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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Bonjour, soyez les bienvenus. 12h, 13h, c'est votre mini-dios du samedi.
00:04Actualité chargée aujourd'hui puisque nous allons suivre deux grosses actualités.
00:07La marche, évidemment, cet après-midi à Lyon en hommage à Quentin.
00:10Nos équipes sont sur place et puis bien sûr également l'inauguration du salon de l'agriculture
00:15avec la présence d'Emmanuel Macron, un salon sans vaches, vous le savez,
00:18et des syndicats très remontés.
00:20Mais on va commencer comme d'habitude par un tour complet de l'information
00:23et ce samedi c'est Mickaël Dorian. Bonjour Mickaël Dorian.
00:27Bonjour Thierry, bonjour à tous. On commence avec les intempéries dans l'Ouest.
00:30Météo France prolonge ce week-end.
00:32Les vigilances rouges crues pour trois départements.
00:35La Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire.
00:37Neuf autres sont maintenus en orange.
00:40Le temps restera globalement plus calme et sec tout au long du week-end
00:43et jusqu'au début de semaine prochaine.
00:45Emmanuel Macron au salon de l'agriculture, le président de la République s'est félicité
00:49après le revers majeur infligé par la Cour suprême américaine
00:53à la politique commerciale agressive de Donald Trump jugée en grande partie illégale.
00:57C'est bien d'avoir des pouvoirs et des contre-pouvoirs, a-t-il déclaré.
01:01Malgré la décision de la Cour suprême, le président américain a annoncé hier soir
01:04une taxe douanière mondiale de 10% qui entrera en vigueur le 24 février.
01:09Dans l'actualité également, la justice vénézuélienne accorde la liberté à 379 prisonniers politiques.
01:16Décision votée par les députés, promulguée jeudi, elle avait été promise sous la pression des Etats-Unis
01:21par la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, qui a pris les reines du pouvoir
01:25après la capture du président Nicolas Maduro au cours d'une opération militaire américaine.
01:30C'était le 3 janvier dernier.
01:34L'Inde et le Brésil signent un accord sur les minerais et les terres rares.
01:38Un accord signé à l'issue d'une rencontre à Delhi entre le président Lula et le Premier ministre Modi
01:44est qualifié d'étape majeure par ce dernier.
01:46Le Brésil possède les deuxièmes plus importantes réserves mondiales
01:50pour ces matériaux nécessaires à de nombreux produits.
01:52Des véhicules électriques au smartphone en passant par les moteurs d'avion et les missiles guidés.
01:57Enfin, la Sagrada Familia de Barcelone est désormais l'église la plus haute du monde.
02:01Avec la pose de la dernière pièce, l'édifice culmine 172,5 mètres.
02:07Mais les échafaudages sont encore présents et seront progressivement retirés
02:11pour la bénédiction prévue le 10 juin et qui correspond au centenaire de la mort de Gaudi.
02:16Le pape Léon XIV, qui n'a pas encore confirmé sa venue, est attendu pour la cérémonie.
02:21Merci beaucoup, Mickaël.
02:22Allez, Midi News du samedi, c'est parti.
02:24Présentation de l'équipe.
02:25Najwa, elle a été avocate, elle est avec nous.
02:27Bonjour.
02:28Bonjour Thierry, bonjour à tous.
02:29Et merci, j'en profite pour montrer votre dernier ouvrage qui sort très prochainement.
02:34Le 26 février.
02:3526 février, donc maître, sortez-moi de là, victime, prévenue, présumée, coupable, etc.
02:42Vous pouvez résumer un peu de votre livre en quelques mots ?
02:44Le résumé de mon livre concerne les coulisses des prêtoirs.
02:48C'est-à-dire que derrière la robe d'avocate, derrière les procédures aussi,
02:54vous avez des vies humaines qui se jouent, soit du côté de la victime,
02:58soit du côté de l'accusé ou du prévenu.
03:01Et donc ces différentes récits de vies que je décline dans cet ouvrage.
03:10Donc c'est un ouvrage à la fois humain où se vient des récits judiciaires.
03:18Eh bien, je vais dévorer ce livre que j'ai en avant-première.
03:22Et merci pour le petit mot bien sympathique de votre part.
03:24Merci mille fois.
03:25C'est rien Thierry, avec plaisir.
03:26Vincent Roy est avec nous.
