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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00:00Bonjour les 11h, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver, prenez place.
00:00:0411h, 13h, c'est votre midi news du dimanche, l'actualité très chargée.
00:00:08Je vous présente nos invités du jour dans quelques instants, mais tout de suite le sommaire de cette première heure.
00:00:13A la une, pour débuter, on prendra la direction de Toulouse.
00:00:17Pourquoi Toulouse ? Parce qu'un homme a été blessé par balle par la police hier soir.
00:00:20Il a poignardé deux ados de 15 et 16 ans, l'homme a été évacué en urgence absolue.
00:00:25On sera dans quelques instants avec Lionel Rico, secrétaire départementale Alliance Police Nationale, qui va tout nous expliquer.
00:00:32Dans Bini News Weekend, on va aussi prendre la direction de Carpentras dans le Vaucluse,
00:00:36avec un reportage en immersion auprès de la nouvelle brigade mobile d'intervention.
00:00:40Et vous allez le constater, les dealers se considèrent comme chez eux, c'est édifiant.
00:00:45Cela nous dit beaucoup de choses sur la situation de la France face au narcotrafic.
00:00:48Et pendant ce temps, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, nous dit que la France peut vaincre le narcotrafic.
00:00:55Un parquet national anti-criminalité doit avoir le jour en janvier.
00:00:58On va y revenir et c'est Juliette Sadat qui va tout nous expliquer.
00:01:01Enfin, il est à la une de nos confrères du journal du dimanche.
00:01:04C'est Donald Trump avec cette question.
00:01:06Et si Trump avait raison ?
00:01:09Effacement civilisationnel, déclin de l'Europe.
00:01:12Est-ce que la France pourrait peut-être s'inspirer de sa méthode ?
00:01:15Eh bien, on va ouvrir le débat dans cette émission.
00:01:17Voilà pour le tour d'horizon, mais l'autre tour d'horizon complet de l'information.
00:01:21C'est avec vous, Sandra Tchombour. Bonjour.
00:01:23Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:01:25En ce début de vacances de Noël, les passagers d'un vol Paris-Ajaccio ont certainement eu la peur de leur vie.
00:01:31Ce samedi, un incendie moteur s'est déclaré sur un appareil Air France.
00:01:35Il s'est posé en urgence à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
00:01:39Les voyageurs ont ensuite embarqué à bord d'un autre avion jusqu'à Bastia avant de rejoindre leur destination en quart.
00:01:45Emmanuel Macron est aux Émirats Arabes Unis pour célébrer Noël avec les forces françaises.
00:01:50Un déplacement auquel participe la ministre des Armées, Catherine Vautrin.
00:01:54Un entretien est prévu entre le président français et son homologue, Emirati.
00:01:58Au centre des discussions, le renforcement du partenariat stratégique entre leurs pays.
00:02:03Et puis l'Australie se recueille une semaine après l'attentat antisémite sur la plage de Bondi à Sydney,
00:02:08qui a fait 15 morts.
00:02:09Une minute de silence a été observée ce dimanche.
00:02:12Les drapeaux ont été mis en berne à travers le pays.
00:02:15Les Australiens sont venus en ombre déposer des bouquets de fleurs et allumer des bougies.
00:02:20Merci beaucoup, Sandra.
00:02:21Il y a tout à l'heure dans 30 minutes comme d'habitude, comme tous les dimanches.
00:02:24Présentation de notre équipe du dimanche avec beaucoup de plaisir.
00:02:26C'est la première fois que je l'accueille d'ailleurs.
00:02:27Miriam Djalabali à l'ARAC, professeur d'économie et président de l'association Regards Lycéens.
00:02:32Soyez la bienvenue.
00:02:33Joseph Thounel, fidèle de cette émission, bonjour.
00:02:35Bonjour Thierry, quand je vous ai salué ce matin, il y avait une petite odeur de vacances de Noël.
00:02:40C'est vrai, c'est vrai, mais pas avant 19h ce soir.
00:02:45Anthony Abel, avocat, soyez le bienvenu.
00:02:47Ravis de vous retrouver.
00:02:48Vincent Abarottier, historien militaire, docteur en sciences politiques.
00:02:52Bonjour, merci d'être avec nous.
00:02:54Si vous le voulez bien, on va commencer en prenant la direction de Toulouse.
00:02:58Je vous le disais, un homme a été blessé par balle, par la police.
00:03:01C'était hier soir, après avoir agressé deux ados de 15 et 16 ans à l'arme blanche et s'être littéralement jeté sur les forces de l'ordre.
00:03:10Pour savoir précisément ce qui s'est passé, nous sommes avec Lionel Rico, secrétaire départemental Alliance Police Nationale.
00:03:16Bonjour Lionel Rico.
00:03:17Racontez-nous un petit peu les circonstances et les faits, comment tout cela s'est produit.
00:03:22Racontez-nous.
00:03:23Bonjour, mes collègues de la BAC sont allés sur un descriptif d'un individu qui avait agressé deux collègues, deux personnes avec un couteau.
00:03:34Quand ils se sont présentés devant lui, apparemment ils se seraient jetés sur nos collègues qui ont fait feu pour le neutraliser.
00:03:46Vas-y, vas-y.
00:03:46Dites-moi, l'enquête est toujours en cours.
00:03:51Mes collègues ont été auditionnés et vont être auditionnés encore.
00:03:56J'ai une grosse pensée pour eux et je pense vraiment à mes collègues qui ont fait feu
00:04:01et ça ne doit pas être facile aujourd'hui pour eux d'être en attente de décision.
00:04:09Première ou deuxième question plus précisément, Lionel Rico, comment vont les deux ados ?
00:04:14Les deux ados sont dans un pronostic vital non engagé.
00:04:20Il y a des blessures dans l'abdomen pour un et une autre plus légère et ça aurait pu être bien plus grave.
00:04:28Et quant à l'agresseur, il semblerait, vous me le confirmez ou pas, qu'il était transporté en urgence absolue, c'est ça ?
00:04:37Urgence absolue, il a été impacté aux jambes, ses jours ne sont pas en danger.
00:04:42Ses jours ne sont pas en danger.
00:04:43Pour le moment, est-ce que la piste d'une attaque terroriste semble écartée ?
00:04:49Vous me confirmez ces informations ou pas ?
00:04:52Aucune piste n'est écartée.
00:04:54Je ne connais pas les tenants et les aboutissants de l'enquête.
00:04:57Je pourrais vous confirmer ça un petit peu plus tard.
00:05:00Autre question également sur le lieu précis où les choses se sont passées, où cette agression s'est passée à Toulouse.
00:05:07C'est un lieu connu ou racontez-nous ?
00:05:10C'est un lieu, le quartier sud de Toulouse, qui est un quartier qui a pour habitude d'être assez clean.
00:05:19Donc, je ne vois pas quelle est la problématique qu'il aurait pu y avoir dans ce quartier ce jour-là.
00:05:25Et pas de lien non plus potentiel avec, évidemment, vous le savez, le narcotrafic.
00:05:30C'est encore prématuré d'évoquer tout cela.
00:05:32On est au stade de l'enquête.
00:05:33Les faits se sont produits cette nuit.
00:05:35Tout à fait.
00:05:36C'est encore prématuré de parler de tout ça.
00:05:38Contrairement à hier, où il y a eu des règlements de compte,
00:05:43souvent on pourrait penser que c'est souvent de narcotrafic dans un quartier plus difficile.
00:05:46Merci. Écoutez, Lionel Rico, pour ce point très précis.
00:05:50Secrétaire départemental Alliance Police Nationale.
00:05:54Donc, je rappelle, un homme à poignaner, deux adolescents vont être blessés par balle par la police.
00:05:59Joseph Tounel.
00:06:01Vous savez que Toulouse, c'est une ville où il y avait beaucoup de militaires quand il y avait la conscription.
00:06:04Il se trouve qu'à cette époque-là, ce qui faisait la police militaire, c'était le régiment parachutiste du 9e RCP.
00:06:10J'ai tourné dans Toulouse, la nuit, au petit matin,
00:06:14où il peut y avoir des bagarres avec les boîtes de nuit en faisant ces patrouilles de la police militaire.
00:06:20Je n'ai jamais vu sortir un couteau à cette époque-là.
00:06:23Jamais.
00:06:23Des bagarres, oui.
00:06:24Normalement, on arrivait, ça se calmait.
00:06:26Des gens qui avaient trop bu, les boîtes de nuit, etc.
00:06:28Et c'est là où on voit, en quelques décennies, cette formidable dégradation des choses.
00:06:33La facilité dont on sort aujourd'hui des couteaux, voire des armes à feu.
00:06:36Ah oui. Et hier, nous étions à Jacques-Ciou, avec cet homme qui menaçait les commerçants et les passants.
00:06:46Et ils sont nombreux en cette période de Noël.
00:06:48Anthony Bem, un mot peut-être ?
00:06:49Oui, un mot, Thierry. En effet, ce qui est inquiétant, et ce qu'il convient de rappeler à nos téléspectateurs,
00:06:54c'est que depuis 2020, en 2020, il y a eu le Covid, il y a eu une rupture de l'évolution des actes de violence,
00:07:00notamment avec armes, mais depuis 2020, il y a de manière très inquiétante une augmentation fulgurante des actes d'agression avec armes.
00:07:09Si, avant, dans les années 2005-2010, on n'était qu'à quelques 80 000 agressions, actes de violence par an, selon les chiffres officiels.
00:07:19Aujourd'hui, depuis 2020, ce graphique évolue pour passer de 90, 100, 110, 120 cette année, l'année dernière, excusez-moi, 2024,
00:07:29donc où va-t-on ? Et ces actes, notamment à Toulouse, rappellent ceux aussi d'Ajaccio, on va en parler peut-être un peu plus tard,
00:07:36mais tous les jours, finalement, il y a des dizaines d'agressions au couteau, mais ce qui est le plus grave dans ce cas-là,
00:07:42c'est que c'est les forces de l'ordre qui sont prises à partie.
00:07:45Et à chaque fois, toutes les semaines, ce qui est inquiétant de constater depuis récemment, finalement,
00:07:51c'est qu'aujourd'hui, ce sont les forces de l'ordre qui sont prises à partie.
00:07:54Et qui sont en première ligne, Myriam, Myriam Djabali, Lara Akin.
00:07:58– C'est la multiplication de ces actes isolés, en fait, qui ne sont plus si isolés que ça.
00:08:02– Mais non, ils ne sont plus isolés.
00:08:03– C'est ça, et qui se multiplient et qui créent un sentiment d'insécurité croissant, à raison a priori,
00:08:08mais qui font beaucoup de mal dans la société et qui nous donne un petit peu ce sentiment d'étouffement.
00:08:16– Vincent Arbaratien, un mot ?
00:08:18– Oui, on pourrait dire que le couteau, et accessoirement à la Kalachnikov,
00:08:21sont les armes de destruction massive au sein de la société française aujourd'hui.
00:08:25Et donc ça a évolué, il y a toujours eu un peu de terrorisme.
00:08:27Au XIXe siècle, il y avait du terrorisme, qui était un terrorisme anarchiste.
00:08:31Il y a eu des terrorismes dans les années 70, avec les brigades rouges en Italie,
00:08:36un peu moins en France, il y a le Front de Libération de la Bretagne, le Front de Libération de la Corse.
00:08:40Et puis aujourd'hui, ce terrorisme a évolué, et on peut dire que le couteau est devenu l'arme de destruction massive des terroristes aujourd'hui.
00:08:48Donc difficile à détecter, difficile à prévenir, difficile à anticiper.
00:08:55C'est un acte à la fois isolé et massif.
00:08:58– Et j'en profite pour saluer Juliette Sadat, notre spécialiste police-justice qui est avec nous.
00:09:02On va revenir avec vous sur le plan nartotrafic.
00:09:05On en sait un petit peu plus de ce plan voulu par Gérald Darmanin.
00:09:09Mais justement, puisqu'on parle de narcotrafic, vous allez voir ce reportage édifiant du côté de Carpentras,
00:09:15où le maire a souhaité créer une brigade mobile d'intervention.
00:09:20Et l'objectif, vous le comprenez aisément, empêcher les deals, empêcher les dealers, les gêner au maximum.
00:09:28Et vous allez voir ce reportage de Stéphanie Aouquet.
00:09:30Et je vous demande d'être assez attentif, parce qu'il y a une petite séquence à l'intérieur de ce reportage qui veut tout dire,
00:09:35qui symbolise tout aujourd'hui.
00:09:37Ils sont totalement décomplexés.
00:09:39Je ne vous dis rien, regardez le reportage, on en reparle après.
00:09:40A l'heure où les points de deal sont les plus fréquentés, ils s'équipent lourdement
00:09:47et prennent la direction des quartiers sensibles de Carpentras.
00:09:50Ces policiers municipaux font partie de la brigade mobile d'intervention.
00:10:01Dès leur arrivée dans la cité, trois guetteurs donnent l'alerte, un quatrième reste positionné en hauteur.
00:10:07On a un guetteur au-dessus du pot qui attend un ravitaillement de produits stupéfiants.
00:10:16Quand on est là, justement, notre but c'est de traîner le commerce, le temps de notre présence au moins,
00:10:21donc ils ne s'arrêtent pas, les clients.
00:10:24Donc on les ennuie.
00:10:25Les individus s'éloignent, mais ne partent pas.
00:10:34Ça embête le client ?
00:10:36Deux.
00:10:36La police, elle vient ?
00:10:38Non, pas du tout.
00:10:38Vous vous adaptez ?
00:10:39On adapte, comme vous dites.
00:10:40Ici, c'est chez nous, ici.
00:10:42Là, vous êtes chez nous, là, vous mettez les pieds chez nous.
00:10:44Là, vous avez les pieds chez nous, madame.
00:10:46Plus qu'il reste à notre vue, ça veut dire qu'il y en a quelque part.
00:10:49Voilà, c'est pour ça qu'il reste là.
00:10:58Le dupe.
00:10:59Le de la beuve.
00:10:59Ouais, voilà.
00:11:01Le de l'herbe.
00:11:02C'est pour ça que ça sentait fort.
00:11:03C'est rien, mais au fur et à mesure, pour un petit quartier comme ça, ça leur fait mal.
00:11:07Ça leur fait mal.
00:11:09Depuis la création de la brigade en septembre dernier,
00:11:12cinq personnes ont été interpellées en flagrant délit.
00:11:14Deux mille euros de stupéfiants et une quinzaine de chaises de guetteurs ont été saisies.
00:11:19Comment vous avez le fait ?
00:11:20Je suppose qu'en regardant le reportage, vous avez compris la petite séquence à laquelle je faisais référence
00:11:24avec cette petite phrase extraordinaire.
00:11:26Mais madame, vous avez les pieds.
00:11:28On est chez nous, ici.
00:11:30Et c'est ça, la réalité.
00:11:31Ils s'en moquent.
00:11:33Mais vraiment, des policiers, on est chez nous.
00:11:35On fait ce qu'on veut.
00:11:36Et ça rappelle les slogans de la DZ Mafia qu'on avait montré.
00:11:39Regardez, c'est chez nous.
00:11:41Voilà.
00:11:42Ils sont totalement décomplexés.
00:11:43Totalement décomplexés.
00:11:45Et on voit en plus les jeunes qui sont de plus en plus jeunes, en fait.
00:11:48Bien sûr.
00:11:48Qui alimente ce trafic.
00:11:50Mais en fait, ce reportage et puis ce fait montre que le narcotrafic ne s'arrête pas aux grandes villes
00:11:55comme Marseille, Sevran, etc.
00:11:57Qui touchent les villes moyennes.
00:11:58Et cette brigade sociale, elle peut fonctionner.
00:12:00Je crois que c'était dans le quartier des...
00:12:01C'est bon courageux.
00:12:02Oui.
00:12:03Mais en fait, sans renforcement policier ni volonté juridique et judiciaire,
00:12:09c'est un pansement sur une plébéante, en fait.
00:12:11On n'avancera pas.
00:12:12Et alors, je crois en fait, par rapport aux dernières déclarations du président de la République
00:12:17et du ministre de la Justice, qu'effectivement, il faut déclarer la guerre au narcotrafic,
00:12:22que c'est l'ennemi numéro un.
00:12:24Et que même si les saisies, vous savez, les saisies ont augmenté,
00:12:27les démantèlements également ont augmenté.
00:12:29Donc l'État fait son travail, même si aujourd'hui, ce n'est pas assez parce que la situation nous échappe.
00:12:33Et honnêtement, Amiens, c'est un tsunami.
00:12:37C'est compliqué d'être partout.
00:12:38C'est ça qui est terrible.
00:12:39Oui, bien sûr, mais il faut conquérir en même temps les cœurs, les reconquérir,
00:12:43en tout cas les cœurs, les quartiers, les rues, et que c'est l'affaire de tous.
00:12:47Joseph ?
00:12:48Oui, reconquérir, c'est le bon terme.
00:12:49C'est-à-dire qu'on voit que l'État, en fait, a abandonné depuis des années.
00:12:52C'est les territoires perdus de la République.
00:12:54D'ailleurs, ils disent, c'est chez moi, c'est chez nous.
00:12:56Qu'est-ce que vous faites là ? Vous nous dérangez ?
00:12:57Vous avez le pied, vous avez le pied chez nous, là ?
00:12:59Et donc, au-delà des parles, parce qu'on voit qu'il y a une municipalité qui réagit.
00:13:03Oui, ça c'est bien.
00:13:04Il met une police spécialisée, mais il me semble que la sécurité, ça fait partie du régalien.
00:13:10Donc peut-être qu'il faut-il que l'État se pose la question d'abandonner un certain nombre de ces tâches superficielles
00:13:14pour se recentrer sur le prioritaire, la sécurité, et reprendre ces territoires.
00:13:20Moi, je suis frappé quand je vois qu'il existe des trucs comme le Conseil national des opérations funéraires
00:13:25ou le comité du secret statistique rattaché au ministère de l'économie,
00:13:28plutôt que d'avoir ces comités théodules qui coûtent de l'argent et qui prennent du temps,
00:13:33il faut renforcer sur le régalien, sur la police.
00:13:36Comment se fait-il que sur tous les points de deal, on ne soit pas capable d'avoir des policiers
00:13:40avec des chiens détecteurs de drogue ?
00:13:42Oui, mais si on met l'argent dans d'autres comités, l'argent n'est pas placé au bon endroit, me semble-t-il.
00:13:48Et ce débat, on l'a très souvent sur ce plateau, et on a fait un sondage, on avait interrogé les Français,
00:13:55je crois que c'est à hauteur de mémoire, mais les Français font la sécurité leur priorité à plus de 70% me semble-t-il.
