Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 minutes
Thibaut Solano, directeur adjoint de Marianne, auteur de « Sommes-nous passés à côté de tueurs en série » (Robert Laffont). Christophe Hondelatte, journaliste, expert en affaires criminelles, producteur du podcast « 100% Hondelatte » sur toutes les plateformes. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat/le-debat-de-la-grand-matinale-du-mardi-02-juin-2026-6336032

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00C'est l'heure du débat du jour sur France Inter.
00:02Une femme qui aurait vu Xavier Dupont de Ligonnès a pujé sur Argence.
00:07L'ex-policier va rencontrer d'autres personnes, notamment un ancien gendarme qui était dans un minibus
00:13et qui dit « mais moi j'ai reconnu cet homme ».
00:15Notre enquête révèle de nouveaux témoins qui soulèvent de nombreuses questions,
00:20peut-être même une preuve de vie récente de Xavier Dupont de Ligonnès.
00:25Avril 2011, cinq corps retrouvés sous la terrasse d'une maison nantaise.
00:29La femme et les enfants de Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect de ce quintuple meurtre.
00:35Il est donc introuvable cet homme depuis 15 ans.
00:38M6 promet de nouvelles révélations ce soir, une possible preuve de vie récente.
00:44Documentaires, podcasts, films, livres, séries, onglet spéciaux, articles à gogo.
00:51On pose la question ce matin, Xavier Dupont de Ligonnès, stop ou encore ?
00:56Les médias ont-ils raison ou tort de continuer à entretenir la machine ?
01:00Est-ce du journalisme ou est-ce du sensationnalisme ?
01:05France Inter, la grande matinale, Sonia De Villers.
01:10Et j'ai le plaisir d'en débattre avec Christophe Ondelade.
01:12Bonjour Christophe.
01:13Salut Sonia.
01:14Journaliste, expert en affaires criminelles, évidemment, dès qu'on entend votre voix.
01:18On le sait.
01:20Et vous êtes aussi producteur du podcast 100% Ondelade sur toutes les plateformes.
01:24Face à vous Thibaut Solano.
01:25Bonjour Thibaut.
01:26Bonjour.
01:26Vous êtes directeur adjoint de Marianne, j'ai donc deux confrères au micro aujourd'hui.
01:31Auteur de Sommes-nous passés à côté de tueurs en série ?
01:35Sommes-nous passés à côté de tueurs en série ?
01:37Voilà, je ne me trompe pas, qui vient de paraître aux éditions Robert Laffont.
01:41Je commence avec vous Thibaut.
01:43Vous avez évidemment beaucoup écrit sur les affaires criminelles.
01:46Vous êtes passionné par les faits divers.
01:49Quel regard vous portez sur la production éditoriale et médiatique autour de Xavier Dupont Ligonnès ?
01:56Est-ce qu'on s'approche, selon vous, de l'overdose ?
01:59Alors, on est tout prêt, oui.
02:00On est tout prêt.
02:01On est tout prêt, à mon sens.
02:03En fait, je suis allé sur Amazon hier pour regarder le nombre de livres qui avaient été consacrés à l
02:09'affaire.
02:09Alors ?
02:10Ce qui mélange enquête, roman, BD.
02:13J'ai fait la même chose, c'est rigolo.
02:14Alors, vous en avez compté 17.
02:16C'est terrible.
02:1717, ça fait un peu plus d'un ouvrage par an, en moyenne, depuis le début de l'affaire.
02:23Et ce n'est pas le problème d'écrire un livre sur l'affaire.
02:26Et les documentaires.
02:27Il y en a eu sur W9, sur TF1, sur France 2, un docu-fleuve sur Netflix en 2020 qui
02:33a fait connaître l'affaire mondialement.
02:36Il y a eu les podcasts, etc.
03:05Exactement.
03:07Ça veut dire néanmoins, Christophe Ondelat, qu'il y a une demande.
03:12S'il y a une offre, c'est qu'il y a une demande.
03:14Et que cette demande, elle traduit quelque chose d'intéressant.
