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  • il y a 14 heures
Avec Eric Zemmour, président de Reconquête et auteur de "Le suicide français" (Fayard)

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-01##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Sécurité, immigration, sondage, politique, évidemment, c'est l'heure du grand rendez-vous politique ce matin sur Sud Radio.
00:14Jean-François Aquili, vous recevez Éric Zemmour, président de Reconquête.
00:18Bonjour M. Zemmour et bonjour Jean-François.
00:20Bonjour Éric Zemmour, vous publiez chez FIRE Pluriel une nouvelle édition de votre suicide français,
00:28c'était le best-seller de 2014, vous nous direz s'il est là ce nouveau pavé pour lancer votre
00:35campagne 2027.
00:36Mais tout d'abord les violences survenues en marge de la victoire du PSG samedi soir, vous êtes fan de
00:41foot, comment est-ce que vous les avez vécu ?
00:43D'abord j'ai vécu le match comme tous les amoureux du foot, c'est-à-dire entre souffrance et
00:51soulagement.
00:52C'est-à-dire que vous aviez compris, tous ceux qui connaissent un petit peu le foot ont compris que
00:56Arsenal n'était pas venu pour jouer,
00:58mais pour empêcher le PSG de jouer.
01:00Ils ont ressuscité d'ailleurs par une organisation absolument admirable, le catenaccio du bon vieux Eleno Herrera dans les années
01:0860.
01:10Mais malgré tout le PSG a gagné, donc on était quand même contents.
01:14En plus c'était une équipe vraiment qui méritait.
01:17Je veux aussi, il y a un seul hommage à rendre, je veux le faire et rendre hommage à Luis
01:23Enrique,
01:23qui est l'entraîneur, qui est un type absolument exceptionnel, qui a transfiguré cette équipe en lui insufflant, vous savez,
01:30l'esprit du football total de Johan Cruyff et de Barcelone.
01:34Mais on n'est pas là pour parler de foot.
01:35Oui à la victoire, oui à la fête.
01:36Mais on n'est pas là pour parler de foot, je pense.
01:42Pourquoi je vous parle de foot en une minute ?
01:44C'est pour vous dire que ce qui s'est passé après n'a rien à voir avec le foot.
01:48Il faut arrêter de dire que c'est le foot, il faut de ressusciter les vieux souvenirs des hooligans.
01:54Il y a 30 ans, 40 ans, le SL c'est en 86, 85.
02:00Qui est dans la rue, Eric Zemmour ?
02:02C'est très simple, comme à chaque fois.
02:05C'est-à-dire, vous savez, l'année dernière, déjà, pour la victoire du Paris Saint-Germain, c'était la
02:09même chose.
02:11Il faut dire les choses crûment, il faut arrêter de dire des circonvolutions.
02:16C'est une jeunesse arabo-musulmane venue des banlieues,
02:20et qui déferle sur Paris et sur d'autres villes de France d'ailleurs,
02:25pour prendre possession de la ville par la violence,
02:29piller et conquérir la ville symboliquement.
02:31Je pense que la violence n'est jamais gratuite, elle n'est pas seulement liée au pillage.
02:36Elle est aussi une symbolique qui est la conquête de Paris et la conquête de la France.
02:43La situation a été globalement sous contrôle, a déclaré la ministre de l'Intérieur.
02:47Laurent Nunez, commentaire ?
02:48Écoutez, je pense qu'il a un humour noir.
02:53Laurent Nunez, d'ailleurs, je ne vais pas l'accabler,
02:55il fait exactement la même chose que ses prédécesseurs.
02:57L'année dernière, j'ai reposté une vidéo que j'avais enregistrée l'an dernier,
03:01le lendemain du match de la belle victoire de l'année dernière du PSG,
03:05où il y avait eu les mêmes violences et les mêmes pillages et les mêmes agressions.
03:10Et si vous voulez, c'était M. Rotaillot qui était ministre de l'Intérieur.
03:14Donc c'est exactement la même chose.
03:15En fait, ces gens, sous couvert de maintien de l'ordre, font du maintien de la horde.
03:21C'est-à-dire qu'ils laissent, ils encadrent une horde de pillards.
03:27Et je ne vois pas vraiment...
03:30Si vous voulez, même le maintien de l'ordre est dépassé.
03:33Parce qu'en fait, c'est une sorte de guérilla.
03:35Il faut mater l'ennemi intérieur.
03:37C'est ça la vérité.
03:40Donc il faut une brigade spéciale peut-être.
03:43Ou peut-être pas d'ailleurs.
03:44Peut-être que les CRS suffisent, mais il faut leur donner des bons ordres.
03:47Et surtout, il faut qu'après, les sanctions tombent.
03:51Parce que, si vous voulez, il faut bien comprendre.
03:54Et le contexte de tout ça, ce n'est pas la première fois que cela se passe.
03:59On savait que ça allait arriver.
04:01C'est régulier, c'est récurrent.
04:03Toutes les fêtes désormais de la fête de la musique au Nouvel An,
04:06au 14 juillet, au grand match du Paris Saint-Germain,
04:08sont l'occasion de ces déferlements, de ces hordes.
04:14Deuxièmement, vous avez vu, il y a quelques jours,
04:17on devrait rapprocher tous ces événements.
04:20La déferlante d'une même type de horde, avec les mêmes,
04:24sur la plage de La Baule, sur la plage de Deauville,
04:26pour crier mort aux Juifs, pour crier mort aux Français, etc.
04:30Non mais je veux dire, tout ça est un contexte.
04:32La violence est utilisée pour une marque de conquête.
04:36Il y a aussi des jeunes issus de l'immigration,
04:38on va le dire comme ça, qui vont voir le match,
04:39ou qui font la fête et qui ne cassent rien.