00:14:03Thierry, vous imaginez la vie des gens normaux, ceux qui vont travailler, ceux qui se lèvent le matin pour aller bosser
00:14:08et qui rentrent le soir dans ces quartiers ?
00:14:11C'est l'enfer, c'est-à-dire que c'est des bandes de brigands qui font la loi.
00:14:14Emilia me faisait référence aux petites villes moyennes, je rappelle encore une fois,
00:14:18c'était la lune du journal du dimanche cet été, ils avaient fait une cartographie des villes moyennes,
00:14:23mais c'est impressionnant, et quand je vous parle de tsunami, je suis gentil,
00:14:27parce qu'on parle de la DZ mafia, mais la DZ mafia irradie partout, donc c'est compliqué,
00:14:32et puis il y a cette volonté des élus aussi, ceux qui veulent armer la police municipale,
00:14:36ceux qui ne veulent pas l'armer, etc. On ne va pas refaire le débat, mais c'est une vraie réalité.
00:14:41Vincent Abarottier.
00:14:43Oui, ce que je voudrais dire, Carpentras, c'est un cas spécifique,
00:14:46et d'ailleurs, aux élections municipales prochaines, la dernière se présente un général
00:14:52qui fait le numéro 2 de l'armée de terre français,
00:14:56et sa mission sera de reconquérir à Carpentras,
00:14:59parce que l'État, c'est bien, mais l'État ne peut pas aller partout.
00:15:02Donc il faut que les maires s'investissent avec des moyens matériels,
00:15:05mais des moyens également intellectuels, c'est-à-dire qu'il s'agit de gagner les cœurs et les esprits,
00:15:10également, sur cette nécessaire sécurité du français moyen,
00:15:14comme le soulignait M. Carpentras, concernant la vie quotidienne.
00:15:19Et le problème, l'État ne peut pas tout faire, la police nationale ne peut pas tout faire.
00:15:23Et si vous mettez des maires qui abdiquent ou qui veulent désarmer la police,
00:15:27ça ne peut pas fonctionner.
00:15:28Donc là, le maire a pris des mesures.
00:15:31A pris des mesures, oui.
00:15:31Et on voit que la tâche des policiers n'est pas simple et immense.
00:15:36Anthony, très rapidement, parce qu'on va parler justement du plan de lutte de Gérald Darmanin,
00:15:40avec Juliette qui est avec nous.
00:15:42La France n'a jamais autant saisi, dans toute son histoire,
00:15:46on est passé de 4 tonnes, par exemple, pour la cocaïne, à 23 tonnes,
00:15:51pour le cannabis de 50 tonnes à 120 tonnes.
00:15:54On n'a jamais autant saisi en France.
00:15:57Et pour autant, il n'y a jamais eu autant de consommation de produits stupéfiants en France.
00:16:03Les saisies le démontrent.
00:16:04On voit donc que ce n'est pas par des assistants sociaux sur le terrain à Carpentras
00:16:09qu'on réglera le problème.
00:16:11Il y a évidemment le problème de la délinquance des mineurs,
00:16:15avec l'excuse de minorité,
00:16:16mais il y a surtout la lutte à l'international de ces réseaux.
00:16:20Parce que la France n'est qu'un point de passage du trafic,
00:16:25un point aussi de production.
00:16:28Mais d'abord, c'est à l'international,
00:16:30parce que les fonds s'exilent, s'évadent systématiquement.
00:16:35Les fonds en France sont récoltés ici.
00:16:38On atteint 6 à 8 milliards, selon les chiffres, par an.
00:16:43Donc on voit qu'en procédant à des saisies,
00:16:45on ne lutte pas contre le trafic,
00:16:47on ne le déplace que simplement.
00:16:49Alors, Juliette, quelles sont les annonces de Gérald Darmanin
00:16:53sur son plan de lutte contre le narcotrafic ?
00:16:56On est au cœur du sujet, là.
00:16:57Oui, il a fait une interview dans Le Parisien,
00:16:59c'est paru hier soir.
00:17:01C'est évidemment dans la continuité du fameux projet de loi,
00:17:05enfin de la loi maintenant de lutte contre le narcotrafic
00:17:08qui a été adoptée en début d'année,
00:17:10et dont les mesures commencent à être appliquées.
00:17:13On a parlé pendant longtemps de ces prisons de haute sécurité,
00:17:16ces super prisons avant d'un vieil qu'on est sur Sarthe.
00:17:19Et maintenant, il a parlé, effectivement, du PNACO,
00:17:22le fameux parquet national anticriminalité organisée,
00:17:26sur le même modèle que le PNAT,
00:17:27le parquet national antiterroriste.
00:17:30C'est vrai que c'est un désir de Gérald Darmanin,
00:17:32c'est de calquer les mesures de lutte contre le terrorisme,
00:17:36enfin, contre la criminalité organisée,
00:17:39sur celui du terrorisme.
00:17:41Donc, ce PNACO qui sera chapeauté par une magistrate,
00:17:45Vanessa Perret, qui prendra du service le 5 janvier prochain.
00:17:51Et il y aura du boulot.
00:17:52Déjà, 170 dossiers l'attendent sur son bureau.
00:17:56Il va falloir s'y atteler à partir du 5 janvier.
00:18:00Il sera composé de 16 magistrats, 13 greffiers.
00:18:03Sur chaque dossier, se mettront activement deux magistrats,
00:18:07un spécialisé dans la criminalité organisée,
00:18:12et un qui sera spécialisé sur le volet financier.
00:18:15Parce que l'objectif, maintenant, ça va être de suivre l'argent du narcotrafic.
00:18:18On sait que c'est un marché énorme.
00:18:20Ils ont beaucoup de moyens.
00:18:21Et maintenant, il va falloir les marquer à la culotte.
00:18:25C'est le moins qu'on puisse dire.
00:18:26Exactement, sur les moyens et sur l'argent qui circule.
00:18:30Et ce qui est important de dire, Juliette,
00:18:31c'est qu'il est urgent d'agir.
00:18:34Parce que la criminalité, le narcotrafic
00:18:37n'ont jamais été aussi prégnants dans notre société.
00:18:41Et c'est une source d'insécurité, Thierry.
00:18:42On l'a vu, c'est le feu des commissariats,
00:18:45des règlements de comptes, des enfants qui se prennent des balles.
00:18:48Et des dizaines de morts à Marseille chaque année.
00:18:51Je laisse la parole à Juliette et je fais toi la parole.
00:18:54Oui, c'est ça, effectivement.
00:18:55Et c'est un marché énorme avec un chiffre d'affaires
00:18:59estimé à 6 milliards d'euros par an.
00:19:03Un sixième de ce chiffre d'affaires,
00:19:05c'est concentré qu'à Marseille,
00:19:06avec des points de deal extrêmement lucratifs.
00:19:0860 000 euros par point de deal en moyenne.
00:19:13On parlait des saisies d'ampleur récemment.
00:19:15En effet, il y avait un rapport sur les saisies
00:19:18dans les quartiers nord de Marseille.
00:19:201,4 tonnes de drogue, 1 million d'euros saisies dernièrement.
00:19:25Mais voilà, qui dit saisie d'ampleur, dit évidemment que ça reflète un trafic d'ampleur.
00:19:31Merci pour ce point très précis, ma chère Juliette.
00:19:33Le pire, à mon avis, ce n'est pas que ce soit une source d'insécurité.
00:19:37Il y en a d'autres sources d'insécurité.
00:19:39Le pire, c'est que ce soit une autre souveraineté
00:19:41que la souveraineté du maire
00:19:42dans ces localités
00:19:46ou la souveraineté de l'État.
00:19:47Et donc, en réalité, c'est qu'il y a
00:19:49des sortes de terres
00:19:51féodales qui sont en train de se créer
00:19:53en France, comme c'était le cas en Italie
00:19:56il y a quelques années.
00:19:57Et les Italiens ont réussi, semble-t-il,
00:19:59à contrecarrer
00:20:00des projets mafieux, notamment dans le Sud.
00:20:03Pas tous.
00:20:04Mais ici, en France, on voit se développer
00:20:06des narco-trafiquants
00:20:08qui vont aider
00:20:09les mamans lors de la rentrée
00:20:11à fournir des...
00:20:12Ils ont un rôle social.
00:20:13Le problème pour l'État, c'est le problème de souveraineté.
00:20:16C'est une atteinte à la souveraineté de l'État.
00:20:18L'insécurité, bien sûr qu'il y a de l'insécurité.
00:20:20C'est lié aux armes.
00:20:21Mais quand il y a eu les grandes émeutes de banlieue,
00:20:24il y avait des endroits très calmes, je pourrais vous en dire.
00:20:26À côté de Paris, où j'étais professeur à l'époque,
00:20:28il n'y a eu aucune poubelle
00:20:30de brûler. Pourquoi ? Parce que les grands frères
00:20:31ont calmé les petits frères et ont dit
00:20:33« Oh, nous, on tient notre business. »
00:20:35C'est un endroit où il y avait beaucoup de business.
00:20:37C'est une société parallèle.
00:20:38Le problème, il est là. C'est la société parallèle
00:20:39et c'est surtout un manque de souveraineté
00:20:41de l'État. Et c'est pour ça que les élections municipales
00:20:44sont très importantes
00:20:47pour permettre aux maires
00:20:48de retrouver la souveraineté
00:20:50de leur municipalité et de l'État derrière.
00:20:53C'est de voir dans les villes
00:20:54dont on parle souvent,
00:20:55qui sont plutôt de gauche,
00:20:58des villes comme Nantes, des villes comme Rennes,
00:20:59des villes comme Bordeaux, des villes comme Grenoble.
00:21:02Que va-t-il se passer ?
00:21:04Ce qu'on en est, c'est quand on met le bulletin
00:21:05dans l'urne. Et on verra si les choses changent
00:21:07ou pas. Parce qu'évidemment, le débat
00:21:09de l'armement ou pas de la police municipale,
00:21:12ça concerne souvent,
00:21:13pour ne pas dire quasiment
00:21:15sans arrêt, ce type de municipalité.
00:21:17Et ça, on verra. Quel sera le vote des Français ?
00:21:20Il y a un aspect politique.
00:21:21Oui, mais quand on dit, comme disait Joseph, que la sécurité
00:21:23est la priorité numéro un des Français,
00:21:25on verra. Et ça se traduit aussi,
00:21:26et je suis d'accord avec vous, par le bulletin de vote.
00:21:29Mais, parfois, on peut être surpris.
00:21:32On espère que la tendance s'inversera.
00:21:34Mais Joseph ?
00:21:35Il y a deux choses pour ces élections municipales.
00:21:37Effectivement, ça va être un indicateur.
00:21:38Mais il y a beaucoup d'argent,
00:21:40une campagne politique, y compris municipale,
00:21:43ça coûte très cher.
00:21:44Donc, il est sûr que les narcotrafiquants
00:21:46ont déjà commencé et vont mettre beaucoup d'argent
00:21:49pour soutenir des listes des candidats
00:21:50et s'opposer à d'autres.
00:21:51Et donc, ça, c'est un véritable problème.
00:21:54Ça veut dire que les flux financiers aussi,
00:21:56parce que ce que M. Darmanin propose,
00:21:58c'est très bien, il faut le faire.
00:22:00Mais il faut s'en prendre aussi aux flux financiers.
00:22:03Si on veut être, et aller, comme ça a été dit,
00:22:05s'intéresser aussi à l'international,
00:22:07parce que la drogue, elle ne pousse pas dans nos quartiers.
00:22:09Elle vient de l'extérieur.
00:22:10Donc, on a un problème de frontières aussi.
00:22:13Et puis, l'autre problème,
00:22:15c'est que la lâcheté d'un certain nombre de politiques...
00:22:19Tout à l'heure, le général De Villiers
00:22:20était sur CNews Europe 1.
00:22:22Gérald De Villiers, il m'en a parlé.
00:22:26Il m'a dit qu'il n'imaginait pas la lâcheté des politiques.
00:22:29Et d'ailleurs, il me disait,
00:22:30quelle que soit la couleur politique...
00:22:31Il y a été confronté.
00:22:33Quand il a commencé à vouloir travailler
00:22:35pour sortir des jeunes des quartiers, justement,
00:22:38du narcotrafic, de tous les trafics,
00:22:42parce qu'il n'y a pas que le narcotrafic,
00:22:44derrière, il y a aussi la prostitution,
00:22:46le trafic des corps, personne n'en parle.
00:22:49Il y a aussi la revente des objets,
00:22:51le recel, etc.
00:22:52Vers ces zones de non-droit,
00:22:54je ne suis pas sûr que ceux qui en profitent,
00:22:56pour les municipales,
00:22:57ne mettent pas toute leur énergie,
00:22:59y compris en allant faire voter...
00:23:00Verdict des urnes, Joseph.
00:23:01On verra ce que ça donnera.
00:23:02Oui, mais y compris en allant faire voter
00:23:04une population qui, avant, ne votait pas.
00:23:06On l'a vu aux dernières municipales,
00:23:08où il y a une prise en main dans certains quartiers,
00:23:10notamment par les islamistes,
00:23:12et qui vont faire voter.
00:23:13Eh bien, j'espère que...
00:23:14Peut-être que l'orientation de LFI vers...
00:23:19Espérons qu'il y ait une prise de conscience
00:23:21en tous les cas des Français.
00:23:22Donc, il faut que les autres se réveillent aussi
00:23:24et aillent voter également.
00:23:25Allez, on dépasse.
00:23:26Vous entendez une petite musique.
00:23:27On se retrouve dans quelques instants.
00:23:28On marque une première pause
00:23:29dans ce MediNews du dimanche.
00:23:30A tout de suite.
00:23:30Et il est 11h30 sur CNews.
00:23:35Ce dimanche, c'est votre MediNews week-end
00:23:38jusqu'à 13h, comme tous les dimanches d'ailleurs.
00:23:40Et à 11h30, on fait un tour d'horizon d'informations
00:23:42avec vous, Sandra Chumbo.
00:23:43Soyez prudents si vous habitez dans le sud de la France.
00:23:46Cinq départements sont en vigilance orange ce dimanche.
00:23:50Sont concernés par l'alerte pluie, inondation ou crue.
00:23:53L'Aveyron, l'Hérault, l'Ardèche, le Gard et la Lozère,
00:23:56qui cumulent même les deux.
00:23:57Météo France redoute une aggravation de la vigilance.
00:24:00Par mesure de sécurité, plusieurs ponts submersibles
00:24:03et passages à guet sont fermés.
00:24:05Un homme a été blessé par balle par la police à Toulouse
00:24:08après avoir agressé deux adolescents.
00:24:10Ça s'est passé ce samedi soir.
00:24:11À l'arrivée des forces de l'ordre, l'assaillant s'est jeté
00:24:14sur les policiers avec son couteau à la main.
00:24:16Pour l'heure, la piste d'une attaque terroriste est écartée
00:24:19et le pronostic vital de l'agresseur n'est pas engagé.
00:24:21Puis à l'international, les Etats-Unis ont saisi
00:24:23un deuxième pétrolier au large du Venezuela.
00:24:25Washington présente cette opération
00:24:27comme une lutte contre le trafic de drogue.
00:24:30De son côté, Caracas dénonce un vol
00:24:31et un acte de piraterie navale.
00:24:33En début de semaine, Donald Trump a annoncé
00:24:35un blocus total contre des pétroliers sous sanction
00:24:38se rendant ou partant du Venezuela.
00:24:40Merci beaucoup, Sandra.
00:24:42C'est la méthode Trump, ça.
00:24:44Il est à la une, donc je vous conseille de lire
00:24:46comme tous les dimanches.
00:24:47Évidemment, je suppose que vous le faites,
00:24:48de lire le journal du dimanche.
00:24:50La méthode Trump, on en parlera.
00:24:51Est-ce que la méthode Trump, on peut s'en inspirer
00:24:54chez nous en France sur certains sujets ?
00:24:56Ce sera un débat très intéressant à suivre.
00:24:58L'équipe du dimanche, Myriam Jabal-Hilara
00:25:01qui est à nos côtés, Joseph Touvenel,
00:25:02Anthony Bem et Vincent Arbat-Rottier.
00:25:04Vincent, vous évoquiez le rôle des maires,
00:25:06la difficulté parfois et cette volonté.
00:25:08Là, on va prendre la direction de Châteauneuf-Grâce
00:25:10dans les Alpes-Maritimes.
00:25:12On va parler d'un centre pour mineurs
00:25:14non accompagnés de la commune
00:25:17qui est réquisitionné pour six mois de plus.
00:25:19Alors, vous voyez, le maire, il ne le souhaitait pas.
00:25:22Et Savoie ne compte pas, c'est moins qu'on puisse dire.
00:25:24Les habitants sont plutôt révoltés.
00:25:27C'est un reportage de Franck Triviaud
00:25:28et le récit est de Pauline Trevzner.
00:25:31Et on en parle après.
00:25:32Derrière ce portail, un hôtel transformé
00:25:35depuis plus de trois ans en un centre d'accueil
00:25:38pour mineurs isolés.
00:25:39Et la nouvelle vient de tomber.
00:25:41Il sera réquisitionné pour six mois supplémentaires
00:25:44à la demande de la préfecture.
00:25:46Confronté à des difficultés locales
00:25:47qui n'ont pas permis à date de parvenir à un accord
00:25:49sur le devenir du site
00:25:50et tenu de respecter ses engagements vis-à-vis de ces jeunes,
00:25:53le département a sollicité le préfet des Alpes-Maritimes.
00:25:55Une décision en désaccord avec les souhaits de la municipalité.
00:26:00C'est un sentiment de colère et de grand mécontentement.
00:26:03Étant donné que c'était sur ma commune,
00:26:05j'aurais au moins dû être informé.
00:26:06Une mauvaise gestion administrative pour le maire
00:26:09et pour les habitants de ce village
00:26:11de près de 3 700 habitants.
00:26:13Une problématique, l'insécurité,
00:26:15directement liée à cette installation
00:26:17située juste en face d'une école.
00:26:19Au mois de juillet, il y a encore eu des tirs d'armes
00:26:23avec des billes de plomb et de plastique sur nos enfants.
00:26:27Donc on attend qu'il y ait un accident plus grave avant d'agir.
00:26:31Pour d'autres, le problème serait lié à l'encadrement de ces mineurs.
00:26:35Avec un très bon encadrement, peut-être que ça se serait passé autrement.
