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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est quasiment 14h, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver, c'est votre 14h15 sur
00:05CNews en ce samedi.
00:07Je vous présente l'équipe qui m'entoure dans quelques instants, mais on commence comme d'habitude par un premier
00:10tour de l'information avec Augustin Denadieu que je salue.
00:13Bonjour mon cher Augustin.
00:18Bonjour Thierry, bonjour à tous. L'armée israélienne a mené des frappes ce matin dans le sud du Liban contre
00:23le Hezbollah.
00:24Batsa l'avait appelé à évacuer la zone auparavant. En dépit du cessez-le-feu, la tension monte toujours dans
00:29le nord d'Israël.
00:31Le Hezbollah de son côté a revendiqué plusieurs attaques contre des bases militaires avec des missiles et des drones.
00:36Selon les autorités, 10 personnes ont été tuées.
00:40Retour en France avec ce drame au Havre. Une sexagénaire a été retrouvée morte défenestrée hier au pied de son
00:46immeuble.
00:47Un homme d'une cinquantaine d'années, alcoolisé, au moment des faits a été placé en garde à vue.
00:51La victime était gravement blessée mais elle a succombé à ses blessures très graves, indique la procureure de la République.
00:58Toujours selon la magistrate, le voisinage aurait entendu les bruits d'une dispute et des insultes.
01:04Et la Hongrie a son nouveau Premier ministre.
01:07Peter Maguiar a été investi un peu moins d'un mois après sa victoire écrasante contre Viktor Orban.
01:13Une fois ses réjouissances passées, l'attente de la population est grande.
01:16Le nouveau Premier ministre a promis un changement de régime pour mettre fin à la corruption et aux atteintes aux
01:21libertés qui ont marqué les 16 ans du règne urbain.
01:24Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a salué, je cite, un nouveau chapitre dans l'histoire de la Hongrie.
01:31Et c'est le mot final je suppose ?
01:32Voilà, on se retrouve dans une heure.
01:34Allez, dans une heure, à tout à l'heure.
01:35Merci Augustin. Je vous présente l'équipe qui m'entoure ce samedi.
01:38Sarah Doré est avec nous. Bonsoir, ou plutôt bonjour.
01:41Oui, il est 14h quand même.
01:43Oui, c'est un peu de temps pour dire bonsoir.
01:45Myriam Djabali Darak, professeur d'économie et président de l'association Regarde-Lyssaie, est avec nous. Bonjour.
01:51Et j'accueille beaucoup de plaisir Karim Maloum qui est avec nous également.
01:54Bonjour à tous.
01:54Bonjour Karim. On va donc commencer par cette affaire que je qualifierais du buesque,
01:58affaire dont on vous parle depuis ce matin sur l'antenne de CNews.
02:02On va prendre la direction de Rennes.
02:04Un pédocriminel, écoutez bien, un multirécidiviste, va donc sortir de prison au bout de 8 ans de peine
02:09alors qu'il ait été condamné à 30 ans de réclusion au bénéfice de cette fameuse confusion de peine.
02:15On va y revenir.
02:15Karim Jambu avait 5 ans quand elle a été violée par cet homme
02:19et elle a appris qu'il va vivre à quelques kilomètres de chez elle à partir du 12 mai.
02:24C'est totalement lunaire.
02:26Regardez la lettre qu'elle a reçue, qu'il informe de la libération de son violeur.
02:31Je vous lis rapidement le texte.
02:33Je mesure bien, ces informations constituent pour vous un réel bouleversement
02:37au regard de la confusion de peine ordonnée par la Cour d'assises.
02:40Je suis également pleinement consciente qu'il résidera à Rennes,
02:44soit malheureusement à proximité de votre lieu de vie et de vos centres d'intérêt,
02:48l'intéressé n'ayant pas d'autre adresse en sortie
02:51et sa fin de réclusion criminelle étant arrivée à son terme.
02:54Cette situation inconfortable n'a pu être évitée.
02:57Donc c'est la lettre de la juge d'application des peines.
03:00Je propose d'écouter la réaction de la mère adoptive de Karine,
03:04qui était l'invité d'Anthony Favelli ce matin dans la matinale.
03:07Elle explique comment Karine a réagi à la réception de ce courrier.
03:12Elle l'a appris en recevant le courrier par mail,
03:15comme une publicité en fait, pas un coup de téléphone avant, rien.
03:20Et la lettre démarre par « j'ai l'honneur de vous annoncer
03:23que M. Bloudy-Roland, condamnez-le, va sortir ».
03:27C'est comme si c'était une joie en fait pour la magistrate d'annoncer
03:31que l'adresseur de Karine va sortir.
03:34Enfin, la formulation déjà est terrible.
03:37Et Karine a reçu ça comme un coup de poignard en fait.
03:40Elle a eu un moment où elle a été complètement sidérée.
03:45Elle s'est dit « c'est le cauchemar qui recommence. »
03:48À nouveau.
03:48Je vais être reconfrontée à tout ce que j'ai vécu.
03:51Alors, on va faire agir mes invités qui m'entourent.
03:54J'en profite pour saluer Dominique-Henri Matagrin,
03:58qui est ancien président de l'Association professionnelle des magistrats.
04:01Bonjour Dominique-Henri.
04:02J'ai hâte de vous entendre sur cette décision qui nous interpelle.
04:05C'est le moins que l'on puisse dire.
04:06Mais d'abord, comment une chose est-elle possible
04:09avec cette fameuse confusion des peines ?
04:10C'est Juliette Sadat qui nous explique.
04:14Comment expliquer que Roland Blaudy,
04:16violeur multirécidiviste condamné en 2018 à 30 années de prison,
04:21soit libéré dès la semaine prochaine ?
04:23Pour le comprendre, il faut se plonger dans le code de procédure pénale
04:28et l'article qui concerne le principe de confusion des peines.
04:32En fait, Roland Blaudy, il avait déjà été condamné en 2007.
04:36C'était déjà pour des viols, en l'occurrence sur sa propre fille.
04:40Il avait été copé de 18 années de prison.
04:43Alors, quand il est condamné en 2018,
04:45il demande à la justice que les deux peines se confondent
04:49et que la plus longue absorbe la deuxième.
04:52Le juge accepte, grâce à cela, sur sa peine de 30 ans prononcée en 2018.
04:59Il en avait déjà effectué 11 derrière les barreaux.
05:02Et on arrive à aujourd'hui, grâce à ce principe de confusion des peines,
05:06après seulement 8 ans, sa peine de sûreté est achevée.
05:11Roland Blaudy est légalement en droit de demander un aménagement de peine,
05:15ce que la justice accepte encore une fois.
05:18Bon, Dominique Henry et Matagrin, on a besoin d'avoir quelques éclaircissements.
05:23D'abord, votre réaction sur cette décision de justice.
05:27Ensuite, j'aurai une deuxième question sur la formulation du courrier même.
05:30Mais d'abord, en tant que magistrat, on a besoin de savoir et de comprendre.
05:35Tout est logique, tout est normal.
05:39La confusion des peines, ça n'est absolument pas une faveur accordée par la justice.
05:44C'est une obligation imposée par la loi.
05:48C'est-à-dire, pour faire simple, lorsque des faits différents ont été commis
05:52dans une même période de temps, il ne peut y avoir de sanction que celle qui est attachée
06:00à la peine la plus grave, à la peine maximum.
06:04On ne peut pas dépasser le maximum légal.
06:07En l'occurrence, c'était 30 ans.
06:09Donc sinon, si on avait été en état de récidive, c'est-à-dire si le second fait avait été
06:16commis
06:16après la première condamnation, il aurait eu 48 ans à faire.
06:21On aurait additionné les deux peines.
06:24Mais comme le second fait sanctionné en 2018 avait été commis avant la condamnation de 2007,
06:32qui avait commencé à prendre effet à partir de 2005,
06:36là, la confusion était de droit.
06:39On ne pouvait pas aller au-delà de 30.
