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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous.
00:00:03La présidentielle n'aura lieu que dans dix jours et déjà certains ont le sentiment que les dés sont pipés.
00:00:09A peine les dates des 18 avril et 2 mai 2027 annoncées, la droite dénonce un calendrier qui selon elle
00:00:15avantage la gauche
00:00:17en tombant pendant les vacances scolaires d'une partie du pays.
00:00:19Le gouvernement répond qu'il ne s'agit que d'une décision technique mais le doute est installé.
00:00:25Au fond cette polémique dépasse la simple question des dates.
00:00:28Elle révèle une crise de confiance profonde.
00:00:31Quand une partie de l'opposition en vient à suspecter jusqu'au calendrier électoral,
00:00:36c'est que beaucoup ont le sentiment que l'État n'est plus seulement arbitre mais acteur du jeu démocratique.
00:00:41Pendant ce temps, la réalité, elle, ne s'arrête pas là.
00:00:44A Sevran, un homme a été tué après avoir été touché par 29 balles.
00:00:48C'est ce qu'indiquent les premiers éléments de l'enquête.
00:00:5029 balles, ça semble inimaginable et ça illustre une fois de plus de l'hyperviolence qui s'installe dans l
00:00:56'actualité presque tous les jours.
00:00:57C'est d'ailleurs peut-être le véritable point de départ de cette campagne présidentielle.
00:01:00Une France qui doute de ses institutions mais aussi de sa capacité à garantir l'essentiel, la sécurité de tous
00:01:07les Français.
00:01:08On en part dans un instant mais d'abord le journal à 22h tout pile avec Sandra Tchombo.
00:01:12Bonsoir Sandra.
00:01:16Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:01:17À la lune de l'actualité en bref et en image, pour la première fois de la saison,
00:01:22six départements du sud de la France sont placés au seuil maximal de la vigilance.
00:01:26La journée de mercredi était classée rouge pour risque de feu par Météo France.
00:01:31Plusieurs incendies sont en cours dans l'Héros, l'Aude et le Var où plusieurs centaines d'hectares ont déjà
00:01:36été ravagés.
00:01:37D'importants moyens terrestres et aériens sont engagés.
00:01:40Alors qu'un nouvel épisode caniculaire se profile, Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:01:45se rend ce jeudi à Marseille pour présider une nouvelle cellule interministérielle de crise,
00:01:50promettant notamment de s'attaquer à l'atténuation du changement climatique et à son adaptation.
00:01:55Une femme est décédée ce mercredi peu après 17h à la suite de tirs policiers dans le 12e arrondissement de
00:02:01Paris.
00:02:01Selon les premiers éléments, ils avaient été appelés pour une femme en état de démence retranchée dans la cave d
00:02:07'un restaurant.
00:02:07Cette dernière aurait surgi avec un couteau avant de s'en prendre à une fonctionnaire et de la blesser légèrement.
00:02:13A l'international, la dénucléarisation de l'Iran avance bien selon Donald Trump,
00:02:18qui a salué les progrès des pourparlers indirects entre Téhéran et Washington,
00:02:22évoquant de très bonnes réunions à Doha où des représentants américains et iraniens mènent des discussions techniques,
00:02:28objectif apaiser les tensions après des échanges de tirs entre les deux parties.
00:02:33Et puis deux personnes ont escaladé ce mercredi le sommet de l'antenne
00:02:36qui surplombe l'Empire State Building à New York avant d'être interpellées.
00:02:41Elles ont déployé une banderole clamant.
00:02:43Lorsque le pouvoir de l'amour triomphera de l'amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix.
00:02:47Les chefs d'inculpation à leur rencontre restent à déterminer selon la police.
00:02:53Merci beaucoup Sandra, on vous retrouvera à 23h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:56Le meilleur de l'info avec Johan Uzaï ce soir, Amine Elbailly, Jean-Christophe Kouvi du syndicat de police unité.
00:03:03On est avec François Pirard qui est directeur de l'Observatoire Hexagone
00:03:05et puis Virginie Bensoussan-Brulé qui est avocate.
00:03:08Bonsoir à tous les cinq.
00:03:10Bonsoir Mickaël.
00:03:10Hier la France a donc battu la Suède 3-0 et s'est donc qualifiée en huitième de finale de
00:03:16la Coupe du Monde de football.
00:03:17Le prochain match des Bleus, ce sera samedi 23h contre le Paraguay.
00:03:21Les Bleus de Didier Deschamps qui pour le moment font un sans faute
00:03:24et qui ont des chances d'aller loin, très loin même, peut-être bien jusqu'à la troisième étoile.
00:03:31Ce serait bien évidemment formidable sur le plan footballistique
00:03:34mais concernant d'éventuelles émeutes, beaucoup s'inquiètent.
00:03:37Et notamment votre collègue d'unité Jean-Christophe, Reda Bellage
00:03:41qui ce matin a notamment parlé d'une demi-finale qui est prévue le 14 juillet.
00:03:46Moi, ce que je regarde en tant que policier surtout, c'est ce qui m'inquiète
00:03:50et on aura peut-être l'occasion d'en parler tout à l'heure, c'est le 14 juillet
00:03:53puisqu'on sait qu'il y aura le feu d'artifice, il y aura des voitures qui vont brûler
00:03:57mais vous aurez aussi une demi-finale.
00:04:00Si la France se qualifie pour les demi-finales, elle jouera le 14.
00:04:02Ça voudra dire qu'il faudra mobiliser peut-être encore, peut-être pas 8 000
00:04:06et cette fois-ci peut-être 16 000 policiers dans Paris
00:04:08parce que je crois que vous n'êtes pas prêts, je le dénonce, j'alerte à chaque fois
00:04:12mais si la France arrive en demi, se qualifie pour la finale
00:04:15ou si la France arrive au 19 juillet en finale et gagne la Coupe du Monde
00:04:20la finale de la LDC, en termes de violences urbaines, ce sera de la rigolade à côté.
00:04:24Vous pensez ?
00:04:24Non, je ne le pense pas, c'est sûr.
00:04:26C'est sûr ?
00:04:26Oui, c'est sûr.
00:04:27Et à chaque fois, on ne s'est pas trompé.
00:04:29L'année dernière, je vous l'avais dit, ça s'est passé comme ça.
00:04:31L'année d'avant, vous verrez.
00:04:32Parce que nous, vous savez, on n'attend pas après nos directeurs
00:04:38pour vérifier ce qui se passe sur Snapchat et sur les autres.
00:04:41Ils se préparent déjà en fait et c'est ça que les gens ne comprennent pas.
00:04:44Jean-Christophe Couville, il y a une véritable inquiétude autour de cette date du 14 juillet.
00:04:48Oui, parce qu'en fait, c'est la date de tous les dangers entre guillemets.
00:04:52Mais on en parlait tout à l'heure en aparté, le matin, il y a le défilé.
00:04:56Le soir, normalement, il y a le feu d'artifice.
00:04:58Alors là, est-ce qu'il aura lieu le même soir ou pas ?
00:05:00En fonction, on verra bien.
00:05:01Ah, c'est le 13 juillet, voilà.
00:05:02Donc, certains ont pensé qu'il valait mieux décaler quand même.
00:05:05Et effectivement...
00:05:06C'est une bonne idée de décaler parce qu'on est en train de se dire,
00:05:08finalement, il peut y avoir deux soirées d'émeutres finalement.
00:05:11Le feu d'artifice à Paris sera tiré le 13 juillet et non pas le 14 juillet comme d'habitude.
00:05:16Parce que le 14 juillet, ce sera les 10 ans de l'attentat de Nice.
00:05:21Et il y aura un hommage particulier.
00:05:22Donc, il s'agit de ne pas polluer l'hommage.
00:05:25D'accord.
00:05:26Donc, c'est pour cette raison-là.
00:05:27On peut se retrouver effectivement avec deux soirées festives.
00:05:30Surtout nous.
00:05:30Oui, on va devoir faire deux nuits difficiles.
00:05:34Sachant qu'en fait, même le 14 juillet, c'est un gros service le matin.
00:05:37Et souvent, en fait, on vous laisse le matin et le soir.
00:05:40Vous faites un double service.
00:05:41Donc, si la veille en plus, vous devez gérer...
00:05:43Parce qu'il y a souvent les balles des pompiers aussi.
00:05:46Un peu de balles populaires.
00:05:47Donc, on est souvent engagé aussi sur les balles pour les protéger.
00:05:51Parce qu'il y a toujours des bandes qui arrivent pour mettre le bazar.
00:05:54Voilà.
00:05:54Donc, plus le feu d'artifice à Paris.
00:05:56C'est des services.
00:05:57Et forcément, ça prend beaucoup d'effectifs.
00:05:59Jean-Christophe, ce que nous dit votre collègue Reda,
00:06:02c'est qu'il nous dit qu'on en est sûr.
00:06:05Ces personnes se préparent déjà.
00:06:07On le sait parce qu'il y a des messages qui sont postés sur certains réseaux.
00:06:10Et ça, on ne peut rien faire.
00:06:12On ne peut pas agir en amont justement contre les personnes qui lancent ces messages.
00:06:16En fait, ce n'est pas qu'ils lancent des messages.
00:06:18C'est juste qu'ils sont en train d'échanger en réseau eux-mêmes.
00:06:22Et puis, vous savez, les policiers, c'est des thermomètres de terrain.
00:06:24Nous, on est au contact justement de la délinquance.
00:06:27On les voit monter.
00:06:28On entend les discussions.
00:06:29Eux-mêmes, des fois, viennent nous provoquer en nous disant
00:06:31de toute façon, vous allez voir, on va vous faire la misère tel soir, tel soir, etc.
00:06:36Des fois, ils annoncent.
00:06:37Enfin, voilà, c'est comme ça.
00:06:38C'est des matchs retour qu'ils appellent.
00:06:40Donc, du coup, oui, on sait.
00:06:41On fait remonter.
00:06:43Après, on a une hiérarchie, des fois, qui met un peu de temps à réagir.
00:06:46En oeuvre, effectivement, le plan pour le 14 juillet qu'ils anticipent.
00:06:50Nous, on sait qu'on anticipe parce qu'encore une fois, on va être réquisitionnés.
00:06:54Il y a des collègues qui sont rappelés sur leur jour de repos, etc.
00:06:57Donc, voilà, on aime bien, nous aussi, se projeter, prévoir un petit peu
00:07:00à quelle sauce on va être mangé.
00:07:01Alors, je ne sais pas qui suit le foot autour de la table,
00:07:04notamment la Coupe du Monde, Amine, peut-être.
00:07:06Peut-être un petit peu parce que ce qui est terrible,
00:07:08certains en arrivent même, je discutais avec une amie
00:07:11qui travaille dans une boutique sur les Champs-Elysées
00:07:14et qui me disait que certains de ses collègues
00:07:17en arrivaient même à souhaiter que la France soit éliminée avant, en fait.
00:07:21Oui, vous savez.
00:07:23Évidemment, ce ne sont peut-être pas forcément ceux qui sont le plus fan de foot,
00:07:26mais en tous les cas, ils savent qu'ils vont être particulièrement ennuyés
00:07:30ce jour-là et notamment sur leur lieu de travail.
00:07:32Ils savent pertinemment, et je pense notamment aux commerçants des Champs-Elysées,
00:07:36ils sont sommés de devoir se barricader, de devoir fermer plus tôt.
00:07:42Vous savez, ceux qui trinquent le plus, c'est souvent ceux qui payent.
00:07:45Et tout cela a un coût d'ailleurs, puisque quand l'État demande aux commerçants
00:07:49de fermer plus tôt, c'est le budget général de l'État
00:07:52qui doit ensuite indemniser le préjudice commercial des commerces à Paris.
00:07:56C'est quelque chose qu'on ne dit pas, mais la responsabilité de l'État,
00:07:58elle est systématiquement engagée devant les tribunaux,
00:08:00et l'État paye des milliers d'euros.
00:08:02En revanche, c'est aux commerçants de payer les sociétés qui s'occupent de barricader.
00:08:07Et oui, absolument.
00:08:08Donc ça aussi, ça a un coût aussi pour les commerces.
00:08:12C'est quand même triste d'en arriver là.
00:08:13J'ai l'ordre public.
00:08:15Moi, je pense qu'on doit aussi responsabiliser les joueurs de l'équipe de France.
00:08:19Parce que, qu'on le veuille ou non, leur parole a un impact.
00:08:24Chez les jeunes, et en particulier dans les banlieues,
00:08:26où on a fait du football une grande culture populaire,
00:08:29on a vu que la parole des grands joueurs a compté,
00:08:33notamment lors des émeutes à l'occasion de l'affaire Naël,
00:08:36parce que vous avez des joueurs de l'équipe de France
00:08:38qui se sont indignés pour certains des conditions dans lesquelles...
00:08:41Vous faites référence à Kylian Mbappé, notamment.
00:08:43Je fais référence, effectivement, à Kylian Mbappé.
00:08:45Donc, cela prouve que leur parole a un impact chez les jeunes.
00:08:49Et donc, appeler à la responsabilité de tous,
00:08:51c'est aussi, je crois, le rôle des footballeurs professionnels
00:08:54dans cette belle Coupe du Monde.
00:08:57Il faut que la fête soit partagée pour tout le monde.
00:08:58Moi, j'ai un doute.
00:08:59Vous croyez, Johan, que si demain, un des joueurs de l'équipe de France,
00:09:02si Kylian Mbappé prend la parole et dit
00:09:04« Attention, demain, en cas de victoire, il faut garder son calme
00:09:08et il faut respecter... »
00:09:09Je pense que ça a un impact absolument nul.
00:09:12Parce qu'il y a, chez ces racailles qui déferlent
00:09:14dans les centres-villes de nos grandes agglomérations
00:09:17et principalement à Paris,
00:09:19une détestation de la France qui est presque viscérale
00:09:22et qu'il ne faut pas minimiser.
00:09:24Donc, je crois que rien ne peut les arrêter
00:09:26dans leur volonté de tout casser,
00:09:28de nuire à l'image de notre pays,
00:09:29d'essayer de tuer des policiers,
00:09:31parce qu'il est bien question de cela.
00:09:32Il ne s'agit pas seulement de les agresser.
00:09:34S'ils peuvent en tuer un, je vous assure qu'ils ne se priveront pas.
00:09:37Et ça finira d'ailleurs peut-être par arriver
00:09:39si l'État ne prend pas conscience
00:09:41de la gravité de la situation.
00:09:43Alors, vous allez me dire, ça fait neuf ans
00:09:44qu'Emmanuel Macron ferme les yeux et ne fait rien.
00:09:46Donc, il n'y a pas de raison objective
00:09:48de penser qu'il fera mieux cette année.
00:09:50Mais il est urgent, effectivement,
00:09:52de changer les choses en 2027
00:09:54parce que nous constatons année après année
00:09:55que les choses s'aggravent.
00:09:57Et là, il faut effectivement penser aux forces de l'ordre
00:10:00qu'ils vont connaître de nuits très difficiles.
00:10:03Le 13 juillet à Paris, plus de 800 000,
00:10:05peut-être un million de personnes dans les rues.
00:10:07Il faudra sécuriser cela.
00:10:09Et le 14 juillet, le match de l'équipe de France,
00:10:11si jamais l'équipe de France devait se qualifier,
00:10:14on peut effectivement s'attendre au pire.
00:10:16Et effectivement, la racaïsation de notre pays
00:10:19conduit au fait qu'on en viendrait presque
00:10:21à souhaiter que la France ne gagne pas
00:10:23pour éviter ce genre de débordement.
00:10:25Rendez-vous compte à quel point tout cela est dramatique.
00:10:27Et le 19 juillet, également, la finale
00:10:29qui inquiète particulièrement.
00:10:32Jean-Christophe, les collègues, ils y pensent,
00:10:34ce que vient de dire Johan ?
00:10:35C'est-à-dire le fait qu'effectivement,
00:10:36un jour, peut-être,
00:10:39au moment d'une célébration de match de football,
00:10:43malheureusement, un collègue, peut-être,
00:10:44en paiera de sa vie ?
00:10:46Bien sûr, mais ça, on coche les cases
00:10:48parce qu'on sait, par exemple,
00:10:49effectivement, comme disait Reda, mon collègue,
00:10:51sur le terrain, vous avez déjà coché le 14 juillet,
00:10:54le 19 juillet, en disant,
00:10:55si on arrive en finale, demi-finale et finale,
00:10:57de toute façon, on travaillera
00:10:57parce que ça va être,
00:10:59il risque d'y avoir des débordements.
00:11:00Et quand on parle, effectivement,
00:11:02on va au service, je le dis souvent,
00:11:04mais on sert deux fois plus
00:11:06nos femmes et nos enfants
00:11:07en disant qu'on va à la guerre
00:11:09et qu'on ne sait pas comment on va rentrer.
00:11:11Sur des soirs comme ça, oui.
00:11:12Et ça, c'est quand vous êtes policier,
00:11:14maintenant, et oui, vous l'avez en tête
00:11:17et c'est dramatique.
00:11:18Encore une fois, c'est pour ça
00:11:19qu'on compte aussi, j'allais dire,
00:11:21sur notre hiérarchie
00:11:21pour faire des bonnes manœuvres,
00:11:22entre guillemets.
00:11:24Ce qui est grave,
00:11:25et ce qui est peut-être le pire aussi,
00:11:27d'ailleurs, c'est que l'inquiétude,
00:11:29déjà, elle vient de vous,
00:11:30elle vient de la police,
00:11:30qui nous dit, ça va être comme ça,
00:11:32c'est sûr, on ne peut rien faire
00:11:33pour l'éviter Virginie Bensous-Samboulé.
00:11:38Aujourd'hui, on voit bien
00:11:39qu'il y a un problème
00:11:40lors de ces soirs de match,
00:11:42lors de ces soirs de célébrations
00:11:44qui virent au cauchemar.
00:11:46Je dis au cauchemar pour les policiers
00:11:48comme Jean-Christophe et ses collègues,
00:11:49au cauchemar aussi pour les habitants
00:11:51de ces quartiers-là
00:11:52ou les commerçants.
00:11:54Malheureusement, ça se répète
00:11:55sans qu'on ne puisse absolument
00:11:57rien y faire.
00:11:58C'est-à-dire, on le sait,
00:11:59c'est devenu une habitude.
00:12:00On se dit, voilà,
00:12:00il va falloir passer par cette journée
00:12:02alors qu'on parle d'une finale
00:12:04de Coupe du Monde
00:12:06ou qu'on parle d'une célébration
00:12:08de fête nationale.
00:12:09Est-ce qu'à un moment donné,
00:12:12la justice, elle n'a pas aussi
00:12:13une part de responsabilité ?
00:12:14Lorsque les collègues de Jean-Christophe
00:12:19interpellent des jeunes,
00:12:21les mettent en garde à vue
00:12:22et que le lendemain,
00:12:2499% des personnes interpellées
00:12:27sont relâchées.
00:12:28Je vous rejoins parfaitement.
00:12:31On l'a dit à plusieurs reprises
00:12:33sur votre plateau
00:12:33que l'arsenal juridique existe.
00:12:37il est dur,
00:12:38il est ferme.
00:12:40Néanmoins,
00:12:40il n'est pas appliqué.
00:12:41Voilà.
00:12:42En tout cas,
00:12:44les décisions qui peuvent être rendues
00:12:46sont très faibles
00:12:48par rapport aux peines encourues
00:12:51et aux images que l'on peut avoir.
00:12:55Et souvent,
00:12:56là où le bas blesse,
00:12:57c'est qu'il y a
00:12:58une forme d'incompréhension
00:13:00de la part des Français.
00:13:03Et on s'interroge,
00:13:05nous,
00:13:06professionnels du droit,
00:13:07si les magistrats
00:13:09ne devraient pas
00:13:11finalement expliquer
00:13:13dans des situations
00:13:14comme celle-ci
00:13:15les décisions
00:13:16qu'ils ont prises.
00:13:18Ils ont dans la possibilité...
00:13:20Il y a une véritable demande
00:13:21de la part des Français,
00:13:22justement.
00:13:22Ils appellent,
00:13:23une forme de transparence.
00:13:25Exactement.
