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  • il y a 6 heures
Intervenant dans l'émission Punchline, Louis de Raguenel revient sur les violences ayant émaillé les célébrations de la victoire du PSG en Ligue des Champions. Le journaliste estime qu'«on est au bout du cadre existant» pour faire face à la délinquance et qu'«il faut réfléchir à un cadre exceptionnel» pour résoudre le problème.

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Transcription
00:00Moi, ce que je vois dans le constat d'échec, ce que je trouve terrible, c'est qu'il y
00:02avait un dispositif énorme, 22 000 policiers et gendarmes, c'est absolument considérable.
00:06Et on peut imaginer facilement que s'il y avait eu 45 ou 50 000 policiers et gendarmes, ça n
00:10'aurait pas été tellement différent.
00:12Le sujet n'est absolument pas celui de la police, c'est celui de la gendarmerie.
00:16Moi, je vois, pour avoir discuté avec pas mal de policiers et gendarmes, il y avait évidemment plein de choses
00:20perfectibles, améliorables, comme à chaque fois.
00:23Mais globalement, même si on avait amélioré toutes ces choses-là, ça n'aurait pas changé le cours de cette
00:27soirée.
00:27Mais tout était écrit d'avance.
00:29Tout était écrit, et je vois, par exemple, le préfet de police de Paris, qui est quelqu'un de sérieux,
00:36qui est très attaché à l'autorité, qui s'est impliqué à 2000% pendant toute la journée.
00:42On ne peut pas lui reprocher ça.
00:43Et donc, une fois qu'on a posé ça, je pense que maintenant, il faut réfléchir aux vraies solutions.
00:47Alors, il y a des solutions qui...
00:48Donc, le cadre existant, on voit bien, on est au bout du cadre existant.
00:51On ne peut pas aller tellement plus loin au niveau de la loi.
00:53On voit bien qu'on touche du doigt, on touche au problème de liberté.
00:55Et je pense qu'il faut réfléchir réellement à un cadre exceptionnel, comme celui qui avait eu lieu...
01:00Les lois d'exception, en fait.
01:01Alors, un système exceptionnel, comme au moment des Jeux Olympiques, qui permet d'accroître les pouvoirs de la police, de
01:07la gendarmerie,
01:08à la fois en interpellation préventive, pour empêcher un certain nombre de personnes...
01:12Je vous prends un exemple tout bête, mais vous décidez de manière administrative de dire que toute personne qui, par
01:17le passé, a déjà été condamnée ou interpellée à une soirée qui a dégénéré de cette nature,
01:21a une obligation de pointer au commissariat de police ou de gendarmerie, ou de rester...
01:26Pourquoi c'est pas fait ça ?
01:26Parce qu'aujourd'hui, on n'a pas le droit de le faire.
01:27La loi ne permet pas ?
01:29Non, non.
01:29Ça passe par un juge ?
01:30Je pense qu'il ne faut pas non plus hésiter à... On peut solliciter la DGSI. On est quasiment dans
01:36l'atteinte à la sûreté de l'État.
01:38Si vous voulez, il y a de telles... C'est les libertés des petits gens, des braves gens, pardon, dont
01:42je fais partie, qui sont entravés à cause de ces personnes-là.
01:47Et donc, je pense qu'il faut basculer, changer de modèle, arrêter d'essayer de faire des petites améliorations à
01:53plus 5%, plus 10%.
01:54Et d'excuser, et d'expliquer, et de minorer.
01:55Et on passe, voilà, et en fait, on met les gros, gros moyens, on passe entre guillemets à l'artillerie
02:01lourde, et voilà, avec beaucoup plus de soutien pour la police et la gendarmerie et la justice.
02:05Mais sans suggérer, pas au sens propre.
02:06Non, oui, mais bien sûr.
02:07Non, non, mais vous avez dit, tout est très important dans ce qu'on dit sur nos plateaux.
02:09Sous-titrage Société Radio-Canada
02:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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