04:43Est-ce que l'explication est un peu courte ?
04:46Vous avez dit que les hordes arabo-musulmanes, d'accord,
04:49mais vous avez des jeunes issus de l'immigration,
04:50et tout se passe très bien.
04:51On peut le dire.
04:53C'est évident qu'il y a des jeunes
04:56de l'immigration arabo-musulmane
04:58qui vont voir le match sans casser.
04:59Ça existe.
05:02Maintenant, ceux qu'on voit cassés
05:04sont aussi leurs cousins, leurs frères, etc.
05:07Et que je sache, il n'y a pas de grande manifestation
05:10comme il y eut, vous savez,
05:11du temps du Parti communiste et du terrorisme d'extrême-gauche
05:14pour dire « not in my name »,
05:16pas en mon nom.
05:17Il y a une vidéo qui vous montre
05:19quittant votre domicile vraisemblablement
05:21et pourchassé, poursuivi.
05:23Qu'est-ce que s'est-il passé ?
05:24Écoutez, moi, vous savez,
05:26j'ai voulu aller dîner après le match avec un ami.
05:29Je croyais que nous étions encore à Paris et en France
05:32et qu'on pouvait aller dîner librement
05:34quand on voulait.
05:36Apparemment, moi, je ne le peux plus vraiment.
05:37Mais bon, mon service de sécurité m'a très bien protégé
05:40et tout s'est bien passé.
05:42Il ne m'est rien arrivé.
05:43Emmanuel Macron a dit devant les joueurs du Paris Saint-Germain
05:46« Ça, ce n'est pas le foot, ce n'est pas le sport,
05:48ce n'est pas ce qu'on aime.
05:49On ne veut plus voir ça.
05:49Fini.
05:50On en a ras-le-bol »,
05:52dit le chef de l'État.
05:53Qu'en pensez-vous ?
05:54Lui qui présente Chousse France
05:56avec la France attractive aujourd'hui,
05:58à coup de milliards.
05:59Écoutez, c'est deux sujets différents.
06:02D'abord, sur sa réflexion,
06:05écoutez, je ne sais pas,
06:06il va peut-être se présenter à l'élection présidentielle
06:08pour changer ça, non ?
06:10Je ne sais pas,
06:11il est président depuis 9 ans,
06:12il faut arrêter de plaisanter.
06:14Si vous voulez,
06:16c'est assez simple,
06:17tant que vous aurez
06:20500 000 immigrés
06:22pour la plupart venus
06:23de ces contrées arabo-musulmanes
06:25qui rentreront légalement,
06:27je ne parle même pas des illégaux,
06:29vous aurez une accumulation
06:30de ces gens
06:31qui viennent piller,
06:33casser,
06:33ou eux,
06:34ou leurs enfants,
06:35ou leurs petits-enfants,
06:36etc.
06:36Ça, c'est la première chose.
06:37Donc, si vous voulez,
06:38il faut être sérieux.
06:39Il faut donner des...
06:41Qu'est-ce qu'il faut faire ?
06:42Parce que c'est quand même ça le sujet.
06:43C'est ce qu'on me demande à chaque fois.
06:45Vous savez,
06:45on en parlera pour le livre.
06:47Il y a quelque chose de très frappant.
06:48Quand j'ai sorti ce livre
06:49il y a maintenant 12 ans,
06:50on me disait, ah non, c'est...
06:51Vous racontez n'importe quoi,
06:53vous êtes excessif.
06:53Vous dites que les sujets
06:54que vous êtes traités dans ce livre
06:55se retrouvent aujourd'hui
06:56au cœur de l'actualité.
06:57Aujourd'hui, on me dit,
06:58ah oui, vous aviez raison.
06:59Mais c'est foutu.
07:00Donc, il y a 12 ans,
07:01je combattais le déni.
07:03Aujourd'hui,
07:03je veux combattre le fatalisme.
07:05Donc, je vais vous dire
07:05ce qu'il faut faire d'après moi.
07:07D'abord,
07:08sanctionner vraiment ces jeunes.
07:09Vous vous souvenez,
07:11on exhibe
07:12un nombre d'inculpations,
07:13un nombre d'arrestations,
07:15etc.
07:16L'année dernière,
07:16on a fait la même chose.
07:17M. Retailleau faisait la même chose.
07:19Mais c'est du cinéma.
07:20Parce que ces gens-là
07:20ne sont à peine condamnés
07:22et au mieux,
07:23à des travaux d'intérêt général.
07:24C'est la case justice
07:25qui compte pour vous.
07:26Oui, bien sûr.
07:26Mais vous savez,
07:27on sait que les policiers
07:29disent depuis longtemps
07:30que le problème de la police,
07:31c'est la justice.
07:31On le sait depuis 20 ans
07:32que ça dure.
07:33Donc, il faut évidemment
07:35rétablir les peines planchées,
07:37construire des prisons,
07:38tout ça est la base.
07:40Et sanctionner.
07:41Mais il faut aller
07:41beaucoup plus loin.
07:42Un, il faut expulser ces gens-là
07:46quand ils ont des HLM,
07:47quand ils sont mineurs,
07:48expulser leurs parents,
07:49supprimer les allocations sociales.
07:51Puis, puis,
07:53surtout, surtout,
07:54l'objectif,
07:55c'est la remigration.
07:57C'est-à-dire le renvoi de ces gens.
07:59Il faut, un,
08:00je sais ce que vous allez me dire,
08:02ils sont français,
08:03il faut, un,
08:04prévoir l'extension
08:05du domaine de la déchéance
08:07de nationalité
08:07pour trafic de drogue,
08:09viol, etc.,
08:10crime.
08:11Et, deuxièmement,
08:12et, deuxièmement,
08:14les renvoyer chez eux.