03:17Elle traduit une forme de fascination, un intérêt qui ne faiblit pas.
03:21Je pense que c'est Dupont-de-Légonès qui a organisé d'une certaine manière.
03:26Mais je le pense sincèrement.
03:27C'est-à-dire ?
03:28Tout ce qui se passe avant et après le crime, les lettres qu'il envoie à son entourage, à sa
03:35maîtresse, qui suggère qu'il va, à sa maîtresse qui va se suicider après avoir tué sa femme et ses
03:42enfants.
03:43À son entourage, qui va partir aux Etats-Unis, au patron de sa femme, dans le lycée où elle travaille,
03:49au principal de collège, il envoie une lettre pour dire qu'ils vont en Australie.
03:53Et donc, il fait vivre lui aussi, en amont, le fantasme.
03:58Et c'est parce qu'il l'a alimenté lui-même, peut-être, que ça nourrit le débat d'aujourd
04:04'hui.
04:04À part ça, si vous me posez la question de ce que je pense, moi, de ce qui s'est
04:08passé, je vous dirais que je n'en sais rien.
04:11Parce que journalistiquement, c'est la seule réponse qu'on puisse faire.
04:14C'est ça. Si on est honnête, pour l'instant, on n'en sait rien.
04:19Mais néanmoins, vous reconnaissez, Thibault Solano, que cette affaire traduit quelque chose qui, comment dire, se greffe dans le cœur
04:28des Français.
04:29Il y a quand même quelque chose qui traduit un intérêt authentique de la population.
04:34Bien sûr. Ce qui traduit l'intérêt, quand même, pour la population, c'est la thèse selon laquelle il aurait
04:40réussi à refaire sa vie quelque part dans le monde.
04:43Et c'est vrai qu'on n'en sait rien.
04:46Mais ceci dit, il y a quand même une sorte de glamourisation de Dupont-de-Ligonnès derrière cette thèse-là.
04:51Qui en ferait quelqu'un d'insaisissable, qui aurait réussi à duper tout le monde, les enquêteurs de France et
04:56des autres pays.
04:57C'est-à-dire qu'en fait, si je vous suis, on n'a pas du tout intérêt à prouver,
05:01documenter un suicide.
05:04Parce que sinon, en fait, on t'arrête la source.
05:06C'est fini.
05:07Qu'on y tous s'interruptent.
05:08C'est ça.
05:10Le psychiatre Daniel Zaguri, que je cite dans mon livre parce que c'est une référence en la matière, même
05:15s'il connaît surtout les tuer en série.
05:16Et qui est expert à la cour.
05:18Exactement.
05:19Il l'est cité dans de très nombreux procès.
05:20Il a fait un livre sur Dupont-de-Ligonnès, qui ne s'est pas très bien vendu, parce que sa
05:24thèse à lui, c'est qu'il s'est suicidé.
05:26Et il rappelle effectivement des choses que beaucoup oublient.
05:29C'est-à-dire que Dupont-de-Ligonnès, il s'est quand même retrouvé dans une situation financière inextricable.
05:33Parce que toutes les affaires qu'il essaie de lancer, tous les business qu'il essaie de lancer se sont
05:38cassés la figure.
05:39Il s'est noyé.
05:40Et il faut quand même savoir que pour refaire sa vie ailleurs, ce qui est rare, c'est-à-dire
05:44changer d'identité, avoir des nouveaux papiers, tout reconstruire, ça coûte beaucoup d'argent.
05:48Donc on va donc faire croire que quelqu'un qui a raté tout financièrement dans sa vie aurait réussi ce
05:53coup de maître.
05:54C'est pour ça que ça me paraît peu crédible, même si effectivement, je ne sais pas ce qui s
05:57'est vraiment passé.
05:58Pour moi, Daniel Zaguri, que je connais par cœur, j'ai raconté 200 affaires avec lui dans ma vie.
06:06Là, je pense qu'il s'est perdu.
06:07Parce qu'on n'a pas de dossier psychiatrique de Dupont-de-Ligonnès.
06:11On n'en a pas.
