- il y a 2 jours
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En présence de John Smith (réalisateur). Animée par Charles Herby-Funfschilling (programmateur au Forum des images).
John Smith, né en 1952 à Walthamstow, dans l’Est de Londres, a étudié le cinéma au Royal College of Art. Depuis 1972, il a réalisé plus de soixante films ou installations vidéo, qui ont remporté de nombreux prix à travers le monde. Fasciné par le pouvoir immersif de la narration et de la parole, et inspiré pendant ses années de formation par l’art conceptuel et le film structurel, il a développé un ensemble d’œuvres qui bouleversent les frontières perçues entre le documentaire et la fiction, la représentation et l’abstraction. Puisant dans la matière première de la vie quotidienne, les films méticuleusement conçus par John Smith retravaillent et transforment la réalité, tout en explorant avec humour le langage du cinéma.
Retour sur l’ensemble de son œuvre dans le cadre de cette rencontre exceptionnelle !
---
Le Forum des images est une institution de la Ville de Paris.
Un lieu, toutes vos envies.
http://www.forumdesimages.fr
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John Smith, né en 1952 à Walthamstow, dans l’Est de Londres, a étudié le cinéma au Royal College of Art. Depuis 1972, il a réalisé plus de soixante films ou installations vidéo, qui ont remporté de nombreux prix à travers le monde. Fasciné par le pouvoir immersif de la narration et de la parole, et inspiré pendant ses années de formation par l’art conceptuel et le film structurel, il a développé un ensemble d’œuvres qui bouleversent les frontières perçues entre le documentaire et la fiction, la représentation et l’abstraction. Puisant dans la matière première de la vie quotidienne, les films méticuleusement conçus par John Smith retravaillent et transforment la réalité, tout en explorant avec humour le langage du cinéma.
Retour sur l’ensemble de son œuvre dans le cadre de cette rencontre exceptionnelle !
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00:08Merci John d'être ici.
00:10Avant de commencer, un petit mot introductif.
00:12J'aimerais bien donner un sous-titre à cet échange, à ce dialogue,
00:16cette Mister Class, comme d'ailleurs vous l'avez appelé avant plutôt que Master Class,
00:21et l'appeler Being John Smith, déjà parce que c'est le titre de votre dernier film en date,
00:25ensuite parce que ça résume assez bien votre oeuvre, dans laquelle votre place est devenue petit à petit centrale,
00:31sans forcément être autobiographique, on en parlera après, en tout cas au cœur des films,
00:36et ce sera l'occasion peut-être de comprendre ce que c'est d'être John Smith comme cinéaste,
00:41comme voix, comme corps, comme personnage peut-être,
00:43et traverser votre filmographie et votre parcours jusqu'à une question finale,
00:47qu'est-ce que c'est réaliser un film de John Smith aujourd'hui ?
00:51En tout cas, merci d'être ici,
00:53et on a une expression en France qui dit « une image vaut mieux que mille mots »,
00:56mais je crois que vos films reconfigurent un peu cette expression,
01:00et j'aimerais peut-être qu'on commence par regarder deux extraits de votre filmographie,
01:05de Girl Chewing Gum et Chaper's Delight.
01:28Ok, maintenant, la van, la femme et la femme,
01:33la femme avec la bague de chips,
01:38la roue,
01:41la voiture,
01:42l'autre femme,
01:44la voiture,
01:47La voiture et le garçon
01:52Le garçon
01:53Le garçon
01:55Le garçon
01:56L'arrivée
01:59Je veux tout le monde
02:01A l'arrivée
02:13Le garçon
02:16Je falar
02:18affirm that particular abstract notions or repressed feelings are common to the members
02:24of its audience.
02:26The joke can enable individuals to compare their impressions of reality without having
02:31to articulate them themselves.
02:34A consensus that a joke is good, usually communicated by laughter, is enough to reassure the audience
02:41that its sensibilities are universal.
02:44The object of the exercise is to create a feeling of comfort.
02:51The absurd joke often creates this feeling of comfort in an indirect way by initially
02:58bewildering the audience and actually generating feelings of discomfort.
03:04These feelings are played upon until the last moment when the audience, to their relief,
03:09are released by the joke and consequently experience comfort in relation to their previous uneasiness.
03:18More importantly, they realise that the discomfort stimuli of the joke have been deliberate and
03:27and that their discomfort was shared.
03:30Thus, the comfort effect is doubled.
03:48As these two racehorses walk in a pub, I'd said, I've got a story to tell you.
04:14John, to start, you came from London's Filmmakers Cooperation, which is a structural cinema
04:22film, which plays the distance, the demonstration of its own performance.
04:26Can you explain the influence that it has had on your work, on your films, in general,
04:33and maybe on the first two, The Girl Showing Gum, where we just saw an extra shot ?
04:38The Girl Showing Gum was made at a time…
04:42Oui.
