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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00:00Sur les Champs-Elysées, le dispositif de sécurité qui est mis en place.
00:00:03A gauche, les 48 000 supporters du Paris Saint-Germain.
00:00:09Là, on est avec des vrais supporters qui retiennent leur souffle
00:00:12puisque la situation est irrespirable.
00:00:15En bas à gauche, on est à Budapest, dans la fanzone où, à Budapest,
00:00:19les choses se passent de manière très sereine.
00:00:23Portes de Saint-Cloud, là aussi, le dispositif de sécurité est important.
00:00:26Et sur l'avenue des Champs-Elysées, en haut à droite, l'inquiétude.
00:00:29Pourquoi ? Parce que la foule est en train d'arriver.
00:00:33Édition spéciale consacrée à cette nuit sous haute surveillance.
00:00:37Paris, capitale à défendre.
00:00:40Eric Henry, délégué national Alliance, je me tourne vers vous.
00:00:43Merci d'être présent sur ce plateau.
00:00:45On a une pensée pour les policiers qui vont vivre une nuit encore sous très haute tension
00:00:49et qui ont déjà commencé à travailler.
00:00:53D'abord, les premiers éléments que vous pouvez nous apporter à 20h.
00:00:55Qu'est-ce qui s'est passé les trois dernières heures du côté de Paris ?
00:00:59Je dirais que c'est peur sur la ville, ou peur en Ile-de-France,
00:01:02vu le dispositif extrêmement impressionnant et important qu'on est obligé de mettre en place.
00:01:07Certains collègues sont au charbon, pardonnez-moi l'expression,
00:01:09mais c'est comme ça qu'on parle, charbon police.
00:01:11Depuis 6h du matin, 6h, la journée est longue, sous un cagnard,
00:01:1620 kilos évidemment sur les épaules,
00:01:18pour faire face à des individus qui ne sont pas forcément là pour venir regarder le match
00:01:21pour venir. C'était le sport, l'esprit du sport, la concorde, la fraternité.
00:01:26C'est comme ça qu'on perd ou qu'on gagne.
00:01:28Et mes collègues sont là pour faire face à ces individus qui, malheureusement,
00:01:31évidemment, un certain nombre d'individus qui sont là pour casser
00:01:34et pour s'en prendre aux forces de l'ordre.
00:01:35Depuis à peu près 18h, donc au début du match,
00:01:38on a vu des mouvements sporadiques, des mouvements spontanés d'individus
00:01:41au niveau des Halles, au niveau du Parc des Princes,
00:01:44sans prendre à mes collègues, il y a des gènes mortiers, des provocations.
00:01:47Même certains ont essayé aussi de s'opposer à une interpellation.
00:01:50Ils font face avec, avec professionnalisme comme d'habitude.
00:01:53Mais à quel prix ?
00:01:57Tout repose sur eux encore une fois, comme d'habitude, je dirais malheureusement.
00:02:00Il ne peut rien faire en France sans avoir des casseurs et des délinquants.
00:02:04On voit quand même qu'il y a une présence policière plus importante que l'année dernière.
00:02:08Et contrairement à l'année dernière, ceux qui ont tenté et qui ont réussi à accéder
00:02:12sans billet au Parc des Princes n'ont pas réussi à le faire cette année.
00:02:16Et très rapidement, il y a eu la confrontation avec les forces de l'ordre.
00:02:21Je le disais, Mathieu Vallée, eurodéputé, porte-parole du Rassemblement National.
00:02:25Mais c'est aussi l'ancien policier, l'ancien commissaire qui regarde ces images.
00:02:32Je vous connais un peu parce que vous venez régulièrement sur ce plateau, Mathieu Vallée.
00:02:38Je vous sens préoccupé. Est-ce que je me trompe ?
00:02:42Oui, je regarde les images.
00:02:44D'abord, Paris est en état de siège puisque vous avez vu que les commerces étaient barricadés,
00:02:47les véhicules ne pouvaient pas stationner, la circulation était restreinte,
00:02:49les stations de métro étaient fermées.
00:02:51Donc en fait, on empêche les gens honnêtes de pouvoir travailler,
00:02:53on empêche encore les commerçants de pouvoir vendre.
00:02:55Et surtout, Elio de Deval, où sont les centaures de la gendarmerie ?
00:02:58C'est blindé sur les Champs-Elysées.
00:03:00J'ai vu qu'il y avait l'engin lanceur d'eau des CRS, le canon à eau.
00:03:03Il y avait des escadrons à côté.
00:03:04Pourquoi ? On n'a pas mis des blindés de la gendarmerie, des centaures sur les Champs-Elysées.
00:03:08Les unités de projection rapide, Elio de Deval, la CRS 8 est présente au Parc des Princes.
00:03:13Trois sections, donc moi je l'avais demandé, je suis content qu'ils soient présents.
00:03:15Mais où sont la 81, la 82, la 83, la 84 en province ?
00:03:19Ça va être à mon avis relativement calme avec peut-être des incidents.
00:03:22Évidemment, on ne les souhaite pas, mais en tout cas sur Paris, c'est là où ça se passe.
00:03:25Et vous avez à chaque fois deux sections à 60 bonhommes.
00:03:27Ça aurait fait quand même 500 bonhommes qui sont habitués aux violences urbaines,
00:03:30qui sont habitués à ces voyous. Vous avez montré l'image tout à l'heure à Porte d'Auteuil, Porte
00:03:33Saint-Cloud.
00:03:34Ils sont mobiles, ils sont réactifs, ils jouent au chat et à la souris avec les forces de l'ordre,
00:03:37ils tirent des mortiers et ils n'ont peur de rien.
00:03:39Donc je ne comprends pas, moi j'ai écrit au ministre de l'Intérieur pour faire des propositions,
00:03:42mais comme d'habitude, j'ai l'impression que la Macronie se croit plus beau, plus fort et meilleur que
00:03:45les autres.
00:03:46Il ferait bien de temps en temps d'écouter des gens qui ont fait du terrain et qui ont une
00:03:49expérience policière.
00:03:50Et enfin, Elio de Deval, c'est que tous les renforts qui ont été appelés,
00:03:52il n'y avait pas assez de casques, pas assez de véhicules, pas assez de boucliers,
00:03:55que les rations et les bouteilles d'eau n'étaient pas en rendez-vous.
00:03:58Ce n'est pas digne de la sixième puissance du monde.
00:04:00Le calme précaire avant ce qui nous inquiète tous, bien sûr, une tempête insécuritaire,
00:04:06puisque des centaines de milliers de personnes sont attendues dans les rues de Paris samedi
00:04:09à l'occasion de la finale de Ligue des champions de football,
00:04:13opposant à Budapest, le PSG, au club londonien d'Arsenal.
00:04:16Nous sommes arrivés à la fin du temps réglementaire, donc des 90 premières minutes.
00:04:22Un partout et donc prolongation.
00:04:25On va donc vers 30 minutes supplémentaires.
00:04:29Il faut regarder avec beaucoup d'attention les images du côté de la porte de Saint-Cou et des Champs
00:04:33-Elysées,
00:04:33puisque au moment de la mi-temps entre le Paris Saint-Germain et Arsenal, il y a donc 45 minutes,
00:04:40vous avez eu des scènes de violence et de tension entre forces de l'ordre
00:04:44qui ont dû intervenir face à des délinquants qui leur tiraient des mortiers d'artifices.
00:04:48Tout à l'heure, on montrait deux images, j'offre à Lejeune.
00:04:50L'image du Parc des Princes, remplie 48 000 personnes, une ambiance de fête, heureuse, familiale.
00:04:57Et puis juste à côté, la porte de Saint-Cou, avec là des individus jeunes qui s'en prenaient aux
00:05:04forces de l'ordre.
00:05:04Et quelques centaines de mètres séparés, ces deux images-là.
00:05:08Comment vous décodez les premières scènes qu'on vient de vivre en direct sur ces news ?
00:05:16Moi, c'est un peu un jour sans fin, j'ai l'impression de revivre la même chose qu'il
00:05:18y a un an.
00:05:19Il y a un an, vous savez, c'était un samedi soir déjà, comme toutes les finales de Ligue des
00:05:24Champions,
00:05:24et on était au journal du dimanche en train de savoir comment on allait traiter la victoire historique du Paris
00:05:28Saint-Germain.
00:05:29Et on voit les débuts d'affrontements, les débuts d'émeutes.
00:05:32Et donc, on décide de consacrer de la place à ce sujet-là.
00:05:36Et on avait un envoyé spécial au Parc des Princes avec les supporters, lui-même supporter du Paris Saint-Germain,
00:05:40qui nous dit au téléphone, mais vous êtes complètement fou, c'est du jamais vu, c'est exceptionnel, il y
00:05:43a une ambiance de dingue,
00:05:44vous ne pouvez pas dire que c'est...
00:05:45Et il ne se rendait pas compte parce qu'il était encore dans le stade.
00:05:48Nous, on voyait ce qui se passait à l'extérieur du stade.
00:05:50Et il y avait déjà à l'époque, à 300 mètres d'écart, ces deux publics qui se comportent de
00:05:55manière très différente.
00:05:55Moi, ce que je me dis, si vous voulez, c'est qu'on a beaucoup dit, voilà, c'est en
00:05:58marge du football, des débordements liés au football, etc.
00:06:01Moi, je pense que ce n'est pas ça.
00:06:02Le football, je crois, est un prétexte en l'espèce.
00:06:05Et d'ailleurs, puisque ces affrontements ont déjà commencé, je me dis, qui sont ces supporters de football
00:06:09qui, au moment du match le plus important de l'année, décident d'aller jouer au chaï à la souris
00:06:12ou s'affronter avec les policiers au lieu de regarder le match ?
00:06:14Vous avez tellement raison.
00:06:15Je pourrais comprendre, si vous voulez, qu'une partie d'entre eux se radicalise après le match.
00:06:19Mais là, ils ne sont même pas venus voir le match du Paris Saint-Germain.
00:06:22Vous avez tellement raison.
00:06:22C'est de la folie.
00:06:23Donc, ces gens-là cherchent un prétexte pour mener...
00:06:26Quand ce n'est pas la finale de Ligue des Champions, c'est la fête de la musique.
00:06:29Quand ce n'est pas la fête de la musique, c'est la Saint-Sylvestre.
00:06:31Quand ce n'est pas la Saint-Sylvestre, c'est l'ouverture d'un restaurant qui prépose du poulet gratuit
00:06:38place du Châtelet, etc.
00:06:43Avec, évidemment, des degrés dans l'intensité et dans la violence.
00:06:46Et on a les mêmes affrontements en fonction de la victoire et de la défaite.
00:06:48Donc, ça n'a absolument rien à voir avec le résultat du match.
00:06:49Mathieu Devez est avec nous du service police-justice de CNews.
00:06:52Vous avez passé une partie de la journée avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez,
00:06:58qui s'est rendu au Parc des Princes, puis est allé sur les Champs-Elysées.
00:07:04Racontez-nous un peu l'après-midi que vous avez passé, parce que vous étiez avec le premier flic de
00:07:09France.
00:07:10Exactement. Très intéressant, d'ailleurs, et très important pour Laurent Nouniez d'aller,
00:07:14notamment en préfecture de police, avec des postes de commandement,
00:07:16et d'aller concrètement dans ce dispositif de sécurité.
00:07:20On lui a signalé qu'il y avait pas mal de secteurs à risque.
00:07:22Léal, Châtelet-Léal, avec notamment des jeunes qui pourraient, je le dis non sans ironie,
00:07:26faire leur course, c'est-à-dire piller.
00:07:28Ça, c'est l'un des grands risques ce soir, c'est-à-dire des jeunes qui pillent,
00:07:31saccagent des magasins pour, entre guillemets, faire leur course.
00:07:34Châtelet-Léal, donc place de la République.
00:07:35Et puis, autour du Parc des Princes, on l'a dit, des policiers l'ont dit aux ministres de l
00:07:40'Intérieur aujourd'hui,
00:07:41Boulogne-Billancourt également, il y a des risques avec des jeunes qui n'ont pas pu avoir accès,
00:07:45vous savez, à cette fanzone.
00:07:46Cette fanzone, quand je dis fanzone, je pars surtout du Parc des Princes,
00:07:49c'est-à-dire aller dans le stade, là où ne se joue pas le match.
00:07:53Bien sûr, c'est la but d'apest, mais il y a un écran géant, donc, avec 47 000 personnes,
00:07:57majoritairement des jeunes, qui peuvent regarder ce match.
00:07:59Et c'est d'ailleurs là où il y a eu les premiers points de tension des jeunes qui n
00:08:02'ont pas pu avoir leur place
00:08:04et qui ont cherché, donc, à rentrer.
00:08:05Certains ont tiré des mortiers d'artifice contre les forces de l'ordre.
00:08:08Alors, Laurent Nunez, il n'a pas aimé qu'on lui pose quand même la question des premières interpellations,
00:08:13des premiers échauffourés autour du Parc des Princes.
00:08:17À 18h, il y avait déjà eu des scènes de tension.
00:08:20Alors, on lui a demandé ce qui s'était passé.
00:08:22Et très vite, il a compris qu'on voulait aller sur le terme de scène de chaos.
00:08:25Alors, ce n'est pas du tout le cas, on lui a parlé d'interpellations.
00:08:27Mais selon lui, quand ça choque déjà à 18h, il a ciblé certaines chaînes qui voulaient parler des meutes.
00:08:32Vous parlez de Laurent Nunez ?
00:08:33Oui, mais Laurent Nunez, c'est très intéressant.
00:08:37C'est-à-dire que la préfecture de police de Paris, pour l'heure de la demi-finale,
00:08:42voulait qu'on parle de débordement.
00:08:44Lorsque vous attaquez à des personnes dans des véhicules,
00:08:46que vous cassez, que vous en prenez aux forces de l'ordre,
00:08:48qui sont contraintes de reculer face à des délinquants,
00:08:52pardonnez-moi, les mots ont un sens.
00:08:54Ou alors, on n'a pas le même dictionnaire.
00:08:56Mais ce ne sont pas des débordements.
