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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:05A la une ce matin, trois séquences, quelques jours d'intervalle,
00:09elles n'ont pas de lien direct et pourtant, le même fil conducteur,
00:13la même source d'espérance, tout n'est pas foutu.
00:16Mercredi 13 mai, Mickaël Paty ne peut retenir ses larmes à Cannes,
00:20la salle ovationne la sœur de Samuel Paty,
00:23le film L'Abondon réunit plus de 200 000 Français en une semaine,
00:27il sera projeté dans tous les collèges des Bouches-du-Rhône,
00:29à la rentrée, voilà l'image qu'il faudra retenir de Cannes,
00:33loin de ceux qui ont tenté d'obtenir la palme de l'indécence,
00:38Mickaël plutôt que la LDH, tout n'est pas foutu.
00:42Vendredi 22 mai, le Racing Club de Lens remporte pour la première fois de son histoire la Coupe de France,
00:47depuis les scènes de Liès se multiplient,
00:50le chant Les Corons est entonné à l'unisson sans le moindre débordement,
00:54au moins 60 000 Lençois montrent que la France ne perd pas le Nord,
00:57pas de casse, pas de pillage, pas de violence,
01:01bienvenue chez les ch'tis, tout n'est pas foutu.
01:04Enfin depuis hier, 20 000 fidèles, gardiens de la tradition,
01:08marchent en direction de Chartres pour le 44e pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Chrétienté,
01:14l'affluence y record, une ode à l'espérance, tout n'est pas foutu.
01:19Ces trois images ne balaient pas les doutes, mais peuvent être des phares en ces temps si sombres,
01:25une bouffée d'oxygène dans une société où l'intolérance rend l'air irrespirable.
01:31Ces images méritent une attention particulière.
01:35Aux oiseaux de mauvaise augure, aux résistants au carton, aux censeurs,
01:40« Non, tout n'est pas foutu ».
01:43Et n'envoyez surtout pas cet édito, par exemple, à Éric Nolo.
01:47Nous lui en parlerons ce soir, qui sera notre invité à 20h, bien sûr, dans l'heure des pros.
01:51« Tout n'est pas foutu, Marine Sabourin ».
01:53Tant mieux, ravie de vous retrouver.
01:55Bonjour Eliott, bonjour à tous.
01:57On commence avec cette scène de panique hier près de la Maison Blanche.
02:01Un tireur a ciblé un poste de contrôle de sécurité.
02:04Il a été abattu par les policiers du service secret.
02:08Un passant a également été touché lors de l'échange de tirs.
02:11On n'a pas de précision sur son état de santé.
02:13Le président américain, lui, Donald Trump, est sain et sauf.
02:16Cet événement qui survient en pleine négociation avec l'Iran, Teheran et Washington,
02:20qui cherchent à finaliser un accord.
02:22Hier, le président américain affirmait qu'un compromis avait été largement négocié
02:26et qu'il prévoirait la réouverture du détroit d'Ormose.
02:30L'autre guerre en cours, c'est celle en Ukraine.
02:32De nouveaux bombardements ont frappé la capitale, Kiev, cette nuit.
02:35Au moins une personne est morte.
02:36Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.
02:39Le bilan pourrait s'alourdir.
02:40Une alerte aérienne a été déclenchée dans tout le pays.
02:43Et puis, ne ratez pas à 10h, le grand rendez-vous.
02:46Pierre Devineau reçoit le philosophe Alain Finkielkraut.
02:49Merci et Pierre Devineau sera avec nous en fin d'émission
02:52pour teaser, bien sûr, cet entretien avec Alain Finkielkraut.
02:56Il faudra lui poser la question.
02:56Est-ce que tout est foutu, Alain Finkielkraut ?
02:58Ça va être la question du jour.
03:01Je pense que c'est ta réponse.
03:02Et vous, la vôtre, tout est foutu ?
03:04Non, je ne veux pas le croire.
03:05Merci, Judith Vintraub.
03:06Olivier Vial, tout est foutu ?
03:08Non, parce qu'il y a plein de choses très très bonnes.
03:09Eh bien, écoutez, formidable.
03:10Ça commence bien ce dimanche.
03:12Monsieur Benedetti.
03:13L'histoire n'est jamais finie, de toute façon.
03:15Ce n'est pas ce que je vous demande.
03:16Est-ce que tout est foutu ?
03:16L'histoire n'est jamais finie, c'est qu'il y a toujours un espoir.
03:19Ah, Mathieu.
03:20Qu'est-ce que tout est foutu ?
03:21Bonjour, Mathieu.
03:22Tout n'est pas foutu.
03:22Vous l'avez vu dans votre JT, un accord avec Trump, etc.
03:26Ah oui, effectivement.
03:27Enfin, là, je reste très prudent sur l'accord avec Trump.
03:29Je me disais, évidemment, les trois images que je vous ai proposées dans l'édito n'ont pas de lien
03:34direct.
03:35Mais quand on va parler du festival de Cannes, vous préférez quoi ?
03:39Qu'on vous parle de la pétition des résistants au carton ou de Mickaël Paty, de l'abandon, de De
03:46Gaulle, de Jean Moulin ?
03:48Tout n'est pas foutu.
03:49Le Racing Club de Lens, il y avait 60 000 personnes hier au stade Bollard, donc le stade lanceois.
03:56Ils se sont retrouvés avec les joueurs à 4 heures du matin.
03:59Et toute la journée, il y a eu des festivités.
04:01La préfecture a communiqué, pas un débordement.
04:04Et à droite, vous avez le pèlerinage de Chartres avec 20 000 fidèles.
04:08C'est un pèlerinage extraordinaire.
04:10C'est une affluence record.
04:12Signe aussi que tout n'est pas foutu.
04:15Je vous propose cette scène de liesse.
04:17Merci au public lanceois qui a montré de la plus belle des manières
04:20qu'un événement de football pouvait être un événement heureux, festif,
04:25sans le moindre débordement, encore une fois.
04:27Et vous ne m'entendrez pas dire si la semaine prochaine, c'est le bazar.
04:31Le problème, c'est le Paris Saint-Germain.
04:33Attention, parce qu'il faut dissocier le club,
04:36qui est le premier à dire attention à ce qui peut se passer,
04:39d'individus qui vont utiliser cet événement
04:43pour casser, piller, si ça arrive au soir de la finale de Ligue des Champions.
04:48Mais vous avez la France profonde qui a le sens de la fête.
04:51Bienvenue chez les Chis.
04:52Regardez.
05:19Et en quelques secondes, vous avez pu voir,
05:21on a commencé, donc c'était vendredi soir la finale de Coupe de France.
05:24Ils se sont retrouvés, supporters et le club, au stade Bollard,
05:294h du matin, 4h du matin.
05:31Et là, c'est les images hier après-midi dans Lens.
05:34Et la préfecture a tweeté, au cours de cette journée de festivité,
05:37alors que vous avez plus de 60 000 personnes qui se sont retrouvées,
05:41aucune personne n'a été interpellée pour des faits de troubles à l'ordre public,
05:45violences, dégradations ou infractions diverses.
05:48Alors, vous savez, il y a une règle dans les chaînes d'information.
05:51Certains pourraient vous dire, vous ne commencez pas avec une actualité
05:54où les trains arrivent à l'heure.
05:55Bah si, en fait, vous pouvez vous dire que dans une société
05:57où tout est en train de s'effondrer, c'est des images qui sont heureuses.
06:01Et ça dit beaucoup aussi d'une France qui est oubliée.
06:03Et surtout, ça dit beaucoup de quelque chose, c'est que, en fait, Lens,
06:07le club de Lens, et notamment depuis ce symbole des corons,
06:12c'est aussi l'identité heureuse.
06:14En fait, il y a une forme de fierté de cette identité du Nord.
06:17Et en fait, on voit bien que l'identité, quand elle est assumée fièrement,
06:21c'est un fan bleu moteur de rassemblement et qui, en fait, pacifie l'inverse.