03:27Bonjour Vincent.
03:28Bonjour.
03:29Bienvenue, Elodie Huchard est avec nous.
03:31Bonjour ma chère Elodie, Karim Aboui, fidèle de cette émission Combien.
03:35Merci d'être avec nous.
03:36Et Tanguy Hamon est aussi avec nous, notre spéciste police-justice.
03:41Et Céline Pina va prendre votre place dans quelques instants, mon cher Michael.
03:44On va donc commencer par cette marche en hommage à Quentin cet après-midi à Lyon.
03:49Un important dispositif de policiers et de gendarmes a été prévu.
03:53Les autorités redoutent évidemment des affrontements.
03:56On attend entre 2000 et 3000 personnes.
03:59On suivra l'intervention de la préfète du Rhône dans quelques instants dans cette émission.
04:05Mais Emmanuel Macron, qui inaugurait ce matin le salon de l'agriculture, a lancé un appel au calme.
04:11Je vous propose de l'écouter.
04:14Écoutez, j'appelle moi tout le monde au calme.
04:16Et le gouvernement évidemment est très vigilant.
04:18Le Premier ministre comme le ministre de l'Intérieur seront vigilants pour que les choses se passent du mieux possible.
04:25Je pense que c'est d'abord un moment de recueillement et de respect pour notre jeune compatriote qui a
04:33été tué, pour sa famille, ses proches.
04:35Et ça doit d'abord être cela.
04:37Et ensuite c'est un moment d'exigence et de responsabilité.
04:41Je tiendrai en début de semaine une réunion avec le Premier ministre et les ministres concernés
04:47pour faire un point complet sur l'ensemble des groupes d'action violente qui sévissent,
04:52qui ont des liens avec les partis politiques quels qu'ils soient.
04:55Maintenant il faut que tout le monde soit responsable.
04:57Dans la République, aucune violence n'est légitime.
05:01Dans la République, il n'y a que les forces républicaines qui peuvent agir.
05:06Parce qu'elles protègent et elles protègent un ordre républicain.
05:09Il n'y a pas de place pour les milices d'où qu'elles viennent.
05:11Voilà.
05:11Et là il faut être totalement intraitable.
05:13Et avant de revenir sur le dispositif Aigou, mon cher Tanguy,
05:18des rassemblements ont déjà eu lieu dans plusieurs villes comme à Nice hier soir.
05:21Regardez ce reportage de Franck Triviaud avec le récit de Mathilde Couvillère-Fleurnois.
05:27Justice pour Quentin ! Justice pour Quentin !
05:30Drapeau français hissé et portrait du militant à la main.
05:33Près de 300 personnes se sont rassemblées hier, place Garibaldi, pour rendre hommage à Quentin.
05:38Tous sont scandalisés par la mort de l'étudiant à Lyon la semaine dernière.
05:42Il faut prendre parole pour honorer sa mémoire et pour rappeler qu'on est présent aussi,
05:48que les mouvements de droite sont présents et que ce n'est pas normal ce qui s'est passé.
05:52Ça aurait pu être mon fils, mon petit-fils, mon arrière-petit-fils.
05:57C'est insupportable.
05:58Après avoir fait le portrait de Quentin, l'hommage est devenu de plus en plus politique.
06:03Les militants présents ont pointé du doigt l'ultra-gauche.
06:06Édite, on crie ! On crie ! On crie ! On crie ! On crie !
06:10C'est important de se mobiliser justement pour dénoncer cette complicité de la France insoumise
06:17sur laquelle d'ailleurs on alertait depuis très longtemps, on alertait sur la violence antifasciste.
06:22On savait qu'un débordement aurait lieu un jour.
06:24Il a eu lieu, Quentin a perdu la vie et on n'est pas prêts de s'arrêter de demander
06:28justice pour lui.
06:29Un plus grand hommage sera rendu cet après-midi à Lyon, où 3000 personnes environ sont attendues.
06:36Vincent Roy, c'est important ce rassemblement, ô combien ?
06:40On évoquera les polémiques politiques avec Élodie tout à l'heure, mais c'est important ce rassemblement.