00:08:57Lorsque vous avez des individus qui tirent des mortiers d'artifice sur les forces de l'ordre,
00:09:01il faut parler de débordement ou il faut parler de scène de violence ?
00:09:04Après, chacun, finalement, utilise la formule consacrée.
00:09:11Je crois, et dites-moi si je me trompe,
00:09:13M. Henri, vous qui êtes délégué national du syndicat Alliance,
00:09:19on vit des débordements, là ?
00:09:20On a vécu lors de la demi-finale des débordements ?
00:09:22Vous avez entièrement raison, ça a été rappelé aussi par M. Lejeune.
00:09:26Les trois derniers matchs du Paris Saint-Germain,
00:09:28la demi-finale de cette année, demi-finale, finale l'année dernière,
00:09:31c'était quasiment chaotique.
00:09:33Et quand le ministre parle de débordement,
00:09:35nous, Alliance, on ne parle pas de débordement,
00:09:36on parle d'agression, on parle d'exaction,
00:09:38on parle d'un climat semi-insurrectionnel
00:09:41par rapport à tout ce que vous venez de décrire.
00:09:43Évidemment que, dès qu'on touche un cheveu d'un flic,
00:09:46ça doit être la case prison, point barre.
00:09:48Et dommage et intérêt, tout ce qui va avec.
00:09:50Et quand on voit là que le match commence à 18h
00:09:52et qu'on a des jeunes, des individus,
00:09:53on les appelle comme on veut,
00:09:55des voyous, etc.,
00:09:56qui ne souviennent pas regarder le match,
00:09:57mais pour, vous l'avez dit, M. Devesse,
00:09:59faire leur course, parce que c'est exactement ça,
00:10:00pour piller, casser.
00:10:01Et l'un des symboles, ça a été rappelé,
00:10:03je ne veux pas faire de la redondance,
00:10:04parce que je pense qu'autour de Platon,
00:10:06on a un avis à peu près similaire.
00:10:08Le symbole qui est terrible pour une démocratie
00:10:11comme la nôtre, comme pour une République
00:10:12comme la France, c'est de voir des commerçants
00:10:14qui sont juste barricadés.
00:10:15Mais quelle barricade !
00:10:16C'est une image détestable.
00:10:18Et heureusement, je le rappelle,
00:10:19mes collègues qui sont à 100% présents,
00:10:21qui ont été rappelés, pour certains,
00:10:23pas de repos, qui ont 24 kilos sur les épaules,
00:10:28sous cette chaleur, etc.,
00:10:29ils font preuve d'un remarquable investissement
00:10:32pour justement faire honneur à la fois à la République
00:10:34et aux métiers qui le leur ont.
00:10:37Merci pour ces explications, Éric Henry.
00:10:40Je rappelle que vous êtes délégué national Alliance.
00:10:42Le terrain et les Champs-Elysées à présent,
00:10:45avec Michael Dosantos, il est 20h10.
00:10:47On joue la première mi-temps de la prolongation.
00:10:52On est à la 92e minute de cette rencontre.
00:10:55Michael Dosantos, merci d'être avec nous.
00:10:57J'ai l'impression que c'est plus calme
00:11:00qu'il y a quelques minutes depuis les Champs-Elysées,
00:11:03mais c'est un calme précaire.
00:11:05On voit que des groupes se forment
00:11:07et parfois s'en prennent aux forces de l'ordre
00:11:09ou alors commencent à casser du mobilier urbain.
00:11:11Il y a un abribus, d'ailleurs,
00:11:13qui a été brisé aux alentours de 19h30 tout à l'heure.
00:11:25Je crois qu'on ira rejoindre Michael Dosantos
00:11:27dans quelques secondes
00:11:29puisque la connexion a été interrompue.
00:11:30Geoffroy Lejeune.
00:11:31Moi, je reviendrai sur ce qu'a dit Mathieu
00:11:33sur les propos de Laurent Lunez
00:11:35qui essaye d'intimider par avance
00:11:38ceux qui voudraient parler d'émeutes ce soir
00:11:39si jamais il y a des émeutes.
00:11:40Moi, je ne veux pas polémiquer,
00:11:42mais si le ministre de l'Intérieur
00:11:43met 8000 forces de l'ordre à Paris
00:11:45et 22 000 dans toute la France
00:11:46et si cette semaine, à Nice,
00:11:48le ministre de l'Intérieur a parlé du fait
00:11:50que, contrairement à Lens,
00:11:51on sait qu'il ne s'agit pas du même public à Paris
00:11:53et que donc ces débordements sont prévisibles,
00:11:55c'est qu'il a bien conscience
00:11:57de ce qu'on va raconter sur ce plateau
00:11:59et dans d'autres médias
00:12:00si ces débordements,
00:12:01si des débordements comme ceux de l'année dernière
00:12:02se reproduisaient.
00:12:03Alors, c'est facile de pointer celui
00:12:06qui décrit la situation,
00:12:07mais ça ne change rien à la situation,
00:12:09si vous voulez,
00:12:10cette espèce de guerre sémantique
00:12:11qui est une des composantes, d'ailleurs,
00:12:13de la bataille culturelle
00:12:14et de la bataille politique.
00:12:15Elle nous fait perdre beaucoup de temps
00:12:17parce que la vérité,
00:12:17c'est que les gens les voient,
00:12:19ces images, l'année dernière,
00:12:20quand vous les avez montrées,
00:12:21vous avez été un des premiers
00:12:22à en parler il y a un an,
00:12:23elles sont tellement éloquentes
00:12:24et elles sont tellement dramatiques
00:12:26et tellement inquiétantes
00:12:27que la vérité,
00:12:28c'est que les Français
00:12:28se font leur opinion
00:12:29même si on nous reproche
00:12:30d'utiliser les termes.
00:12:31Mais la culture du déni,
00:12:32c'est une culture
00:12:33qui a plusieurs années
00:12:34et notamment lorsqu'il y a
00:12:36des événements de footballistique.
00:12:37La finale de Ligue des Champions
00:12:38qui a terminé en KO
00:12:41au Stade de France
00:12:43entre le Real Madrid
00:12:44et Liverpool.
00:12:44Je vous rappelle
00:12:45qu'on nous a parlé au début
00:12:46des hooligans anglais.
00:12:47Bien sûr.
00:12:48D'accord ?
00:12:49Deuxième événement.
00:12:50Et les Mathéo et les Kévin ?
00:12:51Le 31 mai,
00:12:52Mathéo et Kévin,
00:12:53effectivement.
00:12:53L'année dernière,
00:12:55les médias ont refusé
00:12:57dans un premier temps
00:12:57de montrer les images
00:12:59de guérillaire urbaine
00:13:01de violences
00:13:02au soir de la victoire
00:13:03du Paris Saint-Germain
00:13:04en Ligue des Champions.
00:13:05La demi-finale,
00:13:06la préfecture veut vous parler
00:13:08de débordement
00:13:09lorsque les policiers
00:13:10sont attaqués.
00:13:11Débordement.
00:13:12D'accord ?
00:13:12Et puis quand, factuellement,
00:13:14chiffre à l'appui,
00:13:15vous avez une explosion
00:13:17des tentatives d'homicide
00:13:18qui sont donc
00:13:19des homicides ratés,
00:13:20des violences sur les personnes
00:13:22qui augmentent également
00:13:23sur ces 10-15
00:13:24des dernières années,
00:13:25on préfère vous dire
00:13:26sentiment d'insécurité
00:13:27plutôt qu'insécurité
00:13:28et on pourrait faire vous dire
00:13:29que certains brainwashent
00:13:31sur des faits divers.
00:13:33Mathieu Vallée,
00:13:34est-ce que là,
00:13:35on est en train...
00:13:36Il y a trop de Mathieu.
00:13:37Il y a trop de Mathieu
00:13:37et il y a trop de stress
00:13:38pour certains.
00:13:39Mathieu Vallée,
00:13:41est-ce que vous considérez
00:13:42que c'est une opération
00:13:44de brainwashing
00:13:45que de s'intéresser
00:13:46à la question
00:13:47de la sécurité aujourd'hui ?
00:13:49Non, je pense que ça va être
00:13:50un enjeu majeur
00:13:50de la campagne électorale.
00:13:52On voit déjà
00:13:53Bali Bagayoko à Saint-Denis
00:13:54qui préfigure
00:13:55de ce qu'ils feront en France
00:13:56enfin Saint-Denis,
00:13:56vous avez vu,
00:13:57ils disaient deux policiers
00:13:58finalement c'est 20
00:14:00qui reconnaît
00:14:01qu'ils ont demandé à partir
00:14:01et le parisien dit même 52.
00:14:04Et vous voyez bien
00:14:04que les gens...
00:14:04On parle des policiers municipaux.
00:14:05On parle des policiers municipaux.
00:14:06Donc vous voyez bien
00:14:06que les gens dans le quartier
00:14:07ils n'ont plus de policiers municipaux.
00:14:08Les règlements de comptes augmentent.
00:14:10La Cité Péry,
00:14:10au franc moins un.
00:14:12Les ventes sauvettes
00:14:12à Porte de Paris également.
00:14:14Les agressions au couteau aussi.
00:14:15Donc oui,
00:14:16ça va être un vrai sujet.
00:14:17Et la réalité,
00:14:18le débat c'est qu'Emmanuel Macron
00:14:19est en échec
00:14:20sur la sécurité.
00:14:21Et quand vous avez
00:14:22Emmanuel Macron
00:14:23qui parlait de contrôle aux facettes
00:14:24cette violence policière sur Brut
00:14:25ou qui a lâché politiquement
00:14:27et d'une certaine manière
00:14:28a lâché médiatiquement
00:14:29le policier Florian
00:14:30de l'affaire Nahel,
00:14:31oui, il y a un vrai sujet.
00:14:32Et pardon,
00:14:33Elotte Déval,
00:14:33une proposition sur votre antenne.
00:14:35Quand les parquets
00:14:36ne veulent pas poursuivre
00:14:37les agresseurs de policiers
00:14:38parce qu'il n'y a pas
00:14:38la caméra piéton,
00:14:39parce que le témoignage ne va pas,
00:14:40parce que l'affaire
00:14:41n'est pas à son disant carré,
00:14:42je voudrais que le ministère
00:14:43à l'intérieur se porte
00:14:44constitution de partie civile
00:14:45auprès du doyen
00:14:46des juges d'instruction
00:14:46pour obliger un juge
00:14:48à être saisi
00:14:48pour poursuivre
00:14:49le ou les auteurs
00:14:50de ces infractions,
00:14:51d'attaques,
00:14:52d'agressions,
00:14:53d'insultes vis-à-vis
00:14:54de nos policiers.
00:14:54Parce que l'impunité
00:14:55et la fête du CIP,
00:14:56ça doit être terminé,
00:14:57la force doit être
00:14:58du côté des policiers,
00:14:59la force doit rester à la loi,
00:15:00la force doit rester à ceux
00:15:01qui portent l'uniforme
00:15:02de la France
00:15:03et c'est quelque chose
00:15:04que nous nous engagerons
00:15:04et je pense qu'en face
00:15:05ils ne sont pas prêts,
00:15:05Elotte Déval.
00:15:06On a une série de propositions
00:15:07de Marine Le Pen
00:15:08et Jordan Bardella
00:15:08qui arrivent sur la sécurité.
00:15:09Je pense qu'entre
00:15:10l'extrême-mucentre
00:15:11qui est en échec
00:15:11et l'extrême-gauche
00:15:12qui est nulle,
00:15:12je pense qu'on va avoir
00:15:13un vrai programme à présenter.
00:15:16Ce que vous voyez à droite
00:15:17sont des images d'illustration
00:15:18des premières tensions
00:15:19qu'on a pu avoir
00:15:20et à gauche
00:15:21l'avenue des Champs-Elysées
00:15:22mais cette fois-ci
00:15:23en direct bien évidemment.
00:15:25A 20 heures,
00:15:26on a un chiffre.
00:15:27Mathieu Devesse, allez-y.
00:15:28Il y a un dernier chiffre
00:15:29communiqué par la préfecture
00:15:30de police de Paris.
00:15:31Vous avez 4 000 à 5 000 personnes
00:15:33actuellement sur les Champs-Elysées.
00:15:35D'ailleurs, on le voit
00:15:35sur les images proposées
00:15:36par nos équipes sur place.
00:15:37C'est très calme,
00:15:38relativement calme.
00:15:41à son téléphone, on l'imagine,
00:15:42pour poursuivre le match.
00:15:43En revanche, vous avez toujours,
00:15:45ça c'est ce qu'on dit à 20 heures,
00:15:46150 personnes,
00:15:47pour le moins agitées,
00:15:48qui sont contenues
00:15:49au niveau de la porte de Saint-Cloud.
00:15:51C'est là où ça a chauffé
00:15:52notamment dès 18 heures.
00:15:53Mais ce sont notamment
00:15:54ces individus
00:15:55qui, sans billet,
00:15:58tentaient d'accéder
00:16:00au Parc des Princes.
00:16:01Vous savez qu'il faut l'expliquer
00:16:03aux téléspectateurs,
00:16:04la sécurité à l'intérieur
00:16:05du Parc des Princes
00:16:06est de la responsabilité du club.
00:16:08Et le club travaille
00:16:10main dans la main
00:16:11avec la préfecture
00:16:13pour coordonner
00:16:13cet événement.
00:16:14Ils ont tiré
00:16:15le leçon
00:16:16de ce qui a pu se passer
00:16:17l'année dernière,
00:16:18c'est-à-dire
00:16:18d'individus
00:16:19soit le samedi,
00:16:21soit le dimanche
00:16:21au moment des festivités
00:16:23post-victoire
00:16:24de Ligue des Champions.
00:16:25Ils ont tiré
00:16:25des conséquences
00:16:26de ce qui s'est passé
00:16:26et donc ils ont renforcé
00:16:28les périmètres de sécurité
00:16:29et renforcé la sécurité.
00:16:31Donc,
00:16:32ces 150 individus
00:16:33qui voulaient rentrer
00:16:33n'ont pas pu rentrer
00:16:34et ils sont rentrés
00:16:35en confrontation
00:16:37avec...
00:16:38Exactement.
00:16:39Ils sont encore
00:16:39aux abords du stade.