00:13:25Une demande d'intelligibilité
00:13:27de la décision pénale.
00:13:29car on leur dit
00:13:30qu'on n'a pas besoin
00:13:31de changer le droit
00:13:32et c'est vrai.
00:13:34On laisse entendre
00:13:35que la justice est laxiste,
00:13:36ce qui n'est pas le cas non plus.
00:13:38Et il y a tout ce débat,
00:13:41en tout cas,
00:13:42cette discussion
00:13:43autour de ce qu'on appelle
00:13:44l'individuelle...
00:13:45Vous dites que ce n'est pas le cas,
00:13:46mais on peut parler de laxisme
00:13:47lorsque, effectivement,
00:13:48lorsque 99% des...
00:13:50Si les décisions étaient expliquées,
00:13:53on comprendrait
00:13:53que la justice
00:13:54n'est pas nécessairement laxiste,
00:13:56mais qu'au niveau
00:13:59des preuves
00:14:00ou ensuite au niveau
00:14:01de l'individualisation
00:14:03de la peine,
00:14:03des décisions sont prises
00:14:05et qu'elles doivent être modifiées.
00:14:08je vous dis juste,
00:14:09les Français,
00:14:09ils attendent de la transparence
00:14:11et ils voient surtout
00:14:12que des personnes
00:14:13qui s'en sont prises
00:14:14à des policiers
00:14:14qui ont cassé des vitrines,
00:14:16qui ont pillé des magasins,
00:14:19ressortent libres
00:14:20soit quelques heures après,
00:14:21soit le lendemain matin.
00:14:22La difficulté,
00:14:23ça va être de passer
00:14:24de l'interpellation
00:14:26ensuite à la mise
00:14:27en cause individuelle,
00:14:28parce que le droit
00:14:29ne sanctionne pas une foule,
00:14:31le droit,
00:14:31il sanctionne des individus.
00:14:33Et en fait,
00:14:34dans le cas
00:14:34des violences urbaines,
00:14:36on a du mal,
00:14:37si vous voulez,
00:14:38à faire le continuum
00:14:39de preuves
00:14:40et c'est là
00:14:42où on aurait besoin
00:14:43soit de moyens
00:14:45complémentaires
00:14:46techniques,
00:14:47technologiques
00:14:47pour les policiers
00:14:49et ensuite une explication
00:14:50parce que
00:14:51ce qui arrive assez souvent aussi,
00:14:53je pense que vous en avez
00:14:54d'ores et déjà débattu,
00:14:56mais c'est qu'en matière
00:14:57délictuelle,
00:15:00les procès verbaux
00:15:01de police
00:15:02ne valent qu'à titre
00:15:03de simple renseignement.
00:15:05Il faut vraiment garder ça
00:15:07en tête
00:15:07et que donc derrière,
00:15:09il va falloir
00:15:10pour chaque cas
00:15:11être capable
00:15:12de rapporter
00:15:13la preuve
00:15:14et aujourd'hui,
00:15:15quand on est
00:15:16sur une scène
00:15:17qui se déroule
00:15:18généralement de nuit
00:15:19avec beaucoup de monde,
00:15:21ça va très vite
00:15:22et en fait,
00:15:23réussir
00:15:23de l'interpellation
00:15:25à l'individualisation,
00:15:27ça reste assez compliqué
00:15:28et c'est ce dont il profite.
00:15:30Est-ce qu'il ne faudrait pas
00:15:30changer ça aussi
00:15:31peut-être à un moment donné
00:15:32et faire davantage confiance
00:15:33aux policiers justement ?
00:15:35On a le droit de rêver.
00:15:37Non mais à un moment donné.
00:15:39Moi, je suis tout à fait d'accord.
00:15:41Il n'y a pas plus frustrant
00:15:41pour un policier
00:15:42de faire une interpellation
00:15:44effectivement
00:15:44de la personne
00:15:46qui est présentée
00:15:47devant la justice
00:15:48et à la fin,
00:15:49même nous,
00:15:49on ne comprend pas
00:15:50les mesures prises
00:15:51par les magistrats
00:15:52et donc du coup,
00:15:53tout le monde est déçu
00:15:54et tout le monde est frustré
00:15:55et donc on ne comprend pas
00:15:56et même en fait,
00:15:57une peine,
00:15:57c'est un message
00:15:58qui est passé à la délinquance
00:16:00et quand la peine
00:16:00n'est pas à la hauteur
00:16:01même pas des réquisitions
00:16:02du procureur de la République,
00:16:04effectivement,
00:16:05c'est l'incompréhension
00:16:06et les délinquants,
00:16:06vous leur donnez juste
00:16:07un quittus
00:16:07pour dire
00:16:08bon ben c'est bon,
00:16:09je peux recommencer,
00:16:09j'ai un totem d'immunité.
00:16:10C'est exactement ça.
00:16:11C'est même mieux
00:16:11que Koh Lanta.
00:16:12Amine Elbailly.
00:16:13Moi, je pense que
00:16:14la responsabilité
00:16:15dans tout cela
00:16:16est quand même
00:16:16assez partagée.
00:16:18Vous savez,
00:16:18nous sommes la France,
00:16:19nous sommes quand même
00:16:20un grand pays.
00:16:21C'est la Coupe du Monde
00:16:22quand même.
00:16:23Nous sommes presque en passe
00:16:24d'aller en finale
00:16:25et le monde entier
00:16:26nous regarde.
00:16:27Nous sommes aussi
00:16:28ce pays des libertés.
00:16:29Comment se fait-il
00:16:30que ce pays
00:16:32de la Coupe du Monde
00:16:33des années 98
00:16:34de 2002
00:16:35où tout le monde
00:16:36était capable
00:16:36de partager
00:16:38une même liesse populaire
00:16:39policiers,
00:16:40gendarmes
00:16:40avec la population
00:16:41dans cette belle communion ?
00:16:42Il n'y avait plus,
00:16:44il n'y avait pas
00:16:44ces questions
00:16:45de fractures territoriales
00:16:46qui se posaient
00:16:46autant qu'aujourd'hui.
00:16:47Comment est-ce que ce pays
00:16:48a renoncé progressivement
00:16:50à ses libertés
00:16:51au point que
00:16:52la préfecture de police
00:16:54de Paris
00:16:55est la première
00:16:56à dire à chaque fois
00:16:57qu'il y a
00:16:57un grand événement
00:16:58à Paris
00:16:58dans cette grande ville
00:16:59qui a accueilli
00:17:00les Jeux Olympiques
00:17:01eh bien
00:17:02on n'organisera pas
00:17:03de fan zone.
00:17:04Parce que moi
00:17:04en réalité
00:17:04quand je me balade
00:17:05à Paris
00:17:06la plupart des gens
00:17:07me disent
00:17:07vous savez quoi ?
00:17:09Nous on se sent punis
00:17:10parce qu'en fait
00:17:10on paye pour une minorité
00:17:11parce que la quasi-totalité
00:17:13des Français
00:17:14de son pays
00:17:15cette majorité silencieuse
00:17:16aime ce pays
00:17:17veut faire la fête
00:17:18veut partager
00:17:19cette grande joie
00:17:20cette grande nièce populaire
00:17:22et en réalité
00:17:22on a aussi renoncé à cela
00:17:24depuis le Covid d'ailleurs
00:17:25on a progressivement
00:17:27absorbé par pas entier
00:17:30le régime
00:17:31d'exception
00:17:31dans notre droit commun
00:17:32donc on suivait tout
00:17:33Yohann Usaï et François Pirard
00:17:35après parce que je ne vous ai pas encore entendu
00:17:36il y a 50 ans
00:17:37on pouvait célébrer
00:17:38tout ce qu'on voulait
00:17:39sur les Champs-Elysées
00:17:40il n'y avait même pas besoin
00:17:41de policiers
00:17:42ou de services de sécurité
00:17:43regardez les images d'archives
00:17:44il y a 50 ans
00:17:45aucun service d'ordre
00:17:47n'était nécessaire
00:17:4898
00:17:49ça s'est plutôt bien passé
00:17:50il y a eu quelques débordements
00:17:51mais ça s'est plutôt bien passé
00:17:53aujourd'hui
00:17:54on ne peut absolument
00:17:56plus rien faire
00:17:57les Français sont restés
00:17:58chez eux
00:17:58pour la fête de la musique
00:17:59en partie en tout cas
00:18:00beaucoup de jeunes sont sortis
00:18:01mais les autres
00:18:02ils ont eu peur
00:18:03dans les grandes villes
00:18:03ils sont restés
00:18:05à leur domicile
00:18:05mais les famines
00:18:06ne sortent plus
00:18:07surtout
00:18:07mais qu'est-ce qui a changé
00:18:08en 50 ans
00:18:09moi je vais vous apporter
00:18:10la réponse
00:18:10c'est l'immigration massive
00:18:12c'est l'immigration massive
00:18:13qui nous a conduit
00:18:14dans cette situation
00:18:15parce qu'une partie
00:18:16de cette immigration
00:18:17pas toute naturellement
00:18:18il ne s'agit pas
00:18:19de faire des généralités
00:18:20mais une partie
00:18:21de cette immigration
00:18:21de masse
00:18:22a conduit
00:18:22à la racaïsation
00:18:24de la société
00:18:24que nous subissons
00:18:25aujourd'hui
00:18:26lors de tous les événements
00:18:27y compris
00:18:28les manifestations
00:18:29les plus dérisoires
00:18:30parfois
00:18:31François Pirard
00:18:31je pense que
00:18:33tout ça
00:18:33si on prend un peu de recul
00:18:34c'est l'illustration
00:18:36d'un phénomène
00:18:36qui est bien documenté
00:18:37dans les chiffres
00:18:37qui est la montée
00:18:38des violences
00:18:39dans notre pays
00:18:40c'est un phénomène
00:18:41que certains nient
00:18:41et pourtant
00:18:42qui est une évidence
00:18:43statistique
00:18:44quand on regarde les chiffres
00:18:45et non seulement
00:18:45c'est une évidence
00:18:46mais ce qui est très important
00:18:47de comprendre
00:18:48c'est que le sens de l'histoire
00:18:50n'aurait pas été
00:18:50de stabiliser ces violences
00:18:52ça aurait été de les baisser
00:18:53parce que historiquement
00:18:54depuis longtemps
00:18:55le paléolithique
00:18:56peut-être
00:18:56le Moyen-Âge
00:18:57le taux d'homicide
00:18:58par exemple baisse
00:18:59or
00:18:59ce qu'on voit en France
00:19:00depuis 2017
00:19:01c'est qu'on a une augmentation
00:19:03de ce taux d'homicide
00:19:04qui est l'une des mesures
00:19:05les moins contestables
00:19:07de la violence
00:19:08qui a augmenté de 20%
00:19:09depuis 2017
00:19:10alors que si on regarde
00:19:12les autres pays
00:19:12de l'Union Européenne
00:19:13il a plutôt baissé
00:19:14d'une dizaine de pourcents
00:19:15donc ça c'est le chiffre
00:19:16c'est les chiffres
00:19:17qui le disent
00:19:17tout à fait
00:19:18et ça s'explique comment ?
00:19:20alors ça s'explique par
00:19:22c'est difficile à savoir
00:19:23parce qu'on n'a pas
00:19:24une catégorisation
00:19:25très précise
00:19:26des homicides
00:19:27mais ce qu'on voit
00:19:27c'est quand même
00:19:28une augmentation
00:19:29des homicides
00:19:29liés au narcotrafic
00:19:30donc les fameux
00:19:32règlements de compte
00:19:33entre malfaiteurs
00:19:33on en parlera d'ailleurs
00:19:34tout à l'heure
00:19:35donc ça
00:19:35ça y contribue
00:19:36et puis
00:19:37de manière générale
00:19:38et on le voit aussi
00:19:39sur d'autres indicateurs
00:19:40comme les tentatives d'homicide
00:19:41comme les coups
00:19:41des blessures volontaires
00:19:42quand on dit
00:19:43qu'il y a un climat
00:19:44de violence en France
00:19:45un climat de violence
00:19:47croissante
00:19:48en fait c'est une réalité
00:19:49elle est observée
00:19:50dans les statistiques
00:19:50et non seulement
00:19:51on a cette augmentation
00:19:52mais elle va à rebours
00:19:54de décennies
00:19:55si ce n'est de siècles
00:19:56de progrès
00:19:57de notre histoire
00:19:58et de notre civilisation
00:19:59on en parlera dans un instant
00:20:00avec un nouveau meurtre
00:20:01sur fond de narcotrafic
00:20:02à Sevran
00:20:04un homme a été tué
00:20:05dans une fusillade
00:20:06par pas moins de 29 balles
00:20:10il y a eu
00:20:11plus de 30 coups de feu
00:20:12ont été tirés
00:20:1329 balles ont touché
00:20:14cet homme
00:20:15qui a été tué
00:20:16on en parlera dans un instant
00:20:17mais d'abord
00:20:17on connait les dates
00:20:18de l'élection présidentielle
00:20:19de 2027
00:20:21ce sera le 18 avril
00:20:23et le 2 mai
00:20:24une date choisie
00:20:25par Emmanuel Macron
00:20:26qui intervient
00:20:27durant les vacances
00:20:28de printemps
00:20:28et pour le second tour
00:20:29au lendemain
00:20:30de la fête du travail
00:20:31un choix qui n'est pas neutre
00:20:33selon Bruno Retaillon
00:20:34on l'entendra dans un instant
00:20:35il était ce matin
00:20:35l'invité de la grande interview
00:20:36sur CNews et Europe 1
00:20:37mais d'abord
00:20:38écoutez le député
00:20:40du Rassemblement National
00:20:41des Bouches du Rhône
00:20:42Franck Alizio
00:20:43sur CNews ce midi
00:20:45le 1er mai
00:20:46forcément
00:20:46ça va se transformer
00:20:47en défis d'antifa
00:20:50forcément
00:20:51moi j'ai vécu
00:20:52encore une fois
00:20:53la veille du premier tour
00:20:54et la veille du second tour
00:20:55à Marseille
00:20:55le samedi
00:20:56il y a eu
00:20:57des grands défilés
00:20:58évidemment orchestrés
00:20:59par la gauche
00:21:00des grands défilés
00:21:01contre l'extrême droite
00:21:03fantasmée
00:21:03ils n'ont pas
00:21:04ils auraient pu très bien
00:21:05être interdits par le préfet
00:21:06parce que la veille
00:21:07d'une élection
00:21:09on aurait pu
00:21:09ils n'ont pas été interdits
00:21:11évidemment qu'il y a
00:21:12une arrière-pensée politique
00:21:13la stratégie du chaos
00:21:14c'est celle du président public
00:21:15et le meilleur exemple
00:21:17du chaos
00:21:18c'est évidemment
00:21:18pour faire peur aux français
00:21:19c'est le projet de peur
00:21:21pour faire peur aux français
00:21:22la veille
00:21:23d'un second tour
00:21:24très important pour notre pays
00:21:25on met le chaos
00:21:27dans la rue
00:21:27alors je précise
00:21:28que le gouvernement répond
00:21:29que c'est un choix
00:21:31technique
00:21:31Yohann Uzaï
00:21:33comment est choisi
00:21:34la date
00:21:34de l'élection présidentielle
00:21:36quels sont les critères
00:21:37on imagine
00:21:38que les partis
00:21:39sont consultés
00:21:39alors les partis
00:21:40sont consultés
00:21:41ils sont reçus
00:21:42place Beauvau
00:21:43ils ont été reçus
00:21:43la semaine dernière
00:21:44me semble-t-il
00:21:46là le critère principal
00:21:48c'était
00:21:49quelle est la date
00:21:50qui va le plus nuire
00:21:51au rassemblement national
00:21:52c'est le critère principal
00:21:53qui a été retenu
00:21:54pour le président
00:21:55de la république
00:21:56qui après avoir joué
00:21:57avec nos institutions
00:21:58joue maintenant
00:21:59avec notre règle
00:22:00et nos lois électorales
00:22:01parce que la réalité
00:22:02que va-t-il se passer
00:22:03le 1er mai
00:22:04vous allez avoir
00:22:05à la veille
00:22:07du second tour
00:22:07de l'élection présidentielle
00:22:09des centaines de milliers
00:22:10de personnes
00:22:11dans les rues
00:22:13un peu agitées
00:22:15par les syndicats
00:22:16chauffées à blanc
00:22:17même par les syndicats
00:22:18où nous verrons
00:22:18des slogans
00:22:19des pancartes
00:22:20qui nuiront
00:22:21qui insulteront
00:22:22qui diffameront
00:22:23sans doute
00:22:23le rassemblement national
00:22:25et le rassemblement national
00:22:26qui sera vraisemblablement
00:22:27au second tour
00:22:28ne pourra pas répondre
00:22:29ne pourra pas répondre
00:22:30à ces insultes
00:22:31à ces caricatures
00:22:32à cette diffamation
00:22:33parce que nous serons
00:22:34en période de réserve
00:22:36donc il est évident
00:22:37que un second tour
00:22:38le 2 mai
00:22:39nuit au rassemblement national
00:22:41ça me semble être
00:22:42une évidence
00:22:42on a regardé d'ailleurs
00:22:43sur les 5
00:22:44donc le choix même
00:22:45de cette date
00:22:46par le président
00:22:47de la république
00:22:48en réalité
00:22:49nuit à la sincérité
00:22:50du scrutin
00:22:51me semble-t-il
00:22:51on a regardé d'ailleurs
00:22:52sur les 5 dernières
00:22:54élections présidentielles
00:22:55vous allez le voir
00:22:57c'est la première fois
00:22:58effectivement
00:22:58que ça se déroule
00:22:59que le deuxième tour
00:23:01se déroule
00:23:01un 2 mai
00:23:02regardez donc
00:23:02en 2002
00:23:04le deuxième tour
00:23:05avait lieu le 5 mai
00:23:062007 et 2012
00:23:08c'était le 6 mai
00:23:102017 c'était le 7 mai
00:23:12date aussi
00:23:13qui avait fait polémique
00:23:15le 7 mai
00:23:16pour le deuxième tour
00:23:17de l'élection présidentielle
00:23:18parce que c'était au coeur
00:23:19d'un week-end de 3 jours
00:23:20donc là aussi
00:23:21c'était un souci
00:23:22et puis
00:23:2224 avril
00:23:24en 2022
00:23:26on en parlera
00:23:27évidemment plus en détail
00:23:28dans un instant
00:23:30la question des vacances scolaires
00:23:31aussi qui se posent
00:23:32en quoi est-ce que c'est un problème
00:23:33les vacances scolaires
00:23:34François Pirard ?
00:23:35Alors les vacances scolaires
00:23:36c'est aussi quelque chose
00:23:37qui a été commenté
00:23:39parce qu'on craint
00:23:39qu'en période de vacances scolaires
00:23:41les électeurs
00:23:42se rendent moins aux urnes
00:23:42il se trouve que
00:23:44si j'ai bien regardé
00:23:46il y aura une seule zone
00:23:47qui sera en vacances
00:23:48le 2 mai
00:23:49c'est la zone B
00:23:50qui correspond au nord
00:23:51et à l'est
00:23:52de la France
00:23:53principalement
00:23:54et c'est vrai
00:23:55que ce sont des régions
00:23:57qui sont des réserves
00:23:58de voies importantes
00:23:59pour le RN
00:24:00pour le RN habituellement
00:24:02Amine ?
