- il y a 1 jour
Avec Pia Clemens, animatrice et journaliste sportive française, elle anime l'émission "100% PSG" sur Ici Paris et Claude Askolovitch, journaliste, avec Vincent Duluc, Journaliste au journal L'Equipe à distance en direct de Budapest.
Retrouvez « L'invité de 8h20 » sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien
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00:00Back to back, grand entretien ce matin dans le prolongement de l'Inter Football Club d'hier soir
00:06avec l'ami Mehdi Maizy au lendemain de la victoire du PSG en finale de la Ligue des Champions face
00:13à Arsenal.
00:15Le Paris Saint-Germain a donc conservé son titre européen en s'imposant au tir au but à Budapest.
00:22Et plusieurs invités pour en parler avec nous, l'ami Klaudas Skolovic, le passionné, la mémoire vive du sport sur
00:29Inter.
00:29Bonjour Claude.
00:30Mémoire vive ça veut dire vieux, bonjour.
00:32Mais non, elle est vive et elle est encore bien vivante.
00:36Pia Clément, bonjour.
00:39Journaliste à ICI Paris, animatrice de 100% PSG.
00:43Vous suivez la saga de ce club au quotidien et vous êtes venu draper avec un magnifique châle.
00:50Le blason de la ville de Paris.
00:52Le blason de la ville de Paris.
00:55Fluktuatnekmergitur.
00:56Elle ne coule pas.
00:57Elle ne coule pas.
00:59Ni la ville, ni le club.
01:01Et ça en dit long sur ce qu'on a vécu hier soir.
01:04Et en duplex depuis Budapest, il est journaliste à l'équipe.
01:09C'est l'une des plus grandes et belles plumes du journalisme sportif en France.
01:13Vincent Duluc.
01:14Bonjour Vincent.
01:15Bonjour.
01:16Bonjour.
01:16Merci infiniment.
01:17La nuit a dû être courte pour vous Vincent à la une de l'équipe.
01:22Il y a ce titre, les Invincibles et il faut lire votre papier.
01:25Il est absolument passionnant.
01:27On va en parler parce qu'il y a plusieurs manières, écrivez-vous Vincent Duluc, d'entrer dans la légende.
01:33Mais d'abord, un tour de table pour commencer votre réaction ce matin.
01:38On va commencer avec vous Vincent, puisque vous êtes en ligne depuis le Pouchkash Arena de Budapest,
01:45qui ne doit pas être très loin de là où vous êtes.
01:48Oui, effectivement, il n'est pas très loin.
01:49Mais la réaction, c'est peut-être un peu moins d'émotion, un peu moins de bouleversement d'essence qu
01:56'il y a un an.
01:56Mais une admiration quand même sans borne pour la manière qu'a le PSG d'être une équipe,
02:03d'avoir résisté à tout cette année, aux difficultés.
02:06Et puis d'être à l'heure du rendez-vous que les Parisiens s'étaient fixés à eux-mêmes.
02:10C'est sans doute ça le plus impressionnant.
02:12C'est une jeune équipe qui a su digérer ce qui lui est arrivé il y a un an,
02:15qui a su traverser des difficultés pendant tout l'hiver.
02:18La fatigue d'un été sans vacances, les blessures, un jeu imparfait.
02:22Et pour arriver comme ça à un nouveau couronnement, c'est quand même assez extraordinaire.
02:27Et il faut dire la vérité, dans le football français, on n'avait pas l'habitude.
02:31Assez extraordinaire et on n'avait pas l'habitude, Pia.
02:33Pour moi, c'est un peu le triomphe de la résilience cette année.
02:36Ça a un goût complètement différent de la victoire de l'année dernière.
02:40L'année dernière, on était dans la magie, on était dans l'euphorie.
02:42On se disait, mais qu'est-ce qui nous arrive ?
02:44Ce n'est pas possible, ça ne peut pas être vrai.
02:45Et là, on a l'impression d'avoir lutté contre les éléments pendant toute la saison.
02:49On a une finale qui est à l'image aussi de la saison,
02:52avec de la fatigue, avec de l'adversité,
02:54avec un scénario qui est complètement inverse à celui de l'année dernière.
02:57Et en fait, hier, on s'est dit...
02:59L'année dernière, il faut le rappeler, face à l'Inter, c'était 5-0.
03:02Et c'était comme dans un rêve.
03:03C'était comme on l'avait rêvé,
03:05comme les supporters du PSG n'auraient même pas osé le rêver.
03:08Et là, on s'est dit, on vit une vraie finale cette année.
03:11Une vraie finale où il faut vraiment lutter,
03:14pied à pied, avec les dents pour arriver à gagner.
03:17Comme le disait Vincent Duluc,
03:18il y a plusieurs manières d'entrer dans la légende.
03:19Claude Askolovic, votre sentiment ce matin,
03:22et qu'avez-vous ressenti devant le match ?
03:24Un, de l'épuisement, deux, de l'épuisement.
03:27Il veut dire que c'était un mauvais match.
03:29C'est un match épuisant, frustrant.
03:32Si le PSG l'avait perdu, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même,
03:34en offrant une balle à Arsenal dès la cinquième minute.
03:39Donc, épuisant, irrépuisant.
03:41Et à la fin, éventuellement, orgasmique, si on est supporter.