00:16:41L'inquiétude,
00:16:41c'est qu'est-ce qui va se passer
00:16:42après au coup de sifflet final.
00:16:44Vous avez ces premiers chiffres
00:16:46aussi qui tombent.
00:16:47Il y a eu plus de 1579 contrôles,
00:16:5120 interpellations
00:16:52et déjà 10 personnes
00:16:53qui sont en garde à vue.
00:16:54Mais encore une fois,
00:16:55on est qu'au début,
00:16:57pour filer la matière
00:16:58à fort footballistique,
00:16:59on n'est même pas
00:16:59à la fin de la première mi-temps
00:17:00puisque le match
00:17:01n'est même pas terminé,
00:17:02Eric Henry.
00:17:03Bien sûr, bien sûr.
00:17:04Mais je voulais aussi
00:17:04souligner quelque chose
00:17:05si vous permettez,
00:17:06c'est que d'après les informations
00:17:08du réseau police,
00:17:09réseau interne,
00:17:09un de nos collègues,
00:17:10les casseurs revendiqués
00:17:11via les réseaux sociaux
00:17:14appellent à faire agréger
00:17:16d'autres individus
00:17:17dès la fin des concerts
00:17:18pour démultiplier le nombre
00:17:20afin de semer le chaos.
00:17:22C'est-à-dire que là,
00:17:22en parallèle du match,
00:17:24il y a des concerts,
00:17:26SAD de France,
00:17:27Acro-Arena,
00:17:27l'Arena Défense,
00:17:29concert de rap.
00:17:30Et ces individus revendiqués
00:17:31comme casseurs
00:17:32qui sont en train
00:17:32de commencer à commettre
00:17:34des exactions,
00:17:35veulent faire durer
00:17:35le plaisir
00:17:36pour pouvoir agréger
00:17:37autour d'eux
00:17:39des individus
00:17:40qui vont sortir
00:17:41des dix concerts
00:17:41pour justement
00:17:42démultiplier le nombre,
00:17:43faire masse
00:17:43et optimiser,
00:17:46malheureusement...
00:17:46Allez-y, monsieur.
00:17:48Je parle en régie
00:17:49en même temps.
00:17:50Donc optimiser
00:17:50toutes les exactions,
00:17:52les agressions,
00:17:53les agressions,
00:17:56notamment à l'encontre
00:17:56de mes collègues,
00:17:57Pargine Mortier,
00:17:58tout ce qu'on connaît.
00:17:58Voilà, ça,
00:17:59c'est un réel risque
00:18:01justement qu'il faudra
00:18:02juguler.
00:18:03Et encore une fois,
00:18:03enfin, je...
00:18:04Et le déval,
00:18:05vous avez vu,
00:18:06vous êtes venu la semaine
00:18:07dernière sur Europe 1,
00:18:08on commentait ces belles images
00:18:10de Lens,
00:18:10du sacre de l'équipe
00:18:11de Lens
00:18:12à la Coupe de France.
00:18:13On avait des coraux
00:18:13qui étaient chantés,
00:18:14on avait des happy slappings
00:18:15sur la place Jaurès
00:18:16à Lens,
00:18:17on avait des publics
00:18:18bon enfant.
00:18:18M. Lunez a même reconnu
00:18:19que c'était une question
00:18:20de public et de population.
00:18:21Et là, vous avez vu
00:18:22que comme Geoffroy Lejeune
00:18:22le disait,
00:18:23on a à peine une égalisation
00:18:25que les voyous
00:18:26qui sont jeunes
00:18:27et qui s'en prennent
00:18:28aux policiers
00:18:28qui tirent des mortiers
00:18:29et qui viennent à la confrontation
00:18:30ne viennent pas pour le match.
00:18:31Ils viennent pour saccager
00:18:32la capitale.
00:18:33Et là, c'est pareil,
00:18:33les Champs-Elysées
00:18:34ont été rendus
00:18:34à la piétonisation
00:18:35durant les Gilets jaunes.
00:18:36Les Champs-Elysées
00:18:37avaient été sanctuarisés.
00:18:38Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:18:39L'avenue des Ternes,
00:18:39l'avenue de la Grande Armée
00:18:40et toutes les autres avenues
00:18:41ont servi de supermarché
00:18:42à victimes pour des voyous
00:18:43qui viennent faire leurs courses.
00:18:44Donc, il faut des policiers
00:18:46qui soient dynamiques,
00:18:47projetés, adaptés
00:18:48qui fassent de l'interpellation,
00:18:49pas des CRS
00:18:50et des gendarmes mobiles
00:18:50qui ne fassent que du statique
00:18:51pour garder des périmètres.
00:18:53Surtout que vous en avez beaucoup.
00:18:54Châtelet, Concorde,
00:18:55République, Champs-Elysées
00:18:57et Trocadéro.
00:18:58Une carte qui est très importante
00:18:59qui nous permet de voir
00:19:00les événements majeurs
00:19:02de la soirée
00:19:03parce que, je le rappelle,
00:19:04si Paris est ce soir
00:19:05une capitale à défendre,
00:19:06c'est que les événements
00:19:08se multiplient.
00:19:09Ce soir, vous avez évidemment
00:19:11Roland-Garros,
00:19:12porte d'auteuil
00:19:13avec en moyenne
00:19:14plus de 70 000 visiteurs par jour.
00:19:16Vous avez le concert
00:19:17de l'artiste Damso
00:19:19à la Défense Arena,
00:19:20donc 40 000,
00:19:21ça fait 110 000.
00:19:22110 000 plus 80 000
00:19:24à Saint-Denis
00:19:25au Stade de France
00:19:26pour Ayana Kamoura,
00:19:28190 000.
00:19:2948 000,
00:19:30donc plus de 250 000
00:19:32et vous êtes quasiment
00:19:33à 270 000
00:19:34avec le concert de bouse
00:19:37sans compter
00:19:38toutes les personnes
00:19:39qui sont déjà présentes,
00:19:404 000 à 5 000 personnes
00:19:41présentes sur les Champs-Elysées.
00:19:43Imaginez,
00:19:44dans les prochaines heures,
00:19:46toutes ces personnes
00:19:48retrouvées
00:19:48en quelque sorte,
00:19:50se retrouvées
00:19:51peut-être
00:19:52pour certains d'entre eux
00:19:53du côté
00:19:54des Champs-Elysées.
00:19:55Les Champs-Elysées,
00:19:55justement,
00:19:56on va rejoindre
00:19:57notre journaliste
00:20:00sur place,
00:20:01Mickaël Dosantos.
00:20:03Cher Mickaël,
00:20:03quelle est la situation ?
00:20:05On voit des groupes
00:20:06se former
00:20:06et descendre,
00:20:07remonter
00:20:08l'avenue des Champs-Elysées
00:20:10alors que je crois
00:20:10que ça se tend également
00:20:11depuis la porte
00:20:13de Saint-Cloud.
00:20:13On rejoindra
00:20:14Mathilde Ibanez,
00:20:15s'il vous plaît.
00:20:22Et de nouveau,
00:20:23nous avons un problème
00:20:24technique avec
00:20:25Mickaël Dosantos.
00:20:26Si nous pouvons avoir
00:20:27les images
00:20:28depuis la porte
00:20:29de Saint-Cloud,
00:20:30s'il vous plaît,
00:20:31également.
00:20:33Mathieu Deves,
00:20:33quelles sont vos informations ?
00:20:35Mickaël Dosantos
00:20:36qui nous signale
00:20:37à l'instant,
00:20:37c'est peut-être d'ailleurs
00:20:38pour cette raison
00:20:38qu'on a du mal
00:20:39à communiquer avec lui,
00:20:40il nous signale
00:20:40des pétards lancés
00:20:42et des mouvements
00:20:43de foule sur place.
00:20:45Donc Mickaël
00:20:45qui doit peut-être
00:20:46avoir du mal
00:20:46à travailler sur place
00:20:47si effectivement
00:20:48il y a des pétards
00:20:48qui sont lancés,
00:20:49des mouvements de foule
00:20:50quand vous êtes à deux
00:20:50avec votre caméraman,
00:20:53c'est pas évident
00:20:53de travailler sur place.
00:20:54Et pardonnez-moi
00:20:55parce que j'ai changé
00:20:55en même temps
00:20:56avec la régie,
00:20:57vous imaginez,
00:20:57pour avoir
00:20:58les toutes dernières informations,
00:20:59des pétards
00:20:59ont été lancés
00:21:00sur les forces de l'ordre,
00:21:01c'est ça ?
00:21:01Pétards lancés,
00:21:02c'est pas précisé
00:21:02par Mickaël Dosantos
00:21:03si c'est à destination
00:21:04des forces de l'ordre,
00:21:05si c'est en l'air,
00:21:06si c'est à destination
00:21:06des journalistes,
00:21:07alors je mets des guillemets
00:21:07évidemment,
00:21:08mais en tout cas,
00:21:09pétards et mouvements de foule,
00:21:10on sait que ça avance
00:21:11dans le temps additionnel,
00:21:12on se dirige vers la fin
00:21:13et la tension monte,
00:21:15ressemblablement.
00:21:15La 103ème minute,
00:21:17il reste donc
00:21:18deux petites minutes
00:21:19avant la mi-temps
00:21:20dans ces prolongations,
00:21:23mais c'est vrai
00:21:23que plus on va avancer
00:21:25dans la soirée,
00:21:26plus il y aura du monde
00:21:28sur l'avenue
00:21:29des Champs-Elysées.
00:21:31Monsieur Henri,
00:21:32vous qui êtes secrétaire
00:21:33national du syndicat Alliance.
00:21:34Justement,
00:21:35c'est comme quoi
00:21:36il y a une réelle inquiétude
00:21:37même si certains
00:21:38responsables politiques
00:21:39ne le disent pas,
00:21:40en tout cas,
00:21:41utilisent des euphémismes,
00:21:42c'est que en 2025,
00:21:45vous l'avez rappelé,
00:21:455000 interpellations,
00:21:46environ 300 gardes à vue,
00:21:4850% de classement
00:21:50sans suite.
00:21:51Là, pour la finale,
00:21:53trois salles d'audience
00:21:53sont prévues,
00:21:55400 places
00:21:56pour des jugements,
00:21:57des comparutions immédiates
00:21:59et pour les gardes à vue
00:22:01à Paris.
00:22:01Ce qui veut dire
00:22:02quand même,
00:22:02on s'attend
00:22:03à quelque chose de fort,
00:22:04quelque chose
00:22:05de très très chaotique,
00:22:06même si certains
00:22:07refusent le mot chaos.
00:22:09On espère que ça ne se passera
00:22:10pas ainsi,
00:22:11mais malheureusement,
00:22:12il y a le principe
00:22:12de réalité quand même
00:22:12qui nous revient
00:22:13en pleine figure.
00:22:14C'est une constance
00:22:17lorsqu'il y a un événement
00:22:18sur le territoire national,
00:22:20sportif, culturel,
00:22:21vous l'avez rappelé,
00:22:22le 31 décembre,
00:22:23la fête de la musique, etc.
00:22:24Donc là,
00:22:25en fait,
00:22:25la chaîne judiciaire
00:22:26a été dimensionnée
00:22:27pour recevoir
00:22:28pas mal de,
00:22:29plusieurs centaines
00:22:30de gardes à vue,
00:22:30puis pouvoir les déférer.
00:22:32Mais maintenant,
00:22:33après,
00:22:33quelle sera la suite judiciaire ?
00:22:35Parce qu'on sait très bien
00:22:36que le principe
00:22:36de personnalisation
00:22:38de la peine
00:22:38empêche malheureusement
00:22:39quelquefois,
00:22:40même très souvent,
00:22:40des décisions
00:22:41qui ne sont pas à la hauteur.
00:22:43Et bon nombre de fois,
00:22:45j'ai pu entendre
00:22:46au lendemain
00:22:47de la finale
00:22:48de Ligue des Champions
00:22:48lorsque j'étais
00:22:49en comparution immédiate,
00:22:50l'avocate
00:22:51de la personne
00:22:52qui était dans le box
00:22:53se désaccusait.
00:22:54Mais madame la juge,
00:22:55pensez individualisation
00:22:57de la peine,
00:22:58ne faites pas
00:22:58de mon client
00:22:59un exemple,
00:23:01c'est la première fois
00:23:02qu'il se retrouve
00:23:03dans cette situation.
00:23:04Et puis,
00:23:05vous savez,
00:23:05il a une situation
00:23:06aussi personnelle
00:23:06qui est difficile.
00:23:08C'est un jeune
00:23:09qui n'a pas compris
00:23:10ce qu'il faisait,
00:23:11qui s'est retrouvé là
00:23:12par hasard.
00:23:12Voilà les arguments
00:23:13que j'ai pu entendre
00:23:14à de nombreuses reprises.
00:23:16Tant et si bien
00:23:17que sur toutes
00:23:17les interpellations
00:23:18et Mathieu,
00:23:19c'est un chiffre
00:23:20Mathieu Devez,
00:23:21un chiffre qui m'a marqué
00:23:22dans le précédent sujet
00:23:24que vous avez produit
00:23:24ce matin pour nous
00:23:25sur la réponse judiciaire,
00:23:27sur toutes les interpellations,
00:23:28sur toutes les gardes
00:23:29à vous l'année dernière,
00:23:305% seulement
00:23:31de condamnations,
00:23:32je vous parle le jeune.
00:23:33Donc ne soyez pas surpris
00:23:35si aujourd'hui
00:23:36vous vous retrouvez
00:23:37avec les mêmes scènes
00:23:38avec peut-être
00:23:39un peu plus de policiers.
00:23:40Oui, bien sûr.
00:23:41Il y a ce que vous avez dit
00:23:42sur l'individualisation
00:23:44de la peine
00:23:44qui est évidemment vrai.
00:23:46Et puis il y a aussi
00:23:46la difficulté
00:23:47de confondre quelqu'un.
00:23:48C'est-à-dire que
00:23:48dans les mouvements de foule
00:23:49avec souvent des gens
00:23:51qui sont cagoulés,
00:23:52il y avait déjà des gens
00:23:52cagoulés dans Paris
00:23:53cet après-midi
00:23:53à partir de 16h.
