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Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:04Générique
00:12Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe aujourd'hui, c'est Jordan Bardella. Bonjour à
00:16vous.
00:17Bonjour madame, merci pour votre avis.
00:18Président du Rassemblement National. L'émotion ne retombe pas après la mort de Quentin à Lyon en marge d'un
00:23meeting de Rima Hassan à Sciences Po.
00:25Neuf personnes sont en garde à vue, dont la plupart m'ont dans la Jeune Garde, un gros puscule de
00:29gauche, toujours actif malgré sa dissolution.
00:32Parmi eux, figure Jacques-Eli Favreau, l'assistant parlementaire du député LFI, Raphaël Arnaud, fondateur de la Jeune Garde.
00:38Est-ce que vous dites ce matin, Jordan Bardella, l'extrême gauche a du sang sur les mains dans notre
00:42pays ?
00:44L'extrême gauche a tué. Et avant de rentrer évidemment dans ce qui est le fond d'une affaire extrêmement
00:49grave et un point de bascule dans notre pays,
00:51je voudrais évidemment avoir une pensée pour Quentin, pour ses amis, pour ses proches, pour sa famille.
00:57On parle d'un jeune militant nationaliste d'une vingtaine d'années, de 23 ans, qui a été tabassé, qui
01:05a fait l'objet d'une chasse à l'homme, d'après les mots du procureur,
01:09et qui a été tabassé, lynché. C'est un point de bascule, c'est un point de bascule extrêmement grave.
01:13Et je crois qu'il est temps ce matin, et après évidemment ce temps nécessaire du recueillement, de mettre la
01:20gauche et l'extrême gauche face à ses responsabilités.
01:22Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre.
01:24Monsieur Mélenchon, depuis maintenant plusieurs années, avec son mouvement politique, la France insoumise, est devenue la couveuse idéologique
01:31de mouvements ultra-violents, comme celui de la Jeune Garde,
01:35qui fait les frais d'une impunité de la part de l'État et des dirigeants politiques,
01:39notamment à gauche et à l'extrême gauche, depuis trop longtemps.
01:42Et nous devons maintenant mettre la gauche et l'extrême gauche face à leurs responsabilités.
01:46Depuis plusieurs années, ils installent dans notre pays, dans le débat démocratique,
01:51un climat de tension, un climat de violence, de désordre dans la rue, mais aussi à l'Assemblée nationale.
01:57Et ils ont en réalité abrité des mouvements beaucoup plus violents.
02:01On parle beaucoup de celui de la Jeune Garde, qui est le bras armé,
02:05qui se veut une milice, un peu sur le modèle des milices paramilitaires des années 30.
02:09Et il faut évidemment maintenant agir, prendre toute la mesure et toute la gravité de ce qui est en train
02:14de se passer
02:14pour bannir la violence totalement.
02:17Vous dites que la responsabilité morale et politique de Jean-Luc Mélenchon est en cause
02:20et que même il a ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers.
02:24C'est une accusation très grave.
02:26Quelles conséquences ?
02:28D'abord, il y a des responsabilités individuelles.
02:30Elles devront être, et elles sont en train d'être judiciarisées, bien sûr.
02:34Elles sont en train d'être judiciarisées et elles devront être condamnées avec la plus grande fermeté
02:38parce qu'encore une fois, nous devons dire, redire, et la justice devra le dire avec la plus grande fermeté,
02:43que la violence, l'agression, l'intimidation n'a pas sa place dans le débat politique.
02:48Et puis, il y a des responsabilités morales.
02:50Jean-Luc Mélenchon, madame, par le climat de tension qu'il a installé dans notre pays,
02:55par la manière dont il a ouvert les portes de la France insoumise
02:57et érigé en porte-parole des gens qui expliquent que la police tue à longueur de temps,
03:02des gens qui expliquent que les attaques terroristes du Hamas sont des actes de résistance.
03:08Je pense à madame Hassan qui a donné une conférence dans une université
03:11à quelques semaines d'élection municipale
03:14qui devrait pourtant donner lieu à un encadrement de ce type de propos et de ce type de débat
03:19qui explique que c'est bon de dealer de la drogue, comme M. Boyard,
03:22qui ont été condamnés à des actes de violence, comme M. Delogu ou encore M. Arnaud.