06:42Donc, ce n'est pas du tout une faveur.
06:44C'est la loi qui impose, et ça n'a rien de nouveau, c'est tout à fait traditionnel.
06:50En quelque sorte, quand quelqu'un n'a pas reçu un premier avertissement
06:55sous forme d'une condamnation et qu'il recommence,
06:58là, on est en situation de récidive et on lui présente deux factures distinctes.
07:04En revanche, quand il n'a pas encore été condamné pour toutes les infractions
07:09qu'il a commises dans une même période de temps,
07:12on doit obligatoirement lui présenter une facture globale.
07:15C'est exactement ce qui s'est passé ici.
07:18Donc, actuellement, il a fait 21 ans sur cette peine de 30 ans.
07:23Parce qu'on lit partout qu'il n'aurait fait que 8 ans sur les 30 ans.
07:28C'est totalement inexact.
07:29Il a fait 21 ans puisque les deux peines,
07:33celles de 2007 et celles de 2018, ont été fusionnées.
07:39Oui, mais la justice n'est pas spécialement obligée d'accorder cela, oui ou non.
07:44Si, elle est obligée d'accorder quand on dépasse le maximum légal.
07:51C'est-à-dire, là, le maximum légal pour la seconde infraction,
07:55c'était des viols, c'était jusqu'à 30 ans.
07:58On ne pouvait pas aller au-delà de 30 ans.
08:00On ne pouvait pas additionner la peine de 18 ans et la peine de 30 ans.
08:05Ça aurait fait 48 ans.
08:07C'était juridiquement totalement impossible.
08:12Si les deux peines prononcées étaient inférieures à 30 ans encourues,
08:18elles pouvaient être exécutées en s'additionnant.
08:21Mais là, ce n'était pas possible puisqu'on dépassait ce maximum de 30 ans.
08:25Donc, la confusion était une obligation de la loi.
08:29Réponse très rapide, Dominique Henry.
08:31Votre mot sur comment ce courrier est reçu par Karine, sur la formulation.
08:37Ça vous semble normal ?
08:39Les mots utilisés, les termes utilisés quand on a subi ce préjudice ?
08:44Karine avait 5 ans.
08:46On se met à la place de Karine et de la famille du Karine.
08:49C'est étonnant, cette formulation, oui ou non ?
08:52On comprend très bien l'émotion de la victime au reçu de ce courrier.
08:58Les termes auraient peut-être pu être différemment choisis.
09:03Mais je pense que fondamentalement, ce qui choque la victime,
09:06et ça se comprend très bien,
09:07c'est que le condamné sorte bien avant, 9 ans,
09:13sorte 9 ans avant la fin de sa peine.
09:16Le vrai problème, il est là.
09:18Plus, bien sûr, celui de prévoir qu'il sera domicilié
09:23dans la même ville que celle où il habite.
09:27Merci pour ces précisions.
09:28On avait besoin d'avoir des éclaircissements importants.
09:31Merci Dominique Henry-Matagrin.
09:34Alors, Sarah ?
09:37Je pense que c'est vraiment une question de la loi et puis le ressenti.
09:41Donc la loi est respectée, comme ils viennent de nous l'expliquer.
09:45En revanche, le ressenti, qui est ressenti comme une double peine, en fait.
09:50Doublement victime, c'est-à-dire d'abord victime de ce délinquant
09:54et puis en plus victime des mécanismes juridiques.
09:58Je pense qu'il n'y a rien à faire,
09:59si ce n'est que, je pense qu'on devrait expliquer aux victimes
10:04comment ça va se passer.
10:05Parce que dire qu'il a pris 30 ans, c'est très bien.
10:09On se dit, voilà, on va pouvoir passer à autre chose.
10:11Il a pris 30 ans, etc.
10:12Huit ans après, se dire, non, en fait, il y a confusion des peines.
10:15Il va sortir, etc.
10:16Sans qu'on ait été prévenu.
10:18Et puis, c'est vraiment une question de le fond et la forme.
10:21Avoir été prévenu comme ça, par ce mail, comme elle l'a dit,
10:26je veux dire, c'est effroyable.
10:27Et en revanche, sur le fait qu'il habite dans la même ville,
10:30je pense que le frère du condamné habite à Rennes.
10:34Et donc, il est obligé d'être domicilé quelque part.
10:37Sans ça, ça n'aurait pas été possible.
10:38Donc, c'est douloureux, mais ça suit la loi.
10:42Ça suit la loi.
10:43Karim.
10:44En fait, ce n'est pas une question que...
10:46Moi, ça m'interpelle quand même.
10:47Est-ce que la loi est respectée ou pas ?
10:48Souvent, les magistrats respectent la loi.
10:50Ils ne sont pas là pour violer la loi.
10:53La question ne se pose pas.
10:54En ces termes, je pense, j'ai l'impression qu'on a toujours une législation.
10:58À chaque fois qu'on parle de la violence, on parle des pédos criminels, des trafiquants de drogue,
11:03on applique la loi pour tout le monde.
11:06C'est comme un quelqu'un multirécidiviste qui a pratiqué 15 viols.
11:10C'est-à-dire quelqu'un dangereux pour la société, qui est capable de recommencer.
11:15Donc, il faut bien l'accompagner.
11:17Maintenant, la confusion des peines, tout ça, etc.
11:20On se rend compte une nouvelle fois des lois votées par l'Assemblée nationale.
11:26Ce sont des lois qui doivent être modifiées aussi.
11:29Parce que nous vivons dans une société et qu'on applique les lois des années 60-70.
11:34Par contre, on était en période de peu, en période où on peut, franchement, gérer un certain nombre de choses.
11:40On se rend compte, aujourd'hui, qu'on est complètement dépassés.
11:42C'est choquant pour un citoyen de voir quelqu'un qui a été condamné à 30 ans de prison se
11:46retrouver 8 ans après.
11:47C'est vrai.
11:48C'est la formulation du courrier, honnêtement.
11:50Oui, c'est choquant.
11:51Je me mets à la place de Karine, la formulation du courrier.
11:53Est-ce que c'est nous, mais bon, vous savez, nous avons l'honneur.
11:56En réalité, c'est un courrier type, tout simplement, qui a été envoyé sans faire preuve d'humanité,
12:03sans faire preuve qu'il y a une victime en face.
12:05On n'en parle pas de cette manière.
12:07Alors, bien, je vous fais réagir dans quelques instants.
12:09Je voudrais vous faire écouter à nouveau une deuxième réaction de la maman adoptive de Karine.
12:13Écoutez-la.
12:14Elle dit tout, d'ailleurs.
12:15C'est-à-dire qu'il n'y a pas de place pour les victimes, en fait.
12:18Il n'y a déjà pas de place quand Karine a vécu 10 ans de souffrance pendant l'instruction criminelle,
12:24pendant les enquêtes.
12:2510 ans, on a fait condamner la France 4 fois.
12:28La dernière procédure s'est terminée le 18 février 2026.
12:33Il y a deux mois.
12:35Et la France a à nouveau été condamnée.
12:38Et là, deux mois après, il sort.
12:41Comme si de rien n'était, en fait.
12:43Mais le problème, c'est l'histoire de Karine, mais le problème, c'est l'histoire de toutes les victimes.
12:47Quand est-ce qu'on va protéger les victimes, en fait ?
12:50Quand est-ce qu'on va s'assurer de leur bien-être ?
12:53Parce que, bien sûr, il y a le procès.
12:54Mais il y a l'après.
12:56Comment est-ce qu'une victime peut renaître, peut recommencer à vivre, si on lui met son agresseur à côté
13:03de chez elle ?
13:04Bien sûr.
13:04Et pour Karine, c'est insupportable.
13:06Mais je pense que c'est un prédateur.
13:09Voilà.
13:09C'est un prédateur.
13:10Absolument.
13:11Elle dit tout dans son intervention à la maman adoptive.
13:14Oui, c'est le témoignage d'une victime collatérale, en fait.
