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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver, je vous présente le programme
00:00:06de notre soirée dans un instant, mais d'abord le journal de 22h, vous est présenté ce soir par Adrien
00:00:11Fontenot, bonsoir Adrien.
00:00:15Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous, les aéroports parisiens bientôt en grève. Un appel a en tout cas été lancé par
00:00:21l'intersyndicale des salariés de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle pour le 18 juin.
00:00:24Le motif, un durcissement de l'examen des habilitations de sécurité par la préfecture de police, des habilitations obligatoires pour
00:00:32travailler dans les zones réservées des aéroports.
00:00:34La perte ou le refus de ce badge peut conduire au licenciement du salarié concerné, ce qui provoque la colère
00:00:39des syndicats.
00:00:40Samuel Paty procédait à la discrimination des élèves musulmans, c'est ce qu'avait déclaré maître Francis Villemin, l'avocat
00:00:46du prédicateur Abdelhakim Seffri.
00:00:48Et oui, sur la base de cette déclaration, le ministre de l'éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé saisir le
00:00:54bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Paris
00:00:56pour déterminer si Francis Villemin avait failli à la déontologie en salissant la mémoire de Samuel Paty.
00:01:02Le principal collectif des victimes de Bétaram demande à être reçu par le pape Léon XIV lors de sa visite
00:01:08en France.
00:01:08Le groupe veut notamment lui remettre des propositions en matière d'accompagnement des prêtres.
00:01:12Le porte-parole de l'association Alain Esquer parle même de provocation.
00:01:16Si cette rencontre n'avait pas lieu, le souverain pontife est attendu en France du 25 au 28 septembre prochain.
00:01:221,55 milliard d'euros d'investissement public supplémentaire, c'est la somme débloquée pour le développement de la technologie
00:01:28quantique.
00:01:29Annonce faite par Emmanuel Macron lors d'un déplacement dans l'Essonne, le chef de l'État a appelé l
00:01:33'Europe à investir beaucoup plus massivement
00:01:35si elle veut rester souveraine face à l'accélération des États-Unis et de la Chine dans ces technologies critiques.
00:01:40Et puis 33 degrés prévus à Brest, 35 à Nantes et globalement c'est tout le pays qui pourrait connaître
00:01:45des valeurs jamais atteintes.
00:01:46Pour un mois de mai, l'épisode de chaleur précoce et intense sur la France est durable et devrait atteindre
00:01:51son paroxysme entre dimanche et mercredi.
00:01:53Selon Météo France, les villes de l'ouest de la France pourraient être les plus touchées par ce dôme de
00:01:57chaleur.
00:01:59L'été sera chaud, pas encore l'été, mais déjà très chaud.
00:02:03Merci beaucoup Adrien, on vous retrouve à 23h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:06Le meilleur de l'info, avec à la une ce soir, le Conseil constitutionnel s'oppose à la suppression des
00:02:13ZFE, des zones de faible émission.
00:02:15Estime que cette mesure intégrée dans la loi de simplification est trop éloignée du texte initial.
00:02:20Une décision qui suscite, vous l'entendrez, de nombreuses réactions.
00:02:23Dans l'actualité également, un détenu d'une prison de Salon de Provence a agressé un agent pénitentiaire.
00:02:29La raison, ce dernier venait de lui confisquer sa télévision conformément à une décision de la commission de discipline.
00:02:34L'autorité est-elle remise en cause dans les prisons ? On en parlera également dans un instant.
00:02:39Mais avant, la libération prochaine de l'un des cerveaux des attentats du 13 novembre 2015 continue de faire réagir.
00:02:46Et pour cause, pour rappel, Mohamed Bakali, condamné à 30 ans de prison pour son rôle central dans les attaques
00:02:52qui ont deuillé la France en 2015,
00:02:54pourrait bénéficier d'une libération conditionnelle en Belgique.
00:02:57Une décision révélée par la presse belge est confirmée malgré l'avis défavorable du parquet.
00:03:03Vous imaginez la colère et l'indignation des victimes et proches de victimes.
00:03:07C'est le cas de Victor Rouard qui est rescapé du Bataclan et qui reste abasourdi par cette annonce.
00:03:13Voilà, on avait déjà parlé il y a quelques temps des conditions de détention de Salah Abdeslam.
00:03:17Aujourd'hui, c'est Mohamed Bakali, le logisticien, qui va peut-être bénéficier d'une certaine liberté,
00:03:26alors qu'il a été condamné à 25 ans et 30 ans en France.
00:03:29C'est vraiment incompréhensible.
00:03:31Alors certes, les dispositions judiciaires existent, mais dans le cas présent,
00:03:38des pires attentats qui ont donné notre pays,
00:03:42et puis l'attentat utile qui aura pu être absolument dramatique,
00:03:47il me paraît incompréhensible qu'un tel individu bénéficie d'un tel laxisme.
00:03:53Donc voilà, c'est assez difficile à encaisser aujourd'hui.
00:03:57Voilà, pour les mots de Victor Rouard, rescapé du Bataclan,
00:04:01on est avec Memona Interman, Jonathan Sicsou,
00:04:05Pierre Chasserey, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes,
00:04:08et Axel Ronde, président du syndicat de police CFTC.
00:04:11On sera avec Samia Maktouf également tout à l'heure,
00:04:14qui était avocate de victime au procès du 13 novembre,
00:04:17qui connaît très très bien le dossier.
00:04:18On nous dit, voilà, en substance, depuis hier,
00:04:21on nous dit que cette décision, elle est possible,
00:04:22car les règles d'application des peines sont différentes en Belgique,
00:04:27ne sont pas les mêmes qu'en France.
00:04:29C'est ce qu'on nous dit, voilà.
00:04:30Mais comment est-ce qu'on peut, Memona Interman,
00:04:32comment est-ce qu'on peut aussi peu faire cas des victimes dans cette affaire,
00:04:36justement ?
00:04:36Parce que là, il s'agit des victimes,
00:04:38on vient d'entendre une victime s'exprimer,
00:04:40des familles également qui ont perdu,
00:04:41qui sont endeuillées, qui ont perdu des proches lors de ces attaques.
00:04:44Cette décision, c'est un affront terrible aujourd'hui pour les victimes.
00:04:48C'est extrêmement indécent.
00:04:50Et vous avez bien fait de commencer par cette victime, Victor Roir.
00:04:54Moi, je vais vous parler de deux gars que j'ai bien connus.
00:04:57Ils s'appelaient Pierre et Stéphane, deux hommes jeunes.
00:05:01Ils étaient les dirigeants, les associés d'une pizzeria à Neuilly-sur-Seine
00:05:06que tout le monde connaissait, qui s'appelait le Livio.
00:05:08Et je me souviens très bien de l'un d'eux qui était père d'un petit enfant.
00:05:11Il montrait souvent les photos de son gamin.
00:05:14Et bien voilà, ces deux gars, eux, ils sont au cibetière.
00:05:17Et voilà que Mohamed Bakili, lui, sait qu'il a des droits.
00:05:22Et d'ailleurs, il avait demandé en 2023 à être transféré en Belgique.
00:05:25Et il savait très bien qu'il aurait des dispositions de la loi belge
00:05:29lui permettant peut-être d'avoir des congés.
00:05:33Et des congés, pourquoi ?
00:05:34Pour vivre.
00:05:35Et je suis persuadée que c'est absolument ignoble.
00:05:38Je suis persuadée qu'il trouvera bien une femme.
00:05:39Et dans la religion musulmane, puisque c'est un islamiste qui a commis cet attentat du Bataclan
00:05:45et qui était aussi dans l'affaire du Thalys, attentat athée,
00:05:48mais qui aurait pu être un balsan dans un train, un TGV Thalys roulant de la Belgique à ici,
00:05:54il va bien trouver une femme qu'il va épouser pendant quelques heures.
00:05:57Et il va vivre.
00:05:58Il va avoir des congés comme cela, 36 heures.
00:06:01Donc, il a le temps de vivre, de faire la fête.
00:06:02Moi, je trouve ça, c'est tellement monstrueux à l'égard des victimes,
00:06:07des familles de victimes, des souvenirs des victimes, mais aussi de nous tous.
00:06:13Qu'est-ce qu'on devient dans un pays, dans une Europe,
00:06:16où d'un pays à l'autre, les lois ne sont pas les mêmes ?
00:06:20Et là, c'est sur un sujet absolument inflammable.
00:06:23Et sur ce sujet-là, on n'a que nos yeux pour pleurer.
00:06:26Alors pardon, je reprends quand même ce que vous avez dit,
00:06:28mais s'il trouve une épouse quand on sait ce qu'il a fait,
00:06:31et on pourra s'interroger quand même sur la santé mentale de cette personne.
00:06:33Parce que vous disiez, une épouse musulmane,
00:06:35du fait qu'il soit...
00:06:36Du fait qu'il soit...
00:06:38Alors attention, parce qu'évidemment, on parle ici d'un terroriste islamiste
00:06:45qui a commis l'un des attentats probablement les plus graves de l'histoire de notre pays.
00:06:50Non, non, je ne dis pas que c'est impossible.
00:06:52Je ne dis pas que c'est impossible.
00:06:53Je dis qu'il faudra s'interroger sur l'état de santé mentale quand même de la personne qui rencontrera.
00:06:58J'étais à la prison de Rennes, la prison pour femmes de Rennes.
00:07:00Je l'ai visitée, j'ai fait une mission là.
00:07:02C'est la prison qui est juste derrière la gare à Rennes.
00:07:05Et j'ai discuté avec des femmes radicalisées.
00:07:07Ah oui, c'est-à-dire soit radicalisées...
00:07:10Ah non, bien évidemment.
00:07:12Il y en a qui sont partis en Syrie dans les théâtres de guerre,
00:07:15et puis il y en a encore qui restent dans la nature.
00:07:17Vous croyez que c'est totalement impossible, vous, monsieur ?
00:07:18Non, non, radicalisées, bien évidemment.
00:07:20Excellent.
00:07:20Il y a toute une filière, et oui, ils peuvent avoir toute une logistique,
00:07:24et malheureusement, ils s'épouissent.
00:07:26Et ça pourrait effectivement se produire, mais en tous les cas, quoi qu'il en soit,
00:07:30Jonathan Sicsou, c'est ce que je disais, c'est-à-dire que finalement,
00:07:33on a l'impression aujourd'hui qu'on a totalement oublié les victimes dans cette affaire.
00:07:36Non, mais c'est à se demander à quoi bon existe-t-il encore une justice,
00:07:40aussi bien en France qu'en Belgique ?
00:07:41À quoi bon juger encore des terroristes ?
00:07:44Si après des centaines de morts, comme c'est quand même le cas pour les attentats du 13 novembre,
00:07:49on peut, au bout de 10 ans de réclusion, remettre des individus en liberté conditionnelle,
00:07:53parce que c'est une liberté conditionnelle qui ne dit pas vraiment son nom,
00:07:56et en fonction du droit belge, il pourrait sortir de prison d'ici peu d'années,
00:08:01c'est-à-dire, je crois, au bon tiers de sa peine.
00:08:05Donc, il l'a quasiment faite, déjà.
00:08:06Et à quoi bon aussi avoir fait un procès comme celui-ci,
00:08:10c'est-à-dire un procès qui a duré près d'un an ?
00:08:11On a construit, je vous rappelle, une salle d'audience exprès,
00:08:15juste pour ce procès-là, pour cette affaire qui a...
00:08:19Mais c'est normal qu'il y avait 130 morts au Bataclan,
00:08:21c'est normal qu'il y ait au moins le double de partis civils représentés,
00:08:25si vous voulez, au palais de justice de Paris.
00:08:26Absolument. Vous vous rendez compte le sentiment de tout ça pour rien, en fait ?
00:08:29Mais c'est ça. Alors, je ne vais pas répéter tout ce qui a été dit,
00:08:32c'est au-delà de l'offense aux victimes et à leur famille, évidemment.
00:08:36Mais, si vous voulez, il y a une vraie question qui se pose également
00:08:40dans la suite à venir de notre situation, nous, nous, Européens,
00:08:44parce qu'on vit quand même dans un truc qui s'appelle l'espace Schengen,
00:08:47c'est-à-dire qu'un individu condamné pour terrorisme, qui a du sang sur les mains,
00:08:51de près ou de loin, il en a, il est libre de ses mouvements
00:08:54et il pourrait venir passer une après-midi à Paris ou deux jours à Biarritz,
00:08:59si ça l'amuse, et rentrer dormir à Bruxelles s'il a...
00:09:02Alors, on verra, justement, si tout ça est possible.
00:09:05Il a d'ores et déjà une femme, puisque dans les motivations,
00:09:08c'est écrit noir sur blanc, dans les réquisitions,
00:09:12je ne sais pas si on appelle ça un procureur,
00:09:13qui a, en tout cas, motivé ses libérations successives.
00:09:17Parmi l'état du droit qui permet ses séjours à l'extérieur de la prison,
00:09:22il y a également la question de sa femme qui, dit le procureur,
00:09:25c'est écrit noir sur blanc, encore une fois,
00:09:27se réjouit de pouvoir enfin repasser du temps libre avec son époux.
00:09:31Et donc, c'est reconnu par le droit belge, vraisemblablement,
00:09:34comme étant un point positif pour sa libération.
00:09:36Alors, on en parlera, je le disais tout à l'heure,
00:09:38avec Samia Maktouf, qui est avocate de victime de ce procès.
00:09:41On en parlera également avec Claude Moniquet, spécialiste terrorisme,
00:09:44renseignement, qui vit en Belgique, qui connaît très, très bien la justice belge,
00:09:48et qui pourra aussi nous expliquer un peu.
00:09:50Un mot, peut-être, sur ce sujet, Axel ?
00:09:51Oui, je pense que dans le cadre des tueries de masse,
00:09:55il va falloir peut-être réformer le droit.
00:09:58Et quand on participe à cette tuerie,
00:10:01chaque personne qui est morte, la personne doit prendre 30 ans de prison,
00:10:06doit cumuler les peines à un moment donné.
00:10:07Je pense qu'il va falloir arrêter avec cette possibilité de pouvoir partir,
00:10:12en tout cas d'être à des aménagements de peine,
00:10:15sur des meurtres de masse, des attentats comme ceux-là.
00:10:19Il va falloir peut-être qu'on réfléchisse réellement au niveau européen,
00:10:23justement, pour que ces personnes ne sortent jamais de prison.
00:10:26Absolument.
00:10:27Et on va y revenir.
00:10:28Allez, un tout autre sujet d'abord.
00:10:29Une autre décision qui, dans un autre registre, a de quoi surprendre.
00:10:33Ce jeudi, le Conseil constitutionnel a censuré la suppression des zones à faible émission.
00:10:38Les sages ont estimé que cette mesure, intégrée dans la loi de simplification,
00:10:42était trop éloignée du texte initial, c'est ce qu'ils disent.
00:10:45Vous imaginez que cette annonce a suscité de vives réactions.
