00:00Moi, ce que je vois dans le constat d'échec, ce que je trouve terrible, c'est qu'il y
00:02avait un dispositif énorme, 22 000 policiers et gendarmes, c'est absolument considérable.
00:06Et on peut imaginer facilement que s'il y avait eu 45 ou 50 000 policiers et gendarmes, ça n
00:10'aurait pas été tellement différent.
00:12Le sujet n'est absolument pas celui de la police, c'est celui de la gendarmerie.
00:16Moi, je vois, pour avoir discuté avec pas mal de policiers et gendarmes, il y avait évidemment plein de choses
00:20perfectibles, améliorables, comme à chaque fois.
00:23Mais globalement, même si on avait amélioré toutes ces choses-là, ça n'aurait pas changé le cours de cette
00:27soirée.
00:27Mais tout était écrit d'avance.
00:29Tout était écrit, et je vois, par exemple, le préfet de police de Paris, qui est quelqu'un de sérieux,
00:36qui est très attaché à l'autorité, qui s'est impliqué à 2000% pendant toute la journée.
00:42On ne peut pas lui reprocher ça.
00:43Et donc, une fois qu'on a posé ça, je pense que maintenant, il faut réfléchir aux vraies solutions.
00:47Alors, il y a des solutions qui...
00:48Donc, le cadre existant, on voit bien, on est au bout du cadre existant.
00:51On ne peut pas aller tellement plus loin au niveau de la loi.
00:53On voit bien qu'on touche du doigt, on touche au problème de liberté.
00:55Et je pense qu'il faut réfléchir réellement à un cadre exceptionnel, comme celui qui avait eu lieu...
01:00Les lois d'exception, en fait.
01:01Alors, un système exceptionnel, comme au moment des Jeux Olympiques, qui permet d'accroître les pouvoirs de la police, de
01:07la gendarmerie,
01:08à la fois en interpellation préventive, pour empêcher un certain nombre de personnes...
01:12Je vous prends un exemple tout bête, mais vous décidez de manière administrative de dire que toute personne qui, par
01:17le passé, a déjà été condamnée ou interpellée à une soirée qui a dégénéré de cette nature,
01:21a une obligation de pointer au commissariat de police ou de gendarmerie, ou de rester...
01:26Pourquoi c'est pas fait ça ?
01:26Parce qu'aujourd'hui, on n'a pas le droit de le faire.
01:27La loi ne permet pas ?
01:29Non, non.
01:29Ça passe par un juge ?
01:30Je pense qu'il ne faut pas non plus hésiter à... On peut solliciter la DGSI. On est quasiment dans
01:36l'atteinte à la sûreté de l'État.
01:38Si vous voulez, il y a de telles... C'est les libertés des petits gens, des braves gens, pardon, dont
01:42je fais partie, qui sont entravés à cause de ces personnes-là.
01:47Et donc, je pense qu'il faut basculer, changer de modèle, arrêter d'essayer de faire des petites améliorations à
01:53plus 5%, plus 10%.
01:54Et d'excuser, et d'expliquer, et de minorer.
01:55Et on passe, voilà, et en fait, on met les gros, gros moyens, on passe entre guillemets à l'artillerie
02:01lourde, et voilà, avec beaucoup plus de soutien pour la police et la gendarmerie et la justice.
02:05Mais sans suggérer, pas au sens propre.
02:06Non, oui, mais bien sûr.
02:07Non, non, mais vous avez dit, tout est très important dans ce qu'on dit sur nos plateaux.
02:09Sous-titrage Société Radio-Canada
02:12Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires