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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus, prenez place, c'est votre 14h15, vous allez le constater, on va vous
00:07proposer un 14h15 très très concernant.
00:10On a décidé de déployer nos équipes sur le terrain au plus près de vous, au plus près de vos
00:15préoccupations.
00:16Prix du carburant, pouvoir d'achat, la liste est longue.
00:19On va retrouver nos équipes dans une petite commune de Seine-et-Marne, Osoir-la-Ferrière.
00:24Mais avant de vous entendre, avant de retrouver nos équipes, on fait un point complet sur l'information avec vous,
00:30ma chère Sandra Tchonbourg. Bonjour.
00:32Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:34À la une, la visite d'Emmanuel Macron à Athènes en Grèce.
00:37Il a appelé à poursuivre les négociations face à la situation au Moyen-Orient et à demander le maintien du
00:43cessez-le-feu et la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz.
00:46Le président français a également annoncé la signature d'un partenariat stratégique global renforcé avec la Grèce pour une Europe
00:53plus sûre, plus forte et plus souveraine.
00:55Les émissaires américains sont attendus ce samedi au Pakistan, mais aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les
01:01États-Unis, selon Téhéran,
01:03qui précise que les positions iraniennes seraient transmises à la partie adverse via les médiateurs.
01:08Une délégation iranienne a par ailleurs entamé des entretiens avec le pouvoir pakistanais.
01:13Et l'Iran menace ce samedi d'une riposte si le blocus américain se poursuit.
01:18Et puis les Palestiniens de Cisjordanie et d'autres de Gaza votent ce samedi pour les élections municipales.
01:25C'est le premier scrutin depuis la guerre à Gaza.
01:27Au total, près de 1,5 million d'électeurs sont enregistrés.
01:31La plupart des listes électorales sont alignées avec le FATA, le parti nationaliste et laïque du président.
01:37Mahmoud Abbas au pouvoir depuis 2005.
01:39Aucune ne se réclame en revanche du Hamas.
01:42Merci beaucoup. On vous retrouve...
01:43Dans 30 minutes ?
01:44Allez, dans 30 minutes. Le rendez-vous sera pris.
01:46Et plutôt pris d'ailleurs.
01:48Merci beaucoup.
01:49L'équipe qui m'accompagne en ce samedi.
01:51Florian Gérard Mercier, directeur des études du millénaire.
01:53Bonjour mon cher Florian.
01:55Olivier Vial, directeur du CRU.
01:56Bonjour.
01:57Bonjour Olivier.
01:58Et donc dans ce 14-15, on a donc décidé de vous donner la parole afin de connaître votre état
02:04d'esprit.
02:04C'est important car oui, la situation que nous vivons avec ce conflit au Moyen-Orient a des répercussions sur
02:09votre quotidien, sur notre quotidien.
02:12C'est le moins que l'on puisse dire.
02:13D'abord, vous le constatez tous et tous les jours d'ailleurs, les prix à la pompe tombent.
02:18Les prix également augmentent.
02:20Les prix du poisson, les produits laitiers et la liste est longue.
02:23Emmanuel Macron a pourtant assuré ce samedi que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd'hui envisager aucune pénurie
02:31de carburant.
02:31En France, on y reviendra avec vous évidemment.
02:34Mais on a donc décidé de poser nos valises et de prendre la température.
02:39On a décidé d'aller dans une petite commune de Seine-et-Marne, Osoir-la-Ferrière.
02:4320 000 habitants.
02:45On va retrouver l'une de nos équipes sur place.
02:47On va retrouver Charlotte Thierry et Axel Rébaud.
02:49Bonjour ma chère Charlotte.
02:50Alors, quel est l'état d'esprit des habitants d'Osoir-la-Ferrière ?
02:53Qu'est-ce qu'ils vous ont raconté depuis ce matin ?
02:56Racontez-moi.
02:59Alors, effectivement, Thierry, nous sommes allés sur ce petit marché en Seine-et-Marne pour échanger avec les Français.
03:05Et ici, on pouvait trouver des produits qui sont moins chers que ceux qu'on trouve en grande surface.
03:09Et le moins qu'on puisse dire, c'est que tous les Français sont impactés par cette hausse du coût
03:13de la vie.
03:14Et c'est une nouvelle crise qui s'ajoute à celle que la France a déjà connue ces dernières années.
03:19Face à la situation, ils revoient leurs dépenses du quotidien, mais aussi limitent leurs déplacements.
03:23Je vous propose de les écouter.
03:27Je fais beaucoup plus attention à mes déplacements.
03:30Je prends la voiture uniquement pour aller au travail et faire les courses.
03:34Du coup, sinon, c'est le transport en commun ?
03:36Oui, le transport en commun.
03:37Je prends aussi le vélo quand je suis à proximité de mon domicile.
03:41Je viens ici parce que du coup, c'est beaucoup moins cher qu'en magasin.
03:44Même sur Internet, tout augmente.
03:46Donc forcément, je me suis dit que j'allais venir au marché pour pouvoir me faire un petit peu plaisir.
03:50Maintenant, on calcule plus, on se restreint plus, surtout qu'on a des enfants, donc c'est les vacances.
03:56Donc je sors au maximum, mais c'est vrai que c'est un peu compliqué par rapport aux sorties, etc.
04:00On calcule tout en fait.
04:01Je vais plus à pied, on se balade plus à pied justement, pour éviter de prendre la voiture.
04:07Avant, on faisait un plan avec 75 euros à peu près, et dernièrement, j'ai payé 100 euros et il
04:15ne s'était pas rempli.
04:16On fait attention sur les prix, ce qu'on achète, on regarde surtout quand il y a des promos.
04:23C'est angoissant, oui.
04:24C'est angoissant parce qu'il y a certaines personnes, elles arrivent à la moitié du mois, ils n'ont
04:29déjà plus d'argent.
04:31Vous l'aurez compris, face à l'inflation, les consommateurs ont dû adapter leurs dépenses du quotidien.
04:36Une situation préoccupante qui n'est pas prête de s'arrêter face au contexte international.
04:41Merci pour cette prise de température, Charles Diry, avec Axel Rébeau depuis Oswa, la Ferrière.
04:48Et nous sommes avec Alexandre Jardin, que je ne présente plus.
04:51Bonjour mon cher Alexandre, merci d'être avec nous.
04:54On a voulu prendre la température dans notre 14-15 heures auprès des Français.
04:58On connaît votre combat pour défendre ceux qu'on appelle les gueux.
05:02Et évidemment, avant de nous faire réagir sur l'état d'esprit, on vous a préparé une petite pépite.
05:08C'est la déclaration d'Emmanuel Macron ce matin.
05:12Écoutez ce qu'il dit, il n'y a pas de pénurie, tout va bien semble-t-il dire.
05:16Écoutez Emmanuel Macron et je vous fais réagir juste après mon cher Alexandre.
05:20Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation elle est contrôlée,
05:24qu'il y a un impact sur les prix mondiaux que malheureusement vivent nos compatriotes,
05:28qu'on a mis en place des dispositifs d'aide sectorielle et un accompagnement pour les plus grands rouleurs,
05:33qu'aujourd'hui la situation ne nous fait envisager aucune pénurie
05:37et qu'on consacre plutôt notre énergie pour réouvrir le plus vite possible Hormuz.
05:43Alors Alexandre Jardin, est-ce que vous partagez le même optimisme que notre président de la République
05:48en posant la question, je crois, ou je pense, subodorer votre réponse ?
05:52Mais je vous écoute avec une grande attention Alexandre.
05:54Il y a un écart absolument considérable entre la réalité des Français qui sont à un euro près.
06:02Donc qui sont dans un laps de temps extrêmement…
06:06Tout le monde est contraint, je dis bien un euro près.
06:11Votre chaîne a diffusé un documentaire absolument exceptionnel
06:17qui montre la réalité française actuelle.
06:19Et tout à coup, on a des systèmes publics qui résonnent encore sur des grandes masses.
06:25La vérité, c'est que nous devons obtenir très rapidement, je dis bien très rapidement,
06:30malgré la sérénité du monsieur que l'on vient d'écouter,
06:36l'abrogation de ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie.
06:41C'est une quasi-taxe que vous payez,
06:43c'est 17 centimes par litre d'essence et 21 centimes sur le gasoil.
06:48Ça finance, je ne vais pas vous rentrer dans le détail,
06:51mais ça finance des conneries qui sont absolument remises en question par la Cour des comptes.
06:57Ça, c'est une mesure immédiate.
06:59Le gouvernement peut nous soulager.
07:02Alors évidemment, je sais qu'il est très chic dans Paris de dire
07:04« oui, mais ça n'est qu'une partie du problème ».
07:06Quand on est à l'euro près, c'est fondamental.
07:10Donc ça, ils peuvent le faire.
07:12Ensuite, ils peuvent également faire le choix d'arrêter,
07:14de subventionner pour 14 milliards cette année les éoliennes.
07:19Et les éoliennes, si on coupe, nous n'en avons pas besoin.
07:23Nous avons une production d'électricité excédentaire de 20 % par rapport à nos besoins.
07:2720 % !
07:28Donc nous n'en avons absolument pas besoin.