04:43Si on prend, par exemple, l'exemple de La Fille au Showing Gum, ce film, je l'ai fait
04:49à un moment où j'étais en effet très engagé avec cette cinéma film, London Cooperation,
04:56et beaucoup de cinéastes ou de personnes qui appartenaient à cette coopérative, pour ainsi dire,
05:02faire, voulaient travailler à l'inverse de ce que proposait le cinéma à grand public,
05:08c'est-à-dire créer des illusions pour qu'on y croie.
05:13Et donc, ces personnes et moi-même, nous nous sommes placés à… on a fait le contre-pied
05:19un peu de tout ça et on a voulu montrer le concret ou montrer la supercherie ou comment
05:25on était en train de créer cette illusion plutôt que de montrer uniquement l'illusion elle-même.
05:33Donc, c'est ce qu'on voit dans l'extrait de La Fille au Showing Gum.
05:39C'est-à-dire que ce que l'on voit à l'écran, c'est la pure réalité qui a
05:44été préenregistrée.
05:45Et la fiction ou le côté supercherie, c'est les instructions ou les consignes que je donne
05:51avec ma voix, mais à partir de ces images préenregistrées ou d'archives.
05:58Et d'ailleurs, si on regarde bien et on écoute bien ces consignes, on voit aussi qu'elles
06:04sont dénaturées ou inversées.
06:06Quand je dis gauche, c'est droite et inversement.
06:08Et quand je dis haut, c'est le bas et ainsi de suite.
06:13C'est un grand plan séquence tourné en 16 millimètres que j'ai préalablement enregistré,
06:20comme je disais tout à l'heure.
06:21Et ensuite, j'ai collé par-dessus les instructions ou les consignes.
06:29ça donne cette illusion, comme si les personnages se déplaçaient à ma guise.
06:35Mais en réalité, rien de tout ça.
06:37Et en fait, j'ai fait ce film après avoir vu pour la première fois « La nuit américaine »
06:44de Truffaut,
06:44qui m'a beaucoup marqué, inspiré également.
06:49Parce que même si je faisais des films depuis des années déjà, j'ai découvert avec beaucoup d'embarras
06:55que moi-même, j'avais été dupé, en fait, par le cinéma grand public.
07:02Et dans ce film de Truffaut, Truffaut montre la ruse, c'est-à-dire comment on filme…
07:08Il filme la scène où la supercherie, comment on prépare la scène avant de la filmer.
07:17Et voilà, j'ai découvert ça avec beaucoup de honte.
07:22Parce que jusque-là, moi, je croyais que, comme quelqu'un passait derrière,
07:26c'était des vraies personnes et non pas des figurants.
07:29Donc voilà, dans le film « La nuit américaine », il y a aussi une scène où on voit un
07:34canon de neige
07:35pour produire de la neige artificielle, etc.
07:39Et voilà, pour l'inspiration et pour cette découverte où je me suis dit, mais mince, je suis étudiant en
07:50cinéma,
07:50presque sur le point d'être diplômé.
07:53Et voilà, je me suis laissé… je me suis fait prendre, comme bien d'autres spectateurs, avec le cinéma grand
07:59public.
08:00Donc j'ai décidé de faire un film où je le tourne de l'autre côté.
08:10Mais pour revenir à votre question et à cette coopérative de cinéastes londoniens,
08:17à l'époque, c'était un peu le seul groupe d'artistes de cette envergure-là.
08:23En tout cas, je voulais à tout prix y appartenir et faire partie de ce groupe.
08:32Et donc, c'était un groupe un peu, pour ainsi dire, ésotérique.
08:38Ça brouillonnait d'idées, etc., que je trouvais extrêmement intéressante.
08:43Mais voilà, il fallait bien connaître ce qui était à l'œuvre pour pouvoir entrer dans ce petit groupe.
08:51Et surtout, le discours de l'époque sur le cinéma indépendant, etc.
08:56Et étant donné que la plupart de mes amis n'avaient pas fait d'études supérieures, n'avaient pas fait
09:03d'études artistiques, etc.,
09:05je voulais à la fois faire partie de ce groupe d'artistes et que mes amis voient aussi mon travail.
09:15C'était deux univers qui étaient, à l'origine, qui paraissaient inconciliables.
09:21Et donc, très vite, dans ma manière de faire des films, un des piliers, ça a été de faire des
09:28films accessibles,
09:29donc pour mes amis et pour tout le monde, pour le grand public.
09:33Et en même temps, en fuyant les techniques qu'utilisait le cinéma grand public.
09:39Donc voilà, je me suis...
09:41Et depuis, ça s'est resté.
09:43C'est-à-dire que je fais des films pour toute personne suffisamment ouverte d'esprit
09:48pour y accéder et les comprendre sans forcément une préparation
09:53ou sans que ça soit forcément quelqu'un qui est issu du cinéma
09:56ou qui connaît bien cette discipline.
10:12Je rebondis sur cette question du rapport au spectateur.