06:12Donc lui, il part d'un non-expertise psychiatrique.
06:16Il va consulter ce qu'il y a comme dossier.
06:18Trois personnes de l'entourage.
06:20Et à partir de là, il dit qu'il s'est suicidé.
06:23Bon.
06:23D'accord.
06:24Je vous entends, Christophe Ondelat.
06:26Mais admettez qu'à partir du moment où on admet la thèse du suicide, ou en tout cas qu'on
06:31poursuit cette piste,
06:32on est en train d'expliquer au grand public que le suspense est terminé.
06:36Or, ce suspense rend tout le monde complètement histéro.
06:39Vous êtes d'accord, Christophe Ondelat, qu'il faut voir ces histoires de preuves de vie,
06:43ce que ça déchaîne sur les réseaux sociaux et médiatiquement ?
06:45On a deux histoires avec lesquelles on peut faire le parallèle.
06:51L'affaire Jean-Claude Romand, qui tue sa femme, ses deux gosses, ses parents et le chien.
06:57L'affaire John List, aux Etats-Unis, en 1971, je crois, qui tue sa femme, ses trois enfants,
07:06et Romand ne s'est pas suicidé.
07:09Il a fait semblant de se suicider, mais a-t-il été naïf de penser qu'il s'était vraiment
07:14suicidé ?
07:15Je ne crois pas.
07:17Et John List est allé s'installer au Michigan, dans l'état d'à côté,
07:21et a tenté de reprendre une vie complète.
07:23Il s'est remarié, il a refait des gosses.
07:24Donc vous êtes en train de vous dire que, si on se sert de ces deux histoires comme modèle,
07:28il n'y a pas de suicide au bout.
07:30Voilà des hommes qui voulaient se débarrasser d'une vie encombrante
07:33et empêtrés dans des mensonges et dans des échecs,
07:35et qui se sont réinventés ailleurs.
07:37J'ai bien fait de vous inviter.
07:40Du comte lyonnaise, comme Jean-Claude Romand, comme John List,
07:43ce sont des psychopathes, pour trouver sa femme et ses enfants,
07:47il n'y a zéro débat là-dessus,
07:50qui ont un narcissisme hallucinant,
07:53et qui, à un moment de leur vie,
07:55ne peuvent plus assumer ce narcissisme parce qu'ils sont ruinés.
07:59Et ils préfèrent tuer les gens à qui ils devraient dire
08:02« on n'a plus d'argent ».
08:03Je reviens à ce que vous disiez, Thibault Solano,
08:06c'est-à-dire que le problème de ce feuilleton médiatique
08:08qu'on alimente, et je dis nous parce qu'il y a quand même
08:12une responsabilité collective des médias là-dessus,
08:14quand vous dites qu'on l'héroïse en réalité,
08:17on glamourise, on oublie l'horreur absolue de ce crime.
08:22Et la crapullerie qui va avec ?
08:24Exactement, c'est une tuerie familiale,
08:25c'est un homme qui s'est mis dans la mouise totale
08:27avec ses affaires financières,
08:29qui tue sa femme, ses quatre enfants, ses deux chiens,
08:33et ce qu'il faut savoir, c'est que des tueries familiales,
08:35il y en a tous les mois.
08:36Moi, je travaille en ce moment avec une généalogiste
08:38qui s'appelle Coralie Manon,
08:40dont l'un des sujets de recherche,
08:41ce sont justement les tueries familiales.
08:43Et elle m'a expliqué qu'il y en avait beaucoup plus
08:46qu'on ne le croyait.
08:47Rien que le mois dernier, il y en a eu deux des tueries familiales,
08:49au moins deux.
08:49Une a choisi le roi, une dans le Val d'Oise.
08:52Et tout le monde s'en fiche,
08:53parce que la plupart du temps, effectivement,
08:54le tueur, qui est le père, se suicide.
08:57Cette affaire Dupont-Digonesse,
08:59si on avait retrouvé son cadavre,
09:00ce serait un horrible drame comme les autres.
09:03Et c'est vrai qu'il faut faire attention
09:05avec la glamourisation.