13:18Et encore plus parce que c'est la maman.
13:21Juste deux choses par rapport au magistrat que vous interrogiez, M. Matagrin.
13:26Il parle quand même.
13:27Alors, il dit oui, il y a la confusion des peines.
13:28Mais malgré la confusion des peines, en termes de mathématiques logiques, il n'a pas fait la totalité de sa
13:34peine.
13:34Peu importe la confusion des peines.
13:36Mais 11 ans avant, 8 ans après.
13:38Alors, il a annoncé plus que 19, je crois 21.
13:40Mais peu importe.
13:40Comment se fait-il qu'il ait bénéficié d'une remise de peine ?
13:43Et de 1.
13:44Et de 2, derrière, ça pose la question aussi du suivi carcéral derrière.
13:48Parce que pour remettre un auteur de fait dans la même ville que sa victime,
13:52c'est qu'on a un droit qui est construit.
13:55Et ça, c'est un fait en France.
13:56Le droit est construit autour de la peine de l'auteur, autour de la peine du condamné,
14:01et non pas autour de la reconstruction de la victime.
14:04Donc ça, c'est une première chose.
14:05Alors, on ne dit pas qu'une personne accusée doit être bannie à vie de la société.
14:09Dans une démocratie, on doit avoir le droit à la réinsertion.
14:12Mais le problème, c'est que ce droit à la réinsertion ne doit pas entraver,
14:15empêcher, enfin, plutôt, doit empêcher la double peine psychologique de la victime.
14:20On est là.
14:21Et au-delà de ça, la maman de Karine Jambou le dit,
14:24c'est comment est-ce qu'on protège les victimes aujourd'hui ?
14:27Et c'est comment est-ce que la justice, aujourd'hui, est une des instances les plus décriées,
14:32pour lesquelles il y a le plus de défiance dans la société par les Français ?
14:35Mais c'est aussi parce que le calvaire de Karine a commencé très tôt,
14:39je crois, à l'âge de 5-6 ans.
14:41Voilà, c'est ça.
14:41Donc c'est aussi la pertinence, l'efficacité de l'ASE.
14:45C'est aussi comment on traite la récidive.
14:47En fait, il y a plusieurs sujets.
14:49La violence faite aux femmes, la récidive, bien sûr, la pédophilie,
14:54les violences auprès des mineurs qui explosent.
14:5850% sont faites dans le cercle familial.
15:00Et l'impuissance de l'ASE, malgré l'injection financière énorme,
15:0411 milliards par les départements injectés à l'ASE chaque année.
15:07Et résultat, on a une croissance et, pareil, une explosion des faits de mineurs
15:12qui sont aujourd'hui en situation de violence.
15:14Mais il y a aussi cette incompréhension de la part des Français
15:17sur ce système que nous avons ici.
15:20C'est que la différence, par exemple, avec un système américain,
15:23c'est qu'effectivement, la France, une démocratie, croit en la réinsertion.
15:27On n'applique pas la peine de mort.
15:29Dès lors qu'on n'applique pas la peine de mort,
15:31on imagine que le détenu va un jour sortir
15:34et il faut qu'il puisse vivre dans une société.
15:37La seule chose, c'est comment arriver à comprendre,
15:40arriver à jauger qu'il ne sera pas de nouveau dangereux
15:45une fois remis en liberté.
15:46Et le risque zéro n'existe pas.
15:48Il y a une quinzaine de cas.
15:50Quinze viols, c'est beaucoup.
15:52Ça veut dire qu'à un certain moment, ce genre de personnes,
15:55ce n'est pas sur plusieurs sujets,
15:58comment peut-il se retrouver dans la nature sans accompagnement,
16:01sans suivi, sans contrôle ?
16:02Il y a un suivi.
16:06On connaît les suivis, il y a un suivi.
16:08Dans les faits, la justice n'a pas les moyens, il n'y a pas de suivi.
16:12Allez, on va changer de sujet, si vous le voulez bien.
16:14On va faire un peu le grand écart.
16:16On va parler de Mathieu Pigasse.
16:17Vous le connaissez, Mathieu Pigasse,
16:19financier au Corbiens,
16:20qui contrôle un grand nombre de médias,
16:22dont une radio dont on parle beaucoup,
16:24qui cartonne en audience, Radio Nova,
16:26et qui a décidé d'utiliser ses médias
16:27pour lutter contre ce qu'il appelle l'extrême droite.
16:29Et là, il a été l'invité de France Culture.
16:31Et sincèrement, parfois, on se dit
16:33que le service public ne fait pas son job,
16:36ne pose pas les bonnes questions.
16:37Et bien, mon confrère, il a fait son boulot.
16:40Mais sincèrement, bravo,
16:41parce qu'il pose les bonnes questions.
16:43Et il ne lâche pas Mathieu Pigasse.
16:45C'est une petite séquence qui dure 4 minutes,
16:46mais je ne résiste pas au fait de vous la diffuser intégralement.
16:50Et vous allez voir la réponse, et on en parlera ensemble.
16:54Je vais vous faire entendre une chronique d'Akim Omiri.
16:57Vous, vous la connaissez bien.
16:59Moi, je vous avoue que cette chronique,
17:01me pose problème.
17:02On écoute un extrait de cet humoriste
17:05qui anime l'émission La Riposte sur Radio Nova.
17:08Comment ? Qu'est-ce que j'apprends ?
17:10Que vous ne voulez pas qu'il y ait d'enquête parlementaire
17:13sur les pédocriminels complices de l'État ?
17:16Après, c'est un métier.
17:20Donc, pour Yael, qui, je le rappelle, au passage, a annoncé son soutien inconditionnel à Israël,
17:26pour elle, l'affaire Epstein, agent du Mossad, ce n'est pas important.
17:30Yael a la plus peur des musulmans que des pédocriminels, apparemment.
17:33Je ne comprends pas du tout le début de cette chronique,
17:35où je le comprends trop bien.
17:37C'est-à-dire, lorsqu'il y a une association entre Yael Braun-Pivet, le Mossad et Epstein,
17:44quel est le sens de cette association ?
17:47Ce n'est pas moi qu'il faut interroger sur le sens de cette chronique.
17:51C'est Hakim Omiri.
17:52Libé a fait une enquête sur votre radio, sur Radio Nova,
17:57et je lis, par exemple, qu'Hakim Omiri, dans son émission, dit qu'il n'est pas Charlie.
18:02Alors, qu'est-ce que ça veut dire, de dire, voilà,
18:04chez nous, la liberté d'expression règne,
18:07dans une émission où l'animateur principal dit qu'il n'est pas Charlie.
18:11Pour moi, pas Charlie, ça veut dire pas liberté d'expression.
18:13On peut y passer des heures, on peut trouver à nouveau une chronique de l'humour drôle ou pas drôle.
18:18Ce n'est pas que l'humour est drôle ou pas drôle, ça, je m'en fiche, je ne fais
18:22pas de casting d'humoriste.
18:23Mais, si vous voulez, on voit très bien que cet humoriste joue avec la ligne jaune
18:30et apparemment, la rédaction de Radio Nova s'est émue de cette chronique
18:35et explique qu'il a des propos antisémites, homophobes.
18:39C'est dans l'article de Libé, donc je ne suis pas le seul à trouver ça, Mathieu Pigasse.
18:44Mais ce qui est étonnant, si vous voulez, c'est qu'il sait lui-même qu'il est humoriste
18:49et qu'il a une sorte de protection par ça.
18:50Il dit, je suis perché, il le dit dans cette chronique.
18:53Écoutez, j'ai été, je pense, d'une clarté totale sur l'antisémitisme, à titre personnel.
18:59Mais vous en êtes convaincu, et sur notre antenne.
19:03Je n'en suis pas convaincu pour Hakim Omiri.
19:05Eh bien, d'abord, c'est à lui qu'il faut poser la question.