00:10:48Bonsoir Pierre Chasserey.
00:10:49Bonsoir.
00:10:49Merci d'être avec nous, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:10:52Vous allez nous dire ce que vous en pensez, dans un instant,
00:10:55mais juste avant les détails, pour bien comprendre de quoi il s'agit,
00:10:58avec ce sujet de Florian Doré.
00:11:01Leur disparition n'aura été que de courte durée.
00:11:04Les ZFE, zone à faible émission, avaient été supprimées par les parlementaires il y a plus d'un mois.
00:11:09Mais ce jeudi, le Conseil constitutionnel a finalement tranché et a décidé de censurer ce vote.
00:11:15Une décision déjà contestée.
00:11:17Je pense que le Conseil constitutionnel a tort et affaiblit beaucoup son autorité en se comportant ainsi.
00:11:23Parce que ce que veut le peuple français doit être respecté.
00:11:26Il contraigne la volonté exprimée par le peuple.
00:11:30C'est quand même très problématique.
00:11:31Parce que c'est vrai sur les ZFE, c'est vrai sur le ZAN, c'est vrai sur l'immigration.
00:11:36Ça commence à faire beaucoup.
00:11:37Si le Rassemblement national demande sa suppression,
00:11:40les socialistes et les écologistes souhaitent le maintien du dispositif.
00:11:44Tandis que la France insoumise appelle à mettre en place des alternatives plus adaptées aux besoins des automobilistes.
00:11:50Je pense que c'est reculer pour mieux sauter parce que ces ZFE, elles ne sont pas bien pensées.
00:11:57Elles sanctionnent bien davantage les ménages les plus pauvres qui n'ont pas les moyens de changer leur voiture.
00:12:04Et donc je pense que c'est faire de l'écologie punitive,
00:12:07là où on devrait repenser notamment l'accès aux services publics et aux services publics de transports,
00:12:12en fournissant des alternatives qui sont accessibles financièrement,
00:12:17c'est-à-dire gratuites pour les plus précaires, gratuites pour les jeunes,
00:12:21avant de dire de tout de suite sanctionner ceux qui ont une vieille voiture et qui n'ont pas les
00:12:25moyens de la changer.
00:12:26Avec cette réhabilitation, ce sont près de 3 millions de véhicules polluants
00:12:30qui ne pourront plus circuler dans les 25 ZFE déjà en vigueur, comme à Paris ou à Lyon.
00:12:36Alors qu'on les pensait mortes et enterrées, voilà que ressurgissent les zones de faible émission, Pierre Chasserey.
00:12:43Oui, je voudrais qu'on se pose une question tous ensemble.
00:12:46Est-ce que c'est une mesure de ségrégation, les ZFE ?
00:12:50Fatalement, oui.
00:12:51À partir du moment où on dit lui oui, lui non, c'est une ségrégation.
00:12:56Basée sur quoi ?
00:12:57Alors j'entends, ça est là, j'ai écouté la radio un peu partout, j'ai entendu.
00:13:02C'est l'interdiction des véhicules les plus polluants.
00:13:04Et à chaque fois, on insiste sur l'EP.
00:13:06Ce n'est pas vrai.
00:13:07C'est l'interdiction des véhicules les plus anciens.
00:13:09C'est basé sur l'ancienneté.
00:13:10Ce n'est pas basé sur le niveau de pollution d'une voiture.
00:13:12Ce n'est pas basé sur l'entretien du véhicule.
00:13:14Ce n'est pas basé sur le contrôle technique anti-pollution.
00:13:16Ce n'est basé sur rien du tout.
00:13:18Sur juste des paramètres qui sont totalement arbitraires
00:13:21et qui sont, à la fin, des phénomènes de ségrégation.
00:13:25Alors ce que vous appelez ségrégation, ça fonctionne aussi avec les vignettes critères.
00:13:30Lorsqu'on dit, en cette période de forte pollution aujourd'hui,
00:13:33de telles vignettes ne peuvent pas circuler.
00:13:35Exactement.
00:13:36De la même manière.
00:13:36Alors aujourd'hui, ça, ça avait disparu que les zones à faible émission.
00:13:39Il y avait un principe qui était plutôt pas mal en France.
00:13:42On a un contrôle technique.
00:13:43Le contrôle technique, vous le passez sur les normes anti-pollution.
00:13:46Prenons l'exemple de Janine.
00:13:47Janine n'est pas sans contrôle technique.
00:13:48On lui dit, bravo Janine.
00:13:49Vous passez le contrôle technique.
00:13:51Félicitations, votre véhicule est bien entretenu.
00:13:53Et les normes de pollution, impeccable.
00:13:55Elle sort sa voiture, elle rentre dans la zone à faible émission,
00:13:57elle prend une amende parce qu'elle n'a pas le droit d'y rouler.
00:13:59Pour un principe écolo.
00:14:00Ça n'a strictement aucun sens.
00:14:02Il faut stopper cette discrimination-là au plus vite.
00:14:06Parce que les zones à faible émission sont la négation des valeurs de la République.
00:14:11Pas de liberté, pas d'égalité, pas de fraternité.
00:14:14On est loin des valeurs de la République.
00:14:16La zone à faible émission, c'est l'inverse des valeurs de notre société.
00:14:20On doit éteindre au plus vite ce cadavre des ZFE
00:14:26qui a tenté d'être réanimé par neuf soi-disant sages
00:14:30que je n'ai pas trouvé très sages sur ce coup-là.
00:14:33Axel, rentre sur les zones de faible émission.
00:14:36Quelles sont les consignes qui avaient été données aux forces de l'ordre ?
00:14:41Écoutez, dans un premier temps, de la souplesse.
00:14:44Mais après, on sait que ça allait monter en puissance
00:14:46et ces véhicules ne pourraient plus rentrer dans cette zone-là.
00:14:49En plus, avec...
00:14:51Moyennant des amendes, donc.
00:14:52Moyennant des amendes et avec un développement de la vidéo-verbalisation aussi.
00:14:57Ça, ça rentre aussi dans des projets.
00:15:01Oui, il faut réellement que les Français soient égaux.
00:15:05Et ce n'est pas parce qu'on a une voiture,
00:15:08comme vous l'avez très bien expliqué, ancienne, qu'elle pollue.
00:15:11Je pense que c'est une rupture égalitaire, finalement, entre Français.
00:15:17Je ne vois même pas comment le Conseil constitutionnel n'a pas pu comprendre ça.
00:15:22C'est de la politique, en fait.
00:15:24Et surtout, Pierre Chastré, parce qu'on sait que ce dispositif,
00:15:26il a été largement décrié.
00:15:30On a entendu Manon Aubry, tout à l'heure, de la France Insoumise,
00:15:33qui était l'invité ce matin de CNews et Europe 1 dans la grande interview.
00:15:37La France Insoumise s'y opposait également, finalement.
00:15:40Cette décision prise par le Conseil constitutionnel,
00:15:43on comprend donc que personne n'en voulait de ces ZFE.
00:15:46Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:15:47Les débats n'auront servi à rien, finalement ?
00:15:49Si, parce que vous imaginez bien que derrière,
00:15:52on va revenir à la charge avec l'association 40 millions d'automobilistes
00:15:55et qu'on regagnera.
00:15:56Ce qu'a tenté de faire le Conseil constitutionnel,
00:15:59c'est jouer sur un argument disant que le texte de loi
00:16:02dans lequel on avait inclus la suppression des ZFE
00:16:05était un texte de loi qui portait sur la simplification de la vie économique.
00:16:09Et en fait, le Conseil constitutionnel a dit non, c'est cavalier.
00:16:14C'est-à-dire que...
00:16:14Ils ont parlé du cavalier législatif.
00:16:16Moi, je ne le connaissais pas.
00:16:17Ça veut dire qu'en fait, les sages ont considéré
00:16:20que ça n'avait rien à voir avec le schmilblick, pour faire simple.
00:16:23Mais en fait, si, complètement.
00:16:25D'ailleurs, on le voit bien aujourd'hui avec les carburants.
00:16:26On voit très bien que l'impact sur la mobilité
00:16:29a un impact économique sur notre société.
00:16:31Donc, priver une partie des Français de leur voiture,
00:16:34c'est un coût économique porté.
00:16:37Alors, pour qu'on comprenne, justement.
00:16:38Jonathan, si vous aviez entendu parler, vous, déjà, du cavalier législatif.
00:16:41Oui, souvenez-vous, Mickaël,
00:16:42c'était aussi grâce au Conseil constitutionnel
00:16:45que le plus grand nombre avait pu en entendre parler.
00:16:48C'est quand les sages du Palais-Royal
00:16:51ont totalement vidé de sa substance,
00:16:55détricoté la loi immigration.
00:16:57Et il y avait, selon eux, des cavaliers constitutionnels
00:17:01qui obéraient, selon eux, le texte de loi
00:17:06et l'idée de réforme eux-mêmes.
00:17:09Et c'était au nom de ces cavaliers
00:17:10que le Conseil constitutionnel avait complètement empêché
00:17:15une modernisation, une rationalisation
00:17:18de la politique migratoire française,
00:17:20alors même que ça avait été voté par les deux chambres,
00:17:23exactement comme cette abrogation des ZFE
00:17:26qui est passée quatre fois devant le Parlement.
00:17:28À quatre reprises, les élus du peuple français
00:17:30ont voté contre ces ZFE.
00:17:33Et là, il y a neuf messieurs-dames
00:17:35autour d'une table au Palais-Royal
00:17:36qui disent, ben non, c'est...
00:17:38Mais qu'est-ce qu'ils ont à y gagner ?
00:17:40Pourquoi est-ce qu'ils viennent se mêler
00:17:41d'une affaire aujourd'hui dont tout le monde s'oppose ?
00:17:44Ils sont saisis.
00:17:44Donc, dès lors qu'ils sont saisis,
00:17:46ils ont un jugement à donner.
00:17:50On est là dans ce qu'on appelle la politique des juges,
00:17:54la République des juges.
00:17:55Alors justement, ces vues, pardon, je vais y arriver,
00:17:58qu'est-ce que ce Conseil qui sont ces sages,
00:18:00qui y siègent et qui semblent donc avoir finalement le dernier mot ?
00:18:04Regardez ce sujet de Félix Pérolas.
00:18:08Le Conseil constitutionnel a été créé
00:18:11par la Constitution de la Vème République en 1958.
00:18:15Il est composé de neuf membres,
00:18:18aussi appelés les sages,
00:18:20nommés pour un mandat de neuf ans
00:18:21qui ne peut pas être renouvelé.
00:18:24Leur recrutement est très particulier.
00:18:26Le président de la République,
00:18:28de l'Assemblée nationale et du Sénat
00:18:30doivent chacun nommer trois membres.
00:18:33Son président actuel est Richard Ferrand,
00:18:35ancien président de l'Assemblée nationale
00:18:37sous l'étiquette Renaissance
00:18:38et ancien député socialiste.
00:18:41Nommé en mars 2025 par Emmanuel Macron,
00:18:44son mandat se termine donc en 2034.
00:18:47La mission la plus connue du Conseil
00:18:49est ce qu'on appelle le contrôle technique des lois.
00:18:52Dès qu'une loi est votée,
00:18:54si l'opposition ou le président a un doute,
00:18:57elle peut faire appel aux sages.
00:18:58Ils doivent ensuite examiner la loi.
00:19:01Si la loi est conforme à la Constitution,
00:19:04elle est promulguée.
00:19:05Mais s'il est sage, la juge non conforme,
00:19:08la loi est supprimée ou modifiée.
00:19:10C'est le cas pour les zones à faible émission.
00:19:13Le Conseil constitutionnel veille également
00:19:15au bon déroulé des élections.
00:19:17C'est lui qui valide les résultats.
00:19:20Mais Mona Interman,
00:19:22alors vous avez été sage vous aussi.
00:19:24Alors pas au Conseil constitutionnel,
00:19:26mais au CSA.
00:19:27Oui.
00:19:27Mais le processus est le même.
00:19:29J'ai été nommée par décret du président de la République,
00:19:32François Hollande,
00:19:32que je n'avais jamais rencontrée.
00:19:34Et je sais très bien que ce n'est pas la bande,
00:19:36j'allais dire, pardon,
00:19:37ce n'est pas un gros mot,
00:19:38mais c'est parce qu'on est connus
00:19:39du président de la République,
00:19:40du président national,
00:19:42du président du Sénat.
00:19:43Et les nominations se font de cette façon-là.
00:19:45Moi, je me souhaiterais bien,
00:19:46j'ai étudié entre...
00:19:46C'est-à-dire que c'est une forme de...
00:19:47Pardon, j'essaie de comprendre.
00:19:49Vous voulez dire que c'est une forme
00:19:51d'entre-soi, d'une certaine façon ?
00:19:53Bien entendu, mais bien entendu.
00:19:55Pourquoi est-ce que j'étais nommée,
00:19:56moi, et pas d'autres ?
00:19:57Bien entendu.
00:19:58Alors après, il faut défendre un peu sa cause.
00:19:59Moi, j'avais défendu ma cause
00:20:00sur la question de laïcité,
00:20:01de la nécessité pour le peuple français
00:20:03de se retrouver dans les écrans,
00:20:05qu'ils ne soient pas trop pâles,
00:20:06qu'on parle des pauvres,
00:20:08des moins pauvres, etc.
00:20:09Bon, bref.
00:20:10Dans cette institution-là,
00:20:13vraiment, personnellement,
00:20:14je me suis souvent sentie un peu un porte-à-faux
00:20:16parce que je me disais
00:20:17mais de quel droit on va couper le sifflet
00:20:18à telle ou telle télé, par exemple ?
00:20:20Pourquoi l'une va écoper
00:20:23d'une très grosse amende ?
00:20:25Les chaînes du groupe Canal+,
00:20:27je ne raconte pas le détail des choses,
00:20:29mais ce que je veux dire,
00:20:30c'est que le processus
00:20:31et le système de nomination
00:20:32fait qu'à un moment donné,
00:20:34les décisions qui sont prises
00:20:35peuvent être prises un peu
00:20:38d'une façon très problématique.
00:20:40Sauf qu'en ce qui concerne
00:20:42le Conseil constitutionnel,
00:20:43c'est aux parlementaires
00:20:44que l'on vient couper le sifflet
00:20:45et d'une certaine façon,
00:20:46quand on retire le pouvoir
00:20:47aux parlementaires,
00:20:48on retire aussi
00:20:50le pouvoir aux Français.
00:20:51Il faut qu'il y ait un état de droit.
00:20:53Il ne faut surtout pas y déroger
00:20:54parce que sinon...
00:20:55Parce qu'à la différence,
00:20:56pardon,
00:20:56mais à la différence,
00:20:57effectivement,
00:20:58de l'ARCOM ou du CSA
00:21:01qui, effectivement,
00:21:03régulent des opérateurs
00:21:05d'audiovisuel public ou privé,
00:21:08là, le Conseil constitutionnel
00:21:09qui vise, finalement,
00:21:15à réglementer autour
00:21:16de ce qui se passe au Parlement
00:21:18et donc, finalement,
00:21:19qui vise à couper le sifflet
00:21:20de parlementaires
00:21:21qui sont élus par les Français.