03:26On y vient.
03:27Raphaël Arnaud, madame, il est fiché pour atteinte à la sûreté de l'État.
03:31Il a été condamné lui-même à titre personnel pour des faits de violence
03:34et son mouvement politique, la Jeune Garde, a été dissous après notamment des actes de violence.
03:38Il a encore sa place à l'Assemblée nationale ?
03:39Et notamment, je crois qu'il n'a pas sa place à l'Assemblée nationale.
03:41Il doit démissionner ?
03:41Et à titre personnel, je considère qu'il ne l'a jamais eu.
03:44L'honneur, la décence, le respect à l'égard de la famille de ce jeune militant nationaliste
03:50incomberait à M. Arnaud de quitter ses fonctions et de démissionner après avoir demandé pardon.
03:56Il devra répondre de ses actes, lui et l'ensemble de ses amis, devant la justice dans notre pays.
04:00Et je vous rappelle qu'une procédure de dissolution avait été engagée contre la Jeune Garde
04:07après que ce mouvement ait notamment participé au lynchage d'un jeune dans le métro
04:12au motif qu'il était juif. Donc, ce qu'on est en train de voir aujourd'hui dans notre pays
04:16sous le fait de l'ultra-gauche, c'est ce qu'on a vu dans un certain nombre de régimes
04:19autocratiques ou totalitaires dans les années 30.
04:22Et l'impunité aujourd'hui à l'égard de cette mouvance, elle doit cesser.
04:25Et moi, j'entends trop peu aujourd'hui de figures politiques à gauche.
04:29On a entendu, il faut le dire, c'est vrai, M. Glucksmann,
04:31s'exprimer contre cette radicalisation de mouvements.
04:34Je vous rappelle que le nouveau Front populaire, madame, lors des dernières élections législatives,
04:37a accueilli en son sein et sous ses bulletins de vote
04:40le logo de beaucoup de formations politiques de gauche,
04:42mais aussi celui de la Jeune Garde.
04:44Et puis, pardon, mais il y a aussi d'autres responsables, madame.
04:47Lesquels ?
04:48Je vous ai ramené ici un article de France Inter.
04:51Je vais le montrer à l'écran de M. Attal.
04:53Gabriel Attal, je le dis pour nos auditeurs,
04:55appel à faire barrage au RN, même avec un bulletin et des filles.
04:58Le second tour des élections législatives a appelé à faire élire des députés de la France Insoumise.
05:03Donc, si aujourd'hui, madame, dans notre...
05:05Vous dites que Gabriel Attal a du sang sur les mains ? Sérieusement ?
05:07Je dis que lui et ses amis ont une responsabilité morale.
05:10Quand on fait élire par dizaines des députés de la France Insoumise
05:13qui multiplient les propos outranciers contre la France,
05:15contre la République, contre nos valeurs, contre la police,
05:18contre les gens qui ne pensent pas à gauche,
05:21eh bien, on a une responsabilité dans ce climat de violence.
05:23Donc, très simplement, si demain, je suis chef du gouvernement,
05:27je traiterai ces milices d'extrême-gauche avec la fermeté nécessaire.
05:31Je les traiterai comme ce qu'elles sont,
05:33des organisations terroristes, des organisations criminelles
05:37qui doivent être judiciarisées comme telles,
05:39qui doivent être dissoutes.
05:40Et je dis à tous ceux qui veulent se livrer à des actes de violence en politique
05:43qu'avec moi et qu'avec nous, ils trouveront face à eux
05:45un État qui fera preuve de la plus grande fermeté
05:48face à tous ceux qui entendent semer le désordre,
05:51que ce soit dans la rue ou dans nos institutions.
05:53Jordan de Marné, là, nous sommes sur CNews et Europe 1.
05:55Encore un mot de Jean-Luc Mélenchon.
05:56Hier, dans une allocution, il a renouvelé son soutien à la jeune garde,
05:59estimé que la mort de Quentin était au fond un mouvement,
06:02un moment d'intensification politique de la lutte contre l'extrême-droite.