19:08À nouveau, qu'on trouve ça drôle ou pas drôle, moi je peux ne pas trouver ça drôle,
19:11mais j'accepte la liberté d'expression.
19:13Écoutez, n'y passons pas des heures.
19:14Je ne veux pas y passer des heures, même si c'est un sujet qui, chez moi, est stationnel.
19:18Je suis sûr que vous avez une ligne politique très cohérente.
19:24Est-ce que c'est raisonnable d'avoir ce genre de type sur une radio ?
19:28Ma ligne politique sur ce sujet, et je vais vous en donner une illustration,
19:31c'est la liberté d'expression dans le respect de la loi.
19:37Je vais vous donner une illustration.
19:40Vous voulez Gaspard Proust ?
19:41Vous voulez Gaspard Proust ?
19:43Je ne suis pas sûr qu'il accepte de venir chez nous.
19:47Moi, je peux vous trouver un Gaspard Proust d'extrême droite, est-ce que vous l'embaucherez ?
19:51Il faut vous accepter qu'un média a une ligne éditoriale.
19:56Mais alors, ce n'est pas la liberté d'expression, c'est votre ligne.
19:58Vous ne voulez pas embaucher un humoriste séfarade qui fasse des blagues ?
20:02Parce que ça tape toujours sur les mêmes.
20:04J'ai aussi un son absolument odieux sur Sophia Aram.
20:08Je veux dire, c'est une radio qui...
20:11Vous avez le droit d'avoir une ligne éditoriale.
20:12Je vous en remercie, oui.
20:14Non, non, mais je veux dire, c'est évident.
20:15On a tous des lignes éditoriales, et donc vous, vous en avez une.
20:19Mais elle tape toujours sur les mêmes.
20:21Non, et puis Sophia Aram ne nous fait pas de cadeaux non plus.
20:24Il faut que vous le reconnaissiez.
20:26J'ai vu, lu un certain nombre de déclarations que je trouve...
20:28Je ne vais pas diffuser son...
20:30Ni drôle, ni drôle.
20:31Non, ce n'est pas la peine.
20:32Ni drôle, ni agréable.
20:33La bataille culturelle, ce n'est pas celle-là, celle qu'on mène.
20:35Il ne faut pas se tromper de combat.
20:37Vous l'avez dit, je ne peux pas être accusé, suspecté d'un quelconque antisémitisme
20:42à aucun moment, d'accord ?
20:43À aucun moment.
20:44Bon, j'ai une tolérance zéro.
20:46Moi, ce qui m'intéresse, ce sont les faits.
20:48Et à ce stade, il n'y a eu aucun signalement, je le redis.
20:51Et je ne laisserai jamais passer de propos antisémites.
20:54Mais la bataille culturelle, c'est celle que nous menons contre la droite radicale
20:58et contre l'extrême droite.
20:59C'est quand même ça.
21:00Si vous voulez, les antisémites, ils sont à l'extrême droite.
21:02Il ne faut quand même pas se tromper très largement.
21:04Non, non, non.
21:04Ils sont très largement, j'ai dit.
21:06Oui, qu'à l'extrême droite.
21:07Moi, je dis...
21:08Bravo, bravo.
21:10Aujourd'hui, on est de Spivic.
21:11Bravo.
21:12Oui, il faut être honnête.
21:13Et moi, je trouve qu'il ne lâche rien.
21:14Absolument.
21:15Il pose les bonnes questions, qu'il pose dans ses retranchements, Mathieu Pigasse.
21:20Je le trouve excellent, cet animateur.
21:22Pourquoi Mathieu Pigasse est un peu gêné ?
21:23Oui, parce que les questions, quand les questions sont bonnes, évidemment, les questions sont bonnes.
21:27Les questions sont bonnes et en plus, ce n'est pas CNews, c'est France Culture.
21:32C'est France Culture.
21:33Donc là, il est encore plus...
21:35Bravo, bravo.
21:36C'est incroyable.
21:37Allez, réaction peut-être et on fera le tour de là.
21:39On ne partira plus, mais on réagira encore.
21:41Oui, parce que là, la liberté d'expression est servie, il s'en sert comme un bouclier.
21:48Non, non, la liberté d'expression est valable pour tout le monde.
21:50Ah bon, mais vous voulez bien un autre humoriste ?
21:51Ah non, pas lui.
21:52Ah non, elle non plus.
21:53Ah non, lui non plus.
21:54Mais surtout, je ne tolérerai pas d'antisémites.
21:57Ah bon ?
21:59Parce que qu'il ne le soit pas, j'en suis sûre, mais qu'il n'en tolère pas, il
22:02faut qu'il écoute un peu plus Radio Nova
22:04pour comprendre qu'il y a quand même des images, des clichés et toutes formes d'antisémites déguisées, mais à
22:13peine.
22:14Parce que quand on commence à mettre effectivement, comme il le dit dans la même phrase,
22:17Il y a elle pour prendre bébé, comment, qu'est-ce que j'apprends, qui rappelle effectivement, comment s'appelait
22:24ce film, avec José Garcia ?
22:27Ah, la vérité si je m'en.
22:29En fait, il y a tout, tous les ingrédients sont là, uniquement pour dire tout ce qu'on a envie
22:35de dénoncer, pointer du toit,
22:37et l'antisémitisme, qui surtout, c'est pas nous, c'est l'extrême droite, tout est dit.
22:41C'est la géométrie variable.
22:42Déguisé.
22:43Allez, on marque une pause et je vous donne la parole évidemment sur ce sujet, parce que c'est quand
22:46même un bon moment de Radio.
22:49Allez, à tout de suite, restez avec nous.
22:54Allez, je ne résiste pas à poursuivre cet échange sur cette interview musclée de Mathieu Pigach et nos confrères de
23:01France Culture,
23:02et encore une fois, un bravo à mon confrère qui pose les bonnes et vraies questions.
23:07J'aimerais vous entendre les uns les autres, on a entendu Sarah, Karim, quel est votre regard ?
23:11Mon regard, c'est d'abord.
23:13Derrière ces derniers retranchements.
23:14Ah non, non, mais c'est un plaisir déjà d'écouter cette interview, parce qu'on insiste dans cette radio
23:21à la banalisation de l'antisémitisme,
23:23et les conséquences sont énormes.
23:25On parle musulmans, automatiquement les juifs, le Mossad, Israël, la présidente de l'Assemblée nationale, Netanyahou,
23:33ont fait toute une confusion de manière volontaire pour sortir ce cocktail un peu banalisé l'antisémitisme qui fait ravage
23:39dans ce pays.
23:40Et balancer le cocktail directement dans le camp de l'extrême droite.
23:43Ah oui, et qui est le responsable ?
23:45C'est l'extrême droite.
23:46En réalité, c'est vrai l'extrême droite, mais laquelle ?
23:50L'extrême droite musulmane.
23:52Effectivement, ce qu'on appelle l'islam politique, ce qu'on appelle l'islamisme.
23:55Effectivement, ces gens, le fait qu'ils se sont alliés, ont repris leur discours.
24:00Donc, ils sont en train de le développer matin, midi et soir, montrer ce qu'est l'adversaire, c'est
24:05le juif, c'est Israël.
24:06Mais comment vous jugez la réponse de Mathieu Pigasse ? Il est gêné aux entournures.
24:10Ah oui, il parle de la liberté d'expression.
24:12Oui, mais c'est valable, c'est ce que je disais à Sarah, c'est la géométrie variable.
24:17C'est un délit déjà, et deux, cette façon de noyer le poisson en disant que les gens sont libres
24:24de s'exprimer,
24:25mais à sanctionner que toujours, toujours montrer une cible, laquelle une partie des Français,
24:30ce genre d'intervention, c'est de montrer des Français contre d'autres Français.
24:35Moi, je fais de l'analyse, je peux commenter.
24:37C'est très dangereux.