03:45Le football est toujours orgasmique quand on gagne,
03:47mais c'est orgasmique au vu de la performance.
03:50Ça y est, on l'a réussi, on l'a amené au bout.
03:52Mais en réalité, tuant.
03:54Le papier de Vincent qui raconte cela,
03:56on a gagné une séance de tir au but,
03:58tu vois, je dis on,
03:59on a gagné une séance de tir au but,
04:01alors que le gardien du PSG n'a arrêté aucun tir au but.
04:04Safonov, héros de la saison, n'a servi,
04:06ouvrez les guillemets, à rien,
04:08fermez les guillemets hier soir.
04:09C'est un paradoxe extraordinaire.
04:11En tout cas, il n'a pas arrêté de tir au but,
04:15et pourtant, il n'a pas de hasard.
04:16Je ne suis pas d'accord sur Safonov.
04:19C'est le gardien du PSG.
04:21Si on n'est pas méchant dans le foot,
04:23on n'est jamais méchant,
04:23parce qu'on est méchant avec amour.
04:26Mais cette année, Safonov, par exemple,
04:27il a fait une séance de tir au but
04:28où il en a arrêté quatre,
04:30et quand tu es un joueur d'arsenal,
04:31que tu es devant lui, face à la cage,
04:33et que tu dois tirer un tir au but,
04:34tu as ça en tête aussi.
04:35Donc on ne peut pas dire qu'il ait servi à rien.
04:37Il n'a pas arrêté de tir au but,
04:38mais il y en a deux qui n'étaient pas cadrés.
04:40Et ça, c'est aussi parce que tu as un gardien
04:42qui fait le boulot en face.
04:43Et il y avait aussi un extraordinaire gardien
04:45du côté d'arsenal,
04:46Raya, qui lui, pour le coup,
04:48a arrêté un tir au but.
04:50Vincent Duluc,
04:51nos auditeurs peuvent poser les questions,
04:54réagir, dire ce qu'ils pensent
04:56de cette victoire du PSG
04:57au 0-1-45-24-7000
04:59ou l'application Radio France.
05:01Vous posiez la question
05:02Paris a mérité de gagner cette finale
05:04pour l'interrogation.
05:05Votre réponse ?
05:07Ah oui, Paris a mérité de gagner cette finale.
05:09D'abord, effectivement,
05:10par sa manière d'avoir surmonté
05:11toutes les difficultés,
05:13par sa manière d'avoir su quand même
05:14gérer émotionnellement ce rendez-vous
05:16malgré la fatigue.
05:17Et puis aussi, par contraste,
05:18par contraste avec l'absence totale
05:21de volonté de jouer d'arsenal
05:22qui a montré une version de lui-même
05:25complètement étriquée,
05:26complètement fermée,
05:27complètement négative,
05:28qui a rappelé les grandes heures
05:30de l'Atletico Madrid
05:31du milieu des années 2010
05:34avec Diego Simeone.
05:36Mais franchement,
05:37ce reniement d'arsenal
05:40de son propre jeu
05:42justifie aussi
05:44la victoire parisienne
05:45que les Parisiens ont quand même
05:46eu plus d'occasion
05:47en deuxième mi-temps
05:48et même si encore une fois,
05:50il n'y a pas de morale dans le foot
05:51ou malheureusement ou heureusement,
05:54je ne sais pas,
05:55mais quand même,
05:56ce résultat ressemble
05:58à un commencement de morale.
05:59Mais c'est vrai que Pierre Clémence,
06:00ça commence comme un cauchemar
06:01pour les Parisiens ce match,
06:03le but d'arsenal
06:05à la sixième minute
06:06et puis effectivement,
06:07ce que disait Vincent Duluc,
06:08une espèce de blocage,
06:09c'est-à-dire qu'ils se replient,
06:11ils défendent
06:11et ils essaient de tenir
06:12jusqu'au bout avec ce but.
06:13Oui, et c'est là
06:14qu'on a tous pensé
06:15à toutes ces équipes de Ligue 1
06:16contre lesquelles
06:17on a pesté cette saison
06:18parce qu'ils jouaient en bloc bas
06:19face au Paris Saint-Germain.
06:20Ça veut dire quoi ça ?
06:21Ça veut dire qu'on était
06:21surentraînés à jouer
06:22face à un bloc bas.
06:23On a l'habitude en fait,
06:24en Ligue 1,
06:24ça nous arrive très souvent.
06:26Donc nous,
06:27les supporters,
06:27on n'a pas paniqué
06:28à ce moment-là.
06:29On s'est dit
06:29à un moment,
06:30ça va passer.
06:30Sauf qu'Arsenal,
06:32c'est le meilleur bloc bas du monde.
06:34Un bloc bas,
06:34c'est-à-dire en défense ?
06:36Exactement.
06:36Replier en défense
06:37avec un mur devant la défense,
06:39c'est vraiment...
06:40Ils maîtrisent ça à la perfection.
06:41C'est les meilleurs
06:42dans ce type de jeu.
06:43C'est hyper frustrant
06:44quand tu es en face
06:45mais le fait est
06:46qu'on n'a pas réussi
06:46à leur mettre un but
06:47dans le cours du jeu.
06:48On leur a mis en pénalty.
06:49On n'a pas réussi
06:50à leur inscrire un but.