08:16Je rappelle que tous ces jeunes
08:19sont doubles nationaux
08:21parce qu'on ne perd jamais
08:22la nationalité de leurs parents
08:24ou de leurs grands-parents,
08:24qu'elles soient algériennes,
08:25tunisiennes ou marocaines.
08:26Donc, il y a une sortie.
08:28Vous réclamez, Éric Zemmour,
08:29un choc d'autorité.
08:31Je reviens au suicide français.
08:32Tout ce qu'il contient,
08:33vous aviez évoqué tout cela
08:35il y a 12 ans déjà.
08:36Et nous retrouvons
08:37les mêmes sujets sur la table.
08:38C'est ce que demandent également
08:41les candidats du Rassemblement national,
08:43que ce soit Marine Le Pen
08:44ou Jordan Bardella aujourd'hui,
08:45et qui caracolent en tête
08:47des sondages d'intention de vote.
08:49Alors, écoutez,
08:49moi j'ai écouté,
08:50comme toujours...
08:51Vous avez servi de laboratoire idéologique
08:53au Rassemblement national ?
08:55Écoutez, dans ce cas-là,
08:58déjà, ça sera noble.
09:00J'ai surtout servi
09:01de laboratoire idéologique
09:02aux Français.
09:03Moi, je ne suis pas un affidé
09:07ni un vassal
09:08du Rassemblement national.
09:09Mais j'ai écouté ce qu'ils ont dit.
09:10Eux, ils parlent
09:11de maintien de l'ordre.
09:13C'est le minimum.
09:14J'ai écouté Jordan Bardella,
09:16j'ai écouté Marine Le Pen.
09:17Je ne les entends pas
09:19parler de remigration.
09:20Et pour cause,
09:21puisque quand j'ai parlé de cela
09:23pendant la campagne présidentielle,
09:25Mme Le Pen a dit
09:26que ce n'était pas républicain.
09:27Vous les trouvez tièdes, alors ?
09:28Je ne les trouve rien du tout.
09:30Ils sont le Rassemblement national
09:31de Marine Le Pen.
09:32C'est-à-dire un parti patriote
09:35mais socialiste,
09:36un parti étatiste,
09:38un parti qui pense
09:40que l'islam est compatible
09:41avec la République,
09:42un parti qui pense
09:43que l'islam n'est pas l'islamisme.
09:45Nous avons des différences de fond.
09:47Un parti qui refuse de voter
09:48pour que les gens
09:49qui ont le RSA travaillent.
09:51Un parti qui vote
09:5234 milliards d'impôts
09:54lors de la dernière loi de finances.
09:55Vous voyez ?
09:56Le Rassemblement national
09:57est reconquête.
09:58C'est deux partis différents.
09:58Sinon, il n'y en aurait qu'un seul.
10:00Maintenant, moi,
10:01ce que je dis,
10:01vous avez raison,
10:02il caracole dans les sondages.
10:04D'abord,
10:05j'ai connu,
10:06je fus comme vous,
10:07journaliste politique,
10:08et j'ai connu
10:09beaucoup de candidats
10:10qui caracolaient
10:11un an avant
10:12et qui finalement
10:13n'ont même pas été
10:13au second tour.
10:15Deuxièmement,
10:16je dis simplement
10:17aux électeurs
10:18de droite
10:19de bien regarder
10:21les candidats,
10:22d'abord,
10:23leur caractère,
10:24ce qu'ils ont fait,
10:24ce qu'ils n'ont pas fait
10:26et ce qu'ils pourront faire.
10:29Vous savez,
10:31il y a une phrase
10:32d'Auguste Comte
10:32que j'aime beaucoup
10:33qui disait
10:33« Il faut savoir
10:35pour prévoir
10:36afin de pouvoir ».
10:37Je pense que c'est lié,
10:39tout ça.
10:39Donc, vous repartez
10:40en campagne,
10:40Eric Zemmour,
10:41clairement,
10:41pour 2027,
10:42avec le thème
10:43de la remigration,
10:44notamment.
10:44Vous repartez en campagne.
10:46Et aussi,
10:48le thème qui est porté
10:50par Sarah Knafow
10:51de façon tout à fait remarquable,
10:52qui est
10:53la baisse massive
10:55des dépenses budgétaires,
10:56des dépenses de l'État,
10:57la baisse des impôts,
10:58etc.
10:59Je ne vais pas vous reposer
11:00la question
11:00« Est-ce qu'elle serait
11:02une meilleure candidate que vous ? »
11:03Je vois à peu près
11:03la réponse que vous allez donner,
11:05quoique...
11:05Je ne sais pas,
11:07je réponds aux questions
11:08que vous me posez,
11:08je réponds aux questions
11:09que vous ne me posez pas.
11:10Chaque fois,
11:10on vous pose la même question,
11:11on vous pose la même chose,
11:11mais je vais vous poser
11:12une autre question
11:12pour poser Sarah Knafow,
11:14qui est votre compagne dans la vie.
11:15Est-ce qu'on peut penser
11:16qu'il puisse y avoir,
11:18là,
11:18pour la campagne qui arrive,
11:19un ticket Eric Zemmour
11:21et Sarah Knafow,
11:22ça existait en Argentine ?
11:24Les institutions
11:25de la Vème République
11:27ne prévoient pas cela,
11:28contrairement aux Etats-Unis.
11:29Un ticket politique.
11:30Mais évidemment,
11:31je veux en parler de tickets,
11:32non, mais le ticket,
11:33c'est ça, aux Etats-Unis.
11:35Mais évidemment
11:36qu'elle sera
11:37aux premières loges
11:38de ma campagne
11:39et qu'elle aura un rôle éminent.
11:40Ça me paraît évident,
11:42vu ses qualités,
11:44vu que...