00:23:55Donc c'est des gens
00:23:56qui sont évidemment là
00:23:57pour ne pas être reconnus
00:23:57et pour ne pas pouvoir
00:23:58être confondus.
00:23:59C'est très compliqué
00:23:59de condamner,
00:24:00c'est très compliqué,
00:24:01c'est très dommageable.
00:24:02La loi Riposte
00:24:02qui est en discussion
00:24:03en ce moment envisage
00:24:04de pouvoir sanctionner
00:24:05des gens parce qu'ils
00:24:05participent à des rassemblements.
00:24:07C'est-à-dire qu'en gros
00:24:07vous faites partie
00:24:08d'un mouvement
00:24:09et on vous a attrapé
00:24:10même si on n'est pas capable
00:24:10de dire exactement
00:24:11ce que vous avez fait,
00:24:12vous pourrez être sanctionné.
00:24:14Moi je pense que c'est
00:24:14une bonne chose.
00:24:15De toute façon,
00:24:15on s'arrache les cheveux
00:24:16avec cette question
00:24:16des rassemblements
00:24:17depuis que le Conseil constitutionnel
00:24:18a censuré la loi en 2018.
00:24:20Mais il va falloir évoluer.
00:24:2220h23 sur Seigneux,
00:24:23je vous propose
00:24:24qu'on rejoigne le terrain
00:24:25Porte de Saint-Clo
00:24:26puisque les CRS
00:24:27seraient visés
00:24:28par des tirs de mortier
00:24:30d'artifice,
00:24:30Mathilde Ibanez.
00:24:39Et de nouveau,
00:24:40nous avons un problème
00:24:42avec nos équipes
00:24:43sur le terrain.
00:24:44Est-ce que c'est possible
00:24:45peut-être de voir cela
00:24:48en régie
00:24:49puisque nous n'arrivons pas
00:24:50à joindre nos équipes
00:24:51ni sur la Porte de Saint-Clo
00:24:53ni sur les Champs-Elysées ?
00:24:54Mathilde Ibanez,
00:24:55vous m'entendez ?
00:24:55Je vous entends.
00:24:59Oui, je vous entends.
00:25:00Vous m'entendez Elliot ?
00:25:01Je vous entends très bien
00:25:02visiblement.
00:25:03Les CRS sont visés.
00:25:04Depuis déjà quelques minutes,
00:25:05les forces de l'ordre ?
00:25:08Exactement.
00:25:08Les CRS sont visés
00:25:09déjà depuis plusieurs minutes
00:25:11par des jets de tirs
00:25:12de mortier,
00:25:14également des jets
00:25:14de bouteilles.
00:25:15Ils essaient en tout cas
00:25:16au maximum
00:25:16de disperser la foule
00:25:18qui se trouve ici
00:25:19sur cette porte.
00:25:20Mais ce qui est assez
00:25:21hallucinant aussi,
00:25:22c'est que la circulation
00:25:23n'a pas été arrêtée
00:25:25sur toutes les routes.
00:25:26qui se trouve
00:25:27au niveau du Parc des Princes,
00:25:28qu'on peut vous dire
00:25:29en tout cas,
00:25:29c'est que les jeunes
00:25:32s'amusent à jouer
00:25:33un peu au chat
00:25:34et à la souris
00:25:35avec les forces
00:25:36de l'ordre
00:25:38qui répliquent
00:25:39avec du gaz lacrymogène.
00:25:41La situation,
00:25:42ce que je peux vous dire,
00:25:43c'est que de tous les côtés,
00:25:44à chaque fois,
00:25:45il y a un moment
00:25:46où ça part en vrille,
00:25:48où les forces de l'ordre
00:25:49sont obligées
00:25:49d'utiliser du gaz lacrymogène
00:25:51face parfois
00:25:52à des jeunes
00:25:53qui sont particulièrement
00:25:56violents.
00:25:56Vous pouvez le voir également,
00:25:57ces tirs de mortiers
00:25:59directement
00:26:00sur les forces de l'ordre
00:26:01ou bien en l'air.
00:26:03Et cette circulation ici
00:26:03qui n'a toujours pas
00:26:04été arrêtée,
00:26:05alors qu'il y a
00:26:06énormément de monde
00:26:07qui se trouve
00:26:07sur cette place,
00:26:10non loin
00:26:10du Parc des Princes.
00:26:12Merci Mathilde Bagnès,
00:26:14merci à Timothée Forger
00:26:15qui vous accompagne.
00:26:16Nous restons,
00:26:17Mathilde,
00:26:18sur vos images
00:26:19en direct
00:26:19et puis à gauche,
00:26:20vous voyez les images
00:26:22des Champs-Elysées
00:26:23avec Clément Lopez
00:26:25à la caméra.
00:26:26Si Clément m'entend,
00:26:27j'aimerais qu'on tourne
00:26:28la caméra
00:26:29sur la droite
00:26:30pour voir
00:26:31les milliers de personnes
00:26:33qui sont déjà présentes
00:26:34sur les Champs-Elysées.
00:26:35On joue
00:26:37la prolongation
00:26:38dans cette finale
00:26:38et je rappelle
00:26:39qu'il y a toujours
00:26:39un partout
00:26:40entre le Paris Saint-Germain
00:26:41et Arsenal.
00:26:42Vous avez plus de 5 000 personnes
00:26:43qui sont présentes
00:26:44sur les Champs.
00:26:45Ces 5 000 personnes,
00:26:46force est de constater
00:26:47puisque le match est en cours,
00:26:49qu'elles se fichent
00:26:50complètement
00:26:51de la finale
00:26:52qui est l'événement
00:26:53le plus important.
00:26:54Si vous faites la mot
00:26:56Mathieu Devesse,
00:26:56pardonnez-moi,
00:26:57ils sont en train
00:26:58de faire quoi ?
00:26:58Je les ai vues
00:26:59ces personnes-là
00:26:59elles ne regardent pas le match.
00:27:01Sur leur téléphone portable,
00:27:02Eliott.
00:27:03Visiblement,
00:27:03pardonnez-moi,
00:27:04là en images,
00:27:06je veux bien qu'on
00:27:07zoome sur les images.
00:27:08La plupart d'entre elles,
00:27:10elles ne sont pas
00:27:10sur leur téléphone
00:27:11pour regarder le match.
00:27:12Donc elles saisissent
00:27:13cette occasion
00:27:13pour ensuite
00:27:17bordéliser
00:27:18la rencontre.
00:27:19Regardons les images.
00:27:20Si vous voyez des gens
00:27:21sur un téléphone,
00:27:22je veux bien
00:27:23vous présenter
00:27:23mes excuses.
00:27:24Là,
00:27:25je n'ai pas l'impression
00:27:25qu'ils sont avec un téléphone.
00:27:27mais peut-être que je me trompe,
00:27:29Geoffroy Lejeune.
00:27:30Est-ce que je suis finalement
00:27:33un...
00:27:34Je le suis déjà,
00:27:35je suis miope.
00:27:36Je le suis miope.
00:27:37Le mal est fait.
00:27:39Je vais essayer
00:27:40de vous départager
00:27:41mais sur les images,
00:27:41j'en ai vu un en effet.
00:27:45L'avocat de Mathieu Devesse.
00:27:47Mais c'est vrai que
00:27:48l'immense majorité des gens
00:27:49ne sont pas en train
00:27:49de regarder le match.
00:27:50Par ailleurs,
00:27:51il y a des moyens
00:27:52plus agréables
00:27:52de regarder un match
00:27:53que sur un téléphone
00:27:53quand on est en pleine rue.
00:27:55Et surtout,
00:27:55on est au moment
00:27:56le plus important du match.
00:27:57Il reste un quart d'heure
00:27:58à jouer,
00:27:58il y a un partout.
00:28:00La pièce est lancée en l'air
00:28:01et ça peut retomber
00:28:01de n'importe quel côté.
00:28:02Si vous êtes vraiment
00:28:03supporter parisien,
00:28:04je sais que c'est votre cas.
00:28:06Vous êtes en souffrance.
00:28:07Vous êtes en souffrance.
00:28:07C'est surtout que
00:28:08tous les bars sont ouverts
00:28:09et on voit depuis l'extérieur
00:28:10les écrans qui ont été mis
00:28:11dans les bars.
00:28:12Donc depuis n'importe quel bar,
00:28:13on peut regarder le match.
00:28:13Il n'y a même pas besoin
00:28:14d'avoir son téléphone.
00:28:15Je ne sais pas si vous,
00:28:15Mathieu Devesse,
00:28:16vous n'avez pas vu
00:28:16qu'il sont au terrain
00:28:17mais c'est le plus agréable.
00:28:20Mathieu Vallée,
00:28:21pour le coup,
00:28:21revenons aux choses sérieuses.
00:28:23Mon inquiétude,
00:28:24et dites-moi
00:28:25si je me trompe là aussi
00:28:26alors qu'on voit
00:28:27les forces de l'ordre
00:28:28intervenir,
00:28:29encore une fois,
00:28:30vous avez des interventions
00:28:32policières
00:28:32comme lors de la mi-temps
00:28:35tout à l'heure.
00:28:36C'est-à-dire que quand le match
00:28:38est un tout petit peu interrompu,
00:28:39on revoit ces montées de fièvre.
00:28:41Que va-t-il se passer
00:28:42au coup de sifflet final ?
00:28:44Vraiment,
00:28:44il y a de quoi s'inquiéter
00:28:46alors que ces scènes,
00:28:47vous les voyez,
00:28:47se multiplient
00:28:48et les policiers
00:28:48qui sont en train
00:28:49de disperser la foule.
00:28:51Là, on est du côté
00:28:52de la porte de Saint-Cloud
00:28:53donc on est à proximité
00:28:55de l'avenue des Champs-Elysées
00:28:57et là on revient
00:28:57du Parc des Princes
00:28:58et là on revient
00:28:59sur l'avenue des Champs-Elysées.
00:29:00Peut-on remettre l'image
00:29:01de la porte de Saint-Cloud
00:29:02s'il vous plaît
00:29:03puisque les policiers
00:29:05sont en train d'intervenir
00:29:07et font face
00:29:08donc à plusieurs dizaines
00:29:11de délinquants.
00:29:12Ils tentent de disperser
00:29:13cette foule.
00:29:14Est-ce que...
00:29:15Impressionnant.
00:29:16Bien sûr.
00:29:17C'est des bombes
00:29:17de désencerclement
00:29:18ou c'est des bombes lacrymologènes
00:29:19qui sont lancées,
00:29:21monsieur Henri ?
00:29:22Je rappelle
00:29:22que vous êtes délégué
00:29:23national Alliance.
00:29:25Là, moi ce que je vois
00:29:26c'est des grenades
00:29:27de désencerclement
00:29:28sous contrôle de Mathieu.
00:29:29Ce que tu vois, non ?
00:29:31Est-ce pas des bombes agricoles aussi ?
00:29:32Là, pour moi,
00:29:33c'est des bombes
00:29:33de désencerclement.
00:29:35Voilà, mais je ne suis pas formel,
00:29:37monsieur Leval.
00:29:39Après, c'est des compagnies
00:29:39d'intervention
00:29:40qui ne sont pas...
00:29:41Avec ces compagnies
00:29:42d'intervention,
00:29:43quels sont leurs rôles ?
00:29:44S'il vous plaît,
00:29:46Mathieu Vallée
00:29:47et Eric Henry.
00:29:48Je rappelle Eric Henry.
00:29:49C'est la sécurisation
00:29:51et l'intervention.
00:29:52Ils sont en charge
00:29:52évidemment de maintenir
00:29:53et de rétablir
00:29:55l'ordre public.
00:29:55Ils luttent aussi
00:29:56contre les violences urbaines.
00:29:57Ils sont principalement
00:29:59en chef.
00:29:59Ils sont aussi chargés
00:30:00de repérer les leaders déviants,
00:30:03d'aller les interpeller,
00:30:04les exfiltrer rapidement
00:30:05pour les remettre
00:30:06à disposition
00:30:07de mes collègues
00:30:08pour qu'ils soient
00:30:09placés en garde à vie.
00:30:10Et là,
00:30:10ce qu'on a vu également,
00:30:11là on voit en direct
00:30:12d'ailleurs une charge policière,
00:30:13on a vu également
00:30:14du gaz lacrymogène,
00:30:15on a vu des barricades,
00:30:16ce n'est pas de bêtises,
00:30:17on a vu des barricades
00:30:18avec des vélos
00:30:19qui ont été placés,
00:30:22déplacés,
00:30:23mis au sol
00:30:24pour éviter
00:30:24l'intervention
00:30:25des forces de l'ordre.
00:30:26Donc là,
00:30:26on n'est pas vraiment
00:30:27dans des scènes de liesse.
00:30:28Complètement.
00:30:29Mais j'aurais bien aimé
00:30:31revoir,
00:30:31alors que là,
00:30:32les policiers
00:30:32sont en train
00:30:33d'intervenir,
00:30:35aux portes de Saint-Cloud,
00:30:36ça commence à chauffer
00:30:37une nouvelle fois,
00:30:38alors que les 15 dernières
00:30:40minutes de la rencontre,
00:30:42la deuxième mi-temps
00:30:43de la prolongation
00:30:44a commencé.
00:30:45Donc encore une fois,
00:30:46on n'est absolument pas
00:30:47face à des individus
00:30:48qui sont là
00:30:49pour faire la fête,
00:30:51on est là
00:30:51face à des individus
00:30:53qui sont là
00:30:53pour être en confrontation
00:30:55avec les policiers.
00:30:56Soit pour piller,
00:30:57soit pour casser,
00:30:58soit pour s'en prendre
00:31:00aux forces de l'ordre.
00:31:02Et on le voit
00:31:03à l'image.
00:31:04Et cette image,
00:31:04elle était saisissante,
00:31:05effectivement,
00:31:06c'est une sorte
00:31:06de barricade
00:31:07avec des vélibes
00:31:08ou des vélos.
00:31:09Exactement.