00:21:22Oui, bien sûr que ça pose un problème.
00:21:24Mais nous ne sommes pas les seuls.
00:21:26Nos voisins allemands, par exemple,
00:21:28ils ont la cour constitutionnelle
00:21:29à Karlsruhe
00:21:30et qui est très respectée du reste.
00:21:33Ce n'est pas exactement comparable
00:21:34au Conseil constitutionnel.
00:21:35C'est un mi-chemin
00:21:36entre le Conseil constitutionnel
00:21:37et le Conseil d'État.
00:21:38Mais si le Conseil constitutionnel
00:21:39se met à battre en brèche
00:21:41des décisions,
00:21:42je pense, par exemple,
00:21:44spécifiquement aux zones
00:21:45à faible émission
00:21:46qui ont été examinées,
00:21:47vous l'avez dit,
00:21:48quatre fois,
00:21:48l'un d'entre vous l'a dit
00:21:49quatre fois
00:21:50par nos parlementaires
00:21:51et déroger,
00:21:53ça pose un problème
00:21:54tout en ayant du respect
00:21:55pour le cadre de droit.
00:21:57Il ne faut pas y déroger
00:21:57parce qu'un pays
00:21:58qui n'a plus de cadre de droit,
00:21:59moi, je l'ai vu,
00:22:00c'est l'Afghanistan, par exemple.
00:22:01Il n'y a plus de droit,
00:22:02il n'y a plus de force de l'ordre,
00:22:03vous sortez d'ailleurs...
00:22:04Oui, enfin, il y a quand même
00:22:04une marge entre l'Afghanistan...
00:22:06Bien entendu,
00:22:07bien entendu,
00:22:08je suis allé vraiment très, très loin.
00:22:09Mais ce que je veux dire par là,
00:22:10c'est que le Conseil constitutionnel,
00:22:12dans ce cas d'espèce,
00:22:14me pose un problème.
00:22:14Alors, écoutez ce que disait
00:22:15justement Alexandre Jardin
00:22:16dans l'heure des pros aujourd'hui
00:22:17qui parlait de crise de démocratie.
00:22:21On a une vraie crise de démocratie
00:22:23parce que les gens,
00:22:24qu'est-ce qu'ils entendent ?
00:22:25Ça ne sert plus à rien
00:22:26de voter pour un parlementaire
00:22:30que j'ai eu au téléphone, affolé hier soir,
00:22:32me disaient
00:22:33« Mais qu'est-ce que je dis aux gens ? »
00:22:35Donc le Parlement est tombé hier.
00:22:37Et il reste la conclusion
00:22:38de votre texte d'introduction,
00:22:42il reste la puissance référendaire.
00:22:44Donc, dans les semaines à venir,
00:22:47nous, on va prendre des initiatives
00:22:48très fortes de mobilisation de la nation
00:22:50parce qu'il n'est même pas question en rêve
00:22:53que le peuple se fasse malmener,
00:22:56maltraiter,
00:22:57parce qu'il s'agit de maltraitance sociale
00:22:59en pleine crise sociale.
00:23:00Vous avez des gens
00:23:01qui n'ont plus un radis,
00:23:02mais plus un radis,
00:23:03qui restent,
00:23:04après les frais fixes,
00:23:06peut-être 150, 200 euros
00:23:08pour arriver à vivre.
00:23:09Je pense à un certain nombre
00:23:10de mères de famille
00:23:10que je connais.
00:23:12Eh bien, ces gens-là,
00:23:14on est en train de leur dire
00:23:15par la grâce de neuf zozots
00:23:17dans un bureau.
00:23:18Zozots, quand même.
00:23:19Non, mais c'est honteux.
00:23:21On est en pleine crise sociale.
00:23:23Pierre Chasserey,
00:23:24un dernier mot en réaction peut-être
00:23:26au propos d'Alexandre Jardin.
00:23:29Je voudrais juste raconter
00:23:30à tous ceux qui nous regardent
00:23:31ce que ce sont les ZFE.
00:23:33Par exemple,
00:23:34prenons l'exemple
00:23:34de la métropole de Strasbourg.
00:23:36L'hôpital est dans la zone
00:23:38à faible émission.
00:23:39Les centres commerciaux
00:23:40sont dans la zone
00:23:41à faible émission.
00:23:42Le centre commercial,
00:23:42c'est l'endroit par excellence
00:23:43où on vient en voiture.
00:23:45Il n'y a pas d'intérêt.
00:23:46C'est comme ça à peu près partout.
00:23:48Tous les hôpitaux,
00:23:49l'Institut Gustave Roussy
00:23:50de cancérologie
00:23:51est au sein de la ZFE
00:23:53du Grand Paris.
00:23:54Qu'est-ce que c'est
00:23:55que cette histoire ?
00:23:56Qu'est-ce que c'est
00:23:56que cette proposition
00:23:59qui est aujourd'hui
00:24:01sauvée par Richard Ferrand,
00:24:02par copinage politique,
00:24:03j'en suis absolument persuadé.
00:24:04Il faut le dire,
00:24:05c'est du copinage
00:24:06vis-à-vis d'Emmanuel Macron,
00:24:07on sait tout.
00:24:07Il le remercie
00:24:08et puis il lui sauve son mandat
00:24:09sur une mesure.
00:24:10Vous êtes en train de nous dire
00:24:11que ça a été pensé
00:24:11avec les pieds en fait.
00:24:12C'est ce que je comprends.
00:24:14J'ai trop de respect
00:24:14pour les pieds.
00:24:17J'ai beaucoup trop de respect
00:24:17pour les pieds
00:24:18pour entendre ça.
00:24:19Non, on est sur une mesure
00:24:20qui doit être abrogée
00:24:21au plus vite.
00:24:22Elle le sera.
00:24:23Maintenant,
00:24:24ce combat-là,
00:24:24on va le gagner
00:24:25comme on a su le gagner
00:24:26à l'association
00:24:2740 millions d'automobilistes
00:24:28et j'aime bien le préciser
00:24:29parce que je n'aime pas
00:24:30les gens qui viennent
00:24:30récupérer les victoires
00:24:31de ceux qui bossent
00:24:32depuis des années dessus
00:24:33et qui veulent faire
00:24:34de la politique.
00:24:35Voilà, ça s'est dit.
00:24:37En revanche,
00:24:38une chose...
00:24:38Ça, c'était en réponse
00:24:39à Alexandre Jardin.
00:24:40Oui, c'est une évidence.
00:24:42Moi, je ne vous dis pas
00:24:42que je vais lancer une politique
00:24:43ou je vais faire un référendum.
00:24:45Je ne suis candidat à rien.
00:24:46Je ne suis candidat à une seule chose,
00:24:47c'est à défendre
00:24:52maintenant le prochain combat
00:24:53pour moi,
00:24:54ça sera les carburants
00:24:55parce qu'il y a beaucoup
00:24:55de Français actuellement
00:24:56qui sont asphyxiés
00:24:57par les prix des carburants
00:24:59et c'est ça,
00:24:59le vrai dossier.
00:25:00Les ZFE,
00:25:01je rassure tout le monde,
00:25:02tous ceux qui nous regardent,
00:25:03ne vous inquiétez surtout pas,
00:25:04on va gagner.
00:25:04Alors justement,
00:25:05sur le sujet des carburants,
00:25:07Pierre Chastré,
00:25:07je voulais vous entendre également
00:25:08sur ces annonces
00:25:09de Sébastien Lecornu hier
00:25:11alors que les prix à la pompe
00:25:12restent extrêmement élevés.
00:25:13Le Premier ministre
00:25:14a annoncé l'élargissement
00:25:14des mesures d'aide
00:25:15à de nouveaux secteurs,
00:25:17taxis,
00:25:18aide à domicile.
00:25:18Le coût total de ces mesures,
00:25:20710 millions d'euros.
00:25:21Le gouvernement fait
00:25:22de nouveaux efforts.
00:25:24Est-ce que vous saluez ?
00:25:25Non, non, non.
00:25:26Je salue la plus grosse
00:25:28erreur économique
00:25:29de l'histoire de la nation.
00:25:30C'est-à-dire qu'on n'a
00:25:31toujours pas compris
00:25:32parce que tout le monde
00:25:33répète la même phrase.
00:25:34On est là,
00:25:34assis confortablement
00:25:35puis on répète
00:25:36la France n'a pas les moyens
00:25:37de baisser les taxes.
00:25:38Puis on répète.
00:25:40Juste pour qu'on comprenne
00:25:41quand même ce qui est fait
00:25:41depuis hier.
00:25:42De 300 euros à 600 euros,
00:25:44ça c'est le doublement
00:25:46de la prime carburant
00:25:47versé par les employeurs.
00:25:49Il y a l'aide défiscalisée
00:25:50versée par les entreprises
00:25:52volontaires aux salariés
00:25:53dépendant de leur véhicule.
00:25:54Plus aucun justificatif
00:25:55à fournir.
00:25:56Il y a également
00:25:57toutes les aides
00:25:57qui sont reconduites.
00:25:58Certains fonctionnaires
00:25:58pourront également bénéficier
00:26:00notamment les AESH
00:26:01et les professeurs
00:26:03remplaçants.
00:26:03Et puis les taxis
00:26:04qui vont bénéficier
00:26:05de nouvelles aides
00:26:05pour passer à la voiture électrique.
00:26:07Non, non, mais les chauffeurs
00:26:08de taxi, j'en sors,
00:26:09je peux vous dire
00:26:09qu'ils ne sont pas satisfaits.
00:26:10Pour ce qui est du passage
00:26:12de 300 à 600 euros,
00:26:14attention, là on a des Français
00:26:16qui nous regardent
00:26:17et qui se disent
00:26:17chouette, je vais avoir 600 euros.
00:26:19Ce n'est pas vrai.
00:26:19Ce n'est pas ça.
00:26:20C'est que l'État dit
00:26:21nous on ne fera rien
00:26:22mais on autorise
00:26:23les entreprises à le faire.
00:26:25C'est-à-dire que c'est Obélix.
00:26:26Et c'est défiscalisé.
00:26:27Oui, encore heureux.
00:26:28Il ne manque plus que ça.
00:26:29On fiscalise déjà
00:26:29pas mal le carburant.
00:26:30Oui, c'est au bon vouloir
00:26:32des patrons.
00:26:33Voilà, là on a le gâteau
00:26:34du prix des carburants.
00:26:35Donc c'est le gâteau
00:26:36et puis Obélix prend sa part.
00:26:37Donc il prend à peu près tout.
00:26:38Ça c'est l'État
00:26:39qui prend ses parts de carburant,
00:26:46et on ne va pas
00:26:47vous fiscaliser ça.
00:26:48Encore heureux.
00:26:49Il n'y a pas de mesure.
00:26:50Donc je reviens sur ce point
00:26:51parce qu'il est fondamental.
00:26:54Actuellement,
00:26:54on entend partout
00:26:55la même,
00:26:56sans piternelle phrase.
00:26:57La France n'a pas les moyens.
00:26:59La France n'a pas les moyens
00:27:00de baisser les taxes.
00:27:01Le manque à gagner.
00:27:02Mais c'est sûr
00:27:03que si je regarde le doigt,
00:27:04je ne vois pas
00:27:04ce qu'il y a autour.
00:27:05Mais il y a un effet collatéral
00:27:07à ça.
00:27:07En ne baissant pas les taxes,
00:27:09qu'est-ce qu'on a provoqué ?
00:27:11Une chute de la mobilité.
00:27:13Une chute de la consommation
00:27:15de carburant.
00:27:15Il s'est traduit
00:27:16par une chute de la mobilité.
00:27:17Cette chute de la mobilité
00:27:18s'est traduit
00:27:19par une chute de la consommation
00:27:20qui s'est traduit elle-même
00:27:21par une chute de la croissance.
00:27:23D'une perspective
00:27:24de croissance à un point,
00:27:26de croissance à un point,
00:27:27nous sommes passés
00:27:28à une perspective
00:27:28de croissance actuellement
00:27:29à zéro.
00:27:32Entre 1 et 0,
00:27:33il y a un point.
00:27:33Vous savez ce que c'est
00:27:34un point de croissance ?
00:27:34C'est 30 milliards d'euros.
00:27:37Voilà ce que c'est.
00:27:38C'est-à-dire que l'État,
00:27:39à force de rester accroché
00:27:40à son magot
00:27:41comme l'oncle Picsou
00:27:42sur son sous-fétiche,
00:27:43au final on se retrouve
00:27:45dans une situation
00:27:46où les postures politiques
00:27:48de chacun
00:27:48et le fait que médiatiquement
00:27:49on répète,
00:27:50on répète inlassablement
00:27:52la France n'a pas les moyens
00:27:53de baisser les taxes.
00:27:54Non, la France n'a plus
00:27:56les moyens
00:27:56de ne pas les baisser.
00:27:58Il faut à tout prix
00:28:00relancer l'économie.
00:28:01Il y a beaucoup d'économistes
00:28:02aussi,
00:28:03de spécialistes de l'économie
00:28:05qui nous disent effectivement
00:28:06qu'on n'a plus les moyens,
00:28:08qu'aujourd'hui
00:28:08on n'y arrive plus.
00:28:10C'est une réalité.
00:28:10Qu'on n'ait plus les moyens.
00:28:11Je discutais avec une professeure
00:28:13d'économie à la Sorbonne
00:28:14sur une antenne conturante.
00:28:16C'était hyper intéressant.
00:28:17Elle me disait
00:28:18ça ne sert à rien
00:28:18de faire des mesures
00:28:19pour tout le monde
00:28:20parce qu'en fait
00:28:20ça ne profite pas
00:28:22aux plus démunis.
00:28:23Je l'ai arrêté
00:28:24et je lui ai dit
00:28:24tant mort.
00:28:25Vous n'avez pas compris ?
00:28:26Si vous prenez par exemple
00:28:27l'aide aux véhicules électriques,
00:28:29oui effectivement
00:28:30ceux qui mettent 40 000 euros
00:28:31ce n'est pas les plus faibles
00:28:32mais sur les carburants.
00:28:34C'est la France des régions
00:28:35qu'on va aider.
00:28:36C'est cette France
00:28:36qui aujourd'hui
00:28:37n'a plus un rond,
00:28:38arbitre sur le fait
00:28:39de manger,
00:28:41faire les courses,
00:28:42qui a sacrifié le chauffage
00:28:43tout l'hiver
00:28:44et qui aujourd'hui
00:28:46s'est pris un bras d'honneur
00:28:47de la part du Premier ministre
00:28:48qui a dit
00:28:49circuler,
00:28:50il n'y a rien à voir.