00:26:38Recevoir 80 jeunes au milieu d'habitation,
00:26:42je me mets 5 minutes à la place des Châteaux-Neuvois
00:26:45qui habitent juste à côté, c'est juste impossible à vivre.
00:26:49En mars dernier, les gendarmes avaient dû intervenir
00:26:51après des affrontements entre les différentes communautés
00:26:54qui occupent l'établissement.
00:26:55A son arrivée, la gendarmerie avait été prise pour cible.
00:27:00Voilà, Vincent Arbaratier faisait référence au rôle du maire.
00:27:02Là, le maire, évidemment, n'a pas été consulté.
00:27:06Oui, alors c'est problématique parce que normalement,
00:27:09il devrait avoir l'avis le plus important dans le choix.
00:27:13Et là, on lui impose cette présence d'un centre.
00:27:15Le problème, ce n'est pas le centre en lui-même.
00:27:16Le problème, c'est que ce genre de centre, c'est toujours mieux à côté.
00:27:18Oui, d'une part, mais le problème, c'est qu'ils ne sont pas encadrés, ces jeunes.
00:27:22Ils ne sont pas encadrés.
00:27:23C'est là qu'il faudrait mettre des gens qui les encadrent de manière assez rude
00:27:26pour qu'on leur apprenne la France, à aimer la France,
00:27:30et qu'ils ne se mettent plus par communauté.
00:27:31Parce que là, du coup, c'est la victoire du communautarisme,
00:27:34puisqu'ils se battent entre eux,
00:27:35avec des effets collatéraux sur la population d'après des interviews.
00:27:39Les uns peut-être afghans, les autres d'origine ailleurs.
00:27:43Et c'est ça, c'est l'échec de la République.
00:27:44Donc, ces centres d'accueil pour jeunes,
00:27:49ils doivent être pris en main, de manière dure, du sport tous les matins,
00:27:54crapahutés dans le coin, et puis voilà.
00:27:57Et puis, la journée, à la fin de la journée, ils sont fatigués.
00:27:59Et on leur fait apprendre le français, entre deux séances de sport.
00:28:02C'est voilà, comme ça, le centre d'accueil des jeunes, ça doit être comme ça.
00:28:06Ça ne doit pas être ramolo, et puis on les laisse faire ce qu'ils veulent.
00:28:09Alors, évidemment, les Afghans se regroupent avec...
00:28:11C'est une question linguistique.
00:28:12Un peu, le modèle, c'est la Légion étrangère.
00:28:16C'est qu'on met un francophone et un non-francophone.
00:28:19Et on les laisse en binôme tout le temps.
00:28:21Là, on devrait les encadrer par des moniteurs,
00:28:24mais des vrais moniteurs, pas des moniteurs de papier.
00:28:27Des gens qui soient là, et qui les encadrent,
00:28:30et qui soient exigeants.
00:28:32Et ce que disait le général de Villiers,
00:28:34l'autorité, c'est faire en sorte que ces gens s'accroissent,
00:28:39deviennent plus grands par eux-mêmes.
00:28:40A auguerrer en latin.
00:28:41Donc, en fait, ces jeunes pakistanais,
00:28:44je ne sais pas d'où ils viennent, algériens ou autres,
00:28:47ils doivent apprendre à devenir des citoyens français,
00:28:49avec les droits, mais aussi les devoirs.
00:28:50Et respecter les pays qu'ils accueillent.
00:28:52Et aimer la France.
00:28:52Donc, c'est très mal fait, ces ans d'accueil de jeunesse.
00:28:55Alors, regardez Joseph Touvenel,
00:28:56je pense qu'il buvait plus ou moins vos paroles,
00:28:58parce que je ne pense pas qu'il va vous contredire sur le sujet,
00:29:00me semble-t-il.
00:29:01Je pense que vous souscrivez à 200%.
00:29:03Oui, sauf qu'on n'a pas les moyens,
00:29:05on n'a pas la volonté.
00:29:05C'est ça.
00:29:06Pas la volonté, surtout.
00:29:07La volonté et les moyens.
00:29:09Il y a beaucoup de choses dans ce sujet.
00:29:10La première des choses, c'est que l'État nous démontre
00:29:12que quand l'État veut imposer quelque chose dans un territoire,
00:29:15l'État peut.
00:29:17Et quand on voit le reportage précédent
00:29:18où il y a les policiers municipaux
00:29:21qui essayent de faire ce qu'ils peuvent,
00:29:22mais ils n'ont pas les moyens,
00:29:23là, l'État devrait mettre les moyens aussi sur ces trafiquants.
00:29:27La deuxième chose, c'est qu'il y a une certaine tromperie.
00:29:30On nous parle de mineurs isolés.
00:29:31Mais tout le monde sait que beaucoup de ces jeunes
00:29:35ne sont pas plus mineurs que je ne suis aujourd'hui.
00:29:38C'est-à-dire que cette tromperie,
00:29:39et quand on dit celui qui visiblement apparaît comme non mineur,
00:29:43il suffit qu'ils disent
00:29:44« Je refuse qu'on me fasse... »
00:29:48qu'on regarde exactement avec les os, etc.,
00:29:51si je suis réellement mineur,
00:29:52il a le droit de refuser.
00:29:54Donc cette lâcheté de l'État
00:29:55fait qu'on a aussi de jeunes adultes
00:29:58qui sont mêlés à des mineurs.
00:30:00Dernière chose, les encadrés,
00:30:02oui, la Légion étrangère,
00:30:03la différence, c'est qu'à la Légion étrangère,
00:30:04ceux qui y vont sont volontaires.
00:30:06C'est vrai.
00:30:06Et puis...
00:30:07Mais là, ces mineurs sont volontaires pour aller en France.
00:30:09Absolument.
00:30:10Ils n'ont pas choisi l'Italie, ni l'Allemagne,
00:30:12là, ils viennent en France.
00:30:12Et ils sont volontaires.
00:30:13Donc s'ils sont volontaires,
00:30:14ils doivent accepter...
00:30:15Mais vous avez raison sur l'encadrement, etc.
00:30:17Sauf qu'on aurait tout de suite
00:30:19les associations qui n'y connaissent rien,
00:30:21qui n'ont jamais encadré des jeunes.
00:30:22Il se trouve que moi,
00:30:23j'en ai encadré notamment des jeunes de Marseille.
00:30:26On va leur refuser les moyens de l'encadrement.
00:30:29Et si on leur fait lever le matin,
00:30:31en disant « Celui qui ne se lève pas,
00:30:32oui, mais on en fait quoi celui qui ne se lève pas ? »
00:30:34On le vire, mais on le vire où ?
00:30:36On s'est enfermé dans quelque chose.
00:30:38On s'est enfermé,
00:30:39on ne peut plus régler le problème,
00:30:40sauf si on change un certain nombre de règles françaises
00:30:43et qu'on s'exonère
00:30:45d'un certain nombre d'accords internationaux
00:30:47qui nous lient les...
00:30:49Allez, très rapidement,
00:30:50parce que je voulais qu'on parle de Donald Trump
00:30:52et on a beaucoup de choses à évoquer
00:30:53avant la fin de cette première heure.
00:30:54On oublie la population,
00:30:56enfin les riverains,
00:30:57parce que là,
00:30:57on prolonge de six mois
00:30:58une solution qui était temporaire
00:30:59sans s'occuper des causes profondes.
00:31:02Et donc finalement,
00:31:03les 3 000 signatures,
00:31:04la pétition de 3 000 habitants,
00:31:05l'augmentation également
00:31:07des actes d'agression
00:31:08liés ou pas à ce centre de rétention.
00:31:10Et puis j'en reviens,
00:31:11on est finalement dans le curatif
00:31:12et on n'est pas dans le préventif
00:31:13comme pour le narcotrafic.
00:31:16Et ces jeunes qu'il faut scolariser,
00:31:17je suis d'accord,
00:31:17moi j'étais pour le SNU
00:31:19et beaucoup d'enseignants
00:31:20étaient pour le SNU aussi
00:31:22parce qu'on en a besoin.
00:31:23Ils sont dans des classes...
00:31:24Aujourd'hui, en Ile-de-France,
00:31:25on a dans les écoles
00:31:26et les lycées pros notamment
00:31:27des UP2A.
00:31:28On récupère justement
00:31:29ces jeunes mineurs isolés,
00:31:31souvent qui arrivent d'un peu partout
00:31:32pour essayer de leur inculquer
00:31:34des valeurs,
00:31:35la citoyenneté
00:31:35et puis leur apprendre
00:31:36la langue française.
00:31:37Mais ça ne suffit pas.
00:31:38Et là, la difficulté,
00:31:40c'est vraiment qu'on est
00:31:40dans des quartiers
00:31:41où finalement,
00:31:42on voit une corrélation
00:31:43entre l'augmentation
00:31:44des vols des agressions
00:31:45et l'installation
00:31:46de ces centres.
00:31:46Donc la jeune habitante
00:31:48qui parlait en disant
00:31:48il faut renforcer
00:31:49l'encadrement de ces centres
00:31:51à juste titre.
00:31:53Allez, on enchaîne.
00:31:54La méthode Trump,
00:31:55il est à la une.
00:31:56Je vous conseille
00:31:56la lecture du journal
00:31:58du dimanche
00:31:58comme tous les dimanches
00:31:59avec cette question
00:32:00à la une du JDD
00:32:01et si Trump avait raison,
00:32:04Steve Bannon,
00:32:05un conseiller,
00:32:05vous savez,
00:32:05dit la France
00:32:06se dirige vers la guerre civile.
00:32:08Voyez cette une
00:32:08du journal du dimanche.
00:32:10Immigration,
00:32:11réindustrialisation,
00:32:13c'est le son
00:32:14qu'Emmanuel Macron
00:32:15refuse à entendre
00:32:16et se refuse à entendre.
00:32:18On voit,
00:32:19il y a une méthode Trump
00:32:20indiscutablement.
00:32:22Est-ce que vous voyez
00:32:23des domaines
00:32:24Vincent Abarthier
00:32:26dont il serait peut-être
00:32:28intelligent de s'inspirer,
00:32:29oui ou non ?
00:32:30Ce n'est pas
00:32:31sur l'immigration,
00:32:32sur le narcotrafic.
00:32:34Voilà,
00:32:34c'est les images
00:32:35telle en Venezuela,
00:32:36c'est efficace.
00:32:37Oui,
00:32:37bien sûr.
00:32:38Nous,
00:32:39je ne sais pas,
00:32:39on mettrait le porte-avions
00:32:40face au sud
00:32:41comme le disait
00:32:42Gérald Lévié.
00:32:43La menace des pays du sud,
00:32:45c'est le sud,
00:32:45c'est ce qui vient du sud,
00:32:46ce n'est pas forcément
00:32:46ce qui vient de l'est.
00:32:48Donc si vous voulez,
00:32:48on mettrait comme
00:32:49il a fait avec le porte-avions
00:32:51Harry Truman
00:32:51face au Venezuela
00:32:52et on coule systématiquement
00:32:54tous les speedboats
00:32:55ou autres embarcations.
00:32:57Alors je suis d'accord,
00:32:58il y a le problème
00:32:58du droit international.
00:32:59N'empêche que
00:33:00quand vous êtes
00:33:00en légitime défense,
00:33:02tous ces vecteurs de drogue
00:33:05qui viennent par la terre,
00:33:07on sait d'où ils viennent,
00:33:08généralement,
00:33:08ça vient de l'Afrique
00:33:09pour le sud,
00:33:11eh bien on tire dedans
00:33:12et on réfléchit après,
00:33:13on regarde après
00:33:14et puis ça dissuaderait
00:33:15énormément
00:33:16parce qu'il y a
00:33:16les speedboats,
00:33:17il y a les speedcars
00:33:18et là encore,
00:33:19on les laisse passer.
00:33:21Et derrière,
00:33:21effectivement,
00:33:22il y a ce...
00:33:22Donc sur le narcotrafic,
00:33:23les bonnes idées de Trump,
00:33:25c'est...
00:33:25Les forces armées
00:33:26peuvent y participer,
00:33:27bien entendu.
00:33:29Joseph,
00:33:29sur l'immigration peut-être,
00:33:31sur les frontières,
00:33:33sur...
00:33:33Oui, parce que
00:33:33en fait,
00:33:35ce papier
00:33:36qui est très bien fait,
00:33:37il est fait
00:33:38suite au rapport
00:33:38qui a été diffusé
00:33:40comme tous les ans,
00:33:42il y a un rapport
00:33:42aux Etats-Unis
00:33:43et où on s'aperçoit
00:33:44que l'Europe
00:33:44apparaît
00:33:46à la fin du rapport,
00:33:48c'est-à-dire
00:33:48l'importance de l'Europe
00:33:49a disparu.
00:33:50Le constat de la Maison-Blanche,
00:33:51c'est terrible,
00:33:51on l'a commenté
00:33:52sur ce plateau.
00:33:53Voilà,
00:33:53et le constat...
00:33:54Alors le constat
00:33:55me paraît juste.
00:33:56Ensuite,
00:33:57et l'ensemble du constat,
00:33:58c'est de dire
00:33:59Europe et France,
00:34:01retrouvez votre souveraineté.
00:34:02OK.
00:34:03Oui,
00:34:04mais est-ce que
00:34:04les Etats-Unis
00:34:05vont nous aider
00:34:05à retrouver notre souveraineté ?
00:34:07Qui nous a piqué
00:34:08Alstom ?
00:34:08Alors je veux bien
00:34:09que ce soit aussi
00:34:10parce que nos politiques
00:34:11ont lâché.
00:34:12Mais qui a un droit américain
00:34:14qui fait que des cadres
00:34:15supérieurs français
00:34:16ont été mis en prison
00:34:18pour qu'on leur vende
00:34:19une partie de notre industrie ?
00:34:22Et donc,
00:34:22on a une analyse
00:34:24qui me paraît juste,
00:34:26des objectifs,
00:34:28retrouver la souveraineté,
00:34:29notamment la souveraineté
00:34:30des frontières,
00:34:31mais la souveraineté
00:34:31des frontières
00:34:32en matière économique,
00:34:33le droit américain
00:34:34qui passe au-delà
00:34:36des frontières,
00:34:36le droit américain
00:34:37qui peut faire condamner
00:34:38une société française
00:34:39parce qu'elle décide
00:34:40tout à fait légalement
00:34:41pour le droit français
00:34:42d'aller faire du commerce
00:34:43dans un endroit du monde
00:34:44que les Américains
00:34:45ne veulent pas
00:34:47que nous mettions les pieds.
00:34:50Et donc,
00:34:50on a ce problème-là.
00:34:52C'est que,
00:34:53oui,
00:34:53l'analyse est juste,
00:34:54mais les Américains
00:34:55ne sont pas forcément
00:34:56nos amis
00:34:57en matière de souveraineté.
00:34:58Et ça,
00:34:59c'est un danger.
00:35:00En fait,
00:35:00il faudrait qu'on ait conscience
00:35:01que dans la mondialisation,
00:35:04on n'a pas des amis,
00:35:05on peut se faire des alliés
00:35:07mais on a des gens
00:35:08qui sont des adversaires
00:35:10notamment au niveau économique
00:35:11et il faudrait
00:35:12qu'on se réveille là-dessus.
00:35:13Alors,
00:35:14on termine le tour de table
00:35:15très rapidement
00:35:15parce que je voudrais
00:35:16qu'on revienne
00:35:17sur le terrible attentat
00:35:18sur la plage de Bandai
00:35:19et le traitement effectué
00:35:21ce matin
00:35:22par nos confrères
00:35:23de France Info.
00:35:24Mais est-ce qu'il y a
00:35:25sur le sujet de Trump
00:35:26des points
00:35:27sur lesquels
00:35:28vous voyez
00:35:28ce qui est plutôt intéressant
00:35:30qu'on cherche
00:35:32quelques idées ?
00:35:33En économie,
00:35:34il a montré
00:35:35une croissance
00:35:36de 2,9%
00:35:37en baissant les impôts
00:35:38sur les ménages
00:35:38et les entreprises.
00:35:40La contrepartie,
00:35:40c'est qu'effectivement,
00:35:41le déficit fédéral
00:35:44lui a augmenté.
00:35:45Mais il n'empêche
00:35:45qu'on voit bien
00:35:46qu'en baissant
00:35:47la fiscalité,
00:35:48on pousse un peu,
00:35:49on pousse même beaucoup
00:35:50à la croissance
00:35:51et on redonne confiance.
00:35:52La contrepartie,
00:35:53effectivement,
00:35:53c'est ce qui nous arrive
00:35:54aujourd'hui,
00:35:54c'est le choix
00:35:54entre recettes
00:35:56et dépenses.
00:35:57Sur l'immigration,
00:35:58on a bien vu également
00:35:59qu'il avait réussi
00:36:00avec son mur,
00:36:01son bunker de mur,
00:36:02sauf que derrière,
00:36:03il y a effectivement
00:36:04de l'inégalité
00:36:04et puis il n'a pas empêché
00:36:05quand même la passoire
00:36:06par un autre côté
00:36:07des frontières.
00:36:08Il n'empêche qu'il y a
00:36:09certains cas,
00:36:09on devrait s'y pencher
00:36:10et peut-être les adapter
00:36:11et les reprendre,
00:36:12pas sur la forme,
00:36:12mais sur le fond.
00:36:13Les mérites d'une volonté
00:36:15qui quand même
00:36:16montre ses fruits
00:36:17qu'on en dise.
00:36:18Anthony, rapidement.
00:36:19Écoutez, moi,
00:36:20je suis un fan de Trump.
00:36:21C'est pour ça que je t'amine
00:36:22par vous, d'ailleurs.
00:36:22C'est un homme de courage.
00:36:23Je sais ce que vous aimez.
00:36:25On n'apprécie pas forcément
00:36:26sa manière de faire.
00:36:28Mais c'est un homme de courage
00:36:29qui affronte les médias,
00:36:31qui affronte ces problèmes
00:36:32d'immigration,
00:36:33de sécurité,
00:36:35de lutte contre le narcotrafic,
00:36:37avec des politiques
00:36:38de tolérance zéro,
00:36:40avec des peines planchées
00:36:41pour la récidive,
00:36:43avec déjà pour les primo-délinquants
00:36:45des peines fermes
00:36:46qui sont dissuasives,
00:36:47avec des responsabilités parentales
00:36:49pour les mineurs,
00:36:50même en matière pénale.
00:36:52Donc on voit qu'on a quand même
00:36:53des exemples à prendre,
00:36:54même si on n'est pas
00:36:55tout à fait d'accord
00:36:55avec la méthode.