24:38Donc, depuis le 7 octobre, on assiste à cette banalisation de l'antisémitisme et à montrer nos compatriotes juifs,
24:45et les montrer, ce sont eux, le problème, c'est comme ils sont responsables, ce que M. Netanyahou fait.
24:50Ça, ça s'appelle aussi de l'antisémitisme.
24:53Je pense qu'il faut se démarquer, bravo à ce journaliste, ce qu'il fait, c'est un humoriste.
24:59Je l'ai écouté il y a plusieurs fois.
25:00C'est vrai, il faut attention.
25:02Vous savez que la loi, soit sur le racisme ou sur l'antisémitisme, elle est claire,
25:07mais c'est rare que quelqu'un dise « je déteste les juifs, je vais tuer les juifs »,
25:10mais on le fait autrement, ça reste de l'antisémitisme.
25:12Bien sûr, il est mort comme une arme, Jean.
25:14Ben oui, alors moi j'adore quand il lui dit « mais pour embaucher Gaspard Proust, prenez Gaspard Proust ».
25:19Ah ben là, voilà, et la défense de Mathieu Bigas, je suis pas sûr qu'il a envie de venir.
25:23Ça veut tout dire, la réponse, mais je trouve ça excellent, cette séquence.
25:26Mathieu, m'invite-moi à leur émission, je suis disponible d'y aller pour débattre avec eux.
25:31Mathieu, je m'en présente d'y aller à leur émission,
25:33m'invite à débattre avec eux sur l'antisémitisme, il n'y a pas de souci.
25:36Je vous propose.
25:36Juste, le sujet est éminemment actuel, parce que la liberté d'expression,
25:40c'est ce qui prouve, en tout cas c'est un thermomètre de la bipolarisation de notre société.
25:44Et dans les écoles, à l'université, comme dans les lycées,
25:48souvent il y a des jeunes qui me disent « mais madame, c'est la liberté d'expression ».
25:50Oui, d'accord, mais la liberté d'expression n'est pas absolue.
25:53La liberté d'expression, elle a des limites, il faut le rappeler.
25:56Elle est inscrite dans la Constitution, et la loi 4, c'est celle de 1881 sur la presse,
26:01et vous le savez, donc la liberté d'expression ne justifie pas tout.
26:04Pas le droit à la diffamation, pas le droit au racisme, pas le droit, etc.
26:07Et donc c'est ce qu'il faut rappeler aujourd'hui dans ce message,
26:09alors c'est l'arroseur à roser pour le coup,
26:12et il faut rappeler que oui, agir des écrivables,
26:15mais c'est bien parce qu'en fait, ça pousse à avoir de la cohérence
26:18quand on défend la liberté d'expression.
26:20Pourquoi ça pousse à avoir de la cohérence ?
26:22Parce qu'on ne peut pas dire « je défends la liberté d'expression »
26:24jusqu'au jour où c'est contre mon propre camp.
26:28Non, en fait, la liberté d'expression, elle est la même pour tous,
26:31elle a des limites, et là, ça permet de clarifier les choses
26:34et de rappeler qu'en France, le pluralisme est légal,
26:37on peut en faire ce qu'on veut, mais que l'humour ne justifie partout,
26:39parce que lui aussi est soumis aux droits, et aux mêmes droits que tout le monde.
26:45Je vais juste une petite phrase.
26:47C'est-à-dire que, quand on parle de l'antisémitisme,
26:50souvent on pense aux juifs, mais non, l'antisémitisme dépasse les juifs,
26:55s'attaque à toutes les libertés, à toutes les démocraties,
26:57aux démocrates musulmans, aux chrétiens, pratiquants ou pas,
27:01c'est-à-dire qu'aujourd'hui, cette haine qui se développe,
27:04le verbal, parce qu'on parle beaucoup de la violence physique,
27:07mais aussi la violence verbale, moi je la mets au Mepidiguel.
27:10Je vous confirme, puisque je vous signale que les Iraniens qui manifestent
27:14avec des drapeaux israéliens qui sont venus simplement en soutien des Iraniens,
27:18les Iraniens sont victimes d'antisémitisme.
27:20Absolument.
27:22Alors que c'est des Iraniens juste dans les rues.
27:24Merci de m'avoir donné la parole.
27:25Je vous en prie, on va changer de sujet,
27:27on va reparler de cet après-match Bayern-Paris-Saint-Germain,
27:31encore une fois, on est très fiers de la victoire du Paris-Saint-Germain,
27:34on est un peu moins fiers de ce qui s'est passé après.
27:36On va prendre la direction du Tribunal Correctionnel de Paris,
27:39on va retrouver Juliette Sadat et Manon Valdo.
27:42Bonjour Juliette, puisque vous allez suivre aujourd'hui
27:44les toutes premières comparutions immédiates
27:47des fauteurs de troubles de mercredi soir.
27:49Comment les choses vont se passer ?
27:50Est-ce qu'on a un chiffre précis, ce qu'ils risquent, etc.
27:54Racontez-nous tout Juliette, je mise beaucoup sur vous.
27:58Alors oui, il est aujourd'hui, une seule personne comparée
28:02pour avoir commis des violences volontaires
28:05le soir du match Bayern-PSG.
28:08Le suspect, il a 19 ans, il est donc soupçonné
28:11d'avoir lancé une bouteille sur un policier,
28:16donc des violences volontaires commises,
28:18avec le caractère aggravant que c'est commis
28:20sur une personne dépositaire de l'autorité publique.
28:23Il a été placé en garde à vue,
28:26il fait donc partie de ces 86 majeurs
28:28placés en garde à vue par les forces de l'ordre ce soir-là.
28:31Aujourd'hui, il a été présenté au tribunal,
28:34qui a étudié son profil.
28:35Il s'agit d'un étudiant, il est inconnu de la justice,
28:39il vit chez ses parents.
28:40Son avocat a demandé le renvoi de son audience,
28:43c'est-à-dire qu'il sera jugé ultérieurement.
28:45Le suspense, maintenant, c'est de savoir
28:47si, en attendant son procès,
28:50il sera placé en détention.
28:51C'est ce qu'a requis, en tout cas, le ministère public.
28:54Pour une seule raison, vous vous en doutez,
28:56c'est que dans trois semaines, se joue la finale,
28:59le PSG disputera son match de finale
29:01et que, donc, à cette occasion,
29:02il pourrait récidiver.
29:05La décision du tribunal est attendue
29:07plus tard dans la soirée
29:08pour décider de cette détention provisoire ou pas.
29:11Eh bien, on va suivre ça avec attention.
29:12Ma chère Juliette, avec vous,
29:13tout au long de cet après-midi,
29:14dis que vous avez des informations.
29:16Vous nous appelez avec Manon Varaldo.
29:18Petite réaction,
29:19est-ce qu'on peut s'attendre à des sanctions sévères,
29:21ma chère Sarah ?
29:23Ou, comme d'habitude, une espèce de laxisme ?
29:25On aimerait bien que ça tape un peu fort
29:26avant la finale, parce que...
29:28Alors, vous savez que j'étais dans la rue,
29:30j'étais entre Boulevard Haussmann et Trocadéro.
29:33Donc, toutes ces scènes-là,
29:35je les ai vues et...
29:36Je les ai vécues aussi, moi aussi.
29:37Je suis passé à Trocadéro,
29:38juste après le match.
29:39Et oui, au début, vraiment,
29:39je trouvais ça sympa,
29:40parce qu'il y avait des jeunes,
29:41alors bon, on sentait quand même
29:43qu'ils étaient quand même assez excités et tout.
29:46Les corps complètement sortis des voitures
29:48en disant, je ne sais pas si vous vous rendez compte,
29:50mesdames, on est en finale.
29:51Je me disais, c'est sympa,
29:52c'est la jeunesse, c'est tout.
29:53Vraiment, je les prie comme ça.
29:54Après, j'ai commencé à avoir
29:56les poubelles en feu, etc.