00:28:50Par contre,
00:28:51entreprise,
00:28:51faites le boulot à notre place.
00:28:53Nous, on continue
00:28:53à prendre le magot
00:28:54et pendant ce temps-là,
00:28:55la France sombre économiquement.
00:28:57Il est temps de revoir
00:28:57le logiciel
00:28:58parce que ça,
00:28:59ce n'est pas le logiciel 2.0.
00:29:00Le logiciel gouvernemental
00:29:02économique,
00:29:02c'est le logiciel 0.0.
00:29:04Merci beaucoup Pierre Chastré.
00:29:05Merci d'avoir été avec nous
00:29:06ce soir,
00:29:06délégué général
00:29:07de l'association
00:29:0740 millions d'automobilistes.
00:29:09On va marquer une courte pause
00:29:10et dans un instant,
00:29:13voilà,
00:29:13cette information
00:29:14qu'on croyait
00:29:15à une mauvaise blague,
00:29:17malheureusement,
00:29:18ça ne l'est pas.
00:29:18Condamné à 30 ans
00:29:19de prison
00:29:20pour son rôle central
00:29:20dans ses attaques
00:29:22abominables
00:29:23du 13 novembre 2015,
00:29:24Mohamed Bakali
00:29:26vient d'obtenir
00:29:27six congés pénitentiaires
00:29:28de 36 heures
00:29:29par la justice belge.
00:29:31Le parquet belge
00:29:32s'y opposait pourtant.
00:29:33On va en parler
00:29:34dans un instant.
00:29:35Restez avec nous
00:29:35sur ces minutes.
00:29:39Le meilleur de l'info
00:29:40en direct sur CNews.
00:29:41Merci de nous rejoindre.
00:29:43La libération prochaine
00:29:44de l'un des cerveaux
00:29:45des attentats
00:29:45du 13 novembre 2015
00:29:46continue de faire réagir
00:29:48et pour cause.
00:29:49Condamné à 30 ans
00:29:51de prison
00:29:51pour son rôle central
00:29:52dans ses attaques,
00:29:53Mohamed Bakali
00:29:54vient d'obtenir
00:29:54six congés pénitentiaires
00:29:56de 36 heures.
00:29:57Pourtant,
00:29:58le parquet belge
00:29:59y opposé.
00:30:00On est avec
00:30:00Claude Moniquet,
00:30:01spécialiste terrorisme
00:30:02et renseignement.
00:30:03Bonsoir Claude.
00:30:05Bonsoir.
00:30:06Je précise
00:30:07que vous êtes en Belgique
00:30:08Claude.
00:30:09Vous allez donc pouvoir
00:30:09nous expliquer
00:30:10comment le droit belge
00:30:11a pu permettre
00:30:13une telle folie.
00:30:14Et puis,
00:30:14on est aussi
00:30:15avec Samia Maktouf
00:30:16qui était avocate
00:30:17de victime
00:30:18au procès
00:30:19des attentats
00:30:20du 13 novembre.
00:30:21Bonsoir.
00:30:21Merci d'être avec nous
00:30:23également sur CNews.
00:30:25Voyez d'abord
00:30:25ce sujet.
00:30:27Il est signé
00:30:27Mathilde Ibaniez.
00:30:30Mohamed Bakali,
00:30:31condamné à 25 et 30 ans
00:30:33de prison
00:30:33pour avoir été
00:30:34le logisticien
00:30:35de plusieurs attentats,
00:30:37va bénéficier
00:30:38d'une possible libération.
00:30:39Le tribunal
00:30:40d'application des peines
00:30:41sur avis contraire
00:30:43du parquet
00:30:43a pris cette décision.
00:30:45Le parquet
00:30:46ne dispose pas
00:30:46du droit d'appel
00:30:47et la décision
00:30:48est ainsi définitive.
00:30:49Il appartient
00:30:50au directeur
00:30:51de la prison
00:30:52de la mettre en oeuvre.
00:30:52Ce Belge
00:30:53âgé de 39 ans
00:30:54condamné en France
00:30:55purgeait sa peine
00:30:56en Belgique
00:30:57pour son implication
00:30:58dans l'attentat
00:30:59des jouets du Thalys
00:31:00et son rôle
00:31:01dans les attentats
00:31:02du 13 novembre 2015
00:31:03qui ont fait
00:31:04132 morts.
00:31:05Ce détenu
00:31:06n'était théoriquement
00:31:07pas libérable
00:31:08en droit français
00:31:08avant 2035
00:31:10mais en Belgique
00:31:11il bénéficie
00:31:12d'un régime
00:31:12d'exécution
00:31:13des peines
00:31:13nettement plus favorable.
00:31:15En Belgique
00:31:15un détenu
00:31:16condamné
00:31:16pour terroriste
00:31:17peut solliciter
00:31:18des congés pénitentiaires
00:31:20après avoir
00:31:20exécuté
00:31:21un tiers
00:31:22de sa peine
00:31:22soit après
00:31:2310 ans
00:31:24dans ce cas.
00:31:25Il peut ensuite
00:31:25bénéficier
00:31:26d'un maximum
00:31:27de 6 congés pénitentiaires
00:31:28d'une durée maximale
00:31:30de 36 heures
00:31:30chacun.
00:31:32Alors on comprend
00:31:33qu'en matière
00:31:34d'application
00:31:35des peines
00:31:35les règles belges
00:31:36ne sont pas
00:31:37les mêmes
00:31:37qu'en France
00:31:38mais quand même
00:31:39Claude
00:31:39on nous dit
00:31:40que le parquet
00:31:41était opposé
00:31:42à cette décision
00:31:43complètement hallucinante.
00:31:45Oui tout à fait
00:31:46le parquet
00:31:47était opposé
00:31:47à cette décision
00:31:48le parquet
00:31:49ce qu'on appelle
00:31:50en Belgique
00:31:50le parquet national
00:31:51qui est l'équivalent
00:31:52du parquet antiterroriste
00:31:54en Belgique
00:31:54en France
00:31:55pardon
00:31:56s'occupe à la fois
00:31:57du terrorisme
00:31:58et du crime organisé
00:31:59ce sont des magistrats
00:32:00spécialisés
00:32:00qui sont
00:32:02d'excellents magistrats
00:32:03qui sont conscients
00:32:04de la dangerosité
00:32:04de leurs clients
00:32:05si je puis dire
00:32:06et en l'occurrence
00:32:07effectivement
00:32:07ils étaient totalement
00:32:08opposés
00:32:09à ces congés pénitentiaires
00:32:13mais le parquet
00:32:15n'a pas la capacité
00:32:16dans le droit belge
00:32:17de faire appel
00:32:18d'une décision
00:32:19du tribunal
00:32:20d'application
00:32:20des peines
00:32:21parce que le législateur
00:32:22a voulu bien séparer
00:32:25l'exécutif
00:32:26du judiciaire
00:32:27puisque le parquet
00:32:28représente
00:32:29le gouvernement
00:32:30représente l'État
00:32:31la société
00:32:32et éviter
00:32:33l'acharnement
00:32:34donc en fait
00:32:35pas de recours
00:32:36du parquet
00:32:36possible
00:32:37donc la décision
00:32:39du TAP
00:32:39du tribunal
00:32:40d'application
00:32:41des peines
00:32:42est définitive
00:32:43Alors voilà
00:32:44ce que nous dit
00:32:45le tribunal
00:32:46d'application
00:32:46des peines
00:32:47belge
00:32:47Mohamed Bakali
00:32:48exécute deux arrêts
00:32:49de la cour d'assises
00:32:51de Paris
00:32:52le condamnant
00:32:53à des peines
00:32:53de 25 et 30 ans
00:32:54de réclusion
00:32:55pour des infractions
00:32:56terroristes
00:32:56ces peines
00:32:56ont été ramenées
00:32:57au maximum légal
00:32:58de 30 ans
00:32:59par décision
00:32:59du parquet
00:33:00national
00:33:01antiterroriste
00:33:01français
00:33:02du 6 septembre
00:33:032022
00:33:03en raison
00:33:05de son transfert
00:33:05en Belgique
00:33:06l'exécution
00:33:06de ces peines
00:33:07est régie
00:33:07par la législation
00:33:08belge
00:33:09de sorte que
00:33:09la peine
00:33:09de sûreté
00:33:10en deux tiers
00:33:11prononcée
00:33:12par la juridiction
00:33:12française
00:33:13n'est pas
00:33:13applicable
00:33:14voilà ça c'est
00:33:15ce que nous dit
00:33:15le risque
00:33:16de commission
00:33:17de nouvelles
00:33:18infractions graves
00:33:19dans le cadre
00:33:20des sorties
00:33:20paraît pouvoir
00:33:21être relativisé
00:33:22au regard
00:33:23de l'important
00:33:24travail de remise
00:33:24en question
00:33:25que Mohamed Bakali
00:33:26a mené
00:33:26depuis de nombreux
00:33:27mois
00:33:27de son éloignement
00:33:28des idéologies
00:33:29radicales
00:33:30et violentes
00:33:31ainsi que
00:33:32de son attitude
00:33:33générale
00:33:33au sein de
00:33:34l'établissement
00:33:35ces nombreuses
00:33:36démarches
00:33:37dans le cadre
00:33:37de la restauration
00:33:38du lieu
00:33:38avec les victimes
00:33:39qui le rencontrent
00:33:40traduisent également
00:33:40d'une volonté
00:33:41de restauration
00:33:42du lien
00:33:42avec la société
00:33:43en général
00:33:44j'aimerais vous entendre
00:33:45Samia Maktouf
00:33:46quand on voit
00:33:47ces mots
00:33:47du tribunal
00:33:51d'application
00:33:52des peines
00:33:53belges
00:33:54et cette justification
00:33:55qui permet
00:33:56totalement dingue
00:33:59c'est tout simplement
00:34:01de l'inconscience
00:34:02c'est tourner le dos
00:34:06aux victimes
00:34:07et c'est de prendre
00:34:08le risque
00:34:09qu'un autre attentat
00:34:10touche d'autres victimes
00:34:12rappelons qu'en France
00:34:14c'est le seul terroriste
00:34:17qui a été condamné
00:34:19à deux reprises
00:34:20par la cour d'assises
00:34:21spécialement composée
00:34:22d'une peine assortie
00:34:24d'une peine de sûreté
00:34:27des deux tiers
00:34:27qui n'est pas applicable
00:34:29en droit belge
00:34:30c'est la raison
00:34:31pour laquelle
00:34:32il pouvait être libérable
00:34:34au bout d'un tiers
00:34:36de sa peine
00:34:37alors qu'en France
00:34:38c'est 20 ans
00:34:40écoutez
00:34:41moi
00:34:42vraiment
00:34:43c'est très très difficile
00:34:44de s'exprimer
00:34:45parce que je partage
00:34:48la peine des victimes
00:34:49non seulement
00:34:50je partage leur peine
00:34:51mais je suis réaliste
00:34:52et je vois
00:34:54en face
00:34:55ce qui arrive
00:34:56et ce qui est arrivé
00:34:57ne serait-ce que
00:34:58dans un cas
00:34:59pratiquement similaire
00:35:01à notre citoyen belge
00:35:03Brahim Barir
00:35:04qui devait sortir
00:35:06en 2035
00:35:07et sorti
00:35:07dans le même contexte
00:35:09que Mohamed Bakali
00:35:11et
00:35:13en fait
00:35:14on est
00:35:16dans
00:35:17un risque
00:35:18éminent
00:35:18voire
00:35:21c'est même pas probable
00:35:22c'est éminent
00:35:23d'un autre attentat
00:35:24alors on nous dit
00:35:24oui il a changé
00:35:26il n'est plus dans
00:35:28l'idéologie terroriste
00:35:30il ne fréquente plus
00:35:32les mêmes personnes
00:35:32il est en contact
00:35:33avec les victimes
00:35:34vous savez
00:35:35Salah Abdeslam
00:35:35il nous a fait
00:35:36tout un foin
00:35:37pour essayer de rentrer
00:35:38en contact
00:35:38avec les victimes
00:35:40pourquoi ?
00:35:40parce que c'est une stratégie
00:35:42parce que la taquilla
00:35:43la dissimulation
00:35:44est une stratégie
00:35:46innée
00:35:48viscéralement
00:35:49dans leur comportement
00:35:50Samah Maktouf
00:35:50vous vous rendez compte
00:35:51quand ils disent
00:35:51le risque de
00:35:52commettre de nouvelles
00:35:54infractions graves
00:35:54dans le cadre
00:35:55de ces sorties
00:35:56paraît pouvoir être
00:35:58relativisé
00:35:58c'est à dire qu'aujourd'hui
00:36:00le tribunal
00:36:01de l'application
00:36:03des peines belges
00:36:04préfère prendre
00:36:05ce risque
00:36:06aux yeux
00:36:08de la gravité
00:36:09des faits
00:36:10aux yeux
00:36:12des familles
00:36:13des proches
00:36:13de victimes
00:36:14des familles
00:36:15endeuillées
00:36:16il y a une forme
00:36:17d'indécence
00:36:18en fait
00:36:18c'est pour ça
00:36:20que je parle
00:36:21non seulement
00:36:22d'indécence
00:36:22mais d'inconscience
00:36:23inconscience
00:36:25parce que
00:36:27risquer
00:36:28risquer
00:36:28ne serait-ce
00:36:29qu'un seul mort
00:36:30c'est odieux
00:36:32c'est horrible
00:36:32vous savez
00:36:34c'est quelqu'un
00:36:34jeté à ce procès
00:36:36je vois encore
00:36:37son regard
00:36:38vous savez
00:36:39lors du procès
00:36:39des attentats
00:36:41de Paris
00:36:41il a refusé
00:36:45de coopérer
00:36:46avec la justice
00:36:47c'est dans le procès
00:36:47du Thalys
00:36:48qu'il était
00:36:49dans une
00:36:50dans une
00:36:53stratégie
00:36:54qui
00:36:55essaie
00:36:56de faire
00:36:57montrer
00:36:57de lui
00:36:57quelqu'un
00:36:58qui coopère
00:36:59avec la justice
00:36:59comment
00:37:01alors qu'il n'y a
00:37:02pas possibilité
00:37:03d'appel
00:37:03comment
00:37:04ces magistrats
00:37:05qui ne sont pas
00:37:05informés au terrorisme
00:37:06qui ne savent
00:37:07rien du terrorisme
00:37:08qui n'ont pas
00:37:09vu les familles
00:37:10c'est vrai
00:37:11qu'il y a des familles
00:37:12qui souhaitent
00:37:12rencontrer ces victimes
00:37:13parce que
00:37:14ces familles
00:37:15pour lesquelles
00:37:16j'ai le plus grand
00:37:16respect
00:37:18acceptent
00:37:18de les rencontrer
00:37:19dans le cadre
00:37:20d'une justice
00:37:21restrictive
00:37:21mais
00:37:24il faut rappeler
00:37:25que ces personnes
00:37:27sont
00:37:28viscéralement
00:37:29dans une
00:37:31démarche
00:37:32qui est
00:37:33de
00:37:34de
00:37:34de
00:37:34de
00:37:35de
00:37:35de
00:37:35de
00:37:35de
00:37:35la science
00:37:36voyez
00:37:36j'ai tourné
00:37:37le dos
00:37:38j'ai tourné
00:37:38le dos
00:37:39à l'éthologie
00:37:39mais j'ai envie
00:37:40de vous dire
00:37:40je fais
00:37:41des gens
00:37:42j'ai même envie
00:37:43de vous dire
00:37:43au-delà
00:37:44de tout ça
00:37:45il y a un moment donné
00:37:46il y a une question
00:37:47qu'on peut se poser
00:37:47c'est de quel côté
00:37:49sont les magistrats
00:37:49en fait
00:37:50pardon
00:37:50mais moi
00:37:51je ne me permettrai pas
00:37:53je suis désolé
00:37:54mais c'est une question
00:37:55j'ai beaucoup
00:37:57trop de respect
00:37:58pour les magistrats
00:37:59à la fois français
00:38:00et belges
00:38:00je ne me permettrai pas
00:38:02de me poser
00:38:03cette question
00:38:04par contre
00:38:05ce qui me désole
00:38:06c'est d'être
00:38:08dans
00:38:09dans une radicalité
00:38:12de libération
00:38:13parce qu'on considère
00:38:15que ces personnes-là
00:38:16ont purgé une peine
00:38:17et en plus
00:38:18c'est qu'ils ne nous aident pas
00:38:19parce qu'il faut le reconnaître
00:38:20le régime
00:38:21d'application des peines
00:38:23en Belgique
00:38:24est beaucoup plus favorable
00:38:25à quand
00:38:26l'harmonisation
00:38:27de nos
00:38:28de nos
00:38:29réglementations
00:38:31de nos législations
00:38:32à quand
00:38:33une coopération
00:38:36étroite
00:38:37et constructive
00:38:39pourrait-elle se faire
00:38:40entre
00:38:40les deux parquets
00:38:42les parquets
00:38:43qui touchent
00:38:44à notre vie
00:38:45à notre sécurité
00:38:46à notre sûreté
00:38:48à quand
00:38:49cette coopération
00:38:50vous voyez
00:38:51aujourd'hui
00:38:51que ce soit
00:38:52Salah Abdeslam
00:38:53ou tous les autres
00:38:54terroristes
00:38:55de nationalité belge
00:38:57ils préfèrent
00:38:59et ils ont le droit
00:39:00d'opter
00:39:01pour purger
00:39:03leur peine
00:39:04en Belgique
00:39:05et ils ont raison
00:39:06vous savez
00:39:06c'est des vrais
00:39:09connaisseurs de droits
00:39:10ils manipulent
00:39:11le droit
00:39:11tout comme
00:39:12ils manipulent
00:39:15les magistrats
00:39:16tout comme
00:39:17ils manipulent
00:39:18les magistrats
00:39:19moi je me permets
00:39:20en tous les cas
00:39:21de me la poser
00:39:21cette question
00:39:22concernant
00:39:23évidemment pas
00:39:23les magistrats
00:39:24et pas la magistrature
00:39:26dans sa globalité
00:39:26mais concernant
00:39:27les magistrats
00:39:28qui ont pris
00:39:28cette décision
00:39:29moi je me permets
00:39:30de la poser
00:39:31cette question
00:39:31sont-ils du côté
00:39:32des victimes
00:39:33ou sont-ils
00:39:34du côté
00:39:35de cette personne
00:39:38moi j'ai vu
00:39:38aux attentats
00:39:39devant la cour
00:39:40d'assises spécialement
00:39:41composées
00:39:42d'abord
00:39:42ils n'ont pas
00:39:43à être d'un côté
00:39:44ou de l'autre
00:39:45c'est notre état de droit
00:39:46c'est être du côté
00:39:47de la vérité
00:39:49être du côté
00:39:50de la manifestation
00:39:51de la vérité
00:39:51et je peux vous dire
00:39:52qu'ils y étaient
00:39:53et j'étais présente
00:39:54maintenant
00:39:55il y a deux systèmes
00:39:57et votre correspondant
00:39:58l'a très bien expliqué
00:40:00et votre exposé aussi
00:40:02il y a deux régimes
00:40:05d'application des peines
00:40:06distincts
00:40:07alors que nous sommes
00:40:08au sein de l'Europe
00:40:09comment faire
00:40:10pour harmoniser
00:40:11ces systèmes
00:40:12alors justement
00:40:13on va en parler
00:40:14avec Claude
00:40:15dans une seconde
00:40:15regardez juste
00:40:16les réactions
00:40:16parce qu'elles sont
00:40:17nombreuses évidemment
00:40:18ces réactions
00:40:18depuis cette annonce
00:40:19hier
00:40:19Mathieu Valéreau
00:40:20député porte-parole
00:40:21du RN
00:40:21qui parle de bras d'honneur
00:40:22à la justice
00:40:23aux victimes
00:40:23du terrorisme islamiste
00:40:24il faut se pincer
00:40:25pour y croire
00:40:26dit-il
00:40:26comment expliquer
00:40:27aux familles
00:40:28des victimes
00:40:28qu'un homme impliqué
00:40:29dans une telle
00:40:30barbarie islamiste
00:40:30puisse retrouver
00:40:31progressivement
00:40:32une forme de liberté
00:40:32réaction également
00:40:34de votre confrère
00:40:35Samia Maktouf
00:40:35maître Thibaut de Montbréal
00:40:37Mohamed Bakali
00:40:38est un des djihadistes
00:40:40les plus déterminés
00:40:40de la cellule
00:40:41Abaoud
00:40:41ses sorties de prison
00:40:42et sa possible libération
00:40:43sont une gifle
00:40:44aux victimes
00:40:45les mots sont très forts
00:40:46une gifle aux victimes
00:40:47aux enquêteurs
00:40:47à la justice
00:40:48des démocraties
00:40:50Mémona
00:40:51Interman
00:40:52qu'est-ce qu'elle dit
00:40:53finalement aujourd'hui
00:40:54de cette décision ?
00:40:55Alors
00:40:55de ce qu'on a compris
00:40:57de toute façon
00:40:57c'est que
00:40:59pour la justice belge
00:41:02Mohamed Bakali
00:41:03est un prisonnier
00:41:04comme un autre
00:41:05c'est en fait
00:41:05si c'était un homme
00:41:06qui avait assassiné
00:41:07son voisin
00:41:08sur un coup de colère
00:41:09ce qui n'aurait déjà
00:41:10pas été glorieux
00:41:12il aurait été
00:41:14dans la même situation
00:41:15que dans le cas présent
00:41:17où il a
00:41:18quand même
00:41:19on dit logisticien
00:41:20ça paraît un peu anodin
00:41:21c'est lui qui a fourni
00:41:23les plaques
00:41:24les planques
00:41:25c'est lui qui a fourni
00:41:26les planques
00:41:26c'est lui qui a transporté
00:41:28l'un des principaux criminels
00:41:30c'est lui qui a
00:41:31été également mêlé
00:41:33à l'attentat
00:41:34dans le Thalys
00:41:34donc ayant participé
00:41:36à des crimes de masse
00:41:37de cette ampleur
00:41:38il est assimilé
00:41:39par la justice belge
00:41:40par le juge
00:41:41d'application des peines
00:41:43injusticiable
00:41:44à un prisonnier
00:41:44comme un autre
00:41:45là il y a un vrai problème
00:41:46alors l'avocate
00:41:47qui est là
00:41:48maître
00:41:49vous connaissez les dossiers
00:41:50bien mieux que nous
00:41:51dans la totalité
00:41:52il n'empêche
00:41:53que c'est un juge
00:41:54qui a décidé
00:41:55d'attribuer
00:41:56ce qu'on appelle
00:41:57des congés pénitentiaires
00:41:58c'est indécent
00:42:00véritablement
00:42:01c'est ça la décence
00:42:02Claude Moniquet
00:42:03deux propositions de loi
00:42:04ont été déposées en Belgique
00:42:06en réaction à cette décision
00:42:08oui tout à fait
00:42:09je voudrais d'abord
00:42:09faire un tout petit
00:42:10directificatif
00:42:11concernant Salah Abdeslam
00:42:12je ne pense pas
00:42:13qu'il soit concerné
00:42:13parce que Abdeslam
00:42:14n'est pas belge
00:42:15Abdeslam est français
00:42:16il vivait en Belgique
00:42:17mais il avait
00:42:18il a toujours d'ailleurs
00:42:19la nationalité française
00:42:20donc je pense que son cas
00:42:21est un peu à part
00:42:22je ne vois pas
00:42:23à quel titre
00:42:23il pourrait faire valoir
00:42:24la clause de retour
00:42:27sauf pour des raisons familiales
00:42:28mais on peut s'y opposer
00:42:29je pense
00:42:30pour venir effectivement
00:42:31sur cette question
00:42:33il y a en Belgique
00:42:34effectivement
00:42:36une sorte d'aveuglement
00:42:38d'angélisme
00:42:39de la magistrature
00:42:40très clairement
00:42:41de pseudo-humanisme
00:42:43qui fait que d'une part
00:42:44souvent
00:42:44les peines prononcées
00:42:46à l'audience
00:42:46sont plus faibles
00:42:48pour des faits similaires
00:42:49qu'elles ne le sont en France
00:42:50d'ailleurs les lois sont moins dures
00:42:51de manière générale
00:42:52et deuxièmement
00:42:53leur application
00:42:54est encore plus faible
00:42:55qu'elle ne l'est en France
00:42:56donc effectivement
00:42:57c'est ça qui explique
00:42:58Mémonaï Dermann a raison
00:42:59qu'on a considéré
00:43:00qu'Allier est un détenu
00:43:01comme un autre
00:43:02et pour pallier
00:43:03ce genre de choses
00:43:04en fait deux députés
00:43:05Denis Ducarme
00:43:06que nos téléspectateurs
00:43:09connaissent
00:43:09parce qu'ils le voient
00:43:10régulièrement en l'antenne
00:43:12enfin de temps en temps
00:43:12en tout cas
00:43:13et Koudmetsu
00:43:14donc tous les deux
00:43:14de la majorité
00:43:16de la partie
00:43:17de l'aile droite
00:43:18de la majorité gouvernementale
00:43:19vont déposer
00:43:20deux projets de loi
00:43:21le premier
00:43:22vise
00:43:23à permettre
00:43:24au parquet
00:43:25de faire appel
00:43:26des décisions
00:43:27du tribunal
00:43:28de l'application
00:43:28des peines
00:43:29pour tout ce qui concerne
00:43:30les délinquants
00:43:31et les criminels
00:43:32sexuels
00:43:33ou terroristes
00:43:34et deuxième
00:43:35donc pour des faits
00:43:36qui sont évidemment
00:43:37graves
00:43:38par définition
00:43:39et deuxièmement
00:43:41la deuxième proposition
00:43:42de loi
00:43:43empêcherait purement
00:43:44et simplement
00:43:44les détenus terroristes
00:43:46de bénéficier
00:43:47des congés pénicontières
00:43:48ce sont des lois
00:43:49je pense de bon sens
00:43:50alors maintenant
00:43:51c'est une majorité
00:43:53bancale
00:43:54c'est une coalition
00:43:55comme tout le gouvernement
00:43:56dans un pays
00:43:57qui est géré
00:43:57par le scrutin
00:43:59proportionnel
00:44:00donc il faut voir
00:44:01si ça passera
00:44:01ou ça ne passera pas
00:44:02l'étape du parlement
00:44:04mais ce sont
00:44:05en tout cas
00:44:05des progrès
00:44:07constructifs
00:44:07qui sortiront
00:44:08de cette situation
00:44:10tout à fait
00:44:14abracadabrantesque
00:44:14merci beaucoup Claude
00:44:18Samia Maktouf
00:44:19un dernier mot
00:44:21je vous le disais
00:44:21évidemment
00:44:22vous étiez présente
00:44:23lors des procès
00:44:24des attentats
00:44:25du 13 novembre
00:44:26à Paris
00:44:27vous avez défendu
00:44:28des victimes
00:44:30des familles
00:44:30de victimes
00:44:31est-ce que cette décision