00:36:56Tout de même,
00:36:56il y a des idées
00:36:57et il y a des philosophies politiques
00:36:59qui peuvent nous inspirer.
00:37:01Allez,
00:37:01pour terminer cette première erreur,
00:37:03je voudrais qu'on le revienne
00:37:04sur ce terrible attentat antisémite
00:37:07sur la plage de Bandai.
00:37:08C'était la semaine dernière.
00:37:10Nous étions en édition spéciale.
00:37:12Ces images étaient terribles,
00:37:14évidemment.
00:37:14En pleine fête de Ranouka,
00:37:16je rappelle le bilan.
00:37:17C'est important de le rappeler.
00:37:1915 personnes tuées,
00:37:20des dizaines de blessés.
00:37:21Les Australiens ont été invités
00:37:23à allumer des bougies.
00:37:25Je ne sais pas si on voit
00:37:26les images et observe une minute
00:37:27de silence en ce dimanche.
00:37:31Mais je voudrais vous montrer
00:37:32surtout la façon dont cet hommage
00:37:36a été rendu et relaté
00:37:39par nos confrères de France Info
00:37:40ce matin.
00:37:41Regardez le bandeau de France Info.
00:37:43On va être très précis, évidemment.
00:37:46Ça, c'était à 8h.
00:37:478h précisément,
00:37:48vous êtes sur la chaîne de France Info.
00:37:51L'Australie rend hommage
00:37:52aux victimes de la fusillade.
00:37:55Il ne s'agit pas d'une fusillade.
00:37:56Oui, il y a une fusillade.
00:37:56Mais il y a autre chose aussi à dire.
00:37:58Qu'est-ce que c'est qu'une fusillade ?
00:37:59Une fusillade, c'est un échange
00:38:00de coups de feu entre des gens.
00:38:03Une fusillade...
00:38:03On ne met pas les mots, là.
00:38:04Mais ce n'est pas une fusillade, là.
00:38:06On est d'accord.
00:38:06C'est un attentat antisémite.
00:38:08Et France Info fait une faute
00:38:12en disant fusillade.
00:38:14C'est-à-dire que ça banalise l'antisémitisme.
00:38:16Ça banalise même ce qui s'est passé.
00:38:18Et puis, voilà.
00:38:19C'était une fusillade
00:38:20comme il peut y avoir des fusillades
00:38:21dans des endroits où les gens...
00:38:24Ça déforme la formation.
00:38:25C'est un acte antisémite.
00:38:26Ça déforme la formation.
00:38:27Comme nous faisons notre métier
00:38:29de manière très honnête
00:38:30et on poursuit le débat.
00:38:32On a abordé cette thématique
00:38:34tout à l'heure
00:38:34chez Eliott Deval
00:38:35dans l'heure des pros.
00:38:37Imaginez-vous que
00:38:38à partir de 9h
00:38:39Le Mondeau n'était plus tout à fait le même.
00:38:41Et donc, voilà.
00:38:42Je ne sais pas s'il y a un lien
00:38:42de cause à effet.
00:38:43Je n'ai pas la prétention
00:38:45de pouvoir affirmer cela.
00:38:48Mais il y a quand même
00:38:48un deux poids, deux mesures
00:38:50et une lecture
00:38:51qui me semble-t-il...
00:38:52Il y a sans doute deux choses.
00:38:53La première, c'est que
00:38:54oui, CNews a maintenant
00:38:56une influence
00:38:57y compris sur ceux
00:38:58qui voudraient nous faire fermer.
00:39:00Et tant mieux
00:39:00parce que c'est une influence saine.
00:39:02C'est dire la réalité.
00:39:02On lit les choses en fait.
00:39:03Et la deuxième chose,
00:39:04c'est qu'à l'intérieur
00:39:05du service public,
00:39:06à l'intérieur de France Info,
00:39:07il y a des gens honnêtes.
00:39:09Il y a des gens
00:39:09dans la liste honnête
00:39:10qui souffrent des consignes
00:39:12qu'ils ont
00:39:12et qui demandent qu'une chose,
00:39:14c'est qu'on puisse aussi
00:39:15les libérer.
00:39:16Alors, je vous donne la parole.
00:39:17Mais je voudrais qu'on écoute
00:39:18Sibyl Veil.
00:39:19C'était le 17 décembre.
00:39:21Interroge justement
00:39:22sur la couverture
00:39:23devant la commission d'enquête
00:39:25sur la neutralité
00:39:26et le fonctionnement
00:39:26de l'audiovisuel public.
00:39:27Écoutez bien ce qu'elle dit
00:39:28en vertu de ce que
00:39:30je viens de vous montrer
00:39:31sur la couverture
00:39:32de cet hommage
00:39:34aujourd'hui dimanche.
00:39:35Écoutez bien.
00:39:36C'était le 17 décembre.
00:39:37Les dates ont leur importance.
00:39:39Ne racontons pas n'importe quoi.
00:39:40Mais écoutez bien.
00:39:44Alors que le caractère terroriste
00:39:46et antisémite
00:39:47de cette attaque
00:39:47a été documenté et prouvé,
00:39:50le site de France Info
00:39:51publie à deux reprises
00:39:52un communiqué
00:39:53parlant de simple attaque.
00:39:56Comment expliquez-vous
00:39:57une telle frilosité
00:39:58de vos journalistes
00:39:59à qualifier les faits ?
00:40:01Sur ce que vous relatez
00:40:03s'agissant du terrible
00:40:05attentat antisémite
00:40:06antisémite
00:40:06qui s'est déroulé
00:40:07le week-end dernier
00:40:08et qu'on ne peut que
00:40:09condamner et déplorer ?
00:40:12Ce que je peux vous dire
00:40:12c'est que quand on suit
00:40:14en temps réel
00:40:14l'actualité
00:40:15c'est extrêmement compliqué
00:40:17de pouvoir
00:40:18avoir tout de suite
00:40:20les bons termes
00:40:21les bons qualificatifs.
00:40:23On met du temps
00:40:23à chercher
00:40:24et s'il y a une règle d'or
00:40:25sur nos rédactions
00:40:26c'est qu'on préfère
00:40:27attendre
00:40:28plutôt que dire
00:40:29des choses
00:40:30trop vite
00:40:31et fausses.
00:40:32Donc c'est la règle d'or
00:40:33dans nos rédactions
00:40:35on est toujours
00:40:36vigilant
00:40:37à prendre le temps
00:40:37de vérifier
00:40:38tout, contextualiser
00:40:40avoir les bons termes
00:40:41et dans les jours
00:40:43qui ont suivi
00:40:44et depuis
00:40:45dans les heures
00:40:45qui ont suivi
00:40:46je ne doute pas
00:40:47que nos rédactions
00:40:48ont utilisé
00:40:49les qualificatifs
00:40:50qu'il fallait
00:40:51au sujet
00:40:52de ces terribles événements.
00:40:54Pour revenir
00:40:54sur ce que vous avez dit
00:40:56très rapidement
00:40:58nos rédactions
00:40:59ont utilisé
00:40:59le bon qualificatif
00:41:01notamment sur France Info
00:41:03et c'est normal
00:41:03l'actualité en continue
00:41:04on actualise
00:41:06au fur et à mesure
00:41:07des heures
00:41:07la manière
00:41:09dont l'actualité
00:41:10est décrite
00:41:11et qualifiée.
00:41:12D'ailleurs
00:41:12Jonathan Arfi
00:41:13a été invitée
00:41:14dans la journée
00:41:14sur France Info
00:41:15pour le commenter
00:41:16et Nora Hamadi
00:41:17a commencé sa revue de presse
00:41:19puisque vous l'avez cité
00:41:20le lundi matin
00:41:21en déplorant
00:41:22ce terrible attentat.
00:41:24Donc elle a également
00:41:25elle souligné
00:41:26à quel point
00:41:27ces événements
00:41:28étaient dramatiques.
00:41:29Donc je rappelle ses propos
00:41:31c'était le 17 décembre
00:41:33vous avez bien entendu
00:41:33ce que dit Sibyl Veil
00:41:34vous avez vu le bandeau
00:41:35à 8h
00:41:36on va vous montrer
00:41:37le bandeau
00:41:37à 10h ce matin
00:41:39regardez le bandeau
00:41:40on va vous le mettre
00:41:41à l'écran
00:41:42Sydney
00:41:44attaque antisémite
00:41:46jour de deuil
00:41:47en Australie
00:41:49et il doit y avoir
00:41:50la suite
00:41:51attaque antisémite
00:41:52voilà
00:41:52c'est quand même bizarre
00:41:54alors il faut un peu
00:41:55de temps quand même
00:41:55pour mettre
00:41:57les mots
00:41:57sur les faits
00:41:59j'entends
00:42:00mais le 17 décembre
00:42:01elle nous assure
00:42:02qu'il n'y a pas de soucis
00:42:03etc
00:42:03mais pourquoi ce matin
00:42:05à 8h
00:42:05pourquoi il n'y a pas
00:42:06ce bandeau en fait
00:42:07attaque antisémite
00:42:08moi je pose juste
00:42:09la question
00:42:09en fait c'est de la
00:42:10désinformation Thierry
00:42:11quand on est journaliste
00:42:13vous le savez
00:42:14la qualification des faits
00:42:15participe de l'information
00:42:17dire que c'est une simple
00:42:19fusillade
00:42:19en omettant de dire
00:42:21que c'est un acte antisémite
00:42:22c'est pour
00:42:24banaliser quelque part
00:42:27ne pas dire
00:42:28qu'elle est l'objet
00:42:29de cette attaque
00:42:30car ce sont des juifs
00:42:31qui ont été pris à partie
00:42:32ce sont des juifs
00:42:33qui ont été tués
00:42:34c'était dans une fête
00:42:35organisée par la communauté
00:42:37juive australienne
00:42:38à Bondi
00:42:39pour la fête
00:42:40de Chanukka
00:42:41l'allumage des bougies
00:42:42et c'est pour cette occasion
00:42:43qu'ils étaient
00:42:44sur cette plage
00:42:45à ce moment là
00:42:46et que ces deux
00:42:46le père et le fils
00:42:48ont été
00:42:49les tuer
00:42:49volontairement
00:42:50ces juifs
00:42:51sur cette plage
00:42:52de la part de France Info
00:42:53de ne pas dire
00:42:54que c'est un acte antisémite
00:42:55c'est un double standard
00:42:58quand c'est une attaque
00:42:59contre des musulmans
00:43:00c'est islamophobe
00:43:01quand c'est des
00:43:03contre des homos
00:43:04c'est homophobe
00:43:05et quand c'est
00:43:06contre des juifs
00:43:06c'est une simple fusillade
00:43:08ce double standard
00:43:09est intolérable
00:43:10et on a montré
00:43:11les choses
00:43:11de manière très factuelle
00:43:13le bondeau à 8h
00:43:14le bondeau à 10h
00:43:15et les images
00:43:15que vous voyez à l'écran
00:43:17c'est cet hommage
00:43:17qui a lieu
00:43:19aujourd'hui
00:43:20dimanche
00:43:21sur cette plage
00:43:22de Bondi
00:43:23mais oui
00:43:23il faut dire les choses
00:43:24et mettre les mots
00:43:25sur les choses
00:43:25c'est difficile
00:43:26l'argument qui est de dire
00:43:28quand on est en continu
00:43:29dans l'actualité
00:43:30il faut faire attention
00:43:31ils mettent du temps
00:43:31à vérifier
00:43:32bien sûr
00:43:32et là
00:43:33c'est plus du temps
00:43:34à vérifier
00:43:35c'est véritablement
00:43:36un acte de désinformation
00:43:37de banalisation du mal
00:43:39on ne va pas traiter le mal
00:43:41si on le banalise
00:43:42il le banalise
00:43:43et bien c'est le soutenir
00:43:44la banalisation du mal
00:43:45ça veut dire soutenir le mal
00:43:46et nous faisons notre travail
00:43:47de journaliste
00:43:47et nous sommes factuels
00:43:49et rajouter du mal au monde
00:43:50allez on marque une pause
00:43:51on se retrouve dans quelques instants
00:43:53et on retournera à Toulouse
00:43:54avec ces deux jeunes poignardés
00:43:56évidemment
00:43:56et on a beaucoup de choses
00:43:57à vous raconter
00:43:57pour cette deuxième heure
00:43:58à tout de suite
00:43:59il est quasiment midi
00:44:03merci de nous accueillir
00:44:04et c'est déjà oui
00:44:05la deuxième partie
00:44:06de votre BD News
00:44:07week-end
00:44:08je vous représente
00:44:08l'équipe du dimanche
00:44:09dans quelques instants
00:44:10mais tout de suite
00:44:10le sommaire de cette deuxième heure
00:44:12à la une pour débuter
00:44:13on reprendra à nouveau
00:44:15la direction de Toulouse
00:44:16où un homme a été blessé
00:44:17par balle cette nuit
00:44:18par la police
00:44:18on vous l'a dit
00:44:19il venait de poignarder
00:44:21deux ados de 15 et 16 ans
00:44:22il a été transporté
00:44:23en urgence absolue
00:44:25on sera sur place
00:44:26dans quelques instants
00:44:26avec notre équipe
00:44:27Félix Pérolas
00:44:28et Charles Pousseau
00:44:29dans BD News
00:44:30week-end
00:44:31on retournera à Ajaccio
00:44:32hier
00:44:33on a évité un vrai drame
00:44:34oui un vrai drame
00:44:35un homme qualifié d'instable
00:44:37a été abattu
00:44:39par les forces de l'ordre
00:44:39il menaçait les habitants
00:44:40les commerçants
00:44:41armés d'un couteau
00:44:42en plein centre-ville
00:44:43d'Ajaccio
00:44:44question
00:44:45que fait-on
00:44:45avec ce type d'individus
00:44:47réponse avec
00:44:48Jean Dorido
00:44:48psychologue
00:44:49ou tentative d'explication
00:44:50tout du moins
00:44:51enfin on va vous parler
00:44:52d'Emric Caron
00:44:53et oui
00:44:53Emric Caron
00:44:54le député
00:44:55de la France Insoumise
00:44:56propose la création
00:44:57tenez-vous bien
00:44:58d'un conseil
00:44:59chargé de sanctionner
00:45:00les journalistes
00:45:01attention
00:45:03lui
00:45:04il était également
00:45:05journaliste
00:45:05à une certaine époque
00:45:06les choses ont
00:45:07potentiellement changé
00:45:08Jules Torres
00:45:10va nous expliquer tout cela
00:45:11voilà pour le menu
00:45:12mais tout de suite
00:45:12à 12h01
00:45:13tour d'horizon d'info
00:45:14Sandra Chumbo
00:45:15les passagers
00:45:17d'un vol
00:45:17Paris-Ajaccio
00:45:18une grosse frayeur
00:45:20ce samedi
00:45:21un avion
00:45:21vers France
00:45:22a été dérouté
00:45:23après 37 minutes
00:45:24de vol
00:45:24laissé poser
00:45:25à Lyon
00:45:26à la suite
00:45:26d'un problème
00:45:27technique
00:45:27sur l'un des moteurs
00:45:28les voyageurs
00:45:29vont ensuite embarquer
00:45:30à bord
00:45:30d'un autre appareil
00:45:31jusqu'à Bastia
00:45:32avant de rejoindre
00:45:33leur destination
00:45:34en car dans la nuit
00:45:35Emmanuel Macron
00:45:36est à Abu Dhabi
00:45:37aux Émirats Arabes Unis
00:45:38pour célébrer Noël
00:45:39avec les forces françaises
00:45:41un déplacement
00:45:41auquel participe
00:45:42la ministre des armées
00:45:43Catherine Vautrin
00:45:44le président français
00:45:45a été accueilli
00:45:46par son homologue
00:45:47émirati
00:45:47ils vont d'ailleurs
00:45:48s'entretenir
00:45:49pour évoquer
00:45:50le renforcement
00:45:50du partenariat
00:45:52stratégique
00:45:52entre leurs pays
00:45:53et puis l'Australie
00:45:54se recueille
00:45:55une semaine
00:45:55après l'attentat
00:45:56antisémite
00:45:57sur la plage
00:45:58de Bondi
00:45:58à Sydney
00:45:59qui a fait 15 morts
00:46:00une minute de silence
00:46:01a été observée
00:46:02ce dimanche
00:46:02les drapeaux
00:46:03ont été mis en berne
00:46:04à travers le pays
00:46:05les Australiens
00:46:06sont venus en nombre
00:46:07déposer des bouquets
00:46:08de fleurs
00:46:08préalumés
00:46:09des bougies
00:46:10merci Sandra
00:46:11et à tout à l'heure
00:46:11à tout à l'heure
00:46:1212h30
00:46:1312h30
00:46:13on sera là
00:46:14présentation de notre équipe
00:46:16du dimanche
00:46:16Myriam Djabali
00:46:17Larac
00:46:18professeur d'économie
00:46:19président de l'association
00:46:20Regards Lycéen
00:46:21est avec nous
00:46:21et c'est la première fois
00:46:22que je vous reçois
00:46:22et c'est un bonheur
00:46:23de vous recevoir
00:46:24José Touvenel
00:46:24éditorialiste politique
00:46:25est avec nous
00:46:26ministre infidèle
00:46:26de l'émission
00:46:27votre fidèle
00:46:28Anthony Bem
00:46:28avocat
00:46:29et j'accueille toujours
00:46:30avec beaucoup de plaisir
00:46:31également Vincent
00:46:32Arbarotier
00:46:32historien militaire
00:46:33et docteur en sciences
00:46:34politiques
00:46:35je vous l'ai dit
00:46:36on va prendre
00:46:37la direction de Toulouse
00:46:38avec cette information
00:46:40que nous commentons
00:46:41depuis le début
00:46:41de cette émission
00:46:42un homme a donc été
00:46:43blessé par balle
00:46:44par la police
00:46:45c'était hier soir
00:46:46il venait d'agresser
00:46:47deux ados
00:46:48de 15 et 16 ans
00:46:50à l'arme blanche
00:46:50il a tenté
00:46:52de se jeter
00:46:52sur les forces de l'ordre
00:46:53et on va retrouver
00:46:54notre équipe
00:46:54qui est sur place
00:46:55Félix Pérolas
00:46:56et Charles Pousseau
00:46:57vous êtes sur le lieu même
00:46:58où cette agression
00:47:00s'est déroulée
00:47:01racontez-nous
00:47:01un petit peu
00:47:02quel est le climat
00:47:03ce que vous avez pu
00:47:04observer
00:47:05et les impressions
00:47:07que vous avez pu
00:47:07recueillir également
00:47:08mon cher Félix
00:47:08oui Thierry
00:47:13vous l'avez dit
00:47:13les faits se sont
00:47:14déroulés dans le quartier
00:47:15Montaudran
00:47:16à Toulouse
00:47:17je parlais avec
00:47:18un habitant
00:47:19qui me disait
00:47:19que c'est un quartier
00:47:20où il y a du trafic
00:47:22de drogue
00:47:23donc c'est un homme
00:47:24qui a agressé
00:47:25deux adolescents
00:47:26de 15 et 16 ans
00:47:28à l'arme blanche
00:47:29vers 21h30
00:47:30la police est arrivée
00:47:32sur les lieux
00:47:32pour intervenir
00:47:33c'est en voyant
00:47:34les policiers
00:47:35que l'homme
00:47:35s'est jeté sur eux
00:47:37avec son couteau
00:47:38c'est à ce moment-là
00:47:39que les policiers
00:47:40ont utilisé
00:47:41leur arme à feu
00:47:41ont tiré
00:47:42à plusieurs reprises
00:47:44et ont neutralisé
00:47:45l'individu
00:47:46ont été évacués
00:47:48en urgence absolue
00:47:49le pronostic vital
00:47:51de l'assaillant
00:47:51est toujours engagé
00:47:53et à ce stade
00:47:54la piste d'une attaque
00:47:56terroriste
00:47:56est écartée
00:47:57de leur côté
00:47:58les deux adolescents
00:47:59ont été transportés
00:48:00à l'hôpital
00:48:00en urgence relative