29:58Et puis, je me suis dit,
30:00mais pourquoi un tel moment
30:01qui doit être une victoire,
30:02qui est vraiment censé nous réunir tous
30:05et être un moment de fête,
30:07pourquoi, systématiquement, aujourd'hui,
30:09ça se termine comme ça ?
30:10Donc, effectivement, je pense
30:11que des peines exemplaires,
30:13l'exemplarité, tu vois, le truc,
30:15il faut que ça puisse servir d'exemple
30:17pour que ça ne se reproduise pas.
30:19Je n'ai pas la solution,
30:20mais je trouve ça regrettable
30:21de transformer systématiquement
30:23en des moments de célébration
30:24et de joie en Pugila.
30:26Moi, je suis passé au Trocadéro.
30:27Sincèrement, j'étais en scooter,
30:28je le disais hier.
30:30Il y avait des affrontements.
30:32J'ai vu les scènes,
30:33je me suis posé.
30:34Ensuite, j'ai longé
30:35les quais de Seine avec mon scooter.
30:36Je me suis fait doubler
30:37dans tous les sens, etc.
30:38Au départ, c'était sympa.
30:39Et sincèrement,
30:40je me suis senti en insécurité
30:41parce que je voyais des tirs
30:43qui partaient comme ça.
30:45C'était totalement lunaire.
30:47Mais sincèrement,
30:47je n'étais pas rassuré
30:48sur mon scooter.
30:49Vraiment.
30:49la joie des supporters de PSG
30:52a dégénéré rapidement.
30:54Au départ, ça a dégénéré.
30:55Ça partait dans tous les sens.
30:56Et ce n'est pas la première fois.
30:57Et je ne sais pas
30:58si ce sera la dernière fois aussi.
30:59Parce qu'on assiste
31:00à ces scènes,
31:02que ce soit
31:02une manifestation syndicale,
31:03une manifestation culturelle,
31:05un spectacle,
31:05un match de foot.
31:06Il n'y a pas un rendez-vous
31:07festif qui s'est amoureux.
31:08Il n'y a pas un rendez-vous
31:09sur l'une des capitales d'Europe.
31:11On ne peut pas se rassembler
31:12pour fêter quelque chose.
31:13Ça date depuis
31:15une quinzaine d'années déjà.
31:16Ce n'est pas quelque chose
31:17de nouveau.
31:17Donc, le législateur
31:19n'arrive pas
31:20aujourd'hui
31:21à sanctionner sévèrement
31:23ces personnes
31:24qui ne sont pas venues
31:25pour voir le match.
31:26Je suis convaincue.
31:26Ils ne sont même pas rentrés
31:27ni vu le match.
31:28Ils attendaient à la dernière minute
31:29pour tout casser.
31:30On a des populations comme ça,
31:32des groupes de personnes
31:33qui descendent des banlieues
31:34et bien viendront
31:35des quartiers parédiens.
31:36Ce n'est pas des supporters du PSG.
31:37Ce n'est pas des supporters du foot.
31:38Mais ils sont toujours là.
31:40Donc, ils nous sabotent
31:41quelque part la vie.
31:42Et c'est cette violence
31:43qui gangrène toute la société.
31:44Il y a chez la fête.
31:45Voilà.
31:46Ils font partie.
31:47Je pense que le législateur
31:48n'arrive pas
31:49à trouver une solution.
31:50Je ne crois pas
31:51qu'il y aura des sanctions
31:52très sévères.
31:52Vous avez vu cette image
31:53de la voiture des policiers
31:55qui était en train
31:55de reculer, reculer, reculer
31:57alors qu'il se faisait taper dessus
31:58alors qu'on lui balançait.
32:00Et je me dis
32:00mais en fait,
32:01ce serait simple
32:02de descendre,
32:03de balancer.
32:04Mais ils avaient peur
32:05parce que je pense
32:06qu'évidemment
32:07qu'ils pourraient intervenir.
32:10mais s'ils interviennent,
32:12ça y est,
32:12c'est les salauds.
32:13Mais c'est ce qu'ils cherchent
32:14d'ailleurs.
32:14Mais juste,
32:15il faut rappeler que
32:16malgré tout,
32:17le sport,
32:17et vous le savez,
32:18vous êtes un sportif
32:19de basketball,
32:20c'est tout le contraire
32:22de la définition du sport
32:23et des liens sportifs.
32:24Là, c'est juste
32:25un prétexte en fait.
32:26C'est juste un prétexte
32:28qui permet
32:28à une minorité ultra-violente,
32:31à une minorité ultra-violente
32:32de s'adonner
32:33à de la casse
32:35comme ils le font tout le temps.
32:36Et c'est vrai,
32:36vous avez raison,
32:37jour de l'an,
32:38rassemblement,
32:38à chaque fois,
32:39on a cette minorité-là
32:40qui en profite
32:41pour casser,
32:42pour détruire
32:43et pour défier finalement
32:45les forces de l'ordre.
32:46Ce n'est pas la définition
32:47du sport.
32:47C'est un tout court.
32:49Moi, je me souviens
32:49d'une fête
32:50dans le Lot-et-Garotte,
32:51c'est un département
32:51que je connais bien,
32:52les petites fêtes sympathiques,
32:53les petits marchés, etc.
32:54Je ne sais plus
32:55qui a été l'endroit cet été,
32:56mais il y a eu
32:57un déferlement de violence
32:58sur un marché du terroir.
33:00Voilà.
33:00Donc même
33:00ce simple rendez-vous
33:03festif, joyeux,
33:04familiaux,
33:05dégénère.
33:05Voilà où on en est.
33:06Le plus affectueux
33:07qu'on pourrait leur donner,
33:08c'est les troubles faits.
33:09En fait,
33:10on avance,
33:11parce qu'on avance.
33:12Je pose une question.
33:13Pourquoi nous attendons
33:15pour agir tout simplement ?
33:16On le sait.
33:17Pourquoi on ne veut pas attendre ?
33:18Il est où l'État ?
33:20Il est où la responsabilité
33:21des politiques
33:22qui est engagée
33:22dans ce genre de situation ?
33:24Nos vies sont gangrénées
33:26par la violence
33:26et on la laisse se développer.
33:27Allez, on avance.
33:28On va avoir une page politique
33:30avec Jean-Luc Mélenchon
33:32qui était l'invité
33:33de nos confrères de LCI.
33:35Et vous allez voir,
33:37très bonne question
33:38décidément
33:39entre le service public
33:41France Culture
33:41et notre consoeur
33:44Amélie Carwer
33:44qui a interrogé
33:45Jean-Luc Mélenchon
33:45lui a posé
33:46les bonnes questions.
33:47Et vous allez voir,
33:48vous allez comprendre
33:48et vous allez réagir.
33:50Quel est selon vous
33:51le pays le plus dangereux
33:53de la région
33:53aujourd'hui ?
33:55Aujourd'hui ?
33:55Oui.
33:56Israël sans aucun doute.
33:57C'est Israël
33:58qui attaque
33:58tous ses voisins,
34:00c'est lui
34:01qui déclenche la guerre,
34:02c'est lui
34:02qui fait un génocide.
34:04plus dangereux que l'Iran ?
34:05Laissez-moi préciser.
34:06Plus dangereux que l'Iran ?
34:07Le gouvernement de M. Netanyahou.
34:08Mais plus dangereux que l'Iran ?
34:10Ben écoutez,
34:11l'Iran n'a envahi personne,
34:12ils avaient des antennes extérieures,
34:15ils menaçaient
34:16le gouvernement d'Israël
34:17qui lui-même
34:18s'organisait contre lui.
34:19Ils ont des proxys
34:20qui ont frappé,
34:21ils ont des proxys
34:21qui ont frappé,
34:22ils arment le Hezbollah.
34:23C'est vrai.
34:24Mais attendez,
34:26qu'est-ce que vous voulez
34:27arriver à dire maintenant ?
34:28Le Hezbollah est lié
34:31au régime islamique d'Iran,
34:33c'est une certitude,
34:34mais le Hezbollah du Liban
34:35est un phénomène libanais.