07:31C'est un choix idéologique.
07:32Ces 14 milliards nous permettraient de baisser soit de 40 centimes à la pompe,
07:38supplémentaires au certificat d'économie d'énergie en plus,
07:42pendant neuf mois, soit d'engager un mouvement de baisse d'environ 25 % de nos factures d'électricité.
07:49Ce qui serait des mesures de pouvoir d'achat.
07:51Les gueux vont se battre pour ça.
07:53Et le mois prochain, si le gouvernement n'a pas bougé,
07:56on lancera quelque chose de beaucoup plus puissant que des pétitions,
08:02de véritables référendums.
08:04On ne peut pas accepter que les gens qui nous écoutent soient à un euro près.
08:09Et que c'est dingue, continuent à claquer de l'argent sans autre raison qu'idéalogique.
08:15Alexandre, c'est incroyable de mesurer ce décalage
08:17entre les propos tenus par notre président de la République
08:19où, semble-t-il résume, évidemment, tout semble bien aller,
08:22il n'y a pas de crise ou quoi que ce soit.
08:23Et ce sondage que j'aimerais vous soumettre,
08:25vous allez peut-être pouvoir réagir, et mes invités qui m'accompagnent également,
08:27sondage CNews, êtes-vous inquiet pour votre pouvoir d'achat dans les mois à venir ?
08:31Eh bien, la réponse, elle est sans aucune ambiguïté.
08:3478 %, c'est oui, 22 %, non.
08:37C'est un sondage, c'est une prise de température,
08:39tout comme on a pris la température dans cette petite commune de voir la Ferrière.
08:43Et c'est quoi ce décalage ?
08:44C'est incroyable quand même, Alexandre.
08:47C'est un cri.
08:48Donc, pour l'instant, ce sont des sondages.
08:51On va passer à la vitesse supérieure avec le mouvement des gueules.
08:55Le mois prochain, si ça ne bouge pas.
08:57Parce qu'on ne peut pas tolérer que, pour des raisons de convenance politique,
09:04on claque de l'argent au moment où c'est 78 %.
09:07Mais 78, c'est tout le monde.
09:10C'est absolument tout le monde.
09:13On ne peut pas tolérer cet écart entre des dépenses qui sont politiques.
09:19Je dis bien politiques parce que ça correspond à un accord
09:22pour que le cornu ne soit pas renversé par le Parti Socialiste et les Verts à l'Assemblée.
09:27Donc, à un moment, je préfère les 78 % que le confort de le cornu.
09:32Merci pour votre témoignage, Alexandre.
09:34C'est toujours bon de vous entendre.
09:36Et on mesure au combien le décalage entre la déclaration ce matin d'Emmanuel Macron
09:41et l'allaité du terrain que l'on mesure, nous, sur notre thème tous les jours.
09:46Florian et Olivier.
09:47Oui, Alexandre Jardin a bien raison de le souligner.
09:52Et d'ailleurs, les propositions qu'il donne sont les bonnes.
09:55Pourquoi ?
09:56Parce qu'aujourd'hui, dans un premier temps, le gouvernement a réagi
09:59en mettant en place des mesures vraiment sectorielles pour les plus grands rouleurs, etc.
10:05Dans un cadre où il y a une crise très aiguë, c'est bien de ne pas réagir de manière
10:11très large.
10:12Mais maintenant, on voit très bien que la crise est là pour durer.
10:15Le prix à la pompe, ce n'est pas demain qui va rebaisser, ça va durer des mois.
10:19Et donc, c'est pour ça qu'il faut changer complètement de manière de voir les choses.
10:23Regardez au niveau systémique, on l'a bien entendu dans vos témoignages.
10:26Dans vos témoignages, les Français, ce qu'ils disent, c'est
10:28« Je ne prends ma voiture plus que pour aller au travail et aller faire mes courses.
10:31Je ne vais plus, par exemple, faire des loisirs.
10:34Je ne vais plus bouger. »
10:36Et donc ça, c'est de la consommation en moins.
10:37Or, 55 % de notre économie, c'est la consommation.
10:40Donc là, on va droit devant d'une récession.
10:43C'est pour ça qu'il faut effectivement baisser les prix à la pompe pour tout le monde,
10:47là où c'est possible et sans faire baisser les recettes fiscales.
10:50Olivier ?
10:51Oui, effectivement.
10:51En fait, le vrai problème, vous l'avez dit, c'est qu'on est au début d'une crise.
10:55On n'est vraiment qu'au début.
10:56On voit effectivement que…
10:58Mais c'est dingue de se voiler la face, de telle manière.
10:59Par exemple, d'essence a chuté de 2 %.
11:03Ce n'est pas encore très important, mais on voit effectivement qu'il y a déjà une inquiétude
11:08qui fait qu'on a une baisse de la consommation d'essence.
11:10Et effectivement, les Français font des arbitrages.
11:12Et ces arbitrages sont en réalité nécessaires de leur point de vue,
11:16mais vont créer une crise encore plus importante.
11:19Puisque quand on est obligé d'arbitrer entre l'essence et la consommation classique,
11:24eh bien, ça veut dire que petit à petit, la crise, elle se déplace dans d'autres secteurs.
11:28Et donc, les aides ciblées, c'est en ça qu'elles ne peuvent pas être efficaces,
11:31parce qu'en réalité, petit à petit, la crise, elle va sur la consommation,
11:36elle va aller sur l'agriculture, elle va aller sur les loisirs,
11:38elle va aller sur l'hôtellerie, etc.
11:41Et donc, effectivement, ça s'étend de façon très importante.
11:44Ce qui est d'autant plus inquiétant, c'est qu'effectivement, vous l'avez dit,
11:47on est au début peut-être d'une crise qui va durer.
11:50Parce que ce qui se passe en ce moment, par exemple, en Iran,
11:55si la crise dure encore une dizaine de jours,
11:57on sait que les capacités de stockage de pétrole de l'Iran sont bientôt remplies,
12:04et que si l'Iran est obligé d'arrêter des puits,
12:08ça veut dire qu'on met plusieurs mois à les réouvrir.
12:11Et ça veut dire que du coup, on aura forcément une baisse de la production,
12:15et que cette baisse de la production, elle aura un impact dans la durée.
12:17Et donc, ça, c'est effectivement quelque chose qui nous invite à réfléchir très vite
12:23à des mesures qui permettraient, effectivement, d'être contracycliques,
12:26et donc d'éviter cette crise.
12:27Alors justement, on va voir, on va rentrer dans le concret.
12:29C'est important de dire les choses, on devrait dire à Macron,
12:32de regarder notre émission, parce que quels sont les produits
12:34qui sont concernés, justement, avec cette flambée dans nos supermarchés ?
12:37Regardez cette enquête de Sarah Fenzari, de Kien Saleh.
12:40C'est du concret, c'est vraiment du concret.
12:44Regardez ce chariot.
12:45À l'intérieur, des produits du quotidien,
12:48des steaks hachés, du sucre en poudre, du chocolat, des céréales,
12:51mais sur le ticket de caisse, la note grimpe encore.
12:55Depuis l'escalade du conflit en Iran,
12:57les prix repartent à la hausse en supermarché,
12:59plus 0,3% sur le mois d'avril,
13:02selon les dernières estimations de l'UFC que choisir.
13:05Et justement, quels sont les produits concernés ?
13:07Il y a d'abord le lait, les yaourts, les fromages
13:10et plus largement les produits frais,
13:12avec des hausses d'environ 5%.
13:14Le poisson, comme les macros et les sardines,
13:16ont augmenté respectivement de 15,9% et 12,1%.
13:20Autre catégorie touchée, le riz, plus 10,2%
13:24et les pâtes, plus 8,1%.
13:27Alors, pourquoi ces hausses ?
13:29À cause de l'énergie.
13:30Le pétrole augmente et toute la chaîne suit.
13:33La production, le transport, la distribution,
13:35comme un effet domino.
13:38Concrètement, pour un ménage qui dépense
13:39une centaine d'euros par semaine en alimentation,
13:42cela représente environ 4 à 5 euros supplémentaires
13:45par panier de course.
13:47Et nous sommes toujours avec Alexandre Jardin.
13:49On le voit bien dans ce reportage
13:51et c'est important de parler très concrètement,
13:52mon cher Alexandre, mais on voit les prix qui flambent.
13:55Comment ceux qui nous gouvernent
13:57ne peuvent pas voir ça ?
13:58Ils ne font pas les courses ?
13:59Les Français le constatent tous les jours, Alexandre.
14:02Ils ont fait le choix d'à peu près 120 milliards
14:06de dépenses publiques qu'eux contrôlent
14:09par leur réseau.
14:11En gros, on a un tiers de niches fiscales,
14:14un tiers de subventions
14:16et en gros un tiers de suradministration
14:20qui nous empêchent de monter
14:22entre 10 et 15% les salaires nets.
14:27On n'a qu'une seule poche, nous, les Français.
14:29Donc, s'il y a un moment,
14:32on continue ces dépenses-là
14:35sans notre accord explicite,
14:37ça veut dire qu'on accepte
14:38que nos salaires nets soient aussi bas.
14:41Et c'est toute la question des salaires nets.