00:48:02et pour le moment
00:48:03une enquête
00:48:04est ouverte
00:48:05pour déterminer
00:48:05les circonstances
00:48:06de cette agression
00:48:07Merci beaucoup
00:48:08Félix Pérolas
00:48:09et Charles Pousseau
00:48:10vous voyez
00:48:11les choses
00:48:12avancent un petit peu
00:48:13on ne savait pas
00:48:15quelle était
00:48:15la nature du quartier
00:48:17le policier
00:48:17qu'on avait tout à l'heure
00:48:18disait que
00:48:18visiblement
00:48:19le quartier était paisible
00:48:19mais il y a quand même
00:48:20un peu de narcotrafic
00:48:22dans ce quartier
00:48:23on ne va pas faire le lien
00:48:25évidemment
00:48:25on ne sait pas assez
00:48:27il est vrai que ce quartier
00:48:28est normalement
00:48:28un quartier paisible
00:48:29s'il y a un lien
00:48:30ça montre
00:48:31que le trafic de drogue
00:48:32gangrène
00:48:33y compris les quartiers
00:48:34les plus plaisibles
00:48:34mais c'est pas nouveau
00:48:36mais on peut saluer
00:48:37les forces de police
00:48:38parce qu'un homme
00:48:38quel que soit les motifs
00:48:40qui se promènent
00:48:41avec un couteau
00:48:42et qui en agresse d'autres
00:48:43c'est un danger
00:48:44pour la population
00:48:45et donc merci
00:48:46aux forces de police
00:48:47de faire leur travail
00:48:48et de risquer leur vie
00:48:50pour défendre nos vies
00:48:51et non pas
00:48:52la police tue
00:48:53comme certains
00:48:54fous furieux
00:48:54de la politique
00:48:55nous le disent
00:48:55Alors vous savez
00:48:56nous sommes en lien
00:48:58avec Bruno Partocetti
00:48:59qui est avec nous
00:49:01qui est délégué
00:49:01national
00:49:02unité
00:49:03à Zone Sud
00:49:04Bonjour Bruno Partocetti
00:49:05je suppose que
00:49:06évidemment
00:49:07vous souscrivez
00:49:08à 500%
00:49:09pour ne pas dire
00:49:10davantage
00:49:11aux propos tenus
00:49:12par Joseph Tounel
00:49:13sur ce plateau
00:49:15Bonjour Bruno Partocetti
00:49:17je voulais absolument
00:49:19vous avoir
00:49:20je ne vais pas vous faire
00:49:21agir sur ce qui se passe
00:49:22sur Toulouse
00:49:23évidemment parce qu'il est
00:49:24un peu tôt pour faire
00:49:25un lien
00:49:25est-ce qu'il y a un lien
00:49:26ou pas
00:49:26sur le narcotrafic
00:49:29ou pas
00:49:29mais en revanche
00:49:30je voulais absolument
00:49:31vous avoir
00:49:31sur ce qui se passe
00:49:32à Carpentras
00:49:34puisqu'on va vous montrer
00:49:35une petite séquence
00:49:36qui est totalement lunaire
00:49:37puisqu'on est allé
00:49:39en immersion
00:49:40grâce à Stéphane et Rouquier
00:49:41auprès d'une brigade
00:49:42mobile d'intervention
00:49:43et on voit que leur mission
00:49:44au quotidien
00:49:45n'est pas simple
00:49:46mais surtout il y a
00:49:47cette petite séquence
00:49:48qui a retenu notre attention
00:49:49et sur laquelle
00:49:50j'aimerais vous faire
00:49:51réagir
00:49:52elle veut tout dire
00:49:52en gros
00:49:53on va la voir
00:49:54cette séquence
00:49:54Elle veut tout dire
00:50:08Bruno
00:50:08cette séquence
00:50:09on voit que
00:50:10le maire
00:50:11a créé
00:50:12cette brigade
00:50:13spécifique
00:50:14et puis on voit
00:50:15les propos
00:50:16tenus
00:50:17par ces dealers
00:50:18devant notre journaliste
00:50:19totalement décomplexé
00:50:21mais décomplexé
00:50:22quoi
00:50:23Oui complètement
00:50:25on a ces jeunes
00:50:26et qui sont dans leur logique
00:50:27c'est-à-dire
00:50:28que l'on soit
00:50:28policier national
00:50:29ou policier municipal
00:50:30pour eux
00:50:31les policiers
00:50:32sont des adversaires
00:50:33ils ont leur territoire
00:50:34ils ont leur fonctionnement
00:50:36leurs règles
00:50:37et ils y sont
00:50:38ils en sont convaincus
00:50:40c'est ce qui est à retenir
00:50:41c'est-à-dire que
00:50:42aujourd'hui
00:50:42j'ai envie de dire
00:50:43que pour une partie
00:50:44de la jeunesse
00:50:45une petite partie
00:50:46de la jeunesse
00:50:46il est déjà trop tard
00:50:47en matière d'éducation
00:50:48enfin
00:50:49ça risque d'être
00:50:51très compliqué
00:50:51donc pour eux
00:50:52ils ont un territoire
00:50:53qui leur appartient
00:50:53et ils veulent
00:50:55continuer à évoluer
00:50:56ce qui est
00:50:58une petite parenthèse
00:50:59voilà
00:50:59c'est peut-être
00:51:00pas le sens
00:51:00de votre question
00:51:01mais la police
00:51:02de terrain
00:51:03de police municipale
00:51:05doit être là
00:51:05pour nous renforcer
00:51:07éventuellement
00:51:07pour nous seconder
00:51:08pour sécuriser la population
00:51:09il est important
00:51:10que ce travail
00:51:12de stupéfiants
00:51:13se fasse par des policiers
00:51:14nationaux
00:51:14aguerris
00:51:15expérimentés
00:51:15avec un pouvoir judiciaire
00:51:17ça c'est une grande parenthèse
00:51:18mais dans les deux cas
00:51:19pour revenir à cette police
00:51:20qu'elle soit en tenue
00:51:21police municipale
00:51:23ou nationale
00:51:23c'est vrai qu'elle est rejetée
00:51:24systématiquement
00:51:25et de toute façon
00:51:26malheureusement aussi
00:51:28ces dealers
00:51:29vont s'adapter
00:51:30vont aller vers les consommateurs
00:51:31et ça a été dit
00:51:32pour Toulouse
00:51:32il y a des zones
00:51:35de stup
00:51:35qui sont très connues
00:51:36d'autres un peu moins
00:51:37d'autres quartiers
00:51:38qui semblent apaisés
00:51:39et pour autant
00:51:40le trafic de stup
00:51:41se développe
00:51:43ça veut dire
00:51:43qu'à Carpentras
00:51:44si la police
00:51:45devait être hyper présente
00:51:46sur le terrain
00:51:46ce serait très très important
00:51:48pour sécuriser la population
00:51:49mais les revendeurs
00:51:50s'adapteraient
00:51:51pour aller vers les consommateurs
00:51:52c'est ce qu'ils font déjà
00:51:53à travers les Ubercheats
00:51:54et les Ubercoq
00:51:56Bruno Bartogetti
00:51:57j'ai une question
00:51:57parce que vous êtes
00:51:58un homme de terrain
00:51:59vous connaissez bien
00:52:00on échange souvent
00:52:00à partir de quel moment
00:52:02ou de quelle période
00:52:04il y a eu cette bascule
00:52:05avec ces jeunes dealers
00:52:07totalement décomplexés
00:52:09etc
00:52:09vous allez me dire
00:52:10ça a toujours existé
00:52:10mais je trouve
00:52:11qu'il y a eu une évolution
00:52:12il y a eu un changement
00:52:12dans notre société
00:52:13aujourd'hui
00:52:14on assume
00:52:15on se moque de tout
00:52:16on se moque des règles
00:52:17on est filmé
00:52:18pas filmé
00:52:18on le voit dans les derniers faits
00:52:20sur l'attaque du Louvre
00:52:22il n'y a pas de problème
00:52:23il y a du public
00:52:24à partir de quel moment
00:52:25il y a eu ce côté
00:52:26on se moque de tout
00:52:27et des règles
00:52:29alors j'ai envie de dire
00:52:30c'est arrivé très progressivement
00:52:32j'ai essayé de me rappeler
00:52:34la première fois
00:52:35où je suis intervenu
00:52:36en vous disant
00:52:36regardez
00:52:37même en pleine journée
00:52:38on sort la calèche de coffre
00:52:39on tire en l'air
00:52:40on occupe le terrain
00:52:42j'ai envie de dire
00:52:437-8 ans
00:52:43mais ça ne veut pas dire
00:52:44qu'il ne se passait rien avant
00:52:45tout à fait
00:52:46de manière très progressive
00:52:48on a vu que ça touchait
00:52:49des jeunes
00:52:50de plus en plus jeunes
00:52:51des mineurs
00:52:51et que tout doucement
00:52:53on est allé un petit peu plus loin
00:52:55après dans des quartiers
00:52:56qui étaient apaisés
00:52:57alors là
00:52:57je vais essayer de vous le dater
00:52:58ça a été notamment
00:52:59pendant la période de Covid
00:53:01où les Ubercheats
00:53:03et les Ubercocks
00:53:04ont commencé
00:53:05à aller beaucoup plus loin
00:53:08même s'ils existaient déjà
00:53:09et ont occupé
00:53:09tous les quartiers
00:53:10finalement sensibles
00:53:11d'une grande ville
00:53:12ou moyenne ville
00:53:13voilà ça
00:53:14c'est pour dater
00:53:15les quartiers
00:53:17qui sont maintenant
00:53:18tous
00:53:18pratiquement tous touchés
00:53:19par les stupéfiants
00:53:21et puis là
00:53:21on va dire
00:53:22la minorité
00:53:23vous avez
00:53:24plus de la moitié
00:53:25maintenant des mineurs
00:53:26qui sont dans le trafic de stupé
00:53:28là on peut parler
00:53:28de 10-15 ans
00:53:29très facilement
00:53:30Vincent Abaratier
00:53:31oui moi je voulais dire
00:53:32que l'usage
00:53:33de la Kalachnikov
00:53:34que ce soit
00:53:35dans les attaques de banque
00:53:36ou dans les affaires de quartier
00:53:38ça remonte à 1995
00:53:40c'était le début
00:53:43c'était avec la guerre
00:53:44dans les Balkans
00:53:45l'armée yougoslave
00:53:46avait des dépôts d'armes
00:53:46partout
00:53:47et les différents
00:53:48protagonistes
00:53:49de cette guerre civile
00:53:51ont très vite exporté
00:53:52des Kalachnikov
00:53:53qui sont une arme
00:53:55de destruction massive
00:53:56parce que
00:53:56très facile à utiliser
00:53:58y compris
00:53:58je ne l'attire pas très bien
00:53:59mais très facile à utiliser
00:54:01parfaite
00:54:02pas très chère
00:54:03très facile à entretenir
00:54:06et avec des munitions
00:54:07et on sait
00:54:09c'était dans les environs
00:54:10de l'île
00:54:11en 1994
00:54:12qui a eu pour la première fois
00:54:13l'usage d'une Kalachnikov
00:54:15sur le territoire français
00:54:16donc si vous voulez
00:54:16ça remonte à 30 ans
00:54:1830 ans et quelques années
00:54:19et ensuite
00:54:20tout le reste est vrai
00:54:21ensuite
00:54:22les jeunes
00:54:23si vous voulez
00:54:24c'est toujours pareil
00:54:24moi j'étais professeur
00:54:26pendant deux ans
00:54:27dans l'éducation nationale
00:54:28en faisant d'histoire géo
00:54:29les jeunes
00:54:30ils n'ont plus aucun
00:54:31respect des adultes
00:54:32y compris du professeur
00:54:33ils vous disent
00:54:34il y en a même un
00:54:35qui m'avait dit une fois en cours
00:54:36si vous voulez monsieur
00:54:36je vous prends comme adjoint
00:54:37j'ai un business
00:54:38en seconde
00:54:39en seconde
00:54:40ils ne montrent pas
00:54:41quel style de business
00:54:42vous avez
00:54:43devant tous les autres
00:54:44donc si vous voulez
00:54:45il y a ça
00:54:46c'est le problème de l'éducation
00:54:47on le dit tout le temps
00:54:48mais c'est le problème aussi
00:54:49moi je pense que
00:54:49dans le service militaire
00:54:51ce qui va être très bien
00:54:52même s'il n'est pas obligatoire
00:54:53c'est que ça va remettre
00:54:54des jeunes
00:54:54dans le droit chemin
00:54:55et dans la vie honnête
00:54:58parce que
00:54:59en fait ces jeunes
00:54:59sont en perte de repère
00:55:00ils sont tiraillés
00:55:01entre plusieurs influences
00:55:03il y a l'influence du professeur
00:55:04mais qui est moindre
00:55:04que celle de leur environnement
00:55:06les grands frères
00:55:07les copains
00:55:08du bloc
00:55:09et puis
00:55:09et puis parfois aussi
00:55:10il faut bien le dire
00:55:11à certaines périodes
00:55:13de l'année
00:55:13et bien l'influence religieuse
00:55:15c'est ce qui joue
00:55:15pour certains d'entre eux
00:55:17donc c'est très compliqué
00:55:18Bruno Bartocetti
00:55:19vous souhaitez réagir
00:55:21oui juste une petite précision
00:55:23évidemment
00:55:24quand je parlais de bascule
00:55:26j'ai parlé de la bascule
00:55:27en pleine journée
00:55:28comme vous l'avez dit
00:55:29on est très décomplexé
00:55:30bien sûr j'adhère à l'idée
00:55:31que les kalapsikov
00:55:32elles circulent
00:55:33sur notre territoire
00:55:34depuis 30 ans environ
00:55:36et un petit point supplémentaire
00:55:38sur le service militaire
00:55:39qui me paraît être
00:55:40une chose intéressante
00:55:41mais qui sera volontaire
00:55:42pour le service militaire
00:55:43certainement pas
00:55:44ceux qui veulent évoluer
00:55:45dans les trafics de stupéfiants
00:55:47et vous n'allez pas
00:55:48les prendre de force
00:55:48ne répond pas
00:55:49on ne va pas les prendre
00:55:50des forces en le disant maintenant
00:55:51tu vas faire ton service militaire
00:55:53ça ne marchera pas comme ça
00:55:54on n'est plus dans la même éducation
00:55:57sociétale que nous avions
00:55:58il y a 30 ou 40 ans
00:55:59et ceux qui vont être volontaires
00:56:01pour le service militaire
00:56:02ce sont déjà des personnes
00:56:03des jeunes
00:56:03qui sont encadrés
00:56:05qui sont éduqués
00:56:06et qui ont le sens justement
00:56:07de la responsabilité
00:56:09de l'honnêteté et de la patrie
00:56:11Bruno quand on voit
00:56:12ce type de réaction
00:56:13et c'est pour ça
00:56:13qu'on a extrait de ce reportage
00:56:15je ne sais pas
00:56:16on a perdu de Noël
00:56:17de fête
00:56:18je ne veux pas être catastrophique
00:56:22mais est-ce qu'il n'est pas
00:56:23un peu déjà trop tard
00:56:23quand on voit
00:56:24cet état d'esprit
00:56:26des jeunes
00:56:26qui se moquent des règles
00:56:27qui se moquent de tout
00:56:28qui se moquent de la police
00:56:29quand on voit
00:56:30tous les faits
00:56:30que nous commentons ensemble
00:56:31et nous échangeons souvent
00:56:33avec vous Bruno
00:56:34je me dis
00:56:35mais il n'y a pas un jour
00:56:36où il ne se passe pas
00:56:37qu'un fait similaire
00:56:38Oui oui
00:56:40la situation est catastrophique
00:56:41aujourd'hui dans notre pays
00:56:42et pas seulement
00:56:43dans les grandes agglomérations
00:56:44la situation est déjà trop tard
00:56:47pour ceux qui sont
00:56:49on va dire
00:56:50dans la spirale
00:56:51du trafic du stupéfiant
00:56:53vous avez des jeunes
00:56:54qui ont été pris de gré
00:56:54ou de force
00:56:55et qui sont dedans
00:56:56je vous le dis pour eux
00:56:57considérons que c'est déjà trop tard
00:56:59maintenant il y a
00:57:00toute cette jeunesse
00:57:01qui arrive
00:57:02vous avez une grande partie
00:57:03de la jeunesse
00:57:04qui se tient bien
00:57:05même dans les quartiers sensibles
00:57:06qui n'est pas de malentendu
00:57:07mais vous en avez
00:57:08vous avez une partie
00:57:10qui est perdue pour la nation
00:57:11mais maintenant il faut s'intéresser
00:57:12bien sûr à ces jeunes
00:57:13à ces gamins
00:57:13qui ont 7-8 ans
00:57:14je peux choquer
00:57:15en vous parlant de ça
00:57:167-8 ans
00:57:16mais je choquais
00:57:17il y a 20 ans
00:57:18lorsque je me disais
00:57:19les gamins de 15 ans
00:57:20sont dans le trafic
00:57:21de stupéfiants
00:57:21donc c'est à eux
00:57:22maintenant
00:57:23il faut s'intéresser
00:57:24éduquer
00:57:25encadrer aussi
00:57:26des parents
00:57:26qui sont complètement dépassés
00:57:27pour certains
00:57:28d'autres qui sont
00:57:28complices de leurs enfants
00:57:30mais d'autres
00:57:30qui sont complètement dépassés
00:57:31donc il y a un travail
00:57:32à faire
00:57:32pour la génération à venir
00:57:33celle qui est actuellement
00:57:35dans les réseaux de stupéfi
00:57:36elle est terminée
00:57:36on les retrouvera
00:57:37de toute façon
00:57:38cribés de balles
00:57:40ou alors régulièrement
00:57:42dans la prison
00:57:42ça c'est une évidence
00:57:43Merci Bruno Bartoschetti
00:57:45pour cet échange
00:57:46et ce constat
00:57:47je rappelle que vous êtes
00:57:48délégué national
00:57:48l'unité zone sud
00:57:49et c'est toujours
00:57:50un bonheur d'échanger
00:57:51avec vous
00:57:52parce que vous dites les choses
00:57:53vous êtes un homme de terrain
00:57:55et ça nous permet
00:57:56de mieux comprendre
00:57:57c'est terrible
00:57:58quand même ce constat
00:57:59Myriam
00:57:597-8 ans
00:58:007-8 ans
00:58:01vous voyez
00:58:02oui après
00:58:03sur le service militaire
00:58:05moi je pense que
00:58:05ça reste un vecteur
00:58:07et un outil
00:58:08qui peut être utile
00:58:09et qu'on pourrait intégrer
00:58:10à la formation
00:58:10alors je rejoins
00:58:11ce que vous disiez
00:58:12et qu'il faudrait intégrer
00:58:13parce que c'est pas perdu
00:58:14on a effectivement
00:58:15dans mes classes chaque année
00:58:16des jeunes
00:58:17qui n'ont plus de valeur
00:58:18ni de principe
00:58:19ni de morale
00:58:19donc la parole est désinhibée
00:58:21et quand ils disent
00:58:22on est chez nous
00:58:22effectivement
00:58:23ils le pensent
00:58:24parce que la France
00:58:25c'est pas chez eux
00:58:25ils ont ce bout de territoire
00:58:26ce bout de quartier
00:58:27parce qu'ils n'ont plus
00:58:28en fait
00:58:29ces repères
00:58:30de la république française
00:58:32ils sont déjà
00:58:33enfin
00:58:34il y a une impinité certaine
00:58:35on est pris
00:58:36on n'est pas pris
00:58:37et puis ils sont
00:58:37au vu et au su de tout
00:58:38sur le terrain
00:58:39ils l'occupent
00:58:40et même s'ils sont arrêtés
00:58:41ils sont...