00:24:03Vous savez
00:24:03je ne suis pas si inquiet
00:24:04et que c'est là finalement
00:24:05avec le 1er mai
00:24:06le 1er mai
00:24:08pour deux raisons
00:24:08parce que d'abord
00:24:09la donne sociologique
00:24:10du 1er mai a changé
00:24:12le camp des travailleurs
00:24:13aujourd'hui
00:24:13n'appartient plus
00:24:14à un seul camp
00:24:15il est largement
00:24:16aujourd'hui partagé
00:24:17entre Jean-Luc Mélenchon
00:24:18et Marine Le Pen
00:24:20mais aussi
00:24:20pour des raisons politiques
00:24:22parce que le 1er mai
00:24:23ce n'est pas uniquement
00:24:23un jour de manifestation
00:24:24c'est aussi un grand jour
00:24:25de réflexion
00:24:26c'est un jour de repos
00:24:27c'est un jour
00:24:28où les gens ne travaillent pas
00:24:28c'est un jour
00:24:29où la France est à l'arrêt
00:24:30et le samedi
00:24:32pardonnez-moi Amine
00:24:32ce qu'on voit
00:24:33sur toutes les chaînes de télé
00:24:34le 1er mai
00:24:35effectivement
00:24:35c'est les manifestations
00:24:37et ce sont les syndicats
00:24:39dans la rue
00:24:39c'est ça
00:24:40l'image qu'on a du 1er mai
00:24:41ça reste ça
00:24:43probablement
00:24:43mais vous savez
00:24:44que dans une perspective
00:24:45de second tour
00:24:46s'il doit y avoir
00:24:46des grandes manifestations
00:24:48contre l'extrême droite
00:24:49ou Marine Le Pen
00:24:52croyez-moi
00:24:52que les syndicats
00:24:53et les grands partis
00:24:55et les grands mouvements
00:24:55d'intérêt
00:24:56n'attendront pas
00:24:56le 1er mai
00:24:57pour manifester
00:24:58on aura une grande campagne
00:25:00d'entre deux tours
00:25:01qui va durer deux semaines
00:25:02et qui sera suffisante
00:25:04pour permettre
00:25:04à chacun des deux candidats
00:25:06d'exposer leurs idées
00:25:07de démontrer aussi
00:25:09leurs intérêts
00:25:09devant les français
00:25:11c'est pas la même chose
00:25:14s'il y a des manifestations
00:25:16le 26, le 27
00:25:18ou le 28 avril
00:25:19le Rassemblement National
00:25:20pourra répondre
00:25:21aux insultes
00:25:22dont il sera victime
00:25:23là le 1er mai
00:25:24il ne pourra plus
00:25:25répondre
00:25:25en période de réserve
00:25:26donc l'extrême gauche
00:25:27et la gauche extrême
00:25:28seront très largement
00:25:29avantagées
00:25:29puisqu'elles pourront dérouler
00:25:31les idées sont chez Marine Le Pen
00:25:32il y a des centaines
00:25:33de milliers de personnes
00:25:34sous la bannière
00:25:35de la CGT
00:25:36sous la bannière
00:25:37de Sud
00:25:38qui ne représentent personne
00:25:39pardon
00:25:40mais ces images
00:25:40elles vont être montrées
00:25:41dans les JT
00:25:42à des millions de personnes
00:25:44qui verront les slogans
00:25:45hostiles au Rassemblement National
00:25:46encore une fois
00:25:47ce qui est grave
00:25:48ce n'est pas qu'il y ait
00:25:49des manifestations probables
00:25:50ce qui est grave
00:25:51c'est que le 1er mai
00:25:52le Rassemblement National
00:25:53ne puisse pas répondre
00:25:54qu'il y ait des manifestations
00:25:55avant d'ontacte
00:25:56très bien
00:25:57le candidat du RN
00:25:58répondra
00:25:59ses lieutenants répondront
00:26:00mais là
00:26:01le Rassemblement National
00:26:02devra rester muet
00:26:03c'est un scandale démocratique
00:26:04inouï
00:26:05on va continuer
00:26:06d'en parler dans un instant
00:26:07restez bien avec nous
00:26:07la suite du meilleur de l'info
00:26:09on reviendra effectivement
00:26:09sur ces dates
00:26:11donc de la prochaine élection
00:26:14présidentielle
00:26:14et puis sur
00:26:16une autre préoccupation
00:26:17puisque là
00:26:18on parle de la forme
00:26:19dans le fond
00:26:19il y a également
00:26:20des sujets
00:26:20très importants
00:26:22notamment celui
00:26:22de la sécurité
00:26:23on parlera
00:26:24de cet homme
00:26:25tué dans une fusillade
00:26:26à Sevran
00:26:27pas moins de 30 coups de feu
00:26:28tirés selon la police
00:26:29restez bien avec nous
00:26:30sur CNews
00:26:35on va revenir dans un instant
00:26:36sur les dates
00:26:36de la prochaine élection
00:26:37présidentielle
00:26:38qui ont été annoncées
00:26:39ce qui est sûr
00:26:39c'est que les violences
00:26:40urbaines
00:26:41les violences en tout genre
00:26:42et d'une manière générale
00:26:43la sécurité
00:26:44seront les sujets essentiels
00:26:46de cette campagne
00:26:48tôt ce matin
00:26:49un homme a été tué
00:26:49dans une fusillade
00:26:50à Sevran
00:26:51pas moins de 30 coups de feu
00:26:53ont été tirés
00:26:54selon la police
00:26:55écoutez les précisions
00:26:56de notre journaliste
00:26:57police-justice
00:26:58Tanguy Hamon
00:27:01un corps criblé de balles
00:27:02c'est ce qu'ont découvert
00:27:03les forces de police
00:27:04à Sevran
00:27:05un homme tué
00:27:06au volant de sa voiture
00:27:07au total
00:27:0729 impacts de balles
00:27:09ont été relevés
00:27:10sur l'ensemble
00:27:10de son corps
00:27:11et de sa tête
00:27:12cet homme âgé
00:27:13d'une trentaine d'années
00:27:14était très défavorablement
00:27:15connu
00:27:16des services de justice
00:27:17notamment pour trafic de drogue
00:27:19selon nos informations
00:27:21il roulait dans une voiture volée
00:27:22lorsqu'un autre véhicule
00:27:23s'est arrêté à sa hauteur
00:27:25des rafales de tir
00:27:26l'ont visé
00:27:27preuve de la violence
00:27:28de cette attaque
00:27:29des balles ont également
00:27:30percuté la façade
00:27:31d'une boulangerie
00:27:32les suspects
00:27:33eux ont ensuite
00:27:34pris la fuite
00:27:35leur véhicule
00:27:36a été retrouvé brûlé
00:27:37à plusieurs kilomètres de là
00:27:40on assiste
00:27:41aujourd'hui
00:27:42Jean-Christophe
00:27:43dans certains quartiers
00:27:44à des modes opératoires
00:27:45dignes évidemment
00:27:46du grand banditisme
00:27:48avec des commandos
00:27:49des rafales d'armes automatiques
00:27:50tout ça
00:27:51en plein jour
00:27:52à la vue de tous
00:27:54et j'ai envie de vous dire
00:27:55c'est pas le pire
00:27:56le pire
00:27:56c'est que ça devient normal
00:27:58c'est-à-dire que
00:27:5929 balles
00:28:00quand même
00:28:0029 balles ont touché
00:28:02cet homme
00:28:03et aujourd'hui
00:28:04j'ai l'impression
00:28:05que des affaires comme ça
00:28:06il y en a
00:28:07peut-être pas tous les jours
00:28:08mais
00:28:09deux ou trois fois par semaine
00:28:10de toute façon
00:28:10on l'avait dit
00:28:12depuis quelques années
00:28:12déjà il va falloir s'habituer
00:28:14à des règlements de comptes
00:28:16à des mitraillages
00:28:18voilà
00:28:18il y a tellement d'enjeux
00:28:19en fait financiers
00:28:20avec le narcotrafic
00:28:21et le grand banditisme
00:28:22alors on le voit
00:28:23ça dégouline aussi
00:28:23justement sur les mineurs
00:28:24parce qu'en fait
00:28:25on sert des mineurs
00:28:26pour faire les bases d'oeuvres
00:28:27parce qu'on sait que derrière
00:28:28de toute façon
00:28:29ils risqueront pas grand chose
00:28:30et là souvent
00:28:31on passe des commandes
00:28:32via les réseaux sociaux
00:28:33on connaît même pas
00:28:34j'allais dire les tueurs
00:28:36vous passez une annonce
00:28:37en disant
00:28:37voilà
00:28:37on vous donne des armes
00:28:39il y a telle personne
00:28:40à supprimer
00:28:41et puis après
00:28:42il monte un stratagème
00:28:43pour le suivre
00:28:44pour le pister
00:28:45et puis à un moment donné
00:28:45quand il voit
00:28:46qu'il est dans un endroit
00:28:49à peu près tranquille
00:28:50sans policier
00:28:50bah écoutez
00:28:51il passe à l'acte
00:28:52mais vous parlez des armes
00:28:53justement
00:28:54là ce sont des armes
00:28:55de guerre
00:28:55qui sont utilisées
00:28:56oui c'est des armes de guerre
00:28:58qu'on récupère
00:28:59attendez
00:28:59il y a un conflit en Ukraine
00:29:00à votre avis
00:29:01on les prend où les armes
00:29:02tout ce qu'on livre en Ukraine
00:29:04il y a une partie
00:29:04qui revient
00:29:05qui revient aussi
00:29:06au marché noir
00:29:07et puis les armes des Balkans
00:29:10il y a plein d'armes
00:29:11ça les armes
00:29:11on en trouve entre guillemets
00:29:12dans les quartiers
00:29:13dans les cités
00:29:14il y a un vrai marché noir
00:29:16un vrai marché des armes
00:29:18et donc
00:29:19et ça c'est un problème
00:29:19qu'on n'arrive pas à endiguer
00:29:21c'est un problème
00:29:22que la France elle-même
00:29:23seule ne peut pas endiguer
00:29:24parce que encore une fois
00:29:25il faut être plusieurs
00:29:26pour remonter
00:29:27j'allais dire
00:29:28la filière de l'armement
00:29:31mais après
00:29:32après souvent
00:29:33on fait aussi appel
00:29:34par exemple
00:29:35à des ressortissants
00:29:37des pays de l'Est
00:29:39des Bulgares
00:29:40des Albanais
00:29:41qui viennent
00:29:41juste pour un contrat
00:29:43des anciens militaires
00:29:44etc.
00:29:44qui passent au contrat
00:29:46on leur donne des armes
00:29:47les armes sont stockées
00:29:48quelque part
00:29:49ils les prennent
00:29:49ils passent le contrat
00:29:51donc ils éliminent la cible
00:29:51et après ils repartent chez eux
00:29:52enfin je veux dire
00:29:53aujourd'hui c'est ça
00:29:54le grand banditisme
00:29:55on a aussi
00:29:56des Colombiens
00:29:57qui sont installés en France
00:29:58et qui sont en train
00:29:59petit à petit
00:29:59de faire aussi
00:30:00un petit peu le ménage
00:30:02chez nos narcotrafiquants
00:30:03donc en fait
00:30:04si vous voulez
00:30:04la France a un carrefour
00:30:05c'est le carrefour européen
00:30:07j'allais dire
00:30:07aussi de la drogue
00:30:08et du narco
00:30:08du narco banditisme
00:30:10et donc forcément
00:30:11il y a des règlements
00:30:11de compte
00:30:12des prises de territoire
00:30:12des dettes pas payées
00:30:14du coup on supprime
00:30:14la personne
00:30:15on fait passer des messages
00:30:17François Pirard
00:30:17je le disais
00:30:18vous êtes un spécialiste
00:30:19des chiffres
00:30:20ce qui ne choque même plus
00:30:22c'est même pas
00:30:22le nombre de balles
00:30:23aujourd'hui
00:30:23qui choque finalement
00:30:25ce qui choque
00:30:26c'est que
00:30:27ce type d'exécution
00:30:28ne surprenne plus personne
00:30:31aujourd'hui
00:30:32le nombre
00:30:33de règlements
00:30:34de compte
00:30:34dans le pays
00:30:36a explosé
00:30:37on parlait
00:30:38du nombre
00:30:38d'armes de guerre
00:30:39en circulation
00:30:40également
00:30:42ça paraît
00:30:43totalement
00:30:43surréaliste
00:30:44et l'une des raisons
00:30:46pour lesquelles
00:30:46ça ne surprend pas
00:30:47et c'est
00:30:48ce qui était
00:30:48justement souligné
00:30:50à l'instant
00:30:51c'est que
00:30:52en fait
00:30:52il y a un marché
00:30:53il y a un marché
00:30:54de la drogue
00:30:55et on a
00:30:56récemment
00:30:57observé une explosion
00:30:58de la consommation
00:30:59de drogue
00:31:00hors cannabis
00:31:01le cannabis
00:31:02c'est à peu près
00:31:03stable
00:31:03en légère augmentation
00:31:04en revanche
00:31:05ce qu'on voit
00:31:06depuis 2010
00:31:06c'est que
00:31:07le chiffre d'affaires
00:31:08du marché
00:31:09de la cocaïne
00:31:10a été multiplié
00:31:10par 3
00:31:11et selon
00:31:12certaines estimations
00:31:13on pourrait même
00:31:13estimer qu'en valeur
00:31:14le marché de la cocaïne
00:31:16en France
00:31:16a dépassé
00:31:17celui du cannabis
00:31:17on serait sur
00:31:18plus de 3 milliards d'euros
00:31:20pour la taille du marché
00:31:21de la cocaïne en France
00:31:22donc comme il y a un enjeu
00:31:23financier qui est
00:31:24extrêmement important
00:31:24comme c'était
00:31:25justement dit
00:31:26il y a aussi
00:31:27des acteurs
00:31:28même colombiens
00:31:28qui viennent en France
00:31:29sur ce trafic là
00:31:32donc les enjeux
00:31:33sont importants
00:31:34et ça se règle
00:31:35comme dans tous les pays
00:31:36où il y a du narcotrafic
00:31:37par des règlements de compte
00:31:38comme on le voit
00:31:39en Colombie
00:31:40comme on le voit au Mexique
00:31:41ça arrive progressivement
00:31:42en France
00:31:43c'est ce qu'on appelle
00:31:43parfois la mexicanisation
00:31:45ça ne veut pas dire
00:31:45que la France est le Mexique
00:31:46on est encore très très loin
00:31:48en termes de taux d'homicide
00:31:49fort heureusement
00:31:49mais
00:31:50on est dans une dynamique
00:31:52qui n'est pas rassurante
00:31:53puisque comme je le disais
00:31:54le taux d'homicide
00:31:55en France
00:31:55est en train d'augmenter
00:31:56alors qu'il devrait baisser
00:31:58on est quand même
00:31:58l'un des seuls pays d'Europe
00:32:00où le taux d'homicide augmente
00:32:01c'est complètement fou
00:32:03vous dites que la France
00:32:04n'est pas encore le Mexique
00:32:05fort heureusement
00:32:06mais comment est-ce qu'on fait
00:32:07pour ne pas le devenir
00:32:08et comment est-ce qu'on fait
00:32:09marche arrière
00:32:10Virginie
00:32:11Ben Soussan brûler
00:32:12comment est-ce qu'aujourd'hui
00:32:14on endigue ce problème
00:32:16comment est-ce qu'on reprend
00:32:18le contrôle
00:32:18notamment de ces quartiers
00:32:20Là où je vous rejoins
00:32:21c'est qu'on n'est pas
00:32:22simple à une face
00:32:23à une simple fusillade
00:32:25entre délinquants
00:32:26ici on était vraiment
00:32:27face à une organisation
00:32:28criminelle
00:32:30juridiquement
00:32:31c'est un meurtre
00:32:31en bande organisée
00:32:32donc c'est puni
00:32:33de la réclusion
00:32:35à perpétuité
00:32:36donc c'est pas une question
00:32:37de droit à nouveau
00:32:39et de peine
00:32:40qu'il faudrait aggraver
00:32:41et donc l'enjeu
00:32:42pour les services enquêteurs
00:32:44les parquets
00:32:45ça va être
00:32:46d'identifier les commanditaires
00:32:48de remonter
00:32:49les circuits financiers
00:32:51et d'empêcher aussi
00:32:53que des ordres
00:32:54puissent être donnés
00:32:55de prison
00:32:56à mon avis
00:32:56c'est les trois axes
00:32:59sur lesquels
00:33:00il va falloir travailler
00:33:01puisque l'arsenal juridique
00:33:02lui il existe
00:33:03l'organisation criminelle
00:33:05aujourd'hui
00:33:05c'est une infraction
00:33:06à part entière
00:33:07on a un parquet spécialisé
00:33:10et donc
00:33:10il va falloir
00:33:11mettre en application
00:33:12avec des moyens
00:33:14et
00:33:15ce qui nous semble
00:33:16en tout cas
00:33:16de notre côté
00:33:17c'est que
00:33:18l'expression
00:33:19on va dire
00:33:20que la forteresse
00:33:21d'un narcotrafiquant
00:33:22c'est plus son quartier
00:33:23aujourd'hui
00:33:24c'est son patrimoine
00:33:25et donc
00:33:26il va falloir
00:33:27aller sur
00:33:28ce terrain là
00:33:29et c'est ce qu'a prévu
00:33:31la réforme
00:33:32de 2005
00:33:332026
00:33:33avec des moyens
00:33:35et maintenant
00:33:35il va falloir
00:33:36réussir
00:33:36les habitants
00:33:39qui se retrouvent
00:33:39au milieu
00:33:40évidemment
00:33:40et protéger
00:33:41les habitants
00:33:41bah oui
00:33:42parce que franchement
00:33:43ils se sentent
00:33:43complètement abandonnés
00:33:44et ils ont raison
00:33:45parce que d'une certaine façon
00:33:46ils le sont aujourd'hui
00:33:47vous savez moi
00:33:48je suis âgé de 30 ans
00:33:49et ça fait 30 ans
00:33:50que j'habite
00:33:52au coeur d'un quartier populaire
00:33:54au coeur du trafic
00:33:55de drogue
00:33:56et ce que je dois vous dire
00:33:58c'est que lorsque vous avez
00:33:59un règlement de compte
00:34:00de 30 balles
00:34:02vous savez
00:34:02c'est pas commun
00:34:0330 balles
00:34:04quand vous habitez
00:34:05dans un quartier populaire
00:34:06c'est un chargeur
00:34:08plus qu'un chargeur
00:34:09et c'est plus qu'un commando
00:34:11il y a au-delà
00:34:13d'un simple règlement de compte
00:34:14il y a un vrai message
00:34:15dans les 30 balles
00:34:16il y en a même 3
00:34:17le premier
00:34:18c'est un message
00:34:19à l'égard des petits jeunes
00:34:20pour leur dire
00:34:22il va falloir venir chez nous
00:34:23pour faire le chouf
00:34:24pour faire le guet
00:34:25parce que 30 balles
00:34:27c'est ce qui vous attend
00:34:27si vous dites non
00:34:29et puis 30 balles
00:34:30c'est aussi ce qui peut vous rassurer
00:34:32on va vous apporter la sécurité
00:34:33que vous n'avez pas dans la cité
00:34:35le deuxième message
00:34:37il est évidemment financier
00:34:40vous asseyez votre autorité
00:34:41et vous dites
00:34:42le quartier m'appartient
00:34:43il n'appartient pas à la république
00:34:45c'est notre quartier maintenant
00:34:46et c'est comme ça
00:34:47que font ces sessions
00:34:48un certain nombre de jeunes
00:34:49et puis enfin
00:34:50le troisième message
00:34:52et moi je ne peux pas
00:34:53m'empêcher de le penser
00:34:55c'est que
00:34:55à un moment donné
00:34:57il y a aujourd'hui
00:34:59au-delà de cette guerre
00:35:00des narcotrafiques
00:35:00il y a aussi une guerre communautaire
00:35:02vous savez
00:35:03quand on dit
00:35:03DZ mafia
00:35:04c'est pas pour rien
00:35:05la DZ mafia
00:35:06c'est un clan
00:35:07de narcotrafiquants criminels
00:35:10d'origine algérienne
00:35:12qui se font la guerre
00:35:13d'ailleurs avec d'autres clans
00:35:14on a à Marseille
00:35:15le clan Yeoda
00:35:15on a aussi des petits clans
00:35:17dans les communes
00:35:18qui sont des clans communautaires
00:35:19qui appartiennent à d'autres communautés
00:35:21qui répondent à d'autres registres
00:35:22à d'autres codes communautaires
00:35:23donc ne pas reconnaître
00:35:25un lien suffisant
00:35:26avec l'immigration
00:35:27c'est se mettre un doigt dans l'œil
00:35:28il y a évidemment
00:35:29un lien migratoire
00:35:29qui est indéniable
00:35:31et moi j'en veux terriblement
00:35:33à notre pays
00:35:34de ne pas agir
00:35:35parce que
00:35:35les petites mains
00:35:36dans tout cela
00:35:36vous savez c'est qui ?
