette miracle
40:57ceux qui n'étaient pas
40:58motivés à la base
40:59qui se sont retrouvés
41:00là par défaut
41:01n'ont pas eu
41:01tout soudain
41:01une vocation
41:02mais en tout cas
41:03le stage a une importance
41:05importante
41:05quand bien même
41:08ça n'a pas encore
41:08la valeur de l'apprentissage
41:09qui est du plein temps
41:10d'entreprise
41:11quasiment plein temps.
41:11Et dernière question
41:12quel conseil donneriez-vous
41:13aux parents
41:14dont les enfants
41:15pourraient s'orienter
41:15vers ces métiers ?
41:16Alors il faut leur mettre
41:17le pied à l'étrier
41:18le plus tôt possible
41:18ou la clé à molette
41:19dans la main
41:19si vous préférez.
41:21Il y a une énorme importance
41:23du stage de 3ème
41:24pour trouver sa voie
41:24c'est une découverte
41:26qui les aidera
41:26et qui leur fera gagner du temps
41:27et à titre personnel aussi
41:29je dirais
41:30parce que j'ai été jeune
41:31fut un temps
41:32le stage de 3ème
41:33c'est très bien
41:36mais on le voit
41:36en fait que les jeunes
41:37ils veulent s'intéresser
41:39ils veulent découvrir
41:39ils veulent tâter le terrain
41:40et pour rencontrer
41:41la réelle
41:42en fait
41:42il faut que
41:42l'éducation nationale
41:43permette aussi
41:44la rencontre
41:45le témoignage
41:46de jeunes
41:46de professionnels
41:47au sein des établissements
41:48avant même les stages
41:49ça peut être un moyen aussi
41:50de se motiver
41:50et de se dire
41:50qu'après la 3ème
41:53le lycée pro
41:53c'est pas forcément
41:54une bouée de sauvetage
41:55mais c'est une ambition
41:56C'est plus une bouée de sauvetage
41:57c'est mettre le pied
41:58à l'étrier
41:59Exactement
41:59Merci beaucoup Alexis Coriol
42:02responsable communication
42:02de l'ANFA
42:04Merci à vous
42:04Tout de suite
42:05vous retrouvez
42:05Magali Berda
42:06et ses invités
42:07pour On ne vit pas
42:07dans la même France
42:08A demain 17h
42:09Enfin non
42:10demain je ne serai pas là
42:10vous serez avec Cécile de Ménibus
42:12on se retrouvera jeudi
42:13Les vraies voix sud radio
42:15avec l'ANFA
42:16l'accélérateur
42:17Merci à vous
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