00:58:42Il y a une solution
00:58:42qui est très simple
00:58:43et qui ne manque pas
00:58:44beaucoup de crédit
00:58:45ou d'argent
00:58:45c'est de mettre
00:58:46un mât des couleurs
00:58:47dans chaque collège
00:58:48dans chaque lycée
00:58:49et voire même
00:58:50dans chaque école maternelle
00:58:51et de faire chanter
00:58:51la marseillaise
00:58:52tous les matins
00:58:53ou une fois par semaine
00:58:54et de faire un rapport
00:58:55avec toutes les classes autour
00:58:56seulement le problème
00:58:57c'est qu'il faut changer
00:58:58la mentalité
00:58:59pas que des élèves aussi
00:59:00il faut changer la mentalité
00:59:01du personnel
00:59:02je ne dirais pas des professeurs
00:59:04mais du personnel
00:59:04dirigeant
00:59:05de l'éducation nationale
00:59:06je ne suis pas sûr
00:59:11que dans les endroits
00:59:12où on ne peut pas mettre
00:59:12des caméras de sécurité
00:59:14en haut d'un mât
00:59:14on puisse faire ce genre de choses
00:59:16ça ne peut se faire
00:59:17que progressivement
00:59:18nous avons un entrisme
00:59:19anti-français
00:59:20aujourd'hui
00:59:20tout à l'heure
00:59:21vous avez parlé
00:59:21du fait religieux
00:59:22mais ce n'est pas n'importe
00:59:23quel fait religieux
00:59:24ce n'est pas les témoins
00:59:24de Jéhovah
00:59:25c'est l'islamisme
00:59:26et donc l'islamisme
00:59:28c'est une véritable armée
00:59:29qui est aujourd'hui
00:59:30sur notre territoire
00:59:31et si on ne prend pas
00:59:32en compte ce danger
00:59:33on a tout faux
00:59:34on va prendre la direction
00:59:36on va changer de sujet
00:59:39si vous le permettez
00:59:40on va changer de sujet
00:59:40on va prendre la direction
00:59:42de la Corse
00:59:42et d'Ajaccio
00:59:44je vais saluer d'abord
00:59:44Jean Dorido
00:59:45psychologue
00:59:46merci Jean Dorido
00:59:46d'être avec nous
00:59:48merci mille fois
00:59:49en ce dimanche
00:59:50c'était le choc
00:59:51évidemment Ajaccio
00:59:52puisque je reviens
00:59:53sur cet homme
00:59:54qui a été abattu
00:59:55puisqu'il menaçait
00:59:55avec un couteau
00:59:56donc des commerçants
00:59:57et des passants
00:59:58on a quelques jours de Noël
00:59:59c'est au coeur d'Ajaccio
01:00:00je crois qu'on a évité
01:00:01le pire
01:00:01l'homme de 26 ans
01:00:03est un belge
01:00:03néo-sénégal
01:00:04au profil des équilibres
01:00:05on va voir que ce type
01:00:06de profil
01:00:07malheureusement
01:00:08on y est souvent confronté
01:00:09et revient régulièrement
01:00:11dans les attaques
01:00:11et les tentatives
01:00:12d'attaques en Europe
01:00:13mais que dit la loi
01:00:14sur ces individus
01:00:16qu'on juge instables
01:00:17c'est Sharon Camara
01:00:19et Julia Ferrant
01:00:19et j'interrogerai
01:00:20Jean Dorido
01:00:20qu'est-ce qu'on fait
01:00:21avec ce type de profil
01:00:22mais d'abord
01:00:23on voit le sujet
01:00:23on ne juge pas
01:00:26les fous
01:00:27la formule
01:00:28résume à elle
01:00:29toute seule
01:00:30la complexité
01:00:30des affaires
01:00:31dans lesquelles
01:00:32sont impliqués
01:00:32des individus
01:00:33déséquilibrés
01:00:34la loi
01:00:35n'a pas vocation
01:00:36à poser un diagnostic
01:00:38sur une pathologie
01:00:39mais uniquement
01:00:40à décider
01:00:41si l'acte criminel
01:00:42a été commis
01:00:43en pleine conscience
01:00:44ce discernement
01:00:45effectivement
01:00:45il peut être
01:00:46soit altéré
01:00:47et c'est ce qu'on va
01:00:48appeler une circonstance
01:00:50atténuante
01:00:50en quelque sorte
01:00:51soit si on estime
01:00:53que ce discernement
01:00:54est totalement aboli
01:00:55alors c'est une abolition
01:00:57de la responsabilité
01:00:58pénale également
01:00:59si la justice
01:01:00ne condamne pas
01:01:01un individu
01:01:02dont le discernement
01:01:03est aboli
01:01:04elle peut toutefois
01:01:05demander au préfet
01:01:06d'émettre une demande
01:01:07d'internement
01:01:08ou d'hospitalisation
01:01:10d'office
01:01:10un internement
01:01:12qui peut
01:01:13dans certains cas
01:01:13à intervenir
01:01:14avant même
01:01:15de commettre un crime
01:01:16on a un arsenal juridique
01:01:18qui permet de prévenir
01:01:19c'est à dire
01:01:20que si une personne
01:01:21on constate
01:01:22qu'elle présente
01:01:23des troubles mentaux
01:01:23qui pourraient
01:01:24la rendre dangereuse
01:01:25pour elle-même
01:01:26pour les autres
01:01:27et bien il est possible
01:01:28de la placer sous contrainte
01:01:29en psychiatrie
01:01:30mais dans de nombreux cas
01:01:32la justice
01:01:32est saisie tard
01:01:33quand la violence
01:01:34est déjà survenue
01:01:35le tribunal
01:01:36peut alors prononcer
01:01:37deux types de mesures
01:01:39pour soumettre pénalement
01:01:40un individu
01:01:41à des soins
01:01:41l'obligation de soins
01:01:43qui peut être appliqué
01:01:44avant d'être déclaré coupable
01:01:46et sans expertise médicale
01:01:47au préalable
01:01:48et l'injonction
01:01:49de soins
01:01:50une mesure rattachée
01:01:52à la peine de suivi
01:01:53socio-judiciaire
01:01:54après condamnation
01:01:55à une infraction
01:01:56Merci Jean Dorido
01:01:58d'être avec nous
01:01:59il me paraissait intéressant
01:02:00d'avoir votre regard
01:02:01sur cette affaire
01:02:02avec une première question
01:02:04que faisait ce type
01:02:05d'individu
01:02:05dans les rues d'Ajaccio
01:02:08à quelques jours
01:02:09de Noël
01:02:10et comment on gère tout ça ?
01:02:13Alors qu'est-ce qu'il faisait
01:02:15dans les rues d'Ajaccio ?
01:02:16Bon ben ça
01:02:16c'est l'enquête
01:02:17qui est belle déterminée
01:02:18en revanche
01:02:19le fait
01:02:20qu'il ait eu ce comportement
01:02:22très désordonné
01:02:23armé d'un couteau
01:02:24ça effectivement
01:02:25c'est quelque chose
01:02:26qui est très récurrent
01:02:27et avant d'évoquer
01:02:28les problèmes
01:02:29de loi
01:02:30et de jurisprudence
01:02:32c'est surtout
01:02:32le révélateur
01:02:34d'un problème
01:02:34de santé publique
01:02:35puisqu'on a de plus en plus
01:02:36de personnes aujourd'hui
01:02:38qui sont dans des états
01:02:39psychiques
01:02:40extrêmement désordonnés
01:02:41et si vous voulez
01:02:44ces personnes
01:02:44ne sont pas
01:02:45suffisamment suivies
01:02:46elles ne sont pas suivies
01:02:47du tout
01:02:47elles sont souvent
01:02:48dans un grand
01:02:48isolement social
01:02:49et donc il n'y a aucun
01:02:51professionnel de santé
01:02:52pour voir justement
01:02:54monter le risque
01:02:55de passage à l'acte
01:02:56et ça donne
01:02:57les conséquences tragiques
01:02:58que l'on voit
01:02:59typiquement
01:02:59puisque ce monsieur
01:03:00aurait pu faire
01:03:01des victimes
01:03:02et puis le fait est
01:03:03qu'il a été
01:03:03tué par les forces
01:03:05de l'ordre
01:03:06et il y a d'ailleurs
01:03:06deux enquêtes
01:03:07l'amenées
01:03:08et sur lui
01:03:09et sur le policier
01:03:10qui a fait usage
01:03:10de son arme
01:03:11Le problème
01:03:12c'est qu'on l'a souvent
01:03:13évoqué ensemble
01:03:13Jean
01:03:14c'est que la psychiatrie
01:03:15c'est un peu
01:03:16le parent pauvre
01:03:17de la santé française
01:03:18aujourd'hui
01:03:18Merci de le rappeler
01:03:21Thierry Cabane
01:03:22c'est-à-dire que
01:03:22c'est plus qu'un parent pauvre
01:03:23c'est la dernière roue
01:03:24du carrosse
01:03:25or les troubles psychiques
01:03:27même s'ils ne sont pas
01:03:29contagieux
01:03:29si vous voulez
01:03:30ils sont de plus en plus
01:03:31importants et répandus
01:03:33notamment du fait
01:03:34précisément
01:03:35de l'isolement social
01:03:37de plus en plus
01:03:37d'individus
01:03:38et je ne vais pas vous faire
01:03:39la tarte à la crème
01:03:40des réseaux sociaux
01:03:41et autres
01:03:41et on n'a plus que jamais
01:03:43besoin
01:03:43de renforcer
01:03:45ce suivi
01:03:47médico-psycho-social
01:03:49c'est une une
01:03:50de vos confrères
01:03:51du Parisien
01:03:51d'il y a des années
01:03:52qui titrait déjà
01:03:54des fous
01:03:54en liberté
01:03:55et nous croisons
01:03:57tous les jours
01:03:57des personnes psychotiques
01:03:58toutes ne sont pas
01:04:00dangereuses
01:04:01en revanche
01:04:02c'est vrai qu'une crise
01:04:03psychotique aiguë
01:04:05elle peut faire basculer
01:04:06dans des passages
01:04:07à l'acte
01:04:07extrêmement violents
01:04:08et dangereux
01:04:09Déjà nous
01:04:09on a un problème
01:04:10pour gérer
01:04:11les personnes
01:04:12dites instables
01:04:13françaises
01:04:14mais là il s'agit
01:04:14d'un homme de 26 ans
01:04:15belge
01:04:16né au Sénégal
01:04:17donc on se demande
01:04:18qu'est-ce qu'il faisait
01:04:19sur notre territoire aussi
01:04:20mais ce n'est pas
01:04:20l'objet de l'interrogation
01:04:22que je vous pose
01:04:23parce que vous êtes psychologue
01:04:24mais c'est aussi une question
01:04:26qu'on peut se poser légitimement
01:04:27Oui
01:04:28on peut se la poser légitimement
01:04:29toutefois
01:04:30je crois que j'ai lu
01:04:31chez certains de vos confrères
01:04:33qu'il était en situation
01:04:34tout à fait régulière
01:04:35pour le coup
01:04:36maintenant
01:04:37il va falloir retracer
01:04:38le parcours
01:04:39de cet individu
01:04:40même qu'il va falloir
01:04:42aussi établir
01:04:42est-ce qu'il était peut-être
01:04:43sous l'emprise
01:04:44de toxiques
01:04:45très très souvent
01:04:46dans ces attaques
01:04:47aux couteaux isolés
01:04:48comme ça
01:04:48il y a de la prise
01:04:50soit d'alcool
01:04:50soit de cannabis
01:04:51soit de cocaïne
01:04:52voire même
01:04:53tout ça en même temps
01:04:54et puis
01:04:55traditionnellement
01:04:56si j'ose dire
01:04:57c'est souvent
01:04:58une accumulation
01:04:59de facteurs
01:04:59des personnes très isolées
01:05:01des personnes
01:05:02psychotiques
01:05:04qui ne sont pas suivies
01:05:05l'usage de toxiques
01:05:06cet environnement
01:05:08vous parlez du centre-ville
01:05:09d'Ajaccio
01:05:09c'est un fait
01:05:10que les centres-villes
01:05:11si vous voulez
01:05:11c'est très excitant
01:05:13donc ça peut être
01:05:14très anxiogène
01:05:15pour une personne
01:05:16fragile psychiquement
01:05:17parce qu'il y a du bruit
01:05:19il y a du monde
01:05:20et donc si vous tombez
01:05:21sur quelqu'un
01:05:21qui n'est pas complètement
01:05:22d'aplomb
01:05:23ça peut le faire basculer
01:05:24dans des comportements
01:05:26agressifs
01:05:27et très violents
01:05:28merci beaucoup
01:05:29Jean Dorido
01:05:30pour votre regard
01:05:31et votre analyse
01:05:32sur cette situation
01:05:32c'est toujours
01:05:33passionnant
01:05:33de vous écouter
01:05:34alors Anthony Bem
01:05:36vous n'êtes pas d'accord
01:05:37avec ce qu'on vient de dire
01:05:38avec Jean Dorido
01:05:39la psychiatrie
01:05:40c'est pas le parent pauvre
01:05:41de la santé française
01:05:42non
01:05:42tout le monde le dit quand même
01:05:44non il y a eu plusieurs scandales
01:05:45sur la psychiatrie
01:05:46vous savez
01:05:46mais c'est pas le parent pauvre
01:05:48non c'est pas du tout
01:05:49il y a eu Pujadas
01:05:49qui avait fait une émission
01:05:50à l'époque
01:05:51ça s'appelait
01:05:53Les Infiltrés
01:05:53ça s'appelait Les Infiltrés
01:05:54il y avait eu l'hôpital
01:05:56Robert Ballanger
01:05:57à Aulnay-sous-Bois
01:05:58qui avait été infiltré justement
01:05:59et
01:06:00c'est un de l'hôpital
01:06:02Robert Ballanger
01:06:03par exemple
01:06:03il y avait le directeur
01:06:04de l'hôpital
01:06:04qui demande à l'Assemblée nationale
01:06:05au ministre de la Santé
01:06:06des subventions supplémentaires
01:06:08pour son service
01:06:08le bâtiment
01:06:09réservé aux soins psychiatriques
01:06:11et le directeur de l'hôpital
01:06:13demandant des fonds supplémentaires
01:06:14le ministre de la Santé
01:06:15lui répond
01:06:15c'est public
01:06:16arrêtez de vous moquer de nous
01:06:18nous savons pertinemment
01:06:19que le service psychiatrique
01:06:21de votre établissement
01:06:23sert à couvrir le déficit
01:06:25des autres services
01:06:26en effet
01:06:26il faut savoir
01:06:27qu'une personne
01:06:28qui est enfermée
01:06:29en soins psychiatriques
01:06:29coûte à la sécurité sociale
01:06:31près de 1000 euros la nuit
01:06:32quand on est 30 jours
01:06:34ce sont nos impôts
01:06:35autour de 30 000 euros
01:06:36plus les options
01:06:37transports
01:06:38et médicaments
01:06:39qui sont payés
01:06:40par les fonds publics
01:06:41et dans certains hôpitaux
01:06:42il faut le savoir aussi
01:06:43il y a de la rétention
01:06:45de personnes
01:06:46qui ne méritent pas
01:06:47d'être en soins psychiatriques
01:06:48tout simplement
01:06:49pour toucher
01:06:50des fonds
01:06:50de la sécurité sociale
01:06:51pour couvrir
01:06:52et c'est notamment le cas
01:06:53à l'hôpital Robert Ballanger
01:06:54donc en effet
01:06:55la psychiatrie
01:06:56est un véritable sujet
01:06:57on est d'accord
01:06:58on y reviendra
01:07:00on y reviendra
01:07:00vous avez entendu
01:07:01les petites musiques
01:07:02on marque une pause
01:07:03et on se retrouve
01:07:03dans quelques instants
01:07:04à tout de suite
01:07:04et il est 12h30
01:07:09c'est la dernière
01:07:10les droites
01:07:10pour votre
01:07:11midi news week-end
01:07:12c'est le moment
01:07:12de faire un nouveau
01:07:13tour de l'information
01:07:14avec vous
01:07:14ma chère Sandra
01:07:14soyez prudents
01:07:165 départements
01:07:17du sud de la France
01:07:18sont placés
01:07:19en vigilance orange
01:07:20ce dimanche
01:07:21sont concernés
01:07:22par l'alerte
01:07:23plus inondation
01:07:24ou cru
01:07:24l'Aveyron