14:44C'est-à-dire que les gens qui nous écoutent,
14:46ils ont un salaire brut
14:47et ils savent très bien
14:48ce qu'il y a en bas de la fiche de paye.
14:50Est-ce qu'ils sont d'accord
14:52pour que nos hauts fonctionnaires
14:55distribuent des subventions
14:57qui correspondent à un copinage politique phénoménal ?
15:00Est-ce qu'on est d'accord
15:02pour qu'on ait toutes ces niches fiscales
15:04qui correspondent à du lobbying ?
15:06Est-ce qu'à un moment,
15:07on recommence à respecter
15:10les gens qui nous écoutent,
15:12le citoyen,
15:13qui n'est absolument pas conscient de ça ?
15:16Donc, on va mettre sur la place publique
15:19le mois prochain
15:19la grande question du salaire net.
15:22Ce que vous avez dans votre poche,
15:26c'est le choix
15:27de véritables décisions politiques
15:29qui vous passent au-dessus de la tête
15:30et qui ne doivent plus
15:32vous passer au-dessus de la tête
15:33parce que c'est votre argent.
15:35Est-ce qu'on fait un circuit court
15:36où tout à coup l'argent reste
15:38sur votre compte en banque
15:39ou est-ce qu'on accepte
15:41de continuer à faire confiance
15:43à la technocratie ?
15:47Pour moi, c'est un énorme débat de société
15:49et si nous, les citoyens,
15:51là, les gens qui nous écoutent,
15:52si on ne le met pas sur la table,
15:54détendez-vous.
15:55Les partis ne vont pas le faire.
15:57Donc, c'est aux citoyens,
15:59à un moment,
15:59de reprendre le contrôle
16:00de son salaire net.
16:02Et quand on arrive
16:03à la caisse du supermarché,
16:07je pense à...
16:09Très récemment,
16:10j'étais à une caisse
16:11et la personne qui était devant moi
16:14faisait le compte
16:14et manifestement,
16:15il n'y avait pas assez.
16:17Et des gens qui gueulaient derrière.
16:18C'était une scène épouvantable.
16:21Et je ne vous dis pas
16:23comment ça s'est terminé.
16:25Mais ça, tout le monde le vit.
16:28Merci pour votre témoignage, Alexandre.
16:30Et quelque chose me dit
16:31qu'on n'a pas fini de se reparler
16:32parce que la présidentielle,
16:33c'est dans moins d'un an
16:34et que je n'ai pas le sentiment
16:36que les choses bougent énormément
16:37ou que ceux qui nous gouvernent
16:38ont l'intention de faire bouger
16:39les choses pour le moment.
16:40Il y a tellement, tellement,
16:41tellement d'enjeux.
16:42Mais attention,
16:43on n'oublie pas les gilets jaunes.
16:45On s'en souvient.
16:46On ne l'a pas vu depuis Paris,
16:47des beaux quartiers de Paris,
16:48mais la colère est montée
16:49de la région,
16:50de la province,
16:51même si je n'aime pas ce terme-là.
16:52Mais la colère est montée
16:54de la région.
16:55Et les gueux vont faire leur part.
16:57Merci, Alexandre,
16:58pour ce témoignage.
16:59Ce samedi,
16:59c'est important de vous entendre
17:01dans ce focus,
17:02dans ce 14-15.
17:03Olivier ?
17:03Oui, en fait,
17:04où il a raison,
17:05c'est qu'effectivement,
17:06les Français font des arbitrages,
17:08mais l'État aussi
17:08doit faire des arbitrages.
17:10Aujourd'hui,
17:10on sait que sur 100 euros
17:12de dépenses publiques,
17:13que ce soit pour les cotisations,
17:15quand il parle de pouvoir d'achat,
17:16les dépenses publiques
17:16plus les cotisations,
17:18on a 5 euros, en réalité,
17:20qui vont aux dépenses
17:22de fonctionnement de l'État
17:22et 46 euros,
17:24qui vont à l'aide sociale.
17:26En fait,
17:26la France a 33%
17:29de son budget
17:30qui est consacré
17:32à l'aide sociale.
17:33Si on était simplement
17:34au niveau
17:34des autres pays européens,
17:36c'est-à-dire 25%,
17:375 points de moins,
17:38ça dégagerait
17:39146 milliards d'euros.
17:41146 milliards de l'euros,
17:42c'est trois fois
17:43le budget de la défense,
17:44c'est presque
17:45le niveau
17:45de notre déficit
17:47et ça veut dire
17:47qu'effectivement,
17:48si on était simplement
17:49à réduire un tout petit peu
17:51notre gabegine
17:52dans l'aide sociale
17:53pour la mettre
17:54au niveau
17:54des autres pays européens,
17:55c'est-à-dire,
17:55on ne supprime pas tout,
17:57on fait juste,
17:57on est au même niveau
17:58que les autres pays européens,
17:59on n'aurait presque
18:00plus de déficit,
18:01on aurait des moyens
18:02financiers
18:03très importants,
18:03on retrouve des manœuvres,
18:05des marges budgétaires
18:06qui nous permettent
18:06effectivement
18:07d'accompagner
18:08les Français
18:08sur le pouvoir d'achat
18:09qui nous permettraient
18:10aussi d'augmenter
18:11le budget de la police
18:13qui est de police,
18:15défense et justice,
18:16c'est 6 euros sur 100,
18:1846 euros
18:18pour l'aide sociale,
18:196 euros sur 100
18:20pour la défense,
18:21la police et la justice
18:22et à un moment donné,
18:23il y a un arbitrage à faire.
18:24Il y a un arbitrage à faire,
18:26oui,
18:26et ce n'est pas toujours
18:26très simple de le faire
18:27et effectivement,
18:28et ceux qui nous gouvernent
18:29n'ont pas l'intention
18:29de le faire pour le moment,
18:31on a un peu ce sentiment-là
18:32et les Français
18:32ont un peu ce sentiment-là.
18:34Justement,
18:35dans le concret,
18:35toujours dans le concret,
18:36c'est important
18:36et je vous donnerai
18:37la parole évidemment,
18:38Florian,
18:39les prix à la pompe,
18:40je ne cesse de vous le répéter,
18:41nous ne cessons de vous le répéter
18:42et sont toujours élevés.
18:43Regardez,
18:43dans cette station indépendante,
18:45impossible de plafonner
18:47les tarifs
18:47comme dans certaines
18:48grandes enseignes,
18:48résultat,
18:49rester concurrentiel,
18:50ça devient compliqué.
18:51C'est un reportage
18:52de Franck Triviaud
18:53et de Chloé Tarka.
18:55Des prix à la pompe
18:56qui continuent de peser
18:58sur le budget
18:58des conducteurs.
18:59Il y a quelques semaines,
19:01ce motard payait
19:02ses 5 litres d'essence
19:038 euros.
19:04Aujourd'hui,
19:05il faut compter
19:053 euros de plus.
19:07De quoi revoir
19:08certaines habitudes.
19:10J'ai changé un peu
19:10comment je roulais,
19:12la façon
19:12et puis aussi
19:13ma consommation
19:14parce que c'est vrai
19:15que je consomme
19:16beaucoup moins
19:16vu que c'est beaucoup plus cher.
19:17Trajet limité,
19:19sortie repoussée.
19:20À la caisse,
19:21les prix élevés
19:22pèsent aussi
19:23sur l'ambiance.
19:24Les gens rouspètent énormément,
19:26ça c'est sûr.
19:26On s'en prend plein
19:28tous les jours
19:30mais les gens
19:32sont obligés
19:33de se servir
19:34donc quoi qu'il en soit,
19:35même s'ils montent
19:36à 3-4 euros,
19:37les gens vont payer pareil.
19:38Dans cette autre station
19:39de grâce,
19:41indépendante cette fois-ci,
19:42le gérant
19:43assure faire son maximum.
19:45Nous,
19:45on n'est pas content
19:46de mettre des prix
19:47qui dépassaient
19:472 euros au litre.
19:48Nous,
19:49on essaye d'étouffer ça
19:50mais on fait comme on peut.
19:51Pour l'heure,
19:52les prix à la pompe
19:53devraient se maintenir,
19:54toujours très élevés
19:56mais en recul
19:57par rapport
19:57à la semaine dernière.
19:59Et autre témoignage également,
20:01nous sommes dans le concret
20:02Jean-Pierre Favenec,
20:03consultant en énergie
20:04et spécialiste du pétrole.
20:06Merci Jean-Pierre Favenec
20:07d'être notre invité
20:09dans ce midi news.
20:11Ça va durer,
20:12me semble-t-il.
20:13Est-ce que vous partagez
20:13ce ressenti
20:15et le ressenti
20:16des Français ?
20:17Il est à peu près clair
20:19que l'augmentation
20:21que nous connaissons,
20:23l'augmentation
20:23qui est quand même
20:23très sensible,
20:2520-30 centimes
20:26pour l'essence,
20:2730-40-50 centimes
20:28pour le gazole,
20:29elle est faite pour durer.
20:30Elle est faite pour durer
20:31pour deux raisons.