00:44:32de la justice belge
00:44:33elle ne laisse pas
00:44:34un sentiment
00:44:34finalement
00:44:35de tout ça
00:44:36pour ça
00:44:36aujourd'hui
00:44:38d'abord
00:44:39pardon
00:44:39il faut rappeler
00:44:40que la justice belge
00:44:41a appliqué
00:44:42la loi belge
00:44:43en cela
00:44:44elle l'a appliqué
00:44:45et je rejoins
00:44:47ce que disait
00:44:47monsieur Claude Moniquet
00:44:49à savoir
00:44:50que
00:44:51aujourd'hui
00:44:52si
00:44:55il évoquait
00:44:56deux propositions
00:44:57de loi
00:44:57si on n'arrive pas
00:44:58à changer la loi
00:44:59pour qu'il puisse y avoir
00:45:00appel
00:45:01de la part du parquet
00:45:02je crois
00:45:03qu'on est tous
00:45:04très très très mal
00:45:05l'Europe c'est à une heure et demie
00:45:06la Belgique
00:45:08c'est à une heure et demie
00:45:08de Paris
00:45:09et c'est ainsi
00:45:10que malheureusement
00:45:10les attentats
00:45:11du 13 novembre
00:45:14se sont déroulés
00:45:15et d'ailleurs
00:45:16permettez-moi
00:45:16de rectifier quelque chose
00:45:17c'est ce qu'évoquait
00:45:18monsieur Claude Moniquet
00:45:20concernant
00:45:20Salah Abdeslam
00:45:21je ne parlais pas
00:45:23de sa nationalité
00:45:25belge
00:45:25mais
00:45:26j'évoquais
00:45:27les argumentaires
00:45:28les argumentaires
00:45:29que le juge
00:45:30d'application de peine
00:45:31a évoqués
00:45:32et parmi
00:45:33ces argumentaires
00:45:34outre le fait
00:45:35qu'il serait
00:45:36bien installé
00:45:37qu'il serait en train
00:45:38de rechercher du travail
00:45:39et qu'il a tourné le dos
00:45:41ce qui est ridicule
00:45:42de le dire
00:45:43sans preuve
00:45:43qu'il aurait tourné le dos
00:45:44à l'idéologie islamiste
00:45:45le juge
00:45:47d'application des peines
00:45:48rajoute un argument
00:45:49que
00:45:50Salah Abdeslam
00:45:51veut
00:45:52ainsi que d'autres
00:45:53en bénéficier
00:45:55c'est
00:45:55la justice
00:45:56restaurative
00:45:57en disant
00:45:58voilà
00:45:59moi je veux rencontrer
00:46:00les victimes
00:46:00pour montrer que
00:46:01je veux coopérer
00:46:03parce que c'est
00:46:04une des conditions
00:46:05une des conditions
00:46:06pour alléger
00:46:07ou en tout cas
00:46:07envisager
00:46:08éventuellement
00:46:13un allègement
00:46:14quoique dans le cas
00:46:15de Salah Abdeslam
00:46:15c'est pas possible
00:46:16mais le rapprochement
00:46:17que j'avais fait
00:46:18avec Salah Abdeslam
00:46:19c'est de dire
00:46:20vous voyez
00:46:20cette justice
00:46:23restaurative
00:46:23c'est pour
00:46:24elle est utilisée
00:46:26par les
00:46:28les
00:46:28les
00:46:30merci beaucoup
00:46:31Samia Maktouf
00:46:32merci à vous
00:46:32d'avoir été avec nous
00:46:33avocat de victime
00:46:34au procès du 13 novembre
00:46:35merci à Claude Monico
00:46:36la pause
00:46:36on va marquer
00:46:38une courte pause
00:46:38et revenir dans un instant
00:46:39sur ce détenu
00:46:40d'une prison de Salon de Provence
00:46:41qui a agressé
00:46:42et blessé
00:46:43un surveillant
00:46:43de cette prison
00:46:44parce qu'il lui avait
00:46:45confisqué
00:46:46sa télévision
00:46:47ça paraît totalement dingue
00:46:48restez avec nous
00:46:49la suite du meilleur de l'info
00:46:49dans un instant
00:46:53le meilleur de l'info
00:46:54sur CNews
00:46:56en direct
00:46:56il est quasiment
00:46:5723h
00:46:58dans un instant
00:46:59on va parler
00:46:59de l'inquiétude
00:47:00autour de la finale
00:47:01de la coupe de France
00:47:02ce soir
00:47:03qui se joue
00:47:03au stade de France
00:47:05et qui oppose
00:47:06Lens
00:47:07à Nice
00:47:08on en parlera
00:47:09dans un instant
00:47:09après le journal
00:47:10à 23h
00:47:11présenté par Adrien Fontenot
00:47:13rebonsoir Adrien
00:47:17rebonsoir Michael
00:47:17bonsoir à tous
00:47:18la réclusion criminelle
00:47:19la perpétuité
00:47:20a été requise
00:47:21contre Guillaume B
00:47:2251 ans
00:47:23cet homme
00:47:23jugé pour viol aggravé
00:47:25acte de torture
00:47:26de barbarie
00:47:26et proxénétisme
00:47:27sur son ex-compagne
00:47:28pendant 7 ans
00:47:29la plaignante
00:47:30ne pouvait jamais dire stop
00:47:31à déclarer dans son réquisitoire
00:47:32Malinka
00:47:33Aimon
00:47:34en taille
00:47:34brûlure
00:47:35étranglement
00:47:36et humiliation sexuelle
00:47:37voilà tous les sévices
00:47:38décrits par Laetitia R
00:47:39aujourd'hui handicapée
00:47:40entre 50 et 80%
00:47:42Samuel Paty procédait
00:47:44à la discrimination
00:47:44des élèves musulmans
00:47:46c'est ce qu'avait déclaré
00:47:46maître Francis Villemin
00:47:48l'avocat du prédicateur
00:47:49Abdelhakim Seffrioui
00:47:50sur la base de cette déclaration
00:47:52le ministre de l'éducation nationale
00:47:54Edouard Geffray
00:47:55a annoncé saisir
00:47:56le bâtonnier
00:47:57de l'ordre des avocats
00:47:58du barreau de Paris
00:47:58pour déterminer
00:47:59si Francis Villemin
00:48:00avait failli
00:48:01à la déontologie
00:48:02en salissant
00:48:02la mémoire de Samuel Paty
00:48:04les aéroports parisiens
00:48:05les aéroports parisiens
00:48:06bientôt en grève
00:48:06un appel a en tout cas
00:48:07été lancé par l'intersyndicale
00:48:09des salariés
00:48:10de l'aéroport
00:48:10Roissy-Charles de Gaulle
00:48:11pour le 18 juin
00:48:12le motif
00:48:13un durcissement
00:48:14de l'examen
00:48:15des habilitations de sécurité
00:48:16par la préfecture de police
00:48:17des habilitations obligatoires
00:48:19pour travailler
00:48:20dans les zones réservées
00:48:21des aéroports
00:48:21la perte
00:48:22ou le refus de ce badge
00:48:23peut conduire
00:48:24au licenciement
00:48:24du salarié concerné
00:48:25ce qui provoque
00:48:26donc la colère
00:48:27des syndicats
00:48:27Gabriel Attal
00:48:29officialise sa candidature
00:48:30à l'élection présidentielle
00:48:31de 2027
00:48:32en déplacement
00:48:32dans l'Aveyron
00:48:33l'ex-premier ministre
00:48:34veut faire de la France
00:48:35je cite
00:48:36le pays de l'avenir
00:48:36et promet
00:48:37une élévation collective
00:48:38déjà en campagne
00:48:40depuis plusieurs semaines
00:48:41Gabriel Attal
00:48:41relance la compétition
00:48:42interne au bloc central
00:48:43avec Edouard Philippe
00:48:45lui-même
00:48:45déjà candidat annoncé
00:48:46et puis 1,55 milliard d'euros
00:48:49d'investissement public supplémentaire
00:48:51c'est la somme
00:48:52débloquée par le développement
00:48:53de la technologie quantique
00:48:55annonce faite
00:48:55par Emmanuel Macron
00:48:56le chef de l'Etat
00:48:57a appelé l'Europe
00:48:58à investir
00:48:58beaucoup plus massivement
00:48:59si elle veut rester souveraine
00:49:00face à l'accélération
00:49:01des Etats-Unis
00:49:02et de la Chine
00:49:03dans ses technologies critiques
00:49:06merci beaucoup
00:49:07Adrien
00:49:08on vous retrouvera
00:49:09tout à l'heure
00:49:09à minuit
00:49:10pour l'édition de la nuit
00:49:11je le disais
00:49:12l'inquiétude autour
00:49:12de la finale
00:49:13de la coupe de France
00:49:14ce soir au stade de France
00:49:16après les violents affrontements
00:49:17d'hier
00:49:17près du canal Saint-Martin
00:49:19à Paris
00:49:20entre des hooligans
00:49:21niçois et parisiens
00:49:23bilan
00:49:236 personnes ont été blessées
00:49:25dans une
00:49:25en urgence absolue
00:49:27et plus d'une soixantaine
00:49:28d'interpellations
00:49:29je ne sais pas si vous vous rendez compte
00:49:30vous voyez les images
00:49:32absolument dingues
00:49:33de ce café
00:49:35dont les vitres ont été fracassées
00:49:36vous entendrez dans un instant
00:49:37le témoignage
00:49:39de personnes qui étaient présentes
00:49:41de clients de ce bar
00:49:43de personnes qui travaillent
00:49:44également dans ce bar
00:49:44et qui ont eu évidemment
00:49:45vous l'imaginez hier
00:49:47très très peur
00:49:47mais d'abord on va retrouver
00:49:48Malo Stenner
00:49:49et Timothée Forgé
00:49:50qui se trouvent
00:49:52dans Paris
00:49:53quelque part dans Paris
00:49:54ce soir
00:49:55mon cher
00:49:56Malo Stenner
00:49:57vous êtes devant
00:49:57le stade de France
00:49:58voilà c'est ce qu'on me dit
00:49:58vous êtes près du stade de France
00:49:59le match est quasiment
00:50:01terminé
00:50:02au score de 3-1
00:50:03pour Lens
00:50:04donc on peut dire
00:50:04que Lens est quasiment
00:50:07vainqueur
00:50:07de cette coupe de France
00:50:08fort heureusement
00:50:09l'ambiance semble
00:50:10plutôt bon enfant
00:50:10ce soir
00:50:11il faut dire
00:50:12qu'un dispositif
00:50:14colossal
00:50:14a été mis en place
00:50:16par le ministère
00:50:17de l'Intérieur
00:50:17et oui Michael
00:50:21vous le disiez
00:50:21avec Timothée Forgé
00:50:22on a passé toute la soirée
00:50:23ici
00:50:23et l'ambiance
00:50:24a été calme
00:50:25c'était
00:50:26vous le disiez aussi
00:50:27pour les supporters
00:50:27l'ençoit
00:50:2850 000 supporters
00:50:29l'ençoit
00:50:29qui ont fait le déplacement
00:50:31au stade de France
00:50:31majoritairement des familles
00:50:33mais pour veiller
00:50:34au bon déroulement
00:50:35de cette soirée
00:50:362200 policiers
00:50:37et gendarmes
00:50:38ont été mobilisés
00:50:39et des drones
00:50:40ont été déployés
00:50:41au dessus
00:50:42du stade de France
00:50:43le ministre
00:50:44de l'Intérieur
00:50:45a fait lui
00:50:46un déplacement
00:50:46avant le match
00:50:47il a circulé
00:50:48aux milliers
00:50:48de supporters
00:50:49où il s'est fait
00:50:50huer
00:50:50avant de saluer
00:50:52les forces de l'ordre
00:50:53l'objectif des autorités
00:50:54ce soir
00:50:54c'était d'éviter
00:50:56que la finale
00:50:57de la coupe de France
00:50:58ne subisse
00:50:59des débordements
00:51:00on peut dire aussi
00:51:01que c'est peut-être
00:51:01une répétition générale
00:51:03à une semaine
00:51:04de la finale
00:51:04de la Ligue des Champions
00:51:05où le PSG
00:51:06est engagé
00:51:07samedi prochain
00:51:08merci beaucoup
00:51:09Malo Stenner
00:51:09merci à Timothée Forger
00:51:11qui vous accompagne
00:51:12on a entendu évidemment
00:51:12les cris
00:51:13les applaudissements
00:51:14derrière
00:51:14qui étaient synonymes
00:51:16de coup de sifflet
00:51:17final
00:51:17bravo donc
00:51:18au Lançois
00:51:20qui remporte
00:51:21cette coupe de France
00:51:22score final
00:51:23donc 3-1
00:51:24l'ambiance
00:51:25semble donc plutôt
00:51:26bon enfant
00:51:26Axel Ronde
00:51:27évidemment
00:51:28le dispositif
00:51:29était très conséquent
00:51:30on va entendre
00:51:31d'ailleurs Laurent Nunez
00:51:32qui s'exprimait
00:51:32ce soir
00:51:34juste avant
00:51:35le début
00:51:35de ce match
00:51:36alors évidemment
00:51:38c'est ce que nous disait
00:51:39à l'instant
00:51:40Malo Stenner
00:51:40il y avait
00:51:41plutôt une bonne ambiance
00:51:42il y avait effectivement
00:51:43beaucoup de familles
00:51:44qui étaient là
00:51:44des personnes
00:51:46qui étaient là
00:51:46avec les enfants
00:51:47et tout
00:51:47mais ça paraît quand même
00:51:48aujourd'hui totalement dingue
00:51:49de se dire
00:51:49qu'on est obligé
00:51:51de mobiliser
00:51:51autant de moyens
00:51:53autant de forces
00:51:54de l'ordre
00:51:54pour un match de football
00:51:56oui tout à fait
00:51:57mais en tous les cas
00:51:58la crainte
00:51:59n'était pas à l'intérieur
00:52:00du stade
00:52:00puisqu'effectivement
00:52:01c'est plutôt familial
00:52:03et bon enfant
00:52:03mais c'est surtout
00:52:04l'après match
00:52:05qu'est-ce qui va se passer
00:52:06avec certains supporters
00:52:08ultra
00:52:09qui vont peut-être
00:52:10vouloir encore
00:52:11en découdre
00:52:12comme on a pu le voir
00:52:13hier soir
00:52:14où plusieurs individus
00:52:16se sont violemment
00:52:17affrontés
00:52:18et il a fallu
00:52:19l'intervention
00:52:20des unités
00:52:22d'intervention
00:52:23de la Brave M
00:52:25pour pouvoir
00:52:26les interpeller
00:52:27je rappelle
00:52:28quand même
00:52:28plus de 65 personnes
00:52:29ont été remis
00:52:31à l'autorité judiciaire
00:52:32donc on voit
00:52:33que la police nationale
00:52:34fait le job
00:52:34fait le travail
00:52:35mais encore une fois
00:52:37c'est malheureux
00:52:39qu'on puisse
00:52:40rien faire
00:52:41dans notre pays
00:52:42que ce soit
00:52:43festif
00:52:44revendicatif
00:52:45il y a toujours
00:52:46des débordements
00:52:48on a l'impression
00:52:49que
00:52:49s'il n'y a pas