01:07:25l'Hérault
01:07:26l'Ardèche
01:07:26le Gard
01:07:27et la Lozère
01:07:28qui cumulent
01:07:28même les deux
01:07:29Météo France
01:07:29redoute une aggravation
01:07:31de la situation
01:07:32par mesure de sécurité
01:07:33plusieurs consubmersibles
01:07:34et passages à guet
01:07:36sont fermés
01:07:36un homme a été blessé
01:07:38par balle
01:07:39par la police
01:07:39à Toulouse
01:07:40après avoir agressé
01:07:41deux adolescents
01:07:42ça s'est passé
01:07:42ce samedi soir
01:07:43à l'arrivée
01:07:44des forces de l'ordre
01:07:45l'assaillant s'est jeté
01:07:46sur eux
01:07:47avec son couteau
01:07:48à la main
01:07:48pour l'heure
01:07:49la piste d'une attaque
01:07:50terroriste est écartée
01:07:51le pronostic vital
01:07:52de l'agresseur
01:07:53est engagé
01:07:53les deux victimes
01:07:54sont en urgence relative
01:07:56et puis à l'international
01:07:57les Etats-Unis
01:07:58ont saisi
01:07:58un deuxième pétrolier
01:07:59au large du Venezuela
01:08:00Washington présente
01:08:02cette opération
01:08:02comme une lutte
01:08:03contre le trafic de drogue
01:08:04de son côté
01:08:05Caracas dénonce
01:08:07un vol
01:08:07et un acte
01:08:08de piraterie navale
01:08:09en début de semaine
01:08:10Donald Trump
01:08:10a annoncé
01:08:11un blocus total
01:08:12contre des pétroliers
01:08:13sous sanction
01:08:13se rendant
01:08:14ou partant
01:08:15du Venezuela
01:08:16Merci beaucoup Sandra
01:08:17On poursuit notre échange
01:08:19si vous le voulez bien
01:08:20suite à cette affaire
01:08:21d'Ajaccio
01:08:22et nous faisions
01:08:24le point évidemment
01:08:25et nous interrogeons
01:08:27sur le profil
01:08:29de cet agresseur
01:08:31qu'est-ce qu'on peut faire
01:08:32avec un tel profil
01:08:35et alors Anthony Bem
01:08:36je surveille toujours
01:08:38mon téléphone
01:08:38pendant les émissions
01:08:39et je peux vous dire
01:08:40que vous faites allumer
01:08:41sur les réseaux
01:08:42puisque on a évoqué
01:08:43avec Jean Dorido
01:08:44que la psychiatrie
01:08:45était le parent pauvre
01:08:46de la santé
01:08:46et vous nous dites
01:08:47bah non pas du tout
01:08:48alors là je vous lis
01:08:49je vais pas dire
01:08:49la personne qui m'écrit
01:08:50mais Thierry Cabane
01:08:52peut-on dire à Anthony Bem
01:08:53qu'il raconte n'importe quoi
01:08:54sur la psychiatrie
01:08:54c'est pathétique
01:08:55un tel raisonnement
01:08:56dans les centres fermés
01:08:57de patients atteints
01:08:58de maladies psychiques lourdes
01:08:59il n'y a même plus de moyens
01:09:00pour organiser des sorties
01:09:01pour Noël
01:09:02et pan
01:09:02voilà
01:09:03et j'ai d'autres réactions
01:09:04hein
01:09:05moi je mets pas en doute
01:09:06les rapports
01:09:07la sortie de Noël
01:09:08quand on parle du trafic de drogue
01:09:15il y a effectivement
01:09:16la répression
01:09:17mais il y a aussi
01:09:18tous ceux
01:09:18qui sont en addiction
01:09:19et donc
01:09:21on n'a pas les moyens
01:09:22aujourd'hui
01:09:23de soigner
01:09:24de lutter
01:09:25contre ces addictions
01:09:26attendez mais
01:09:27ceux qui sont
01:09:27plus de 10 ans
01:09:29d'accueil de rue
01:09:30des sans-abri
01:09:30dans les sans-abri
01:09:31il y a une population
01:09:32qui est presque
01:09:33qui est sans doute
01:09:34d'ailleurs à majorité
01:09:35en problème psychiatrique
01:09:36pour deux raisons
01:09:37on peut être à la rue
01:09:38parce qu'on a un problème
01:09:39de psy
01:09:39et celui qui vit à la rue
01:09:41à même le sol
01:09:41pète les plombs
01:09:43on n'a pas les moyens
01:09:44moi j'ai pu le constater
01:09:46en fait en hiver
01:09:47au lieu qu'il puisse y avoir
01:09:49avec des gens
01:09:50qui peuvent être dangereux
01:09:51quand vous voyez des gens
01:09:52qui sont dans les couloirs
01:09:53du métro
01:09:54notamment Gare de Lyon
01:09:55qui dans la journée
01:09:56sont aux trois quarts nus
01:09:57défectent sur le quai
01:09:58c'est pas normal
01:09:59et bien on n'a pas
01:10:00les moyens
01:10:00de les prendre en charge
01:10:01donc on a un véritable
01:10:02problème de moyens
01:10:04pour les problèmes psychiatriques
01:10:06allez rapidement
01:10:06parce que je vois
01:10:07qu'on enchaîne
01:10:07les chiffres que vous évoquiez
01:10:09sont certainement justes
01:10:10mais en fait ça cache
01:10:10le problème de gestion
01:10:12de l'hôpital
01:10:12là il est certain
01:10:13que la santé va mal
01:10:14et pour le coup
01:10:14c'est vraiment la dernière
01:10:15roue du carrosse
01:10:16comme le disait
01:10:16votre invité
01:10:18parce qu'effectivement
01:10:19plus on prend en amont
01:10:20mieux on soigne
01:10:21moi je veux dire
01:10:21dans les lycées
01:10:22dans les universités
01:10:23on a une pénurie de médecins
01:10:25une pénurie d'infirmières
01:10:26une pénurie de psychologues
01:10:27et Dieu sait à quel point
01:10:28nos élèves ont besoin
01:10:30d'être suivis
01:10:30notamment à cause
01:10:32de la période post-Covid
01:10:33la santé mentale
01:10:35de nos élèves va mal
01:10:36mais aussi à cause
01:10:37de ces problèmes
01:10:37d'addiction
01:10:38de la consommation festive
01:10:39de la drogue
01:10:41du proxénétisme
01:10:42qui fait du mal
01:10:43quand on a moins de 25 ans
01:10:45le cerveau n'est pas encore formé
01:10:46et du coup ça crée
01:10:47des séquelles
01:10:48importantes
01:10:48qui peuvent venir après
01:10:49moi j'ai dans ma classe
01:10:50enfin dans ma classe
01:10:51et dans mes classes
01:10:51certains jeunes
01:10:52qui ont besoin d'être suivis
01:10:53qu'on envoie
01:10:54mais qui ont des rendez-vous
01:10:556 mois, 8 mois
01:10:56c'est peut-être déjà trop tard
01:10:57je vous donne la parole
01:11:01je m'adresse à un avocat
01:11:03donc je ne voudrais pas
01:11:04avoir des ennuis
01:11:04deux mots rapides
01:11:05parce que je vois
01:11:05qu'on parle des agriculteurs
01:11:06et des renouvels carons
01:11:07on n'a pas autant
01:11:08les consommateurs
01:11:09de stupéfiants
01:11:10il faut distinguer
01:11:12les consommateurs
01:11:13ne sont pas
01:11:13des personnes atteintes
01:11:15de maladies psychiatriques
01:11:16qui nécessitent
01:11:17d'être internés
01:11:18dans un hôpital psychiatrique
01:11:19première chose
01:11:19deuxième chose
01:11:20le parent pauvre
01:11:21c'est faux
01:11:22il y a d'une part
01:11:23des hôpitaux publics
01:11:24mais il y a aussi
01:11:25des cliniques privées
01:11:26qui hébergent
01:11:27des personnes
01:11:28atteintes
01:11:29de maladies psychiatriques
01:11:30donc dire que
01:11:31c'est pas un pauvre
01:11:31c'est pas vrai
01:11:32c'est la sécurité sociale
01:11:33qui paye de toutes les façons
01:11:34de manière automatique
01:11:36cette personne
01:11:37qui nous met en cause
01:11:38visiblement
01:11:39n'est pas à la trésorerie
01:11:40de l'hôpital
01:11:41et ne sait pas
01:11:42combien l'hôpital facture
01:11:43et combien l'hôpital perçoit
01:11:44donc c'est faux
01:11:45de dire que c'est pauvre
01:11:45et quand j'ai dit
01:11:46tout à l'heure
01:11:47qu'à l'Assemblée nationale
01:11:47le ministre de l'Assemblée
01:11:49faisait répondre
01:11:50au directeur
01:11:51de l'hôpital
01:11:51Robert Belanger
01:11:52qui réclamait des fonds
01:11:53c'est une vérité
01:11:54on lui a dit
01:11:55arrêtez de nous prendre
01:11:56pour des imbéciles
01:11:57et Aurélie Doucano
01:11:58qui prépare cette émission
01:11:59à mes côtés
01:12:01et qui me parle
01:12:02régulièrement à l'oreillette
01:12:03évidemment
01:12:03qui me rappelle très justement
01:12:04que la santé mentale
01:12:06c'était une des priorités
01:12:07d'Emmanuel Macron
01:12:08on ne peut pas oublier
01:12:08ça veut dire bien quelque chose
01:12:09mais je ne dis pas
01:12:10que ce n'est pas une priorité
01:12:11on est d'accord
01:12:11il n'y a pas que l'argent
01:12:13il n'y a pas que l'argent
01:12:15il y a des personnels
01:12:17c'est très très difficile
01:12:19c'est très déstabilisant
01:12:21psychologiquement
01:12:22de travailler
01:12:23avec des gens
01:12:23qui sont atteints
01:12:24psychiatriquement
01:12:25c'est dangereux physiquement
01:12:27allez faire un tour
01:12:29dans les centres comme ça
01:12:29ils m'y ont emmené
01:12:31où vous rentrez
01:12:32dans une pièce
01:12:33où vous ne savez pas
01:12:33si la personne
01:12:34ne va pas bouger
01:12:36ou si elle ne va pas
01:12:37se jeter à votre gorge
01:12:38vous voyez
01:12:39allez on enchaîne
01:12:40il les attache
01:12:41il les met derrière des portes
01:12:42on enchaîne les amis
01:12:43parce que
01:12:44le DAS avait diffusé
01:12:45justement l'hôpital
01:12:46arrêtez de faire de la pub
01:12:47que j'aime beaucoup d'ailleurs
01:12:49et que je connais bien
01:12:50il faut dénoncer
01:12:50la réalité
01:12:51de ces établissements
01:12:52il y a une réalité
01:12:53qu'il faut dénoncer
01:12:54il y a de la maltraitance
01:12:55le droit n'y est pas présent
01:12:56les gens sont abandonnés
01:12:58il y a des gens
01:12:58qui y sont pour rien
01:12:59les hôpitaux font appel
01:13:00des décisions de libération
01:13:02de liberté de la détention
01:13:03il ne fallait pas
01:13:04dénoncer sur le sujet
01:13:05et les personnes
01:13:06parfois sont droguées
01:13:07la veille de l'audience
01:13:08pour les empêcher
01:13:09de parler à une audience
01:13:10allez on enchaîne
01:13:11parce que vous voulez
01:13:12qu'on parle des moïcars
01:13:13quand même un petit peu
01:13:14bien sûr
01:13:14bon d'accord
01:13:15j'ai vexé
01:13:16il est censé notre avocat
01:13:18on va parler
01:13:19on va parler des agriculteurs
01:13:20si vous le voulez bien
01:13:21et Vincent Abaretti
01:13:22me regarde consterné
01:13:24on va parler des agriculteurs
01:13:26donc la mobilisation
01:13:27se poursuit
01:13:28il semblerait
01:13:28qu'il y ait un petit peu
01:13:29moins de barrages
01:13:30mais vous savez bien
01:13:31il y a une dualité syndicale
01:13:32il y a ceux qui veulent lever
01:13:33ceux qui veulent maintenir
01:13:34et ceux qui veulent lever
01:13:35justement à l'approche
01:13:37des fêtes de fin d'année
01:13:38et de Noël
01:13:39mais question
01:13:40on va se poser une question
01:13:40est-ce qu'Emmanuel Macron
01:13:41est-il impuissant
01:13:42concernant l'accord du Mercosur
01:13:44selon le président français
01:13:44l'accord n'est pas acceptable
01:13:46à l'heure actuelle
01:13:47sauf qu'il a dit le contraire
01:13:47il y a quelques temps
01:13:48au Brésil
01:13:50souvenez-vous
01:13:51on va voir tout ça
01:13:52avec Kylian Salé
01:13:52je vous fais réagir très rapidement
01:13:53on se garde un petit peu de temps
01:13:54pour parler des marques
01:13:55donc je vous demanderai
01:13:56de réagir très rapidement
01:13:57sur Emmanuel Macron
01:13:59Réunis au Brésil
01:14:02les présidents sud-américains
01:14:04espéraient paraffer
01:14:05le traité du Mercosur
01:14:06ce samedi
01:14:06une signature
01:14:07reportée en raison
01:14:09de la colère agricole
01:14:10en France et en Italie
01:14:11le président brésilien
01:14:12appelle les dirigeants européens
01:14:14à faire preuve de courage
01:14:15j'ai reçu une lettre
01:14:18des présidents
01:14:19de la commission européenne
01:14:20et du conseil européen
01:14:21dans laquelle
01:14:21tous deux expriment l'espoir
01:14:23de voir l'accord approuvé
01:14:24en janvier
01:14:24sans volonté politique
01:14:28et sans courage
01:14:29de la part des dirigeants
01:14:30ce ne sera pas possible
01:14:31de conclure une négociation
01:14:32qui traîne depuis 26 ans
01:14:33le Brésil est impatient
01:14:36en Europe
01:14:37l'Allemagne est enthousiaste
01:14:39pour le porte-parole
01:14:40adjoint du gouvernement
01:14:41ce n'est plus qu'une question
01:14:42de jour
01:14:42le chancelier
01:14:44Friedrich Merz
01:14:45est très satisfait
01:14:46car on ne demande plus
01:14:46si l'accord sera signé
01:14:47mais quand il le sera
01:14:48de son côté
01:14:50la France continue
01:14:51de marteler
01:14:51que l'accord
01:14:52n'est pas acceptable
01:14:53en l'état
01:14:53je l'ai dit ce matin
01:14:54en arrivant
01:14:55nous n'y sommes pas
01:14:56et le texte
01:14:57n'est pas acceptable
01:14:58et c'est ce qui a permis
01:15:00d'obtenir ce report
01:15:02maintenant nous allons
01:15:03continuer de travailler
01:15:04la commission européenne
01:15:05espère désormais
01:15:06une signature
01:15:07le 12 janvier prochain
01:15:08au Paraguay
01:15:09nouveau pays
01:15:10à la tête du Mercosur
01:15:11Vincent Abarthier
01:15:13j'ai hâte de vous entendre
01:15:15un peu le sentiment
01:15:15qu'on a du mal à le suivre
01:15:16et que les agriculteurs
01:15:17ont du mal à le suivre
01:15:18un jour il dit ça
01:15:19un autre jour il dit autre chose
01:15:20on a du mal à le suivre
01:15:21Emmanuel Macron
01:15:22il se la montre là non ?
01:15:23le problème c'est qu'on est
01:15:24un peu prisonnier de l'Europe
01:15:26pour le coup
01:15:26dans ce domaine là
01:15:28parce que
01:15:28la grande puissance européenne
01:15:30il ne faut pas se mentir
01:15:31il y en a une
01:15:31il n'y en a pas deux
01:15:32c'est l'Allemagne
01:15:33l'armée européenne
01:15:34elle va avoir lieu
01:15:36et ce sera une armée
01:15:37autour de l'armée allemande
01:15:38et ça commence
01:15:39et là c'est la même chose
01:15:40le Frédéric Schmerz
01:15:41il est très réaliste
01:15:43comme tous les Allemands
01:15:44il ne fait pas beaucoup de paroles
01:15:45il va dire
01:15:46ça va être signé
01:15:46le 10 janvier
01:15:47alors maintenant
01:15:48le défi
01:15:49pour le président Macron
01:15:50c'est quoi ?