06:06Et il dit, évidemment, tout a été truqué, arrangé
06:09pour faire croire à une expédition du service d'ordre insoumis
06:12pour traquer un pauvre malheureux.
06:14Il renverse l'accusation, en fait.
06:16Il dit, mais c'est parce qu'en fait,
06:18il s'agissait de lutter contre l'extrême-droite.
06:21Qu'est-ce que vous lui dites ?
06:22Qu'il est le déshonneur de la République française,
06:24M. Mélenchon.
06:25Quand un jeune homme de 23 ans est mort,
06:28un jeune nationaliste est mort pour ses idées,
06:32on ne s'érige pas en victimes,
06:33comme le fait le leader maximo de la gauche aujourd'hui,
06:36Jean-Luc Mélenchon.
06:37L'extrême-gauche n'a pas seulement créé le désordre dans notre pays,
06:40elle a tué.
06:41Et moi, j'appelle aujourd'hui,
06:42et notamment en vue des futures élections municipales,
06:45présidentielles et législatives,
06:46à mettre en place un cordon sanitaire
06:49contre ce mouvement politique
06:50qui est aujourd'hui sorti totalement de la République
06:52et qui considère que l'insurrection,
06:54la violence, le chaos et le désordre
06:56sont des modes d'action en politique.
06:57Donc, ils doivent évidemment répondre de leurs actes.
07:00Je vous rappelle que M. Arnaud,
07:02qui est encore couvé par Jean-Luc Mélenchon,
07:04puisque Jean-Luc Mélenchon s'est dit fier
07:06des actes de résistance de la jeune garde,
07:08apparaissait dans un clip de rap en 2021
07:10dans lequel on appelait à tuer,
07:13à violer et à violenter les Français de droite.
07:16Vous voyez, je me rappelle aussi
07:18qu'il y a quelques mois,
07:20ou quelques années,
07:21lorsqu'il y a eu aux États-Unis
07:24des incidents malheureux
07:25et que des individus étaient,
07:27on a vu un certain nombre d'affaires,
07:30l'affaire George Floyd,
07:31on l'a vu il y a encore quelques mois
07:33extrêmement graves, bien sûr.
07:35Il y a encore quelques semaines
07:37avec la police américaine de l'immigration,
07:40on voit la gauche française hurler,
07:41monter au créneau,
07:42organiser des manifestations,
07:43mettre un genou à terre.
07:44Lorsque c'est un jeune Français,
07:46qui plus est un jeune Français nationaliste
07:47qui ne votait pas à gauche,
07:49qui est lynché, tabassé
07:50et laissé pour mort en pleine rue,
07:52la gauche se tait.
07:53Et c'est là, je crois,
07:53le déshonneur de toute une partie
07:55de notre classe politique.
07:56Donc moi, je ne me tairai jamais
07:57face aux violences de l'extrême-gauche.
07:58Je ne me tairai jamais
07:59face à ce climat d'intolérance
08:01qui est en train d'instiller la gauche
08:03dans notre pays.
08:04Vous dites qu'il y a une tolérance.
08:04Et je vais vous dire,
08:05nous avons, nous, pour finir,
08:06aussi été victimes
08:07comme responsables politiques,
08:08non de gauche,
08:09mais plutôt à droite,
08:10victimes très régulièrement
08:12des attaques de la gauche,
08:13régulièrement,
08:14mais séances de dédicaces
08:15ou nos meetings,
08:16ceux du Rassemblement national
08:17ou nos permanences
08:17sont perturbées
08:18par des militants de la gauche.
08:19Donc, ils ont une responsabilité
08:20dans ce climat, bien sûr.
08:21Vous parlez d'une tolérance
08:23à l'égard de la gauche
08:24et de l'extrême-gauche,
08:25d'ailleurs, vous mêlez les deux.
08:26Est-ce que vous avez été choqué ?
08:27Nombreux l'ont été
08:28par cet éditorial du Monde,
08:29le journal Le Monde,
08:30qui dit à propos des tueurs de Quentin
08:33qu'ils auraient offert un martyr
08:34à leurs adversaires.
08:35Leur geste scandaleux
08:36commis au nom d'idéaux de gauche
08:37ne doit pas faire oublier
08:38que l'extrême-droite
08:39contre des partisans
08:41ouverts de la violence,
08:42ça marque de fabrique.