06:46Oui, ce qui aurait été important, voyez-vous, et ce qui aurait montré une rupture, un point de bascule,
06:52enfin ce qui aurait montré que peut-être la mort de Quentin ne serait pas l'être morte d'une
07:03certaine façon,
07:03c'est que tous les partis politiques, tous, je dis bien tous, marchent pour la mort d'un gamin
07:15qui est tué pour des idées, tous les partis politiques.
07:19Or, voyez-vous, il n'y en aura aucun.
07:22On est incapable, dans ces moments d'urgence absolus, on est incapable de faire nation en fait.
07:30C'est ce que ça dit. Alors évidemment, cette marche, elle est importante pour la famille,
07:36pour rendre hommage à Quentin, mais elle signe aussi, par l'absence des partis politiques,
07:43par l'absence de cohésion devant le drame, elle signe aussi le délitement du pays.
07:51Et on verra les réactions, on les analysera avec Élodie Huchard, évidemment, elle prête à commentaire.
07:56Je poursuis mon tour de table et je surveille mon écran de contrôle également,
07:59puisque la préfète du Rhône doit prendre la parole.
08:02Nageois.
08:03Moi, je dirais que j'aurais préféré une autre marche. Je m'explique.
08:07Parce que ce qui est terrible dans cette affaire où un jeune homme a perdu la vie,
08:12c'est la récupération. La récupération politique.
08:15Alors moi, je pense à une certaine gauche qui récupère ce terrible meurtre pour faire, on va dire,
08:26déployer plutôt une tribune contre le Rassemblement national.
08:31Alors qu'à côté de ça, vous avez une famille qui dit s'il vous plaît, pas de récupération politique.
08:37Nous sommes en deuil.
08:38Donc moi, d'ailleurs, j'ai une pensée pour cette famille qui, naturellement, souffre.
08:44Souffre aussi d'entendre, mais des mots terribles sur leur enfant en disant qu'il est antisémite,
08:51qu'il est néo-nazi, mais c'est d'une honte absolue.
08:55C'est d'une honte absolue.
08:57Et vous avez un avocat, un confrère, qui est avocat de la partie civile
09:02et qui dit, mais Quentin n'est pas néo-nazi, il n'est pas antisémite, il est militant.
09:09Il est militant, pacifiste, non-violent, nationaliste.
09:14Donc cessez de dire n'importe quoi.
09:17Et vous avez cette gauche qui est une honte en réalité.
09:20Enfin, je veux dire, je suis ravie d'avoir quitté en tous les cas cette gauche
09:25à laquelle je ne me reconnais plus.
09:28Et là où je regrette, c'est cette récupération.
09:31Pourquoi ? Parce que cette marche, et je suis d'accord avec Vincent Roy,
09:35il aurait fallu que tous les partis politiques,
09:38quelles que soient leurs tendances, soient présentes.
09:41Ce n'est pas le cas.
09:41Et ce n'est pas le cas.
09:43Céline, je prends sur le tour de table.
09:45En quelques mots, j'aimerais que tout le monde s'exprime.
09:46En fait, cette marche, elle est impossible
09:48parce que notre société ne fait plus société, justement,
09:52et c'est ce que cette histoire nous raconte.
09:54Pourquoi cette marche est impossible ?
09:56Parce que la seule chose qui aurait pu réunir tous ces partis politiques,
09:59c'était la lutte contre la violence politique
10:01et le fait de rejeter du champ, ce qui est normalement le cas du champ démocratique,
10:07toute gestion de la politique par la violence.
10:09Or, c'est le contraire qui est en train de se passer.
10:11C'est-à-dire que la stratégie de conflictualisation de Mélenchon
10:15analyse la société comme pré-révolutionnaire.
10:18Et dans ce cadre-là, quand vous amenez la violence,
10:22vous amenez à une forme de décantation et vous obtenez le changement.
10:25C'est l'idée, souvenez-vous, à gauche, à une époque,
10:28l'extrême-gauche disait aux social-démocrates
10:31« Vous n'avez pas le droit de faire des réformes
10:33parce que quand vous améliorez la condition de la classe ouvrière,
10:37comme du coup elle n'est plus opprimée,
10:39elle ne se révoltera pas,
10:42et donc vous reculez le moment de la révolution. »
10:46Et on est à nouveau dans ce cadre-là.
10:48Et donc la violence, c'est celle qui fait accoucher
10:52de sociétés nouvelles, de sociétés meilleures.