06:26En fait, ce qui est problématique dans l'identité,
06:28c'est quand elle est justement utilisée à des fins de culpabilisation.
06:31Mais quand on est fier de son identité, c'est que du rassemblement
06:34et c'est que du bonheur.
06:34Mais je voulais vous dire, la semaine prochaine,
06:36vous avez des centaines de milliers de Franciniens ou de Parisiens
06:38qui ont envie de vivre exactement la même journée.
06:40Oui, mais ils n'ont pas d'identité parisienne.
06:41Il n'y a pas d'identité parisienne.
06:42Mais ce n'est pas vrai.
06:43Je ne suis pas sûr que ce soit une question d'identité.
06:44C'est que vous avez des gens dans la région qui n'ont qu'un objectif.
06:49C'est de bordeliser, de casser, de piller un événement comme celui-ci.
06:55Mais je dissocie les supporters du Paris Saint-Germain
06:58de ce qu'ils pourraient se poser là-dessus.
06:59Ça, à Lens et dans les environs ?
07:01Écoutez, visiblement, il y en a moins.
07:03C'est ça qu'il faut peut-être se dire.
07:05Il y en a moins.
07:06Et hier, c'était toute une région qui avait envie de se retrouver
07:09en se disant qu'on est fiers
07:11parce que c'est une première dans l'histoire du club, Mathieu.
07:16Tout à fait.
07:16Et surtout, c'est un but contre son camp
07:18à tous ceux qui pratiquent la culture de l'excuse.
07:20Ils vont dire qu'il y a des violences parce que c'est lié au football.
07:24La preuve que non, puisque le Racing Club de Lens peut gagner
07:26et ça se passe super bien.
07:29C'est aussi, certains, on entend beaucoup de gens à gauche dire
07:31que c'est la faute de la masculinité toxique.
07:34Là, vous voyez, il y a beaucoup d'hommes qui fêtent la victoire de Lens.
07:37Ça se passe bien également.
07:39Et puis surtout, on entend beaucoup de gens qui nous disent
07:40« Ah, mais vous savez, il y a des violences en région francilienne
07:44parce que les gens sont pauvres,
07:47parce que c'est la faute des conditions sociales,
07:49il n'y a pas assez de services publics, etc. »
07:51J'ai regardé juste avant, le taux de pauvreté à Lens est similaire
07:53à celui de la Seine-Saint-Denis en moyenne,
07:56voire dans certains coins de Lens.
07:57Ils sont encore plus pauvres.
07:59Et pour autant, il n'y a pas de violence non plus.
08:02À un moment donné, il faut poser le bon diagnostic
08:04pour pouvoir apporter des bonnes solutions.
08:06Et Lens, en tout cas, est une magnifique manière d'ouvrir notre sujet.
08:10Et notre sujet, c'est quoi ?
08:11C'est que vous avez aujourd'hui,
08:14chacun voudra mettre sa focale où il l'entend la mettre.
08:17Le Festival de Cannes, quand on fera le bilan,
08:20on parlera dans quelques instants
08:21de cette indécence de la Ligue des Droits de l'Homme
08:24et de la CGT Spectacle,
08:26qui hier, alors que c'était au moment de la Palme d'Or,
08:29vous avez peut-être un moment où vous avez envie de dire
08:31« Allez, time out ! »
08:32On va laisser le cinéma.
08:34C'est l'image de la France aussi qui est en jeu.
08:37On va offrir un beau spectacle.
08:40Non, allez, il faut remettre une couche.
08:42Allez, on assigne Canal+, on fait un communiqué.
08:45Tous les médias s'en mêlent.
08:47Cette histoire est un épiphénomène, d'accord ?
08:49Bon, eh bien, au Festival de Cannes, vous préférez quoi ?
08:53Mickaël Paty ou la CGT Spectacle, Judith Vintraub ?
08:56La réponse est tellement évidente que j'hésite à la donner.
09:01Mais en fait, la Ligue des Droits de l'Homme
09:02n'en est pas à sa première dérive.
09:06La Ligue des Droits de l'Homme est devenue la Ligue des Droits des Minorités
09:12contre la République, que ce soit des minorités violentes comme Hassane Soline.
09:17Rappelez-vous, Gérald Darbana était alors ministre de l'Intérieur.
09:20La Ligue des Droits de l'Homme avait prétendu, dans un long rapport,
09:24que les forces de l'ordre avaient empêché l'arrivée du SAMU
09:28qui devait soigner les blessés.
09:30Et Darbana avait dit, les financements publics de la Ligue des Droits de l'Homme,
09:34j'ai regardé, je ne sais pas combien c'est, mais c'est terminé.
09:36Et ça ne se dément jamais.
09:38La Ligue des Droits de l'Homme, elle défend les prières de rue.
09:41Elle combat toutes les lois visant à chasser l'islamisme de la République.
09:46C'est une constante.
09:46Mais même Elisabeth Borne, qui ne fait pas partie de l'Intel Air National réactionnaire,
09:51avait eu cette déclaration, je ne reconnais plus,
09:54je travestis peut-être ses propos, mais en substance c'était ça,
09:57je ne reconnais plus la LDH, Ligue des Droits de l'Homme,
10:00qui s'était lancée historiquement dans le combat pour libérer des réfuges.
10:03C'est quand même ça, la Ligue des Droits de l'Homme.
10:05Vous imaginez le gars ?
10:06Mais en fait, la Ligue des Droits de l'Homme, la CGT Spectacle,
10:08ces pétitionnaires qui ne représentent pas grand monde,
10:11c'est quoi ? C'est après moi le déluge.
10:13S'ils veulent la lumière sur eux, dans un moment où vous voulez une...
10:16Non, non, c'est un combat idéologique.
10:18C'est un combat tout à fait, je rejoins Judith,
10:20c'est un combat totalement idéologique au service d'une idée de la déconstruction de la République.
10:26Moi je rappelle que, vous savez que pendant que Bolem Sansal était encarcéré en Algérie,
10:31la Ligue des Droits de l'Homme ne s'est pas manifestée une seule fois.
10:34Il faut le savoir.
10:36C'est quand même un élément important, c'était leur devoir d'être, j'allais dire,
10:39aux côtés de ceux qui réclamaient la libération de Bolem Sansal.
10:42Je ne suis pas sûr qu'ils réclament beaucoup plus la libération de Christophe Gleize.
10:45Donc quels sont les combats aujourd'hui de la Ligue des Droits de l'Homme ?
10:48Sont-ce les droits de l'Homme ou est-ce que c'est une vision politique de la société,
10:53ce qui n'est pas tout à fait la même chose en l'occurrence ?
10:55Je rappelle que la Ligue des Droits de l'Homme et la CGT Spectacle, pourquoi on en parle ?
10:59Le jour de la remise de la Palme, donc hier,
11:02les deux ont voulu remettre une pièce dans la polémique contre Canal+,
11:06puisqu'ils assignent Canal en justice, une action en justice à Nanterre contre Canal+.
11:12C'est ce communiqué qui a été publié hier.
11:16La Palme d'Or, quand même, revenons au cinéma.
11:18Elle revient au Roumain Christiane Mundiou,
11:21qui a décroché samedi sa deuxième Palme d'Or à Cannes,
11:24avec Fjord, film mettant au jour les fractures et les contradictions des sociétés
11:29proclamant leur tolérance et leur ouverture aux autres.
11:32C'est sa deuxième Palme d'Or.
11:34Le cinéaste de 58 ans avait reçu sa première Palme en 2007.
11:38Alors, ce qui peut être surprenant parfois,
11:41c'est que lorsqu'il y a les prises de parole sur les strades,
11:45vous avez certains qui préfèrent délivrer des messages politiques à travers les prix.
11:50C'est le cas, par exemple, de celui qui a reçu le prix du scénario Emmanuel Marre
11:55pour Notre Salut.