06:51Donc de ce point de vue-là,
06:52Arsenal...
06:52On s'est Ousmane Dembélé
06:53à la 65e minute.
06:55Et moi.
06:56Et nous tous.
06:59En football,
06:59il faut dire d'où on parle.
07:01C'est comme en politique.
07:02Donc je suis content,
07:03heureux,
07:03satisfait,
07:04en plénitude.
07:05Voilà.
07:06Deux titres de champion d'Europe.
07:07C'est méchant.
07:07Une fois qu'on a dit ça,
07:10le Paris Saint-Germain
07:11n'a pas battu Arsenal.
07:12C'est un match nul.
07:13Le Paris Saint-Germain
07:14n'a pas surmonté
07:16ce que tu disais à l'instant,
07:17la défense d'Arsenal.
07:19Louis-Henriquet,
07:20dont je pense qu'il mérite
07:21quatre statues
07:22aux quatre coins de Paris,
07:23n'a pas réellement
07:25gagné sa partie d'échec
07:27face à l'entraîneur
07:29amoral,
07:29immoral,
07:30Mais c'est lui l'homme du match ?
07:31C'est Louis-Henriquet,
07:32l'entraîneur du PSG ?
07:33Non.
07:33Justement, non.
07:34Je ne sais pas.
07:34Je ne sais même pas...
07:35Non ?
07:35Non, mais comme d'habitude,
07:37pardon,
07:37c'est Gvara l'homme du match.
07:38Parce que si Gvara,
07:39qui est un dingue
07:40et qui est un génie
07:41et qui est l'émanation même
07:43de Dieu sur terre,
07:43ne va pas à un moment donné
07:45faire quelque chose
07:46qui casse les lignes
07:47et ça provoque le pénalty,
07:49eh bien ça n'arrive pas.
07:50Là-dessus,
07:51on est dans la droite ligne
07:52de notre saison.
07:53Ce que je veux dire,
07:54c'est pour ça que je parlais
07:55de fatigue ou de frustration.
07:57L'année dernière,
07:58le PSG étalait
07:59une jeune supériorité
08:00magnifique,
08:01incarnée par la plastique
08:02impeccable de Douai.
08:03J'étais comme ça
08:04quand j'étais jeune pratiquement.
08:05Et là,
08:06c'est autre chose.
08:07On n'y est pas parvenu
08:08et pourtant,
08:09on l'a fait.
08:10Vincent s'en souvient,
08:11il est plus ancien,
08:13des équipes
08:14qui ne parvenaient pas
08:15à démontrer
08:16leur plénitude sur le jeu
08:17mais qui l'emportaient.
08:18On a parlé récemment
08:19de Saint-Etienne,
08:20Bayern, etc.
08:20Il y en a eu dans l'histoire.
08:21C'est fascinant de voir
08:23que l'année dernière,
08:24c'était un PSG sublime
08:25et aujourd'hui,
08:26un PSG décevant
08:27mais vainqueur.
08:28C'est fantastique
08:29de faire les deux.
08:30C'est l'essentiel.
08:30Vincent Duluc,
08:31vous entendez que
08:31Claude Ascolovic
08:32dit que le PSG
08:33n'a pas gagné
08:34mais Arsenal
08:35a quand même perdu
08:36parce que c'est le club
08:37qui a disputé
08:38le plus de finales
08:39de Ligue des Champions
08:40sans jamais
08:42en remporter en fait.
08:44Oui,
08:44c'est-à-dire que
08:45c'est un club
08:45qui a déjà réussi
08:47à maltraiter
08:48la malédiction
08:49qui s'attachait à lui
08:50en championnat d'Angleterre
08:51où il n'avait pas été champion
08:52depuis 22 ans
08:53et en conquérant le titre
08:54la semaine dernière
08:56il a au moins apaisé
09:00ces tourments-là,
09:01ces démons-là
09:02mais en Ligue des Champions
09:03il lui reste un peu de chemin
09:04mais c'est aussi
09:05un apprentissage
09:06il faut quand même
09:06se souvenir
09:06que le PSG
09:07avait perdu la finale
09:08en 2020
09:09que Louis-Henriquet
09:10lui-même
09:10avait été éliminé
09:11contre le cours du jeu
09:12complètement
09:13avec 6 poteaux
09:14contre le Borussia Dortmund
09:15en demi-finale
09:16et avec Mbappé
09:16en 2024
09:18donc cet apprentissage-là
09:19il va sans doute
09:19servir à Arsenal
09:22la différence
09:22je trouve que la différence
09:24ou du moins
09:25la constance
09:26sur les deux finales
09:27qui sont extrêmement dissemblables
09:28c'est quand même
09:29la manière d'être une équipe
09:30il y a quelque chose
09:32de nouveau
09:32quand même
09:32dans le football mondial
09:34qui a versé
09:36vers l'individualisation
09:37des performances
09:38avec les années Messi
09:40les années Ronaldo
09:41c'est que le PSG
09:42est une équipe
09:43de laquelle
09:44il est difficile
09:45d'extraire une star absolue