00:31:10Vélos, donc,
00:31:10mis à disposition
00:31:12par la mairie de Paris
00:31:13et pour le coup,
00:31:15déplacés
00:31:15pour faire barrage
00:31:16aux forces de l'ordre,
00:31:17pour les empêcher
00:31:18d'intervenir,
00:31:19pour permettre également
00:31:20à ces jeunes,
00:31:21pour avoir couvert
00:31:21de nombreuses manifestations,
00:31:23d'être à distance
00:31:24et de pouvoir lancer
00:31:25divers projectiles,
00:31:26des bouteilles en verre,
00:31:27des mortiers d'artifices
00:31:28et donc des scènes
00:31:30de guérillas urbaines,
00:31:31entre guillemets,
00:31:32alors que le match
00:31:33n'est pas terminé
00:31:33et que j'imagine
00:31:34que ces pseudo-supporters
00:31:35n'ont qu'une envie,
00:31:36c'est de voir Paris gagner.
00:31:38Mais là,
00:31:38comment peuvent-ils voir
00:31:39le match dans cette position ?
00:31:40Les policiers
00:31:41qui, à gauche,
00:31:42portent de Saint-Cloud
00:31:43ces images en direct,
00:31:44sont en train d'intervenir
00:31:45pour disperser la foule.
00:31:47On voit
00:31:47une épaisse fumée blanche,
00:31:49c'est la fumée
00:31:52de la crymogène
00:31:53qui est utilisée
00:31:54afin de disperser
00:31:56les fauteurs de troubles.
00:31:58Donc,
00:31:59il y a deux dispositifs
00:32:00pour les policiers
00:32:01très importants,
00:32:02du moins deux outils,
00:32:03c'est soit
00:32:03la bombe de désencerclement,
00:32:05il y a aussi
00:32:07les bombes
00:32:07de la crymogène,
00:32:09il y a les lanceurs
00:32:09de balles de défense,
00:32:11vous avez le canon à eau
00:32:12aussi,
00:32:12mais bon...
00:32:13On n'en a pas vu
00:32:16sur les Champs-Elysées.
00:32:17On en a un canon à eau.
00:32:19Et les centaures
00:32:20sont déployés
00:32:20ou c'est que
00:32:21pour les agriculteurs ?
00:32:22Il y a une certitude,
00:32:23ça c'est non.
00:32:23Il n'y a pas de centaures.
00:32:24Il y a des centaures
00:32:25pour les agriculteurs
00:32:26et les gilets jaunes,
00:32:27mais il n'y a pas de centaures
00:32:28pour les voyous
00:32:28et les racailles.
00:32:29Et ça a été dit,
00:32:30en plus,
00:32:31c'est que la CRS
00:32:33aussi,
00:32:33huit nouvelles générations,
00:32:34les autres ne sont pas
00:32:34du tout déployés
00:32:35sur ce théâtre d'opération.
00:32:37Ils sont spécialisés
00:32:38dans le maintien
00:32:39et l'établissement
00:32:43à des débuts en tout cas.
00:32:46C'est vous qui le dites,
00:32:47violences urbaines ?
00:32:48Non, mais parce que
00:32:48je suis attentif.
00:32:49J'imagine,
00:32:50vous savez,
00:32:51le conseiller communication
00:32:52de la préfecture de police
00:32:53qui est en train de noter
00:32:53les éléments de langage
00:32:55des uns et des autres,
00:32:56qui dit,
00:32:57monsieur le préfet,
00:32:58on n'a pas parlé
00:32:58de débordement
00:32:59du côté de ces news.
00:33:00Donc, il faut être prudent.
00:33:03C'est votre responsabilité,
00:33:04Eric Henry,
00:33:05délégué national Alliance.
00:33:06L'Alliance l'assume
00:33:07et en espérant
00:33:09que la situation se calme.
00:33:10Vous savez,
00:33:12parmi les flyers
00:33:16et tous les vidéos
00:33:16qui traînent
00:33:17sur les réseaux sociaux,
00:33:18il y a quand même
00:33:19une qui est extrêmement importante
00:33:21et comme on voyait
00:33:22tout à l'heure.
00:33:25Vous allez nous donner
00:33:26les informations après
00:33:28parce qu'on va rejoindre
00:33:29le terrain,
00:33:29cher Eric Henry.
00:33:31Le terrain avec
00:33:32Michael Dos Santos
00:33:33depuis les Champs-Elysées.
00:33:35J'espère que la connexion
00:33:36a été rétablie.
00:33:38Michael,
00:33:38est-ce que vous m'entendez
00:33:39et racontez-nous
00:33:39quelle est la situation
00:33:40sur place ?
00:33:45Alors oui,
00:33:45Elliot,
00:33:46je vous entends.
00:33:46J'espère que vous
00:33:47m'entendez également.
00:33:48Ce que je peux vous raconter
00:33:49effectivement
00:33:50de ce qui se passe ici
00:33:50sur les Champs-Elysées,
00:33:51c'est que la situation
00:33:52pour le moment
00:33:53est plutôt calme.
00:33:54Mais dès qu'il y a
00:33:55un temps mort,
00:33:56une mi-temps
00:33:57ou une pause,
00:33:58effectivement,
00:33:59on assiste
00:33:59à des mouvements
00:34:00de foules
00:34:01et supporters présents
00:34:03ici sur les Champs-Elysées
00:34:04s'approchent
00:34:04des forces de l'ordre,
00:34:06les provoquent,
00:34:08les suivent parfois.
00:34:09On a vu aussi
00:34:10certaines équipes
00:34:11de police
00:34:11se bouger
00:34:13sur cette avenue
00:34:14des Champs-Elysées
00:34:15et ses supporters
00:34:16n'hésitent pas
00:34:16à les suivre
00:34:17et parfois
00:34:17à leur lancer
00:34:18des projectiles.
00:34:20Donc,
00:34:20ils chargent immédiatement
00:34:22pour éviter
00:34:23que la situation
00:34:24ne se tende
00:34:25un peu plus.
00:34:25Un peu plus tôt
00:34:26dans la journée,
00:34:27on a assisté
00:34:28effectivement
00:34:28à plusieurs dégradations.
00:34:30du mobilier urbain
00:34:32a été vandalisé.
00:34:33On a effectivement
00:34:34assisté
00:34:35à la destruction
00:34:36d'un abribus.
00:34:38Plusieurs personnes
00:34:38étaient montées
00:34:39sur cet abribus.
00:34:40Il a fini par céder
00:34:41sur le poids
00:34:42des supporters
00:34:43qui étaient présents
00:34:44sur cet abribus.
00:34:45D'autres se sont attaqués
00:34:46effectivement
00:34:47au feu tricolore
00:34:48présent sur cette avenue
00:34:49des Champs-Elysées.
00:34:50Vous assistez
00:34:50en ce moment même
00:34:51à un mouvement
00:34:52de foule.
00:34:53Vous voyez effectivement
00:34:54que ça vient
00:34:55très très vite.
00:34:55Alors,
00:34:55ils s'en prennent
00:34:57aux forces de l'ordre
00:34:57mais très rapidement
00:34:59ils détalent
00:35:00ils fuient
00:35:01dès que les forces
00:35:02de l'ordre
00:35:03ripostent,
00:35:04lancent des gaz
00:35:04lacrymogènes
00:35:05ou chargent
00:35:06pour éviter
00:35:07effectivement
00:35:07toute confrontation.
00:35:09Donc vous voyez
00:35:10images en direct
00:35:11de ce qui se passe
00:35:12depuis maintenant
00:35:12plusieurs heures
00:35:13sur les Champs-Elysées.
00:35:14Une sorte de jeu
00:35:16du chat et de la souris
00:35:17entre les supporters
00:35:17présents
00:35:18et les forces de l'ordre.
00:35:19Merci Mekiel
00:35:20pour votre témoignage
00:35:23sur place
00:35:23et Clément
00:35:24qui vous accompagne.
00:35:25On reste sur ces images
00:35:27depuis les Champs-Elysées.
00:35:28On reste attentif
00:35:29également à ce qu'il peut
00:35:30se passer du côté
00:35:31de la porte
00:35:32de Saint-Cloud
00:35:33mais ces Champs-Elysées
00:35:34sont en train
00:35:35de se remplir
00:35:36alors qu'il reste
00:35:37dix minutes
00:35:38dans la deuxième
00:35:40métan des prolongations
00:35:40toujours un partout
00:35:41entre le Paris-Saint-Germain
00:35:42et Arsenal.
00:35:44Il pourrait y avoir
00:35:45ensuite
00:35:45une séance
00:35:46de tir au but
00:35:47mais force est
00:35:49de constater
00:35:50que nous sommes
00:35:51déjà dans une situation
00:35:52extrêmement sensible
00:35:54et que
00:35:56personne n'est capable
00:35:57de dire
00:35:58ce qu'il pourrait se passer
00:35:59dans les prochaines heures.
00:36:01La nuit va être
00:36:02extrêmement longue
00:36:03pour les forces
00:36:04de l'ordre
00:36:05pour l'être du moins.
00:36:06Reda Bellage,
00:36:07Mathieu Valet
00:36:08nous disait ce matin
00:36:09du syndicat Unité
00:36:1018h en fait
00:36:12c'est un horaire
00:36:13assez complexe
00:36:14parce que
00:36:15ça veut dire
00:36:16que le match
00:36:17se termine
00:36:18aux alentours
00:36:18de 20h30,
00:36:1921h
00:36:19ou plus tard
00:36:20et que ça va prolonger
00:36:23le travail
00:36:23des forces
00:36:24de l'ordre, Mathieu.
00:36:25Oui, l'année dernière
00:36:26sur la finale
00:36:28où le PSG a gagné
00:36:29ça s'était terminé
00:36:30à 23h
00:36:31donc évidemment
00:36:31la nuit est plus écourtée.
00:36:33Là le match
00:36:33a commencé à 18h
00:36:34bon là on a des prolongations
00:36:35qui rebuts ou pas
00:36:36l'avenir va nous le dire
00:36:37rapidement
00:36:37mais en tout cas oui
00:36:38quand on a des violences urbaines
00:36:39et des événements
00:36:40qui commencent tôt
00:36:40et là le match
00:36:41qui va finir tôt
00:36:42j'imagine d'ici
00:36:4321h, 21h30
00:36:44oui après
00:36:45ça laisse un peu plus de temps
00:36:46et le temps
00:36:47le temps parlant de temps
00:36:48il est de déval
00:36:48le temps il fait bon
00:36:49il fait chaud
00:36:50et donc le temps
00:36:51est soit un précieux allié
00:36:52soit un précieux ennemi
00:36:54pour laisser les individus
00:36:55toute la nuit
00:36:56parce que je vous rappelle
00:36:56que lors de la demi-finale
00:36:58face au Bayern
00:36:59il y a un mois
00:37:00les événements
00:37:01les exactions
00:37:02s'étaient terminés
00:37:03aux alentours
00:37:04de 4h
00:37:053h30
00:37:054h du matin
00:37:06donc là avec la chaleur
00:37:07le temps
00:37:08et selon le résultat
00:37:09on peut avoir évidemment
00:37:10des scènes
00:37:11qui peuvent durer
00:37:12jusqu'au petit matin.
00:37:13Eric Henry
00:37:13délégué national
00:37:14du syndicat Alliance
00:37:16lorsque vous voyez
00:37:17ces images là
00:37:18alors que le match
00:37:19n'est même pas encore terminé
00:37:21et que depuis maintenant
00:37:22près de 3h
00:37:23vous avez les policiers
00:37:25qui interviennent
00:37:26à chaque fois
00:37:27qu'il y a des points
00:37:28de tension
00:37:28qu'est-ce que vous vous dites
00:37:29Eric Henry ?
00:37:31je me dis
00:37:32que la nuit
00:37:33va être très longue
00:37:34comme vous
00:37:34parce qu'on l'attend
00:37:35entre 150 et 200 000 personnes
00:37:37au plus fort de la nuit
00:37:37là ils sont 5000
00:37:40et les tensions
00:37:41sont déjà
00:37:41plus que palpables
00:37:42et quand on voit
00:37:43c'est ce que je voulais
00:37:44vous dire tout à l'heure
00:37:45ce qui circule
00:37:45sur les réseaux sociaux
00:37:46avec des vidéos
00:37:48et des flyers
00:37:4920h
00:37:49défaite Arsenal
00:37:50bon ça va être visiblement
00:37:51un peu plus tard
00:37:5221h
00:37:53défaite
00:37:55des flics
00:37:55des condés
00:37:56voilà ce qui circule
00:37:58vous imaginez bien
00:37:59que ces individus
00:38:00après au plus fort de la nuit
00:38:00vont s'en donner
00:38:04à leur joie
00:38:05pour commettre
00:38:05toutes ces actions
00:38:06et mes collègues
00:38:06vont encore faire face
00:38:07au péril de leur vie
00:38:09de leur intégrité physique
00:38:10pour maintenir
00:38:12l'ordre public
00:38:12on a
00:38:16des scènes
00:38:17non pas de violence
00:38:19mais de confrontation
00:38:19entre force de l'ordre
00:38:21et policiers
00:38:22alors que
00:38:23vous avez nos journalistes
00:38:24près de la porte de Saint-Cloud
00:38:25qui sont déjà
00:38:26en train de filmer
00:38:27les dégâts
00:38:28causés
00:38:29par ces délinquants
00:38:31qui effectivement
00:38:33n'en avaient que faire
00:38:34de cette rencontre
00:38:35et de cette finale
00:38:37de Ligue des Champions
00:38:38et qui n'étaient là
00:38:39visiblement
00:38:40non pas
00:38:40pour célébrer
00:38:42passer un moment
00:38:43entre amis
00:38:44et passer un bon moment
00:38:46mais évidemment
00:38:47faire ce qu'ils savent faire
00:38:49pour certains
00:38:49à tous bien sûr
00:38:50de mieux
00:38:51c'est à dire dégrader
00:38:52et casser
00:38:53ces images
00:38:53sont quand même
00:38:54très tristes
00:38:54et il faut dire
00:38:56Geoffroy Lejeune
00:38:57que c'est une avant-première
00:38:59de ce qui pourrait se passer
00:39:00en juin
00:39:01et en juillet
00:39:02si l'équipe de France
00:39:03lors de la Coupe du Monde
00:39:05et on l'espère bien sûr
00:39:07avance
00:39:09au plus loin
00:39:09jusqu'à la finale
00:39:10je crois que le début
00:39:11de la Coupe du Monde
00:39:12c'est le 12 ou le 13 juin
00:39:14jusqu'à la mi-juillet
00:39:15et encore une fois
00:39:16que l'équipe de France
00:39:16gagne ou perde
00:39:17on sait que
00:39:18puisque le match
00:39:19est encore en cours
00:39:19et que les exactions
00:39:20ont déjà commencé
00:39:21le résultat importe peu
00:39:22il se passera quoi
00:39:22qu'il arrive
00:39:23ce genre de choses
00:39:24c'est terrible
00:39:24moi je suis un peu effaré
00:39:25par les images qu'on voit
00:39:26déjà parce que le match
00:39:27est en cours
00:39:27et que l'avant-match
00:39:28entre les racailles
00:39:29et les forces de l'ordre
00:39:30a déjà commencé
00:39:32ensuite parce que
00:39:33pour une fois
00:39:34il y avait une vraie prise
00:39:34de conscience
00:39:35en amont
00:39:35c'est-à-dire que
00:39:37déjà le Paris Saint-Germain
00:39:39on l'a beaucoup dit
00:39:40mais il faut le rappeler
00:39:41a fait quand même
00:39:41un travail énorme
00:39:42depuis les années 2010
00:39:46de nettoyage
00:39:47de ces tribunes
00:39:48etc.