20:31D'abord parce que
20:32tout simplement,
20:32dans les deux cas,
20:34nous avons,
20:34j'essaie de l'expliciter,
20:36il y a donc l'augmentation
20:37du prix du pétrole.
20:39Donc tant que le détroit
20:40d'Ormouz reste bloqué,
20:41le prix du pétrole
20:42va rester à un niveau élevé.
20:43Il pourrait même
20:44encore augmenter
20:45parce que plus ça va durer,
20:46plus il y aura des tensions
20:47et donc plus on risque
20:48d'avoir un prix du pétrole
20:49qui grimpe encore
20:50au-delà des 105-110
20:52où il est actuellement.
20:53Et puis,
20:54il y a une deuxième chose,
20:55c'est qu'il y a également
20:55des tensions tout simplement
20:56sur les produits.
20:57Les produits pétroliers,
20:58le pétrole,
20:59on le met dans une raffinerie,
21:00on en sort des produits
21:01et certains produits
21:02font l'objet
21:02d'une demande très importante.
21:04Il en manque
21:04parce que les raffineries
21:06qui sont situées
21:07dans le golfe Persique
21:09ne peuvent plus
21:10exporter leurs produits.
21:11Donc on a la même situation
21:13pour le pétrole,
21:14manque d'exportation
21:15donc de pétrole brut,
21:16manque d'exportation
21:16de produits finis.
21:18Et comme vous l'avez certainement vu,
21:20on a par exemple
21:20le cas du kérosène,
21:21c'est-à-dire du carburéacteur
21:23pour les avions
21:23qui est passé
21:24de 800 ou 900 dollars
21:26la tonne
21:27ce qui était le prix
21:28avant les événements
21:29qui est maintenant
21:29à de l'ordre
21:30de 1800 dollars la tonne.
21:31Donc on a une tension
21:32très forte.
21:33Donc ce qui fait
21:33qu'on a une double augmentation,
21:35augmentation du prix
21:35du pétrole
21:36et augmentation,
21:37je dirais,
21:38de la marge
21:39qui permet d'aller
21:40du prix du pétrole
21:42aux produits pétroliers.
21:43Et donc on a une situation,
21:44disons,
21:45très tendue
21:45dans les deux cas.
21:46Jean-Pierre Favenec,
21:47on a décidé
21:48dans cette édition
21:49un peu spéciale
21:49puisqu'on a envie
21:51d'être au plus près
21:51des Français.
21:52Qu'est-ce que vous avez
21:53envie de dire ?
21:54Qu'est-ce que vous pouvez dire
21:55aux Français
21:55qui nous regardent ?
21:57Ce n'est pas très rassurant
21:58lorsqu'on vous écoute
21:59et malheureusement
22:00c'est le constat,
22:01c'est la situation,
22:02on ne peut pas dire
22:02autre chose.
22:03Mais qu'est-ce que vous pouvez dire
22:04aux Français ?
22:06Écoutez,
22:07ma position,
22:08qui n'est pas forcément
22:09évidemment celle
22:09de tout le monde,
22:10ma position,
22:11c'est qu'effectivement
22:11on est dans une situation
22:12difficile.
22:15donc il est peu probable
22:16compte tenu de la situation
22:18que les prix baissent
22:19rapidement.
22:20Alors on peut espérer
22:21qu'on a l'impression
22:23qu'il va y avoir
22:24un nouveau rame
22:24de négociation
22:25entre les Iraniens
22:26et les Américains
22:28et que ça puisse déboucher
22:30cette fois-ci réellement
22:31sur l'ouverture
22:32du détroit d'Hormuz.
22:33Il est certain
22:33que si dans trois jours
22:34on nous annonce
22:35la baisse,
22:36l'ouverture du détroit d'Hormuz,
22:37automatiquement
22:38les prix du pétrole
22:39vont baisser,
22:39les prix des produits
22:40pétroliers aussi.
22:41On va revenir
22:42non pas vers le prix
22:43qu'il y avait
22:44avant le 28 février
22:45mais à des prix
22:46beaucoup plus raisonnables.
22:47Donc pour le moment
22:48il faut
22:49la seule chose
22:50que l'on puisse faire
22:51dans l'immédiat
22:52dans la mesure où
22:53si je prends une comparaison
22:54avec ce qui s'est passé
22:55au moment de la crise
22:56des Gilets jaunes
22:56là c'est une augmentation
22:57des taxes
22:58qui avait provoqué
22:59l'augmentation du prix
23:00et déclenché la colère
23:01d'une partie de la population.
23:02Là malheureusement
23:03nous sommes face
23:04à une situation internationale.
23:06On peut discuter
23:07comme le fait
23:08actuellement le gouvernement
23:09sur le contrôle
23:10des marges
23:10des distributeurs
23:11mais
23:13les marges
23:14en fait
23:15la marge importante
23:16actuellement
23:16ce que j'appellerais
23:17la marge de raffinage
23:18l'écart de valeur
23:19entre le prix du brut
23:20et le prix des produits pétroliers
23:21cette marge
23:22est très importante
23:23et là encore
23:24nous ne la contrôlons pas
23:25parce que
23:26le marché des produits
23:27comme le marché du brut
23:28est un marché international
23:29donc on n'a pas
23:30la possibilité
23:31d'intervenir là-dessus.
23:32Donc nous sommes obligés
23:33de faire actuellement
23:34avec un prix
23:35relativement élevé.
23:36le gouvernement
23:37fait des efforts
23:38pour essayer
23:39de modérer
23:40les augmentations
23:40mais ces efforts
23:41n'auront qu'un effet
23:42assez limité
23:43donc
23:44la recommandation
23:45c'est d'économiser
23:47mais maintenant
23:48si je m'adresse
23:49à l'infirmière
23:50qui est dans le massif central
23:52ou dans le Morbihan
23:53ou bien au transporteur routier
23:54qui consomme
23:56des dizaines de litres
23:56par jour
23:57ça ne va pas du tout
23:58amuser
23:58donc je crois
24:00qu'il faut essayer
24:00d'adopter évidemment
24:01des conduites
24:02un peu plus respectueuses
24:03on ne va pas
24:03totalement résoudre
24:04le problème.
24:05Merci pour cette analyse
24:07et ce regard
24:08et ces conseils précieux
24:09pour les Français
24:09qui nous regardent
24:10et c'est important
24:11de penser à eux.
24:12Merci Jean-Pierre Favenec
24:13je rappelle que vous êtes
24:14consultant d'énergie
24:14et spécialiste du pétrole.
24:16Deux mots
24:16Florian
24:17très rapidement
24:17avant notre première pause.
24:19Oui
24:20alors
24:21c'est vrai et pas vrai
24:22ce qui vient d'être dit
24:22parce qu'il faut quand même
24:23rappeler que 60%
24:24du prix à la pompe
24:25c'est des taxes
24:27et autres
24:28qui vont effectivement
24:30à l'État
24:31donc
24:33certes
24:33il ne faut pas creuser
24:34le déficit
24:34parce qu'on a bien vu
24:35nos taux d'emprunt
24:37ont explosé
24:38on a pour la première fois
24:39de notre histoire
24:41la charge
24:42de l'intérêt
24:43de la dette
24:43et le premier poste
24:44de dépense de l'État
24:45donc devant le budget
24:46de l'éducation nationale
24:47ça c'est quand même
24:48particulièrement majeur
24:49ça veut dire que si
24:50effectivement
24:51on ne tient pas
24:51nos objectifs
24:52de déficit public
24:52etc
24:54alors on a un vrai problème
24:55au niveau de notre dette
24:56donc le gouvernement
24:58est extrêmement contraint
24:59néanmoins
25:00comme on l'a dit
25:01les certificats
25:02d'économie d'énergie
25:03c'est quelque chose
25:03c'est de l'argent
25:04qui ne va pas
25:05dans la caisse de l'État
25:05c'est 17 centimes
25:06à la pompe
25:07et qui va dans des travaux
25:08de rénovation énergétique
25:09que la cour des comptes
25:10elle-même nous dit
25:11qu'il y a des fraudes
25:12que c'est mal contrôlé
25:13et que c'est pas efficace
25:14donc là-dessus
25:15il est clair
25:15nous on avait sorti une étude
25:16là-dessus
25:17il y a plus d'un mois
25:17avec le millénaire
25:18c'est une proposition
25:19qui est en train de monter
25:20qui est une proposition
25:21de bon sens
25:22pour au moins
25:23disons 6 mois
25:249 mois
25:25permettre de baisser
25:26de 17 centimes
25:26ce prix à la pompe
25:27et c'est crucial
25:28pourquoi ?