09:46alors une star relative
09:47oui
09:47il y a Dembélé
09:48ballon d'or
09:49à Kimi
09:51et ça sera
09:51Kvara Skelia
09:52sans doute cette année
09:53mais qui n'a aucune chance
09:54d'être ballon d'or
09:54parce que la Georgie
09:56n'est pas qualifiée
09:56pour la coupe du monde
09:57oui mais Kvara
09:58n'a eu que 6 sur 10
10:00dans votre journal ce matin
10:01c'est pas une note extraordinaire
10:03mais non mais parce que
10:04c'est
10:05c'est parce que vous avez
10:06la dent dure
10:06non pas du tout
10:07c'est un 6 qui récompense
10:09une action
10:09une action ennemie
10:10alors c'est une action ennemie
10:11qui fait la différence
10:12comme l'a très bien dit Claude
10:13tout à l'heure
10:15il est taclé dans la surface
10:17et Dembélé
10:18du coup tire et égalise
10:20sur pénalty
10:22oui mais encore une fois
10:23c'est cette manière
10:25d'être collective
10:26qui distingue le plus
10:27le PSG
10:28et qui est sans doute
10:29la manière la plus contagieuse
10:31aujourd'hui
10:31qui s'exerce
10:32sur le football mondial
10:33cette façon de
10:34de demander aux stars
10:35de défendre
10:36on voit à quel point
10:37c'est difficile
10:38de demander à Mbappé
10:39quand il était au PSG
10:39ou de le demander à Mbappé
10:40quand il est en équipe de France
10:41mais à ces jours-là
10:43c'est pas
10:44je sais pas
10:44s'il est difficile
10:45de demander
10:46mais en tout cas
10:46Louis Henrique l'a obtenu
10:48dans un instant
10:48nous serons en ligne
10:49avec un autre Louis
10:51Louis Fernandez
10:52qui est inséparable
10:53de l'histoire du PSG
10:54qui avait gagné
10:56lui la coupe des coupes
10:57en 1996
10:58c'était la plus belle
11:00page européenne
11:00du club
11:01avant l'ère Qatari
11:02mais on est en ligne
11:03avec un auditeur
11:04Gérard André
11:04bonjour
11:05oui bonjour
11:07et bienvenue
11:07dans l'Inter Football Club
11:09écoutez
11:10vous avez une question
11:11étonnante
11:12pour nos invités
11:14question étonnante
11:14je n'ai pas trouvé
11:15d'abord que le match
11:17était un match du siècle
11:18mais très beau match
11:19moi j'aime le spectacle
11:21donc voilà
11:22mais disons qu'une fois
11:26que les équipes
11:27ont joué
11:28les deux prolongations
11:33je pense qu'il serait juste
11:35que l'on abandonne
11:37cette affaire
11:38de tir au but
11:39qui est sur un coup de dé
11:41et pour mettre vainqueur
11:43les deux équipes finales
11:44ah vous aimeriez des co-vainqueurs
11:46des vainqueurs ex-eco
11:47Gérard André
11:49Jacques Mortin
11:50sort de ce corps
11:51vous suscitez
11:52vous suscitez
11:53l'indignation
11:53en plateau
11:54Gérard André
11:55c'est pas l'indignation
11:56c'est un peu trop
11:56dit pire en bique
11:57non mais Gérard André
11:59vous le savez
12:00les tirs au but
12:01c'est vrai que c'est dur
12:02mais déjà
12:03c'est pas une loterie
12:04c'est pas un hasard
12:04c'est énormément travaillé
12:05maintenant en amont
12:06par les staffs
12:07et par les gardiens
12:07mais surtout
12:08au niveau émotionnel
12:10c'est un des trucs
12:10les plus fous
12:11qu'on puisse vivre
12:11quand on est supporter
12:12c'est injuste
12:13quand on perd
12:13mais quand on gagne
12:15c'est fantastique
12:15alors Claude
12:17on doit être de la même génération
12:18à peu près
12:19sans les tirs au but
12:20le France-Allemagne
12:22de Séville 1982
12:23sort de nos mémoires
12:24donc ça en fait partie
12:26le football
12:26Vincent le sait
12:27on le sait tous ici
12:29le football n'est pas juste
12:30il fut un temps
12:31on réglait les matchs
12:32à la pièce
12:32au tir au sort
12:33quand on ne pouvait pas
12:34refaire jouer
12:35il fut un temps
12:36on refaisait jouer les matchs
12:37l'Atletico Madrid
12:38a perdu la coupe d'Europe
12:39en 1974
12:40parce qu'on rejoue un match
12:41donc ça fait partie du truc
12:43si on pense que le football
12:44doit être normé
12:45juste
12:46parfait
12:46ça devient une IA
12:48je déteste déjà suffisamment
12:49la VAR
12:50bien sûr qu'il y a du hasard
12:51il n'y a pas de hasard