00:39:48le hooliganisme
00:39:49n'est plus un sujet
00:39:49au sein du club
00:39:50ensuite parce que
00:39:51la préfecture de police
00:39:52contrairement au Stade de France
00:39:54et contrairement
00:39:55à l'année dernière
00:39:58a parlé du dispositif
00:39:59très en amont
00:39:59en disant qu'il serait important
00:40:01et que tout allait être fait
00:40:02pour éviter ça
00:40:03et ensuite
00:40:04on a ce jour le culon
00:40:05avec tous ces concerts
00:40:06avec tous ces événements
00:40:07en même temps
00:40:08et vous vous dites
00:40:09malgré ça
00:40:09il n'aura pas été possible
00:40:11a priori d'empêcher
00:40:12ce qu'on a sous les yeux
00:40:13je trouve ça terrible
00:40:14je trouve ça très inquiétant
00:40:14pour l'avenir de ce pays
00:40:15et ce qui me fait
00:40:16presque encore plus de peine
00:40:17c'est que je me dis
00:40:17que si aujourd'hui
00:40:18au lieu d'avoir
00:40:19un Paris Saint-Germain
00:40:19Arsenal
00:40:20on avait par exemple
00:40:21la finale de la Coupe du Monde
00:40:22de rugby
00:40:23avec l'équipe de France
00:40:24si au lieu d'avoir
00:40:25Ayana Kamoura
00:40:25on avait Jean-Jacques Goldman
00:40:26et si au lieu d'avoir
00:40:28Damso
00:40:28on avait Vianney à Bercy
00:40:29je pense qu'on n'aurait pas
00:40:30les mêmes images
00:40:31qui prouvent que
00:40:31le ministre de l'Intérieur
00:40:32avait raison cette semaine
00:40:33quand on disait
00:40:33que c'était aussi
00:40:33un problème de public
00:40:35on va prendre la direction
00:40:38de Budapest
00:40:39puisque la finale
00:40:40il faut le rappeler
00:40:40se joue à Budapest
00:40:42d'accord
00:40:42que à Budapest
00:40:44le dispositif policier
00:40:45par exemple
00:40:45est deux fois
00:40:46moins important
00:40:47que celui à Paris
00:40:50c'est dire
00:40:51la situation
00:40:52quand même
00:40:52particulière
00:40:53dans laquelle nous sommes
00:40:54vous êtes au niveau
00:40:55de la fanzone
00:40:58cher Olivier Benkemoun
00:40:59et depuis le début
00:41:01la situation
00:41:02est extrêmement calme
00:41:03joyeuse
00:41:04festive
00:41:04du côté de chez vous
00:41:08elle est exactement
00:41:09comme vous l'avez dit
00:41:10c'est à dire
00:41:10il y a des enfants
00:41:11qui jouent un peu
00:41:11au football
00:41:12il y a surtout
00:41:13des familles
00:41:14qui regardent le match
00:41:15qui sont arrivés tôt
00:41:16qui ont profité
00:41:16de l'après-midi
00:41:17il y avait des jeux
00:41:18organisés
00:41:18il y a des foottracks
00:41:19tout ce qu'on devrait
00:41:20trouver un peu partout
00:41:21pour pouvoir regarder
00:41:22sereinement un match
00:41:24ici on le regarde
00:41:24joyeusement
00:41:25voilà vous l'avez dit
00:41:264000 policiers
00:41:28seulement j'allais dire
00:41:29mais c'est pas rien
00:41:29pour la Hongrie
00:41:31dans l'histoire
00:41:31de la Hongrie
00:41:32c'est la première fois
00:41:33qu'en un jour
00:41:34on a eu autant
00:41:35de policiers
00:41:354000
00:41:35c'est la moitié
00:41:36de ce qu'on a à Paris
00:41:38on a des gens
00:41:41qui sont
00:41:41merci
00:41:42vous êtes très sympa
00:41:44ils sont très sympa
00:41:45je l'ai dit
00:41:46vu l'heure qu'il est
00:41:47ils commencent à avoir
00:41:47aussi un peu vu
00:41:48mais ça va
00:41:49ça va
00:41:49tout va bien se passer
00:41:50le match continue
00:41:51on a beaucoup d'étrangers
00:41:53en fait
00:41:54il y a beaucoup de supporters
00:41:55étrangers pour tout vous dire
00:41:56parce que
00:41:56il y a une façon de faire
00:41:58de la part des Anglais
00:41:59c'est de venir
00:42:00beaucoup sans billet
00:42:00pour assister à des matchs
00:42:02un peu partout
00:42:03dans la ville
00:42:04ce qui n'est pas le cas
00:42:04des français
00:42:05on a vu des images super
00:42:06de la parade
00:42:07des super fans
00:42:09des supporters
00:42:11du PSG
00:42:12lorsqu'ils sont arrivés
00:42:13au stade
00:42:14tout à l'heure
00:42:14c'était formidable
00:42:15c'était des milliers
00:42:16à défiler
00:42:17ça s'est passé dans le calme
00:42:18il y a eu des cris
00:42:19il y a eu des chants
00:42:20mais tout s'est bien passé
00:42:21parce que tout était organisé
00:42:22donc voilà
00:42:23ce que je peux vous dire
00:42:24c'est
00:42:24il y a des gens
00:42:26qui deviennent
00:42:27il y a des gens
00:42:28qui sont amoureux
00:42:29d'un peu de moi
00:42:29mais voilà
00:42:30on ne peut pas dire
00:42:31que ce n'est pas sympathique
00:42:32voilà
00:42:32on va se retourner
00:42:34on va leur dire merci
00:42:36et on va continuer
00:42:37à regarder ce match
00:42:38voilà
00:42:40la capitale
00:42:41les Champs-Elysées
00:42:43et la porte de Saint-Cloud
00:42:45c'est les deux
00:42:46véritables points
00:42:47de surveillance
00:42:48à cette heure-ci
00:42:49bien sûr
00:42:50alors que le match
00:42:51n'est pas encore terminé
00:42:53mais c'est intéressant
00:42:53d'entendre le témoignage
00:42:55d'Olivier Benkemo
00:42:55un envoyé spécial à Budapest
00:42:57qui nous explique
00:42:57qu'aujourd'hui
00:42:58tout s'est très bien passé
00:42:58il faut noter quand même
00:43:00que dans la nuit
00:43:01de vendredi à samedi
00:43:02vous avez eu
00:43:03des hooligans
00:43:04des indépendants
00:43:05mais les mots ont un sens
00:43:06ce ne sont pas
00:43:07les supporters parisiens
00:43:08ni les supporters anglais
00:43:09les indépendants
00:43:10qui se sont retrouvés
00:43:11dans les rues de Budapest
00:43:13pour s'adonner
00:43:14à leur sport favori
00:43:16c'est-à-dire
00:43:17se taper dessus
00:43:18il y avait une trentaine
00:43:19d'oliganes anglais
00:43:21trentaine d'oliganes parisiens
00:43:23et ils se sont
00:43:25ils se sont effectivement
00:43:26tapés dessus
00:43:26et d'ailleurs
00:43:27les hongrois hallucinent
00:43:28c'est-à-dire que la presse hongroise
00:43:29ce matin s'est réveillé
00:43:30gros gui
00:43:30en disant
00:43:30mais qu'est-ce que c'est
00:43:31que ces méthodes
00:43:32qui se font apportées chez nous
00:43:33alors qu'ils connaissaient
00:43:33un peu le holiganisme
00:43:34c'est pas vrai
00:43:35j'ai pas vu ça justement
00:43:36la presse hongroise
00:43:37il y a eu des titres
00:43:37bien sûr
00:43:38parce qu'en fait
00:43:39c'est un pays qui
00:43:39alors pourtant
00:43:40le holiganisme a existé
00:43:41à Budapest
00:43:42entre les clubs rivaux
00:43:43etc
00:43:43mais là manifestement
00:43:45le débarquement
00:43:46de supporters
00:43:47qui viennent en découdre
00:43:49chez eux
00:43:50les a un peu surpris
00:43:51il reste dans le temps
00:43:53réglementaire
00:43:54une petite minute
00:43:55et toujours un partout
00:43:56entre le Paris Saint-Germain
00:43:57et Arsenal
00:43:59on fonce tout droit
00:44:00vers la séance
00:44:01de tir au but
00:44:02alors que sur le terrain
00:44:04vous le voyez
00:44:04depuis les Champs-Elysées
00:44:05les policiers
00:44:06sont mobilisés
00:44:08bien sûr
00:44:08plusieurs milliers
00:44:09de personnes
00:44:09sont déjà
00:44:10sur les Champs-Elysées
00:44:12et ça donne
00:44:13à des mouvements de foule
00:44:15ou s'en prennent
00:44:16aux forces de l'ordre
00:44:16à droite
00:44:17cette image
00:44:17qui est tellement triste
00:44:18on est porte de Saint-Cloud
00:44:21avec du mobilier
00:44:22qui a été dégradé
00:44:23plus de 150 individus
00:44:26se manifestent
00:44:29pour se confronter
00:44:30avec les forces de l'ordre
00:44:31ce sont des individus
00:44:32qui depuis 28 heures
00:44:33ont tenté de pénétrer
00:44:36dans le parc des Princes
00:44:38sans billets
00:44:39ils ont été dispersés
00:44:40par les policiers
00:44:41150 individus
00:44:43j'ose imaginer
00:44:44que ces individus
00:44:45n'étaient pas déjà connus
00:44:46des services de police
00:44:48ou de la justice
00:44:48c'est-à-dire que l'année dernière
00:44:49ils n'étaient pas présents
00:44:50lors des exactions
00:44:52c'est quand même plutôt inquiétant
00:44:53il semblerait qu'il y ait
00:44:53beaucoup de mineurs
00:44:54il y en avait déjà
00:44:56l'année dernière
00:44:57des délinquants mineurs
00:45:00qui ont participé
00:45:01à ces tensions
00:45:02la situation
00:45:04s'est tendue
00:45:05sur les Champs-Elysées
00:45:05mais c'est un calme
00:45:08précaire
00:45:09du moins une situation
00:45:10qui reste précaire
00:45:11qui oscille
00:45:12je voudrais quand même
00:45:13qu'on revienne
00:45:14sur le dispositif
00:45:15avec vous
00:45:16et Eric Henry
00:45:17pourquoi
00:45:17cette année
00:45:18on décide de mettre
00:45:208000 policiers
00:45:21sur le terrain
00:45:22quand l'année dernière
00:45:24il y en avait
00:45:255200
00:45:26c'est quoi votre analyse
00:45:27de la situation
00:45:27alors peut-être
00:45:28deux points
00:45:29le premier c'est que l'année dernière
00:45:31ça avait été
00:45:34une soirée chaotique
00:45:35une soirée vraiment
00:45:36qui était apocalyptique
00:45:37même je dirais
00:45:37avec des
00:45:38d'énormes
00:45:40dégradations
00:45:41le périphérique
00:45:43pris en otage
00:45:43des pillages
00:45:44il y a même eu
00:45:45des home jacking
00:45:46chez des gens
00:45:46beaucoup de collègues blessés
00:45:48trop de collègues blessés
00:45:49bon
00:45:51remonter le renseignement
00:45:52par rapport à cette finale
00:45:53était quand même
00:45:53aussi assez inquiétant
00:45:55en disant que
00:45:57des individus
00:45:57avaient prévu
00:45:58de venir
00:45:58non pas encore une fois
00:45:59pour regarder le match
00:45:59des groupes
00:46:00pas forcément organisés
00:46:02mais des groupes
00:46:02qui spontanés
00:46:04je dirais
00:46:05qui allaient venir sur place
00:46:06pour procéder
00:46:07à toutes ces délectations
00:46:09et c'est pour ça
00:46:09que le dispositif
00:46:11a été surdimensionné
00:46:12pour essayer de faire face
00:46:13à ça
00:46:13et puis apporter
00:46:14une réponse
00:46:15qui soit différente
00:46:15de celle
00:46:17évidemment
00:46:17de l'année dernière
00:46:18mais encore une fois
00:46:21on n'a pas mis
00:46:22tous les moyens
00:46:23qu'il fallait
00:46:23on l'a rappelé
00:46:24les CRS nouvelle génération
00:46:25ne sont pas là
00:46:26les centaures
00:46:26ne sont pas là
00:46:27maintenant
00:46:27quid aussi
00:46:29des moyens
00:46:29qui doivent suivre
00:46:30quand on a 100% de présent
00:46:31il faut aussi
00:46:31que la logistique
00:46:33suive
00:46:33maintenant
00:46:34quelle sera
00:46:34la destination
00:46:36judiciaire
00:46:36des individus
00:46:36qui seront interpellés
00:46:37parce qu'il y en a déjà
00:46:38il y en aura encore beaucoup
00:46:39et nous
00:46:40à l'Union Poste Nationale
00:46:40qu'est-ce qu'on dit aussi
00:46:41c'est que cette responsabilité individuelle
00:46:43maintenant
00:46:44le droit doit être revu
00:46:45on doit passer
00:46:46de la responsabilité individuelle
00:46:47à une responsabilité collective
00:46:48quand des individus
00:46:49sont en groupe
00:46:49et puis commettent des exactions
00:46:51ils le savent
00:46:52il y a un élément légal
00:46:53il y a un élément matériel
00:46:54et il y a cet élément aussi moral
00:46:56qui est cette intention coupable
00:46:57cette intention frauduleuse
00:46:59il est 20h46 sur CNews
00:47:02le Paris Saint-Germain
00:47:04et Arsenal
00:47:05sont donc à 1 partout
00:47:06après prolongation
00:47:08et 120 minutes de jeu
00:47:10la décision se fera
00:47:13via les tirs au but
00:47:14je vous regarde
00:47:15Jean-Fran le jeune
00:47:16parce que je suis un peu inquiet
00:47:18non pas que
00:47:19j'ai une inquiétude
00:47:20contre vous
00:47:22mais je sais que la dernière fois
00:47:23qu'on était sur un plateau
00:47:25c'était les tirs au but
00:47:27finale de la coupe du monde
00:47:28entre la France et l'Argentine
00:47:30et défaite
00:47:32de l'équipe de France
00:47:33on arrivait tout seul
00:47:34tous les deux
00:47:34dans un bureau
00:47:34donc je me dis
00:47:35que vous êtes peut-être
00:47:36le chat noir
00:47:36et je vous demandais
00:47:37de quitter le panneau
00:47:39je plaisante bien évidemment
00:47:42retour sur le terrain
00:47:44je voudrais vous proposer
00:47:45un sondage
00:47:47celui du CSA
00:47:50pour séduire aux Europas
00:47:51et le JDD
00:47:5272% des Français
00:47:53qui considèrent que
00:47:55la délinquance
00:47:56est hors de contrôle
00:47:57aujourd'hui en France
00:47:59est-ce que ce sondage
00:48:01est finalement
00:48:02le reflet
00:48:03des images
00:48:04qu'on a actuellement