09:06Et il y a même, comment dire, l'humorisation,
09:09puisqu'il y a maintenant des blagues
09:10sur Dupont-Digonesse.
09:11Sur les réseaux sociaux, ça circule.
09:12Il y a cette fameuse phrase qu'il utilise dans son mail
09:15où il dit qu'il est parti aux Etats-Unis
09:17parce qu'il travaillait secrètement pour l'agence anti-drogue.
09:20Ce mail qui commençait par « méga surprise ».
09:22« Méga surprise », c'est devenu un mème,
09:24un gimmick sur les réseaux sociaux pour en rire.
09:26Bon, n'oubliez pas que sur l'affaire Grégory,
09:29sur laquelle j'ai pas mal travaillé aussi par ailleurs,
09:31les parents de Grégory,
09:33quand il y a des mauvaises blagues,
09:35rendues très populaires par le film
09:36« C'est arrivé près de chez vous »,
09:37quand il y a des mauvaises blagues sur l'affaire Grégory,
09:39ils les entendent et ça les blesse.
09:41Et on pourrait penser qu'ils sont blindés
09:43vu l'horreur qu'ils ont vécu,
09:44mais je peux vous dire que quand même, ça les blesse.
09:46Alors, je ne suis pas en train de dire
09:47« il ne faut pas en rire,
09:49on ne va pas rentrer dans le débat assommant,
09:50on peut y avoir de tout »,
09:51mais entre la glamourisation et les traits d'humour,
09:54on oublie que l'affaire Dupont-Digonès,
09:55c'est quand même une horreur absolue.
09:57Alors moi, la question maintenant,
09:58c'est est-ce que les journalistes ont raison
10:00de continuer à travailler là-dessus ?
10:02Ou est-ce que ça suffit ?
10:05Moi, à titre personnel, j'ai tendance à dire non.
10:07On peut peut-être rappeler 2019,
10:10où on a vu un certain Guy Joao,
10:15en Écosse,
10:16et où un nombre de médias se sont engouffrés
10:18dans cette affaire.
10:19C'était une faillite retentissante.
10:21Moi, je ne peux parler que de moi.
10:23Moi, ce n'est pas une histoire.
10:24J'ai raconté à ce jour 1300 affaires criminelles.
10:28J'ai été obligé à un moment de faire Dupont-Digonès,
10:30mais un peu contre moi.
10:32Moi, je n'aime pas ce genre d'histoires
10:34qui n'ont pas de conclusion.
10:36Vous avez travaillé sur des cold case ?
10:38Très peu.
10:39Très peu ?
10:40Je ne suis pas très cold case.
10:42Pourquoi ?
10:43Parce que ça alimentait des fantasmes.
10:45Alors justement, rappelez-nous ce que c'est qu'un cold case.
10:46C'est une affaire non résolue.
10:48Voilà.
10:49C'est un dossier qui est passé en dessous
10:50de la pile des juges d'instruction
10:52et qui prend la poussière depuis longtemps.
10:55Moi, je n'aime pas les histoires sans fin
10:56parce qu'elles ouvrent les fantasmes.
10:59Et donc, à titre personnel,
11:01l'affaire Dupont-Digonès ne me passionne pas tant que ça.
11:04Sur ce qu'il est devenu après,
11:06sur le crime qu'il a commis,
11:07elle me passionne.
11:08C'est ça.
11:09Le fantasme, c'est l'ennemi du journalisme ?
11:11Absolument.
11:12Absolument.
11:14Entendre un journaliste dire,
11:15à mon avis,
11:17pour moi, c'est intolérable.
11:19Le journaliste n'a pas d'avis.
11:20Et le témoin ?
11:21Et ces témoins qui surgissent dans cette affaire ?
11:24Chaque année, il y a des nouveaux témoins.
11:25Ça vous fait rire, Christophe Ondelat ?
11:27Oui, les témoins qui s'intéressent aux affaires criminelles
11:31savent qu'un témoin ne vaut rien.
11:34Un témoin, ça ne vaut rien.
11:35Il en faut dix pour corroborer un fait.