12:52Vincent Duluc
12:53parce qu'on ne sait jamais
12:54ce qu'une victoire
12:55au tir au but doit
12:56aux stratégies
12:57des entraîneurs
12:59non
13:00on ne le sait jamais
13:01parce que tous les entraîneurs
13:02sont d'accord
13:02pour dire
13:02qu'il est impossible
13:05de se préparer
13:05aux situations de stress
13:07du match
13:08et on a beau savoir
13:09de quel côté
13:10un attaquant
13:10va tirer
13:119 fois sur 10
13:12mais on ne sait pas
13:13de quel côté
13:14il va tirer ici
13:15et s'agissant de Louis-Henriquet
13:16des tirs au but
13:17il y a un précédent
13:17qui est quand même assez étrange
13:18c'est la coupe du monde
13:202022
13:20où après avoir gagné
13:22séance de tir au but
13:23et alors qu'il est sélectionneur
13:24de l'Espagne
13:24Louis-Henriquet dit
13:26mais c'est normal
13:26on mérite
13:28c'est un geste technique
13:29j'en ai fait tirer
13:30mille à mes joueurs
13:31voilà pourquoi on a gagné
13:32et le match d'après
13:34il a perdu au tir au but
13:35contre le Maroc
13:35donc en fait
13:36aucun de ces joueurs
13:37n'a marqué son tir au but aussi
13:38je crois
13:38sauf un
13:39sauf Sarabia
13:40mais surtout là
13:40le PSG
13:41en fait c'est extrêmement
13:42ça reste quand même
13:43extrêmement aléatoire
13:45mais c'est compliqué
13:46de croire
13:47à l'aléatoire
13:48quand le PSG a remporté
13:50ses six dernières séances
13:51de tir au but
13:51a enchaîné des victoires
13:52au tir au but
13:53sur plusieurs matchs
13:556-2-8
13:55oui effectivement
13:56c'est énorme
13:56donc c'est pas que le hasard
14:00non
14:00ça ne peut pas être
14:02que le hasard
14:02mais c'est aussi le fait
14:03d'en gagner une
14:04d'en gagner deux
14:04qui crée une espèce
14:05de confiance dans l'équipe
14:06parce que c'est
14:07un geste mental
14:09autant qu'un geste technique
14:10et qui peut créer
14:11une sorte de crainte
14:12dans l'équipe
14:12je suis d'accord
14:13avec Pierre
14:14quand elle dit
14:14que Safonov
14:15a pu parfois entrer
14:16un peu dans le cerveau
14:17d'un tireur ou deux
14:18d'Arsenal hier
14:21chacun sait la menace
14:22qu'il représente
14:23il y a aussi
14:24toute l'équipe
14:24qui est représentée
14:25par le tireur
14:26le côté collectif
14:27du PSG
14:27on ne tire pas pour soi
14:28on tire pour toute l'équipe
14:29toujours
14:30mais singulièrement
14:31dans cette équipe
14:31mais alors il y a un homme
14:32qui peut parler
14:33au nom du PSG
14:34c'est celui qui est en ligne
14:35avec nous
14:35Luis Fernandez
14:36bonjour
14:38bonjour
14:38et c'est formidable
14:40de vous avoir ce matin
14:41à l'antenne d'Inter
14:42vous étiez l'âme du PSG
14:44c'est sous votre houlette
14:45je le disais
14:46que vous avez gagné
14:47la Coupe des Coupes
14:48en 96
14:49et c'était la plus belle
14:50page européenne
14:51du PSG
14:52avant ses deux victoires
14:54en Ligue des Champions
14:55qu'est-ce que vous avez ressenti
14:57hier devant le match
14:57et quel est votre
14:58votre sentiment ce matin ?
15:00Mon sentiment
15:01ce que j'ai pu ressentir hier
15:03c'est que
15:04au coup du sifflet final
15:05on ne peut être que
15:07heureux et fier
15:08de cette équipe
15:09une équipe
15:10qui réussit
15:12de belles choses
15:13à gagner une deuxième
15:13Coupe d'Europe
15:14de suite
15:14c'est magnifique
15:15c'est extraordinaire
15:16il y a un travail
15:17qui a été fait
15:17depuis deux ou trois ans
15:18où on sent
15:19qu'il y a un certain
15:20renouveau
15:21dans ce club
15:22pour mettre en place
15:24une politique
15:24qui est
15:25une des meilleures
15:26avec un groupe
15:27qui a été
15:28évidemment
15:29dirigé de main et de maître
15:30par Lucien Riquet
15:31avec son staff
15:32Mais qu'est-ce qui a fait
15:32la bascule justement
15:34puisque vous avez occupé
15:35ce poste
15:36vous l'avez amené
15:37le PSG au plus haut niveau
15:38vous avez été joueur également
15:40qu'est-ce qui fait
15:41que tout à coup
15:42une équipe
15:43qui ne gagne pas
15:44devient la meilleure équipe
15:46du monde ?