08:43Oui, ce n'est pas l'extrême-droite
08:46et encore moins la droite,
08:48je ne me sens pas d'extrême-droite
08:49qui a tué.
08:50Donc, moi, je condamne
08:51toutes les formes de violence
08:52et je n'aime pas, si vous voulez,
08:54cette analyse à géométrie variable.
08:56Demain, à la tête du pays,
08:58nous organiserons
08:59et nous prononcerons
09:00la dissolution
09:00de toutes les organisations
09:01qui prônent la violence
09:02dans le débat démocratique,
09:03qu'elles soient d'ultra-gauche
09:04ou d'ultra-droite.
09:06Et je veux dire, relativiser,
09:07c'est une autre forme
09:08de violence commise
09:09contre Quentin
09:10et contre sa famille.
09:11François Hollande
09:11dit à peu près la même chose.
09:12Il pointe la responsabilité politique
09:14de la France insoumise,
09:15mais dit aussi
09:16qu'il y a des liens
09:19avec des groupes identitaires.
09:21C'est vous qui le vise,
09:21évidemment, François Hollande.
09:22Il faut noyer l'affaire.
09:23Il faut noyer l'affaire
09:24parce que M. Hollande
09:25cherche-t-il sans doute
09:26à faire oublier
09:28que dans les logos
09:29du Nouveau Front populaire
09:30qui était sur son matériel
09:32de campagne,
09:32il y avait les logos
09:33de la France insoumise
09:34et il y avait aussi
09:35pour beaucoup des candidats
09:36du Nouveau Front populaire
09:37pour lesquels
09:37les macronistes ont appelé
09:39à voter au second tour
09:40face aux candidats
09:41que je soutenais,
09:41face aux candidats
09:42de la coalition
09:42du Rassemblement national
09:43et l'UDR d'Éric Ciotti,
09:46dont encore une fois
09:47le fondateur est fiché
09:48pour son action violente
09:51contre l'État
09:51qui a été condamné
09:52pour violence
09:53et la réalité
09:54c'est que les tueurs présumés
09:57sont aujourd'hui
09:58peut-être dans les bâtiments
10:00de l'Assemblée nationale.
10:01En tout cas,
10:01ils y ont été mis installés,
10:02poussés, embauchés
10:03par la France insoumise
10:04et par M. Mélenchon.
10:05Il ne faut pas oublier
10:05le danger que représente
10:06M. Mélenchon
10:07en vue notamment
10:08de la prochaine élection présidentielle
10:09et je crois que nous sommes
10:10aujourd'hui
10:10ceux qui sommes capables
10:11les mieux à même en tout cas
10:12de défendre la France,
10:13de défendre la République
10:14face à tous ceux
10:15qui veulent sa partition,
10:16sa division et son insurité.
10:17Jean-Anne Barnier,
10:18nous sommes sur CNews
10:18et sur Europe.
10:19Marine Le Pen avait demandé
10:20à Elisabeth Ban
10:21en 2022 la dissolution
10:22des groupes extrémistes
10:23quel que soit leur profil politique
10:24y compris ceux qui étaient proches
10:25du Rassemblement national.
10:27Est-ce que vous estimez-vous
10:28avoir fait le ménage
10:29aujourd'hui dans cette nébuleuse
10:30d'ultra-droite ?
10:31Est-ce qu'il n'y a plus
10:32de brebis galeuses à vos côtés ?
10:33Alors d'abord,
10:34je ne suis pas le porte-parole
10:35de l'ultra-droite.
10:36Il faut peut-être enlever
10:37ces termes qui sont
10:39souvent accolés
10:39au Rassemblement national.
10:45Valeurs de la République.
10:46Nous sommes extrêmement attachés
10:47au rétablissement de l'ordre
10:48dans notre pays
10:49et nous avons toujours combattu
10:50et je crois que ça a été réciproque
10:51aussi ces mouvements
10:52d'ultra-droite
10:53qui pendant de nombreuses années
10:55ont été aussi très durs
10:56contre le Rassemblement national.