11:57Le film fait le portrait d'un fonctionnaire du régime de Vichy
11:59qui a tenté de profiter du chaos de la défaite pour redorer son blason.
12:03Et Emmanuel Marre raconte en réalité l'histoire de son arrière-grand-père,
12:06Henri Marre, auteur d'un livre mêlant pensée managériale et patriotisme.
12:12Et puis, il a préféré faire une sorte de résumé de la société.
12:17Je vous propose d'écouter ce qu'il va dire.
12:19Alors, est-ce que c'est un raccourci ou non ?
12:21Libre à vous de me dire ce que vous en pensez.
12:24Avec les personnes avec qui on a fait ce film,
12:27on a essayé de se demander comment la violence,
12:34comment le besoin de dominer,
12:37comment le besoin de se rassurer en excluant l'autre,
12:45comment ces espèces de petits chefs qui ne savent pas aimer,
12:51qui ne savent pas partager,
12:53qui ne savent pas juste regarder un autre comme un être humain,
13:01eh bien, ces gens-là qui jouent au petit chef, au patron, au père de famille,
13:05eh bien, aujourd'hui, quand ils sont à la tête d'un État,
13:09ou d'une entreprise, ou de n'importe quoi,
13:12ils excluent, ils bombardent et ils génocident.
13:16C'est complexe.
13:18Ah oui, oui, pas très très.
13:20On a compris dans quel sens ça fait.
13:22On a compris la collaboration.
13:24Ça peut être passionnant, d'ailleurs.
13:25Passionnant.
13:26Très intéressant, certainement.
13:27Mais passionnant sur les années sombres françaises,
13:31pour nous faire un parallèle et un trait d'union avec aujourd'hui.
13:34Qui bombarde, qui quoi ?
13:35Qui génocie.
13:36Il faudrait quand même dire une chose, rappeler un petit point historique.
13:39Que de polémiques.
13:39Le monde culturel ne s'est pas beaucoup mobilisé sous la Seconde Guerre,
13:43sous l'occupation.
13:45On n'a pas retrouvé les plus grands résistants dans le monde culturel
13:47et dans le monde cinématographique.
13:49Il faut le rappeler quand même.
13:50Sauf, Jean-Gueb.
13:50C'est quand même un point extrêmement important.
13:54Autre chose, et c'est l'actualité internationale.
13:57On balaie tous les sujets, bien sûr, ce dimanche matin.
14:00L'image de la nuit nous vient de Washington.
14:02Un homme a ouvert le feu samedi soir
14:04contre un poste de contrôle de sécurité
14:06près de la Maison Blanche à Washington
14:07avant d'être abattu par les policiers du Secret Service,
14:11selon les autorités qui ont également fait état
14:12d'un passant blessé dans la fusillade.
14:14Vous allez voir cette séquence,
14:16parce que vous avez de nombreux journalistes présents.
14:19bien évidemment du côté de la Maison Blanche
14:22et qui en plein direct vont devoir se mettre à l'abri.
14:27Vous allez entendre la fusillade.
14:30President Trump has said a deal is close,
14:33only for the two sides to remain far apart.
14:37Down, down!
14:41The prices will go down,
14:43but his grip on Republican support on Capitol Hill
14:47is weakening.
15:11C'est une scène surréaliste,
15:12donc du côté de la Maison Blanche.
15:14On sera dans un instant avec Régis Le Saumier parce que vous avez entendu aussi les reporters parler de l
15:19'actualité brûlante.
15:20L'actualité brûlante, cher Régis, merci d'être avec nous.
15:23C'est bien évidemment ce qui peut se passer entre Washington et Téhéran avec peut-être les contours d'un
15:31accord de paix dans les prochaines heures.
15:34Je voulais vraiment vous avoir, cher Régis, pour comprendre ce qui est en train de se jouer.
15:41Est-ce qu'on peut parler d'accord imminent ?
15:44C'est en tout cas ce que semble indiquer Donald Trump.
15:48Maintenant, les contours de l'accord sont encore très très flous.
15:51Il y a des points sur lesquels il semble qu'il y ait eu une sorte de rapprochement.
15:57Mais ce qui est très intéressant dans cet accord, c'est surtout le fait que la pression est venue des
16:02pays du Golfe.
16:04Le Pakistan est évidemment à la manœuvre pour essayer de conclure ce deal.
16:09Mais vous avez eu des interventions des Saoudiens, des Turcs également, pour dire à Donald Trump, globalement, ne recommencez pas
16:19la guerre.
16:20Parce que cette guerre peut potentiellement être encore plus dévastatrice qu'elle ne l'est actuellement.
16:25Et Donald Trump, lui, son objectif, évidemment, c'est devenu, même s'il y a la question du nucléaire iranien
16:31qui va revenir et qui va être discutée.
16:33Mais son objectif, c'est réouvrir le détroit d'Hormuz. Il ne sait pas comment s'en dépêtrer. Il ne
16:39sait pas comment faire.
16:41Et actuellement, il semblerait que les concessions que sont prêtes à faire les États-Unis viseraient évidemment à obtenir cette
16:49réouverture du détroit d'Hormuz.
16:50C'est toute la complexité dans laquelle le président américain se trouve.
16:54C'est-à-dire, finalement, il est responsable d'une guerre qui a entraîné une catastrophe à l'échelle planétaire,
17:03un blocage financier, économique qui pèse sur l'ensemble des pays du monde.
17:09Et actuellement, il doit, effectivement, il sait très bien qu'il doit parvenir à cette réouverture.
17:17Les Iraniens ont très bien compris qu'ils avaient un avantage dans ces cas et qu'ils détenaient, quelque part,
17:24les clés.
17:25Et donc, l'accord, finalement, c'est un moindre mal.
17:28C'est-à-dire que Donald Trump sait que ça interviendrait avec une levée du blocus américain.
17:36Et dans le même temps, les Iraniens permettraient la sortie et, en fait, le flux dans le détroit d'Hormuz
17:44de recommencer,
17:45avec, évidemment, des conditions sur le nucléaire iranien qui seraient liés.
17:52C'est un accord, finalement, qui pose une question toute simple.
17:58C'est pourquoi avoir fait cette guerre pour en arriver, aujourd'hui, à une position à laquelle l'Iran est
18:05beaucoup plus en position de force qu'il ne l'était le 28 février dernier.
18:09C'est une question à laquelle nous n'avons pas encore la réponse, puisqu'effectivement, nous ne connaissons pas les
18:14contours de cet accord.
18:15Mais c'était intéressant d'avoir le contexte, l'intervention américaine et israélienne.
18:21Et certains pourraient vous dire que les Iraniens, le régime qui a massacré son peuple, avaient quasiment les deux mains
18:30sur l'arme et qui continuent de le faire.
18:32Vous avez raison, Arnaud.
18:33Sur l'arme nucléaire, on ne va pas refaire l'histoire mille fois, mais il y avait un enjeu existentiel
18:41pour Israël, un enjeu aussi de sécurité mondiale,
18:44et d'où l'intervention peut-être américaine.
18:47Reste à savoir quels seront les contours de cet accord, Judith, en sachant aussi qu'il y a l'arme
18:52atomique,
18:52mais il y a une autre arme atomique qu'on a découvert pendant ce conflit, c'est le détroit d
18:56'Hormuz.
18:57Bien sûr, mais le rétablissement du statu quo ancté dans le détroit d'Hormuz ne peut pas être considéré comme
19:03une victoire pour Donald Trump.
19:06La plupart des experts s'accordent de t'as dire que l'intervention israélo-américaine aura retardé, sans doute de
19:16plusieurs années,
19:17sans plus de précision, l'obtention de l'arme nucléaire par l'Iran.
19:22Mais pour le moment, c'est quand même très court.