00:52:50de policiers
00:52:51c'est le chaos
00:52:52même si c'est
00:52:53quand même des fois
00:52:53le chaos
00:52:54qui arrive
00:52:55imaginez
00:52:56s'il n'y avait pas
00:52:56des fonctionnaires
00:52:56de police
00:52:57dévoués comme on est
00:52:58parce qu'encore une fois
00:52:592200 policiers
00:53:00ça veut dire
00:53:01qu'encore une fois
00:53:02on a fait des rappels
00:53:03massifs
00:53:03de fonctionnaires
00:53:04de police
00:53:04sur leur repos
00:53:06physiologique
00:53:06pour pouvoir
00:53:07assurer la protection
00:53:08de tous ces matchs
00:53:10et surtout
00:53:11de ce qui va arriver
00:53:12la semaine prochaine
00:53:12avec énormément
00:53:14de personnes
00:53:15dans les rues
00:53:16puisqu'il va y avoir
00:53:17des concerts
00:53:18plusieurs concerts
00:53:19le 30 mai
00:53:20qui va
00:53:21mobiliser
00:53:22des policiers
00:53:23et bien évidemment
00:53:24cette finale
00:53:25qui risque
00:53:26qui est classée
00:53:27à haut risque
00:53:27par les renseignements
00:53:29et par le ministre
00:53:30de l'Intérieur
00:53:30Laurent Nunez
00:53:31qui craint
00:53:32des débordements
00:53:34et je rappelle
00:53:35qu'il ne se joue
00:53:36même pas chez nous
00:53:36non
00:53:37absolument pas
00:53:38Laurent Nunez
00:53:38qui était présent
00:53:39ce soir au Stade de France
00:53:40avant le match
00:53:41il est revenu
00:53:41sur les affrontements
00:53:42d'hier soir
00:53:42près du canal Saint-Martin
00:53:44hier soir
00:53:45ce qui s'est passé
00:53:46à partir de
00:53:46un peu après
00:53:4823h30
00:53:48on a eu
00:53:49ce qu'on appelle
00:53:49un fight
00:53:51c'est à dire
00:53:51un affrontement
00:53:52entre groupes ultra
00:53:53en l'occurrence
00:53:54des ultras niçois
00:53:55qui étaient probablement
00:53:56renforcés par
00:53:57des ultras nancéens
00:53:58selon les informations
00:53:59de ma possession
00:54:00qui se sont affrontés
00:54:01avec des ultras parisiens
00:54:03voilà il y a eu
00:54:03un affrontement
00:54:04et les forces de l'ordre
00:54:05sont intervenues
00:54:06rapidement
00:54:06notamment des équipages
00:54:08de la BAC Nuit
00:54:09de la préfecture de police
00:54:10de la direction
00:54:10de l'ordre public
00:54:11et de la circulation
00:54:12et puis des équipages locaux
00:54:14une compagnie d'intervention
00:54:15aussi de la direction
00:54:16de l'ordre public
00:54:17et de la circulation
00:54:17sous l'autorité
00:54:18du préfet de police
00:54:19et qui ont interpellé
00:54:2165 individus
00:54:22qui appartenaient
00:54:22au groupe
00:54:23qui se sont affrontés
00:54:25voilà pour les propos
00:54:26du ministre de l'intérieur
00:54:27tout à l'heure
00:54:28je précise qu'au cours
00:54:29de cette rixe
00:54:29un des blessés graves
00:54:30a été touché
00:54:31par des coups
00:54:31de tessons
00:54:32de bouteilles
00:54:33à la gorge
00:54:33un autre a été poignardé
00:54:34dans le dos
00:54:35les témoins parlent
00:54:36d'une véritable scène
00:54:36de guérilla
00:54:37on est avec
00:54:38Philippe Chelou
00:54:38qui est expert
00:54:39en maintien de l'ordre
00:54:39bonsoir
00:54:40merci d'être en direct
00:54:41avec nous sur
00:54:42CNews
00:54:42ce qui s'est passé
00:54:44encore hier
00:54:45paraît totalement
00:54:46surréaliste
00:54:48oui je crois
00:54:49que comme l'a dit
00:54:50votre précédente intervenant
00:54:51il faut
00:54:52les choses ne sont pas
00:54:53de même nature
00:54:54hier c'était un peu
00:54:55je dirais
00:54:56un combat de rencontre
00:54:57entre supporters
00:54:59donc là c'était
00:55:00extraordinairement difficile
00:55:01à prévoir
00:55:02et c'est un peu
00:55:03en marge du match
00:55:04de foot lui-même
00:55:05qui est quelque chose
00:55:06de maîtrisé
00:55:07et ce qui s'est passé hier
00:55:08c'est comme je tiens
00:55:09à souligner
00:55:1060 interpellations
00:55:11c'est remarquable
00:55:11c'est remarquable
00:55:12pour ce qui s'est passé
00:55:13et c'est difficile
00:55:14à maîtriser
00:55:15tous ces supporters
00:55:16voilà
00:55:16notamment quand il ne ressort pas
00:55:18de club de supporters
00:55:19après on va en parler
00:55:20qu'il n'y a pas de lien
00:55:21avec les clubs
00:55:21et c'est très très difficile
00:55:23et puis après il y a
00:55:23le match lui-même
00:55:24qui lui est maîtrisé
00:55:25bien évidemment
00:55:26bien évidemment
00:55:29les trois quarts
00:55:30étaient cagoulés
00:55:31ils se sont affrontés
00:55:31également à coups de chaise
00:55:32de bar
00:55:33on a pu voir les images
00:55:34écoutez les personnes
00:55:35présentes justement
00:55:36dans ce bar
00:55:36qui a eu ces vides
00:55:37vous l'avez vu
00:55:38fracassées
00:55:39elles étaient interrogées
00:55:39tout à l'heure
00:55:41ils ont essayé
00:55:42de se réfugier
00:55:43dans le restaurant
00:55:43parce qu'il y avait
00:55:44plus d'un camp
00:55:44que de l'autre
00:55:45et du coup
00:55:46ils ont fermé
00:55:46ils ont fermé
00:55:47toutes les vides
00:55:48c'est pour ça que
00:55:48toutes les vides
00:55:49sont cassées
00:55:49parce qu'à la base
00:55:49c'est l'été
00:55:50elles sont ouvertes
00:55:51et en fait
00:55:51ils ont essayé
00:55:52de se protéger
00:55:53et de fermer
00:55:53il n'y a que
00:55:54comme je disais
00:55:54ces deux portes-là
00:55:55qui ne se ferment pas
00:55:55parce qu'elles sont
00:55:57fermées à clé dans le sol
00:55:58et donc
00:55:58la bagarre
00:55:59en fait
00:55:59elle a eu lieu là
00:56:00et ils ont essayé
00:56:01de casser les vitres
00:56:03avec les tables
00:56:03pour rentrer
00:56:04à l'intérieur
00:56:05donc tout le monde
00:56:06a essayé de se cacher
00:56:07comme on a pu
00:56:07sous les tables
00:56:08derrière le bar
00:56:09etc
00:56:09pendant qu'ils étaient
00:56:11en train de saccager
00:56:11le restaurant
00:56:12ils ont jeté
00:56:13les tables
00:56:14contre les vitres
00:56:15comme on a vu
00:56:15c'est un peu de cassé
00:56:16et puis voilà
00:56:19donc on n'a plus de verrerie
00:56:20on n'a plus rien
00:56:22Philippe Cholou
00:56:22on est dans
00:56:23le 19ème arrondissement
00:56:25c'est un quartier
00:56:26festif
00:56:27quartier familial
00:56:27un des Oligans
00:56:28et on le disait
00:56:29en urgence absolue
00:56:30mais il aurait clairement
00:56:30pu se passer un drame
00:56:32aussi avec
00:56:33un client
00:56:33de ce bar
00:56:35un passant
00:56:35peut-être même un enfant
00:56:36ça aurait pu être
00:56:37absolument dramatique
00:56:40bien évidemment
00:56:41alors on est dans
00:56:41ce qu'on appelle
00:56:42l'émergence
00:56:43de la violence globale
00:56:44c'est-à-dire que
00:56:45le football
00:56:45n'est plus qu'un prétexte
00:56:46c'est autre chose
00:56:48qui se passe à côté
00:56:49voilà
00:56:50avec une violence
00:56:51dont la seule solution
00:56:52peut être
00:56:53une judiciarisation
00:56:54en fait
00:56:54c'est le lien
00:56:55la judiciarisation
00:56:56et les peines
00:56:57qui vont intervenir
00:56:58a posteriori
00:56:58voilà
00:56:59et je crois qu'il faut
00:57:00que ces peines
00:57:00soient exemplaires
00:57:01et surtout
00:57:02et qu'une grande publicité
00:57:04leur soit faite
00:57:05parce qu'il n'y a que
00:57:06comme ça
00:57:06que ça peut s'arrêter
00:57:09et effectivement
00:57:09la finale de la Coupe d'Europe
00:57:11la semaine prochaine
00:57:12est à haut risque
00:57:12parce que c'est ce type
00:57:14de délinquance
00:57:14qui vient se greffer
00:57:16sur un prétexte
00:57:17mais le football
00:57:17n'est qu'un prétexte
00:57:18voilà
00:57:19je crois qu'il faut vraiment
00:57:20distinguer le football
00:57:21tout ce qui est
00:57:22ouligalisme
00:57:22l'encadrement des joueurs
00:57:24la maîtrise des événements
00:57:25et ça je crois qu'on sait
00:57:26très bien le faire
00:57:27et puis l'émergence
00:57:28de cette violence
00:57:30globale
00:57:31avec des gens
00:57:31qui se greffent
00:57:33sur un événement
00:57:34ou sur un autre
00:57:34voilà
00:57:36et qui eux
00:57:37viennent vraiment
00:57:38dans le cadre
00:57:39d'une violence
00:57:40vraiment
00:57:41soit de prédation
00:57:42mais surtout
00:57:43une violence
00:57:43simplement
00:57:44je dirais presque
00:57:47ludique pour certains
00:57:48une violence
00:57:50par des gens
00:57:51qui sont en révolte
00:57:52contre certaines choses
00:57:53voilà
00:57:53des gens qui viennent
00:57:53se greffer
00:57:54sur un événement
00:57:55et qui viennent
00:57:56voilà
00:57:58est-ce qu'on peut dire
00:58:00Philippe Chelou
00:58:00que la finale
00:58:02de la semaine prochaine
00:58:03est plus facilement
00:58:05prévisible
00:58:06c'est-à-dire
00:58:06on sait évidemment
00:58:07qu'il y a un risque
00:58:08c'est ce que nous disait
00:58:09Axel Ronde tout à l'heure
00:58:10que cette finale
00:58:11elle est classée
00:58:12à haut risque
00:58:12donc ça veut dire
00:58:13qu'on peut
00:58:15anticiper davantage
00:58:15pour éviter au maximum
00:58:17les débordements
00:58:19en fait
00:58:20il y a
00:58:20oui
00:58:21on sait qu'il peut
00:58:22se passer quelque chose
00:58:23on sait quand
00:58:24et le problème
00:58:24c'est qu'on sait pas où
00:58:26on a une petite idée
00:58:27quand même
00:58:28on sait que ça se passe
00:58:28en général
00:58:29autour des Champs-Elysées
00:58:30près de la porte
00:58:31de Saint-Cloud
00:58:32c'est un peu toujours
00:58:33dans les mêmes quartiers
00:58:34quand même
00:58:34tout à fait
00:58:35au départ
00:58:36c'est un peu dans
00:58:36les mêmes quartiers
00:58:37ces quartiers
00:58:37à mon avis
00:58:38vont être
00:58:38bien évidemment
00:58:39il va y avoir
00:58:40des forces prépositionnées
00:58:41du renseignement
00:58:42un dispositif adapté
00:58:43des réserves d'intervention
00:58:44tout ce que la préfecture
00:58:45de police sait faire
00:58:46voilà
00:58:46ça on s'est fait bien
00:58:47on sait bien le faire
00:58:48ce sera maîtrisé
00:58:50sauf à ce que le phénomène
00:58:51se déplace dans Paris
00:58:53et là ça peut devenir
00:58:54très très difficile
00:58:58Jonathan Sicsou
00:59:00franchement
00:59:00c'est terrible
00:59:01vous vous rendez compte
00:59:02on est en train de parler
00:59:03d'un match de foot
00:59:03on est en train de parler
00:59:04de personnes qui sont là
00:59:05pour célébrer une victoire
00:59:06ce qui s'est passé hier soir
00:59:07c'est dramatique
00:59:08vous vous rendez compte
00:59:09c'est à dire
00:59:09on a des scènes de guerre
00:59:11en plein Paris
00:59:11entre des supporters
00:59:13enfin c'est
00:59:15c'est dramatique
00:59:16on peut solliciter
00:59:17qu'il y ait eu
00:59:18une soixantaine
00:59:19d'interpellations
00:59:19mais moi j'attends
00:59:20de connaître
00:59:21le nombre de comparutions
00:59:22parce qu'on le voit
00:59:23à chaque fois
00:59:24finalement désormais
00:59:25qu'il y a
00:59:26une différence
00:59:28considérable
00:59:29entre
00:59:31les arrestations
00:59:31le soir même
00:59:34des violences diverses
00:59:36et
00:59:36ensuite le nombre
00:59:37de comparutions
00:59:37devant la justice
00:59:39il me semble que
00:59:40lors du dernier match
00:59:41du Paris Saint-Germain
00:59:41je crois qu'il n'y a eu
00:59:42qu'une seule comparution
00:59:43je ne sais pas
00:59:44combien de personnes
00:59:45avait été
00:59:45il y en avait
00:59:47près de 100
00:59:47près de 100
00:59:48et il n'y en a qu'une seule
00:59:49comparution
00:59:49la moitié
00:59:50a été tout de suite
00:59:50quasiment remise
00:59:51en liberté
00:59:52la police fait toujours
00:59:53son travail
00:59:54on le voit
00:59:54à chaque fois
00:59:55malheureusement
00:59:55qu'elle doit intervenir
00:59:57dans ces cas là
00:59:57et à chaque fois
00:59:59on voit
00:59:59ce que j'appelle
01:00:01à titre personnel
01:00:02une défaillance
01:00:03de la justice
01:00:04et le mot
01:00:05est faible
01:00:06me semble-t-il
01:00:07il est marquant
01:00:08de voir que déjà
01:00:08la semaine dernière
01:00:09le ministre de l'Intérieur
01:00:10nous prévenait
01:00:11que la finale
01:00:12de la semaine prochaine
01:00:13sera très compliquée
01:00:14à gérer à Paris
01:00:15pour les diverses raisons
01:00:16que vous avez évoquées
01:00:17les stigmates
01:00:19d'un après-match
01:00:20sont visibles
01:00:22pendant des jours
01:00:22et des jours
01:00:23le dernier saccage de Paris
01:00:24c'était il y a deux semaines
01:00:25on peut encore voir
01:00:26des poubelles brûlées
01:00:28etc.