25:29parce que justement
25:29comme on l'a entendu
25:30dans tous vos témoignages
25:31aujourd'hui les français
25:32consomment moins
25:34changent leurs habitudes
25:36pour certains
25:37ils ne vont pas aller travailler
25:38parce que si en fait
25:39ça vous coûte plus cher
25:40d'aller travailler
25:41que ce que vous gagnez
25:42vous arrêtez de le faire
25:43et ça du coup
25:44c'est des recettes en moins
25:45pour l'État
25:46donc le gouvernement
25:47doit changer d'optique
25:48se dire
25:49ok qu'est-ce qui est
25:50la politique
25:51qui permet
25:52d'être le mieux
25:53au niveau de l'économie globale
25:54en termes de
25:55et donc du coup
25:56c'est de aussi
25:56conserver l'activité
25:57et pour ça
25:58il faut baisser le prix
25:59à la pompe
25:59on marque une pause
26:01dans ce midi news
26:02dans ce 14-15
26:04on se retrouve
26:05dans quelques instants
26:06CNews a décidé
26:06durant 7 heures
26:07d'être au plus près
26:08de vous
26:08au plus près
26:09de vos préoccupations
26:10de vos inquiétudes
26:10on retournera
26:11à Osoir-la-Ferrière
26:13une petite commune
26:14de Seine-et-Marne
26:14de 20 000 habitants
26:15d'ailleurs je ne sais pas
26:16comment on appelle
26:16les habitants
26:16d'Osoir-la-Ferrière
26:17il va falloir vérifier
26:18ça je ne peux pas vous aider
26:19et bien on va regarder
26:20allez on se retrouve
26:21dans quelques instants
26:21avec mes deux invités
26:22et nos spécialistes
26:23également pour décliper
26:24tout cela
26:24à tout de suite
26:28Merci de nous accueillir
26:29pour cette deuxième partie
26:30de votre 14h-15h
26:31vous le savez
26:32on vous l'a dit
26:33on est au plus près
26:34de vos préoccupations
26:35avec nos équipes
26:36qui sont sur le terrain
26:37Florian Gérard
26:37Mercier à mes côtés
26:38avec Olivier Vial
26:39nous étions tout à l'heure
26:41du côté d'Osoir
26:42la Ferrière
26:43une petite commune
26:44de Seine-et-Marne
26:44on a déployé
26:45une autre équipe
26:45également toujours
26:46en Seine-et-Marne
26:46à Lésigny
26:48autre commune
26:49pour prendre le pouls
26:50la température
26:51on va retrouver
26:53peut-être Nicolas Roger
26:54et Timothée Forger
26:55Nicolas Roger
26:56je pense que vous
26:57n'êtes pas seul
26:59et d'abord
27:00on va peut-être
27:00écouter quelques réactions
27:02me semble-t-il
27:02me dit-on
27:03alors on va d'abord
27:03écouter quelques réactions
27:05C'est vraiment compliqué
27:07cette hausse de carburant
27:09tout simplement
27:10parce qu'il y a
27:10plein de choses
27:11qu'on ne peut plus faire
27:15moi personnellement
27:17je devais aller là
27:18dernièrement
27:20au zoo
27:21malheureusement
27:21je n'ai pas pu
27:22on ne part plus
27:23aux vacances
27:24même exemple
27:25avant on mange
27:26le midi le soir
27:27maintenant on mange
27:27qui le midi
27:27ça réduit l'exemple
27:29là par exemple
27:30on part en week-end
27:30et on a choisi
27:32de prendre cette voiture-là
27:33qui est une hybride
27:33plutôt que de prendre
27:34la mienne
27:35qui est en full essence
27:37comme ça
27:38ça nous permet
27:38de réduire un petit peu
27:40la facture
27:40sur le week-end
27:42ben voilà
27:43Florian, j'ai remercié
27:44c'est ce que vous disiez
27:44certains se privent
27:45certains ne vont pas
27:46aller travailler
27:46d'autres se privent
27:48de déjeuner
27:48enfin voilà
27:49on en est là
27:49et puis il y a Emmanuel Macron
27:51qui dit
27:51non non non
27:52il n'y a pas de soucis
27:53il n'y a pas de crise
27:54ça va aller
27:55il n'y aura pas de pénurie
27:55de carburant
27:56mais c'est terrible
27:58parce que ça c'est la réalité
27:59ce sont les français
27:59on n'invente rien
28:01alors Emmanuel Macron
28:02ce qu'il dit
28:03c'est qu'il n'y aura pas de pénurie
28:03bon pourquoi il n'y a pas de pénurie
28:04parce qu'on est prêt
28:05à payer les prix
28:06c'est là où il risque
28:06d'y avoir des pénuries
28:07enfin les français
28:08ils ne sont pas prêt
28:08à payer plus
28:09non mais justement
28:10oui oui
28:10mais ce que je veux dire
28:11c'est que pour alimenter
28:13les stations
28:13et là ce que vous dites
28:15c'est ça justement
28:15c'est effectivement
28:16que les français changent
28:17leurs habitudes changent
28:19et consomment moins
28:20et en fait c'est ça
28:20et donc s'ils consomment moins
28:22sachant que notre économie
28:23c'est 55%
28:24la consommation des ménages
28:25on va en fait
28:26si ça continue comme ça
28:27que le gouvernement
28:28ne réagit pas
28:28en prenant les mesures
28:30de bon sens
28:30la suspension des CE
28:32la suspension de la surtaxe
28:34sur la TCE
28:35etc
28:36ça c'est des choses
28:37qu'il faut mettre en place
28:38pour éviter de rentrer
28:40dans une spirale récessive
28:42en fait
28:42parce que si on consomme moins
28:43il va y avoir moins
28:44de recettes de l'Etat
28:45il va y avoir
28:46donc plus de baisse de dépense
28:48et c'est un cercle vicieux
28:49qui peut conduire
28:49à une vraie récession
28:50et je salue encore une fois
28:51Alexandre Jardin
28:52qui était avec nous
28:53en première partie d'émission
28:55qui dit
28:55attention
28:57les gueux
28:57les gueux peuvent se révolter
28:59si ça continue
29:00ils vont se révolter
29:00parce qu'en plus
29:01il y a une impression
29:02aujourd'hui
29:02que ça touche presque
29:04à notre liberté
29:04parce qu'en fait
29:05ce qui a beaucoup changé
29:06ces dernières années
29:07c'est ce qu'on appelle
29:08les dépenses contraintes
29:10ou les dépenses pré-engagées
29:11et en fait
29:12pour certains français
29:13l'essence
29:13ça devient une dépense contrainte
29:14parce qu'ils ne peuvent pas
29:15ne pas avoir d'essence
29:17autrement ça veut dire
29:17qu'ils ne travaillent pas
29:18ce qu'il faut savoir
29:19c'est qu'effectivement
29:20dans les années 60
29:21les dépenses contraintes
29:22c'était 12%
29:23du budget des français
29:23en moyenne
29:24aujourd'hui
29:25c'est plus de 26%
29:26c'est presque 30%
29:27donc effectivement
29:27on a déjà un tiers
29:28de nos revenus
29:29qui part
29:30qui est engagé
29:31avant même
29:32quand on commence à consommer
29:33quand on rajoute l'essence
29:34il y a cette impression
29:36d'être totalement
29:37prise au piège
29:38d'un budget
29:39qu'on n'arrive pas
29:40finalement
29:40à moduler
29:41en fonction
29:42donc effectivement
29:42on est obligé
29:43de couper
29:44là où en réalité
29:45on ne peut plus le faire
29:47puisqu'on coupe
29:48dans ce qui devient essentiel
29:50très souvent
29:51pour une partie des français
29:51Alors je vous l'ai dit
29:52depuis le début
29:53de cette émission
29:54CNews est au plus près
29:55de vous
29:55nous étions à Osoir
29:57la Ferrière
29:57en début d'émission
29:58nous sommes dans une autre commune
30:00les Zigny
30:00toujours en Seine-et-Marne
30:01on va trouver une autre équipe
30:03mobilisée sur le terrain
30:03pour prendre la température
30:06et en mesure
30:07au combien le décalage
30:08entre les déclarations
30:09d'Emmanuel Macron
30:09et la réalité du terrain
30:10Nicolas Roger
30:11vous êtes avec Timothée Forger
30:12et je crois Nicolas
30:13vous n'êtes pas seul
30:15vous avez un invité
30:16ou une invitée
30:17me dit-on
30:17racontez-moi
30:21Oui exactement
30:22bonjour Thierry
30:23donc vous l'avez dit
30:24nous sommes en Seine-et-Marne
30:25et on se trouve
30:26avec Timothée Forger
30:27dans la boutique
30:28une épicerie fine
30:30et un salon de thé
30:31avec la gérante
30:32de ce commerce
30:32qui s'appelle Carole
30:33Carole, bonjour
30:35Carole nous expliquait
30:36que effectivement
30:37c'est dur à quantifier
30:40cette hausse des carburants
30:41qui touche son commerce
30:43c'est dur à quantifier
30:44en revanche
30:45elle observe
30:47un véritable impact
30:48psychologique
30:49notamment sur ses clients
30:51Carole vous nous disiez
30:52Oui c'est exactement ça
30:54plus que concrètement
30:57en termes d'argent
30:58les gens c'est plus
31:00psychologiquement
31:00ils sont sur la réserve
31:02en fait
31:02et on sent
31:03une certaine frilosité
31:05à dépenser
31:07c'est difficile à quantifier
31:08parce qu'on n'a pas
31:10l'impact directement
31:11mais on sent
31:12qu'ils sont un petit peu
31:13sur la réserve
31:14et qu'ils sont un petit peu
31:16ils sont en attente
31:17ils n'osent pas
31:18trop dépenser
31:19on sent qu'il y a
31:20un petit peu
31:21un frein
31:21par rapport
31:22à une situation normale
31:23Et vous nous disiez
31:24que c'est aussi
31:25des conversations
31:26que vous entendez
31:26au quotidien
31:27dans votre boutique
31:28des conversations
31:29autour de ce thème
31:30de la hausse des carburants
31:30encore une fois
31:31on mesure à quel point
31:32les gens sont impactés
31:34donc psychologiquement
31:36par cette hausse des carburants
31:37puisqu'ils en parlent
31:37tout le temps
31:38dans votre commerce
31:38Oui c'est ça
31:39régulièrement
31:40j'entends des gens
31:40qui me parlent
31:41d'aller faire le plein
31:42de savoir
31:43est-ce que je roule
31:44à l'électrique
31:44est-ce que je roule
31:45à l'essence
31:48ou dans le détour
31:50d'une conversation
31:51on dit
31:51bah oui
31:52mais en ce moment
31:52avec la hausse de l'essence
31:53on sent que c'est un sujet