19:25Dans l'actualité en France, et on a jonglé sur l'actualité internationalité et l'actualité française,
19:34j'ai hésité à vous faire écouter François Ruffin, parce que tout à l'heure on parlait de « tout
19:39n'est pas foutu ».
19:40Bon, il y a encore quand même des difficultés en matière d'intolérance, il y a des degrés d'intolérance,
19:46vous voyez ce que je veux dire.
19:47Mais pourquoi je voulais vous la montrer ? Parce que c'est le contexte aussi.
19:52Il est invité de quelle époque ? Il y a un cercle de la raison, bien sûr,
19:58puisqu'il y a Patrick Cohen, qui est le chevalier blanc de la Maison Rouge,
20:01qui a arrêté, je crois, les cafés avec les dirigeants du Parti Socialiste,
20:06il y a Natacha Polanyi, et François Ruffin, qui est en difficulté aujourd'hui à gauche,
20:12en grande difficulté, a trouvé peut-être le moyen de redorer un peu son image,
20:18c'est fermer ces news.
20:19Il faut fermer ces news si demain, François Ruffin est président de la République.
20:25Heureusement qu'il y a Léa Salamé, qui quand même l'interpelle en disant
20:28« La liberté d'expression, c'est quelque chose qui vous importe ou pas ? »
20:32Regardez cette séquence, parce que Natacha Polanyi aurait, elle aussi, pu intervenir.
20:36Patrick Cohen, jamais il interviendrait, puisqu'il pense exactement la même chose que M. Ruffin.
20:41C'est peut-être l'homme qui me remera à l'oreille de Ruffin, je ne sais pas.
20:44Il l'a fait pour les dirigeants du PS.
20:46Donc, peut-être qu'il le fait aussi pour François Ruffin.
20:49Vous voyez, cette séquence, c'était hier soir.
20:52Vous soyez président, vous fermeriez ces news, donc ?
20:54Oui, je vous l'ai déjà dit.
20:57Mais elle est où, la liberté d'expression ?
20:58Mais ce n'est pas la liberté d'expression.
21:00CNews a signé une convention qui, ou sur laquelle il s'engage, sur le pluralisme d'opinion.
21:05Or, tout montre, vous le savez, qu'il n'y a pas de pluralisme d'opinion à CNews
21:10et que c'est une machine à, en vérité, fabriquer une pensée d'extra-droite.
21:15Vous savez qu'on ne traite pas la presse papier de la même manière qu'on traite les médias audiovisuels.
21:19Et donc, il y a une obligation de garantir...
21:22C'est à l'Arcom de vérifier ça.
21:24C'est à l'Arcom, autorité de régulation, de faire son travail.
21:27Le réparateur, aujourd'hui, pour beaucoup de Français, c'est le Rassemblement National.
21:30C'est Jordan Bardella ou Marine Le Pen, non ?
21:32Ce n'est pas François Ruffin ou la gauche qu'ils appellent.
21:35En tout cas, le Rassemblement National est un parti qui porte très mal son nom.
21:39C'est le parti du déchirement national.
21:41La deuxième partie n'a aucun intérêt politique.
21:44Moi, ce qui m'intéresse, c'est que, vous savez, tout montre une liberté d'expression.
21:48Il y a un régulateur.
21:49La démocratie, selon M. Ruffin.
21:51Je ne suis pas d'accord avec vous.
21:52La deuxième partie a un lien avec la première partie.
21:54À votre mesure.
21:55Ah oui, elle a totalement un lien.
21:56Parce qu'en fait, oui, je pense que Ruffin, qui voulait incarner une gauche qui était une gauche populaire.
22:01C'est même démocrate.
22:02Et une gauche républicaine.
22:04Et d'ailleurs, qui dit parfois des choses qui sont tout à fait sensées,
22:06notamment sur l'abandon des classes populaires par la gauche.
22:10Finalement, vraisemblablement, parce qu'ils se retrouvent aujourd'hui cornerisés à gauche,
22:14se rallient aux positions les plus maximalistes, qui sont en effet des positions très liberticides.
22:19Le problème, c'est que la gauche aujourd'hui, pas seulement la gauche, veut en permanence interdire.
22:23D'ailleurs, il faudrait se poser la question de la pluralité telle qu'elle est pensée par l'ARCOM.
22:28Aussi, d'une certaine manière, la pluralité, il faut qu'il y ait un espace public qui soit pluraliste.
22:33C'est une évidence.
22:33Vous parlez de pluralisme des opinions.
22:35Mais le pluralisme des opinions, il est garantie par la pluralité de la presse.
22:38J'entends.
22:39J'allais dire dans son amplitude.
22:40Non, mais lui, il dit, c'était quoi sa formule ?
22:43C'est, vous savez, tout le monde.
22:44Bon, dans cette séquence, par exemple, si pluralisme il y a,
22:49j'imagine qu'il n'y a pas forcément sept personnes ou huit personnes autour du plateau qui veulent fermer
22:55ses news.
22:55Il aurait pu avoir quelqu'un qui lui apporte la contradiction.
22:58Léa Salamé l'a fait en l'interpellant sur la liberté d'expression.
23:03Mais là, c'est lui donner une tribune in-six telle pour son discours.
23:06C'est merveilleux parce qu'il est extrêmement soucieux du...
23:08Et il est le bienvenu, M. Ruffin.
23:09C'est ce que j'allais dire.
23:11Il est extrêmement soucieux de ce qu'on appelle le pluralisme interne.
23:14S'il y a le pluralisme externe, c'est-à-dire que toutes les chaînes ensemble composent un paysage pluraliste
23:19ou pluraliste interne.
23:21S'il en est tellement soucieux, que ne fait-il des remarques sur certains plateaux du service public
23:26où absolument tout le monde partage la même opinion, en général une opinion extrêmement militante et qui ne s'en
23:35cache pas d'ailleurs.
23:36On considère que c'est le vrai, le juste et le bon.
23:39Toute la justification, pour le coup, elle est théorisée depuis très longtemps.
23:43Et celui qui l'a théorisé aujourd'hui vraiment, c'est Geoffroy de la Gacénérie,
23:46qui est un peu le grand gourou de toute cette aile de la gauche,
23:49qui considère qu'en réalité, il y a certaines opinions qui ne méritent pas de figurer dans le débat public.
23:57Et donc, à ce titre-là, et c'est du coup tout le travail de cliver et d'extrêmement droitiser
24:02tout le monde,
24:03parce que dès lors qu'on considère que c'est d'extrême droite ou que ça fait le jeu de
24:06l'extrême droite,
24:06eh bien donc, on n'a plus le droit de citer dans l'espace public.
24:10Et c'est exactement ce qui se passe.
24:11La publicité, Geoffroy de la Gacénérie, qui est un penseur, philosophe, bien évidemment,
24:18je ne sais pas si ses idées sont de bon goût.
24:21En revanche, il a un très bon goût pour le choix des restaurants à Paris.
24:26Vraiment.
24:27Notamment des beaux restaurants dans le sixième arrondissement.
24:30On peut arriver de le croiser dans un restaurant absolument merveilleux,
24:33qui n'est pas très apprécié des casseurs.
24:36Je n'irai pas plus dans le détail.
24:399h23, on revient dans un instant.
24:41On va parler d'Alain Prost.
24:42Alain Prost, qui selon les médias suisses, était victime d'un un jacking violent.
24:48Et l'histoire est là aussi sidérante.
24:51C'est-à-dire que pour des raisons de sécurité, il est préféré,
24:54visiblement toujours selon les médias suisses, il faut rester prudent,
24:57aller à Dubaï, région en guerre, plutôt que de rester en Europe.
25:01Face à des cambrioleurs qui ont quitté la Suisse pour rejoindre potentiellement la France,
25:05là aussi, peut-être pour des raisons où ils se sentent plus en sécurité en France qu'en Suisse.
25:11Voilà la situation sur notre sol.
25:13Mais, tout n'est pas foutu.