11:38Au moins dix.
11:39Un seul, il se trompe.
11:40Ils l'ont vu en Écosse, mon Dieu.
11:41Ils l'ont vu.
11:42J'étais sur le plateau d'LCI ce matin-là.
11:44J'avais été invité sur LCI.
11:46Ils l'ont vu en Écosse.
11:47Ils n'y étaient pas.
11:48Thibaut Solano,
11:50est-ce que vous vous constatez quand même
11:51que ça restera ?
11:52Mais comme d'autres.
11:53On se souvient de l'affaire Baudis à Toulouse.
11:56Il y a eu des affaires criminales comme ça
11:58qui ont entraîné des faillites médiatiques
12:00qui ont entaché quand même.
12:03Mais il avait raison, c'était Grégory.
12:05Grégory, c'est une faillite médiatique.
12:08Et Laurence l'a très bien raconté dans un livre.
12:10C'est une faillite médiatique.
12:12Laurence Lacour qui était mon éditrice d'ailleurs
12:13que je salue sur l'affaire Grégory.
12:16C'était le bûcher des vanités, c'est ça ?
12:19Et en fait, je ne les mets pas au même niveau
12:20parce qu'effectivement, vous avez parlé
12:21du gros loupé de 2019.
12:24Mais moi, je n'ai pas envie d'accabler les médias
12:26qui se sont un peu plantés à ce moment-là
12:28parce qu'il y avait quand même un problème de source
12:30à l'origine.
12:30On avait dit aux journalistes, c'est lui,
12:33les empreintes correspondent.
12:35Donc, faillite policière, faillite judiciaire,
12:37faillite médiatique.
12:38Ce n'était pas que la faute des journalistes.
12:40Tout à fait.
12:40C'est l'hystérie aussi et la soif d'en savoir plus.
12:44On pourrait parler du livre
12:46fait par cet enquêteur qui vient de sortir,
12:48qui fait un petit buzz.
12:49Gilles Gallou.
12:50Voilà, Gilles Gallou,
12:51qui était enquêteur au moment de l'affaire,
12:54qui lui était sur les traces numériques
12:55de Dupont-Digonesse,
12:56qui vient de faire paraître un livre,
12:58qui travaille également sur un documentaire
12:59pour K&L+,
13:00qui est persuadé que Dupont-Digonesse
13:02est vivant aux Etats-Unis.
13:03Lui, il explique finalement,
13:05dès le départ de son livre,
13:05il y a une blessure à l'origine de ça.
13:07C'est-à-dire qu'il a été viré de la police.
13:09Il a été condamné, je crois.
13:10Pas viré, mais sanctionné.
13:12Voilà, sanctionné.
13:13Il a retraite maintenant.
13:14Il a transmis des documents
13:15couverts par le secret de l'instruction
13:17à un groupe Facebook
13:18animé par des enquêteurs amateurs
13:20qui étaient passionnés par l'affaire.
13:21Lui, il explique dans son livre
13:22que s'il a fait ça,
13:23c'est pour susciter des nouveaux témoignages.
13:24N'empêche qu'il a été sanctionné,
13:26il en a été blessé.
13:27Et cette façon de vouloir trouver la vérité
13:29avec son livre,
13:30c'est aussi quelque part pour réparer une blessure.
13:31C'est une revanche personnelle.
13:33Exactement.
13:34Thibaut Solano,
13:35je renvoie à votre livre
13:36qui paraît aux éditions Robert Laffont.
13:38Sommes-nous passés à côté de tueurs
13:40en série ?
13:41Point d'interrogation.
13:43Christophe Ondelat,
13:44je renvoie à votre podcast
13:45100% Ondelat.
13:47Je vous remercie tous les deux.
13:48Je vous propose qu'on se revoie
13:49tous les trois l'année prochaine,
13:50l'année d'après
13:51et encore l'année d'après.
13:52On peut se retrouver demain,
13:53si vous voulez.
13:54Jusqu'en 2032.
13:55Il y aura de nouveau.
13:56Peut-être.
Commentaires

Recommandations