01:15:51c'est d'ici
01:15:51le 17 janvier
01:15:53de faire modifier
01:15:55les clauses
01:15:55qui concernent
01:15:56l'agriculture française
01:15:57mais comme ce sont
01:15:58des clauses
01:15:58qui semblent importantes
01:15:59pour le Brésil
01:16:00pour l'Argentine
01:16:01bon courage
01:16:02bon courage
01:16:02et bonne chance
01:16:03malheureusement
01:16:04moi je le déplore
01:16:05depuis les années 80
01:16:08ou 90
01:16:08où la France
01:16:09avait une voie fondamentale
01:16:10dans le domaine
01:16:11de l'agriculture
01:16:11de la politique agricole
01:16:13commune en Europe
01:16:14là actuellement
01:16:15la France
01:16:15elle n'est plus
01:16:17la quatrième puissance
01:16:18du monde
01:16:18la cinquième puissance
01:16:18c'est la réelle politique
01:16:21s'il n'y avait que dans ce secteur
01:16:22alors oui
01:16:22alors on a quelques secteurs
01:16:24qui sont quand même intéressés
01:16:25par le Mercosur
01:16:26semble-t-il
01:16:26des secteurs de précision
01:16:29de certains types
01:16:31d'agriculture
01:16:31mais pour le reste
01:16:32si vous voulez avoir
01:16:34de la viande brésilienne
01:16:35ou argentine
01:16:37à moindre prix
01:16:38et qui ne suivent pas
01:16:40les mêmes contraintes
01:16:41que
01:16:41et on est bien payé
01:16:42pour le savoir actuellement
01:16:43que nos agriculteurs
01:16:44et bien
01:16:45c'est pas
01:16:45c'est pas acceptable
01:16:46Deux mots rapides Joseph
01:16:47Les agriculteurs
01:16:48ils ont un gros défaut
01:16:49c'est qu'ils ont de la mémoire
01:16:50et donc ils se rappellent
01:16:51de toutes les promesses
01:16:52qui ont été roulées dans la farine
01:16:54et qui ne sont pas tenus
01:16:55donc maintenant
01:16:56la parole du politique
01:16:57c'est quasiment égal à zéro
01:16:59quand il n'y a pas les actes
01:17:00et puis Lula
01:17:00là on vient de le voir
01:17:01il leur donne quand même
01:17:02un argument extraordinaire
01:17:03Lula appelle
01:17:04l'Union Européenne
01:17:05au courage
01:17:06mais quand il faut du courage
01:17:08c'est pour faire quelque chose
01:17:09qui coûte
01:17:09et bien nos agriculteurs
01:17:11ils souffrent suffisamment
01:17:12et ils disent
01:17:13on ne veut pas du Mercosur
01:17:14parce que ça va nous coûter
01:17:15et c'est exactement
01:17:16ce qu'il vient de dire Lula
01:17:17Allez on termine
01:17:18on va parler d'Amico Caron
01:17:19parce qu'on arrive quasiment
01:17:19au terme de cette émission
01:17:20et je vois que vous êtes
01:17:22dans les starting blocks
01:17:22mon cher Joseph Touvenel
01:17:23notre confrère
01:17:24ancien confrère
01:17:25ancien confrère
01:17:26eh bien
01:17:28il souhaite
01:17:29créer
01:17:32écoutez bien
01:17:33un conseil chargé
01:17:35de sanctionner
01:17:36les journalistes
01:17:37et je rappelle
01:17:37qu'il était
01:17:38journaliste
01:17:39et jusqu'à même
01:17:40la possibilité
01:17:42de retirer les cartes de presse
01:17:44nous retirer
01:17:44les cartes de presse
01:17:45écoutez ce que disait
01:17:46Jules Thorez ce matin
01:17:47et vous allez réagir
01:17:48Sans doute a-t-il pris des conseils
01:17:51au plus haut sommet de l'État
01:17:53vous savez avec ce fameux label
01:17:55dont on a beaucoup parlé
01:17:56Emmerich Caron
01:17:56il veut faire un petit peu pareil
01:17:58c'est la nouvelle dinguerie
01:17:59de la France insoumise
01:18:00la création d'un conseil idéontologique
01:18:02capable de sanctionner des journalistes
01:18:04et même vous l'avez dit
01:18:05de retirer leurs cartes de presse
01:18:06en gros
01:18:07décider de qui est journaliste
01:18:09et qui
01:18:09ne l'est plus
01:18:11pour justifier
01:18:11évidemment
01:18:12cette proposition
01:18:13Emmerich Caron
01:18:13qui était journaliste
01:18:15par le passé
01:18:15dénonce des médias
01:18:17pris selon lui
01:18:17en flagrant délit
01:18:19de fake news
01:18:19et estime intolérable
01:18:21qu'il puisse continuer
01:18:22d'exister
01:18:23ou d'émettre
01:18:23une accusation
01:18:24extrêmement grave
01:18:25mais sans juge indépendant
01:18:26sans contradictoire
01:18:27et surtout sans définition
01:18:29claire
01:18:29de ce qu'est une bonne
01:18:30ou une mauvaise
01:18:31information
01:18:32mais il va même plus loin
01:18:33il dit qu'il y a
01:18:34très clairement des journalistes
01:18:35qui ne sont pas des journalistes
01:18:37comprendre
01:18:37certains professionnels
01:18:39devraient
01:18:39ne plus pouvoir
01:18:40émettre
01:18:41ne plus pouvoir
01:18:42être dans les médias
01:18:44et la cible
01:18:45est à peine voilée
01:18:45on sait qu'Emerich Caron
01:18:46depuis des années
01:18:48pour ne pas dire des mois
01:18:49s'en prend frontalement
01:18:50à ses news
01:18:51à Europe 1
01:18:52ou au journal
01:18:53du dimanche
01:18:54on se souvient
01:18:54qu'il avait même regretté
01:18:55que l'ARCOM
01:18:56ne ferme pas la chaîne
01:18:57mais donc on voit bien
01:18:58quand même que derrière
01:18:59la lutte contre
01:19:00les fausses informations
01:19:01la lutte contre
01:19:03ceux qui pensent mal
01:19:03il y a un projet
01:19:04qui est extrêmement
01:19:05totalitaire
01:19:06qui est extrêmement autoritaire
01:19:07qui est porté
01:19:08encore une fois
01:19:09par un élu
01:19:10de la République
01:19:10allez
01:19:11le débat est ouvert
01:19:13Joseph Thoune
01:19:14je vous sens prêt
01:19:15mais je ne sais pas
01:19:16pourquoi je vous sens prêt
01:19:17mais oui parce que
01:19:18Emeric Caron
01:19:18c'est une sorte de
01:19:19personnage de fiction
01:19:20c'est la moitié
01:19:21Tartarane Tarascon
01:19:22et l'autre moitié
01:19:23Aldo Mathieu
01:19:23ça commence
01:19:24c'est quand même celui
01:19:27qui nous dit
01:19:27je suis un élu
01:19:28des quartiers populaires
01:19:29et les filles
01:19:29dans le 18ème arrondissement
01:19:30à Paris
01:19:31et qui habite à Versailles
01:19:32une des villes
01:19:33les plus riches de France
01:19:34où quand même
01:19:35il a fait une action d'éclat
01:19:36par trois fois
01:19:37les rentrées de force
01:19:38dans une école maternelle
01:19:39il a fallu aller chercher
01:19:40la police pour l'en empêcher
01:19:41donc c'est quand même
01:19:43c'est quelqu'un
01:19:43qui nous chante
01:19:44la liberté
01:19:45et qui veut nous enfermer
01:19:46alors qu'en plus
01:19:47en créant un conseil
01:19:48un comité
01:19:48une commission
01:19:49enfin un machin
01:19:50mais rappelez-vous
01:19:54il a écrit un livre
01:19:55dans lequel
01:19:56il demande
01:19:58que les citoyens
01:19:59tous les citoyens
01:20:00ne puissent pas voter
01:20:01que pour voter
01:20:03on puisse avoir
01:20:04un permis de vote
01:20:05et bien
01:20:05il est rigoureux
01:20:07dans sa pensée
01:20:07totalitaire
01:20:08parce que c'est du totalitaire
01:20:09un permis pour aller voter
01:20:10et ensuite
01:20:12tiens c'est quoi son truc là
01:20:14c'est pas nouveau
01:20:15c'est ce qu'on appelait
01:20:16les censeurs
01:20:17au 19ème siècle
01:20:18dans chaque organe de presse
01:20:20il y avait un censeur
01:20:21qui relisait
01:20:22tous les articles
01:20:23avant publication
01:20:24et qui décidait
01:20:25de l'article
01:20:25qui pouvait paraître
01:20:26et de l'article
01:20:26qui ne pouvait pas paraître
01:20:27depuis on avait fait
01:20:29quelques progrès
01:20:30qui s'appelaient
01:20:30la liberté d'expression
01:20:31la liberté de la presse
01:20:32la liberté des journalistes
01:20:34et monsieur Caron
01:20:35de LFI
01:20:36veut fermer cette liberté
01:20:37je remarque
01:20:38que ces mouvements
01:20:39de gauche
01:20:40et d'extrême gauche
01:20:40sont toujours des mouvements
01:20:42qui nous amènent
01:20:42le totalitarisme
01:20:43et l'absence de liberté
01:20:44allez je fais circuler
01:20:46la parole
01:20:46j'ai hâte d'entendre
01:20:48le professeur d'économie
01:20:49Myriam
01:20:50la parole est à vous
01:20:52merci
01:20:53c'est comme une police des mœurs
01:20:54et c'est un sujet
01:20:55c'est un peu ça
01:20:56parce que ça fait partie
01:20:57du programme
01:20:57et on apprend à nos élèves
01:20:58dans une période
01:21:00où la parole est désinhibée
01:21:01on fait un cours
01:21:01sur la liberté d'expression
01:21:03on fait un cours
01:21:03sur la liberté de la presse
01:21:04et quand un ancien journaliste
01:21:06veut négocier
01:21:07la liberté de la presse
01:21:08c'est plutôt cocasse
01:21:09et dangereux
01:21:10c'est à dire qu'à un moment
01:21:11la liberté de la presse
01:21:12elle est encadrée
01:21:12par la loi
01:21:13par le droit
01:21:14et donc elle ne doit pas faire
01:21:16l'objet
01:21:17de menaces politiques
01:21:18jamais
01:21:19c'est choquant
01:21:21c'est choquant
01:21:22c'est contre-productif
01:21:24et c'est dangereux
01:21:25pour la démocratie surtout
01:21:26et quand ça vient
01:21:27d'un ancien journaliste
01:21:28quelle crédibilité donnée
01:21:29à un élu
01:21:30qui crache dans la soupe
01:21:31en fait
01:21:32un élu
01:21:33il n'est pas au-dessus de la loi
01:21:34mais il n'est pas en-dessous
01:21:35de la loi non plus
01:21:35comme disait
01:21:36Sarkozy
01:21:38à un moment
01:21:38ils ne sont pas déifiés
01:21:39et c'est encore plus
01:21:41irresponsable
01:21:43parce que c'est la parole
01:21:44d'un élu
01:21:44donc il faut faire attention
01:21:46à ce qu'on dit
01:21:47tout à l'heure
01:21:47on parlait du poids des mots
01:21:48évidemment le poids des mots
01:21:49bien sûr
01:21:50ils ont un sens
01:21:51et surtout des personnes
01:21:52il a été voté
01:21:54il a un mandat
01:21:54et c'est incroyable
01:21:56enfin c'est dans la lignée
01:21:57de LFI
01:21:57il n'y a pas de surprise quoi
01:21:59on n'est jamais déçu
01:22:01Vincent Abaretier
01:22:02j'ai hâte de vous entendre
01:22:04quand j'ai été professeur
01:22:05moi je donnais à mes élèves
01:22:07des exemples
01:22:07de tous les journaux
01:22:08de droite comme de gauche
01:22:10et c'est important
01:22:10et puis chacun
01:22:12faisait son petit compte-rendu
01:22:13sur un même événement
01:22:14donc la liberté d'opinion
01:22:16la liberté d'expression publique
01:22:18c'est un des droits fondamentaux
01:22:19de notre démocratie
01:22:21alors c'est vrai en France
01:22:22c'est vrai en Grande-Bretagne
01:22:23c'est vrai en Allemagne fédérale
01:22:25c'est vrai en Italie
01:22:25le jour où
01:22:27fut-il progressiste
01:22:29un homme politique
01:22:30se mettrait à être réactionnaire
01:22:31et à revenir sur ce droit fondamental
01:22:33et bien ça n'ira pas bien
01:22:35parce que là il y aura
01:22:36des révolutions
01:22:37là il y aura une révolution
01:22:37parce que les gens
01:22:39s'il y a bien une valeur
01:22:40pour lesquelles les gens
01:22:41sont prêts à mourir
01:22:42c'est pas tellement
01:22:43l'âge de la retraite
01:22:44c'est pas tellement
01:22:45on meurt pour la liberté
01:22:47et beaucoup
01:22:47de nos grands anciens
01:22:49sont morts
01:22:49en criant
01:22:50vive la liberté
01:22:51vive la France
01:22:51vive la liberté
01:22:52sous l'occupation allemande
01:22:54il y avait une presse
01:22:55qui était muselée
01:22:56qui disait
01:22:57je suis partout
01:22:58enfin il y avait des intellectuels
01:22:59qui avaient choisi
01:23:00de ne pas dire
01:23:01certaines nouvelles
01:23:02de mentir
01:23:03sur l'actualité
01:23:05c'est pour ça que les gens
01:23:06écoutaient Radio Londres
01:23:07et bien là
01:23:08s'il y avait de telles lois
01:23:10en France
01:23:10les gens
01:23:11iraient écouter Radio Berlin
01:23:13ou Radio Rome
01:23:14ou Radio Londres
01:23:15et donc ils ne feraient plus confiance
01:23:16aux chaînes
01:23:17qui seraient diffusées en France
01:23:19donc ce serait le début
01:23:20de la fin de la liberté
01:23:21ce serait la fin de la République française
01:23:22mais surtout ça veut dire quoi
01:23:24vous qui êtes ancien professeur
01:23:25d'histoire géographique
01:23:25c'est-à-dire que vous vous auto-censurez
01:23:27vous ne montrez pas
01:23:27ça
01:23:28absolument
01:23:28allez
01:23:29vous êtes calmé
01:23:31mon cher
01:23:32mon cher
01:23:33Anthony
01:23:34même
01:23:34vous êtes revu
01:23:35de vos émotions
01:23:36allez vous avez
01:23:37les réseaux sociaux
01:23:38les réseaux sociaux
01:23:39c'est parfois difficile
01:23:40oui c'est parfois difficile
01:23:41mais bon
01:23:42allez en tant qu'avocat
01:23:43je vous donne la parole
01:23:43pour me faire pardonner
01:23:44merci Thierry
01:23:45de me rendre la parole
01:23:47alors
01:23:47en effet
01:23:48on ne régule pas
01:23:50la liberté de la presse
01:23:51par la peur des sanctions
01:23:53c'est vrai que les journalistes
01:23:55n'ont pas d'ordre
01:23:56n'ont pas d'ordre
01:23:57où
01:23:57il existe tout de même
01:23:58un conseil de déontologie
01:24:00un comité de déontologie
01:24:01on a une carte de presse
01:24:02avec un numéro affecté
01:24:03il existe aussi l'ARCOM
01:24:05donc il existe déjà
01:24:05des organes
01:24:06et on voit mal
01:24:07comment
01:24:07ce que voudrait créer
01:24:10Émeric Caron
01:24:11un espèce de comité
01:24:12qui désignerait
01:24:13finalement
01:24:14les membres de ce comité
01:24:15toi t'es élu
01:24:15toi t'es pas élu
01:24:16toi t'es bien
01:24:17toi t'es pas bien
01:24:17et au nom de quoi
01:24:18et au nom de quoi
01:24:18donc on voit bien
01:24:19qu'on a un problème
01:24:20de légitimité
01:24:21et puis surtout
01:24:22on a un problème
01:24:22de constitutionnalité
01:24:24puisqu'il faut le rappeler
01:24:25la liberté d'expression
01:24:27est prévue
01:24:28par l'article 11
01:24:29de la déclaration
01:24:30des droits de l'homme
01:24:30et du citoyen
01:24:31qui prévoit notamment
01:24:32que c'est une liberté
01:24:33constitutionnelle
01:24:34qu'on ne peut pas
01:24:35comme on le voudrait
01:24:36réglementer
01:24:37il y a des infractions
01:24:38dans la loi
01:24:39sur la liberté de la presse
01:24:40de 1881
01:24:42qui sont les limites
01:24:43à la liberté d'expression
01:24:44l'injure
01:24:45la diffamation
01:24:46vous les connaissez par exemple
01:24:47et il n'y a que cela
01:24:48et à partir de là
01:24:49on est libre
01:24:50de pouvoir dire
01:24:51tout ce que l'on veut
01:24:52quand on est journaliste
01:24:53c'est une profession
01:24:55dont on sait
01:24:56que le choix des mots
01:24:57a son importance
01:24:58on l'a rappelé
01:24:59notamment il y a quelques instants
01:25:01concernant France Info
01:25:02et sa mauvaise
01:25:03ou sa non-qualification
01:25:06de l'attentat terroriste
01:25:08antisémite
01:25:09de Bondi
01:25:10et on voit bien
01:25:11qu'en tant que journaliste
01:25:12on a une conscience professionnelle
01:25:14qui nous fait
01:25:14travailler avec une certaine éthique
01:25:17une certaine déontologie
01:25:18quand bien même
01:25:18on voit régulièrement
01:25:20certains journalistes
01:25:21les violer
01:25:21je ne citerai pas
01:25:23sur France Info
01:25:24les journalistes
01:25:25qui violent
01:25:25la loi
01:25:27pour obtenir
01:25:28des interviews
01:25:28contre le gré
01:25:30et contre
01:25:31le droit pénal
01:25:32désintéressé
01:25:33néanmoins
01:25:34il y a quand même
01:25:34une déontologie
01:25:36qui existe
01:25:36cette déontologie
01:25:37est respectée
01:25:38par l'ensemble
01:25:39des journalistes
01:25:39on ne voit pas pourquoi
01:25:40à côté de la loi
01:25:42il devrait y avoir un comité
01:25:43qui n'a pas de raison d'être
01:25:44voilà
01:25:45je vous ai donné la parole
01:25:46pour terminer cette émission
01:25:47parce qu'en France
01:25:48il s'est toujours fait
01:25:49avec les révolutionnaires
01:25:50il n'y a pas de liberté
01:25:52pour les ennemis de la liberté
01:25:53c'est Saint-Just
01:25:54et Saint-Just
01:25:55qu'est-ce qu'il a fait ?
01:25:55il a amené beaucoup de monde
01:25:56à la guillotine
01:25:57c'est exactement ça
01:25:58ils arrivent en nous disant
01:25:59liberté, liberté
01:26:00ce n'est que pour eux-mêmes
01:26:02et les autres
01:26:02on les fait mourir
01:26:03allez, merci
01:26:04on aurait pu trouver autre chose
01:26:06que Saint-Just
01:26:06pour terminer cette émission
01:26:07peut-être
01:26:08peut-être mon cher Joseph
01:26:09merci de m'avoir accompagné
01:26:10durant ces deux heures
01:26:11merci pour votre très grande fidélité
01:26:13ça nous fait très plaisir
01:26:14merci à l'équipe qui m'ont entouré
01:26:15David Debrun
01:26:16et Aurélie Loucano
01:26:17Nathalie Pelletier
01:26:17Marie Arocas
01:26:18en Atchumbo pour l'information
01:26:19merci à la programmation
01:26:20excellent travail
01:26:21de Stella Naville
01:26:22et Naville et Louis Lallement
01:26:24merci aux équipes en régie
01:26:25comme d'habitude
01:26:25tout de suite
01:26:26c'est Emeric Pourbet
01:26:27et moi je vois le plaisir
01:26:28de poursuivre nos échanges
01:26:30à partir de 17h
01:26:31pour Punchline
01:26:32à tout à l'heure
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