10:58Donc nous n'avons aucun lien
10:59avec ces gens-là
11:00et je l'ai dit et je le redis,
11:02si demain je suis chef du gouvernement,
11:03je prononcerais la dissolution
11:04des organisations d'ultra-gauche
11:07mais aussi des organisations
11:08d'ultra-droite
11:09parce qu'encore une fois madame,
11:10dans notre démocratie,
11:11il est inacceptable
11:12qu'on tolère l'intolérable
11:14et en l'occurrence
11:15qu'on ouvre nos portes
11:16à des mouvements politiques
11:18qui cherchent à utiliser la violence
11:19pour faire plier le débat démocratique.
11:21Vous dénoncez la collusion
11:21de la gauche avec la France insoumise.
11:23Est-ce que vous n'y avez pas aussi
11:25participé lors des élections
11:26législatives de 2024 ?
11:28Comme nous le disait hier
11:29le député Charles Rodouel,
11:31il a listé 12 circonscriptions
11:32où se déroulaient des triangulaires
11:34et où le maintien du candidat RN
11:35a permis l'élection
11:36d'un candidat LFI.
11:37Est-ce que vous nous dites
11:37que pour les prochaines élections,
11:39tout sauf LFI ?
11:41Voilà ma réponse.
11:43M. Attal, le chef du parti macroniste.
11:45Donc vos candidats RN
11:47n'y sont pour rien
11:47dans l'élection des candidats LFI ?
11:49M. Macron en tête
11:50qui ont au second tour
11:52des élections législatives
11:54retiré...
11:54Est-ce que vous retirerez
11:56vos candidats ?
11:56Je n'ai jamais...
11:57Si le LFI est en position
11:59de l'emporter.
11:59Je vous réponds.
12:00Je n'ai jamais...
12:01Et les accusations de M.
12:02que vous avez citées hier
12:04sont...
12:04Pardon.
12:05Charles Rodouel.
12:06De M. Rodouel
12:06sont totalement infondées
12:09et ils sont en réalité
12:10en train de dissiper
12:11leurs propres responsabilités.
12:12Tout le monde se souvient
12:13qu'au second tour
12:14des élections législatives,
12:16M. Macron et Attal
12:17ont fait retirer
12:18leurs candidats
12:19pour appeler à voter
12:20pour les candidats
12:21du nouveau Front populaire.
12:22Est-ce que vous ferez pareil ?
12:23Réitérant à plusieurs reprises...
12:24Est-ce que vous ferez pareil ?
12:25Si un candidat LFI
12:26est en place de l'étranger ?
12:27Je l'ai dit,
12:27au second tour
12:28des élections municipales,
12:30je pense qu'il faut
12:31un front commun
12:32contre la France insoumise
12:33si la France insoumise
12:34est en capacité
12:36de remporter
12:37des municipalités.
12:38donc effectivement
12:39un tout sauf
12:40la France insoumise.
12:40Donc un retrait de vos candidats ?
12:42Pas un retrait des candidats
12:43mais en tout cas
12:43les Français seront
12:46je dirais
12:47seuls juges
12:48dans l'isoloir
12:49et dans l'urne.
12:49En tout cas,
12:50je pense qu'il faut tout faire
12:50pour que la France insoumise
12:52ne remporte pas
12:53de municipalités
12:54et pour faire en sorte
12:55que la France insoumise
12:56ne se retrouve pas au pouvoir
12:58dans quelques mois
12:58dans notre pays
12:59parce que je crois
12:59que c'est un danger
13:00qui est réel
13:01et M. Mélenchon
13:02qui est loin d'être bête
13:04commence toujours très bas
13:06dans les sondages
13:06et finit toujours très haut
13:07et il a aujourd'hui
13:08c'est vrai
13:09une forme d'emprise
13:11sur une partie
13:12de la jeunesse
13:13qu'il entretient
13:14dans une forme
13:15d'hostilité
13:16à l'égard de la République
13:17à l'égard
13:18de l'identité française.
13:19Il sait très bien
13:20ce qu'il fait
13:20et il le fait aussi
13:21dans les banlieues
13:22à l'égard du communautarisme musulman
13:24donc il ne faut pas
13:24sous-estimer
13:25le danger
13:26que représente cette gauche
13:27et moi je ne ferai jamais
13:29le choix du pire
13:30pour mon pays.