11:45et son talent.
11:46Tout ça est assez évident.
11:48Donc, vous êtes candidat
11:49pour 2027,
11:50c'est officiel.
11:50Vous savez,
11:51je vais vous dire,
11:51j'ai déjà répondu
11:52à cette question,
11:53je pense qu'une annonce
11:54de candidature,
11:55c'est quelque chose
11:56de sérieux,
11:57qui doit être soigné.
11:58J'ai vu encore récemment,
11:59et on en a vu jadis,
12:01beaucoup d'annonces
12:02de candidature ratées.
12:04Moi, si j'étais candidat,
12:05j'essayerais de réussir
12:07mon annonce.
12:07Alors, une dernière question,
12:08puis les auditeurs
12:09auront la parole avec vous,
12:10c'est important,
12:11Éric Zemmour.
12:12Si vous avez gagné
12:13la bataille des idées,
12:14c'est ce que vous dites,
12:14au fond,
12:15dans le suicide français,
12:16dans cette version augmentée,
12:17pourquoi est-ce que vous avez
12:18perdu la bataille électorale ?
12:21Parce que vous êtes crédité
12:22de peu de points,
12:23même si vous avez dépassé
12:24les 5%,
12:25vous avez fait un joli score
12:26la dernière fois.
12:27mais reconnaissez que
12:28Jordan Bardella
12:29est caracole loin en tête
12:30et vous,
12:30vous êtes pour l'instant
12:33très minoritaire
12:33dans cette histoire.
12:35Les idées s'est gagnées,
12:36les élections s'est perdues.
12:38Si vous voulez,
12:38on ne va pas refaire
12:40l'histoire
12:41de la campagne présidentielle
12:43de 2022
12:43que j'ai beaucoup faite
12:45et j'avais écrit un livre
12:45à ce propos,
12:46donc on ne va pas la refaire
12:48et on sait bien
12:49que ça s'est joué un peu
12:50et que l'Ukraine a faussé
12:52cette campagne présidentielle.
12:53Mais depuis lors,
12:54vous avez raison,
12:55je pense qu'il n'y a...
12:56C'est ce que je vous ai dit,
12:59les sondages
13:00un an avant
13:01la campagne présidentielle
13:02ne veulent rien dire.
13:03C'est des votes d'attente,
13:05c'est des votes...
13:06On ne sait pas encore
13:07qui sont vraiment les candidats,
13:08on ne sait pas comment
13:09s'engage la campagne.
13:12Donc, écoutez,
13:13moi je crois que
13:14si vous me dites
13:15que j'ai gagné
13:15la bataille des idées,
13:17ça veut dire
13:17que je vais gagner
13:18finalement la bataille électorale.
13:20Parce qu'on n'a jamais vu
13:21dans l'histoire de France
13:22et dans l'histoire politique
13:23quelqu'un qui gagne
13:24la bataille des idées
13:25et qui ne gagne pas
13:26la bataille électorale.
13:27Alors justement,
13:29si Éric Zemmour
13:30a gagné la bataille des idées,
13:31eh bien on vous pose
13:32la question à vous
13:330826 300 300,
13:35vous restez avec nous.
13:36Éric Zemmour
13:36dans ce studio de Sud Radio,
13:38on ouvre une nouvelle page
13:39avec vous tout à l'heure.
13:41Vous nous appelez,
13:42chers auditeurs,
13:43il faut supprimer
13:43les allocations,
13:45il faut inciter
13:46à la remigration,
13:47je suis pour la déchéance
13:48de la nationalité.
13:49Voilà quelques-uns
13:50des thèmes
13:50que vous venez d'aborder,
13:52M. Zemmour.
13:53Je vous poserai également
13:54cette question,
13:55l'islam,
13:56c'est l'islamisme ou pas ?
13:57Vous dites qu'il y a
13:57une différence
13:58avec le Rassemblement National.
13:59Apparemment,
14:00vous tenez à marquer
14:02cette différence.
14:03On se retrouve dans un instant
14:04avec Jean-François Aquili,
14:05bien entendu.
14:06A tout de suite.
14:08Le Grand Matin Sud Radio,
14:107h10,
14:11Jacques Cardoze.
14:12Éric Zemmour est resté
14:13dans le studio de Sud Radio.
14:15a-t-il gagné
14:16la bataille culturelle,
14:18la bataille des idées ?
14:19Nous disait Jean-François Aquili
14:20il y a un instant.
14:21Vous nous appelez 0826 300 300.
14:24Quelques-unes des idées
14:25d'Éric Zemmour
14:26qui peuvent éventuellement
14:27vous faire réagir.
14:28Il veut supprimer
14:29les allocations familiales,
14:30inciter à la remigration
14:31et augmenter la déchéance
14:34de la nationalité
14:35ou en tous les cas
14:36l'appliquer de façon plus large.
14:37Alors n'hésitez pas
14:38à nous appeler.
14:39Mais pendant la pause,
14:40on a appris
14:41une information politique importante
14:44avec le décès,
14:45la disparition
14:45d'André Santini.
14:46Il avait 85 ans,
14:48Jean-François.
14:48Vous qui connaissez
14:49la vie politique
14:52très très bien,
14:53André Santini,
14:53il était notamment
14:55maire d'ici
14:55des Moulinons.
14:56Oui, c'est une personnalité
14:57étonnante
14:58de la vie politique française
14:59de ceux qu'on ne voit plus aujourd'hui.
15:01On n'en fait plus des comme ça.
15:02Éric Zemmour à Kiesp,
15:03c'est l'ancien journaliste politique
15:04aussi qui s'exprime.
15:05Et vous l'avez bien connu,
15:06Éric Zemmour.
15:06Il avait toujours un mot aussi,
15:08beaucoup d'humour.