34:37Les Libanais ne le savent que trop.
34:38Par conséquent,
34:39évitons les simplifications
34:40qui visent au bout
34:42à faire un camp
34:43des gentils et des méchants.
34:44Quand la guerre a commencé,
34:45tout le monde est en guerre.
34:46Vous savez très bien
34:46qu'en vous écoutant,
34:47quand vous verbalisez
34:48le fait que pour vous
34:49Israël est bien plus dangereux
34:50que l'Iran aujourd'hui,
34:51vous savez très bien
34:52que certains vont se dire,
34:53hurler même en disant
34:54mais attendez,
34:54vous avez d'un côté
34:56une démocratie,
34:57quoi qu'on en pense,
34:57mais une démocratie
34:58et de l'autre un régime théocratique
35:00que vous, d'ailleurs,
35:01critiquez très régulièrement
35:02les régimes théocratiques
35:04qui financent
35:05le terrorisme international,
35:07qui opprime son peuple,
35:08qui le tue même.
35:09Voilà, ça fait hurler certains.
35:11Ça fait hurler certains
35:12de vous entendre dire
35:13qu'Israël...
35:14C'est vous qui m'avez posé
35:15la question...
35:15Oui, mais du coup,
35:16je vous permets d'aller jusqu'au bout.
35:18Vous m'avez posé la question,
35:20je vous réponds.
35:21Qui a été envahi récemment
35:24et par qui ?
35:25Qui envahit le Liban aujourd'hui ?
35:28Qui ?
35:28C'est bien le gouvernement
35:30de M. Netanyahou.
35:31C'est pourquoi j'ai voulu rectifier
35:33pour ne pas impliquer
35:34le concept d'État Israël.
35:37C'est un autre débat.
35:37Que faut-il faire
35:39palestiniens, israéliens ?
35:40Mais pour bien désigner
35:42un gouvernement,
35:42aujourd'hui et à cette heure,
35:44les plus dangereux,
35:45c'est M. Netanyahou
35:46et sa bande de fascistes
35:48qui sont au gouvernement,
35:49qui sont des fous,
35:50qui déshonorent l'idée
35:51que l'on se faisait tous d'Israël
35:53pour ceux qui avaient
35:54du respect pour Israël.
35:57et bravo à ma consoeur
35:58Amélie Carouer
35:59qui pose là aussi,
36:00elle aussi,
36:00les bonnes questions
36:01et qui est une excellente
36:02journaliste d'ailleurs.
36:04C'est marrant.
36:06Regardez bien,
36:06faites attention.
36:07À chaque fois
36:07qu'il se sent en danger
36:10ou il est un peu inconfortable
36:11avec les questions
36:12qu'on lui pose,
36:13il commence toujours par
36:14c'est vous.
36:15Mais c'est vous
36:15qui m'avez posé la question.
36:17C'est vous
36:17qui avez désigné.
36:18Il n'a pas d'avis.
36:19Il ne répond pas à la question.
36:20Jamais.
36:20C'est simplement
36:20c'est vous
36:21et puis vraiment
36:22il éloigne un peu
36:23la réponse
36:24qui est toujours la même.
36:26C'est de la faute d'Israël.
36:27Mais il répète
36:28la question de la personne
36:29du journaliste.
36:30C'est vous
36:31qui m'avez posé la question.
36:31C'est vous
36:32qui avez désigné.
36:32C'est vous.
36:33Le Hezbollah,
36:34oui,
36:35alors ils sont reliés
36:36mais...
36:37Mais attends,
36:37reviens au truc.
36:38Est-ce que l'Iran
36:39dans cette région-là
36:41alors même
36:42que le régime islamique
36:43vient de massacrer
36:44près de 50 000 personnes,
36:47là on est sur
36:48la dangerosité d'Israël
36:49qui est le pays
36:50le plus dangereux
36:50de la région ?
36:52Je vous signale
36:52que les Iraniens
36:53à l'intérieur de l'Iran
36:55pour la majorité
36:55sont extrêmement reconnaissants
36:57et à Israël
36:58et les Etats-Unis.
36:59Je ne sais pas
36:59ce que ça va devenir.
37:01Je ne sais pas
37:01si ça va être
37:02le contraire demain
37:03mais pour le moment
37:04ceux qui ont fait
37:05le plus de bien
37:06et apporté
37:06le plus de protection
37:07au peuple iranien
37:08c'est Israël
37:09et les Etats-Unis.
37:10C'est ni l'Europe
37:11ni les filles
37:12et son communautarisme.
37:13Rapidement,
37:15une nouvelle fois,
37:17Jean-Luc Mélenchon
37:18nous explique
37:19sa connivence
37:20avec les islamistes.
37:21Il vient de nous dire
37:23la question a été posée
37:24qui sont
37:24les plus dangereux.
37:26C'était clair.
37:27Les plus dangereux
37:27ce sont
37:28les terroristes islamistes.
37:29C'est le Hezbollah
37:30sur le Hamas
37:31qui a perpétré
37:32un attentat
37:33en Israël
37:34en octobre 2023.
37:36C'est les Houthis,
37:37c'est la République islamique
37:38de Rome.
37:39C'est tous les relais
37:40dans le monde aussi.
37:41Depuis les années 80,
37:43les islamistes
37:44ça me l'attire
37:45dans le monde
37:45dont en France,
37:46Charlie Hebdo,
37:48le Stade de France,
37:49le Bataclan.
37:50Je m'arrête là.
37:51Les maîtres sur le même pied
37:52de dire
37:53c'est un gouvernement
37:54démocratique.
37:55On est d'accord ou pas ?
37:56On soutient ou on ne soutient pas ?
37:58C'est une autre question.
37:59Ça regarde les Israéliens.
38:00Dire
38:01que les islamistes,
38:02les terroristes islamistes
38:03ne sont pas dangereux,
38:05c'est un État démocratique,
38:06un gouvernement démocratique
38:07qui est dangereux,
38:08il dit une chose,
38:09il nous valide,
38:11il fait alliance avec eux.
38:12Il les protège.
38:13Dernier mot,
38:14très rapidement Myriam.
38:16Mélenchon parle davantage
38:17à son électorat,
38:18il s'est déclaré
38:19candidat à la présidentielle
38:20de 2017.
38:21Ça ne nous a pas échappé.
38:21Bien sûr.
38:23Quelle surprise.
38:24Quelle surprise.
38:25Malgré qu'il ait contredis
38:26ce qu'il avait annoncé
38:27trois ans avant.
38:29C'est un secret de polichinelle.
38:32Il parle davantage
38:33à son électorat.
38:34On voit bien
38:34qu'on a un conflit
38:35du Proche-Orient
38:35qui est un sujet
38:37interne français,
38:38de la politique interne française.
38:40On voit également
38:41que ça fracture profondément.
38:42Il s'est repris.
38:43Il a dit
38:43je ne parle pas d'Israël,
38:44je parle du gouvernement israélien
38:46parce qu'il sait
38:47que chaque mot est inflammable
38:48et qu'on fracture davantage
38:49la société française.
38:49On a compris la réponse.
38:51La question était précise,
38:52simple, efficace.
38:53Il parle davantage
38:53à son électorat
38:54et puis il parle
38:55à sa campagne.
38:57Allez, les amis,
38:58il nous reste quatre minutes.
38:59Je voudrais qu'on prenne
39:00la direction du Palais des Congrès
39:01de Montélimar.
39:02Pourquoi on va ?
39:03Je vous emmène à Montélimar
39:04pour terminer votre 14-15.
39:06Oui, je vous invite
39:07au canon français.
39:08Vous savez,
39:09là aussi,
39:09ça ne plaît pas
39:10du côté des filles.
39:11Ça,
39:11canon français.
39:12Moi, j'adore.
39:13Ça, ça ne me plaît pas du tout
39:14parce qu'on célèbre
39:16les chansons françaises,
39:17les bons plats,
39:19la côte de bœuf,
39:19etc.