10:16J'ai choisi notamment un extrait de Shepard's Delight, déjà parce que vous l'avez décrit un peu comme un
10:21film de transition par rapport à cette période structuraliste.
10:24Ensuite, parce qu'il est question de l'inconfort, de l'humour, du réconfort qu'il peut provoquer.
10:30Et il est aussi question de sensibilité universelle du public.
10:34Et je sais que vous parlez souvent dans vos interviews de feedback avec les spectateurs.
10:38Je voulais savoir si vous pouviez un peu revenir sur ce terme et cette question de la complicité avec le
10:42public.
10:43Merci de ce montage, de cet extrait d'ailleurs, que je trouve formidable.
10:52Je ne montre presque jamais ce deuxième film qu'on a vu tout à l'heure, enfin l'extrait parce
10:57qu'il est trop long.
10:58Mais merci beaucoup d'avoir fait ce montage, ça m'a donné des idées.
11:01Et je crois qu'à l'avenir, je vais utiliser précisément ce morceau que vous avez choisi, donc merci beaucoup.
11:09Donc dans cet extrait, je commence par parler d'une blague.
11:15Mais en fait, comme vous avez pu le constater, très vite, on s'inquiète de comment le public va réagir,
11:25en l'occurrence dans cette soirée.
11:27Mais en fait, dans mon cinéma, c'est une constante.
11:30C'est-à-dire que je suis tout le temps extrêmement à l'écoute ou préoccupé par comment le public
11:39va prendre telle ou telle scène, tel ou tel film.
11:42C'est-à-dire que je suis constamment à la fois du côté de la personne qui réalise un film
11:47ou qui est en train de le construire
11:49et du côté du spectateur lambda pour savoir, parce que ce qui m'intéresse, c'est la réaction des spectateurs
11:57par rapport à ce que je fais.
12:00Et donc, même si je ne montre jamais mes films avant de les terminer, je deviens moi-même ou j
12:07'essaie de devenir moi-même un spectateur lambda pour savoir comment mes films, mes créations vont être reçus.
12:18Et c'est quelque chose de primordial pour moi dans tout ce que je fais, ce soin ou cette préoccupation
12:27pour le ressenti du public ou des spectateurs.
12:34Et d'ailleurs, quand je participe à un festival, à une projection, etc., j'aime rester dans la salle parce
12:41que j'adore écouter les réactions de la salle.
12:43C'est-à-dire que j'aime beaucoup entendre les gens rire, etc.
12:48C'est horrible quand c'est très silencieux.
12:51Là, c'est assez déprimant.
12:52Mais habituellement, la salle réagit pas mal et c'est un bonheur pour moi de ressentir ça parce que je
13:01trouve qu'il y a là une sorte de communion avec le public, de partage, d'expérience partagée et vécue
13:08en même temps par plein de personnes.
13:13Donc voilà. Ce jeu avec le public ou ce dialogue avec lui, vous l'aurez compris, est essentiel pour moi.
13:22Et alors que je manipule aussi le public parce que je le prends un peu par la main, là où
13:30je veux, la manipulation de la supercherie est évidente.
13:34Et le spectateur ou le public est manipulé, mais en même temps, je m'efforce pour qu'il soit conscient
13:41qu'il est en train d'être manipulé.
13:44Et c'est ce jeu-là entre le réalisateur et le public, les spectateurs, ce dialogue constant, cette conversation que
13:58je trouve extrêmement intéressante.
14:02Parfois, ce genre de film ou d'extrait est présenté plutôt dans des galeries d'art.
14:08Là, c'est encore autre chose, un autre niveau parce que souvent, je m'arrange pour qu'il y ait
14:12un seul écran avec des casques.
14:15Et donc, je m'amuse à observer la réaction de la personne pendant qu'elle regarde l'extrait.
14:21Je vais vous montrer que certains de ces works travaillent sur un moniteur avec des headphones.
14:25Donc, c'est une situation de 1-1 qui peut fonctionner très bien.
14:30Merci, John. Je propose qu'on regarde un autre ensemble d'extraits avec une petite surprise dont je parlais avant,
14:36d'un film qui, je crois, vous tient à cœur.
15:05Sous-titrage Société Radio-Canada
23:40autour des émissions pour enfants, parce qu'il y avait des émissions radio depuis très longtemps pour les enfants,
23:48mais à la télé c'était beaucoup plus rare, donc je me suis intéressé, j'ai voulu savoir que pensaient
23:53les enfants de ces nouvelles émissions télé,
23:55et en fait j'ai regardé dans ce sondage et la conclusion était, c'est pas mal, mais en fait
24:01les images de la radio elles sont bien meilleures.
24:04Donc voilà, tout ça pour dire que moi j'aime le cinéma où il n'y a pas vraiment d
24:11'événements dramatiques, pratiquement pas,
24:15et où l'imaginaire prend toute la place, et d'ailleurs plus intéressant de mon point de vue en tout
24:22cas, que n'importe quel effet spectaculaire,
24:26et d'ailleurs si ça vous intéresse, il sera diffusé demain, The Black Tower.