13:30On parle des municipales
13:31la bataille est lancée
13:32à Paris
13:32la droite est en ordre dispersée
13:34est-ce que vous seriez prêt
13:35à retirer la candidature
13:36de Thierry Mariani
13:37pour éviter que la gauche
13:37ne conserve la mairie de Paris ?
13:39Non, j'appelle moi
13:40les électeurs parisiens
13:42à faire élire au Conseil de Paris
13:43des électeurs patriotes
13:45des élus patriotes
13:46pardonnez-moi
13:47qui défendront
13:48le quotidien des Parisiens
13:49qui vont se battre
13:50contre l'insécurité
13:51contre les dérives
13:52et les gabegies financières
13:53de la gauche
13:54et à soutenir évidemment
13:54la candidature de Thierry Mariani
13:56qui est un ancien ministre
13:57de Nicolas Sarkozy
13:58et qui mène évidemment
13:59nos couleurs
14:00dans cette bataille
14:01donc il faut se battre
14:03pour que les électeurs
14:05puissent évidemment
14:06avoir une voix patriote
14:07au Conseil de Paris
14:08c'est vrai dans la capitale
14:09mais c'est aussi vrai
14:10partout dans la France.
14:11Et vous seriez prêt
14:11à soutenir la candidature
14:12de Rachida Dati
14:13si elle était en position
14:15de l'emporter
14:15mais menacée
14:16par Emmanuel Grégoire
14:17plusieurs candidatures
14:18évidemment parasites
14:20la campagne de Madame Dati
14:21celle de Monsieur Bournazel
14:22et celle de Madame Knafau
14:24Non je suis prêt
14:25à ce que Thierry Mariani
14:27non à ce que Thierry Mariani
14:28d'abord je ne vais pas
14:29me prononcer
14:30pour un soutien
14:31et le ministre
14:31d'Emmanuel Macron
14:32c'est notre différence
14:33fondamentale
14:34entre nous
14:34et Madame Knafau
14:36qui a proposé
14:37une alliance
14:37avec le parti
14:38d'Emmanuel Macron
14:38donc moi je ne suis pas
14:39soluble dans le macronisme
14:41je ne souhaite pas
14:42contrairement à Madame Knafau
14:43m'allier avec des gens
14:44qui ont mis notre pays
14:45dans la situation
14:45dans laquelle nous connaissons
14:46aujourd'hui
14:47et je souhaite évidemment
14:48que Thierry Mariani
14:49et que la liste
14:49du Rassemblement National
14:50qui est aujourd'hui
14:51la liste de l'alternance
14:53à Paris
14:53parce que
14:53dites-vous bien
14:54et il faut bien le dire
14:55aux Français
14:56que cette élection municipale
14:57c'est la première marche
14:58l'ultime marche
14:59avant 2027
15:00c'est la dernière marche
15:02avant l'alternance
15:03et donc il faut voter
15:04partout en France
15:05pour les candidats
15:06de l'alternance
15:07de la coalition
15:08Thierry Mariani
15:08il est soutenu
15:09par le Rassemblement National
15:10il est soutenu
15:11par Éric Ciotti
15:12de l'UDR
15:12par Marion Maréchal
15:14également
15:14il est très important
15:15que les électeurs parisiens
15:16puissent voter
15:18pour faire entrer
15:19une voix patriote
15:20au Conseil de Paris
15:21Thierry Mariani
15:21c'est le candidat
15:22du quotidien
15:23c'est un maire
15:23qui agira
15:24contre la vie chère
15:25qui agira
15:26pour accroître
15:27l'offre de logement
15:28et pour rétablir
15:29la sécurité
15:29dans une ville
15:30qui est la vitrine
15:31ils disent tout ça
15:32évidemment
15:33c'est le jeu des élections
15:34les municipales
15:35on sait que ce ne sont pas
15:36forcément les élections
15:37favorites pour le Rassemblement National
15:38à quel niveau
15:39est-ce que vous estimez
15:40que ce serait un échec
15:41est-ce que si vous n'avez
15:41pas de grande ville
15:42si vous n'obtenez pas
15:43de grande ville
15:43c'est un échec
15:44pour le Rassemblement National
15:45aujourd'hui nous avons
15:46une dizaine