15:09Très truculent.
15:10Un homme aussi
15:12qui menait sa ville
15:13d'une main de fer,
15:14il faut le dire.
15:15Il a littéralement
15:17transformé
15:17ici les Moulinons.
15:18Il en a fait
15:18une ville qui est sûre,
15:21agréable à vivre,
15:22une ville extrêmement dynamique.
15:24Et surtout,
15:24il a attiré
15:25tous les investissements
15:28des grandes chaînes de télé,
15:29des médias,
15:30de la publicité,
15:31etc.
15:32Sa dernière candidature
15:33a été rapidement controversée.
15:35Il était apparu
15:35très amégré,
15:36très affaibli.
15:37Je l'avais rencontré
15:38récemment.
15:38Il était très malade.
15:39Très malade.
15:40Et il savait
15:41qu'au fond,
15:42ça n'allait pas durer
15:43si longtemps.
15:43Il restait philosophe
15:44malgré tout,
15:45André Santini.
15:46Et en tous les cas,
15:47il avait rendu
15:48cette ville aussi
15:49qui n'a jamais été
15:50dangereuse,
15:51mais elle est très sûre
15:52ici les Moulinons
15:53puisqu'on parle beaucoup
15:54de sécurité ce matin.
15:56On dit souvent
15:57qu'effectivement
15:58ici les Moulinons
15:59est une ville
15:59où il fait bon vivre.
16:01Alors,
16:01une question parmi
16:02ce que vous disiez
16:02tout à l'heure,
16:03Éric Zemmour,
16:04qui m'a frappé.
16:05Vous dites,
16:05il y a une grande différence
16:06avec le Rassemblement National
16:08qui lui pense
16:09que l'islam,
16:10ce n'est pas l'islamisme.
16:11Vous,
16:11vous pensez que l'islam,
16:12c'est l'islamisme ?
16:13Oui.
16:14Si vous voulez,
16:15nous avons un désaccord de fond,
16:16mais on en a discuté malheureusement.
16:18C'est évident de dire ça
16:18parce que pour les musulmans,
16:20il y a des musulmans
16:20qui font la différence
16:21eux-mêmes
16:22entre l'islam et l'islamisme.
16:24Des musulmans
16:25qui connaissent leur religion
16:26ne font pas la différence.
16:28Ils le savent très bien.
16:28D'ailleurs,
16:29étymologiquement,
16:29vous savez,
16:30le mot islamisme
16:31a été inventé
16:32au 18e siècle
16:34uniquement
16:34pour faire contrepoids
16:36à christianisme,
16:37judaïsme,
16:38vous voyez,
16:38pour une espèce
16:39de cohérence.
16:40Mais,
16:40vous voyez,
16:41tous les auteurs
16:41du 19e siècle,
16:42ils utilisent
16:43les deux mots
16:43indifféremment.
16:44Ce n'est que depuis
16:45la révolution iranienne
16:47en 79
16:47qu'on a fait
16:48ce faux distinguo.
16:49Pourquoi ?
16:50Pour que je dis
16:50que c'est la même chose,
16:50c'est tout simple.
16:52L'islamisme,
16:53terrorisme.
16:54D'accord.
16:55Vous comprenez ?
16:56En revanche,
16:57le djihad,
16:58puisque c'est ça,
16:58c'est le djihad,
16:59c'est la guerre sainte.
17:00Le djihad
17:01est dans le Coran.
17:03C'est un des préceptes
17:05de Mahomet.
17:07Vous savez,
17:08le problème
17:09des gens
17:10du Rassemblement National,
17:11mais pas seulement,
17:12c'est que,
17:13selon le très beau mot
17:14de Rémi Braque,
17:15le philosophe Rémi Braque,
17:16il croit que l'islam
17:17est un christianisme
17:18des arabes.
17:19Il projette
17:20ce qu'ils savent
17:21du christianisme,
17:21c'est-à-dire,
17:22vous savez,
17:22j'ai écrit un livre récemment
17:23la messe n'est pas dite
17:24pour expliquer,
17:25justement,
17:26à quel point
17:27le christianisme
17:27avait façonné
17:28nos pensées
17:29et façonné
17:30notre conception
17:31de l'individu,
17:32de l'individu libre.
17:33Il pense que l'islam,
17:34c'est la même chose.
17:35Non.
17:36Le christianisme
17:37repose sur la foi.
17:38L'islam repose
17:39sur un texte juridique,
17:41la charia,
17:42qui impose
17:46des règles
17:47très strictes.
17:48Par exemple,
17:49le voile,
17:49la façon de manger,
17:50la façon de boire
17:51ou de ne pas boire,
17:53même de traiter sa femme
17:55de façon assez brutale,
17:57etc.
17:58Mais au sein de la communauté musulmane,
17:59vous allez trouver des gens
18:00qui vont prendre des distances aussi
18:01avec ces règles-là.
18:02Bien sûr.
18:02Et donc,
18:02dans ce cas-là,
18:03vous ne faites plus la différence
18:04entre l'islam et l'islamisme.
18:04Vous savez,
18:05je dis ça depuis le début,
18:06je dis,
18:06il n'y a pas de différence
18:07entre l'islam et l'islamisme
18:08parce que ça,
18:09c'est une question de conceptuel.
18:11En revanche,
18:12j'appelle les musulmans
18:13à se détacher
18:15de la charia.
18:16C'est tout l'enjeu.
18:17Et vous avez raison,
18:18il y en a qui le font,
18:19en particulier d'ailleurs,
18:19mes amis kabiles
18:20qui ont une conception
18:22un peu distanciée
18:24de la religion.