24:32Et une réponse très importante à la question était, c'est bien, mais les images sont mieux sur le radio.
24:41Et je suis complètement en train de suivre avec ça.
24:45Il y a beaucoup de moments dramatiques dans mes films, peut-être avec l'exception de Blight,
24:52mais je me suis vraiment aimé le fait que, je pense que l'imagining est un peu plus intéressant
25:00qu'il y a des images spectaculaires, mais j'espère que les images vous demandent très souvent ce qui se
25:10passe en dehors du frame.
25:15J'ai failli oublier, faire un petit commentaire sur Citadel, où on entend la voix de Boris Johnson,
25:27je crois que je n'ai pas commencé au même endroit, c'est ça ? C'est le début, hein
25:31?
25:31Oui, excusez-moi.
25:35Et donc, je filme depuis la fenêtre de ma chambre, c'est pendant le confinement, pendant la Covid,
25:45et voilà, je n'ai aucune possibilité de sortir dehors pour filmer,
25:49donc je filme tout absolument dans mon intérieur,
25:52et je dois dire que c'était une des périodes les plus, enfin, la période la plus productive ou prolifique
25:56de mon travail,
25:59parce que je pouvais travailler à la maison sans distraction et sans même la quitter.
26:08Et, bon, ce qu'on entend, c'est des messages du libéralisme économique
26:13et les priorités purement commerciales de la part du gouvernement britannique à ce moment-là face à cette situation.
26:23Et, voilà, je suggère, avec ces plans, ce que je fais, c'est dénaturer la localisation du Parlement britannique
26:34que je place là où il n'est pas habituellement, voilà, le jeu des images.
26:38Et, ensuite, j'ai fait un autre film pendant cette période où j'utilise des images d'archives
26:48avec des messages du gouvernement les plus confus les uns que les autres,
26:55de Boris Johnson ou d'un de ses acolytes,
26:59qui disent à la population comment se comporter, que faire pendant cette période particulière.
27:05et c'est extrêmement confus, on ne comprend pas grand-chose parce qu'on dit tout à son contraire
27:09et un des ordres qu'on entend ou des instructions au tout début, c'est « go to work »
27:13au travail,
27:14mais en même temps, il dit « ne sortez pas travailler, mais mettez-vous au travail ».
27:18Voilà, un peu la confusion régnante de cette époque.
27:40Oui, un petit détail pour compléter, c'est filmé depuis ma fenêtre et j'aime beaucoup filmer depuis les fenêtres.
27:51Je fais ça très souvent dans mes films parce que j'aime cette contrainte que constitue la fenêtre
27:58et voilà, j'aime souvent travailler sous contraintes auto-imposées
28:03parce que je trouve que quand on s'impose des contraintes, on regarde de plus près ce qu'on est
28:09en train de faire.
28:10J'aime vraiment le fait que le film est filmé d'une seule fenêtre.
28:15Merci, même si c'est souvent filmé depuis les fenêtres ou depuis chez vous,
28:19votre filmographie est quand même presque une sorte de cartographie de l'onde
28:23mais aussi de ses mutations, de ses transformations.
28:26Et d'ailleurs, on le voit un peu dans les extraits qu'on a vus là,
28:28que ce soit dans « Blight », « The Black Tower », « Homesuit » dont on va voir un
28:31extrait tout à l'heure
28:32et qui passera ce soir.
28:34La question de la disparition arrive de plus en plus dans votre œuvre
28:37et je crois y est encore présent.
28:39Est-ce que vous pouvez un peu nous parler de cette dimension de votre travail ?
28:43Oui, je pense que pour répondre à votre question,
28:46plus on s'intéresse à notre environnement proche,
28:54aux villes, aux quartiers, etc.,
28:56et plus on est conscient de leurs mutations, de leurs changements, etc.,
29:02à force de regarder.
29:06C'est quelque chose qui me fascine,
29:09c'est-à-dire les mutations des lieux dans lesquels j'ai vécu, travaillé, etc.
29:14Et d'ailleurs, à tel point que j'ai refilmé,
29:19j'ai essayé de recréer « La fille au chewing-gum »
29:21mais des années plus tard, « La fille au chewing-gum » date de 1976
29:27et j'ai essayé de refaire, pas le même film, mais un film avec le même décor en 2011.
29:36Cette fois-ci en haute définition et en couleur, bien sûr,
29:40mais en fait, ce qui était relevé de la science-fiction en 1976,
29:45la date du film original,
29:47mais c'est une manière aussi de prendre conscience moi-même
29:54des mutations d'un endroit en particulier,
29:59en l'occurrence, cette rue de Londres.
30:03C'est curieux, en 2011,
30:05tous les passants qui traversent ce décor
30:11sont au smartphone.
30:14C'est la raison pour laquelle le film s'appelle
30:17« L'homme qui appelle sa mère », si j'ai bien compris.