25:15Réveillez-vous, mon ami.
25:16Je vous l'ai dit tout à l'heure.
25:20Il est 9h30 sur CNews, la deuxième partie de l'heure des pros, toujours avec Judith Intraub,
25:26Olivier Vial, Arnaud Medelletti et Mathieu Oc.
25:29Donc, information qui nous parvient de nos confrères et amis suisses,
25:34qui révèlent qu'Alain Prost, cette semaine, a été blessé lors d'un violent cambriolage à son domicile
25:40en présence de sa famille.
25:42Légende française de la Formule 1, qui aurait quitté la Suisse pour Dubaï,
25:46et les suspects, eux, auraient quitté la Suisse pour la France.
25:50Donc, si je résume, pour des raisons de sécurité,
25:52ils quittent la région franco-suisse pour aller dans un pays en guerre,
25:58enfin, indirectement en guerre.
25:59Dubaï, vous avez les missiles, évidemment, qui atteignent.
26:05C'est-à-dire que, plus précisément, les drones iraniens sont moins dangereux,
26:09visiblement, que les délinquants et criminels qui frappent dans la région
26:14entre la France et la Suisse.
26:16Voyez le sujet.
26:17Il est signé Nicolas Roger.
26:19Parce que, est-ce que ça dit aussi, est-ce que ça témoigne quelque chose de notre société,
26:25de notre moment ?
26:27Il est 8h30 du matin mardi dernier, lorsque plusieurs hommes cagoulés font irruption
26:33dans la demeure d'Alain Prost, située près de la ville d'Oignon, en Suisse.
26:37Selon le quotidien suisse Blic, le quadruple champion du monde de Formule 1
26:41a été pris à partie lors du cambriolage et blessé à la tête par les assaillants.
26:46Pendant l'altercation, les criminels braquent le reste de la famille.
26:51Sous la menace des cambrioleurs, l'un des fils d'Alain Prost est contraint de déverrouiller le coffre-fort de
26:56la maison.
26:57Pour le moment, on ignore encore le montant du préjudice.
27:01Les assaillants sont actuellement en fuite et recherchés par les autorités helvètes,
27:06qui envisagent une possible fuite vers la France.
27:09De leur côté, Alain Prost et ses proches, pris en charge par une cellule de soutien psychologique après les faits,
27:15auraient quitté la Suisse pour s'envoler vers Dubaï, où ils ont l'habitude de se rendre.
27:20Prudence parce que l'enquête est en cours.
27:22Très peu d'informations filtrent et ce ne sont que les médias suisses
27:26qui ont transmis et confirmé l'information.
27:31Mais est-ce que c'est anecdotique ou est-ce que c'est révélateur aussi de l'état de notre
27:35société, Judith ?
27:36On sait quand même très bien que les États fermes, voire autoritaires,
27:43sont beaucoup plus efficaces pour lutter contre la délinquance que les démocraties molles où nous vivons.
27:49Cela dit, le système a ses avantages et il a aussi ses inconvénients.
27:53Moi, je ne voudrais pas vivre dans un pays autoritaire.
27:57Mais en tout cas, ils ne sont pas retenus par des scrupules qui n'ont pas lieu d'être
28:03et ils ne donnent pas la priorité à l'agresseur sur la victime.
28:07Et ça, c'est une leçon qu'on devrait retenir.
28:09Ça dit beaucoup quand même de voir déjà une légende française
28:14ayant lui souhaité un prompte rétablissement ainsi qu'à sa famille
28:18agressée comme il l'a été à la frontière franco-suisse.
28:22Le médiablique fait état d'une tendance préoccupante sur l'année écoulée
28:25dans la région d'ailleurs du lac Léman, avec une série de cambriolages
28:29visant des personnes fortunées.
28:30Mais vous avez Alain Proz qui préférerait aller aux Émirats arabes unis
28:37pour des raisons de sécurité, alors que les Émirats arabes unis
28:40peuvent être frappés par des drones iraniens.
28:42On a eu à peu près le même réflexe d'une grande partie de la communauté juive en France
28:47qui va en Israël, pays en guerre depuis, et qui a subi quand même des attaques très violentes
28:52parce qu'elle considère qu'elle est plus en sécurité presque dans ce pays
28:56que dans certaines des banlieues françaises.
28:58Ça aussi c'est quelque chose qui donne un vrai...
29:01Attention, il y a quand même un point important, ça se passe en Suisse.
29:03Ça se passe pas en France.
29:04C'est à la frontière, vraiment c'est à la frontière.
29:05Et les cambrioleurs ils ont peut-être...
29:07La Suisse est un pays assez sécurisé, beaucoup plus que la France en l'occurrence.
29:11Donc ça veut dire que ce type de pratique en effet...
29:12Non mais ce qu'il y a c'est qu'on aille face à un phénomène qui est en développement.
29:15Ce sont des personnalités qui sont en effet identifiées par des bandes de délinquants
29:21comme ayant une fortune et qui sont particulièrement visées.
29:25Alors c'est un phénomène qui s'est développé en France et qui semble se développer particulièrement aussi en Suisse.
29:29Et ça touche effectivement les personnalités mais ça touche aussi les français du quotidien
29:33ou les personnes qui sont des classes moyennes et qui eux n'ont pas les moyens de partir à l
29:38'étranger très loin.
29:39Et aujourd'hui on a... parce qu'on laisse prospérer une délinquance,
29:42notamment une délinquance sur les homejackings,
29:44on crée des inégalités entre des personnes qui elles peuvent partir en effet.
29:48Et c'est toujours triste que des personnalités qui ont réussi,
29:50qui sont françaises, qui ont réussi chez nous,
29:53partent dans les pays du Golfe notamment ou aux Etats-Unis
29:56parce que c'est plus sécurisé là-bas.
29:58Mais il faut penser à toutes celles et ceux qui ne peuvent pas le faire.
30:01Dans l'actualité également,
30:03et c'est un sujet qui concerne des millions de téléspectateurs,
30:07des parents inquiets parce qu'on va parler du périscolaire dans la capitale,
30:12cette enquête tentaculaire,
30:14mais ce qui concerne Paris peut aussi concerner évidemment les régions
30:18et tout parent qui est attentif à cette enquête en cours,
30:22se dit mais est-ce que mon enfant est en sécurité lorsque je l'emmène à l'école
30:26et qu'il y a ces temps du périscolaire.
30:28Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
30:30a pris la parole dans les colonnes du journal du dimanche
30:33et il fait justement des violences sexuelles et sexistes sur les mineurs,
30:38une priorité de sa politique pénale.
30:40Il a produit une nouvelle circulaire et il veut aller très vite avec trois priorités,
30:46garantir les signalements de toute affaire auprès des autorités judiciaires,
30:50traiter ses affaires avec une réponse extrêmement ferme
30:52et avoir un retour des mesures judiciaires au signalant.
30:57Mais c'est pour ça que Gérald Darmanin impacte aussi,
31:00c'est parce qu'il y a ce bon sens-là,
31:02c'est-à-dire mais comment ça se fait que ça n'existait pas avant ?
31:04On voit le sujet et on en parle et on se dit mais c'est fou qu'on ait Gérald
31:09Darmanin.
31:09La loi existe, elle n'est juste pas appliquée.
31:11Mais là il vient encore la préciser.
31:16La parole de l'enfant est peu écoutée
31:18et les règles imposées aux personnes qui s'en occupent sont peu nombreuses.
31:22C'est le constat que dresse le ministre de la Justice face au scandale du périscolaire
31:25dans les colonnes du JDD.
31:27Il appelle à un sursaut de l'ensemble du monde judiciaire pour changer les choses.
31:31J'ai adressé cette semaine une nouvelle circulaire
31:33demandant à ce que chaque signalement de maltraitance
31:35obtienne systématiquement un retour.
31:37Les parquets ont pour consigne de répondre pour lever le doute.