10:55Et pour que cette violence soit accoucheuse,
10:57il faut que la société actuelle soit décrite
11:01comme systématiquement violente,
11:03d'où le besoin du nazisme,
11:06d'où le besoin de la menace nazie,
11:08d'où le besoin de dire
11:09« L'ERN, c'est le retour du nazisme. »
11:12Et c'est pour ça que la gauche se prosterne aujourd'hui
11:15devant Villepin, parce que qu'est-ce que...
11:17Et on va voir ça, on va voir la déclaration.
11:20Je ne voyais pas qu'on entame un petit peu
11:22le sujet qu'on évoquera avec Elodie dans quelques instants.
11:24C'est pour ça que, de façon curieuse,
11:26la gauche est à genoux devant les dernières déclarations
11:30de Villepin qui sont extrêmement...
11:31Et on verra la réponse de M. Bompard, justement,
11:34suite à cette communication de M. de Villepin.
11:36Un dernier mot, Karima.
11:37Je trouve qu'il y a une grande partie,
11:39encore aujourd'hui, de la classe politique
11:42qui a été extrêmement décevante,
11:44parce qu'on a atteint un point tournant
11:46de cette violence politique.
11:48Depuis des années, le climat social,
11:50le débat public se détériore.
11:53On connaissait sur les réseaux sociaux,
11:55bon, les insultes, les lynchages,
11:57si vous voulez, numériques,
11:59les cabales numériques.
12:00Et maintenant, on connaît, on a vu qu'en France,
12:03un jeune de 23 ans a pu être lynché à mort,
12:06et tout ça dans un contexte de violence politique.
12:09Et la réponse à tout ça, ça devrait être,
12:11donc, on fait un bloc, on fait front commun
12:13pour dénoncer cette violence politique
12:15et dire, justement, que dans une société démocratique
12:19qui est saine, on peut exprimer ses désaccords.
12:22On peut utiliser des mots,
12:23même si ça peut être difficile, parfois,
12:26de, justement, tolérer le désaccord,
12:28mais ça fait partie de la démocratie.
12:30Donc, si on n'arrive même pas à s'entendre là-dessus,
12:32je trouve qu'on ouvre la voie pour, encore une fois,
12:34la suite des choses.
12:35Quel est le frein à ça?
12:36On a connu aux États-Unis ce qui s'est passé
12:38avec Charlie Kirk.
12:40On se disait, bon, à un moment donné,
12:42on passe des menaces de mort
12:43où quelqu'un se fait assassiner publiquement.
12:46Et maintenant, on voit, donc, un jeune
12:48et on parlait de cette récupération.
12:51Moi, je n'aime pas le mot récupération
12:52parce qu'on peut se saisir des événements,
12:53mais cette justification, presque,
12:56de dire que c'était un néo-nazi ou quoi que ce soit,
12:59vous entretenez les conditions de cette violence politique
13:02parce que vous désignez, finalement, les autres,
13:05les adversaires idéologiques
13:07comme des grandes menaces aux citoyens, au pays.
13:11Donc, finalement, ça légitime un peu, quelque part,
13:13ce déchaînement de violence.
13:15Donc, malheureusement, je trouve que c'est indigne.
13:18Et en ce moment, il y a un jeune qui est mort
13:20et on devrait tous se rappeler cette humanité-là.
13:23Et malheureusement, donc, une classe politique
13:25qui est extrêmement décevante là-dessus.
13:27On va y revenir dans quelques instants.
13:28Je surveille toujours mon écran de contrôle
13:29puisque la prophète du Rhône doit prendre la parole
13:32dans quelques instants.
13:32Tony Hamon, on attend entre 2 000 et 3 000 personnes à Lyon.
13:37Qu'est-ce qu'on sait du dispositif?
13:39Il y a une mobilisation.
13:42Ah, je pense, et on me dit que la préfète du Rhône
13:44va prendre la parole.
13:45Donc, je coupe la parole, mon cher Tanguy.
13:48On va écouter et on commentera juste après.
13:49La préfète du Rhône.
13:51Tout le monde est prêt?
13:52Bien, ben voilà, je voulais donc vous rencontrer
13:55suite à la réunion, encore une réunion de plus
13:58que je viens de faire avec toutes nos forces de l'ordre
14:00qui vont être très mobilisées, vous le savez,
14:02cet après-midi pour suivre cette marche
14:06et les événements qui pourraient se passer en périphérie,
14:09bien sûr, de cette marche.