30:24Et j'ai tout simplement passé le film d'origine sur mon smartphone
30:31et ensuite, j'ai essayé de recréer exactement
30:34les mêmes mouvements de caméra, etc.
30:39qu'en 1976.
30:40Et je me suis aussi amusé à penser ou à me dire
30:44que, si ça se trouve,
30:47certaines des personnes qui passaient par là en 2011
30:51avaient déjà au préalable rencontré ma caméra en 1976.
30:56Donc, voilà, c'était un peu un fantasme,
31:01mais voilà ce que j'aurais voulu.
31:03Je ne saurais jamais,
31:04puisqu'il faudrait que ces personnes voient mes films
31:06pour s'y reconnaître.
31:08mais cette notion du temps qui passe
31:11est extrêmement importante
31:13et, je dirais, essentielle même dans mes œuvres.
31:16Et parfois, par rapport à...
31:18C'est quelque chose de personnel aussi,
31:19puisque souvent, j'utilise ma propre voix
31:22pour les voix off
31:23ou on me voit parfois à l'écran, etc.
31:25Et je me vois moi-même changer, muter, vieillir.
31:30Ce n'est pas toujours une partie de plaisir,
31:32mais bon, c'est comme ça.
31:34Donc, je fais un peu l'anatomie
31:38de mes propres changements aussi.
31:40Et c'est quelque chose qui est très présent
31:42dans Hotel Diaries,
31:44qui sera projeté demain.
31:46C'est une série de films,
31:49en l'occurrence entre 2001 et 2007,
31:52tournés dans des chambres d'hôtels
31:53différentes dans différents pays,
31:56pendant la prétendue guerre contre la terreur
32:01ou le terrorisme de Bush et Blair
32:04en Afghanistan, mais pas que.
32:07Et je trouve que c'est de plus en plus important,
32:10d'ailleurs, de montrer ce travail
32:12pour rappeler aux uns et aux autres
32:15que ce qui se passe aujourd'hui dans le monde
32:18en matière de géopolitique
32:20ne sort pas d'un chapeau,
32:21mais a des origines dont cette guerre
32:25et les armes de destruction massives
32:27et tout le reste.
32:43Justement, sur cette notion du temps qui passe
32:45et la fille au chewing-gum,
32:49c'est un film qui a beaucoup été utilisé
32:53dans des contextes pédagogiques
32:56par des enfants
32:57ou même des lycéens, etc.
33:00Et certains ont écrit
33:02des commentaires sur le film
33:04sur des blogs assez drôles
33:07et intéressants.
33:09J'ai pu trouver des personnes
33:12qui disaient que...
33:13Enfin, le film n'a que deux plans
33:17en réalité.
33:18et j'ai trouvé des commentaires
33:20tout à fait fantasques
33:21par rapport à comment avait été réalisé le film.
33:26C'est-à-dire à une époque
33:28où on ne savait pas encore faire de montage, etc.
33:33C'est vrai que pour une personne
33:36qui regarde des films aujourd'hui,
33:39en 2026,
33:41ou même un peu avant,
33:42se pencher sur un film
33:43qui date de 1976,
33:45c'est de l'histoire ancienne
33:47et ça peut même rappeler
33:49la paléontologie.
33:52Et d'ailleurs, à ce sujet,
33:54j'ai fait une découverte
33:55assez déprimante
33:56il n'y a pas très longtemps.
33:57Je me suis dit que j'avais
33:59la moitié de l'âge
34:01qu'a le cinéma.
34:02Donc, voilà, c'est vrai
34:03que c'est de l'histoire ancienne
34:05parfois, tout ça.
34:07C'était plus de la moitié
34:08de l'âge
34:08que le cinéma.
34:10Qu'est-ce que c'est un nouveau médium.
34:14C'est un nouveau médium.
34:15Merci, John.
34:15On a parlé d'Hôtel Diaries.
34:16On va justement regarder
34:17un extrait
34:18et de deux autres films.
34:24All right.
34:25C'est as good a place
34:26to start as any.
34:30I've got to do this quickly
34:32because there's not really
34:33a lot of time left
34:36and it's not going to be changing
34:38so I just wanted to
34:40make some sort of record here
34:42before it's too late.
34:48It's a strange thing
34:49to be doing for me
34:50actually because I haven't
34:51actually shot anything
34:52on video for, well,
34:55since I was a student
34:56actually, it's years.
35:00It's quite peculiar
35:02looking through the viewfinder
35:04of the camera
35:04and seeing everything
35:05in black and white
35:09because...
35:09...
35:12It must be about
35:16It's certainly over 15
35:17maybe 18 minutes now
35:19this image has been frozen
35:20on the TV screen.
35:25What's it doing?
35:29I can't look at my watch
35:30because I'll make the camera
35:33go shaky
35:34but 1.41
35:38what happened in London
35:41at 1.41
35:42on Monday
35:46the 8th of October
35:512001
35:55did anything happen?