00:35:38c'est les petits sans-papiers
00:35:39c'est les clandestins
00:35:40qu'on va aller chercher
00:35:41parce qu'on sait pertinemment
00:35:42que ces gens-là
00:35:43ils ne sont pas connus
00:35:44des services publics
00:35:45ils ne sont pas connus
00:35:46des fichiers de l'administration
00:35:47c'est très difficile
00:35:48à les retrouver
00:35:49c'est aussi les mineurs
00:35:50parce qu'ils bénéficient
00:35:51de l'excuse de minorité
00:35:52mais vous voyez
00:35:53ces grands réseaux criminels
00:35:54profitent en réalité
00:35:55de toutes nos défaillances
00:35:57ils profitent
00:35:57de toutes les failles du système
00:35:58Yoann Uzaï
00:35:59oui c'est une évidence
00:36:00naturellement
00:36:01mais vous savez
00:36:03la lutte contre le narcotrafique
00:36:05c'était censé être
00:36:05une priorité
00:36:06du président de la République
00:36:07qui s'est rendu
00:36:09un nombre incalculable
00:36:10de fois
00:36:10à Marseille notamment
00:36:12qui convoque
00:36:13en ce moment
00:36:14des conseils de défense
00:36:15à tour de bras
00:36:16à l'Elysée
00:36:16pour on ne sait trop quoi
00:36:18en réalité
00:36:18ils ont même des tests
00:36:19au sein du même
00:36:21des cabinets ministériels
00:36:22là on est plus
00:36:23dans l'ordre du symbole
00:36:23que dans la lutte réelle
00:36:24contre le narcotrafic
00:36:25c'est important
00:36:26j'entends
00:36:26mais bon
00:36:27et on doit constater
00:36:29que pour l'instant
00:36:30ça n'a pas donné grand chose
00:36:31alors Emmanuel Macron
00:36:32et M. Nunez
00:36:33dit
00:36:33on est sur la bonne voie
00:36:34nous marquons des points
00:36:35nous gagnons du terrain
00:36:36moi j'écoute les policiers
00:36:38j'écoute Jean-Christophe Couvy
00:36:39c'est pas complètement
00:36:40ce qu'ils disent
00:36:40manifestement
00:36:41donc ou les policiers mentent
00:36:44ou c'est le gouvernement
00:36:45qui ment
00:36:45j'aurais plutôt tendance
00:36:47à croire les policiers
00:36:48Jean-Christophe ?
00:36:49en fait il faut
00:36:50effectivement
00:36:50une vraie volonté politique
00:36:52c'est-à-dire qu'on ne fait pas
00:36:52la guerre en archotrafic
00:36:53avec des slogans
00:36:54à votre avis hier
00:36:55pourquoi il y avait
00:36:565000 policiers
00:36:56devant Bercy
00:36:57devant la DRH
00:36:59du ministère de l'Intérieur
00:37:00parce qu'aujourd'hui
00:37:00on se dit
00:37:02que la priorité
00:37:02c'est de donner de l'argent
00:37:03au commissaire
00:37:04avant de servir justement
00:37:05ceux qui protègent
00:37:07les citoyens
00:37:07je veux dire
00:37:08nous on a
00:37:09des gens qui sont
00:37:11catégorisés
00:37:11qui sont payés
00:37:12en dessous du SMIC
00:37:13voilà
00:37:13et donc qu'est-ce que vous voulez
00:37:14à un moment donné
00:37:15de mettre les moyens
00:37:16nous on demande des moyens
00:37:17des conditions de travail
00:37:18des moyens humains
00:37:19c'est-à-dire que
00:37:20quand vous menez une guerre
00:37:21il vous faut des hommes
00:37:22et nous aujourd'hui
00:37:22on manque d'hommes
00:37:23et de femmes
00:37:24pour mener cette guerre
00:37:25il nous faut des
00:37:26voilà
00:37:28cette
00:37:28comment dire
00:37:29cette volonté politique là
00:37:31elle suivra après
00:37:32mais pour l'instant
00:37:34on sait que le compte
00:37:35n'y est pas
00:37:35on sait qu'effectivement
00:37:36ce bas
00:37:37c'est un peu
00:37:37d'enquichotte
00:37:38contre les moulins avant
00:37:39tous les jours
00:37:40c'est le mythe de Sisy
00:37:41vous reprenez votre boulot
00:37:42vous arrêtez les mêmes
00:37:43et le lendemain
00:37:44vous reprenez votre travail
00:37:44et ainsi de suite
00:37:45et donc en fait
00:37:46c'est vrai qu'il y a un ras-le-bol
00:37:46et en face de nous
00:37:47on a un mépris
00:37:48un mépris de classe
00:37:49qui nous dit
00:37:50bah voilà
00:37:50écoutez faites avec
00:37:51ce que vous avez
00:37:52et dites surtout
00:37:53parce qu'il n'y a qu'un truc
00:37:54qui marche bien dans la police
00:37:55c'est les statistiques
00:37:55pour vous dire que tout se passe bien
00:37:57et que tout est sous contrôle
00:37:58ça par contre
00:37:58ça marche super bien
00:37:59après on a des bécanes
00:38:00entre guillemets
00:38:01pour des procédures
00:38:02pour faire des procédures
00:38:03des logiciels
00:38:04qui sont dans notre temps
00:38:05c'est un labyrinthe
00:38:07qu'on nous met
00:38:08c'est rusé comme un labyrinthe
00:38:09on n'arrive pas
00:38:10à résoudre
00:38:11tous ces problèmes là
00:38:11parce qu'en fait
00:38:12on manque justement
00:38:12de moyens et humains
00:38:13et financiers
00:38:14allez la présidentielle
00:38:15n'aura lieu que dans 10 mois
00:38:17et déjà certains ont le sentiment
00:38:18que les dés sont pipés
00:38:19à peine les dates
00:38:20des 18 avril et 2 mai
00:38:22annoncées
00:38:22la droite dénonce un calendrier
00:38:24qui est selon elle
00:38:24avantage
00:38:25la gauche
00:38:26car les dates choisies
00:38:27par Emmanuel Macron
00:38:28tombent pendant
00:38:29les vacances de printemps
00:38:30et pour le second tour
00:38:31au lendemain de la fête du travail
00:38:32voyez le sujet
00:38:33de Pauline Trevzer
00:38:34et Félix Perolas
00:38:37Et si les dates
00:38:38de l'élection présidentielle
00:38:39étaient un choix politique
00:38:41en 2027
00:38:42elle aura lieu
00:38:43les 18 avril et 2 mai
00:38:45une décision
00:38:46prise en partie
00:38:47par Emmanuel Macron
00:38:49et son ministre
00:38:50de l'intérieur
00:38:51Laurent Nunez
00:38:52des dates
00:38:53qui interpellent
00:38:54car à la veille du second tour
00:38:56aura lieu le 1er mai
00:38:58traditionnellement
00:38:59des manifestations
00:39:00sont attendues
00:39:01avec dans les cortèges
00:39:03des discours
00:39:04et des slogans politiques
00:39:05marqués à gauche
00:39:07mais réserve électorale
00:39:09exige
00:39:09ni les médias
00:39:10ni la classe politique
00:39:12ne pourront commenter
00:39:13ou réagir
00:39:14sur notre antenne
00:39:16Bruno Retailleau
00:39:17dénonce un choix
00:39:18qui n'est pas neutre
00:39:19Évidemment
00:39:20le 1er mai
00:39:21ce sera le samedi
00:39:22qu'on ne me fasse pas croire
00:39:23que dans les cortèges
00:39:24dans les prises de position
00:39:26il n'y aura aucun écho politique
00:39:28mais on voit bien
00:39:29que de toute façon
00:39:31la gauche
00:39:31dans cette réunion
00:39:32ce que mon collaborateur
00:39:34qui assistait à cette réunion
00:39:35m'a rapporté
00:39:36c'est que le choix de la gauche
00:39:37c'était le choix
00:39:38qu'ont fait
00:39:39mon successeur
00:39:40Laurent Nunez
00:39:40et le président
00:39:41Emmanuel Macron
00:39:42Un choix justifié
00:39:43par la Macronie
00:39:44à travers les mots
00:39:46de la porte-parole
00:39:47du gouvernement
00:39:48Maude Bréjon
00:39:49ce matin
00:39:49C'est un choix
00:39:50qui a été fait
00:39:51d'abord au regard
00:39:52de ce qu'impose
00:39:54la constitution
00:39:54On sait gérer
00:39:56un 1er mai en France
00:39:57que ce soit
00:39:57avant une élection présidentielle
00:39:59après une élection présidentielle
00:40:01Une deuxième option
00:40:02de calendrier
00:40:03était à l'étude
00:40:04pour une tenue
00:40:05du scrutin
00:40:06les 11 et 25 avril
00:40:07mais c'est l'autre
00:40:09calendrier
00:40:09qui a été retenu
00:40:12Est-ce que cette
00:40:14première polémique
00:40:15de cette campagne
00:40:17présidentielle de 2027
00:40:18qui est en train
00:40:18de commencer
00:40:20effectivement
00:40:20on entend les mots
00:40:21de Bruno Rotaillot
00:40:22on entend les mots
00:40:22évidemment
00:40:23du Rassemblement National
00:40:25mais est-ce que tout ça
00:40:26finalement n'est pas en train
00:40:27de donner le ton
00:40:28aussi de cette campagne
00:40:29Yuan Uzay
00:40:29une campagne qui
00:40:30pour le moment
00:40:31et je ne parle pas que de ça
00:40:32mais qui s'annonce
00:40:33sans vraiment
00:40:34de fond
00:40:35pour le moment finalement
00:40:36Espérons que ça ne soit pas le cas
00:40:38parce que
00:40:38compte tenu de l'état du pays
00:40:40les français
00:40:41ont le droit
00:40:42à une campagne
00:40:43de haut niveau
00:40:44ah bah oui
00:40:44mais pour le moment
00:40:45la campagne de haut niveau
00:40:46elle n'a pas commencé alors
00:40:46non on est à 10 mois
00:40:48oui
00:40:48bon il y a quand même
00:40:49des partis
00:40:49qui travaillent
00:40:50je vois que Bruno Rotaillot
00:40:52fait des propositions
00:40:52le Rassemblement National
00:40:53fait des propositions
00:40:54Eric Zemmour
00:40:55fait des propositions
00:40:56il faut reconnaître
00:40:57que Jean-Luc Mélenchon
00:40:57a travaillé
00:40:58a beaucoup travaillé
00:41:00on peut contester son projet
00:41:01mais il a un projet
00:41:02qui est là
00:41:03qui est clair
00:41:03et qui est sur la table
00:41:04donc il y a quand même
00:41:05des candidats
00:41:06qui travaillent
00:41:07mais il faut espérer
00:41:08naturellement
00:41:08que cette campagne
00:41:09soit de haut niveau
00:41:10parce qu'il y a tellement
00:41:10de problèmes à régler
00:41:11dans le pays
00:41:12que j'espère que les candidats
00:41:14ne passeront pas leur temps
00:41:15à s'invectiver
00:41:16à se donner des noms d'oiseaux
00:41:18et à donner des coups
00:41:20en dessous de la ceinture
00:41:21donc il faut vraiment
00:41:22que cette campagne
00:41:22soit au niveau
00:41:23d'autant que nous n'avons pas
00:41:24eu de campagne
00:41:25en 2022
00:41:25parce qu'Emmanuel Macron
00:41:27a décidé de l'esquiver
00:41:28en parlant pendant
00:41:29deux semaines
00:41:29de l'international
00:41:30en 2017
00:41:31la justice avait déjà
00:41:32empêché François Fillon
00:41:33d'être candidat
00:41:34donc les français
00:41:35là aussi
00:41:35ont été privés
00:41:36d'une campagne
00:41:37à laquelle ils avaient
00:41:38pourtant droit
00:41:39donc ça fait longtemps
00:41:40que nous n'avons pas eu
00:41:41de vrai débat
00:41:41sur le projet
00:41:42sur la manière
00:41:43dont les français
00:41:44voient la France
00:41:45ce qu'ils veulent
00:41:46pour notre pays
00:41:47donc il faut espérer
00:41:48effectivement
00:41:48que ce soit le cas
00:41:49et que cette campagne
00:41:50démarre réellement
00:41:51au mois de septembre
00:41:52projet contre projet
00:41:54Alors ce matin
00:41:55sur CNews et Europe 1
00:41:56Bruno Rotaillot
00:41:57est aussi revenu
00:41:57justement sur sa candidature
00:41:59écoutez-le
00:42:00Je serai au second tour
00:42:02j'en ai l'intime conviction
00:42:03tout simplement
00:42:04parce que les convictions
00:42:05que je porte
00:42:06depuis longtemps
00:42:07moi je n'ai pas changé d'avis
00:42:08comme beaucoup d'autres
00:42:09je les porte depuis très longtemps
00:42:11correspondent aux aspirations
00:42:12des français
00:42:12et les solutions
00:42:13que je mets sur la table
00:42:14que je propose
00:42:15sont les bonnes solutions
00:42:16pour remettre la France
00:42:17à l'endroit
00:42:18Quelles sont les chances
00:42:19de Bruno Rotaillot
00:42:21aujourd'hui
00:42:21concrètement
00:42:22dans cette campagne
00:42:24présidentielle
00:42:25François Pirat
00:42:26Alors aujourd'hui
00:42:27ce qu'on voit
00:42:27c'est que dans les sondages
00:42:28il est accrédité
00:42:29d'une dizaine de pourcents
00:42:30dans les intentions de vote
00:42:33la question c'est
00:42:34est-ce que c'est un plafond
00:42:34ou est-ce que c'est un plancher
00:42:36si c'est un plancher
00:42:37attendez pour lui
00:42:38il peut faire beaucoup mieux
00:42:39on a historiquement
00:42:40des candidats LR
00:42:42qui ont réussi
00:42:42à faire de bons scores
00:42:43qui sont historiquement
00:42:44très souvent au second tour
00:42:46mais il est vrai
00:42:47que la donne politique
00:42:48a changé
00:42:48et que les dernières performances
00:42:49de ce parti
00:42:50aux élections nationales
00:42:51ne sont pas forcément
00:42:52en sa faveur
00:42:53on a tous en tête
00:42:55le dernier score
00:42:55de Valérie Pécresse
00:42:56qui a fini sous les 5%
00:42:57donc aujourd'hui
00:42:59Bruno Rotailleau
00:43:00se situe dans une situation
00:43:01un peu délicate
00:43:02où il est un peu
00:43:03sur le fil de rasoir
00:43:04avec d'une part
00:43:05des personnes y compris
00:43:07dans son propre parti
00:43:08qui le poussent
00:43:09à se désister
00:43:10et d'autre part
00:43:11une ambition
00:43:12qui est la sienne
00:43:13et aussi celle de son parti
00:43:14qui a quand même
00:43:14toujours existé
00:43:15sur la scène politique nationale
00:43:16or on sait
00:43:18que la vie politique
00:43:18en France
00:43:19est rythmée avant tout
00:43:20par l'élection présidentielle
00:43:21en étant en régime présidentiel
00:43:22un parti qui n'est plus présent
00:43:24lors du scrutin présidentiel
00:43:27existe-t-il encore vraiment en France ?
00:43:29Regardez ce que dit
00:43:30Laurent Wauquiez
00:43:31justement
00:43:32sur la candidature
00:43:34de Bruno Rotailleau
00:43:36la réalité
00:43:37c'est que le candidat LR
00:43:38est en dessous de 10%
00:43:39le risque est le suivant
00:43:40si tout le monde
00:43:41maintient sa candidature
00:43:42notre seule contribution
00:43:44aura été d'éliminer
00:43:45un candidat de droite
00:43:45et d'avoir permis
00:43:46la qualification
00:43:47de Jean-Luc Mélenchon
00:43:48au second tour
00:43:49jamais de la vie
00:43:50je ne participerai à cela
00:43:51ce sont les mots de Laurent Wauquiez
00:43:52mais la campagne
00:43:53n'a pas encore commencé
00:43:54on ne connait pas
00:43:55le projet des candidats
00:43:55on ne sait même pas
00:43:56qui sera candidat
00:43:57aujourd'hui il y a 40 candidats
00:43:59bon il y en aura
00:43:59beaucoup moins
00:44:00à la fin de l'année
00:44:00donc ce que dit Laurent Wauquiez
00:44:02est fallacieux
00:44:03en réalité
00:44:04parce que Laurent Wauquiez
00:44:05lui ce qu'il veut
00:44:06c'est poignarder dans le dos
00:44:07Bruno Rotailleau
00:44:08c'est tout ce qui l'intéresse
00:44:09en rejoignant
00:44:10probablement
00:44:10Edouard Philippe
00:44:11donc attention
00:44:12Bruno Rotailleau
00:44:13est à 10% aujourd'hui
00:44:14il peut descendre
00:44:15mais il peut aussi monter
00:44:17s'il s'avère
00:44:18qu'il fait une bonne campagne
00:44:19qu'il a un projet
00:44:19qui arrive effectivement
00:44:21à parler aux français
00:44:23il a besoin
00:44:24pour augmenter
00:44:26dans les sondages
00:44:26Bruno Rotailleau
00:44:27d'aller chercher un peu
00:44:28chez Edouard Philippe
00:44:29et d'aller chercher
00:44:29du côté du Rassemblement National
00:44:30mais il est vrai
00:44:31que si le Rassemblement National
00:44:33reste à 35%
00:44:34dans les sondages
00:44:35je ne vois pas
00:44:35comment Bruno Rotailleau
00:44:36pourrait arriver à 20%
00:44:38Alors justement
00:44:38concernant la candidature
00:44:39du Rassemblement National
00:44:40Marine Le Pen
00:44:41était tout à l'heure
00:44:42l'invité de nos confrères
00:44:43d'LCI
00:44:43vous savez que
00:44:44Marine Le Pen
00:44:45sera fixée sur son sort
00:44:46mardi
00:44:47avec le jugement
00:44:49en appel
00:44:49de son procès
00:44:49dans l'affaire
00:44:50des assistants parlementaires
00:44:51et elle a été interrogée
00:44:52sur sa possible
00:44:54donc candidature
00:44:54à l'élection présidentielle
00:44:56écoutez Marine Le Pen
00:44:57si je peux être candidate
00:44:59je serai candidate
00:45:00pour peu
00:45:02que je puisse faire campagne
00:45:03monsieur Rojba
00:45:04car s'il s'agit
00:45:06de m'autoriser
00:45:06d'être candidate
00:45:07mais de m'empêcher
00:45:08en réalité
00:45:08de mener une campagne
00:45:10tout à fait librement
00:45:10vous entendez bien
00:45:12que ce ne sera pas possible
00:45:13Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:45:13Avec un bracelet ?