14:11Donc, avoir une pensée pour les policiers et les gendarmes
14:15qui vont être une nouvelle fois mobilisés
14:18et puis aussi préciser que toutes les conditions de sécurité
14:22ont été prises pour que cette marche reste une marche
14:25et que les habitants et les personnes de Lyon
14:30ne soient pas, et les commerçants notamment,
14:32ne subissent pas du tout les conséquences de cette marche.
14:36Je réponds à vos questions?
14:37Madame, vous faites, quel est le nombre d'effectifs
14:40que les signes sur place?
14:41Alors, il y a des effectifs importants de police.
14:44On a plusieurs compagnies républicaines de sécurité.
14:48Nous avons aussi des escadrons de gendarmerie.
14:51On a bien sûr nos effectifs locaux
14:54qui ont été renforcés par des effectifs zonaux.
14:57On travaille aussi avec la SUG, vous savez, la sécurité ferroviaire
15:00pour le contrôle des gares.
15:03On travaille aussi avec les services de sécurité des bus, du métro,
15:07voilà, de manière à ce que vraiment ce soit le plus large possible
15:10et bien sûr avec les policiers municipaux.
15:12Vous pouvez donner quand même un chiffre?
15:13Le chiffre est important.
15:14J'en ai pas l'habitude, vous le savez,
15:16de détailler notre service de sécurité,
15:18mais nous avons un dispositif très adapté à la situation.
15:24Et puis là, je vous présente le dispositif humain.
15:27C'est important, bien sûr, l'humain.
15:29Mais il n'y a pas que le dispositif humain.
15:30Il y a aussi des arrêtés que j'ai pris.
15:34Un arrêté qui autorise le survol de toute la commune de Lyon
15:37par deux drones qui nous permettront d'avoir des images très précises
15:41et qui peuvent aller, vous me imaginez bien,
15:43dans tous les quartiers, les coins un peu plus reculés
15:45où on ne peut pas être toujours tout le temps.
15:47Donc c'est l'usage que nous allons faire avec ces drones.
15:50Et j'ai pris aussi un arrêté qui interdit pour un périmètre assez large.
15:56Pour ceux qui connaissent Lyon, toute la presqu'île lyonnaise,
15:59également une partie du 7e et du 3e arrondissement,
16:02sont interdits de manifestation, en dehors bien sûr de la marche,
16:07de manifestation et de rassemblement.
16:09Ce qui nous donne des outils, des outils à nos forces de l'ordre
16:12pour intervenir au moindre rassemblement
16:14et pouvoir disperser les personnes qui s'attrouperaient,
16:18quelle que soit de toute façon leur vénéité.
16:21Il y a des groupuscules qui étaient attendus de France, d'Europe aussi.
16:24Est-ce qu'il y a eu des contrôles préalables au cours de la matinée ?
16:27Alors oui, il y a eu des contrôles préalables actuellement encore.
16:32Et c'est normal, on veut savoir qui sera là.
16:36Donc ça se passe bien.
16:37Sur les réseaux sociaux, nous n'avons pas détecté
16:39de rassemblement vraiment organisé à ce stade.
16:42Là, je parle plutôt d'une contre-manifestation,
16:44vous le comprenez bien.
16:47Néanmoins, on a prévu qu'il pouvait y avoir une contre-manifestation.
16:51C'est notre travail de prévoir et d'anticiper les choses.
16:55Donc on a un dispositif s'il y avait une contre-manifestation
16:58qui s'organiserait au dernier moment.
17:00Donc c'est prévu parce qu'en fait,
17:02comment vous dire, on raisonne de la façon suivante.
17:04Il y a trois temps dans ce qui va se passer cet après-midi.
17:07Il y a le temps que l'on vit actuellement.
17:08Il y a avant, il y a pendant la marche
17:10et il y a peut-être surtout après la marche.
17:13Donc voilà, on a bien prévu les trois temps
17:16et tout le dispositif que nous avons
17:18durera dans le temps, y compris dans la soirée,
17:21jusqu'à vraiment la fin de l'événement.
17:23Est-ce que des personnes ont pu être interpellées ?
17:25Non, pour l'instant, nous n'avons pas de...
17:28La nuit a été calme, la matinée a été calme.