18:26En revanche,
18:26vous avez vu
18:27les derniers sondages
18:28il y a quelques mois
18:29qui prouvent que
18:30la jeunesse arabo-musulmane,
18:32elle,
18:33considère que la charia
18:34est leur règle de vie
18:35et qu'elle compte bien
18:36l'imposer
18:38à la France.
18:39C'est ça l'enjeu.
18:40Et ce n'est pas plus compliqué que ça.
18:42Donc,
18:42c'est pour ça qu'il faut
18:43exiger des musulmans
18:44qu'ils évidemment,
18:47si vous voulez,
18:48se détachent de la charia
18:49et en fait,
18:51c'est le vieux précepte,
18:52vous savez,
18:53de Clermont-Tonnerre,
18:55le révolutionnaire
18:55en 1790
18:57qui s'adressait aux juifs
18:58et qui disait
18:59rien aux juifs
18:59en tant que nation,
19:00tout en tant qu'individu.
19:01Il faudrait répéter
19:02la même chose aux musulmans.
19:03Et aujourd'hui,
19:04l'État,
19:05depuis 40 ans,
19:05le fait le contraire.
19:07Alors,
19:07tout autre sujet,
19:08puisque vous nous appelez
19:09au 0826 300 300,
19:11Jean-François,
19:12on est avec un auditeur
19:12qui veut nous parler
19:13de Jean-Luc Mélenchon.
19:14C'est à vous.
19:15Vous avez la parole,
19:16c'est Luc.
19:17Bonjour Luc.
19:19Bonjour Jacques.
19:19Bonjour Jean-François.
19:20Bonjour M. Zemmour.
19:21Éric Zemmour vous écoute.
19:22Bonjour M. Zemmour.
19:23Bonjour M.
19:25D'une part,
19:25je voulais vous dire
19:26que j'adhère tout à fait
19:27à ce que vous venez de dire
19:28concernant l'islam et l'islamisme.
19:29Merci M.
19:31Il est temps
19:32de,
19:32comment dirais-je,
19:33de remettre en question
19:35le dévoiement
19:35du suffixisme
19:37en ce qui concerne l'islamisme.
19:39Ça,
19:39je n'ai jamais compris
19:40pourquoi effectivement
19:41ce qui était positif
19:42Vous avez trop bien compris M.
19:44Ce qui était positif
19:45dans l'islamisme
19:47devenait négatif
19:48dans l'islamisme.
19:49Ça,
19:49j'avoue que j'ai du mal à comprendre.
19:52Malgré mon souhait
19:53de pouvoir accéder
19:54à la fonction suprême,
19:57il s'avère
19:58que
20:01le duel
20:02qui va se faire
20:03ce qui se fait jour
20:03est un duel
20:04entre M. Mélenchon
20:06et le Rassemblement National.
20:08On a vu
20:09avec la victoire
20:10de M. Bakaynoko
20:11cette espèce
20:12d'élan
20:12complètement incroyable
20:14qui pourrait
20:16mener M. Mélenchon
20:18au pouvoir.
20:19Qu'en pensez-vous ?
20:20Et en avez-vous peur ?
20:21Alors d'abord,
20:22je ne suis pas d'accord
20:23avec votre analyse,
20:23non pas sur l'islam
20:24et l'islamisme,
20:25je suis d'accord avec vous.
20:27Je l'ai dit précédemment.
20:29En revanche,
20:29sur l'affrontement
20:30inéluctable
20:32entre M. Mélenchon
20:33et le Rassemblement National,
20:34je ne suis pas d'accord
20:35avec vous.
20:36Je pense que
20:38je vous répète
20:39que la présidentielle
20:40n'a pas vraiment commencé.
20:41et que quand la présidentielle
20:42commencera,
20:43on s'attachera
20:44non pas aux étiquettes
20:45partisanes
20:45mais aux hommes.
20:47Et là,
20:48ça sera autre chose.
20:49La présidentielle,
20:50c'est une question
20:50d'hommes,
20:51d'incarnation.
20:52Ce n'est pas une question
20:53d'étiquette.
20:53Et là,
20:54on verra
20:55les différents candidats
20:56tels qu'ils sont
20:57et non pas affublés
20:58de leur étiquette.
21:00Deuxièmement,
21:01Marine Le Pen
21:01elle-même
21:02vous a répondu,
21:02cher M. Pusquel
21:03a déclaré
21:04il y a quelques semaines
21:05que son adversaire
21:06privilégié
21:07était non pas
21:08M. Mélenchon
21:08mais M. Édouard Philippe.
21:10Parce que,
21:11vous savez,
21:11on se définit
21:12et c'est une autre différence
21:14que j'ai
21:14avec le Rassemblement National
21:16on se définit
21:17beaucoup par le clivage
21:18qu'on instaure
21:18et l'adversaire
21:20qu'on désigne.
21:22Le Rassemblement National
21:23par Marine Le Pen
21:24et par Jordan Bardella
21:26décident que c'est
21:27Édouard Philippe
21:28comme Emmanuel Macron
21:28c'est-à-dire
21:29dans une logique
21:30qui a été théorisée
21:31par un des conseillers
21:32de Marine Le Pen
21:33Jérôme Sainte-Marie
21:34de l'affrontement
21:35entre le bloc populaire
21:36et le bloc élitaire.
21:38C'est leur terminologie.
21:40Si vous voulez
21:42moi je ne suis pas d'accord
21:43avec ce clivage
21:45je pense que le clivage
21:46c'est entre M. Mélenchon
21:48et moi.
21:48D'ailleurs nous l'avons vu
21:49lors de la présidentielle
21:51de 2022.
21:52Vous vous projetez au second tour
21:53face à Jean-Luc Mélenchon ?
21:54Je ne le projette pas du tout
21:55vous savez ça serait ridicule
21:57je vois l'état des sondages
21:58et je ne fais pas de château
22:00Mais Jean-Luc Mélenchon
22:01au second tour
22:01vous n'y croyez pas ?