36:03Is it just censorship?
36:05It couldn't be censorship
36:06they wouldn't censor things
36:08they wouldn't censor things
36:10in such an obvious way
36:13they wouldn't just stop
36:18they'd do something
36:20which made us think
36:21that they hadn't
36:26wouldn't just pull the plug
36:36it really is
36:38such a useless
36:40fucking bit of furniture
36:45a waste of time
36:52it must be about
36:5418 months ago now
36:57I got a Google Alert
36:59telling me that
37:02a VHS tape of my films
37:05was being
37:06offered for sale
37:07on eBay
37:09so I was quite curious
37:11about that
37:12so I
37:12looked it up
37:14and discovered
37:17that this
37:17compilation
37:20was being offered
37:21for sale
37:22and what made me
37:24even more curious
37:26was that the
37:28tape had a
37:29reserve price
37:30of £100
37:32put on it
37:33which was
37:35a bit steep
37:36to say the least
37:37for an obsolete
37:39VHS tape
37:40so
37:41I got really curious
37:43about
37:44who the seller
37:46might be
37:47and
37:49looking at the tape
37:50here
37:50there's not much clue
37:51as to their identity
37:53apart from a
37:54wardrobe
37:55and a black
37:56furry rug
37:57but
37:59interesting to see
38:00that the
38:01tape's got
38:03quite a lot of
38:04dust
38:05on the top of it
38:06so
38:06looks like it
38:07probably
38:09hasn't been
38:10looked at
38:11for some time
38:13if I chose
38:14these three
38:14extraits
38:15I think
38:15what we find
38:15is that
38:16you have
38:17an attention
38:17very particular
38:18to the time
38:19that's
38:19in your films
38:20there's often
38:20indications
38:22horaires
38:22of what's
38:22happening
38:23of the time
38:24of the month
38:25of the duration
38:25of the place
38:26in which we are
38:26and there's an impression
38:28quite strange
38:29between an improvisation
38:31in direct
38:32and something
38:32very écrit
38:33pensé
38:34in a chronology
38:35and I was wondering
38:36if you could
38:36talk a little bit
38:36of this
38:38balance
38:38between an
38:39écriture
38:40maybe very
38:40figée
38:41and an improvisation
38:42total
38:42which is
38:43happening
38:43in the screen
38:44I remember
38:44very much
38:45I wanted to
38:46repeat
38:46because there's
38:47a projection
38:48of Hotel Diaries
38:49Demain
38:50but it's
38:52the first
38:54extrait
38:55that I have
38:55in the head
38:55of this
38:56series
38:57I lived
38:58in New York
38:59at a moment
38:59I took an avion
39:01the 10th
39:02for another
39:03city
39:03it's a day
39:04before
39:04the attack
39:06on the
39:07Tours Jumel
39:08and
39:10I was
39:11at the time
39:11completely
39:12traumatized
39:13by
39:14what was
39:15going on
39:16what was
39:17going on
39:17to the United
39:18and I
39:19in return
39:20I had
39:21allumé
39:21the TV
39:22because I wanted
39:22to know
39:23what was happening
39:25in the world
39:26in my country
39:27etc
39:27and
39:29it's
39:30become
39:30almost
39:32instantanous
39:34a paranoia
39:38it's
39:39to say
39:39the fact
39:40of seeing
39:40this image
39:41fixed
39:42I was
39:43not used
39:44it was
39:44at the time
39:45of the servers
39:45etc
39:47and
39:47I
39:49thought
39:49thought
39:50that
39:50the TV
39:51would turn
39:52live
39:53in direct
39:53all the time
39:55and
39:56in the meantime
39:57I was a little
39:59honte
39:59to be
40:00also
40:01centred
40:02I was
40:02at the time
40:04I was
40:04I was
40:06at the time
40:07I was
40:08at the time
40:09bombarding
40:10other countries
40:12and
40:12to
40:12kill
40:14victims
40:15innocentes
40:16and
40:16civiles
40:17and
40:17things like that
40:19and then
40:20Pendant le film, je parle de ce qui me traverse l'esprit, de cette obsession, et la référence à la
40:29date, elle est là parce que je me suis dit que ça allait peut-être devenir une date historique dans
40:35l'imaginaire collectif, ou dans la mémoire collective.
40:38Et d'ailleurs, en le revoyant maintenant, je m'aperçois que c'était le deuxième jour des bombardements, le 8,
40:47le premier étant le 7. Et voilà, ça a déclenché aussi toute une série de pensées, de réflexions.
40:57Mais voilà, comme je disais tout à l'heure, c'est important aujourd'hui de revoir ce date parce qu
41:02'on comprend mieux ce qui se passe en Palestine aujourd'hui quand on a ça en tête.
41:08Mais pour répondre à votre question sur le fait de si je travaille à partir de chronologie ou de script
41:14préécrit, la réponse est non.