17:31Donc nous n'avons pas procédé à des interpellations.
17:34Les inquiétudes concernent plutôt la soirée, l'après, après la marche ?
17:38Je dirais que je n'ai pas vraiment d'inquiétude.
17:41Moi, je suis avec les forces de l'ordre.
17:43On est là pour gérer une situation.
17:45On a un dispositif solide
17:48qui nous permettra de l'adapter
17:50en fonction de ce qui pourrait se produire.
17:52Donc je suis confiante
17:55dans les forces de l'ordre
17:57et dans le dispositif que nous avons mis en place.
18:00Et bien sûr, je suis en lien avec le ministre de l'Intérieur
18:03qui a validé ce dispositif
18:05et avec qui nous travaillons en constante intervention.
18:09Est-ce qu'il y a des nationalités ?
18:10Vous avez contrôlé ?
18:13Alors là, je ne peux pas vous préciser les nationalités,
18:15mais on sait qu'il y aura...
18:16On n'est pas loin de certaines frontières,
18:18notamment la frontière italienne, la frontière suisse.
18:20On sait qu'on aura des arrivées,
18:22mais on a aussi des arrivées de France, de Paris.
18:26On sait qu'il y en a des Parisiens qui viendront,
18:28mais ils viennent pour la marche
18:30et pour l'hommage à Quentin.
18:33Il est sans précédent, ce dispositif ?
18:35Alors, vous savez bien que sur Lyon,
18:38on est une grande ville
18:39et on a eu déjà de grands mouvements,
18:42notamment des mouvements sociaux.
18:43Donc on a déjà connu des dispositifs importants.
18:47Celui-ci en fait partie.
18:49Il a une particularité,
18:52c'est qu'on a une marche.
18:53Le lieu où s'est produit malheureusement l'événement
18:55qui a conduit au décès de ce jeune homme
18:58et on sait qu'on doit aussi surveiller la marche
19:01et on ne tolérera pas le moindre incident au sein de la marche
19:05comme on ne tolérera pas non plus
19:07qu'il y ait des incidents en marge de cette marche.
19:11Voilà, on est là où doit être l'État
19:13et là où doit être la République,
19:15dans l'équilibre et dans le respect des personnes.
19:18Merci à tous.
19:23Voilà, c'était la prise de parole de la préfète Duron
19:26qu'on avait reçue d'ailleurs dans Punchline,
19:28Fabienne Buccio,
19:29donc dispositif très important,
19:31mon cher Tanguy Amorin, évidemment.
19:33Exactement, la préfète l'a bien décrit.
19:35D'ailleurs, elle a parlé de CRS,
19:36de gendarmes mobiles,
19:38de policiers venus de toute la région
19:39pour être présents à Lyon,
19:41la sûreté ferroviaire également
19:42et les drones qui vont être déployés
19:44pour filmer tout ce qui se passe.
19:46Elle a parlé aussi de cette interdiction de rassemblement
19:49dans une très large zone tout autour de la marche.
19:53Et tout ça, pourquoi ?
19:54Eh bien, parce qu'il y a plusieurs menaces
19:55qui planent sur cette marche.
19:57Une menace interne déjà,
19:59puisque les services de renseignement indiquent
20:01qu'ils s'attendent à ce qu'il y ait
20:02entre 600 et 800 militants actifs de l'ultra-droite
20:05qui vont être présents dans le cortège.
20:07Il y a donc un risque de débordement de ce côté-là.
20:10Il y a aussi des menaces directement là contre le cortège,
20:13puisqu'on sait aussi que plusieurs, beaucoup même militants
20:16d'ultra-gauche sont appelés à venir contre-manifester à Lyon.
20:21Là, le risque évidemment, c'est que le cortège
20:22soit lui directement attaqué.
20:25Il peut aussi y avoir des bagarres,
20:26des affrontements entre ultra-droite et ultra-gauche.
20:29Et peut-être le risque principal,
20:31la plus grosse menace, ce sera après le cortège.
20:34Une fois que la marche sera terminée,
20:36le rassemblement va se disperser.
20:38Et donc, à ce moment-là, le risque,
20:39c'est que des participants soient pris à partie,
20:42soient violentés.
20:43On sait que c'est une forme d'action
20:45de la part de l'ultra-gauche
20:47de repérer quelques individus,
20:49de les suivre ensuite dans la rue,
20:51dans les transports,
20:53pour ensuite les passer à tabac.