31:54de préoccupation
31:55effectivement
31:56Et voilà
31:57puis alors en plus
31:58il y a un commerce
31:59de grande surface
32:00un supermarché
32:01de grande surface
32:02juste à côté ici
32:03donc qui dit
32:04une hausse des carburants
32:05dit moins de voitures
32:06et forcément moins de passages
32:07ce qui pour les commerçants
32:09peut être préjudiciable
32:10Merci beaucoup Nicolas
32:12Roger
32:13depuis Lésigny
32:14avec
32:14vous étiez avec Timothée Forger
32:17et salué Carole
32:18cette commerçante
32:19évidemment
32:19qui subit
32:20comme tout le monde
32:21cette crise
32:23On va parler également
32:24d'un autre sujet
32:25de préoccupation
32:25des Français
32:26L'autre sujet de préoccupation
32:27vous le savez
32:28c'est le logement aussi
32:29entre autres
32:29et le gouvernement
32:31a annoncé
32:32un certain nombre
32:32de mesures
32:33qui vont être soumis
32:34aux parlementaires
32:35en première lecture
32:36donc d'ici l'été
32:38me semble-t-il
32:39on va voir tout ça
32:40avec Antoine Durand
32:41et Florian Doré
32:42et on sera avec
32:42Christophe Demerson
32:44qui est président
32:44de l'Union Nationale
32:45des propriétaires immobiliers
32:47d'abord le sujet
32:49C'était une mesure
32:50très attendue
32:51par les professionnels
32:52du secteur
32:53environ 700 000 logements
32:54pourraient revenir
32:55sur le marché locatif
32:56d'ici 2028
32:57Pour pallier
32:58la crise du logement
32:59le gouvernement
33:00souhaite remettre
33:01à disposition
33:01les habitations
33:02considérées
33:03comme des passoires énergétiques
33:04une annonce
33:05bienvenue
33:06pour ce responsable syndical
33:07C'est une excellente nouvelle
33:09mais sans oublier
33:10encore une fois
33:11cet objectif
33:11qui est celui
33:12de la rénovation
33:13une rénovation
33:14qui va se faire
33:15non pas par la sanction
33:16c'est-à-dire
33:17l'interdiction de louer
33:18mais par un temps
33:20qui est accordé
33:20et qui lui permet
33:21de ne pas être privé
33:22de revenus locatifs
33:23revenus nécessaires
33:24pour pouvoir financer
33:25cette rénovation
33:26Les logements concernés
33:28sont ceux actuellement
33:28classés G et F
33:29dans le cadre du DPE
33:30ces biens pourront à nouveau
33:32être loués
33:32mais sous certaines conditions
33:34Les propriétaires de maisons
33:35devront réaliser
33:36des travaux dans les 3 ans
33:37pour ceux qui détiennent
33:39un appartement
33:39le délai est de 5 ans
33:41D'importants coûts financiers
33:43sont à prévoir
33:43d'après cet agent immobilier
33:45Pour passer de G
33:46à éventuellement à D
33:48parce que ça ne sert à rien
33:49de passer de G à F
33:52sachant que l'interdiction
33:54pour le F
33:55c'est pour le 1er janvier 2028
33:57donc c'est vraiment
33:58une question de moyens
34:01pour les propriétaires
34:02de mettre leurs biens
34:04en conformité
34:06Avant d'être promulgué
34:08ce texte devra être
34:09soumis au Parlement
34:10Une première lecture
34:11est prévue à l'été
34:13Et donc nous sommes
34:14avec Christophe Demerson
34:16Vous êtes l'ancien président
34:17Je vous ai maintenu
34:18en poste
34:19Vous êtes l'ancien président
34:21de l'Union Nationale
34:22des Propriétaires Immobiliers
34:23Merci d'être notre invité
34:24Quelle est votre réaction ?
34:26Je suppose que ça va
34:26dans le bon sens
34:27dans ce flot
34:28de mauvaises nouvelles
34:29que nous annonçons
34:30que nous égrénons
34:30depuis le début de cette émission
34:31là il y a une lueur d'espoir
34:34Une toute petite lueur
34:35on allait dire Thierry Cabane
34:37parce que moi
34:38ce que je remarque quand même
34:39c'est qu'en réalité
34:40on a une fable
34:41qui nous est racontée
34:42c'est-à-dire que
34:44depuis 2021
34:45en réalité
34:46depuis la mise en place
34:48du DPE opposable
34:49on a un problème
34:50avec les diagnostics énergétiques
34:52et l'agent immobilier
34:53qui parlait
34:54l'a fort bien dit
34:55En réalité
34:56qu'est-ce qu'on a ?
34:56On a aujourd'hui
34:57un Premier ministre
34:58en 2026
34:59qui nous dit
34:59qu'il va y avoir
35:00le choc de l'électrification
35:01et qu'on va interdire
35:02les chaudières à gaz
35:03ça c'est un premier point
35:04et à côté de ça
35:06en parallèle
35:06ce qu'il faut voir
35:07c'est que depuis 2021
35:09l'énergie électrique
35:11la plus décarbonée du monde
35:12je dis bien
35:12l'énergie électrique
35:14la plus décarbonée du monde
35:15est hyper sanctionnée
35:18sur le DPE
35:19c'est-à-dire
35:19que les Français
35:20qui se chauffent
35:21à l'électrique
35:22les propriétaires
35:23qui ont un chauffage électrique
35:24et les propriétaires
35:26bailleurs
35:27encore pire
35:28qui ont un chauffage électrique
35:30se voient pénalisés
35:31par un coefficient
35:32qui multiplie aujourd'hui
35:33par 1,9
35:35le rendement
35:36c'est-à-dire que
35:37vous voyez
35:37on est presque au double
35:38donc en réalité
35:39tout ça
35:39c'est une fable
35:40le vrai sujet
35:41c'est de changer
35:42le coefficient
35:45sur l'énergie électrique
35:47ce que vous chauffiez
35:48au gaz
35:48que vous chauffiez
35:49au foule
35:50au fioul
35:51au bois
35:51au pétrole
35:52au lampin
35:52au charbon
35:53à ce que vous voulez
35:54vous avez un coefficient
35:56de 1
35:56pour les Français
35:57qui ont le malheur
35:58d'être au chauffage électrique
36:00de se chauffer
36:01au chauffage électrique
36:02ou de donner à bail
36:03avec un bien
36:05au chauffage électrique
36:06vous êtes pénalisé
36:07à 1,9
36:08alors il faut voir
36:09d'où on part
36:10en 2021
36:11et Dieu sait qu'à l'époque
36:12moi en tant que président
36:13j'avais prévenu
36:14j'avais prévenu
36:15Solan Elmar
36:15et à l'époque
36:17c'était la ministre
36:17Emmanuel Bargon
36:18j'avais prévenu
36:19attention
36:20il va y avoir de la casse
36:21on va fermer
36:21des logements
36:22c'est pas possible
36:23l'énergie est particulièrement pénalisée
36:26les petites surfaces
36:27sont particulièrement pénalisées
36:29et pire
36:30il y a des régions entières
36:31qui sont hyper sanctionnées
36:33Thierry Cabane
36:34si vous prenez
36:35par exemple
36:36les arcs
36:37sur les côtes
36:37toute la côte
36:38on est à zéro d'altitude
36:40donc là
36:40vous n'avez pas de pénalisation
36:41pratiquement
36:42par rapport
36:43parce qu'on est aussi pénalisé
36:45avec l'altitude
36:46mais dès que vous allez
36:47un petit peu
36:48dans la moyenne montagne
36:49ou dans la moyenne montagne
36:50vous vous retrouvez
36:52avec un marché
36:52avec 35%
36:54je dis bien
36:5435%
36:55et plus
36:56de logements
36:56qui sont en F
36:57et en G
36:58idem pour Paris
36:59toutes les petites surfaces
37:01on ne va pas les mettre
37:02des pompes à chaleur
37:02sur les façades
37:05haussmanniennes
37:05ou sur les balcons
37:07donc en réalité
37:08je veux dire
37:08il serait peut-être temps
37:10au bout de bientôt
37:115 ans
37:12de se réveiller
37:12et d'enfin
37:14changer ce coefficient
37:16sur l'énergie électrique
37:18alors Christophe Demers
37:19on a décidé
37:20d'être pratico-pratique
37:21dans cette édition
37:22de donner la parole
37:23aux français
37:23de donner la parole
37:24à ceux qui connaissent
37:25les dossiers
37:26et vous en faites partie
37:27qu'est-ce que vous pouvez dire
37:28aux français
37:29qui nous regardent
37:30en vertu de toutes ces annonces
37:32alors là
37:32vous voyez
37:33j'étais quand même modéré
37:34j'ai dit peut-être
37:35une lueur d'espoir
37:36et vous avez stoppé
37:37mon enthousiasme
37:38mais j'étais quand même
37:39relativement modéré
37:40quand même
37:40parce qu'il y a quand même
37:41pas mal de conditions
37:42mais qu'est-ce que vous pouvez dire
37:43aux français qui nous regardent
37:44qu'est-ce que vous pouvez leur dire
37:45par rapport à ce qu'on a pu annoncer
37:47qui puisse comprendre
37:49moi je leur dirais
37:50surtout d'être prudents
37:51et de ne pas céder
37:52à ces effets de panique
37:53si vous regardez
37:54vous savez
37:54aujourd'hui
37:55le premier ministre Le Cornu
37:56en 2018
37:58il nous disait
37:58qu'on allait fermer Fessenheim
38:00et puis qu'il a mis
38:0179 milliards sur la table
38:03pour le démantèlement
38:04et puis que tout allait
38:05bien se passer
38:06et puis qu'après
38:07l'année d'après
38:08on allait fermer
38:10les centrales
38:1014 autres centrales nucléaires
38:12aujourd'hui
38:13on nous raconte autre chose
38:14ce qu'on veut
38:14nous les propriétaires
38:15ce qu'ils veulent
38:16c'est de la stabilité législative
38:18c'est de la stabilité réglementaire
38:21et c'est de la stabilité fiscale
38:23aujourd'hui
38:24on n'a rien d'étroit
38:25et tous les jours
38:26on a des effets d'annonce
38:27parce que l'effet d'annonce
38:28Thierry Cabane
38:29il faut remarquer une chose
38:30aussi bientôt
38:31il va y avoir
38:32la transcription
38:32du DPE européen
38:34fin mai
38:35et là
38:36ça va être une autre histoire
38:37parce que nous
38:37la France
38:37vous le savez
38:38on fait tout mieux
38:39que les autres
38:39nous on est beaucoup
38:40on est beaucoup plus intelligents
38:41surtout pour faire des conneries
38:43donc nous aujourd'hui
38:44on a mis l'interdiction
38:45de louer
38:45alors maintenant
38:46comment on fait ?