39:20Et ça ne plaît pas.
39:22Et c'est droite.
39:22On va retrouver Valentin Rouillon
39:24et Clémence Fournival.
39:25Je pense que Valentin
39:27a la mission
39:27la plus compliquée
39:28de la rédaction
39:29de cette pause.
39:30Je pense que vous êtes
39:30en pleine souffrance.
39:31Bonjour, mon cher Valentin.
39:32Tout va bien ?
39:33J'espère que vous allez pouvoir
39:34terminer ce direct.
39:36Comment ça se passe ?
39:37Visiblement, on revient.
39:38Attention,
39:38vous avez STAX devant vous
39:39et je crains
39:40de voir arriver Obélix.
39:42Écoutez, Thierry,
39:43je crois que ça se passe bien.
39:45Et il y a Obélix
39:46qui est à côté de moi,
39:47absolument.
39:47Vous voyez,
39:47je crois que ça se passe très bien.
39:49Voilà.
39:49Vous ne me voyez plus.
39:50Écoutez,
39:51l'ambiance est très bonne enfant.
39:53Vous voyez,
39:53je crois qu'avec la Clémence Fournival,
39:54on constate même
39:55qu'il y a encore plus d'ambliances
39:56qu'hier soir.
39:57Alors,
39:58voilà,
39:59on voulait vous montrer,
40:00on voulait traverser
40:01les allées un peu compliquées.
40:02Vous voyez,
40:02maintenant,
40:03tout le monde arrive vers nous.
40:05Alors, évidemment,
40:06vous avez entendu parler
40:08de cette polémique
40:09qui est née il y a quelques jours.
40:10Évidemment,
40:11c'est une polémique
40:13qui a posé problème ici
40:15pour ce genre de rassemblement.
40:16Mais en fait,
40:17eh bien,
40:18ce n'est pas du tout
40:18ce qui se passe ici.
40:19Vous voyez que
40:20les gens ont juste envie
40:21d'un bon rassemblement.
40:22Je suis en train,
40:23en direct,
40:23de me faire soulever.
40:25Parfait.
40:26Vous voyez.
40:27Et donc,
40:28très très bonne ambiance.
40:30Vous voyez quand même
40:30950 personnes
40:32qui sont présentes.
40:33Hier aussi,
40:34950 personnes.
40:35Et entendez,
40:36la fin de la Marseillaise.
40:37Vous vous ferez écouté.
40:47Bon,
40:48écoutez,
40:48Valentin Rouillon,
40:49je vais peut-être demander
40:50une prime de risque
40:50pour vous auprès
40:51de Serge Neidjar.
40:52Je vois que c'est la mission.
40:53Oui,
40:54je veux que tout se passe bien.
40:56Évidemment.
40:58Il y a peut-être
40:58une prime de risque.
41:00J'essaierai de vous reprendre
41:01dans Punchline.
41:02J'espère que vous serez
41:03en bon état.
41:04Bon,
41:04voilà,
41:04c'est plutôt sympathique
41:05quand même
41:06quand on voit ça,
41:07quand on voit la polémique.
41:08Un banquet,
41:08c'est un grand rassemblement.
41:09Un canon,
41:10ça veut dire boire un coup.
41:11Et puis là,
41:12le terroir est mis à l'honneur.
41:13Ma foi,
41:14c'est festif,
41:14c'est la joie.
41:15de se rassembler.
41:17Et puis,
41:17c'est aussi une réaction
41:18contre ce qui se passe
41:19aujourd'hui dans le monde.
41:20Ce besoin de se rassembler,
41:22de dire on est là,
41:23de s'amuser.
41:24C'est aussi une réaction
41:25à la mondialisation.
41:26Et c'est aussi
41:27célébrer la gastronomie française.
41:29Mais c'est pas bien ça.
41:30La gastronomie française,
41:31au-delà de la gastronomie,
41:33c'est quelque chose
41:34de très important.
41:35C'est une influence
41:36dans le monde.
41:37Notre gastronomie
41:37nous sert aussi
41:38sur le plan culturel,
41:40sur le plan politique.
41:41On y connaît mondialement.
41:43Mondialement
41:43pour notre gastronomie.
41:44Donc, c'est notre fierté.
41:45C'est ça la France aussi.
41:47Les autres n'aiment pas la France.
41:49Nous adorons ce pays.
41:51Nous adorons ce pays.
41:51Mais souvenez-vous,
41:52Fabien Roussel
41:53s'était fait tanser
41:54parce qu'il avait photographié
41:55au moment du Tour de France.
41:57Vous savez,
41:59la camionette cochonou.
42:01Voilà.
42:01Puis il avait dit
42:01qu'il aimait la viande de bœuf.
42:03Fabien Roussel
42:04s'est fait tanser
42:04par ses amis des défis.
42:06Non mais quand,
42:06moi je suis tombée de ma chaise
42:07quand j'ai entendu
42:08le recteur de la Grande Mosquée
42:10chez MC Dinafès
42:11qui nous explique en fait
42:14se réunir
42:14dans ce banquet populaire
42:16autour d'un cochon à la broche,
42:18c'est exclure
42:20tous les autres.
42:21En fait,
42:21ça veut dire
42:22on est forcément islamophobe,
42:24anti-musulman.
42:24Et quand lui,
42:25il fait des rassemblements,
42:27il fait un dîner,
42:28tout ça,
42:28il n'y a pas de vin.
42:29Il exclut aussi les gens.
42:31Il est à côté de la plaque.
42:32Et depuis quand,
42:33en fait,
42:33célébrer juste
42:34les traditions françaises
42:37devrait devenir en fait
42:38suspect.
42:39C'est suspect.
42:40Vous êtes forcément taxé
42:41de quelque chose.
42:42Vous avez d'autres intentions.
42:43On n'a plus le droit
42:44de, je ne sais pas,
42:45de s'asseoir,
42:46de se rassembler
42:47autour d'un bain,
42:48du jambon,
42:49du saucisson,
42:50etc.
42:50On a une situation
42:51pour terminer.
42:52Il faut tout
42:53conflictualiser.
42:54Même un repas.
42:54Même un rassemblement,
42:55il faut tout conflictualiser.
42:56Il n'y a plus place à la nuance.
42:57On est vraiment
42:58dans la bipolarité.
42:59une petite musique ?
42:59C'est la fin.
43:01Je vous propose
43:02de prendre le thé.
43:03Nous avons passé
43:04un bon moment.
43:04Si on a le droit.
43:05Avant de vous quitter,
43:07j'aimerais vous annoncer
43:08cette soirée spéciale
43:09à partir de 23h
43:10sur l'antenne de CNews.
43:12OVNI,
43:12les dossiers déclassés.
43:14Le Pentagone
43:14a rendu public hier
43:15plus de 160 documents
43:16jusqu'ici classifiés
43:19sur les OVNI.
43:20Soirée spéciale
43:21qui sera animée.
43:22Ça risque d'être passionnant
43:23par notre ami Olivier
43:24de Caronfleck.
43:25Merci à vous
43:25de m'avoir accompagné.
43:26Merci à l'équipe
43:27Déborah Smadja,
43:28Sabrina,
43:28Sébastien Cacchino,
43:29Clara Bouvier-Denot,
43:30Augustin Denali
43:30pour l'information,
43:31Francisca Bamélé,
43:32Corentin Périgny.
43:33À la programmation.
43:34Je n'ai oublié personne
43:35sans oublier Valentin Rouillon
43:37depuis Montélimar.
43:38J'espère qu'on va le retrouver
43:39en bonne forme tout à l'heure.
43:41Tout de suite...
43:41N'oubliez pas sa prime de risque.
43:43Oui, la prime de risque.
43:44Éloi-Dichard
43:45dans quelques instants
43:45et moi je vous retrouve
43:46à 17h.
43:46À tout à l'heure.
43:47Sous-titrage Société Radio-Canada
43:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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