00:45:14Bien sûr
00:45:14parce que je pense
00:45:15que quand on est un candidat
00:45:16à la présidentielle
00:45:17il faut être totalement libre
00:45:18de ses mouvements
00:45:19et ça n'est pas le cas
00:45:21si vous êtes porteur
00:45:21d'un bracelet électronique
00:45:22donc je pense que
00:45:23les magistrats sont bien conscients
00:45:25si vous voulez
00:45:25qu'on ne peut pas faire
00:45:26une campagne présidentielle
00:45:28avec un bracelet
00:45:29Voilà
00:45:30Marine Le Pen
00:45:31qui reste donc sereine
00:45:32sur cette décision
00:45:34ce sera bien sûr
00:45:34à suivre la semaine prochaine
00:45:36tout au long de la journée
00:45:37sur CNews
00:45:38vous serez bien sûr
00:45:38sur le pont
00:45:39Yohann
00:45:39pour suivre cette journée
00:45:43de jugement
00:45:44évidemment de Marine Le Pen
00:45:45Yohann
00:45:46je vous souhaite
00:45:47de passer
00:45:47alors je ne vous dis pas
00:45:48demain
00:45:48on ne se retrouve pas demain
00:45:49on se retrouve la semaine prochaine
00:45:51Vous allez me manquer
00:45:52tout ce moment
00:45:52Oui absolument
00:45:54absolument
00:45:55la pause
00:45:55et puis on va parler
00:45:56d'immigration
00:45:57puisque c'est avec Bruno Retailleau
00:45:59Durcilton
00:45:59aussi sur le sujet
00:46:00de l'immigration
00:46:01on en parlera dans un instant
00:46:02il se dit favorable
00:46:02à la suppression
00:46:03du droit du sol
00:46:04restez avec nous
00:46:05pour la suite
00:46:06du meilleur de l'info
00:46:07sur CNews
00:46:36Allez merci
00:46:38ce ne sera pas possible
00:46:39de faire campagne
00:46:40de faire campagne
00:46:40avec un bracelet électronique
00:46:41à six jours
00:46:42de la décision
00:46:43de la cour d'appel
00:46:43de Paris
00:46:44qui déterminera
00:46:45si elle peut concourir
00:46:46une quatrième fois
00:46:46à la présidentielle
00:46:47la chef de file
00:46:48du rassemblement national
00:46:49a affirmé
00:46:50ne pas avoir peur
00:46:51du jugement à venir
00:46:52dans l'hypothèse
00:46:53où elle pourrait se présenter
00:46:54elle refuse de dépendre
00:46:55d'un magistrat
00:46:56pour pouvoir se déplacer
00:46:57et faire campagne
00:46:58Deux incendies
00:46:59sont en cours
00:47:00dans l'eau des Levars
00:47:01pas moins de 2200 personnes
00:47:03ont été évacuées
00:47:04à Fréjus
00:47:04au total
00:47:05avec les deux sinistres
00:47:08plusieurs centaines d'hectares
00:47:09ont été parcourus
00:47:10par le feu
00:47:10et plus de 750 membres
00:47:12du personnel de secours
00:47:14et de sécurité
00:47:15ont été engagés
00:47:15sur le terrain
00:47:16pour la première fois
00:47:17de la saison
00:47:18six départements du sud
00:47:19sont placés
00:47:20au seuil maximal
00:47:21de la vigilance
00:47:22A quelques jours
00:47:23du 14 juillet
00:47:24le Parlement a validé
00:47:25un plan
00:47:26à 436 milliards d'euros
00:47:28pour les armées
00:47:29d'ici 2030
00:47:30375 voix pour
00:47:32113 contre
00:47:33il fait grimper
00:47:34le budget militaire
00:47:35annuel
00:47:36à 2,5%
00:47:37du PIB
00:47:38cette nouvelle version
00:47:39de la loi
00:47:40de programmation militaire
00:47:41est censée s'appuyer
00:47:42sur des retours
00:47:43d'expérience
00:47:44des conflits en Ukraine
00:47:45ou au Moyen-Orient
00:47:464 autres suspects
00:47:47ont été interpellés
00:47:48ce mardi
00:47:49dans l'enquête
00:47:49sur l'assassinat à Marseille
00:47:51de Mehdi Kessassi
00:47:52dont le frère Amine
00:47:53est une figure
00:47:54de la lutte
00:47:54contre le narcotrafic
00:47:55fin mars
00:47:566 personnes
00:47:575 hommes
00:47:58mais une femme
00:47:58avait déjà été
00:47:59mise en examen
00:47:59dans le cadre
00:48:01de cette enquête
00:48:02sur la mort
00:48:03du jeune homme
00:48:03de 20 ans
00:48:04tué par balle
00:48:04le 13 novembre dernier
00:48:06et puis le bidonville
00:48:07de Steyn
00:48:08en Seine-Saint-Denis
00:48:08a été démantelé
00:48:09ce mercredi
00:48:10les autorités
00:48:11ont salué
00:48:11l'organisation
00:48:12collective
00:48:12mise en place
00:48:13vieux depuis
00:48:14près de 20 ans
00:48:15c'était l'un des plus
00:48:16grands camps de France
00:48:17qui accueillait
00:48:18environ 1200 personnes
00:48:19au printemps dernier
00:48:20la moitié
00:48:21ces derniers mois
00:48:22le site d'environ
00:48:235000 m2
00:48:24ravagé par un incendie
00:48:25la veille était presque vide
00:48:26ce matin
00:48:29merci Sandra
00:48:30on vous retrouvera
00:48:30à minuit
00:48:31pour l'édition
00:48:31de la nuit
00:48:32des hommes
00:48:32armés de Kalachnikov
00:48:34filmé le week-end
00:48:36dernier
00:48:36à Marseille
00:48:37dans le quartier
00:48:38des Rosiers
00:48:39tirant en rafale
00:48:41avec leurs armes
00:48:42depuis les fenêtres
00:48:42d'un immeuble
00:48:43regardez cette séquence
00:48:54on en parlera
00:48:55dans un instant
00:48:57ces images
00:48:58ont été attribuées
00:48:59à la DZ Mafia
00:49:00par le syndicat
00:49:02que vous représentez
00:49:03par le syndicat
00:49:03de police unité
00:49:04Jean-Christophe
00:49:04on en parlera
00:49:05avec vous
00:49:05tout à l'heure
00:49:07avec encore
00:49:07évidemment
00:49:07une nouvelle page
00:49:09largement consacrée
00:49:10au fléau
00:49:10du narcotrafic
00:49:12mais d'abord
00:49:12une femme
00:49:12est décédée
00:49:14ce mercredi
00:49:15peu après 17h
00:49:17à la suite
00:49:17de tirs
00:49:19policiers
00:49:19dans le 12ème arrondissement
00:49:20de Paris
00:49:21selon les tout premiers éléments
00:49:22portés à la connaissance
00:49:24du parquet
00:49:25et devant encore
00:49:25faire l'objet
00:49:26de vérifications
00:49:27la police a été requise
00:49:28sur place
00:49:29en raison d'une femme
00:49:30décrite comme en état
00:49:31de démence
00:49:31ça s'est passé
00:49:33dans un restaurant
00:49:34parisien
00:49:35Jean-Christophe
00:49:35que s'est-il passé
00:49:36exactement ?
00:49:37En fait
00:49:38c'est l'action
00:49:40de la police secours
00:49:41on vous appelle
00:49:41on vous décrit vivement
00:49:43assez vite
00:49:44une scène
00:49:44et puis quand vous arrivez
00:49:45vous découvrez
00:49:46ce qui se passe
00:49:47et là
00:49:48il y a une femme
00:49:48qui est retranchée
00:49:49dans la cave
00:49:49vous allez essayer
00:49:50d'engager un dialogue
00:49:52et en fait
00:49:52une de mes collègues
00:49:53s'est fait planter
00:49:55un couteau
00:49:55avec une plaie
00:49:56de 2 cm
00:49:57et donc
00:49:57sur notre collègue
00:49:58pour la protéger
00:49:59à neutraliser
00:50:00la personne
00:50:01avec son arme de service
00:50:02vous savez
00:50:03vous ne réfléchissez pas
00:50:04en fait
00:50:05quand vous vous faites
00:50:05poignarder
00:50:06c'est un acte
00:50:08de légitime défense
00:50:09et de réflexe
00:50:10et donc la dame
00:50:11a priori est décédée
00:50:12mais encore une fois
00:50:14votre arme de service
00:50:16c'est votre cordon ombilical
00:50:17avec la vie en fait
00:50:17et vous devez vous en servir
00:50:19vraiment en cas
00:50:20d'extrême urgence
00:50:21et de légitime défense
00:50:23Plusieurs coups de feu
00:50:24donc tirés
00:50:24le décès de la femme
00:50:25constaté sur place
00:50:27les policiers
00:50:28qui intervenaient
00:50:29ont expliqué
00:50:29qu'elle avait surgi
00:50:30avec un couteau
00:50:31ça en était pris
00:50:31à la policière
00:50:33dans quel état
00:50:34est votre collègue
00:50:35aujourd'hui ?
00:50:36Moi je n'ai pas de nouvelles
00:50:36mais forcément
00:50:37vous imaginez bien
00:50:38que déjà un état physique
00:50:40donc elle a été touchée
00:50:41au bras
00:50:42par des coups de couteau
00:50:43donc j'espère que
00:50:44il n'y a pas de pronostic
00:50:45vital normalement
00:50:46et surtout après
00:50:47il y aura un choc
00:50:48psychologique aussi
00:50:48quand vous revenez
00:50:49au travail après
00:50:50c'est après
00:50:51que le ciboulot marche
00:50:52en fait
00:50:53et que vous dites
00:50:53mais en fait
00:50:54je suis passé
00:50:54à ça de la mort
00:50:56et si elle avait
00:50:56mis le couteau
00:50:58dans le cou
00:50:58ou sur la clavicule
00:50:59ou qu'elle avait touché
00:51:01une artère
00:51:01je serais peut-être morte
00:51:02on pense à ses enfants
00:51:03à sa famille
00:51:04et tout
00:51:04donc je veux dire
00:51:05le choc
00:51:05il vient souvent après
00:51:07là on est pris
00:51:08dans la machine à laver
00:51:10dans le tambour
00:51:10mais c'est après
00:51:11effectivement
00:51:12quand on est isolé
00:51:12qu'on pense à ça
00:51:13donc l'idée
00:51:14c'est de se faire
00:51:14prendre en charge
00:51:15aussi par un psychologue
00:51:17pour parler
00:51:17pour évacuer
00:51:19et puis après
00:51:20un jour
00:51:21revenir en service
00:51:22et regagner confiance
00:51:23en fait
00:51:24c'est compliqué
00:51:25qu'est-ce qui va se passer
00:51:27là pour elle
00:51:27quelle est la procédure
00:51:29dans des cas
00:51:30comme celui-ci
00:51:30déjà procédure
00:51:32c'est l'hôpital
00:51:32voilà
00:51:33les premiers soins
00:51:34après elle a arrêté
00:51:35parce qu'elle va avoir
00:51:36aussi une ITT
00:51:37ça c'est le médecin
00:51:39qui va lui donner
00:51:40une ITT
00:51:40c'est se reposer
00:51:42se remettre sur pied
00:51:43et puis à un moment donné
00:51:44je vous dis
00:51:44c'est passer par un psy
00:51:46se requinquer
00:51:47et puis elle reviendra
00:51:48en service
00:51:49et puis au début
00:51:50on voit un petit peu
00:51:51son état psychologique
00:51:52et puis les collègues
00:51:53la mettent souvent
00:51:53sur des services
00:51:54un peu plus légers
00:51:55j'allais dire
00:51:55mais il y a aussi
00:51:56d'autres
00:51:56ça dépend en fait
00:51:57après je parlais aussi
00:51:58de la procédure
00:51:59qui est liée
00:52:00à la personne qui a tiré
00:52:03il y a l'IGPN
00:52:03qui se déplace sur place
00:52:05le procureur de la république
00:52:06souvent on le substitue
00:52:07pour regarder si déjà
00:52:09le collègue était
00:52:10en état légitime défense
00:52:11si c'était légitime
00:52:12etc etc
00:52:13après moi j'entends souvent
00:52:15on nous dit
00:52:15mais pourquoi vous tirez
00:52:16pas dans les jambes
00:52:16et pourquoi vous faites pas ci
00:52:17et pourquoi pas le bras
00:52:18et pourquoi pas tirer
00:52:19dans le couteau
00:52:19bon on n'est pas l'équiluc
00:52:21et déjà si vous saviez
00:52:22comment on s'entraîne
00:52:22à tirer dans la police
00:52:24vous seriez tous surpris
00:52:25on fait 3 tirs par an
00:52:26de 30 cartouches
00:52:27donc 90 cartouches maximum
00:52:28par an
00:52:29quand on a de la place
00:52:30parce qu'on a des stands de tir
00:52:31moi par exemple
00:52:32ça fait plus de 4 mois
00:52:33que je n'ai pas tiré
00:52:33alors que j'aime bien
00:52:34justement tirer
00:52:35pour avoir mon arme
00:52:35et pouvoir me défendre
00:52:37et en fait
00:52:37il n'y a pas de place
00:52:37dans les stands de tir
00:52:39donc du coup
00:52:39on a des stands de tir
00:52:40qui ne sont pas aux normes
00:52:41non plus
00:52:41on n'a pas assez de moniteurs
00:52:43donc pour simplifier tout ça
00:52:45on nous dit
00:52:45bah tiens
00:52:46maintenant on va faire du tir
00:52:47encadré
00:52:48par de la hiérarchie
00:52:50mais je suis désolé
00:52:51on n'est pas des spécialistes de tir
00:52:52enfin je veux dire
00:52:53on essaie toujours
00:52:53l'administration
00:52:54essaie toujours derrière
00:52:55de se protéger
00:52:56parce qu'elle n'est pas capable
00:52:57justement
00:52:58de réaliser 100%
00:52:59des tirs réglementaires
00:53:00et c'est ça qui m'inquiète
00:53:01et c'est ça qui nous rend
00:53:02en colère
00:53:03et parce que justement
00:53:04on a besoin de formation continue
00:53:05on a besoin de travailler
00:53:06sur des scènes comme ça
00:53:07on a besoin de travailler
00:53:08par exemple
00:53:08sur des refus d'obtempérer
00:53:10comme on neutralise un véhicule
00:53:11qu'on nous apprenne des choses
00:53:12vraiment à nous débrouiller
00:53:13or aujourd'hui
00:53:14on nous dit juste
00:53:14vous tirez dans la bouteille
00:53:15à 10 mètres
00:53:16parce que c'est ça en fait
00:53:17un tir de défense
00:53:18vous sortez votre arme
00:53:19vous tirez dans une cible immobile
00:53:21à 10 mètres
00:53:22et puis après comme ça
00:53:23on a coché la case
00:53:23administrativement
00:53:24on est couvert
00:53:25et le jour où vous passez
00:53:26devant les magistrats
00:53:27et bien vous êtes tout seul
00:53:28avec votre avocat
00:53:29le ministre il est chez lui
00:53:32la hiérarchie
00:53:33bon ils vous aident
00:53:34un tout petit peu
00:53:34ils vous soutiennent
00:53:35mais à un moment donné
00:53:35ils vous lâchent aussi
00:53:36parce que de toute façon
00:53:37ils n'y peuvent rien non plus
00:53:38le système fait que
00:53:39à un moment donné
00:53:40on est toujours tout seul
00:53:41à la fin à rendre des comptes
00:53:42Alors justement Virginie
00:53:43comment est-ce que la justice
00:53:44prend le relais
00:53:45dans ce type d'affaires ?
00:53:46Là ce qui va se passer
00:53:48c'est qu'il ne faut pas
00:53:49condamner immédiatement
00:53:51le policier qui a tiré
00:53:52mais on ne peut pas
00:53:52non plus considérer
00:53:53qu'un tir mortel
00:53:54ne doit pas être contrôlé
00:53:55donc il va y avoir
00:53:56une enquête
00:53:57c'est évident
00:53:59pour déterminer
00:54:00si le policier
00:54:01qui a tiré
00:54:03était en état
00:54:04de légitime défense
00:54:05ça c'est l'IGPN
00:54:05voilà parce que sa vie
00:54:07était à lui
00:54:09engagée
00:54:09celle de son collègue
00:54:11ou celle d'autrui
00:54:12et il va y avoir
00:54:13tout un débat
00:54:14autour à la fois
00:54:15de la nécessité
00:54:16et de la proportionnalité
00:54:18ce dont vous parlez
00:54:18et donc on va récupérer
00:54:20les éventuelles images
00:54:22à nouveau
00:54:22de vidéosurveillance
00:54:24peut-être de caméras piétons
00:54:25ils vont également
00:54:26la distance
00:54:28entre cette personne
00:54:30et la personne
00:54:31et le policier
00:54:32qui a tiré
00:54:32savoir s'ils étaient
00:54:34proches
00:54:34ou non
00:54:35ils vont également
00:54:36compter le nombre
00:54:37de tirs
00:54:38qu'il y a eu
00:54:39et si on pouvait
00:54:42utiliser
00:54:42une arme
00:54:43non létale
00:54:44par exemple
00:54:45un tiser
00:54:45mais tout ça
00:54:46se passe en une fraction
00:54:47de seconde
00:54:48on n'a pas non plus
00:54:49les moyens
00:54:49de changer d'arme
00:54:51de passer
00:54:52d'un tiser
00:54:53à un pistolet
00:54:55et donc
00:54:56je
00:54:57mais je crains
00:54:58qu'à nouveau
00:54:59dans un cas
00:55:00comme celui-ci
00:55:03certains vont se permettre
00:55:05effectivement
00:55:06de parler
00:55:06de violence
00:55:07de violence policière
00:55:09alors qu'on voit bien
00:55:11qu'on a à la fois
00:55:12un problème de formation
00:55:12comme vous l'avez dit
00:55:13sur
00:55:15probablement
00:55:15sur le tir
00:55:16ce que vous avez
00:55:17ce que vous avez rappelé
00:55:18et également aussi
00:55:19probablement
00:55:20que face à un profil
00:55:22psychiatrique
00:55:22puisque là
00:55:23on était face
00:55:24à quelqu'un
00:55:25qui était en état
00:55:26de démence
00:55:26il n'est pas évident
00:55:28que les policiers
00:55:29l'équipage
00:55:30qui est venu
00:55:32à la suite
00:55:32de l'appel
00:55:34du restaurateur
00:55:35je crois
00:55:35avaient
00:55:36une formation spéciale
00:55:38pour gérer
00:55:39une personne
00:55:40en état de démence
00:55:41et donc
00:55:41c'est ça aussi
00:55:42que l'enquête
00:55:43l'enquête
00:55:44m'a révélé
00:55:45on n'a pas de formation
00:55:46spéciale en fait
00:55:47nous on arrive
00:55:48et encore une fois
00:55:49on doit gérer l'urgence
00:55:50avec les moyens
00:55:50que nous donne
00:55:51notre administration
00:55:51et on n'a pas tous
00:55:52des tasers non plus
00:55:53on n'a pas tous
00:55:55nous on demande
00:55:56justement aussi
00:55:56de l'armement
00:55:57intermédiaire
00:55:58entre guillemets
00:55:58mais là sur un cas
00:55:59comme ça
00:55:59franchement
00:56:00pour moi c'est carré
00:56:01quand votre collègue
00:56:02est en train
00:56:03de se faire poignarder
00:56:03je suis désolé
00:56:04mais c'est d'abord
00:56:05l'avis de votre collègue
00:56:06et l'avis des autres citoyens
00:56:08Jean-Christophe
00:56:08hier un de vos collègues
00:56:09mettait le doigt
00:56:11sur la question
00:56:11de la garde à vue
00:56:12dans ce type d'affaires
00:56:14qu'à un moment donné
00:56:15elle était
00:56:17quasi systématique
00:56:18la garde à vue
00:56:18dans ce type d'affaires
00:56:19la garde à vue des policiers
00:56:20qu'aujourd'hui
00:56:21c'est plus
00:56:23c'était une demande
00:56:24justement
00:56:25des policiers
00:56:25que ces gardes à vue
00:56:27ne soient pas systématiques
00:56:29la garde à vue
00:56:30normalement
00:56:30elle doit intervenir
00:56:31quand il y a une zone d'ombre
00:56:32dans l'action
00:56:33c'est-à-dire qu'on a un soupçon
00:56:35qu'il n'y a pas de légitime défense
00:56:36etc
00:56:37il y a une garde à vue
00:56:38mais effectivement
00:56:38souvent les magistrats
00:56:39pour se couvrir aussi
00:56:40pour éteindre un petit peu
00:56:41la clameur publique
00:56:42etc
00:56:42mettre systématiquement
00:56:43le policier en garde à vue
00:56:44c'est confort pour eux
00:56:45alors ça vous dédroit aussi
00:56:47la garde à vue
00:56:47attention
00:56:47vous avez le droit
00:56:48d'avoir un avocat
00:56:49etc
00:56:49de voir un médecin
00:56:50mais en principe
00:56:51vous êtes à disposition
00:56:52quand vous êtes policier
00:56:53vous n'allez pas partir au Brésil
00:56:54dès le lendemain
00:56:55pour échapper à la justice
00:56:57vous êtes là en tant que
00:56:58j'allais dire témoin assisté
00:57:00quelque part
00:57:00et vous êtes à disposition
00:57:01de la justice
00:57:02donc c'est ça
00:57:03que nous on ne supporte pas
00:57:03parce que pour nous
00:57:04garde à vue
00:57:04égale délinquance
00:57:05et donc quand vous allez
00:57:06en garde à vue
00:57:07on vous prend pour un délinquant
00:57:09alors que vous êtes
00:57:10dans vos fonctions de policier
00:57:12au service de l'Etat
00:57:13vous utilisez une arme de service
00:57:15que l'Etat vous donne
00:57:15pour protéger les citoyens
00:57:16et à la fin
00:57:17c'est vous qui êtes en garde à vue
00:57:18en train de vous expliquer
00:57:19alors oui
00:57:20on est dans une
00:57:21ce qui est normal
00:57:22on est dans une démocratie
00:57:23on doit rendre des comptes
00:57:24en fait il y a la manière
00:57:25et aujourd'hui
00:57:26on demande vraiment
00:57:26un statut pour le policier
00:57:27qui n'est pas actualisé
00:57:28Amin Elbaï
00:57:29moi j'aimerais compléter
00:57:31ces interventions
00:57:32par en réalité
00:57:33la situation administrative
00:57:35des policiers
00:57:36parce qu'effectivement
00:57:37ils sont susceptibles
00:57:38de faire l'objet
00:57:39sur le volet judiciaire
00:57:40de garde à vue
00:57:40ils sont marqués
00:57:42psychologiquement
00:57:42par les faits
00:57:44et il y a aussi
00:57:45derrière
00:57:46les relations
00:57:47que vous pouvez avoir
00:57:48avec votre hiérarchie
00:57:48avec l'IGPN
00:57:50je rappelle que la police
00:57:50est l'un des corps
00:57:51les plus surveillés de France
00:57:53dans notre administration
00:57:54et c'est aussi normal
00:57:55parce qu'ils doivent
00:57:56rendre des comptes
00:57:56bien évidemment
00:57:57c'est une exigence
00:57:58démocratique et citoyenne
00:58:00en revanche
00:58:01moi je pense
00:58:02à ce policier
00:58:04en l'espèce
00:58:04cette policière
00:58:05blessée
00:58:06parce que
00:58:07vous savez
00:58:07quand vous êtes blessé
00:58:08au sein de la police nationale
00:58:09la protection
00:58:09n'est pas systématique
00:58:10vous devez demander
00:58:12la protection fonctionnelle
00:58:13et cette protection fonctionnelle
00:58:15elle est censée
00:58:15en réalité
00:58:16vous aider
00:58:16à payer les frais d'avocat
00:58:17lorsque vous êtes mis en cause
00:58:19à dédommager
00:58:20votre préjudice moral
00:58:21lorsque vous êtes atteint
00:58:22psychologiquement
00:58:23et aujourd'hui
00:58:24comme le mot d'ordre
00:58:26qui est donné
00:58:26par les ministères
00:58:27c'est les coupes budgétaires
00:58:29alors tout est fait
00:58:30pour ne pas accorder
00:58:31la protection fonctionnelle
00:58:33administrative
00:58:34aux policiers
00:58:35si bien que
00:58:35je rencontre moi
00:58:36chaque jour
00:58:37et bien des policiers
00:58:38qui m'interpellent
00:58:39ils ne m'interpellent pas
00:58:40pour n'importe quelle raison
00:58:41ils m'interpellent
00:58:41parce que j'ai le droit
00:58:42à la parole publique
00:58:43pour me témoigner
00:58:44de leurs conditions
00:58:45pour me témoigner
00:58:46de leur situation
00:58:47d'impékiniosité
00:58:48parfois
00:58:48ce sont des policiers
00:58:49à qui on a refusé
00:58:49la protection fonctionnelle
00:58:50qui doivent eux-mêmes
00:58:52payer leurs propres
00:58:52frais de justice
00:58:53ils sont totalement
00:58:56voués
00:58:56pour servir l'Etat
00:58:57et quand la République
00:58:59doit être reconnaissante
00:59:00à l'égard
00:59:00de ceux qui la servent
00:59:02l'Etat n'est pas toujours présent
00:59:03et je dirais même parfois
00:59:04aux abonnés absents
00:59:05c'est aussi ça
00:59:06le double drame
00:59:06et c'est aussi ça
00:59:07le double échec
00:59:07Allez un tout autre sujet
00:59:08à présent
00:59:09ce 1er juillet
00:59:10marque une nouvelle étape
00:59:11dans la mise en oeuvre
00:59:13du pacte asile
00:59:13et immigration
00:59:14après l'entrée
00:59:16en application
00:59:16de la majorité
00:59:18des nouvelles règles
00:59:19le 12 juin dernier
00:59:21plusieurs dispositions
00:59:22clés entre désormais
00:59:23donc en vigueur
00:59:24notamment celle
00:59:24qui réorganise
00:59:25la répartition
00:59:26des responsabilités
00:59:27entre les Etats membres
00:59:28en matière d'asile
00:59:30alors concrètement
00:59:31on va en parler avec vous
00:59:32François Pirard
00:59:33qu'est-ce qui change
00:59:34à partir d'aujourd'hui ?