31:40Notre mobilisation va devenir générale.
31:43Pour renforcer les contrôles,
31:45Gérald Darmanin a annoncé que les casiers judiciaires des animateurs
31:47allaient être systématiquement vérifiés
31:49et les effectifs de la justice allaient être renforcés.
31:52Nous allons installer un procureur spécialisé
31:55chargé des mineurs victimes dans chaque parquet.
31:57Je vais mettre en place un plan Marshall
31:58pour recruter davantage d'experts
32:00qui manquent pour poursuivre les enquêtes.
32:02Le ministre de la Justice estime également nécessaire
32:04d'alourdir les peines pénales.
32:06Je souhaite qu'on modifie la loi
32:07pour créer une circonstance aggravante en cas de viol sériel
32:10passant ainsi de 20 à 30 ans de prison
32:13ainsi que pour mettre fin à la prescription
32:15en matière de crimes sur mineurs.
32:16Concernant les enfants agressés dans le cadre familial,
32:19Gérald Darmanin veut dépénaliser
32:20la non-présentation d'un enfant
32:22lorsqu'une enquête pour violences sexuelles est en cours.
32:24Je présenterai prochainement un texte de loi
32:27qui vient d'être validé par le Conseil d'Etat
32:29créant une ordonnance de sûreté mettant à l'abri
32:31urgemment un enfant comme nous l'avons fait
32:33pour les femmes victimes de violences.
32:35Toujours dans la sphère familiale,
32:36avec la hausse des conflits dans les divorces,
32:38le ministre de la Justice souhaite créer un juge des familles.
32:42Objectif, obtenir un interlocuteur unique
32:44garant des intérêts de l'enfant.
32:47La volonté d'agir de Gérald Darmanin doit être saluée,
32:51mais une partie de ce qu'il dit existe
32:53et est déjà une obligation légale.
32:55Par exemple, quand vous êtes mère
32:56et que vous embauchez quelqu'un
32:58qui sera en contact avec des enfants,
33:00vous avez l'obligation de vérifier
33:02le bulletin B2 de son casier,
33:04celui où il y a les infractions potentiellement
33:06qui l'empêcheraient de faire cet emploi
33:09à côté des enfants,
33:11et obligé de consulter le fichier
33:14des infractions sexuelles
33:15et des infractions violentes.
33:17Double obligation.
33:18Alors quand Gérald Darmanin nous dit
33:19il faut le faire systématiquement,
33:21la loi le prévoit déjà.
33:22C'est une prise de conscience
33:24et malheureusement,
33:26l'affaire du périscolaire parisien
33:28va y aider,
33:29qui manque,
33:30une prise de conscience
33:30de tous les protagonistes,
33:32mais en termes de dispositifs législatifs,
33:34vraiment, on est paré.
33:35La question qu'on se pose depuis
33:37finalement ces révélations,
33:39qui à chaque jour suffit sa peine d'ailleurs,
33:41et son lot de révélations,
33:42c'est-à-dire mais comment un tel système
33:45a pu perdurer toutes ces années
33:48sans même qu'il y ait intervention du politique
33:52et intervention extrêmement ferme de la justice ?
33:55On recevait par exemple Anne,
33:57qui a créé SOS périscolaire,
33:58en 2021,
34:00Jean-Pierre Lecoq,
34:01maire du 6e arrondissement,
34:02alerté en Conseil de Paris,
34:04dès 2015.
34:052015 ?
34:052015.
34:06Donc,
34:07c'est là aussi,
34:09on tombe des nus,
34:11Arnaud Ménédicte ?
34:11Ça veut dire que,
34:13quelque part,
34:14ceux qui étaient en charge
34:15à la mairie de Paris
34:16n'ont manifestement pas fait le job.
34:18Ce qui est très surprenant
34:19que ça n'a pas été un sujet
34:20durant cette campagne municipale.
34:23Ça aurait dû être
34:23un des principaux sujets,
34:24parce que c'est un scandale absolu.
34:27la gestion des enfants
34:29devrait être une priorité absolue
34:31pour les élus
34:33dans ce type d'affaires.
34:35Manifestement,
34:35ça n'a pas pris.
34:36Et c'est la raison
34:37pour laquelle il faut s'interroger.
34:38Alors,
34:38vous dites,
34:39ça n'a pas été traité
34:40ou pris en compte
34:40pendant la campagne municipale.
34:42Sophia Chikirou,
34:44Rachida Dati,
34:45Sarah Knafo.
34:47Mais pourquoi ?
34:47Parce que
34:48les premières informations
34:49caractérisées,
34:50entre guillemets,
34:51tombent notamment
34:52le week-end
34:53du premier
34:54et du second tour
34:55et que
34:56vous avez un temps
34:59de réserve
35:00pendant ces week-ends-là
35:01et dans les rédactions,
35:03la question était
35:04est-ce que
35:05si ce sujet est traité,
35:06vous pouvez être,
35:07puisqu'il y a un temps de réserve,
35:08être sanctionné
35:09en traitant ces sujets-là ?
35:11Voilà comment
35:12ça s'est passé
35:13sur la période
35:13des municipales.
35:14Mais
35:15les alertes,
35:16elles datent de 2015.
35:18Les associations
35:19depuis 2021.
35:20Justement.
35:21C'est une histoire de dingue.
35:22Autre sujet politique,
35:24Marine Le Pen
35:25qui accuse Emmanuel Macron
35:26de vouloir faire survivre
35:27le macronisme
35:28contre la volonté
35:29des Français.
35:30Ça,
35:31c'est un sujet
35:31qui est très important.
35:32Selon les informations
35:33du Figaro,
35:34l'écrivain
35:34Baptiste Rossi,
35:36conseiller discours
35:37du président
35:37de la République,
35:38rejoindra
35:39au mois de juillet
35:40la direction
35:41de France Télévisions.
35:42Cela fait suite
35:43à d'autres désignations
35:44de proches
35:44d'Emmanuel Macron
35:46à des postes clés.
35:47On est sur
35:48la dernière année
35:49d'Emmanuel Macron.
35:51C'est une ambiance
35:51de fin de règne.
35:52Est-ce qu'il est en train
35:53de recaser
35:53ses plus proches
35:55à des postes
35:56encore une fois
35:56essentiels ?
35:57Est-ce que ça fragilise
35:59aussi l'idée
36:00de la démocratie
36:02que nous avons aujourd'hui ?
36:04Voyez le sujet.
36:05Il est signé
36:05Nicolas Roger.
36:06J'ai une pensée
36:06quand même
36:07pour France Télévisions
36:07qui en pleine,
36:09juste après le rapport
36:10sur la neutralité
36:12et sur...
36:12Après que...
36:13Vous avez le directeur
36:14de cabinet,
36:15c'était l'ancienne plume
36:16d'Emmanuel Macron.
36:17Bon,
36:18appris ça l'artéaf
36:19pendant que vous y êtes.
36:20pendant que vous y êtes.
36:21Nicolas Roger.
36:23Ils sont placés
36:24au sein des plus importants
36:26organismes publics français.
36:28Alors que la fin
36:29du mandat présidentiel
36:30d'Emmanuel Macron
36:31se profile,
36:32de nombreux proches
36:34du chef de l'État
36:34sont nommés
36:35ou recrutés
36:36à des postes clés.
36:38Dernière en date,
36:39Baptiste Rossi,
36:40jeune conseiller
36:41discours du président.
36:42Il rejoindra
36:43dans quelques semaines
36:44France Télévisions
36:45en tant que directeur
36:46de cabinet
36:47de la présidente
36:48du groupe
36:48Delphine Ernot.
36:49La veille de cette
36:50information dévoilée
36:51par le Figaro
36:52jeudi dernier,
36:53le Parlement
36:54a validé
36:55la nomination
36:55d'Emmanuel Moulin
36:56à la tête
36:57de la Banque de France.