01:00:28aux abords
01:00:29des Champs-Elysées
01:00:30par exemple
01:00:31et donc
01:00:32on s'apprête déjà
01:00:33à vivre en état de guerre
01:00:34en état de siège
01:00:35dans la capitale
01:00:36dans pile une semaine
01:00:38en raison d'un match
01:00:39qui est donné
01:00:39à Budapest
01:00:40parce qu'ensuite
01:00:42vous l'avez aussi rappelé
01:00:43Mickaël
01:00:43peut-être que
01:00:45comme l'année dernière
01:00:45pour une autre finale
01:00:47le stade
01:00:48non pas de France
01:00:49mais le Parc des Princes
01:00:51pourrait accueillir
01:00:52une sorte de fanzone
01:00:53qui retransmettrait
01:00:54le match en direct
01:00:55il n'y a pas de problème
01:00:57il n'y a aucun
01:00:57désormais incident
01:00:58sécuritaire
01:00:59à l'intérieur
01:00:59des enceintes sportives
01:01:01mais dès que vous sortez
01:01:03au pendeur
01:01:03et puis on a presque envie
01:01:04de dire
01:01:04pourquoi priver les familles
01:01:05les supporters
01:01:06du Paris Saint-Germain
01:01:07et souvenez-vous
01:01:08des images
01:01:08d'hier qu'il y a un an
01:01:09en juin dernier
01:01:09début juin dernier
01:01:10aux abords
01:01:11au sortir
01:01:11du stade
01:01:12du Parc des Princes
01:01:13c'était la guerre
01:01:14à Porte de Saint-Claude
01:01:15Merci beaucoup
01:01:16Philippe Choulou
01:01:16merci d'avoir été avec nous
01:01:17expert en maintien de l'ordre
01:01:19on va terminer
01:01:20avec cette information
01:01:21un détenu d'une prison
01:01:22de Salon de Provence
01:01:23qui a agressé
01:01:26et blessé
01:01:26un surveillant
01:01:27de ce centre pénitentiaire
01:01:28la raison
01:01:29ce dernier
01:01:30venait de lui confisquer
01:01:31sa télévision
01:01:32conformément
01:01:33à une décision
01:01:33de la commission
01:01:34de discipline
01:01:35écoutez
01:01:36le secrétaire local
01:01:37du syndicat
01:01:38force ouvrière
01:01:39de ce centre pénitentiaire
01:01:40de Salon de Provence
01:01:41qui raconte les faits
01:01:42il était interrogé
01:01:43tout à l'heure
01:01:44pour CNews
01:01:45c'est suite à une décision
01:01:47disciplinaire
01:01:48le détenu est redescendu
01:01:49il a pris la décision
01:01:50de jour de confinement
01:01:53donc les jours de confinement
01:01:54il peut y avoir retrait
01:01:56de la télévision
01:01:57et l'officier
01:01:59en charge du bâtiment
01:02:00est allé
01:02:00pour lui retirer
01:02:01la télévision
01:02:02et à ce moment là
01:02:03il a refusé
01:02:04de la donner
01:02:06et comment ça s'appelle
01:02:07il a mis un coup
01:02:09un coup de poing direct
01:02:10sur l'officier
01:02:11voilà
01:02:12sans chercher
01:02:13à comprendre
01:02:14la seule réponse
01:02:15que l'officier a eue
01:02:16à la demande
01:02:17de rendre la télévision
01:02:18ça a été un coup de poing
01:02:19au niveau du usage
01:02:21Axel Ronde
01:02:22l'autorité est-elle
01:02:23remise en cause
01:02:24aujourd'hui dans les prisons
01:02:25parce que c'est ce qu'on est
01:02:26en train de voir là
01:02:26mais on voit clairement
01:02:28on va retirer
01:02:30finalement
01:02:30un plaisir en plus
01:02:32une télévision
01:02:33un détenu
01:02:34et lui
01:02:35il va se battre
01:02:36pour la conserver
01:02:38donc
01:02:38on marche complètement
01:02:39sur la tête
01:02:40ils sont en prison
01:02:42ils sont censés
01:02:42purger une peine
01:02:44alors très bien
01:02:45il devrait y avoir
01:02:46une salle de télévision
01:02:47pourquoi pas en commun
01:02:48mais je vois pas
01:02:49comment ça se fait
01:02:49qu'ils ont des télés
01:02:50dans leur chambre
01:02:51à un moment donné
01:02:52soit c'est un régime carcéral
01:02:54soit c'est une colonie
01:02:55de vacances
01:02:56on le sait très bien
01:02:57que la plupart des prisons
01:02:58françaises
01:02:59ce sont des prisons
01:02:59passoires déjà
01:03:00puisqu'ils peuvent acheter
01:03:01tous les plaisirs
01:03:02qu'ils veulent
01:03:02que ça soit de la drogue
01:03:04que ça soit des téléphones
01:03:05portables
01:03:05que ça soit de l'alcool
01:03:06c'est pour ça que
01:03:07d'ailleurs le ministre de l'Intérieur
01:03:08avec des piscines gonflables
01:03:10c'est pour ça que
01:03:11le ministre de la Justice
01:03:12Gérard Darmanin
01:03:13a mis en place
01:03:14des prisons
01:03:15haute sécurité
01:03:16pour les têtes de réseau
01:03:17pour les membres de la mafia
01:03:18on peut pas mettre tout le monde
01:03:19dans les prisons
01:03:19pour l'instant on peut pas
01:03:21mais on le sait très bien
01:03:22que les autres
01:03:23en tous les cas
01:03:24ils peuvent faire
01:03:25ce qu'ils veulent
01:03:25et bien évidemment
01:03:26il n'y a plus aucun respect
01:03:27on n'en a absolument
01:03:28rien à faire
01:03:29du gardien de prison
01:03:30est-ce que le problème
01:03:32n'est pas le même
01:03:33qu'avec la police
01:03:33en termes de manque d'autorité
01:03:35c'est-à-dire
01:03:35quand on dit
01:03:36qu'il faut que la peur
01:03:36elle change de camp
01:03:37aujourd'hui
01:03:37c'est-à-dire qu'ils n'ont plus peur
01:03:39de la police
01:03:40et ils n'ont plus peur
01:03:41non plus des agents pénitentiaires
01:03:42et surtout que
01:03:43c'est pas la première fois
01:03:44que des agents sont agressés
01:03:45dans cette prison
01:03:46en janvier dernier
01:03:48pas moins de 3 agents pénitentiaires
01:03:50avaient été agressés
01:03:50le 17 janvier
01:03:52le 22
01:03:53et le 23 janvier
01:03:54dans cette prison-là
01:03:56il y a quelque chose
01:03:57qui va pas
01:03:58et bien évidemment
01:03:58et en plus
01:04:00si les gardiens de prison
01:04:01utilisent la coercition
01:04:03donc la force
01:04:03il va falloir qu'ils se justifient
01:04:05et peut-être même
01:04:06vont être poursuivis
01:04:07pour avoir
01:04:08finalement
01:04:09peut-être pas été
01:04:10en légitime défense
01:04:11et ont frappé
01:04:12un prisonnier
01:04:13donc on se retrouve
01:04:14finalement
01:04:15dans un système
01:04:16où la parole
01:04:17du policier
01:04:19ou la parole
01:04:20de l'agent pénitentiaire
01:04:22n'est plus écoutée
01:04:24pourquoi
01:04:24sur le maintien de l'ordre
01:04:25tout à l'heure
01:04:26quand on a fait
01:04:26beaucoup d'interpellations
01:04:27comme on a pu le dire
01:04:29et il y a eu
01:04:30beaucoup de personnes
01:04:31qui ont été remis en liberté
01:04:32parce que la parole du policier
01:04:33n'est plus prise en compte
01:04:35dans les procédures
01:04:35on va demander
01:04:37d'apporter des éléments
01:04:38de preuves
01:04:38sur des dégradations
01:04:40alors même que les policiers
01:04:41sur du maintien de l'ordre
01:04:42c'est extrêmement compliqué
01:04:43si vous voulez
01:04:44de ramener des preuves réelles
01:04:45mais le visu du policier
01:04:47qui voit une personne
01:04:48en train de commettre
01:04:49des exactions
01:04:50devrait suffire
01:04:51finalement
01:04:52comme preuve
01:04:53pour pouvoir envoyer
01:04:54ces personnes
01:04:55en prison
01:04:55tout simplement
01:04:56donc on n'est plus respecté
01:04:59mais si vous voulez
01:04:59on n'a pas confiance
01:05:00aussi en ces agents
01:05:01de la fonction publique
01:05:02en général d'ailleurs
01:05:03alors écoutez
01:05:04ce que disait toujours
01:05:05David Delacour
01:05:06concernant les conditions
01:05:07de travail aujourd'hui
01:05:08dans les prisons
01:05:09la situation
01:05:10des établissements
01:05:12et des agents pénitentiaires
01:05:13est à l'armente
01:05:14aujourd'hui
01:05:14les agents pénitentiaires
01:05:17travaillent
01:05:17dans des conditions
01:05:18très difficiles
01:05:19il y a un manque
01:05:20de personnel énorme
01:05:21sur chaque établissement
01:05:22en particulier
01:05:23à Saint-Laurent-Provence
01:05:24aujourd'hui
01:05:25on a des personnels
01:05:26qui arrivent
01:05:27prendre leur service
01:05:28il y a un taux
01:05:29de découverture
01:05:30de personnel énorme
01:05:31c'est-à-dire que
01:05:32l'agent a une responsabilité
01:05:34de deux étages
01:05:34la sécurité
01:05:37de ce fait est bafouée
01:05:38donc voilà
01:05:39c'est un cocktail
01:05:40explosif en fait
01:05:42je précise que ce matin
01:05:43le personnel
01:05:43de cette prison
01:05:44s'est mis en grève
01:05:45en signe de protestation
01:05:46mais Mona Interman
01:05:47comment est-ce qu'on peut
01:05:48régler les problèmes
01:05:49d'insécurité
01:05:50de délinquance
01:05:51dans notre pays
01:05:52dont on parle régulièrement
01:05:53sur nos plateaux
01:05:54si on ne règle pas
01:05:55d'abord celui des prisons
01:05:56si j'avais la
01:05:58la boule de cristal
01:05:59j'aimerais bien trouver
01:06:00des solutions
01:06:00parce qu'il s'agit là
01:06:01je pense pour nous tous
01:06:03d'un sujet absolument crucial
01:06:04c'est vrai que périodiquement
01:06:06il n'y a pas très longtemps
01:06:07il y avait
01:06:07au moment de l'été
01:06:09surtout des révoltes
01:06:09dans les prisons
01:06:10parce que c'est vrai
01:06:11que la situation
01:06:12est dramatique aussi
01:06:12il y a plusieurs problèmes
01:06:14la situation
01:06:15de l'hébergement
01:06:16de la façon de vivre
01:06:17dans les prisons
01:06:17même s'il ne s'agit pas
01:06:19de colonies de vacances
01:06:19on le sait
01:06:20qu'il y a une surpopulation
01:06:21ensuite
01:06:22la question
01:06:23de l'autorité
01:06:24elle-même
01:06:24elle rejoint
01:06:25toutes les problématiques
01:06:2688 145 détenus
01:06:28pour 63 353 places
01:06:31c'est plus que
01:06:32de la surpopulation
01:06:32c'est énorme
01:06:35il y a eu les années
01:06:36où la France
01:06:37a refusé carrément
01:06:38de construire des prisons
01:06:39pour des raisons
01:06:40à la fois politiques
01:06:41et presque idéologiques
01:06:43et on en est maintenant
01:06:44à gérer une situation
01:06:45qui est devenue ingérable
01:06:46y compris au regard
01:06:47du droit international
01:06:48et du droit européen
01:06:49parce que la France
01:06:50pourrait être mise
01:06:50en accusation
01:06:51pour cela
01:06:52ce que vous avez dit là
01:06:53est quand même très
01:06:54ça fait réfléchir
01:06:55c'est-à-dire que
01:06:55par exemple
01:06:56ces gardiens de prison
01:06:57alors ils sont là
01:06:58souvent sur deux étages
01:06:59par un seul étage
01:07:00et s'ils n'arrivent pas
01:07:01à justifier véritablement
01:07:02qu'ils sont en état
01:07:04de légitime défense
01:07:05alors ils peuvent être
01:07:06contredits
01:07:06ils peuvent être sanctionnés
01:07:08bien sûr
01:07:08poursuivis par la justice
01:07:10tout à fait
01:07:10c'est la même chose
01:07:11que pour les policiers
01:07:12finalement
01:07:12on est bien d'accord
01:07:13c'est-à-dire que
01:07:14finalement
01:07:15et c'est aussi pour ça
01:07:17que le personnel
01:07:18se met régulièrement
01:07:19en grève
01:07:20le personnel des prisons
01:07:22c'est-à-dire qu'à un moment donné
01:07:23où ils ont l'impression
01:07:24de ne plus être soutenus
01:07:25par leur hiérarchie
01:07:25c'est ce qui se passe en fait
01:07:26c'est pour ça que peut-être
01:07:27que certains
01:07:28préfèrent fermer les yeux
01:07:29sur certains comportements
01:07:31ou sur certaines introductions
01:07:32de produits
01:07:34interdits illicites
01:07:34on peut se poser
01:07:35cette question-là
01:07:36peut-être qu'il y a
01:07:37un ras-le-bol généralisé
01:07:38puisqu'ils ne se sentent pas
01:07:39soutenus
01:07:40en tous les cas
01:07:40ils ne peuvent pas faire
01:07:41leur travail
01:07:41comme ils le souhaiteraient
01:07:43et comme finalement
01:07:44la loi
01:07:45les y autorise
01:07:47donc on se retrouve
01:07:48finalement
01:07:48avec un grand foutoir
01:07:50certains ont même été menacés
01:07:52jusqu'à leur propre domicile
01:07:54bien sûr
01:07:55mais en tous les cas
01:07:56si la prison
01:07:56était si horrible
01:07:58que ça
01:07:58il n'y aurait pas
01:07:59un taux de récidive
01:08:00important aussi
01:08:02dans notre pays
01:08:02donc ces personnes
01:08:04qui en sortent de prison
01:08:05malheureusement
01:08:07continuent
01:08:07dans la délinquance
01:08:09et retournent en prison
01:08:10et c'est ce que je dis
01:08:11c'est-à-dire que
01:08:12si on veut régler
01:08:12Jonathan Sicsou
01:08:13les problèmes d'insécurité
01:08:15et de délinquance
01:08:15il faut avant
01:08:17s'occuper de celui
01:08:18des prisons
01:08:18et on ne peut pas dire
01:08:19que rien n'est fait
01:08:20dans notre pays
01:08:20effectivement
01:08:21on parlait de Gérald Darmanin
01:08:22tout à l'heure
01:08:22on parlait notamment
01:08:23de la création
01:08:24de ces prisons
01:08:24de haute sécurité
01:08:25donc il y a des choses
01:08:26qui se font
01:08:27il y a des mesures
01:08:29qui sont prises
01:08:29malheureusement
01:08:30ça ne suffit pas
01:08:31déjà ce sont des mesures
01:08:32tellement conséquentes
01:08:33qui doivent être prises
01:08:34quand elles sont prises
01:08:35ça coûte beaucoup d'argent
01:08:36et ça prend beaucoup de temps
01:08:37à être mis en place
01:08:39ensuite
01:08:40il y a de toute façon
01:08:41une sorte de plafond de verre
01:08:42idéologique
01:08:43on a un problème
01:08:43vis-à-vis
01:08:44d'une prison
01:08:45en soi
01:08:46en France
01:08:46le parc carcéral
01:08:49est dans un état
01:08:50lamentable
01:08:51il y a un sous-effectif
01:08:53de la part de surveillants
01:08:54et il y a une surpopulation
01:08:56carcérale
01:08:56vous avez une défaillance
01:08:58absolue de ce système
01:09:00et c'est dramatique
01:09:01pour tout le monde
01:09:01parce qu'un surveillant de prison
01:09:02il faut y penser
01:09:03il est enfermé lui aussi
01:09:04avec les détails
01:09:05il est très mal payé
01:09:06de même que les policiers aussi
01:09:07c'est une réalité
01:09:08qu'il ne faut pas éluder
01:09:09merci Jonathan Sixou
01:09:10merci Mémona Interman
01:09:11Axel Ronde
01:09:12à tous les trois
01:09:13d'avoir décrypté
01:09:13le meilleur de l'info
01:09:14avec moi
01:09:14cnews.fr
01:09:15pour voir et revoir
01:09:16bien sûr toutes vos émissions
01:09:17ce qui est avec la grande interview
01:09:18de Manon Aubry ce matin
01:09:20sur CNews et Europe
01:09:21elle répondait aux questions
01:09:22de Romain Desarbres
01:09:23juste après ce sera
01:09:24l'édition de la nuit
01:09:24avec Adrien Fontenot
01:09:25et moi je vous dis
01:09:27à lundi
01:09:28très belle nuit à vous
01:09:29sur CNews
01:09:29et bon week-end de Pentecôte
01:09:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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