15:46Parce qu'elle est mieux organisée
15:48c'est tout
15:48il y a une gestion
15:49qui est certainement
15:50beaucoup bien meilleure
15:51que celle que
15:51dans un passé
15:52moi de mon époque
15:54je n'avais pas
15:54de directeur sportif
15:55et puis j'avais peut-être
15:55un président
15:56qui pensait
15:56autrement
15:57qui faisait autre chose
15:58que de s'intéresser
15:59au football
16:00il y a eu
16:01de bons présidents
16:02mais quand on voit
16:05Nasser
16:05quand on voit
16:06Louis Scampos
16:06quand on voit
16:07monsieur Louis Serréquet
16:08ils sont main dans la main
16:09ils travaillent ensemble
16:10et quand on recrute
16:11quand on fait
16:13on met des garçons
16:14comme ceux
16:14qu'on a à l'heure actuelle
16:15sur le terrain
16:16on ne peut être que fier
16:17de cette équipe
16:17c'est un collectif
16:18il n'y a pas de stars
16:19vous savez ce que c'est
16:20les stars des fois
16:20c'est un collectif
16:23on est passé
16:23du club de stars
16:24au club collectif
16:26on n'est pas
16:26un club de stars
16:27peut-être qu'ils se sont
16:28un peu précipités
16:29ou peut-être qu'ils ont fait
16:31comme on aurait pu
16:33peut-être
16:34éventuellement faire
16:35maintenant on sait
16:36il faut leur dire bravo
16:37à tous ces personnages
16:39qui dirigent le club
16:40qui font qu'aujourd'hui
16:41le club du Paris-Saint-Bin
16:43montre un bel exemple
16:44et c'est bien
16:45pour le football français
16:47Pierre une question pour vous
16:48je suis content de la victoire
16:49oui Louis
16:50c'est vous
16:51qui avez fait venir
16:52Michael Arteta au PSG
16:53quand il avait 19 ans
16:54il a commencé sa carrière
16:55avec vous
16:56Michael Arteta
16:57le coach d'Arsenal
16:58qu'est-ce que vous avez pensé
16:59du match qu'il a proposé
17:00hier tactiquement
17:01parce que j'ai entendu
17:02beaucoup de gens dire
17:03que c'était affreux
17:03comme football
17:04et Vincent Duluc
17:04vient de dire
17:05qu'il s'était renié
17:06excusez-moi
17:07affreux comme football
17:09respectez un peu
17:10le football en anglais
17:11parce qu'ils ont quand même
17:11gagné deux coupes d'Europe
17:13entre Aston Villa
17:14et Christophe Palace
17:16respectez aussi Arsenal
17:17qui a quand même été
17:18le champion d'Angleterre
17:20vous savez
17:20gagner un match en Angleterre
17:21ce n'est pas
17:22il faut vraiment le faire
17:23et puis il faut savoir
17:24bien le faire
17:25et puis il faut bien
17:25travailler maintenant
17:26cette équipe d'Arsenal
17:27avec Michael Arteta
17:28et Gabriel Enzio
17:29qui sont les deux
17:31décideurs au sein
17:32de cette équipe
17:32ce qui fait deux anciens
17:33du PSG
17:35il a quand même réalisé
17:36il était champion d'Angleterre
17:38ce n'est pas rien
17:38c'est extraordinaire
17:41mais est-ce qu'il a fait
17:42de l'anti-jeu ?
17:43comment ?
17:44est-ce qu'il a fait
17:44de l'anti-jeu ?
17:45non il n'a fait pas
17:46de l'anti-jeu
17:47excusez-moi
17:47c'est par exemple
17:48quand on les regarde
17:49depuis la saison dernière
17:49beaucoup d'équipes
17:50vous savez
17:51quand on voit le 5-4
17:53entre le Bayern
17:54et le PSG
17:56au Parc des Princes
17:57c'est un match formidable
17:58quand on voit
17:59au retour
18:00que le PSG marque
18:00assez rapidement
18:01contre le Bayern
18:02et c'est ça
18:02qu'il a peut-être
18:03fait gagner
18:04parce qu'après
18:05ils ont su savoir
18:06bien défendre
18:06parce que le PSG
18:07a bien défendu
18:08face au Bayern
18:08à Munich
18:09bon bah
18:10c'est chaque équipe
18:10met en place
18:11un système
18:12une animation
18:12le Arsenal
18:14n'est peut-être pas encore
18:16le plus grand Arsenal
18:17de tous les temps
18:18mais ils ont quand même
18:19cette année
18:19réalisé une bonne saison
18:20et puis Michael Arteta
18:21je le félicite
18:21d'avoir fait
18:22que cette équipe
18:23arrive à tenir tête
18:24aux champions d'Europe
18:25ils ont fait match nul
18:26et ils décident
18:27par une série
18:28de tirs au but
18:29et c'est ça
18:30qui est extraordinaire
18:30parce que la dernière image
18:31du match
18:32c'est celle de Gabriel
18:33le défenseur brésilien
18:34d'Arsenal
18:35qui envoie son tir
18:36en dehors du cadre
18:37les Parisiens
18:38qui explosent
18:39une implose de joie
18:41c'est une image
18:43tu as une image
18:44encore plus belle derrière
18:45et c'est Marquinhos
18:47capitaine du PSG
18:48qui va consoler son copain
18:49de l'autre équipe
18:50qui a raté son pénalty
18:51et la fraternité
18:52des footballeurs
18:53ce que vient d'exprimer
18:54Luis
18:55se met là-dedans
18:55et si Marquinhos
18:56est un grand homme
18:57c'est pour tout ce qu'il a donné
18:59à Paris
18:59c'est pour tout ce qu'il a surmonté
19:01il avait dit la dernière
19:01et pour ce qu'il donne là
19:03il n'est pas avec la joie
19:04de ses potes
19:05il est avec le chagrin
19:06de son petit frère
19:08c'est merveilleux
19:08un mot
19:09juste un mot
19:10si on cherche
19:11ce qui caractérise le PSG
19:12les mots
19:13de Luis Enrique
19:15les mots de Luis Enrique
19:17hier
19:17sur la fraternité
19:19de ses joueurs
19:19sur l'acceptation
19:20de ses joueurs
19:21quand il ne joue pas
19:22sur les injustices
19:23qu'il peut commettre
19:24lui-même en tant qu'entraîneur
19:25et qui font partie
19:26de la construction
19:27il dit ça à propos
19:28de Zaire Emery
19:28qui ne joue pas le match
19:30avant les prolongations
19:31sont extraordinaires
19:32l'acceptation
19:33qu'a enseigné
19:35Luis Enrique
19:35à ses joueurs
19:36c'est sans doute
19:37la grandeur
19:38de ce PSG
19:38Pierre Clémence
19:39il y a quand même
19:40une question
19:40sur l'arbitrage
19:41parce qu'il y a eu
19:41débat
19:43sur cet arbitre
19:43Daniel Siebert
19:44qui a laissé passer
19:45un peu des choses
19:45des deux côtés
19:46une main non sifflée
19:48côté Arsenal
19:49peut-être un pénalty
19:50refusé aux Anglais
19:51puis ça avait été contesté
19:52même parce qu'il n'a pas
19:53prévu de l'envoyer au Mondial
19:55donc sa présence même
19:55en tant qu'arbitre
19:56avait été contestée
19:57est-ce que c'est l'arbitrage
19:58qui a fait l'issue du match ?