22:02Je n'ai pas dit ça
22:02Il est quand même vraiment pas bon
22:03Mais bien sûr
22:04il peut être au second tour
22:05C'est un vrai danger pour vous ?
22:07Vous savez pour moi
22:08Jean-Luc Mélenchon
22:10est l'adversaire
22:12que moi je désigne
22:13depuis des années
22:14tout simplement
22:14parce qu'il est pour moi
22:15le parti de l'étranger
22:16Si vous voulez
22:17il y a une tradition
22:18en France millénaire
22:19qui a été très bien décrite
22:20entre autres
22:21par l'historien
22:22Fernand Brodel
22:23dans son livre
22:23Identité de la France
22:24qui est qu'à chaque fois
22:25que la France
22:26est agressée
22:27par un envahisseur
22:32Il y a une partie des Français
22:34qui se mettent avec cet étranger
22:36pour combattre d'autres Français
22:38Et aujourd'hui
22:38Jean-Luc Mélenchon
22:39est la figure
22:39de ce parti de l'étranger
22:41Pour prolonger la question
22:42de Luc
22:43qui nous appelait à l'instant
22:44et qui vous interroge
22:46Éric Zemmour
22:46Regardez l'offre à droite
22:48vous dites
22:48ce n'est pas fait
22:49effectivement
22:50on est un an avant
22:50etc.
22:51Mais vous avez
22:52Jordan Bardel
22:52vous avez Bruno Retaille
22:54vous avez Edouard Philippe
22:55vous avez d'autres
22:57qui se présentent
22:58David Lysnard
22:59qui protiennent
23:00le même discours
23:01sur le choc d'autorité
23:03sur l'immigration
23:04désormais
23:04qui reprennent
23:04les mêmes thèmes
23:05Vous êtes plusieurs
23:06sur la ligne de départ
23:07Comment vous vous départagez
23:08dans cette histoire ?
23:09Je me permets de vous dire
23:10que je ne suis pas d'accord
23:12Je pense qu'aucun
23:13de des gens
23:15que vous avez cités
23:15ne parle comme moi
23:16Même Bruno Retailleau
23:18Vous savez Bruno Retailleau
23:20il a été ministre de l'intérieur
23:21on l'a vu
23:23on l'a vu à l'oeuvre
23:25380 000 entrées légales
23:27d'étrangers
23:27le record absolu
23:28de l'histoire de France
23:30On a vu
23:31l'année dernière
23:33exactement la même nuit
23:36après les matchs
23:37la finale de la coupe d'Europe
23:38du PSG
23:39On l'a vu monsieur Retailleau
23:41on a vu que c'était
23:42un ministre d'Emmanuel Macron
23:43c'est tout
23:44et que c'est un élu de LR
23:47un sénateur de LR
23:49Moi je pense
23:50que personne
23:50aucun de ces candidats
23:52mais on le verra
23:52pendant la campagne
23:53et ce que l'on ne dit pas
23:56il faut bien comprendre ça
23:57ça vaut pour tous les candidats
23:58ce que l'on ne dit pas avant
24:00on ne le fait pas
24:01parce qu'en général
24:02on fait moins que ce qu'on dit
24:03donc quand on ne dit pas
24:04on verra le détail des programmes
24:05on verra le détail des propos
24:07les gens que vous me citez
24:08effectivement
24:10parfois font semblant
24:13mais je pense
24:14qu'aucun d'entre eux
24:15et on le verra
24:16pendant la présidentielle
24:17ne parle comme moi
24:18et donc n'agira comme moi
24:19allez Eric Zemmour
24:20une deuxième question
24:21au standard
24:22avec Julien
24:22qui est à Paris
24:23et qui a une question
24:25foot sécurité
24:26je dirais
24:26bonjour Julien
24:27bienvenue
24:28Eric Zemmour
24:28vous écoute
24:29oui bonjour
24:30bonjour
24:30moi j'ai une question
24:31vous n'avez pas toujours eu
24:33des mots très tendres
24:34avec l'équipe de France
24:35vous disiez
24:36que vous ne vous reconnaissiez pas dedans
24:38moi ma question
24:39c'est
24:39ça reste néanmoins
24:40quand même
24:41le symbole de l'excellence
24:42de la formation française
24:43de footballistique
24:45ça transmet à travers le monde
24:47et je voulais savoir
24:48que si vous
24:48vous soutiendrez
24:49l'équipe de France
24:51vous savez
24:53j'ai toujours
24:54soutenu l'équipe de France
24:55depuis mon enfance
24:57même quand elle ne parvenait pas
24:58à se qualifier
24:59pour la coupe du monde
25:00et je pense que
25:02vous n'avez pas
25:04pleuré comme moi
25:04sur la défaite de 1982
25:07de l'équipe de France
25:08face à l'Allemagne
25:09en demi-finale
25:10de la coupe du monde
25:10la grande équipe
25:11qui pour moi
25:12reste la plus grande équipe
25:13française
25:14de l'histoire du foot
25:15celle de 82-86
25:16avec Michel Platin
25:20Espagne et Mexique
25:20exactement
25:21maintenant
25:22bien sûr
25:23que je soutiendrai
25:24l'équipe de France
25:24je constate
25:25simplement
25:26que
25:28les joueurs
25:29qui sont dans
25:30l'équipe de France
25:31je dirais
25:32ne représentent
25:33surtout
25:35la banlieue
25:36et l'immigration
25:36arabo-musulmane
25:37elle ne représente
25:38pas vraiment la France
25:39mais c'est le produit
25:40de ce qui est devenu
25:41le football
25:42c'est à dire
25:42que vous savez
25:43on sait bien
25:43que dans les clubs
25:46français
25:46aujourd'hui
25:47et même