38:47on se rend compte
38:47qu'il y a des régions
38:49avec un tiers du parc
38:51qui va être fermé
38:51donc on dit
38:52ah bah oui
38:52mais vu qu'on ne veut pas
38:53changer le coefficient
38:55parce qu'on veut maintenir
38:56des prix élevés
38:58et puis qu'on veut maintenir
38:59la pression
38:59sur les propriétaires
39:01et sur les propriétaires
39:02bailleurs
39:02et accessoirement
39:03faire baisser les prix
39:05artificiellement
39:05on essaye de jouer
39:06au chat à la souris
39:07en réalité
39:07c'est un jeu de bonnes taux
39:09mais tout ça
39:09en réalité
39:11honnêtement
39:11c'est culpable
39:12comment les français
39:13peuvent s'y retrouver ?
39:14on dit ouais
39:14pompe à chaleur
39:15électrique
39:16etc
39:16allez-y gaiement
39:17mais au final
39:18on fait quoi ?
39:20au final
39:21on fait ce qui se passe
39:22et ce qu'on avait dit
39:23vous savez
39:23à chaque fois
39:24qu'on discute
39:25on voit ça
39:26et bien au final
39:27on fait que des français
39:28et quel français
39:29qui nous écoute
39:30parmi nous
39:30n'a pas dans sa famille
39:31un jeune qui est obligé
39:32de galérer
39:33je dis bien de galérer
39:34à Paris
39:35et dans les grandes métropoles
39:36et de faire 80 bandes
39:37pour essayer de trouver
39:38un petit appartement
39:39alors qu'il y en a des milliers
39:40qui sont fermés
39:41pourquoi ?
39:41tout simplement
39:42parce qu'ils sont en F
39:43et qu'ils sont en G
39:44mais il y a encore autre chose
39:45aussi derrière
39:46et ça le gouvernement
39:47ne communique pas beaucoup
39:48là-dessus
39:49mais je vous le ferai remarquer
39:50c'est que depuis 2022
39:53blocage des loyers
39:54sur le F et sur le G
39:55c'est-à-dire qu'en réalité
39:57le gouvernement
39:58il se dit
39:58oui mais là
39:59les loyers vont augmenter
40:01il faut qu'on fasse attention
40:01parce que ça
40:02c'est pas bon pour les élections
40:03donc si les loyers augmentent
40:05et c'est mauvais
40:06donc on dit
40:07on maintient facilement
40:10artificiellement
40:10j'allais dire
40:11la tête sous l'eau
40:11des propriétaires
40:12parce que les propriétaires
40:13les trois quarts du temps
40:14même quand ils ont fait
40:15des travaux énormes
40:17ils sortent pas du F et du G
40:18c'est pour ça
40:19qu'il faut pas raconter de fables
40:20et en réalité
40:21on se trouve piégé
40:22et on se trouve dans une impasse
40:24Merci
40:24j'aime votre franc parler
40:26en tous les cas
40:28Christophe Demersan
40:28ancien président
40:29de l'union nationale
40:30des propriétaires immobiliers
40:31c'est important de vous écouter
40:33on a le sentiment
40:34qu'on nous raconte un peu
40:35de...
40:37La seule chose qui est positive
40:38c'est qu'on s'aperçoit
40:39que ce qui est en train
40:39d'être annoncé
40:40c'est pour corriger
40:41ce qu'ils avaient eux-mêmes
40:43mis en place
40:43donc on peut espérer
40:44que tout ce qui vient
40:45de nous être dit
40:47sur le DPE
40:47peut-être que ça sera
40:48une correction à venir
40:50c'est qu'effectivement
40:50on a besoin aujourd'hui
40:51de se rendre compte
40:52que ce qu'on a fait
40:53sur la ZAN
40:54c'était sur l'interdiction
40:57d'artificialisation
40:57ça contraint
40:59la production de logements
41:00et aussi d'ailleurs
41:01l'industrialisation
41:02de notre pays
41:02et il faut revenir dessus
41:03ce qu'on a fait
41:04sur les interdictions
41:05de mise sur le marché
41:06de ces logements
41:08qui sont F ou G
41:10c'est quelque chose
41:11qui contraint
41:12et qui augmente
41:14sensiblement
41:14le prix de l'immobilier
41:16et donc là aussi
41:17très fortement
41:18qui contraint
41:19le budget des ménages
41:20tout ça effectivement
41:21la bonne nouvelle
41:22qui a été annoncée
41:23par Vincent Jean-Brun
41:24c'est qu'on est en train
41:25de revenir sur des erreurs
41:27qui avaient été commises
41:28par le même gouvernement
41:29mais s'ils commencent
41:30à comprendre
41:31qu'ils ont fait des erreurs
41:32et qu'ils sont prêts
41:33à les changer
41:33c'est pas la gloire
41:35parce qu'ils auraient
41:35le mieux fait de ne pas le faire
41:36mais effectivement
41:37là on revient
41:37sur toutes les erreurs
41:38de la convention
41:39sur le climat
41:40de la loi
41:41climat et résilience
41:42qui a causé
41:43beaucoup de dégâts
41:44pour des raisons
41:45effectivement assez idéologiques
41:46les prochaines élections
41:47présidentielles c'est quand ?