00:48:06des images
00:48:07qu'on a actuellement
00:48:08sur la porte de Saint-Cloud
00:48:09ou parfois
00:48:10sur les Champs-Elysées
00:48:11alors que même
00:48:12que le match
00:48:12n'est pas encore terminé
00:48:13et qu'on n'est qu'au début
00:48:14de cette nuit
00:48:15sous très haute tension
00:48:16je crois le jeune
00:48:17oui évidemment
00:48:19bien sûr
00:48:19il y a une inquiétude
00:48:20qui est très largement partagée
00:48:22en fait les Français
00:48:22je pense se sont habitués
00:48:23à ces images
00:48:24parce que quand vous avez
00:48:25quand vous vivez
00:48:27dans la France de 2026
00:48:28vous avez en tête
00:48:28les émutes de 2005
00:48:30vous avez en tête
00:48:31les émutes de 2023
00:48:32vous avez en tête
00:48:33évidemment
00:48:34les débordements
00:48:34de l'an passé
00:48:35vous avez en tête
00:48:35le Stade de France
00:48:36vous connaissez aussi
00:48:37la capacité
00:48:38de féminisation
00:48:39ou de déni
00:48:40de nos élites
00:48:41pour nommer les choses
00:48:42et donc vous avez fini
00:48:42par vous forger
00:48:43votre propre opinion
00:48:45et vous êtes évidemment
00:48:47cranté dans cette opinion
00:48:49Mathieu Vallet
00:48:50on vient de voir passer
00:48:51les brigades de répression
00:48:53de l'action violente
00:48:53motorisées
00:48:55expliquez-nous
00:48:55l'importance
00:48:56de ces bravèmes
00:48:57lorsqu'il y a
00:48:58ces manifestations
00:49:00tendues
00:49:01moi je suis convaincu
00:49:02que ces bravèmes
00:49:02elles sont efficaces
00:49:04elles se déploient
00:49:04très rapidement
00:49:05et vous avez un conducteur
00:49:06et derrière un opérateur
00:49:07le conducteur
00:49:08je rappelle qu'il a subi
00:49:08une formation de 6 mois
00:49:09à l'école de police de sens
00:49:10donc on ne le donne pas
00:49:11comme des kinders surprises
00:49:12les policiers se battent
00:49:13pour avoir cette formation
00:49:14à sens durant 6 mois
00:49:15où ils ont un examen à la fin
00:49:16et derrière vous avez
00:49:17un opérateur
00:49:17c'est des sorties d'école
00:49:18c'est des jeunes gardiens
00:49:19de la paix
00:49:20sportifs, dynamiques
00:49:21qui en veulent
00:49:21et qui permettent
00:49:22d'aller d'un bout à l'autre
00:49:23parce que vous savez
00:49:23que les casseurs
00:49:24ils ballottent
00:49:25ils voyagent
00:49:26les forces de l'ordre
00:49:26de la porte d'autoy
00:49:27à la porte Saint-Cloud
00:49:28de la porte Saint-Cloud
00:49:28à d'autres points
00:49:29de la capitale
00:49:30et donc ces braves-mikes
00:49:31avec l'exiguïté
00:49:32des rues de la capitale
00:49:33et la circulation
00:49:34parfois difficile
00:49:34parce qu'on a beaucoup
00:49:35de rues fermées
00:49:35ils permettent
00:49:43le conducteur
00:49:44fait descendre
00:49:45son opérateur
00:49:46sur un point
00:49:46d'intervention
00:49:47ou alors ils conduisent
00:49:48ils roulent
00:49:48de manière à faire
00:49:49partir les groupes hostiles
00:49:51ou les groupes
00:49:52qui peuvent commettre
00:49:52des exactions
00:49:54ces braves-mikes
00:49:55qui sont contestés
00:49:56d'ailleurs
00:49:57par certains responsables
00:49:58Jean-Luc Mélenchon
00:49:59veut les supprimer
00:50:00c'est dans le programme
00:50:02la France Unis
00:50:02ne veut pas faire que ça
00:50:03c'est la suppression
00:50:04aussi de la BAC
00:50:06le désarmement
00:50:07de la police municipale
00:50:08voilà tout à fait
00:50:10donc on est aussi
00:50:11dans ce contexte
00:50:12où ce matin
00:50:13une nouvelle fois
00:50:14Reda Bellage disait
00:50:15nous on est prêts
00:50:16à intervenir
00:50:16mais il va peut-être
00:50:17falloir nous soutenir
00:50:18parce qu'on va passer
00:50:20des heures sur le terrain
00:50:22et vous pouvez avoir
00:50:24des policiers fatigués
00:50:26éreintés
00:50:27une séquence
00:50:28qui va durer 15 secondes
00:50:30qui va être récupérée
00:50:32instrumentalisée
00:50:33on va parler
00:50:33violence policière
00:50:35on va parler
00:50:35pourquoi pas
00:50:36racisme dans la police
00:50:38et racisme systémique
00:50:39et il disait
00:50:40peut-être falloir
00:50:40du côté des autorités
00:50:41nous soutenir
00:50:42à un moment
00:50:43parce que vous vous sentez
00:50:44bâché Eric Henry
00:50:44ça fait des années
00:50:45qu'on demande ça
00:50:46évidemment
00:50:46mais on le demande
00:50:47sans cesse
00:50:48il faut être soutenu
00:50:49si on n'est pas soutenu
00:50:49évidemment
00:50:50c'est l'action policière
00:50:51après
00:50:52qui va mal
00:50:53qui n'est pas efficace
00:50:54parce que les collègues
00:50:55ils ne veulent pas
00:50:55finir au tourniquet
00:50:56on peut revenir
00:50:58sur certaines affaires
00:50:59emblématiques
00:50:59l'affaire de Naël
00:51:00par exemple
00:51:00où le collègue
00:51:02a été jeté
00:51:03cloué au pilori
00:51:05rappelez-vous
00:51:05aussi les déclarations
00:51:06du président de la République
00:51:07c'est inexcusable
00:51:09inexplicable
00:51:09et régulièrement
00:51:10quand les collègues
00:51:11interviennent
00:51:11quelques fois aussi
00:51:12ils n'ont pas forcément
00:51:13des ordres très clairs
00:51:14mais on les envoie quand même
00:51:15au combat
00:51:16ils y vont
00:51:16ils sont professionnels
00:51:18mais après derrière
00:51:19dès que ça commence
00:51:20un petit peu à être tendu
00:51:22on pourrait
00:51:22certains pour avoir tendance
00:51:23à les lâcher
00:51:24bah non
00:51:24il faut juste
00:51:26ce soutien
00:51:27est fondamental
00:51:40nous
00:51:40je vois cette image
00:51:41depuis la porte de Saint-Cloud
00:51:43à droite
00:51:43alors que la foule
00:51:44a été dispersée
00:51:45sur l'avenue
00:51:46des Champs-d'Elysée
00:51:46avec l'utilisation
00:51:47des bombes lacrymogènes
00:51:49je vois ces vélos
00:51:51ces cadavres de vélos
00:51:52qui jonchent le sol
00:51:53ces bouts de verre
00:51:55qui sont présents
00:51:55sur le sol
00:51:56et cet homme
00:51:57qui est installé
00:51:58sur le taxi
00:51:59je me demande
00:52:00et je serais curieux
00:52:01d'avoir la réponse
00:52:02et je vais peut-être
00:52:03demander aux équipes
00:52:04si elles nous entendent
00:52:05c'est peut-être
00:52:05le propriétaire
00:52:06de ce taxi
00:52:07et c'est peut-être
00:52:08un propriétaire
00:52:08qui s'inquiète
00:52:09et qui se dit
00:52:11gare à ce qui peut
00:52:12se passer
00:52:13dans les prochaines minutes
00:52:13parce qu'on sait
00:52:14que par exemple
00:52:16l'année dernière
00:52:18ce sont plus de 400 véhicules
00:52:22264 véhicules
00:52:23qui ont été incendiés
00:52:26donc c'est là aussi
00:52:29une situation
00:52:30pour les commerçants
00:52:31c'est une contrainte
00:52:32pour les personnes
00:52:35qui vont être victimes
00:52:36des pillages
00:52:36de la casse
00:52:37c'est une injustice
00:52:38et pour les familles
00:52:39qui ont envie
00:52:40de célébrer
00:52:40là aussi
00:52:41il y a une profonde
00:52:43injustice
00:52:44on demande aux honnêtes
00:52:46sociétés de vigilance
00:52:47de se protéger
00:52:48et on laisse
00:52:49en quelque sorte
00:52:50les casseurs
00:52:51dans la rue
00:52:51je crois le jeune
00:52:52il y aura évidemment
00:52:53un coup énorme
00:52:55à ces dégradations
00:52:56c'est le cas à chaque fois
00:52:57on a fini par s'y habituer
00:52:58par prouver ça presque normal
00:52:59mais ça ne l'est pas malheureusement
00:53:01je rebondis sur le débat
00:53:02que vous avez vu juste avant
00:53:03sur la police
00:53:04mais il faudra défendre
00:53:05évidemment les forces de l'ordre
00:53:05à partir de
00:53:06dès demain
00:53:07et peut-être
00:53:08plusieurs jours
00:53:09parce que évidemment
00:53:09certains vont politiquement
00:53:11essayer d'instrumentaliser
00:53:12peut-être des images
00:53:12qui auraient eu ce soir
00:53:13et c'est scandaleux
00:53:14parce que je pense
00:53:15qu'il n'y a aucun policier
00:53:15qui s'est levé ce matin
00:53:16en se disant
00:53:16j'ai envie de passer
00:53:18plus de 12 heures
00:53:19à courir
00:53:19après des délinquants
00:53:21et ensuite
00:53:22pour terminer
00:53:22il y a quand même
00:53:23déjà une victime
00:53:24dans l'histoire
00:53:26c'est
00:53:27c'est le supporter normal
00:53:29celui qui veut tout simplement
00:53:30imaginer que dans 10 minutes
00:53:31le PSG soit champion d'Europe
00:53:33pour la seconde fois
00:53:33qu'il fasse le back-to-back
00:53:35imaginez ça
00:53:37mais c'est la formule
00:53:38une fois c'est historique
00:53:39deux fois c'est légendaires
00:53:40absolument
00:53:40et après on parlera
00:53:41l'année prochaine
00:53:42pour la troisième
00:53:43mais juste imaginez
00:53:45le supporter normal
00:53:45vous par exemple
00:53:46si vous avez envie ce soir
00:53:47d'aller boire un verre
00:53:48avec des amis
00:53:49pour fêter ça
00:53:49parce que c'est historique
00:53:50et bien vous en êtes
00:53:51quelque part privé
00:53:52parce qu'il faut trouver
00:53:52des endroits
00:53:53qui sont sécurisés
00:53:54il faut pouvoir circuler
00:53:55etc
00:53:55et tout ça
00:53:56on nous en prive aujourd'hui
00:53:57c'est un confinement sécuritaire
00:53:59Mathieu Volley
00:53:59vous qui êtes passé
00:54:00de la police
00:54:02l'aspect sécuritaire
00:54:03à la politique
00:54:04il nous reste quelques minutes
00:54:05avant la fin du match
00:54:07et avant de donner l'antenne
00:54:09à Olivier de Caronfleck
00:54:11qu'est-ce qu'on peut faire
00:54:13qu'est-ce que vous préconisez
00:54:14pour que ces scènes-là
00:54:16on les évite
00:54:17les prochaines années
00:54:18une réponse pénale implacable
00:54:20vous l'avez dit
00:54:205% de condamnations
00:54:21sur combien
00:54:23562 interpellations
00:54:24le 31 mai 2025
00:54:25lors de la finale
00:54:26de la première ligue
00:54:27des champions
00:54:27si j'ose dire
00:54:28et donc moi j'aurais aimé
00:54:29ce soir avoir des officiers
00:54:30de police judiciaire
00:54:30par exemple sur le terrain
00:54:31puisqu'ils sont dans des centres
00:54:32de traitement judiciaire
00:54:33c'est-à-dire des commissariats
00:54:34désignés pour accueillir
00:54:35les interpellés
00:54:35et faire les placements
00:54:36en garde à vue
00:54:37les drones aussi
00:54:38les drones permettent
00:54:38de constituer des preuves
00:54:39puisque vous savez que sur le terrain
00:54:40vous le voyez actuellement
00:54:41sur vos images à gauche
00:54:42sur les Champs-Elysées
00:54:42aux portes de 5 lois droite
00:54:44quand on a des forces
00:54:45qui font des manœuvres
00:54:45qui se bougent rapidement
00:54:46c'est difficile
00:54:47de rédiger un procès
00:54:49verbal d'interpellation
00:54:49dès qu'ils rédigent
00:54:50des rapports
00:54:50moins précis
00:54:51et moins techniques
00:54:52qu'un procès verbal
00:54:52et donc évidemment
00:54:54que nous on veut simplifier
00:54:54il y avait eu une commission
00:54:55d'enquête en 2023
00:54:56sur les groupuscules violents
00:54:57par exemple les black blocs
00:54:58les antifas
00:54:59et tous les extrémistes
00:55:00qui viennent pourrir
00:55:00la manifestation
00:55:01c'était des préconisations
00:55:02déjà faites
00:55:02et pardon
00:55:03les liottes déval
00:55:05la loi anti-casseurs
00:55:06celle censurée
00:55:07par le conseil constituel
00:55:07le conseil national disait
00:55:08c'est une bonne loi
00:55:09mais elle est mal rédigée
00:55:11donc refaisons une loi
00:55:12bien rédigée
00:55:13pas avec les pieds
00:55:14on a des députés
00:55:14qui savent rédiger des lois
00:55:15et des sénateurs
00:55:16j'ai eu quand même
00:55:16et derrière
00:55:17on permettra
00:55:18d'avoir un soutien légal
00:55:19parce que quand Reda Bellage
00:55:20ou Eric Henry
00:55:21vous disent que les policiers
00:55:22se tendent bien seuls
00:55:22c'est parce que
00:55:23devant le bureau du procureur
00:55:24ou du jeune instruction
00:55:24c'est eux qui ont leur responsabilité
00:55:25aujourd'hui engagée
00:55:26et c'est pas tout un collectif
00:55:27comme ça a toujours été le cas
00:55:28avant
00:55:29donc oui
00:55:30des preuves vidéo
00:55:31des OPG sur le terrain
00:55:32des procédures soutenues
00:55:33par ceux qui sont
00:55:34dans les commissariats
00:55:35et derrière
00:55:36des drones qui permettent
00:55:37d'appuyer judiciairement
00:55:38et solidement
00:55:39les procédures
00:55:39la situation
00:55:40est en train
00:55:44le climat devient
00:55:45de plus en plus électrique
00:55:46pourquoi ?