00:59:36Alors à partir d'aujourd'hui
00:59:37c'est la mise en oeuvre
00:59:38complète
00:59:39de ce fameux pacte
00:59:40asile et immigration
00:59:41qui a commencé
00:59:41dès la mi-juin
00:59:43ce pacte asile et immigration
00:59:45c'est 10 textes
00:59:46qui comprend énormément
00:59:47de mesures
00:59:48mais en synthèse
00:59:49il y a deux gros points
00:59:50saillants
00:59:51le premier
00:59:52c'est une harmonisation
00:59:53de la procédure
00:59:54de demande d'asile
00:59:55entre les différents pays
00:59:56de l'Union Européenne
00:59:57avec une caractéristique
01:00:00assez importante
01:00:01c'est que ça se fait
01:00:02au prix
01:00:03d'un transfert
01:00:04de souveraineté
01:00:05des Etats membres
01:00:06vers l'Union Européenne
01:00:07c'est-à-dire
01:00:08qu'aujourd'hui
01:00:08on avait une procédure
01:00:09qui en France
01:00:10était réglée
01:00:11par le code
01:00:12de l'entrée
01:00:13du séjour
01:00:13des étrangers
01:00:14et des demandes
01:00:16d'asile
01:00:17maintenant
01:00:18c'est une procédure
01:00:20qui sera
01:00:21conforme
01:00:22aux droits
01:00:22européens
01:00:23avant tout
01:00:24et le deuxième point saillant
01:00:25c'est ce fameux mécanisme
01:00:27de solidarité
01:00:28qui fait qu'aujourd'hui
01:00:30comme chacun sait
01:00:30des pays comme la Grèce
01:00:31des pays comme l'Italie
01:00:32sont très exposés
01:00:34aux entrées
01:00:35d'immigrés
01:00:35notamment illégaux
01:00:36qui n'ont pas forcément
01:00:37vocation
01:00:38à rester dans ces pays-là
01:00:39notamment la Grèce
01:00:39ils souhaitent souvent
01:00:40aller en France
01:00:41ou en Allemagne
01:00:42ces pays sont très sollicités
01:00:44c'est très coûteux pour eux
01:00:46et donc ce mécanisme européen
01:00:47prévoit que des pays
01:00:48comme la France
01:00:50ou l'Allemagne
01:00:51pourraient dédommager
01:00:52en quelque sorte
01:00:53ces pays
01:00:54comme la Grèce
01:00:55ou l'Italie
01:00:55en tout cas les aider
01:00:56et ce mécanisme de solidarité
01:00:58pourrait donc se faire
01:00:58soit en accueillant
01:01:00des demandeurs d'asile
01:01:01qui ont déposé
01:01:02leurs demandes
01:01:03en Italie
01:01:03ou en Grèce
01:01:04soit en contribuant
01:01:07en aidant
01:01:08ces pays
01:01:08financièrement
01:01:09donc 20 000 euros
01:01:10par migrant
01:01:10ou bien
01:01:11par un appui opérationnel
01:01:13en envoyant par exemple
01:01:14du personnel
01:01:15pour aider
01:01:16au traitement
01:01:17des demandes d'asile
01:01:17sur place
01:01:18Alors l'objectif affiché
01:01:20renforcer donc
01:01:20le contrôle
01:01:21des frontières extérieures
01:01:22accélérer le traitement
01:01:23des demandes d'asile
01:01:24harmoniser les procédures
01:01:25au sein de l'Union Européenne
01:01:26instaurer un mécanisme
01:01:27de solidarité
01:01:28entre les Etats membres
01:01:29tout ça
01:01:30avec des règles communes
01:01:31plus efficaces
01:01:33ces nouvelles règles
01:01:35sont-elles réellement
01:01:35plus efficaces
01:01:36Samine Elbaï ?
01:01:37Elles ne sont absolument
01:01:38pas pour autant
01:01:40plus efficaces
01:01:40je dirais même
01:01:41plus coûteuses
01:01:42vous l'avez parfaitement
01:01:43démontré
01:01:44pour la France
01:01:45pour la France
01:01:46en particulier
01:01:47mais je vais vous dire
01:01:48sur cette question
01:01:50de l'asile
01:01:52là où on se ment
01:01:52aussi à nous-mêmes
01:01:53c'est qu'aujourd'hui
01:01:54il y a
01:01:55c'est pas le principe
01:01:57même de l'asile
01:01:57qui est remis en cause
01:01:58mais c'est son dévoiement
01:01:59parce que
01:02:00les déboutés
01:02:03des demandes d'asile
01:02:04aujourd'hui
01:02:04on le voit en France
01:02:05et bien
01:02:06ils sont
01:02:08éligibles
01:02:08à d'autres canaux
01:02:09c'est-à-dire que
01:02:10vous avez certaines personnes
01:02:11qui sont déboutées
01:02:12de leur droit d'asile
01:02:13et qui
01:02:14quelques mois après
01:02:15vont être régularisées
01:02:16exceptionnellement
01:02:17par le préfet
01:02:19la Cour nationale
01:02:20du droit d'asile
01:02:21n'a pas reconnu
01:02:21leur situation
01:02:22de persécution
01:02:23mais vous avez
01:02:24toujours un ou deux
01:02:25juges administratifs
01:02:26qui trouveront une bonne raison
01:02:27de régulariser
01:02:28exceptionnellement
01:02:29il n'y a pas de jurisprudence
01:02:31commune
01:02:31chaque préfet
01:02:32a un pouvoir
01:02:33d'appréciation discrétionnaire
01:02:34et aujourd'hui
01:02:36le problème
01:02:37se trouve
01:02:38chez les déboutés
01:02:39de la demande d'asile
01:02:40et l'autre problème
01:02:41se trouve également
01:02:42cette fois-ci
01:02:43non plus à la sortie
01:02:44mais plutôt à l'entrée
01:02:45c'est qu'on ne peut pas
01:02:47aujourd'hui
01:02:47exiger
01:02:48dans notre droit européen
01:02:49que la demande d'asile
01:02:51puisse être instruite
01:02:52en dehors
01:02:52des pays
01:02:53de
01:02:55l'Union Européenne
01:02:56on pourrait parfaitement
01:02:58mobiliser
01:02:58notre diplomatie
01:03:00nos ambassades
01:03:01et évaluer
01:03:02ces demandes d'asile
01:03:03directement
01:03:04depuis
01:03:06un certain nombre
01:03:07de pays
01:03:07hors Union Européenne
01:03:09tel n'est pas le cas
01:03:10aujourd'hui
01:03:10donc on est totalement
01:03:11pris en étau
01:03:13et on est prisonnier
01:03:13de notre propre politique
01:03:14migratoire
01:03:15c'est-à-dire qu'on nous parle
01:03:16de règles communes
01:03:17on cherche à uniformiser
01:03:19quelque chose
01:03:20Virginie
01:03:21Bensous-Sambrulé
01:03:22qui au final
01:03:23on le voit
01:03:24sur le plan juridique
01:03:26notamment
01:03:26quoi qu'il arrive
01:03:27on va rester
01:03:30dépendant
01:03:30et on va se retrouver
01:03:31dépendant
01:03:32des politiques
01:03:33migratoires
01:03:33des autres pays
01:03:34de l'Union
01:03:35je vous rejoins
01:03:36et en plus
01:03:37on a tendance aussi
01:03:38à mélanger
01:03:40toutes les catégories
01:03:42alors qu'elles n'ont pas
01:03:43le même droit applicable
01:03:45et la même politique publique
01:03:46d'un côté
01:03:47on peut avoir
01:03:48les étudiants étrangers
01:03:50titulaires d'un visa
01:03:51on peut avoir
01:03:52les réfugiés reconnus
01:03:53avec la réforme
01:03:54sur le droit d'asile
01:03:56on va avoir
01:03:57l'immigration familiale
01:03:59et puis
01:04:00l'immigration irrégulière
01:04:01mais
01:04:02toutes ces catégories-là
01:04:04ne font pas
01:04:05une seule catégorie
01:04:06et c'est pas
01:04:07le même droit
01:04:08et c'est pas
01:04:08la même politique publique
01:04:09et en fait
01:04:10ce qu'on ressent
01:04:11en réalité
01:04:12c'est qu'une politique
01:04:13migratoire
01:04:14qui n'est pas
01:04:16exécutée
01:04:16en fait
01:04:17est une politique
01:04:17migratoire
01:04:18qui n'est pas
01:04:19crédible
01:04:20et je pense
01:04:20que c'est ça aussi
01:04:21que les Français
01:04:24ressentent
01:04:24François-Pierard
01:04:25pour qu'on comprenne bien
01:04:26est-ce que ce pacte
01:04:27asile et migration
01:04:30qu'est-ce que ce pacte
01:04:31asile et migration
01:04:31va pouvoir apporter
01:04:32à la France
01:04:33est-ce qu'on va
01:04:34pouvoir observer
01:04:36une baisse
01:04:38des entrées
01:04:39une baisse
01:04:40de l'immigration
01:04:42clandestine
01:04:43et non contrôlée
01:04:44puisque c'est
01:04:45c'est un peu
01:04:45ce qu'on cherche
01:04:46aujourd'hui à faire
01:04:47parce que
01:04:47vous pouvez nous parler
01:04:48aussi de chiffres
01:04:49par rapport
01:04:50à cette immigration
01:04:51incontrôlée
01:04:52et puis en termes
01:04:54de coûts aussi
01:04:54est-ce que ça nous coûte
01:04:55aujourd'hui
01:04:56et est-ce qu'on a
01:04:57l'impression
01:04:57c'est ce que vous nous
01:04:58disiez tout à l'heure
01:04:58que finalement
01:04:59ça risque de nous coûter
01:05:00encore plus cher
01:05:01alors c'est
01:05:02à peu près certain
01:05:03que ça coûtera
01:05:04un peu plus cher
01:05:04pour la France
01:05:05parce qu'aujourd'hui
01:05:06on bénéficie
01:05:08en quelque sorte
01:05:09de ce que fait
01:05:10l'Italie
01:05:10de ce que fait
01:05:11la Grèce
01:05:12de ce que font
01:05:12ces pays d'accueil
01:05:13qui sont très exposés
01:05:14aux routes migratoires
01:05:15mais en quelque sorte
01:05:16ces pays font déjà
01:05:17ce travail pour la France
01:05:18s'ils faisaient
01:05:18de manière
01:05:20disons gratuite
01:05:20là il va falloir
01:05:22contribuer pour eux
01:05:23sur la question
01:05:24de est-ce que
01:05:25ça va faire
01:05:27qu'on va accueillir
01:05:27davantage d'immigrés
01:05:28ou non
01:05:29là je pense que
01:05:29la réponse
01:05:30est plus complexe
01:05:31qu'il n'y paraît
01:05:32parce que
01:05:33le phénomène principal
01:05:34de ce pacte
01:05:35asile-immigration
01:05:36c'est ce fameux
01:05:37transfert de souveraineté
01:05:38c'est que vous avez
01:05:39une partie
01:05:40de la procédure
01:05:42une partie importante
01:05:43de la procédure d'asile
01:05:44qui ne dépend
01:05:45non plus
01:05:45du droit national
01:05:46mais du droit européen
01:05:47et la crainte
01:05:48que certains peuvent avoir
01:05:49c'est que comme
01:05:50il est très difficile
01:05:51de réformer
01:05:52le droit d'asile
01:05:53que ce transfert
01:05:54de souveraineté
01:05:54soit compliqué
01:05:55parce qu'en fait
01:05:56comme c'est déjà
01:05:57difficile à réformer
01:05:58au niveau national
01:05:58ça pourrait être
01:05:59encore plus difficile
01:06:00à faire au niveau
01:06:00européen
01:06:01cela dit
01:06:02mais pour qu'on prenne
01:06:03concrètement
01:06:04par exemple
01:06:04on va parler
01:06:05dans quelques secondes
01:06:05on va parler
01:06:06de la situation
01:06:06de l'Espagne
01:06:06quand on a évidemment
01:06:08beaucoup parlé
01:06:08ces derniers mois
01:06:09avec cette décision
01:06:11prise par Pedro Sanchez
01:06:12de régulariser
01:06:13un demi-million
01:06:14de clandestins
01:06:17concrètement
01:06:18est-ce que ça
01:06:20demain
01:06:20est-ce que finalement
01:06:22ce nouveau pacte
01:06:23asile et migration
01:06:25empêcherait l'Espagne
01:06:26de prendre une telle décision ?