41:18Je planifie le tournage, c'est des sortes de chorégraphie, mais je ne couche pas les mots, je ne scripte
41:28pas mes films pour ainsi dire.
41:30Et cet extrait-là de Hotel Diaries est un peu un exemple, une exception d'improvisation à cause de l
41:42'image qui se fige.
41:43Et ensuite, bon, parfois je fais des digressions comme avec le climable qui sert à poser les valises dans les
41:55hôtels. Parfois, il y a d'autres trouvailles.
41:57En tout cas, ce que j'aime faire, c'est regarder à travers le viseur de la caméra parce que
42:04je trouve que ça dévoile des choses que l'œil ne voit pas sans le viseur.
42:10Et bon, en l'occurrence, c'était des meubles inutiles ou presque, mais parfois, voilà, il y a des rencontres
42:21un peu plus heureuses.
42:24En tout cas, ça a fait encore voler mon imaginaire en revoyant ces images.
42:30C'était complètement improvisé. Je ne savais pas ce que j'allais dire. Je savais ce que j'allais parler.
42:40Mais je parle de ma annoyance avec moi, comme je l'ai déjà dit, en termes d'attention à mon
42:50privilège de quelqu'un qui s'est rendu pas confortable
42:54par cette petite expérience strange.
42:59Merci. Alors, il reste malheureusement déjà plus que dix minutes. J'ai encore plein de questions, mais puisqu'on parle
43:04d'Hôtel Diaries,
43:07j'aimerais qu'on regarde un dernier extrait ensemble, qu'on revienne aussi sur la dimension politique de votre cinéma
43:12et sur votre dernier film qui s'appelle Bing John Smith. Et je vous en parlais un peu avant de
43:18jeune.
43:18Il y a une petite surprise. On va regarder un extrait de Bing John Smith.
43:21Et j'aimerais derrière ça qu'on regarde un extrait d'un court métrage que j'aime beaucoup,
43:25auquel j'ai beaucoup pensé en découvrant votre dernier film.
43:28Et voilà, et peut-être pouvoir en discuter ensemble. Je vous expliquerai pourquoi ça m'a fait penser à ce
43:32film par la suite.
43:33C'est quand le trouble a commencé.
43:40C'est quand le trouble a commencé.
43:41C'est quand le trouble a commencé.
44:04C'est quand le trouble a commencé.
44:07C'est quand le trouble a commencé.
45:11Dans le je pense donc je suis, le je du je suis n'est plus le même que le je
45:17du je pense.
45:21Pourquoi ?
45:26Le sentiment que j'ai de l'existence n'est pas encore un moi.
45:33C'est un sentiment irréfléchi.
45:36Il naît en moi, mais sans moi.
45:41Oh, on ne peut rien dire de rien.
45:45Pourquoi ? Il ne saurait y avoir de limite au nombre de livres.
45:52Tous les corps ensemble, et tous les esprits ensemble, et toute leur production, ne valent pas le moindre mouvement de
46:01charité.
46:03Car cela est de l'ordre de l'infini.
46:34C'est un film que j'aime beaucoup.
46:36Comme j'aime beaucoup, Bing & John Smith.
46:39Et c'est parce que pour moi, c'est deux films qui posent aussi la question de faire naître des
46:43images.
46:43À un moment, on pense que peut-être que c'est la fin des temps, la fin de quelque chose,
46:47bien que 25 ans ne les séparent.
46:49C'est un film d'ailleurs que Godard a remonté par la suite pour l'adresser aux Palestiniens.
46:53Comme votre film intègre à un moment le message Stop the Genocide.
46:57Et enfin, c'est deux films qui racontent un certain échec peut-être de l'image, de la fin du
47:02cinéma, tout en continué à en faire.
47:05Et voilà, j'avais peut-être envie que vous nous parliez de qu'est-ce que c'est faire des
47:08films aujourd'hui,
47:09sachant que Bing & John Smith raconte un peu cette impossibilité aujourd'hui peut-être de faire du cinéma.
47:14Je crois que, je trouve que Godard est bien plus poétique que je ne le suis.
47:20Mais en tout cas, en 2024, j'ai partagé l'affiche avec lui lors d'un festival.
47:28Et c'était très bien d'ailleurs parce que personne ou presque dans la salle connaissait mon travail.
47:35Donc ça a été une porte d'entrée.
47:37Ils sont tous venus voir Godard et en même temps, ils ont découvert mon travail.
47:40Et en plus de ça, Godard n'étant pas dans la salle, j'ai eu le bord plateau et l
47:45'échange avec le public que pour moi.
47:48Donc c'était un double gain.
47:51Bon, je ne sais pas.
47:52Je dirais que Godard est assez optimiste par rapport à l'avenir.
47:59Je ne sais pas.
48:00En tout cas, ça m'a donné envie de voir ce film que je ne connaissais pas.
48:04J'y retirerai peut-être les images des camps de concentration parce que dans mon cinéma, je fais l'inverse.