15:47de municipalités
15:48partout en France
15:49et dans nos municipalités
15:51que ce soit
15:52Hénin-Beaumont
15:53à Perpignan
15:54à Boquer
15:55à Ayange
15:56une grande partie
15:56de ces maires
15:57de ceux que je viens
15:58de vous citer
15:58ont été réélus
16:00dès le premier tour
16:00lors des dernières élections
16:01municipales
16:02ce qui veut bien dire
16:02que lorsqu'on essaye
16:03la gestion
16:04Rassemblement National
16:04ça fonctionne
16:05je le dis ce matin
16:06très clairement
16:07à nos compatriotes
16:08aller voter
16:08dans les villes
16:09qui seront dirigées
16:10par le Rassemblement National
16:11il n'y aura pas
16:12un centime
16:12d'augmentation
16:13de la fiscalité
16:14parce que je pense
16:15que l'urgence économique
16:16dans le pays
16:16aujourd'hui
16:17c'est de décréter
16:18la paix fiscale
16:19c'est de faire en sorte
16:19que la pression fiscale
16:20baisse à la fois
16:21sur nos compatriotes
16:22mais aussi
16:23sur nos entreprises
16:24pour recréer de la croissance
16:25pour recréer de la production
16:27ce seront des villes
16:27dans lesquelles
16:28nous renforcerons
16:29de manière significative
16:30les moyens
16:30des polices municipales
16:31pour lutter
16:32contre l'insécurité
16:33contre la violence
16:34et contre les trafics de drogue
16:35et ce seront des villes
16:36où on défendra aussi
16:37notre identité
16:38notre tradition
16:38et qui seront aussi ouvertes
16:40aux entreprises françaises
16:41j'entendais moi
16:42un certain nombre
16:42de grandes voix
16:43de l'économie française
16:44indiquer qu'elle ne souhaitait plus
16:47créer des usines
16:48dans des villes
16:49qui étaient dirigées
16:49notamment par les écologistes
16:51nous nous sommes
16:52pro-entreprise française
16:53pro-commerçant
16:54pro-artisan
16:55pro-industrie
16:56et donc aux acteurs
16:57de l'économie française
16:58que ce soit
16:59nos TPE, PME
17:00nos artisans
17:01nos commerçants
17:02nos industriels
17:02je leur dis
17:03les villes Rassemblement National
17:04seront des villes
17:05qui vous accueilleront
17:06à bras ouverts
17:07le 7 juillet prochain
17:08Marine Lebet
17:08ne saura si elle peut être
17:09ou non candidate
17:10même si la peine
17:11d'inéligibilité
17:12ne l'empêche pas
17:13une condamnation
17:13à un port
17:14de bracelet électronique
17:15l'empêcherait
17:16de faire campagne
17:16ça veut dire
17:17qu'il faut
17:18que vous soyez prêt
17:19à être candidat
17:20de toute façon
17:22vous vous y préparez
17:23je me prépare
17:24dans tous les cas
17:24à être chef du gouvernement
17:26nous travaillons
17:26en étroite amitié
17:28en étroite confiance
17:29avec Marine
17:30donc nous nous préparons
17:30il est vrai que c'est la justice
17:32et c'est bien
17:33l'aberration
17:34de la situation
17:35dans laquelle nous sommes
17:36qui déterminera
17:37en quelque sorte
17:38ou la candidate
17:39du Rassemblement National
17:40à l'élection présidentielle
17:41moi je l'ai dit
17:42je souhaite que
17:42Marine Le Pen
17:43puisse porter nos couleurs
17:44elle a été candidate
17:45trois fois
17:45à l'élection présidentielle
17:46elle a eu une expérience
17:47une solidité
17:48et une légitimité
17:49incontestables
17:53elle prendra sa décision
17:55en fonction du résultat
17:56de l'appel
17:57je vous rappelle encore une fois
17:58dans cette affaire
17:58qu'il n'y a ni emploi fictif
17:59ni enrichissement personnel
18:01et qu'on parle
18:02me semble-t-il
18:02d'une affaire politique
18:03et d'un désaccord administratif
18:05sur la façon dont travaillent