25:47d'enfance
25:49enfin je veux dire
25:50de petits
25:51d'enfants
25:51d'adolescents
25:52il y a
25:54une prise
25:55de ces clubs
25:56par la jeunesse
25:58arabo-musulmane
25:58qui chasse
26:00les petits blancs
26:01donc vous ne serez pas fier
26:02de ces tricolores
26:03je suis toujours fier
26:04de l'équipe de France
26:05je vous dis
26:06il y a
26:08une gêne
26:09quand on voit
26:10cette équipe
26:10parce qu'on sait
26:11qu'elle ne représente
26:14pas exactement
26:14toute la population française
26:15contrairement à ce qu'a dit
26:16monsieur Deschamps
26:17mais ce sont des joueurs
26:19remarquables
26:19je tiens à le dire
26:20ce sont des joueurs remarquables
26:22et qui
26:23souvent
26:24donnent un spectacle
26:25absolument splendide
26:25même si
26:26Kylian Mbappé
26:27dans ses Vanity Fair
26:28a dit
26:29moi ça me touche
26:30je sais ce que signifie
26:31quelles conséquences
26:31cela peut avoir pour mon pays
26:32que lorsque des gens
26:33comme eux
26:33c'est le RN
26:34ou vous-même d'ailleurs
26:35arrive aux commandes
26:36vous savez
26:37je pense que Kylian Mbappé
26:39d'ailleurs
26:39j'ai vu que Michel Platini
26:40voyez
26:41c'est une autre éducation
26:44lui a vertement
26:46sommé de se taire
26:47je pense que Kylian Mbappé
26:48ne devrait pas profiter
26:50de sa situation
26:52médiatique
26:52pour faire de la politique
26:54ça serait de la décence
26:55de sa part
26:55il a tort
26:56il montre bien
26:58d'ailleurs là
26:58qu'il est
26:59lui aussi
27:00le reflet
27:01de cette
27:03France
27:03des banlieues
27:05dont je parlais
27:06tout à l'heure
27:06pour préciser
27:07justement
27:07cette pensée
27:09et prolonger
27:09la question
27:10de Julien
27:11vous insistez
27:12j'imagine
27:13sur le symbole
27:14que revêt
27:14cette équipe de France
27:15aujourd'hui
27:16vous dites
27:16c'est plus
27:17l'équipe de France
27:17des banlieues
27:18finalement
27:18que l'équipe de France
27:19tout entière
27:20je parle des joueurs
27:22je sais l'équipe de France
27:23oui c'est forcément
27:24pas nominatif
27:24c'est l'image
27:26que ça renvoie
27:26tous les français
27:28qui aiment le foot
27:29la soutiendront
27:30parce qu'on a l'habitude
27:30de le faire
27:31est-ce que ça veut dire
27:32qu'une France
27:32ne se reconnait pas
27:33dans cette équipe de France
27:34
27:34c'est ça le sens
27:35de ma question
27:35je pense qu'il y a
27:36des français
27:37qui sont gênés
27:39justement
27:41par l'image
27:44que donne
27:44cette équipe de France
27:45d'ailleurs
27:45vous savez
27:46la presse étrangère
27:47se moque régulièrement
27:48nous
27:48les Africains
27:50la presse africaine
27:51dit que c'est
27:52une équipe africaine
27:53la presse italienne
27:54se moque
27:55depuis des années
27:56en disant
27:56que c'est une équipe africaine
27:58enfin je veux dire
27:58le monde entier
27:59regarde ça
28:00encore une fois
28:01ça ne veut pas dire
28:01que ce ne sont pas
28:02des bons joueurs
28:02ça ne veut pas dire
28:03que ce n'est pas
28:05une belle équipe
28:06tout ça
28:06est indépendant
28:07vous serez derrière
28:07l'équipe de France
28:08quand même
28:08évidemment
28:10on ne se le fait pas
28:11bien sûr
28:12merci infiniment
28:12Eric Zemmour
28:13d'avoir été
28:14l'invité de Sud Radio
28:16ce matin
28:17et
28:17un mot
28:19du suicide français
28:21parce que
28:21le livre ressort
28:23vous disiez
28:24enrichi
28:25oui c'est une version
28:26enrichie
28:28évidemment
28:28parce que je prolonge
28:29les analyses
28:30vous savez
28:30je crois que
28:31l'originalité du livre
28:32c'est de voir
28:33l'évolution du pays
28:34depuis en gros
28:35la mort du général de Gaulle
28:3670
28:36à travers la culture populaire
28:38les films
28:39et donc tous les événements
28:40qu'on a connus
28:41comme ceux de ce week-end
28:42ça nourrit votre réflexion
28:44les films
28:44les chansons
28:47les matchs de football
28:48les débats politiques
28:50etc
28:51les lois
28:51etc
28:52tout est analysé
28:54à travers ça
28:55évidemment j'ai prolongé
28:57puisque la première version
28:58s'arrêtait
28:58dans les années 2010
28:59j'ai prolongé
29:00jusqu'à aujourd'hui
29:01et quand vous vous relisez
29:02vous vous dites
29:02mais j'avais encore plus raison
29:03il y a 10 ans
29:04je vais vous dire
29:05quand je me relis
29:06je me dis
29:07malheureusement
29:07tout s'est passé comme prévu
29:09merci Eric Zemmour
29:10d'avoir été notre invité
29:11donc le suicide français
29:13aux éditions Fayard
29:14merci Jean-François Achilly
29:16bien entendu
29:17vous revenez demain
29:17pour un autre invité politique
29:19dans un instant
29:20on est avec nos chroniqueurs
29:22pour le grand débrief
29:23à tout de suite
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