36:58L'ancien secrétaire
36:59général de l'Élysée
37:01a été proposé
37:02par Emmanuel Macron
37:03après l'annonce
37:04du départ anticipé
37:05de François Villeroi
37:06de Gallo.
37:07Autre nomination
37:08récente
37:09qui soulève
37:09des interrogations.
37:11Le 11 février dernier,
37:13Amélie de Montchal,
37:13un ministre des Comptes
37:15publics à l'époque
37:16depuis plus d'un an,
37:17a été nommé
37:18à la tête
37:18de la Cour des Comptes
37:19par le chef de l'État.
37:21La liste des proches
37:22du président
37:22nommée à des postes
37:23clés et longues.
37:24Voici quelques noms
37:25pêle-mêle.
37:26Marc Guillaume
37:27à la tête
37:28du Conseil d'État,
37:29Richard Ferrand
37:30à la présidence
37:31du Conseil constitutionnel,
37:33Stéphane Séjourné
37:34à la Commission européenne
37:35ou encore Emmanuel Vargon
37:37à la présidence
37:38de la Commission
37:38de régulation
37:39de l'énergie.
37:40Est-ce qu'on vit
37:42une séquence
37:45de Brassens,
37:46les copains d'abord ?
37:47En fait,
37:47oui,
37:48et c'est le spoil system
37:49à l'envers.
37:50Vous savez,
37:50aux États-Unis,
37:51le spoil system,
37:51c'est quand vous arrivez,
37:52vous mettez à des postes clés
37:53les gens qui partagent
37:55vos idées politiques
37:56et qui vont aider
37:57à les mettre en œuvre.
37:58Là, c'est le contraire.
37:59Emmanuel Macron part
38:00et il met à des postes clés
38:02des gens
38:02qui ne partageront pas
38:04ou pas forcément,
38:05à moins qu'un macroniste
38:06soit élu
38:07ou quelqu'un
38:07qui se récambe
38:08de l'actuel président
38:09de la République,
38:10les idées
38:10du nouveau président.
38:11C'est un système
38:12de blocage,
38:13d'une part.
38:13D'autre part,
38:14il y a une petite question
38:15de compétence.
38:16En quoi ces gens-là,
38:18et je pense en particulier
38:19au Conseil constitutionnel,
38:20vous savez,
38:20c'est une exception française.
38:22Chez nos voisins européens,
38:23les juridictions suprêmes
38:26sont composées
38:27de gens
38:27qui connaissent le droit.
38:29Ça a l'air tout con,
38:29mais chez nous,
38:31non,
38:31ce n'est pas une condition.
38:32Mais alors,
38:33là, vous prenez
38:33un cas pratique.
38:34Ça a quand même été
38:34très longtemps le cas.
38:35Le secrétaire général
38:36de l'Elysée
38:37qui est désormais
38:37à la Banque de France,
38:40moi,
38:40là, en revanche,
38:42c'est quelqu'un
38:42d'extrêmement compétent,
38:44fonctionnaire reconnu
38:44et connu.
38:45Ce n'est pas tous.
38:46En tout cas,
38:46ça n'est pas un critère.
38:47Effectivement,
38:48le directeur de cabinet
38:50d'Elfin Ernot,
38:51je ne sais pas
38:52s'il a une grande expérience
38:53dans le journalisme aussi.
38:54Non, mais ça,
38:54c'est autre chose.
38:55Je crois que
38:55toutes les nominations
38:58ne sont pas
38:59de même nature.
38:59En l'occurrence,
39:00il faut rappeler une chose,
39:01c'est que si M. Moulin
39:03est nommé
39:03à la tête
39:05de la Banque de France,
39:06c'est quand même
39:07parce qu'il a fait l'objet
39:08d'une procédure parlementaire
39:09et que les parlementaires
39:10ont voté pour sa nomination.
39:12Et c'est le cas également
39:12pour Richard Ferrand.
39:14Donc,
39:14les parlementaires
39:14ont toujours la possibilité,
39:16finalement,
39:17de ne pas suivre
39:19le processus
39:20enclenché
39:20par le président
39:21de la République.
39:21Oui, ce n'est pas
39:22que le président
39:22qui veut regarder ses compétences.
39:23Voilà,
39:23c'est une vieille tradition,
39:25malheureusement,
39:25que je déplore,
39:27en l'occurrence,
39:28qui remonte finalement
39:28à François Mitterrand.
39:29Le premier,
39:30véritablement,
39:31à avoir placé
39:31des gens
39:32lorsqu'il était
39:33en fin de mandat,
39:34il l'a fait
39:34à partir de 94
39:36et il l'avait fait
39:37également en 86,
39:38il faut se souvenir,
39:39au moment de la cohabitation.
39:40Ça a été François Mitterrand.
39:42De ce point de vue-là,
39:43le macronisme
39:43s'inscrit dans,
39:44j'allais dire,
39:45dans la droite lignée
39:45du Parti Socialiste
39:46au pouvoir.
39:48C'est le retour aux sources,
39:48d'une certaine façon.
39:51Il est quasiment
39:539h45.
39:53On a commencé l'émission
39:55en disant
39:56« Tout n'est pas foutu »
39:57avec des belles images
39:59du Festival de Cannes,
40:00des belles images
40:01de l'IES
40:02après la victoire
40:03du Racing Club de Lens
40:05pour la première fois
40:06de son histoire
40:06en finale de Coupe de France.
40:07Et tout n'est pas foutu
40:09aussi quand on voit
40:10ces 20 000 fidèles
40:11marcher depuis hier
40:13au départ
40:15de l'église Saint-Sulpice
40:17en direction de Chartres.
40:1820 000 pèlerins donc
40:20pour le 44e pèlerinage
40:22de Pentecôte
40:22qui poursuit sa route
40:23en direction de Chartres.
40:25La messe d'ailleurs
40:26sera retransmise
40:27à midi aujourd'hui
40:29en direct sur CNews.
40:30Voyez ce reportage
40:32de Coralie Auberti
40:33et Anaïs Bauchet.
40:35J'ai vu que
40:36parmi les fidèles
40:36certains portaient
40:37un pull
40:39avec marqué
40:40« Gardien de la tradition ».
40:42Ça va leur tenir chaud.
40:44Oui, effectivement.
40:45Mais c'est une belle formule
40:46« Gardien de la tradition ».
40:51C'est en chantant
40:53que les fidèles
40:54ont débuté
40:55leur pèlerinage
40:55après d'ultimes
40:56recommandations
40:57de leur chef de groupe.
41:03Petits et grands
41:04sont regroupés
41:05parmi 420 équipes
41:06appelées chapitres.
41:07Chacune marche
41:07sous la bannière
41:08d'une figure sainte
41:09et apprennent
41:10à se connaître
41:10sur la route.
41:11Le but du jeu
41:12c'est qu'il y ait
41:12une cohésion
41:13dans le chapitre,
41:14qu'on se connaisse tous
41:15et qu'on fasse
41:16cette espèce
41:17de petite chrétienté
41:18à notre niveau.
41:19Les enfants se présentent,
41:20certains vont donner
41:21des intentions de prière,
41:22on va prier,
41:22on va chanter.
41:23C'est une audience
41:24qui est hyper familiale.
41:26Une participation
41:26en hausse
41:27depuis une dizaine d'années.
41:28Quelques 20 000 pèlerins
41:29sont partis sur les routes.
41:31Sur le chemin,
41:32les chansons nombreux
41:33ainsi que les enseignements
41:34religieux.
41:35C'est quoi le mot
41:35le plus important
41:36dans le jeu
41:36du salut de Marie ?
41:37Entre Paris et Chartres,
41:38il faut compter
41:39une centaine de kilomètres.
41:40Alors certains
41:41se font un peu aider.
41:42On est un peu trop étalés.
41:43Ils sont petits,
41:44donc nous on fait un pas,
41:45ils en font deux,
41:46mais c'est surtout
41:48un pèlerinage familial
41:49qui compte plus
41:50de 1500 enfants.