19:59Pour moi pas du tout
20:00au début du match
20:02sur la première mi-temps
20:02on avait un gros doute
20:04parce qu'on trouvait
20:04qu'il y avait très peu
20:05de choses qui étaient sifflées
20:06et notamment justement
20:07les phases d'anti-jeu
20:09en deuxième mi-temps
20:10quand il est revenu
20:11d'abord il a terminé
20:11la première mi-temps
20:12en refusant à Arsenal
20:13de tirer un corner
20:14juste à la fin du temps
20:15réglementaire
20:16parce qu'il prenait trop de temps
20:17parce que vous payez au sac
20:18à prendre trop de temps
20:18exactement
20:19mais il n'a pas sifflé
20:20Nuno Mendes
20:21qui était auteur
20:22d'une action litigieuse
20:24sur l'action en direct
20:25on a tous pensé
20:26qu'il y avait pénalty
20:26et donc on s'est dit
20:27c'est pas normal
20:32pénalty
20:32c'est l'anglais
20:33qui tenait le bras
20:34de Nuno Mendes
20:34donc pour nous
20:35il n'y a même pas de débat
20:36il n'y a aucun problème
20:37avec l'arbitrage
20:37et au contraire
20:38il a été propre
20:39il a bien tenu son match
20:41et il a sanctionné
20:42ce qu'il fallait sanctionner
20:43globalement
20:43Il y a des destins
20:44alors il y a plusieurs auditeurs
20:45qui nous posent des questions
20:46Luis Fernandez
20:47Vincent Duluc
20:47il y a des destins extraordinaires
20:49celui par exemple
20:51de Pacho
20:52Pacho c'est un gamin
20:53qui vient d'Équateur
20:54d'un des quartiers
20:55les plus pauvres
20:56de la capitale
20:57et qui hier
20:59était sur le toit du monde
21:00Luis Fernandez
21:01il n'y a que le foot
21:02qui permet des destins
21:03comme ça encore aujourd'hui
21:05Vous savez
21:06j'ai rendu ici
21:07dans un quartier
21:09tout près de Lyon
21:10dans le quartier des Mygate
21:11et dans ces quartiers-là
21:13on n'était pas
21:13comment te dire
21:14il fallait faire les choses
21:17en bonne et due forme
21:18pour franchir les palais
21:19qu'on a eu à franchir
21:21mais Pacho
21:21c'est un bel exemple
21:23c'est un garçon
21:23qu'on peut apprécier
21:25que l'on peut admirer
21:26par rapport à
21:27cette qualité
21:28qu'il a en lui
21:29cette forme d'être
21:30sur un terrain
21:31et c'est vrai que
21:31c'est comme ça
21:33ça a des histoires
21:34beaucoup d'histoires
21:35et c'est vrai que
21:36le football
21:37c'est ce qui fait
21:37que l'on aime ce sport
21:39moi je l'aime
21:40parce que bon
21:40j'ai tendu dedans
21:41mais voilà
21:41c'est des histoires
21:42des belles histoires
21:43qui font que
21:44ça arrive à Pacho
21:46mais ça arrive
21:47aussi à bien d'autres
21:48aussi
21:49mais Luis Fernandez
21:50il y a eu
21:50des débordements
21:51il y a eu
21:52416 interpellations
21:53en France
21:54283 à Paris
21:557 policiers blessés
21:56est-ce que
21:57maintenant
21:58aujourd'hui
21:59à chaque fois
21:59la fête
22:00parce que c'est une vraie fête
22:02s'accompagne
22:02forcément
22:03de ce genre d'événements
22:05non il faudrait
22:06qu'on en arrête
22:07il faudrait peut-être
22:08se dire
22:09que le football
22:10ça nous réunit
22:11ça nous rassemble
22:12c'est ce qui nous rassemble
22:14et puis ça nous fait
22:15en sorte à passer
22:16des bons moments
22:17des grands moments
22:18dans un stade
22:18où moi hier soir
22:21dans le stade
22:21dans le stade
22:23j'ai vécu
22:23un grand moment
22:24où il y a
22:25vraiment
22:25il y avait une belle
22:27une belle ambiance
22:28et c'était vraiment
22:29le football
22:30qu'on souhaite
22:31qu'on veut voir
22:31et puis voilà
22:32et contre les Anglais
22:33et les Français
22:35hier à Budapest
22:36dans le stade
22:36ça s'est bien passé
22:37et puis voilà
22:38c'est ce que je veux
22:38c'est la fête
22:40le football
22:40et c'est dommage
22:42parce qu'ensuite
22:43certains pensent
22:44à des débordements
22:45pensent à ne pas faire
22:46les choses
22:47on va dire
22:47comme on devrait les faire
22:48c'est d'être