00:55:47parce qu'on approche
00:55:48de l'issue
00:55:48de la rencontre
00:55:50on est en train
00:55:51de jouer
00:55:52les tirs au but
00:55:53il y a pour le moment
00:55:55deux tirs au but
00:55:56à un
00:55:57pour le Paris Saint-Germain
00:55:59et dans quelques instants
00:56:01il est possible
00:56:02que le Paris Saint-Germain
00:56:04soulève une nouvelle fois
00:56:06la Ligue des Champions
00:56:07puisque
00:56:07j'ai dit
00:56:09il est possible
00:56:10il est possible
00:56:11d'accord
00:56:13puisque les Champs-Elysées
00:56:15sont en train
00:56:15de se remplir
00:56:16des groupes
00:56:17pull à flux
00:56:18donc
00:56:19il se prouverait
00:56:20en cas de victoire
00:56:21que sur les Champs-Elysées
00:56:22on ait des belles images
00:56:23et des moins belles
00:56:23d'ici quelques minutes
00:56:25Mathieu Devez
00:56:26du service police-justice
00:56:27Eric Henry
00:56:28délégué National Alliance
00:56:29oui le même phénomène
00:56:30d'après aussi
00:56:31mes collègues sur le terrain
00:56:33c'est que le même phénomène
00:56:33de la Nairia
00:56:34est en train d'arriver
00:56:36voilà
00:56:36en train de se préserver
00:56:37c'est-à-dire
00:56:38c'est-à-dire
00:56:39tout le monde a flux
00:56:39sur les Champs-Elysées
00:56:40et on va connaître
00:56:42malheureusement
00:56:42les mêmes scènes
00:56:43que l'année dernière
00:56:44mais vu que le dispositif
00:56:46est renforcé
00:56:47Eric Henry
00:56:47tentez de nous rassurer
00:56:48est-ce qu'avec plus de policiers
00:56:50on aura
00:56:51moins de casse ?
00:56:52c'est le principe
00:56:53de réalité
00:56:54qui prédomine
00:56:55on l'a rappelé
00:56:57il y a à côté
00:56:57il y a aussi
00:56:57des concerts
00:56:58il y a
00:57:00des concerts
00:57:01Stade de France
00:57:01et des concerts
00:57:02à l'accord arena
00:57:02donc de la Défense
00:57:03et puis celui de Bercy
00:57:04plus
00:57:07évidemment
00:57:08la transmission
00:57:08au Parc des Princes
00:57:10et on attend 150
00:57:11à 200 000 personnes
00:57:12plus que l'année dernière
00:57:13donc le dispositif
00:57:14policier
00:57:15il est rehaussé
00:57:17il est davantage dimensionné
00:57:19avec des moyens
00:57:19qui ont été mis en oeuvre
00:57:21mais pas suffisamment
00:57:22et je crains
00:57:23malheureusement
00:57:23que mes collègues
00:57:24encore une fois
00:57:24vont faire le maximum
00:57:25avec le professionnalisme
00:57:26mais nous
00:57:27à l'Alliance Polité Nationnelle
00:57:28on le dit
00:57:29c'est leur sécurité
00:57:30déjà en premier
00:57:31qui nous importe
00:57:32avant évidemment
00:57:33mais celle des autres
00:57:34même si on souhaite
00:57:34évidemment que les citoyens
00:57:35le feu qui sont là
00:57:36évidemment ne soient pas blessés
00:57:39mais malheureusement
00:57:41avec tout le monde
00:57:42qui va affluer
00:57:43on va reconnaître des scènes
00:57:44malgré l'investissement
00:57:45sans faille
00:57:46de mes collègues
00:57:46Est-ce que
00:57:48la situation peut changer
00:57:50s'il y a
00:57:51défaite
00:57:52du Paris Saint-Germain ?
00:57:54Est-ce que finalement
00:57:55une défaite permettrait
00:57:56à ce qu'il y ait
00:57:57finalement
00:57:58moins de
00:57:58moins de casse
00:57:59Mathieu Vallée
00:58:00le résultat
00:58:03l'issue de la rencontre
00:58:04peut jouer
00:58:04peut déterminer ?
00:58:05Oui je pense que
00:58:06les scènes de l'ES
00:58:07et ce qui peut en découler
00:58:08dans le bon comme dans le vu
00:58:09comme disait Mathieu Devez
00:58:10vont dépendre évidemment
00:58:11du résultat
00:58:12après qu'ils perdent
00:58:12ou qu'ils gagnent
00:58:13je pense qu'on peut avoir
00:58:15des débordements
00:58:16puisque vous l'avez dit
00:58:17tout à l'heure
00:58:17avec tous les événements
00:58:18présents sur la capitale
00:58:19ce soir plus
00:58:19le nombre de jeunes
00:58:20présents sur les différents
00:58:21sites touristiques
00:58:22et névralgiques
00:58:23de la capitale
00:58:24on a quand même du monde
00:58:25qui est dehors
00:58:25donc ils ne rentreront pas
00:58:26tout de suite
00:58:26surtout qu'il fait beau
00:58:27il fait bon
00:58:27ils sont sécurisés
00:58:29sur les Champs-Élysées
00:58:30vous voyez bien
00:58:30que c'est piétonisé
00:58:31et sur les autres sites
00:58:32on a du monde également
00:58:33donc à voir le résultat
00:58:34mais évidemment que la victoire
00:58:35la défaite
00:58:36auront une influence
00:58:36Il est 20h57
00:58:38on va rejoindre nos équipes
00:58:39sur le terrain
00:58:40pour des raisons de sécurité
00:58:41je ne vais plus les citer
00:58:43donner leur nom
00:58:44je voudrais vous remercier
00:58:45Eric Henry
00:58:46d'être venu nous voir
00:58:47délégué National Alliance
00:58:48Geoffroy Lejeune
00:58:49Mathieu Vallée
00:58:50et Mathieu Devez
00:58:52merci à tous les quatre
00:58:53pensons aux forces de l'ordre
00:58:54qui vont avoir une nuit
00:58:56extrêmement compliquée
00:58:57ces prochaines heures
00:58:59pensons aussi aux riverains
00:59:01pensons aux commerçants
00:59:03qui pourraient
00:59:04dans les prochaines heures
00:59:05voir leur commerce
00:59:06toucher
00:59:08pensons aussi aux supporters
00:59:09du Paris Saint-Germain
00:59:10qui peut-être
00:59:12vivent une nouvelle soirée
00:59:14et quelques dernières minutes
00:59:15irrespirables
00:59:16dans cette séance
00:59:17de tir au but
00:59:17et espérons que
00:59:19dans ces moments
00:59:20de tensions
00:59:22d'inquiétude
00:59:23pour Paris
00:59:24pour la capitale
00:59:25on ait une issue heureuse
00:59:27au moins sportive
00:59:28c'est-à-dire que
00:59:29je le disais tout à l'heure
00:59:30remportez une fois
00:59:31la Ligue des champions
00:59:32vous entrez dans l'histoire
00:59:32deux fois
00:59:33vous entrez dans la légende
00:59:35aller Paris
00:59:36et dans un instant
00:59:37donc la suite
00:59:37sur CNews
00:59:38va-t-il
00:59:40rejoindre nos équipes
00:59:41sur le terrain
00:59:46écoutez
00:59:47ce qu'on peut vous dire
00:59:48c'est qu'ici
00:59:49les visages
00:59:49sont extrêmement
00:59:51tendus
00:59:52puisqu'ils espèrent
00:59:53en tout cas
00:59:54décrocher
00:59:55cette deuxième étale
00:59:56on a pu parler
00:59:57avec énormément
00:59:58de supporters
00:59:58qui étaient
00:59:59extrêmement confiants
01:00:00au début
01:00:01ce que je peux vous dire
01:00:01c'est que les visages
01:00:02aujourd'hui
01:00:02n'ont plus rien à voir
01:00:04avec le début
01:00:05de ce match
01:00:06un match
01:00:06qui a été
01:00:07extrêmement
01:00:08tendu
01:00:09dès le départ
01:00:10dès les premières
01:00:11minutes de jeu
01:00:13où plusieurs personnes
01:00:14ont tenté
01:00:15de forcer
01:00:16l'accès
01:00:16au parc
01:00:17des princes
01:00:17pour entrer
01:00:18alors qu'ils n'avaient pas
01:00:19de billets
01:00:21les forces de l'ordre
01:00:21ont dû
01:00:22faire usage
01:00:23de gaz lacrymogène
01:00:24pour essayer
01:00:25de disperser
01:00:26au maximum
01:00:27cette foule
01:00:28et pendant
01:00:28tout le match
01:00:29c'est d'autres scènes
01:00:30de violence
01:00:31qu'il y a eu
01:00:32il y a eu énormément
01:00:33de mobiliers urbains
01:00:34qui ont été
01:00:36étalés
01:00:36sur les routes
01:00:37mais également
01:00:38sur les trottoirs
01:00:39pour empêcher
01:00:41la brave M
01:00:42de circuler
01:00:43la brave M
01:00:44qui n'a fait
01:00:45que de faire
01:00:47des tours
01:00:47tout autour
01:00:48de cette place
01:00:49pour essayer
01:00:49de
01:00:50de calmer
01:00:51l'atmosphère
01:00:52d'essayer
01:00:53et bien
01:00:53de calmer également
01:00:54les manifestants
01:00:55les supporters
01:00:56également
01:00:57qui étaient
01:00:58extrêmement véhéments
01:00:59violents
01:01:00à l'encontre
01:01:00des forces de l'ordre
01:01:01on a pu voir
01:01:02plusieurs scènes
01:01:03extrêmement violentes
01:01:05des jets
01:01:05de bouteilles en verre
01:01:07aussi bien sur
01:01:08les forces de l'ordre
01:01:09que sur nous
01:01:10également
01:01:10on a pu voir également
01:01:11des tirs de mortier
01:01:12d'artifice
01:01:13à quelques mètres
01:01:14seulement
01:01:14des forces de l'ordre
01:01:16et du mobilier urbain
01:01:18aussi
01:01:18qui a été
01:01:19totalement
01:01:20détruit
01:01:21vous pouvez voir
01:01:22en tout cas
01:01:22la joie
01:01:23des supporters
01:01:25sur ces images
01:01:27ici
01:01:27soulagement
01:01:31ils espèrent
01:01:33voilà
01:01:34le PSG champion
01:01:36pour la deuxième fois
01:01:37regardez ça
01:01:39ces images
01:01:40de ces supporters
01:01:41extrêmement heureux
01:01:43soulagés
01:01:43après
01:01:44ces longues minutes
01:01:45d'attente
01:01:46on est avec
01:01:47tous ces français
01:01:48ces supporters
01:01:49qui sont extrêmement
01:01:50heureux
01:01:51d'avoir gagné
01:01:52cette deuxième étoile
01:01:53un soulagement
01:01:55ces visages
01:01:56totalement heureux
01:01:57c'est une gêne
01:01:59de sortie
01:02:00ici en tout cas
01:02:01ce que je veux dire
01:02:02c'est que là pour l'heure
01:02:02c'est la fête
01:02:04qui prime ici
01:02:05sur cette place
01:02:05merci beaucoup
01:02:09victoire
01:02:10donc ce soir
01:02:11du Paris Saint-Germain
01:02:12le PSG
01:02:12remporte sa deuxième
01:02:14Ligue
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