41:51Il y a beaucoup d'ambiance
41:52et on prie beaucoup.
41:56Et du coup,
41:56c'est bien.
41:57Il y a une transmission
41:58et puis on essaie
41:58de leur transmettre
42:01cette idée
42:01de prier pour les autres.
42:04330 messes
42:04seront célébrées
42:05tout au long du pèlerinage.
42:07Celui-ci s'achèvera
42:07par une messe de clôture
42:08à la cathédrale
42:09Notre-Dame de Chartres,
42:10demain après-midi.
42:12Bon voyage
42:13pour tous les gars !
42:15Bon, voilà pour ces images
42:17là aussi.
42:19finalement
42:20heureuses.
42:21Oui,
42:21effectivement,
42:22en fait,
42:22ce qu'on voit surtout,
42:22c'est que ça résonne un peu
42:23comme l'augmentation
42:24ces dernières années
42:25du nombre de baptêmes
42:26d'adultes.
42:27C'est vrai.
42:28Et même si effectivement
42:29on parle beaucoup
42:30d'une transmission,
42:30en fait,
42:31on voit qu'il y a
42:32dans l'Église catholique,
42:33aujourd'hui,
42:33on passe un peu
42:34d'une religiosité
42:35qui était par transmission
42:36à une religiosité
42:37d'adhésion.
42:38C'est-à-dire que c'est plutôt
42:38des jeunes qui font
42:39la démarche
42:41de rentrer
42:42dans une forme
42:42de religiosité.
42:43Je salue
42:44Gabriel Cluzel
42:45qui nous a permis aussi
42:48cette image,
42:48il faudrait la voir,
42:50Dupu l'avait marqué
42:50gardien de la tradition,
42:52ces jeunes fidèles
42:53qui portaient ce nom-là.
42:54Dernier thème,
42:55et je ne vous l'avais pas donné,
42:57et là aussi,
42:58c'est une image positive.
42:59Vous savez,
42:59on a pu parler
43:00pendant le festival de Cannes
43:01d'influenceurs
43:02ou de youtubeurs
43:04que sais-je
43:05qui ont pu faire
43:06la polémique
43:07en attaquant
43:08de manière
43:10outrancière,
43:11indécente
43:11le film
43:12l'abandon.
43:13Mais,
43:13vous pouvez avoir
43:14des influenceurs,
43:16des youtubeurs,
43:17des streamers,
43:18c'est les formules
43:19employées,
43:19pardonnez-moi
43:20pour ces néologismes,
43:22mais qui propose
43:24des choses positives
43:25et heureuses.
43:26Hier,
43:27du côté de Bordeaux,
43:2840 000 personnes
43:29se sont réunies
43:30pour un match
43:32de rugby.
43:33C'est la première fois
43:34de l'histoire
43:34que des créateurs
43:36de contenu
43:36s'opposaient.
43:38Le crunch creator,
43:39ça s'appelait,
43:40c'était à découvrir
43:40sur les antennes
43:41de Canal+,
43:42c'est un phénomène,
43:44parce que là,
43:44vous me regardez
43:45comme si je vous parlais
43:45de la planète Saturne.
43:47C'est un phénomène
43:48qui réunit des dizaines
43:49de milliers de personnes,
43:50qui a été vu
43:51par des centaines
43:52de milliers
43:52de Français,
43:53et donc l'idée,
43:54c'était d'opposer
43:55le crunch en rugby,
43:56c'est France-Angleterre,
43:58une équipe de créateurs
43:59avec d'anciens joueurs
44:00du 15 de France,
44:02face à une équipe
44:03de créateurs britanniques
44:04et d'anciens joueurs britanniques,
44:06victoire du 15 de France,
44:07mais regardez,
44:08la Marseillaise,
44:08encore une fois,
44:09là aussi,
44:09c'est des belles images.
44:19« Allez, pour l'histoire ! »
44:23« Allez, pour l'histoire ! »
45:01Et vous entendiez,
45:03pardonnez-moi,
45:04parce qu'il y avait
45:05en même temps
45:05les hurlements,
45:06puisqu'ils ont gagné
45:07à la toute dernière seconde,
45:08et je pense que nous allons
45:09voir l'image,
45:10mais vous aviez le son
45:11en même temps
45:12de la Marseillaise,
45:13je vous présente mes excuses.
45:14On a saccagé la Marseillaise
45:17un dimanche matin ?
45:18C'est un crime de la majesté.
45:20Voyez cette séquence,
45:20puisqu'à la toute dernière seconde,
45:22le 15 de France,
45:23c'est imposé.
45:26« Allez, pour l'histoire ! »
45:46Vous avez le sens de la fête
45:48au football,
45:49le sens de la fête au rugby,
45:51le sens de la fête peut-être
45:52avec Alain Finkielkraut
45:53dans quelques instants,
45:54mais c'est plutôt un pessimiste,
45:55Alain Finkielkraut.
45:56Est-ce que vous allez lui demander
45:57si tout n'est pas foutu ?
45:59Est-ce qu'on a des sources
46:00d'espérance ?
46:01Pierre de Villeneuve
46:01est avec nous, cher Pierre.
46:02En tout cas, cher Eliott,
46:04Alain Finkielkraut,
46:04dans son livre « Le cœur lourd »,
46:06nous emmène dans une France
46:07qu'on aime,
46:07dans une France
46:08de la France des 30 glorieuses,
46:09dans la France
46:11dont le fameux
46:11« c'était mieux ».
46:12Je ne sais pas si c'est
46:13une forme de pessimisme.
46:14C'est l'éternel nostalgique.
46:16Mélancholie.
46:17Donc la question,
46:18c'est de savoir
46:20si, avec les perspectives
46:21qu'il y a devant nous
46:23et les différents candidats
46:24à la présidentielle,
46:25par exemple,
46:25M. Mélenchon
46:26qui s'est déclaré candidat,
46:28quelle France voit-il ?
46:30Comment la voit-il
46:31dirigée par la France ?
46:32La doctrine de Jean-Luc Mélenchon,
46:34c'est l'apaisement,
46:35évidemment,
46:35c'est la sérénité.
46:37Tout ce qui est conflictuel
46:38est un problème,
46:39bien sûr.
46:40Il ne faut pas bordéliser
46:41la société.
46:42Tout n'est pas tension
46:43chez Jean-Luc Mélenchon.
46:45Si vous voyez un peu
46:46d'humour là-dedans,
46:47dis bravo.
46:48Dans un instant,
46:49c'est donc
46:51le grand rendez-vous
46:52avec Alain Finkielkraut.
46:54Vous allez parler de cinéma
46:55ou pas avec
46:56le festival de Cannes ?
46:58La culture,
46:59c'est comme la confiture.
47:00Ah bah écoutez,
47:01pourquoi ?
47:02Je m'arrête là.
47:05Vous voulez être
47:06harcomisé ?
47:119h51 sur CNews.
47:13Merci pour cette émission,
47:14les amis.
47:15Et nous,
47:16on se retrouve à 19h
47:17pour le duel
47:18entre le chevalier blanc
47:19et le baron noir,
47:21Gilles-William-Golnadel
47:22et Julien Drey.
47:23Et puis à 20h,
47:24je vous promets
47:25qu'Éric Nolot,
47:25je suis en train déjà
47:26de lui envoyer des textos.
47:27Je lui montrerai
47:28ces trois images
47:29en disant
47:29« Monsieur le foutuiste,
47:30tout n'est pas foutu ».
47:31Et je lui demanderai
47:32son avis là-dessus.
47:349h51 sur CNews.
47:35Restez avec nous
47:35pour le grand rendez-vous
47:37Europe 1 CNews,
47:37les échos.
47:38Les échos.
47:391 CNews.
47:391 CNews.
47:43– Sous-titrage FR 2021
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