20:55Ça veut donc dire qu'une fois que la marche sera terminée,
20:58ce ne sera pas fini pour les policiers
20:59et les forces de l'ordre.
21:00Bien au contraire, ce sera peut-être à ce moment-là
21:02que le risque sera le plus grand.
21:03Merci pour ce point très précis.
21:05Et on suivra avec attention sur l'antenne de CNews,
21:08cette marche en hommage à Quentin.
21:10Elodie Huchard est avec nous.
21:11On a évoqué un peu l'aspect politique très rapidement.
21:14Je voudrais qu'on s'y attarde à quelques réactions
21:16qui font réagir,
21:17notamment celle de Ségolène Royal.
21:18On va découvrir sa communication sur un X.
21:23Est-ce qu'on peut la voir ?
21:26Où, évidemment, les termes qu'elle utilise
21:28sont inélégants dans le cadre de cette affaire
21:33et de ce drame qui touche Quentin.
21:36Oui, il y a plusieurs choses.
21:38C'est que dans cette réaction,
21:40finalement, Ségolène Royal dit un peu tout
21:42des polémiques et du débat
21:44auxquels on a assisté cette semaine.
21:46D'abord, elle explique que selon elle,
21:49puisqu'elle n'a aucune preuve,
21:51Quentin est un militant néo-nazi et antisémite.
21:53Alors, premièrement, ça s'appelle de la diffamation.
21:55C'est-à-dire que Ségolène Royal
21:56est en train d'utiliser des termes
21:58qui ne sont évidemment pas anodins
22:00et elle pourrait être poursuites pour cela.
22:02Et en disant ça, en fait,
22:03elle illustre bien le débat qu'on a eu.
22:04C'est de dire que Quentin est donc
22:06un militant de droite
22:08et que donc, certaines idées, finalement,
22:10peuvent mériter qu'on finisse tabasser.
22:12Et c'est ça qu'elle fait.
22:13Elle l'excuse en ciblant,
22:14et tout ce, elle le fait, mais d'autres l'ont fait,
22:16en ciblant à ce point-là les idées de Quentin.
22:18C'est comme dire, il l'a un peu bien cherché.
22:20Elle n'avait qu'à pas être de droite.
22:21Et c'est ça qui est scandaleux.
22:22Et le problème, c'est que là,
22:23on s'attarde sur Ségolène Royal.
22:24Elle ne comprend pas, par exemple,
22:25la minute de silence.
22:26Je rappelle à Ségolène Royal
22:27que tous les groupes hors miliottes
22:28ont accepté cette minute de silence.
22:30Donc, en plus, elle crée de la polémique
22:33sur un sujet qui n'en a pas fait à l'Assemblée.
22:35Et on poursuivra justement ses réactions.
22:37Et vous l'avez évoquée,
22:39notamment celle de M. de Villepin
22:41qui interpelle.
22:43Et on y reviendra dans quelques instants.
22:44On marque une première pause
22:45et on se retrouve juste après.
22:49Dès 12h30, nous poursuivons nos échanges,
22:52nos débats.
22:52Nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
22:54Et on poursuit évidemment
22:56les réactions politiques
22:57suite à cette marche organisée
22:59aujourd'hui à Lyon
23:01en hommage à Quentin
23:02que nous allons suivre sur notre antenne.
23:04Et le dit, je voyais qu'on revienne
23:05sur la déclaration de Dominique de Villepin
23:07dont a parlé tout à l'heure Céline Pina
23:09et qui fait beaucoup réagir.
23:11Oui, le problème, c'est que
23:12Dominique de Villepin, aujourd'hui,
23:14on ne sait plus trop bien où il est.
23:16C'est-à-dire qu'effectivement,
23:18il prend beaucoup de mots
23:20pour expliquer qu'il va être jugé
23:21sur sa réaction.
23:23Et effectivement, il fait la même chose
23:25qu'a fait Céline Royal,
23:26expliquer que ce drame serait utilisé
23:29notamment par l'extrême droite,
23:30comme il le dit,
23:32pour taper sur LFI.
23:33Ce n'est pas exactement ce qui s'est passé.
23:34Il y a des faits,
23:35il y a des choses qui sont factuelles.