01:06:27Absolument pas
01:06:27parce que ce n'est pas son objet
01:06:29en revanche
01:06:30comme il fixe un cadre commun
01:06:31à la procédure d'asile
01:06:32jusqu'à présent
01:06:34on avait une union européenne
01:06:35qui était plutôt favorable
01:06:36à une politique
01:06:37d'immigration assez ouverte
01:06:38or on voit
01:06:39que c'est en train de changer
01:06:40et là
01:06:41il y a eu en juin
01:06:42un véritable tournant
01:06:42qui a été le vote
01:06:43au Parlement européen
01:06:44du règlement retour
01:06:45qui est à l'inverse
01:06:47du pacte asile-immigration
01:06:48un texte très ferme
01:06:50qui favorise largement
01:06:53les expulsions
01:06:54en fait
01:06:54et qui prévoit même
01:06:55les fameux hub retour
01:06:56qui prévoit des sortes
01:06:58d'OQTF européennes
01:06:59qui prévoit
01:07:00un allongement
01:07:02de la durée de rétention
01:07:02enfin ça correspond
01:07:03à peu près
01:07:04à une multiplication
01:07:04par 4
01:07:05de la durée de rétention
01:07:06des étrangers clandestins
01:07:08qu'on connaît aujourd'hui
01:07:09en France
01:07:09donc c'est une mesure
01:07:10qui est très restrictive
01:07:11par rapport à ce qu'on connaît
01:07:12aujourd'hui
01:07:12ça a été voté
01:07:13très largement
01:07:14au Parlement européen
01:07:15et donc
01:07:16d'une certaine manière
01:07:17on peut aussi penser
01:07:18qu'en délégant
01:07:19une partie de notre politique
01:07:20migratoire
01:07:21à l'Union européenne
01:07:22finalement
01:07:22ça peut aussi permettre
01:07:24de réformer
01:07:25notre politique migratoire
01:07:26en en rendant plus strict
01:07:27alors qu'on a du mal
01:07:28à le faire en France
01:07:29les propositions
01:07:30d'allongement
01:07:31de la durée de rétention
01:07:32en France
01:07:32étaient compliquées
01:07:33à faire passer
01:07:34il me semble même
01:07:34qu'il y avait eu
01:07:35des enjeux juridiques
01:07:37certains pourront confirmer
01:07:39ou non
01:07:39mais conseil d'état
01:07:40conseil constitutionnel
01:07:41en France
01:07:42ça fait facilement
01:07:43grincer des dents
01:07:43quand ça passe
01:07:44par le droit
01:07:44de l'Union européenne
01:07:45qui est transposable
01:07:47et bien
01:07:48ça passe
01:07:48et ça implique des réformes
01:07:50Jean-Christophe
01:07:50je crois que vous souhaitiez
01:07:51ajouter quelque chose
01:07:52non mais nous on attend
01:07:53de voir ce que ça va donner
01:07:54sur le terrain en fait
01:07:54parce qu'effectivement
01:07:56on sait très bien
01:07:57que les déboutés
01:07:57par exemple
01:07:58du droit d'asile
01:07:59ou l'immigration
01:08:01clandestine
01:08:01après il reste
01:08:02c'est-à-dire qu'une fois
01:08:03qu'on vous dit
01:08:03ok vous n'êtes pas éligible
01:08:04d'accord
01:08:04mais vous ne repartez pas
01:08:05et donc vous restez
01:08:06on vous retrouve
01:08:06à Stalingrad
01:08:07on vous retrouve
01:08:08sous les ponts
01:08:09à Paris
01:08:09on vous retrouve
01:08:10un peu partout
01:08:11et en fait même nous
01:08:12on gère la misère
01:08:12tous les jours
01:08:14et donc c'est insupportable
01:08:15en fait
01:08:16et quelque part
01:08:17on donne aussi
01:08:18j'allais dire
01:08:20un blanc-seing
01:08:20à ceux qui arrivent
01:08:22illégalement
01:08:22alors même qu'il y en a
01:08:24d'autres personnes
01:08:25qui veulent venir
01:08:26de façon légale
01:08:27et qu'on leur refuse
01:08:29parce qu'il faut faire
01:08:29de la place
01:08:30à ceux qui sont arrivés
01:08:30illégalement
01:08:31donc je trouve qu'en fait
01:08:32on donne aussi
01:08:32de mauvais signaux
01:08:36au monde entier
01:08:37entre guillemets
01:08:38alors concernant l'Espagne
01:08:39on ne favorise pas
01:08:40ceux qui respectent
01:08:40les règles en fait
01:08:41l'Espagne justement
01:08:42on en parlait
01:08:43où les personnes
01:08:44en situation irrégulière
01:08:45avaient jusqu'à hier
01:08:46donc jusqu'au 30 mai
01:08:47pour déposer
01:08:48leurs demandes
01:08:48de régularisation
01:08:49dans le cadre du plan
01:08:51lancé par Pedro Sanchez
01:08:52plus d'un million
01:08:53de demandes
01:08:55ont été déposées
01:08:56à l'origine
01:08:57il devait y avoir
01:08:58500 000 régularisations
01:08:59ça pourrait donc
01:09:00être plus
01:09:00écoutez
01:09:01le correspondant
01:09:02de CNews
01:09:03en Espagne
01:09:04Nico Salvador
01:09:06Une fois de plus
01:09:07avec le gouvernement
01:09:08de Pedro Sanchez
01:09:09c'est la cacophonie
01:09:10qui règne en Espagne
01:09:11autour de la régularisation
01:09:12des sans-papiers
01:09:13ce matin
01:09:13la plus haute autorité
01:09:15judiciaire du pays
01:09:15le tribunal suprême
01:09:17a émis une sentence
01:09:18expliquant
01:09:19que le texte
01:09:20le décret
01:09:20ne respectait pas du tout
01:09:22les normes
01:09:22et les lois européennes
01:09:23et que peut-être
01:09:24la régularisation
01:09:24n'irait pas à son bout
01:09:26alors le gouvernement
01:09:27évidemment
01:09:27n'est pas du tout d'accord
01:09:28la ministre de l'immigration
01:09:30ce matin
01:09:30a défendu son décret
01:09:31car ce n'est pas une loi
01:09:33qui est passée
01:09:33il n'y a pas de majorité
01:09:34au parlement pour cela
01:09:35donc c'est simplement
01:09:36un décret
01:09:36et selon la ministre
01:09:37le décret respecte
01:09:38toutes les normes
01:09:39alors on verra si c'est
01:09:40la justice espagnole
01:09:41qui va trancher
01:09:43en tout cas
01:09:43cette séquence arrive
01:09:44dans un moment
01:09:45de forte tension
01:09:45entre Pedro Sanchez
01:09:47son gouvernement
01:09:48et les juges
01:09:48comme on l'explique
01:09:50ce week-end
01:09:50dans le JDD
01:09:51le bras droit
01:09:52de Pedro Sanchez
01:09:53a été condamné
01:09:54à 25 ans de prison
01:09:55pour une affaire
01:09:56de malversation
01:09:56le frère et l'épouse
01:09:58de Pedro Sanchez
01:09:58sont également mis en examen
01:10:00dans des affaires
01:10:01de corruption
01:10:02et en plus
01:10:03on ne sait pas exactement
01:10:04combien de personnes
01:10:04vont être régularisées
01:10:05on était parti sur 500 000
01:10:07mais il y a eu plus de 1,2 million
01:10:09de demandes
01:10:09alors il faut savoir
01:10:10que sur le décret
01:10:11il n'y a pas le nombre
01:10:12qui apparaît
01:10:13il y a juste les conditions
01:10:14de régularisation
01:10:14pas de condamnation judiciaire
01:10:16et avoir résidé 6 mois
01:10:18sur le territoire
01:10:18donc Pedro Sanchez
01:10:20a demandé une accélération
01:10:21des services administratifs
01:10:22pour savoir
01:10:23combien de personnes
01:10:24vont être au final
01:10:24régularisées
01:10:26entre 500 000
01:10:27et 1,2 million
01:10:29de personnes
01:10:30qui pourront
01:10:31alors à priori
01:10:32ce serait 500 000
01:10:33mais en tout cas
01:10:33il y a 1,2 million
01:10:34de demandes
01:10:35donc de personnes
01:10:35qui pourraient être
01:10:37amenées à circuler
01:10:38librement
01:10:39au sein de l'Union Européenne
01:10:40et ça
01:10:40c'est ce qu'on disait
01:10:41François Pirard
01:10:42le pacte asile et migration
01:10:43ne peut absolument
01:10:45pas l'empêcher
01:10:46le pacte asile et migration
01:10:48lui il est surtout
01:10:48sur l'accueil
01:10:50des étrangers
01:10:51en situation irrégulière
01:10:53effectivement
01:10:53il y a des dispositions
01:10:54qui concernent
01:10:55les étrangers
01:10:56qu'on trouve
01:10:57en situation irrégulière
01:10:58comme ça
01:10:59au sein d'un pays
01:11:00avec une procédure
01:11:01d'examen
01:11:02avec une première phase
01:11:03de 7 jours
01:11:05lors de laquelle
01:11:06on propose
01:11:06à la personne
01:11:07de déposer ou non
01:11:08une demande d'asile
01:11:09mais ils ne seront plus
01:11:10en situation régulière
01:11:10s'ils sont régularisés
01:11:11à l'Espagne
01:11:13une fois qu'ils sont régularisés
01:11:14c'est fini
01:11:14ils ont un titre de 7 jours
01:11:16ce pacte
01:11:19ne touche pas du tout
01:11:20des personnes
01:11:21qui auraient déjà été régularisées
01:11:22sur les régularisations
01:11:23il faut aussi avoir
01:11:24en tête une chose
01:11:25le phénomène
01:11:26qu'on voit en Espagne
01:11:27est un phénomène
01:11:27d'une ampleur
01:11:28assez exceptionnelle
01:11:29mais les régularisations
01:11:30existent aussi en France
01:11:31on en compte
01:11:3230 000 par an
01:11:33on est à environ
01:11:34300 000
01:11:35sur la décennie écoulée
01:11:37300 000
01:11:38c'est la population
01:11:39d'une ville
01:11:39de taille importante
01:11:40en France
01:11:41c'est à peu près
01:11:42deux fois
01:11:42la population
01:11:43de la ville de Caen
01:11:43on nous parle d'une immigration
01:11:45c'est ce que dit
01:11:46Pedro Sanchez
01:11:47qui parle d'une immigration
01:11:48choisie
01:11:49une immigration de travail
01:11:50pour ce demi-million
01:11:53de sans-papiers régularisé
01:11:55sauf que
01:11:56cette immigration
01:11:57elle est choisie
01:11:58par l'Espagne
01:11:58mais elle n'est pas
01:11:59forcément choisie
01:12:00par les autres pays
01:12:01de l'Union Européenne
01:12:01elle va donc être imposée
01:12:03d'une certaine façon
01:12:04aux autres pays
01:12:05il y a face à nous
01:12:06un diktat
01:12:07de la part des Etats
01:12:09européens
01:12:09mais qui est propre
01:12:10en réalité
01:12:11à la réalité
01:12:12de l'espace Schengen
01:12:13une fois que vous êtes
01:12:14régularisé
01:12:15dans l'un des pays
01:12:16de l'espace Schengen
01:12:17une fois que
01:12:18votre situation
01:12:19est reconnue
01:12:20par une administration
01:12:20comme étant légale
01:12:22et bien vous pouvez
01:12:22librement voyager
01:12:23dans l'espace Schengen
01:12:24vous pouvez y séjourner
01:12:25vous pouvez y fonder
01:12:27une famille
01:12:29et à cette issue
01:12:30lorsque vous faites
01:12:31un enfant
01:12:31vous êtes tout simplement
01:12:33inexpulsable
01:12:33d'ailleurs vous devez
01:12:34être régularisé
01:12:35puisque c'est le droit
01:12:36européen qui l'oblige
01:12:36vous savez
01:12:37je vais vous dire une chose
01:12:39Mickaël
01:12:39en toute transparence
01:12:40moi je suis issu
01:12:41de cette immigration là
01:12:42ma maman
01:12:43est issue
01:12:44de cette immigration là
01:12:45mes grands-parents
01:12:46sont issus
01:12:47de cette immigration là
01:12:47c'était une immigration
01:12:48du travail
01:12:49et aujourd'hui
01:12:51toutes les personnes
01:12:52même en France
01:12:53qui sont issues
01:12:54de cette immigration
01:12:54du travail
01:12:55vous disent
01:12:56il y a quelque chose
01:12:57que nous
01:12:58nous ne pouvons pas
01:12:59consentir aujourd'hui
01:13:00parce que
01:13:00il y a 20 ans
01:13:0230 ans
01:13:0240 ans
01:13:03le facteur
01:13:05d'intégration
01:13:06au sein de la société
01:13:07française
01:13:07c'était le travail
01:13:08sauf qu'aujourd'hui
01:13:10l'immigration de travail
01:13:12et François Pirard
01:13:13pourrait peut-être
01:13:13le confirmer
01:13:14aujourd'hui
01:13:15elle ne représente
01:13:15quasiment rien
01:13:1713 à 15%
01:13:18ça ne veut pas dire
01:13:19que les autres
01:13:19ne travaillent pas
01:13:20mais ça veut dire
01:13:20que ce n'est pas
01:13:21leur motif d'entrée
01:13:21et quand on parlait
01:13:23d'immigration
01:13:23c'est ce qui a changé
01:13:24moi je doute fortement
01:13:25que l'Espagne
01:13:26ait choisi
01:13:27cette immigration là
01:13:28elle a choisi
01:13:28de la régulariser
01:13:29de facto
01:13:30une fois sur place
01:13:31mais en soi
01:13:32quand il y a des personnes
01:13:33qui entrent illégalement
01:13:33sur votre territoire
01:13:34vous n'avez pas choisi
01:13:35qu'il y a rentré un territoire
01:13:36et c'est tout le problème
01:13:37de la prime à l'illégalité
01:13:38c'est que pour ne plus
01:13:39être expulsable
01:13:40et bien
01:13:41vous avez des étrangers
01:13:42aujourd'hui
01:13:42qui font soit des enfants
01:13:43soit se marient
01:13:44le mariage
01:13:45aujourd'hui en France
01:13:46et bien c'est la prime
01:13:48à la régularisation
01:13:49face à l'illégalité
01:13:51voilà
01:13:51donc vous ne pouvez plus
01:13:52rien faire face à ça
01:13:53il y a un problème
01:13:53de souveraineté
01:13:54et donc même des personnes
01:13:55qui comme nos parents
01:13:57et nos grands-parents
01:13:57qui ont trimé
01:13:58pour pouvoir se faire accepter
01:14:00pour pouvoir s'intégrer
01:14:01dans la société française
01:14:02aujourd'hui vous disent
01:14:03mais c'est pas juste
01:14:04parce qu'aujourd'hui
01:14:06vous accueillez
01:14:07une immigration de masse
01:14:08qui n'apporte rien
01:14:09socialement au pays
01:14:10et vous subissez
01:14:12cette immigration
01:14:13alors qu'à l'inverse
01:14:14ceux qui ont travaillé
01:14:15pour ce pays
01:14:16ont dû manifester
01:14:17un certain nombre
01:14:18d'efforts d'intégration
01:14:19pour se faire accepter
01:14:20dans la société
01:14:20on va revenir sur la hausse
01:14:22de la délinquance
01:14:23des mineurs
01:14:24après la mort de Louis
01:14:25c'est une question
01:14:25qui revient régulièrement
01:14:26comment l'ultra-violence
01:14:28des plus jeunes
01:14:28a explosé en France
01:14:31restez avec nous
01:14:31pour la dernière partie
01:14:32du meilleur de l'info
01:14:33sur CNews
01:14:34c'est une scène
01:14:38digne des cartels
01:14:39les plus redoutés
01:14:40à Marseille
01:14:41dans le quartier
01:14:42des rosiers
01:14:42des hommes
01:14:43armés
01:14:43de kalachnikov
01:14:44ont été filmés
01:14:45le week-end dernier
01:14:47tirant en rafale
01:14:48depuis les fenêtres
01:14:49d'un immeuble
01:14:50je vous propose
01:14:51de regarder ces images
01:15:01Jean-Christophe Couville
01:15:02le syndicat unité
01:15:04que vous représentez
01:15:04attribuer ces images
01:15:06à la DZ Mafia
01:15:07c'est de la propagande
01:15:09ils font leur communication
01:15:10aussi
01:15:11ils ont un service com
01:15:12la DZ Mafia
01:15:13et puis ils sont en train
01:15:14de montrer leur pouvoir
01:15:15leur pouvoir de feu
01:15:16c'est un spot de pub
01:15:18en disant
01:15:18regardez
01:15:18on a des armes
01:15:20on a des kalachnikovs
01:15:20alors d'ailleurs on voit
01:15:21qu'ils ne savent pas trop
01:15:21s'en servir d'ailleurs
01:15:22parce que je vois les manipulations
01:15:23ce n'est pas encore ça
01:15:25mais d'ailleurs ça fait même peur
01:15:26parce qu'en fait
01:15:27on ne sait même pas
01:15:28vers où ils tirent
01:15:29et on se dit
01:15:30mais en fait
01:15:31mais d'ailleurs
01:15:31moi c'est la question
01:15:32que j'allais vous poser
01:15:33parce que là
01:15:33ils tirent depuis un immeuble
01:15:34mais ils tirent cool
01:15:35parce que c'est un quartier
01:15:38de Marseille
01:15:38bien sûr
01:15:38les balles ont une portée
01:15:39de plus d'un kilomètre
01:15:41après vous ne savez pas
01:15:41où vous tirez
01:15:42mais donc ça part
01:15:43vous êtes un passant
01:15:44un peu plus loin
01:15:44ils pourraient toucher quelqu'un
01:15:45bien sûr ils peuvent toucher quelqu'un
01:15:46mais ça ils s'en fichent
01:15:47je veux dire
01:15:48ils ne pensent même pas à ça
01:15:49c'est des cerveaux vides
01:15:50eux ce qu'ils veulent
01:15:51c'est montrer
01:15:52qu'ils ont de la puissance
01:15:53et que c'est eux
01:15:54qui maîtrisent le quartier
01:15:55c'est eux qui ont les armes
01:15:57et la loi c'est eux
01:15:58voilà
01:15:59donc en fait
01:15:59encore une fois
01:16:00nous on subit ces images-là
01:16:02encore une fois
01:16:03on se dit
01:16:03mais qu'est-ce qu'on va faire derrière
01:16:04alors oui
01:16:04il va y avoir une enquête
01:16:06on va mobiliser des policiers
01:16:08pour essayer de les interpeller
01:16:09mais encore une fois
01:16:11moi ça me gêne
01:16:12parce qu'à un moment donné
01:16:14il y aura un conflit entre policiers
01:16:15et eux
01:16:16voilà
01:16:16on sait qu'un jour ou l'autre
01:16:17ça va mitrailler
01:16:18d'ailleurs
01:16:19aujourd'hui
01:16:19on est en train même de réfléchir
01:16:21ces compagnies républicaines de sécurité
01:16:23les CRS
01:16:23qui réfléchissent déjà
01:16:24à comment ils vont rentrer dans les quartiers
01:16:26avec quels blindés
01:16:27etc
01:16:27on le sait qu'un jour ou l'autre
01:16:28on n'a rien de confronter
01:16:29vous êtes en train de nous dire
01:16:30qu'en fait aujourd'hui
01:16:31on réfléchit à des interventions
01:16:33justement musclées
01:16:34dans certains quartiers
01:16:35oui parce qu'un jour
01:16:36il va falloir y aller
01:16:36avec des blindés
01:16:37on va être obligés
01:16:39on a trouvé des grenades
01:16:40on a trouvé un lance-roquette dans l'Est
01:16:41enfin voilà
01:16:43et qu'est-ce qu'on attend justement
01:16:44pour le faire ?
01:16:46ni président de la République
01:16:47ni ministre
01:16:48donc on attend
01:16:49les ordres
01:16:50ça dégénère
01:16:51non mais je pense qu'un jour ou l'autre
01:16:52il y aura malheureusement
01:16:52un collègue au tapis
01:16:53et je pense que là
01:16:54les esprits vont peut-être
01:16:55s'échauffer aussi de notre côté
01:16:56parce qu'on ne va plus faire de cadeaux
01:16:58on peut rappeler ce qu'est là
01:17:00j'ai vécu ça à Avignon
01:17:02avec un collègue
01:17:04qui s'est fait assassiner
01:17:06sur un contrôle
01:17:07il y avait 20 000 policiers
01:17:09et citoyens devant l'Assemblée nationale
01:17:11je pense qu'à un moment donné
01:17:12l'État doit vraiment réagir
01:17:14et se dire qu'aujourd'hui
01:17:15on a passé encore un cap
01:17:16on a des enfants soldats
01:17:17maintenant on a des kalachnikovs
01:17:18dans les cités
01:17:19il y a des images de propagande
01:17:21à un moment donné c'est bon
01:17:22on en a soupé
01:17:23on peut rappeler ce qu'est la DZ mafia
01:17:24aujourd'hui ?