18:06des assistants
18:06au Parlement européen
18:07donc ça serait évidemment
18:08un sujet majeur
18:09mais le Rassemblement National
18:10se prépare
18:11nous travaillons
18:11et nous serons évidemment
18:12en mesure d'annoncer
18:14aux Français
18:15celui ou celle
18:15qui portera les couleurs
18:16de notre mouvement
18:17à compter de mois de juillet
18:19oui en quelque sorte
18:20mais nous pouvons gagner
18:21et je veux dire
18:21l'enjeu de cette élection présidentielle
18:22il faut bien que les Français
18:23en aient conscience
18:24c'est pas l'alternance
18:25l'enjeu c'est de sauver la France
18:26c'est de sauver le pays
18:27notre pire ennemi
18:28c'est le temps
18:28et dans 5 ans
18:29il n'y aura peut-être plus
18:30d'agriculteurs
18:31il n'y aura peut-être plus
18:32d'usines automobiles
18:34parce qu'on roulera trousse
18:35avec des véhicules chinois
18:35la situation en termes de sécurité
18:37sera hors contrôle
18:38dans les banlieues
18:39donc notre pire adversaire
18:40c'est le temps
18:40et moi je travaille aussi précisément
18:42à créer autour
18:43de notre candidature
18:44un rassemblement
18:45qui soit le plus large possible
18:47pour faire en sorte
18:47que les idées
18:49qui sont je crois majoritaires
18:50dans le pays qu'on représente
18:51puissent arriver
18:52à la tête du pays
18:53dans quelques mois
18:53vous avez toujours incarné
18:54l'image d'un tandem
18:55avec Marine Le Pen
18:56les places pourraient s'inverser
18:57les électeurs
18:58visiblement ils sont préparés
18:59si l'on en croit
19:00les sondages
19:01et vous ?
19:02en inversant le
19:04écoutez je crois
19:05que c'est pas son souhait
19:06je crois que ça n'est pas
19:07sa volonté
19:08je parle de vous
19:08mais moi je souhaite
19:09évidemment que
19:10nous continuions à travailler
19:12ensemble main dans la main
19:13et nous continuerons
19:13à travailler ensemble
19:14main dans la main
19:15vous savez on a
19:16un lien qui est évidemment
19:17très fort
19:18on est conscience aussi
19:19de la responsabilité
19:20qui pèse sur nos épaules
19:21et donc nous faisons campagne
19:23ensemble
19:23tous les deux
19:24jusqu'à cette décision d'appel
19:26et après l'appel
19:27et jusqu'à la victoire
19:28et après je le souhaite
19:29pendant 5 ans
19:29nous travaillerons ensemble
19:30et elle vous soutiendra toujours ?
19:33je l'espère
19:34en tout cas
19:34elle aura moi
19:35mon soutien
19:37total
19:37ma totale loyauté
19:38et je pense
19:40qu'elle est mon premier soutien
19:41parce que j'ai toujours été
19:41son premier soutien
19:42c'est peut-être rare
19:43dans la vie politique
19:44mais la loyauté
19:45pour nous ça compte
19:46et c'est aussi
19:47pour nous la preuve
19:48que demain nous serons loyales
19:49à la parole
19:49que nous prenons devant les français
19:50pour redresser le pays
19:51il faudra
19:52beaucoup de
19:53je dirais
19:53beaucoup de détermination
19:54beaucoup d'énergie
19:56nous avons cette énergie
19:57nous avons cette volonté
19:58et nous avons surtout
19:59et nous avons surtout
20:00comme l'extrême gauche
20:01surtout
20:02le caractère
20:03et la vertu
20:03des temps difficiles
20:04disait le général de Gaulle
20:06et je crois qu'il va en falloir
20:07beaucoup dans les temps qui viennent
20:08en tout cas nous serons là
20:09pour le pays
20:09et pour les français
20:10merci Jordan Bardella
20:11c'était votre grande interview
20:12sur CNews et sur Europe
20:13Sous-titrage Société Radio-Canada
20:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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