41:48c'est en 2027
41:49c'est bien ce qu'il me semblait
41:50il faudra quand même
41:50faire deux trois choses avant
41:51oui ça va être compliqué
41:53quand même de tout faire
41:53non mais en tout cas
41:54on peut supprimer
41:55là par exemple
41:56c'est des décisions administratives
41:58supprimer l'interdiction
41:59de louer
42:02il suffit de le décider
42:03et le lendemain
42:04c'est fait
42:04donc en fait
42:05il y a plein de choses
42:06qui sont simplement
42:06revenir sur des choses
42:08qui ont été décidées
42:09artificiellement
42:10je donne la parole
42:11mais Tarasouvé
42:12qui prépare cette émission
42:13à mes côtés
42:14parce qu'on va parler
42:14de Bernard Arnault
42:17qui parle rarement
42:18mais qui parle de plus en plus
42:19je trouve
42:20et qui est un grand patron
42:21mais regardez
42:22sur quelques chiffres
42:23que l'on va découvrir
42:25à l'antenne
42:26on perd trois points
42:27dans notre situation
42:28est-ce qu'on peut voir
42:29les chiffres à l'antenne
42:30regardez
42:31climat des affaires
42:33moins trois points
42:34en avril
42:35voilà
42:36mais tout va bien
42:37évidemment
42:38le déficit public aussi
42:39on a je crois
42:40en magasin
42:41vous allez voir la situation
42:42tout va bien
42:43non mais c'est extraordinaire
42:45la France affiche
42:46le deuxième déficit public
42:47le plus élevé
42:48de la zone euro
42:49tout va bien
42:51je vous dis
42:51madame la marquise
42:52tout va bien
42:53Florian
42:53oui mais c'est ça
42:55le point c'est qu'on nage
42:57en plein Uburois
42:58situation totalement
42:59kafkaïenne
43:00surtout les
43:00on n'invente rien
43:01sur les échos
43:02on n'invente rien
43:02mais justement
43:02c'est à dire qu'on a quand même
43:04une gauche qui nous dit
43:06matin, midi et soir
43:07qu'il faut mettre plus d'impôts
43:10que les déficits
43:11ne sont pas vraiment
43:11un problème etc
43:12là on a les chiffres
43:14donc la France
43:14a les niveaux d'imposition
43:15le plus élevé
43:17d'Europe
43:18avec 57,2%
43:20de dépenses
43:22publiques
43:22en part du PIB
43:24ici deuxième déficit
43:25public le plus élevé
43:26donc c'est à dire que
43:26selon cette logique là
43:27on devrait être le pays
43:28le plus riche d'Europe
43:29de très loin
43:29c'est évidemment pas le cas
43:31le moral des patrons
43:33on le dit
43:33mais il y a surtout
43:34l'indice de consommation
43:35des ménages
43:35qui est sorti l'insee
43:36la sortie hier
43:37on est à 84
43:39la confiance des ménages
43:40la moyenne
43:41c'est 100
43:42donc on est vraiment
43:43très très bas
43:44c'est pour ça qu'il y a
43:45un vrai risque là
43:46d'un point de vue macroéconomique
43:47sur l'économie française
43:48d'ici la fin d'année
43:50et juste pour revenir
43:52sur le logement
43:52parce que pour dire
43:53l'absurdité
43:54c'est à dire en fait
43:54le gouvernement
43:56et je pense
43:56nos fonctionnaires
43:57ont complètement oublié
43:58le concept de loi
43:58d'offre et de la demande
43:59donc ils disent
44:01on va interdire
44:03la location de certains
44:04de certains logements
44:05donc forcément
44:06s'il y a moins d'offres
44:07les prix vont augmenter
44:08et du coup on dit
44:09ah mince
44:09les prix augmentent
44:10du coup les gens
44:10peuvent plus loger
44:11parce que c'est vrai
44:12que les dépenses contraintes
44:13c'est terrible
44:14donc qu'est-ce qu'on fait
44:14on va encadrer les loyers
44:16on va interdire
44:17les prix de montée
44:18et donc du coup
44:19qu'est-ce qui se passe
44:20derrière les propriétaires
44:21ils disent
44:21bah moi
44:22c'est pas rentable
44:23donc je ne vais pas louer
44:24évidemment
44:24ceux qui disent
44:25je fais un investissement locatif
44:26je construirai
44:27donc du coup
44:28il n'y a plus de construction
44:28de logement
44:29et c'est pour ça aussi
44:30qu'on est dans une situation
44:31absurde
44:31où en 25 ans
44:32les prix de l'immobilier
44:33à l'achat ont triplé
44:34les prix des loyers
44:35ont augmenté
44:36c'est 25%
44:38sur les dernières années
44:39et tout est lié
44:41c'est-à-dire qu'on a
44:42une situation
44:43où les prix du logement
44:44augmentent
44:44c'est une dépense contrainte
44:45les prix du carburant
44:46augmentent
44:46c'est une dépense contrainte
44:47les prix de l'alimentation
44:48augmentent
44:49à cause des augmentations
44:50des engrais
44:50etc
44:51c'est une dépense contrainte
44:52et de l'autre côté
44:53on taxe toujours plus
44:54les impôts en 2025
44:55et les budgets
44:56n'ont été bouclés
44:57que par des hausses d'impôts
44:58or les français
44:59Alexandre Jardin disait au début
45:00l'écart entre le brut et le net
45:01n'a jamais été aussi élevé
45:02en France
45:03et donc forcément
45:04on a à la fois
45:05tout qui augmente
45:05et les salaires qui baissent
45:07alors justement
45:07je vous parlais de Bernard Arnault
45:09il parle de plus en plus
45:10c'est un grand patron
45:11souvent critiqué
45:12comme souvent
45:13les grands patrons en France
45:14on n'aime pas ceux qui a aussi
45:16écoutez ce qu'il a dit
45:17pardonnez-moi
45:19devant ses actionnaires
45:20j'ai été félicité
45:21par le secrétaire général
45:23du parti communiste chinois
45:24une chose pareille
45:24ne serait jamais
45:26arrivé en France
45:26si on s'était mis
45:27à vouloir construire
45:28sur la place de la Concorde
45:30un bateau Vuitton
45:30je vous laisse imaginer
45:32le résultat
45:33il est cash
45:34Bernard Arnault
45:35oui mais effectivement
45:36il a raison
45:37c'est qu'effectivement
45:38aujourd'hui
45:38on a vraiment cette impression
45:41qu'il y a toute une partie
45:42de la gauche
45:42et que malheureusement
45:43ça a eu une contagion
45:44sur l'ensemble
45:45de la classe politique
45:46qui considère
45:47que réussir
45:48et la richesse
45:49finalement
45:50c'est
45:50ce qui
45:51c'est pas bien
45:52et donc on a tout ce délire
45:54aujourd'hui sur les ultra-riches
45:55etc.
45:56qui seraient les responsables
45:57de la crise
45:57or en réalité
45:58c'est exactement le contraire
45:59c'est parce que justement
46:00on n'a pas assez de croissance
46:01parce qu'on n'a pas assez
46:02de création de richesse
46:03parce qu'on n'a pas assez
46:04de Bernard Arnault en France
46:06qu'on est aujourd'hui
46:07dans une situation
46:08extrêmement compliquée
46:08et qu'on n'arrive pas
46:09à boucler notre budget
46:11malgré ce qui a été dit
46:12c'est ce paradoxe français
46:13on est le pays
46:14le plus endetté
46:15et on est le pays
46:16qui pourtant taxe le plus
46:17donc il y a un moment
46:18la seule chose qui nous manque
46:19c'est de la création de richesse
46:21et des gens comme Bernard Arnault
46:23sont finalement
46:24ceux qui grâce
46:25à leurs industries
46:27grâce en plus
46:28Bernard Arnault
46:29a l'avantage
46:29il fait vivre un grand nombre
46:30de petits métiers derrière
46:31beaucoup de petits métiers
46:33c'est l'ambassadeur
46:34de beaucoup de savoir-faire
46:35parce que dans le domaine du luxe
46:37c'est beaucoup de savoir-faire français
46:38et c'est aussi
46:38une des industries
46:39qui nous ramène
46:40le plus d'argent de l'étranger
46:41qui fait rentrer
46:42effectivement
46:43beaucoup d'argent étranger
46:45donc c'est extrêmement positif
46:46on aurait besoin
46:47de beaucoup plus
46:48de patrons comme lui
46:49mais en France
46:49on les aime pas
46:50ces patrons qui réussissent
46:51et qui font la fiaté de la France
46:53c'est ça qui est terrible
46:54Florian
46:54le mot de la fin
46:56sur la Chine
46:57en fait le parti communiste chinois
46:59et la Chine communiste
47:00est plus capitaliste
47:01que la France
47:02ce serait la conclusion
47:03de cette émission
47:04je ne suis pas sûr
47:05qu'effectivement
47:05leur référence publique
47:06ça soit 57% en Chine
47:08et ils sortent des voitures
47:09qui sont capables
47:10de faire 700 km
47:11on en parlait hier
47:12avec notre ami Yves Carrat
47:13et à une époque
47:14on disait
47:15non les chinois
47:16sont des copieurs
47:16etc etc
47:17mais ils ont des batteries
47:18qui durent
47:19et des voitures
47:20qui roulent
47:21des voitures électriques
47:21qui tiennent la marée
47:23c'est le moins qu'on puisse dire
47:24à des prix défiant
47:25de toute concurrence
47:25aussi
47:26les amis
47:27on a fait le tour
47:29de beaucoup de sujets
47:30c'est important
47:30de donner la parole
47:31aux français
47:32on va continuer
47:33il y a une actualité
47:34internationale importante
47:35mais il ne faut pas oublier
47:35ce qui se passe
47:36chez nous en France
47:37et c'était un bonheur
47:38d'échanger avec vous
47:39merci à l'équipe
47:39qui m'entourait
47:40pour préparer
47:40cette émission
47:41un peu spéciale
47:42David Brunet
47:42Tara Souvet
47:43Nathalie Pelletier
47:44Afi Libourg
47:44Sandra Tchumbo
47:45pour l'information
47:45Brueyac Japio
47:46et Corentin Périgny
47:47super travail de la programmation
47:49tout de suite
47:49Elodie Richard
47:50je n'oublie pas non plus
47:51les équipes en régie
47:53et moi j'aurais le plaisir
47:54de vous retrouver
47:54à 17h
47:55à tout à l'heure
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