01:17:26c'est un cartel
01:17:27c'est un cartel algérien
01:17:28enfin voilà
01:17:29DZ c'est
01:17:31ça veut dire Algérie
01:17:31c'est un cartel
01:17:33qui revendique effectivement
01:17:34l'appartenance communautaire algérienne
01:17:37DZ
01:17:38d'où le nom
01:17:40DZAïr
01:17:40donc on revendique
01:17:42l'Algérie
01:17:43et d'ailleurs
01:17:44le ministre de l'Intérieur
01:17:46Laurent Nunez
01:17:47quand il est parti en Algérie
01:17:48il dit avoir eu
01:17:50selon ses propos
01:17:51avoir la garantie
01:17:52de la part du gouvernement algérien
01:17:54et bien
01:17:54des garanties
01:17:55dans la collaboration
01:17:56et dans la lutte
01:17:57contre le narcotrafic
01:17:58et notamment la lutte
01:17:59contre la DZ mafia
01:18:00encore heureux
01:18:01enfin
01:18:02moi j'espère quand même
01:18:04et il en va peut-être même
01:18:05l'honneur des autorités algériennes
01:18:07qu'elles dénoncent
01:18:08cette DZ mafia
01:18:09parce qu'ils font du tort à l'Algérie
01:18:10ils font du tort
01:18:12aux franco-algériens
01:18:13qui vivent en France
01:18:14on l'appelle
01:18:14la grande diaspora franco-algérienne
01:18:16et puis ils font du tort
01:18:17aux français
01:18:17tout simplement
01:18:18pour le moment
01:18:18c'est pas réellement fait
01:18:20de la part du gouvernement algérien
01:18:21pour le moment
01:18:21ce n'est pas fait
01:18:22de la part du gouvernement algérien
01:18:23et je trouve ça très regrettable
01:18:25parce que ça préjudicie
01:18:27énormément
01:18:27énormément
01:18:28et bien les français
01:18:29issus de l'immigration
01:18:30les franco-algériens
01:18:31comme moi d'ailleurs
01:18:33puisque moi
01:18:33je me sens assez sali
01:18:34par rapport à tout cela
01:18:35et je pense que
01:18:36beaucoup de franco-algériens
01:18:37se sentent sali
01:18:37par rapport à tout cela
01:18:39et aujourd'hui
01:18:39les français
01:18:41vivent dans cette insécurité permanente
01:18:43oui
01:18:44la DZ mafia
01:18:45répond à une logique
01:18:46de criminalité
01:18:47et pour rejoindre
01:18:48ce qu'a dit
01:18:49Jean-Christophe Couville
01:18:49par rapport aux policiers
01:18:50on a lâché les policiers
01:18:52parce que ce qu'on ne dit pas
01:18:53aujourd'hui en France
01:18:54c'est que la réforme
01:18:55de la police judiciaire
01:18:56a été dramatique
01:18:58pour les policiers
01:18:59en particulier
01:19:00dans la filière investigation
01:19:01parce que vous avez
01:19:02notamment des offastes
01:19:03des offices anti-stupéfiants
01:19:05où dans certaines zones
01:19:07à Lille
01:19:08comme à Marseille
01:19:08on a perdu des OPJ
01:19:10des officiers de police judiciaire
01:19:12depuis 2016
01:19:13donc on a renoncé
01:19:14en fonction de la gravité
01:19:15des dossiers
01:19:16à enquêter
01:19:17ou à ne pas enquêter
01:19:18en fonction de la taille
01:19:19et du volume du dossier
01:19:20c'est ça aussi
01:19:21qui est d'autant plus choquant
01:19:23dans notre pays
01:19:23juste pour dire
01:19:24moi je suis en contact
01:19:25souvent avec les BRI
01:19:26brigade de répression
01:19:27d'intervention
01:19:28de la police judiciaire
01:19:29qui nous disent
01:19:29que tous les jours
01:19:30ils interpellent
01:19:33des délinquants
01:19:33avec des armes
01:19:34tous les jours
01:19:36ils suppriment
01:19:36ils interpellent
01:19:37avec des kalachnikovs
01:19:38des pistolets
01:19:38etc
01:19:39en fait ça fait partie
01:19:40de leur quotidien
01:19:40et aujourd'hui c'est ça
01:19:41et on sait qu'en face
01:19:42les mecs sont armés
01:19:43et ils sont plus que dangereux
01:19:46parce qu'ils sont volontaristes
01:19:47justement pour gagner du terrain
01:19:48et montrer qu'il y a
01:19:49un autre état
01:19:50qui est en train de se monter
01:19:51mais ce qu'on dit
01:19:51sur la DZ
01:19:53vous allez aux Pays-Bas
01:19:54en Belgique
01:19:54c'est la mochromafia
01:19:55c'est le Maroc
01:19:55donc en fait
01:19:56si vous voulez
01:19:57on a aussi la mafia nigériane
01:19:59notamment vers Marseille
01:20:00enfin je veux dire
01:20:01en fait on a des communautés
01:20:02qui montent leur mafia
01:20:04qui importent leur mafia
01:20:05et qui à un moment donné
01:20:06décident de prendre du territoire
01:20:08Virginie Bensous-Sembrulé
01:20:09on parlait du problème
01:20:10des armes de guerre
01:20:10on a l'impression
01:20:11clairement que ces réseaux
01:20:13se sont militarisés
01:20:15et ça évidemment
01:20:16un côté effrayant
01:20:17c'est un côté effrayant
01:20:18aussi pour les familles
01:20:19qui vivent dans ces quartiers
01:20:20les pères
01:20:20les mères de famille
01:20:21les enfants
01:20:22alors oui
01:20:23et moi
01:20:23pas nécessairement
01:20:25en rentrant sur le fond du dossier
01:20:26mais le fait que ce soit
01:20:27une vidéo
01:20:28je voudrais en parler
01:20:30parce que là
01:20:31les algorithmes
01:20:32des réseaux sociaux
01:20:33là ils ont
01:20:34une forme de responsabilité
01:20:36parce que
01:20:36que ce soit
01:20:37une vidéo réelle
01:20:38ou une vidéo
01:20:39qui aurait été générée
01:20:40par IA
01:20:41ils auraient dû
01:20:42la détecter
01:20:43en amont
01:20:45ou dès le moment
01:20:46de sa publication
01:20:46et immédiatement
01:20:48la supprimer
01:20:49car ce type de contenu
01:20:51est à la fois
01:20:53contraire
01:20:53à ce qu'on appelle
01:20:54les règles de la communauté
01:20:55qu'on soit sur
01:20:56sur X
01:20:57ou sur Insta
01:20:58ou sur Youtube
01:20:59et également
01:21:00contraire
01:21:01aux droits européens
01:21:02au DSA
01:21:03parce que ça
01:21:04c'est des contenus
01:21:05violents
01:21:06et susceptibles
01:21:07d'être vus
01:21:08par des mineurs
01:21:09notamment
01:21:10et rien que
01:21:11ces deux conditions
01:21:12mais ils auraient dû
01:21:13les supprimer
01:21:14ou alors qu'on les signale
01:21:16là vous êtes en train
01:21:16de vous battre
01:21:16contre des moulins à vent
01:21:17parce que
01:21:18non mais
01:21:18les réseaux sociaux
01:21:19ils les
01:21:21parce que vous savez bien
01:21:22que tout ça se passe
01:21:23de toute façon
01:21:24sur les réseaux sociaux
01:21:26et malheureusement
01:21:27on voit aujourd'hui
01:21:29que ces plateformes
01:21:30ont un côté
01:21:31elles coopèrent
01:21:32avec les services
01:21:33des polices
01:21:33et du gendarmerie
01:21:34elles coopèrent d'une certaine façon
01:21:34mais sauf que
01:21:36une fois qu'elles coopèrent
01:21:37c'est déjà trop tard
01:21:38oui oui
01:21:38c'est pour ça que je vous dis
01:21:39qu'il faut peut-être
01:21:41réfléchir
01:21:41alors parallèlement
01:21:43aux procédures pénales
01:21:45dont vous parliez
01:21:46à judiciariser
01:21:49en France
01:21:49comme ils l'ont fait
01:21:50aux Etats-Unis
01:21:52la question
01:21:53des algorithmes
01:21:54et des plateformes
01:21:55on débat en ce moment
01:21:57en France
01:21:57de savoir
01:21:58s'il faut ou non
01:21:58interdire
01:21:59les réseaux sociaux
01:22:00au moins de 16 ans
01:22:02nous les professionnels
01:22:03du droit
01:22:04du droit des technologies
01:22:05on pense
01:22:06qu'il faudrait surtout
01:22:07se poser la question
01:22:08de judiciariser
01:22:12les plateformes
01:22:12au niveau du droit
01:22:13des algorithmes
01:22:14comme on décidait
01:22:14de le faire
01:22:15les Etats-Unis
01:22:15c'est au moins de 15 ans
01:22:16pour les mineurs
01:22:18et le problème
01:22:19c'est que
01:22:20et là elle aurait dû
01:22:20être supprimée
01:22:21et si elle ne l'a pas été
01:22:22automatiquement
01:22:23la question que je me pose
01:22:23c'est pourquoi est-ce que
01:22:24personne ne l'a signalée
01:22:25mais elle a peut-être
01:22:26été supprimée
01:22:26mais entre le moment
01:22:28où elle est signalée
01:22:28et le moment où elle est supprimée
01:22:29elle va être vue
01:22:30par des milliers
01:22:31de personnes
01:22:31c'est vrai que je dis
01:22:32qu'il faut la supprimer
01:22:32de manière proactive
01:22:33c'est grâce aux algorithmes
01:22:35qui sont capables
01:22:36en fait
01:22:37vous n'avez pas
01:22:37des vidéos
01:22:38je ne sais pas
01:22:39moi si vous allez
01:22:40sur le bon coin
01:22:41vous n'allez pas trouver
01:22:44un pancréas
01:22:44ou un bébé à vendre
01:22:47vous voyez ce que je veux dire
01:22:47c'est proactivement
01:22:50en fait
01:22:50avant la mise en ligne
01:22:52publique
01:22:52que les contenus
01:22:53sont publiés
01:22:55et c'est là-dessus aussi
01:22:56qu'il faudrait
01:22:57qu'on puisse intervenir
01:22:58c'est-à-dire
01:22:58de manière proactive
01:22:59et si la vidéo est passée
01:23:01entre les mailles du filet
01:23:02alors que
01:23:03automatiquement
01:23:04elle soit signalée
01:23:05et
01:23:06sur la base du signalement
01:23:07ça serait une solution
01:23:08oui mais ça serait
01:23:08à court terme déjà
01:23:10je veux dire
01:23:10parce que c'est une marque
01:23:11mais il faut quand même dire
01:23:12que les personnes
01:23:13dont on parle là
01:23:14sont des personnes
01:23:15qui ont
01:23:15on l'a compris
01:23:16à un moment donné
01:23:18un train d'avance
01:23:19oui c'est une marque
01:23:21et ont un train d'avance
01:23:22sur l'état
01:23:22un train d'avance
01:23:23aussi sur les plateformes
01:23:24et aujourd'hui
01:23:25quand les plateformes
01:23:26mettent de nouvelles règles
01:23:26eux ils trouvent aussi
01:23:27des règles pour détourner
01:23:28et surtout
01:23:30que les réseaux sociaux
01:23:31c'est leur terrain de chasse
01:23:32donc de toute façon
01:23:33ils n'ont pas l'intention
01:23:34de laisser tomber
01:23:35alors moi j'aime bien
01:23:36qu'on judiciarise tout
01:23:37d'ailleurs la société
01:23:38aujourd'hui
01:23:38elle souffre de judiciarisation
01:23:40parce que tout est réglé
01:23:41à coup d'avocats
01:23:43de dépôt de plaintes
01:23:44etc.
01:23:44nous on est noyés
01:23:45par tout ça en fait
01:23:46donc effectivement
01:23:47il faut travailler en amont
01:23:48après moi je suis désolé
01:23:49TikTok c'est chinois
01:23:50donc je me dis
01:23:50à un moment donné
01:23:51est-ce qu'il n'y a pas
01:23:52des puissances étrangères
01:23:53qui sont en train d'attaquer
01:23:54nos sociétés de l'intérieur
01:23:55parce que justement
01:23:56tout ce qu'on voit
01:23:57les algorithmes
01:23:58les massacres etc.
01:24:00ça sert aussi
01:24:00à monter les uns
01:24:01contre les autres
01:24:01donc je pense qu'à un moment donné
01:24:03il faut se poser
01:24:04les bonnes questions
01:24:04de savoir
01:24:05pourquoi les réseaux sociaux
01:24:07sont là
01:24:07pourquoi ça détruit
01:24:09nos sociétés de l'intérieur
01:24:10alors oui
01:24:10les enfants
01:24:11qui ont accès à ces vidéos
01:24:12il n'y a pas de filtre
01:24:13quand on voit toute la journée
01:24:14vous consommez des images
01:24:15qui vous picorent le cerveau
01:24:17il n'y a pas de contradicteurs
01:24:18il n'y a rien
01:24:19et qu'on pense
01:24:20que c'est la vérité
01:24:20parce que je l'ai vu
01:24:21sur mon téléphone
01:24:22oui ça me pose un problème
01:24:23maintenant il faut qu'on agisse
01:24:24en amont
01:24:25après effectivement
01:24:26quand on voit
01:24:27qu'on a 10 jeunes
01:24:28qui ont des kalachnikovs
01:24:29qui tirent
01:24:30en même temps
01:24:30on se dit
01:24:31mais ça c'est pas inventé
01:24:32c'est pas un algorithme
01:24:33c'est vrai
01:24:33donc du coup
01:24:34ils font de la propagande
01:24:36ils font vraiment de la propagande
01:24:37donc ça ça doit aussi
01:24:38alerter les pouvoirs publics
01:24:39de se dire quand même
01:24:40les gars ils se permettent
01:24:41de faire un clip de rap
01:24:42donc de la propagande
01:24:43avec le gangsta rap etc.
01:24:45pour donner des valeurs
01:24:46ces valeurs là
01:24:46les gamins s'en emparent
01:24:47et après on le voit
01:24:48on a la France Mad Max
01:24:49on a des gamins de 17 ans
01:24:51qui massacrent
01:24:52d'autres gamins de 17 ans
01:24:53à coups de pied dans la tête
01:24:54c'est la France Mad Max
01:24:55on va parler dans une seconde
01:24:55mis en image
01:24:56et mis en musique
01:24:57la question qui tape au Jean-Christophe
01:24:58effectivement
01:24:58ces armes de guerre
01:25:00c'est
01:25:00je le disais
01:25:01on a des réseaux aujourd'hui
01:25:02qui sont aujourd'hui
01:25:04militarisés
01:25:05bien sûr
01:25:05on a l'impression
01:25:06que demain finalement
01:25:08s'ils le décident
01:25:09s'ils décident même
01:25:10de s'unir
01:25:10ils pourraient décider
01:25:12de semer le chaos
01:25:13dans le pays en fait
01:25:15on l'a vu
01:25:16ils sont armés
01:25:17ils sont équipés
01:25:18ils sont organisés
01:25:19oui on l'a déjà vu
01:25:20dans des émeutes
01:25:20dans les violences urbaines
01:25:21pour l'instant je vous dis
01:25:22ils font relativement peu
01:25:24par rapport aux moyens qu'ils ont
01:25:25pour le moment
01:25:27mais ce qui les retient
01:25:28c'est qu'ils savent qu'en face
01:25:29il y a aussi une force publique
01:25:30la police
01:25:30on est aussi armés quand même
01:25:32donc à un moment donné
01:25:33ils veulent aller
01:25:33ils ont des limites
01:25:34et on le sait
01:25:35sauf qu'un jour ou l'autre
01:25:38je vous le dis
01:25:39on l'anticipe
01:25:40on sait qu'on aura un contact
01:25:41on sait qu'à un moment donné
01:25:42de toute façon
01:25:42il y aura des règlements de compte
01:25:43aussi sur les policiers
01:25:45regardez
01:25:46on commence à attaquer
01:25:46des personnes
01:25:47comme monsieur Kessassi
01:25:49qui voulaient se présenter
01:25:50aux élections
01:25:51qui gênent
01:25:51donc en fait
01:25:52on a du narcoterrorisme
01:25:53parce qu'il faut l'éliminer
01:25:55parce qu'à un moment donné
01:25:55ils gênent dans les cités
01:25:56donc voilà
01:25:57encore une fois
01:25:58tous les jours
01:25:58j'ai l'impression
01:25:59qu'on découvre
01:25:59de nouvelles atrocités
01:26:01et en fait
01:26:02on n'a pas l'impression
01:26:04qu'en face
01:26:05il y a une vraie politique
01:26:07justement
01:26:07pour lutter contre ça
01:26:08on ne faut se donner les moyens
01:26:10vous parlez de la jeunesse
01:26:11après la mort de Louis
01:26:12c'est une question
01:26:13évidemment
01:26:13qui revient
01:26:15régulièrement
01:26:15comment l'ultra-violence
01:26:17aujourd'hui
01:26:18a gangréné
01:26:19notre jeunesse
01:26:20comment est-ce que
01:26:21cette ultra-violence
01:26:22a explosé dans le pays
01:26:23selon les services statistiques
01:26:24ministériels
01:26:25de la sécurité intérieure
01:26:26en disant seulement
01:26:27les tentatives
01:26:28d'homicide sur mineurs
01:26:29ont quasiment triplé
01:26:30et le nombre de mineurs
01:26:31mis en cause
01:26:32pour tentatives d'homicide
01:26:33a doublé
01:26:34notre jeunesse
01:26:35est malade aujourd'hui
01:26:36sans finalement
01:26:37qu'on puisse
01:26:38qu'on arrive réellement
01:26:39à désigner de responsable
01:26:40alors évidemment
01:26:41vous parliez des réseaux sociaux
01:26:42les parents ont une forme
01:26:44de responsabilité
01:26:44l'état a une forme
01:26:45de responsabilité
01:26:46mais il faudrait déjà
01:26:47nommer les choses
01:26:48quand Laurent Nouniez refuse
01:26:50de parler d'ensauvagement
01:26:51ça veut dire
01:26:52qu'au sommet de l'état
01:26:55on a des personnes
01:26:56aujourd'hui
01:26:56qui refusent
01:26:57de nommer les choses
01:26:58écoutez ce que disait
01:26:59ce matin
01:26:59sur CNews Europe 1
01:27:01justement Bruno Rotaio
01:27:02il était l'invité
01:27:02de la grande interview
01:27:04il est revenu justement
01:27:05sur les propos
01:27:06de Laurent Nouniez
01:27:08bien sûr
01:27:09c'est de l'ensauvagement
01:27:10arrêtons
01:27:11les français sont en colère
01:27:12pourquoi
01:27:13pourquoi est-ce que
01:27:13ne croient plus
01:27:14en la parole publique
01:27:15tout simplement
01:27:16parce que la parole publique
01:27:17triche
01:27:18parce que la parole publique
01:27:20ne colle pas
01:27:21à la réalité
01:27:22on minimise
01:27:23on relativise
01:27:24on euphémise
01:27:26la première chose
01:27:27pour que la politique
01:27:28retrouve sa puissance
01:27:29sa puissance
01:27:30notamment de conviction
01:27:31et l'adhésion
01:27:33de nos compatriotes
01:27:34c'est de dire
01:27:35ce que l'on voit
01:27:36ce que voient les français
01:27:37parce qu'ils ont du bon sens
01:27:38c'est une politique
01:27:39de bon sens moi
01:27:40que je veux mener
01:27:41quand je dis
01:27:41que je veux remettre
01:27:42la France à l'endroit
01:27:43je ne vais pas aller chercher
01:27:44de milliers à 14 heures
01:27:46je prendrai des solutions
01:27:47de bon sens
01:27:47d'évidence
01:27:48qui fonctionnent
01:27:49en changeant
01:27:50en renversant la table
01:27:52revenir au bon sens
01:27:53renverser la table
01:27:54c'est ce que les français
01:27:54veulent entendre
01:27:56mais est-ce que
01:27:57Bruno Rotaio
01:27:58a les moyens de le faire
01:27:59aujourd'hui ?
01:28:00ça va être évidemment
01:28:01très compliqué
01:28:01parce qu'il faut déployer
01:28:02tout un tas de mesures
01:28:03mais comme il le dit
01:28:05la réalité est là
01:28:06il y a effectivement
01:28:07une augmentation
01:28:08des violences
01:28:09dans notre société
01:28:09et on peut parfois
01:28:12la voir au niveau
01:28:13de la délinquance
01:28:14des mineurs
01:28:14c'est quelque chose
01:28:15qui est vrai
01:28:15qu'on voit notamment
01:28:16sur les homicides
01:28:17j'ai regardé par exemple
01:28:18le nombre de mises en cause
01:28:20par tranche d'âge
01:28:23pour homicides
01:28:24j'ai comparé
01:28:24la période 2016-2017
01:28:26et la période 2023-2024
01:28:27et ce qu'on voit
01:28:28c'est qu'on a un doublement
01:28:29des mineurs mis en cause
01:28:30merci beaucoup
01:28:31François Pirard
01:28:32merci à Virginie Bensous
01:28:33en brûlée
01:28:33Jean-Christophe Kouvi
01:28:34Amine Elbailly
01:28:35merci à vous quatre
01:28:36d'avoir décrypté
01:28:36le meilleur de l'info
01:28:37avec moi
01:28:37tout de suite
01:28:38c'est avec le sourire
01:28:39le rendez-vous
01:28:40humour de CNews
01:28:42CNews.fr
01:28:43bien sûr
01:28:43pour revoir
01:28:43toutes vos émissions
01:28:44et ce sera ensuite
01:28:45l'édition de la nuit
01:28:46avec Sandra Chombo
01:28:47très belle fin de soirée
01:28:48à vous sur CNews
01:28:49à demain
01:28:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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