22:50heureux
22:50content
22:50joyeux
22:51et puis voilà
22:51et c'est ça
22:53le plus important
22:53et merci d'ailleurs
22:54puisque c'était évidemment
22:56ce qu'on avait envie
22:56d'entendre
22:57un mot
22:58Vincent Duluc
22:58avant de vous libérer
22:59vous allez monter
23:00dans l'avion de Budapest
23:01pour revenir en France
23:03plusieurs manières
23:05d'entrer dans la légende
23:06il y a donc
23:07le back to back
23:08gagner deux fois
23:09d'affilée
23:09la Ligue des Champions
23:11qu'est-ce qu'on peut
23:12imaginer maintenant
23:13pour le PSG
23:15on peut imaginer
23:16déjà une certaine
23:17stabilité
23:17parce qu'on ne va
23:18quand même pas oublier
23:19que les dix mêmes
23:20joueurs de champ
23:21ont joué les deux finales
23:22donc on peut effectivement
23:23espérer que ça soit
23:24une base
23:25pour une troisième saison
23:27mais malgré tout
23:28il est possible
23:29que les décideurs parisiens
23:30regrettent un peu
23:31d'avoir pas pu se recruter
23:32l'été dernier
23:32pour renforcer un peu
23:33l'équipe
23:34il y a eu des moments
23:34difficiles dans la saison
23:35ça serait plus utile
23:37donc l'enjeu
23:38des mois à venir
23:39pour moi ça va être justement
23:41de savoir renforcer l'équipe
23:43mais sans en perturber
23:46l'équilibre
23:46pour assurer
23:47cette continuité
23:48c'est une équipe jeune
23:49et c'est un club riche
23:51qui ne peut pas être
23:52attaqué par la concurrence
23:54et qui choisit donc
23:55ou non
23:55de conserver ses joueurs
23:56et d'ailleurs
23:56un club riche
23:57qui vient de gagner
23:58150 millions d'euros
23:59hier avec la victoire
24:01en Ligue des Champions
24:02merci Vincent Duluc
24:03et bon voyage
24:04je recommande la lecture
24:05de l'équipe
24:05évidemment
24:06Luis Fernandez
24:07merci infiniment
24:08d'avoir été avec nous
24:09ce matin
24:10vous l'aimez
24:11ce PSG
24:11plus que jamais ?
24:13Ben oui
24:14je l'aime ce PSG
24:15toujours
24:15parce que quand on a grandi
24:16quand on a joué
24:17quand on a obtenu
24:17quand on a réalisé
24:18puis avoir une pensée
24:19pour ceux qui nous ont qualités
24:21que ce soit du côté
24:22des joueurs
24:23ou ceux du côté
24:23des supporters
24:24ou ceux du côté
24:24des dirigeants
24:26voilà
24:26le club c'est une histoire
24:28et l'histoire
24:29ça commence
24:30il y a 50
24:31et quelques années
24:31puis voilà
24:32il faut la maintenir
24:33et puis la respecter
24:34c'est tout
24:35voilà
24:35merci infiniment
24:36bonne journée
24:37Pierre Clément
24:37un mot
24:38en conclusion
24:39c'est des bons gars
24:40les garçons de l'équipe
24:41qui viennent de gagner
24:42les deux Ligues des Champions
24:43c'était la même chose
24:44en 96
24:45quand les gars de Luis Fernandez
24:46ont gagné la Coupe des Coupes
24:47c'est des bons gars
24:48et quand on parle avec eux
24:49aujourd'hui
24:49on se rend compte
24:50qu'ils avaient des vraies valeurs
24:51de combat sur le terrain
24:52ça a un sens dans le foot
24:54merci
24:54le mot de la fin Claude
24:56que je t'aime Luis
24:57et j'ai jamais oublié
24:58qu'un jour
24:59tu as tiré un pénalty
25:00contre le Brésil
25:01en Coupe du Monde
25:02pour sauver le pénalty
25:03que Platini avait raté avant toi
25:05et la fraternité
25:07des tireurs de pénalty
25:08et ce qu'est une équipe
25:08Luis Fernandez
25:09Luis je t'aime
25:11voilà c'est un mandage
25:12moi aussi
25:14et Claude
25:14vous pouvez dire aussi
25:15je t'aime à Luis Enrique
25:16ah mais c'est pas que
25:17j'aime Luis Enrique
25:18c'est que Luis Enrique
25:19nous avait détruits
25:20dans le remontada
25:21et nous a réinventés
25:22nous sommes Luis Enrique
25:23mais on existait
25:24avant qu'il nous réinvente
25:25nous sommes Luis Enrique
25:27ce sera la conclusion
25:27de cette émission
25:29merci à tous
25:30merci infiniment
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