48:10C'est-à-dire que j'ai tendance à occulter ces images-là, plutôt à en parler sur d'autres
48:16images.
48:17Mais c'est quelque chose que je trouve très intéressant, que j'aimerais voir d'ailleurs.
48:22Merci.
48:22Il nous reste un tout petit peu de temps.
48:24On peut déjà applaudir John Smith une première fois.
48:29Et s'il y a peut-être une ou deux questions dans la salle, je vous fais tourner le micro.
48:34En français, le son est très important dans vos films.
48:37Mais en particulier, je m'étais interrogé sur la façon dont avait été enregistré The Girl Shwingum avec ce son
48:45ininterrompu de la circulation.
48:49Est-ce que vous avez enregistré cette partie-là, cette couche sonore-là, au moment où vous filmiez ?
48:58Et qu'est-ce que c'est que ce son d'alarme que l'on entend en permanence ?
49:03Je me suis demandé combien de couches sonores, de layers of sound, il y avait.
49:09Oui, la structure de la bande-son est assez simple.
49:15Comme vous l'avez dit vous-même, j'ai filmé le son de la rue, c'est-à-dire la
49:22circulation, les passants, etc.
49:25Et ma voix.
49:28Et en fait, l'alarme ou la sonnerie, c'est quelque chose que je n'avais pas du tout prévu
49:35et avec laquelle j'ai dû composer.
49:37Mais ça a donné quelque chose de...
49:40C'est un exemple de sérendipité, finalement.
49:44J'avais emprunté l'équipement à mon école de cinéma et il fallait que je filme ce jour-là et
49:55non pas un autre
49:56parce que sinon il aurait fallu que j'attende des semaines avant de pouvoir filmer, c'est-à-dire que
50:00l'équipement soit disponible, etc.
50:02Donc voilà, je devais faire avec.
50:04C'était ce jour-là ou rien et de ce fait j'ai dû maintenir ou intégrer la sonnerie ou
50:10l'alarme.
50:11Et j'ai fini par en faire quelque chose.
50:16J'ai attendu d'abord voir si elle s'estompait ou si elle disparaissait.
50:19Et voyant que ce n'était pas le cas, j'ai décidé de filmer avec ce son.
50:29Et il y a eu d'autres rencontres heureuses.
50:34J'ai attendu tellement longtemps qu'une ligne d'attente s'est formée à l'extérieur d'un cinéma.
50:44Je ne savais pas qu'il y avait des séances l'après-midi, mais je pense que c'était pendant
50:47les vacances scolaires.
50:49Donc on emmenait des enfants avec une sortie de classe au cinéma.
50:54Et ensuite, pour justifier de cette alarme, je ne sais pas si vous avez vu tout le film, mais vers
51:02la fin,
51:03en fait, je raconte qu'il y a un bureau de poste qui vient d'être cambriolé par un individu.
51:11Et en fait, c'est comme ça que je me suis arrangé, en suggérant que c'était l'alarme de
51:19la poste qui sonnait.
51:21Et ensuite, j'ai mis comme coupable un homme qui passe avec un trench coat.
51:27D'ailleurs, ça pourrait être dans un film de Godard, vu la tenue vestimentaire et les regards en arrière, etc.
51:37Mais voilà, tout ça s'est fait rétrospectivement.
51:41Et puis, et ensuite, j'ai enregistré les consignes.
51:48Ce qui était important, c'était que ça soit un seul plan séquence, du point de vue conceptuel.
51:54Et ensuite, voilà, je me suis mis à décrire ou à prescrire ce qui se passait d'abord dans le
52:04film.
52:06Et puis, voilà, ça donne l'impression d'ordre ou de consignes au passant.
52:14Et voilà, ensuite, j'ai commencé à parler de personnages, c'est-à-dire un nettoyeur de vitres, etc.
52:20Et non loin de là, on le voit à l'image d'ailleurs, il y avait un terrain vague.
52:25Et c'est là que j'ai enregistré toutes ces consignes ou toutes ces instructions après coup.
52:33Mais pour répondre à votre question, même si la structure de la bande-son est assez simple, il y a
52:38des centaines de coupures.
52:42Le travail le plus titanesque, ça a été de raccorder en fait les images aux différentes consignes, instructions, etc.
52:51Et voilà, c'était des heures et des heures de travail.
53:14Merci pour votre question, c'est un peu bouclé la boucle et on va devoir se quitter là-dessus.
53:18Mais on peut encore une fois applaudir John s'il vous plaît.
53:26Et on se retrouve donc à 20h pour Homsoud, dont vous avez vu un extrait juste avant.
53:30Moi c'est beaucoup, merci.
53:32Demain pour une séance de court-métrage et donc hôtel d'Ayoris, comme l'a dit John, à partir de
53:3617h30.
53:37Merci, à bientôt.
53:38Merci.
53:38Merci.
53:39Merci.
53:39Merci.
53:41Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:43Merci.
53:44Merci.
53:44Merci.
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