23:37Et ce qui est visé,
23:38c'est la violence en politique,
23:40l'ultra-violence.
23:40Et d'ailleurs, quand il est aussi
23:41parfois question du gouvernement,
23:42que ce soit Gérald Darmanin
23:43ou Sébastien Lecornu,
23:45à l'Assemblée,
23:46ils ont renvoyé, évidemment,
23:47dos à dos,
23:47toutes les violences.
23:49Et d'où qu'elles viennent.
23:49Et le problème, aujourd'hui,
23:50de Dominique de Villepin,
23:51c'est qu'il est dans la surenchère,
23:53c'est-à-dire qu'il serait député
23:54la France Insoumise.
23:55Cela ne nous étonnerait pas.
23:56Et en expliquant que,
23:58parce qu'il y a eu ce drame,
24:00ça normaliserait le RN.
24:01Premièrement,
24:02l'effet de cause à conséquence,
24:04on ne le voit pas très bien.
24:05Et il se vautre totalement
24:06dans la rhétorique, en fait,
24:07qu'a eu la France Insoumise
24:08toute la semaine.
24:09Et Jean-Philippe Tanguy,
24:10du RN,
24:12a répondu,
24:12et à Ségolène Royal,
24:14et à M. de Villepin.
24:16On voit sa réaction
24:17et on décrypte très rapidement.
24:19Oui, mais parce qu'il a en réalité
24:21raison pour la première partie.
24:23C'est-à-dire qu'on voit
24:25une partie de la classe politique
24:28qui est tombée,
24:29je vais reprendre les mots
24:29de Sébastien Lecornu,
24:30dans l'ignoble,
24:31dans l'abject,
24:32où on essaye de savoir
24:34s'il y a des morts
24:35qui sont justifiées,
24:36justifiables,
24:36et d'autres qui ne le sont pas.
24:38Et pour le coup,
24:39Dominique de Villepin,
24:40comme Ségolène Royal,
24:41effectivement,
24:41ne s'illustrent pas là
24:42par leur bienveillance
24:44et par leur empathie.
24:45Et la meilleure des synthèses,
24:46c'est peut-être celle
24:47de Manuel Bompard.
24:49Incroyable.
24:50Villepin,
24:51plus à gauche que Fort.
24:52Oui, parce qu'Olivier Fort,
24:53en réalité,
24:54et plus largement
24:55le Parti Socialiste,
24:56a été un peu gêné
24:57aux entournures
24:58et relativement absent
25:00par ailleurs sur cette affaire.
25:01Alors, le Parti Socialiste
25:02n'est pas allé dans la rhétorique
25:03qu'a utilisé
25:04la France Insoumise.
25:05En revanche,
25:06pour Olivier Fort
25:06et le Parti Socialiste,
25:08c'est extrêmement compliqué
25:09de se positionner.
25:10Bien sûr,
25:10comme d'habitude,
25:11ils jurent que la France Insoumise
25:12est horrible,
25:13est infréquentable.
25:14Ils savent tout aussi bien que nous
25:15que demain,
25:16s'ils doivent se refréquentner
25:17pour des postes,
25:18ils le feront.
25:18Donc, les réactions
25:19d'Olivier Fort
25:19et du Parti Socialiste
25:21sont aussi limitées
25:22parce qu'en réalité,
25:23c'est la position
25:24du Parti Socialiste
25:25qui fait ça aujourd'hui.
25:26Merci pour cette analyse
25:27et ce décliptage
25:28dont on avait bien besoin,
25:29ma chère Elodie.
25:30Vincent,
25:31réaction rapide.
25:31Il y a manifestement
25:32chez Ségolène Royal
25:35comme chez Dominique de Villepin
25:37non plus une volonté d'exister
25:39mais un terrible désir
25:41de ne pas disparaître
25:42parce que pourquoi
25:43aller tenir ce type de propos ?
25:46Songez que Ségolène Royal
25:47dans un tweet hier
25:49déclare en 1933
25:51le Parti National Socialiste
25:53prend prétexte
25:54de l'incendie du Reichstag
25:55pour interdire
25:56le Parti Communiste
25:57et les organisations de gauche
25:59et accélère la montée du nazisme.
26:01Ne répétons pas ce basculement.
26:03Est-ce qu'on se rend bien compte
26:04qu'on est aujourd'hui
26:07en train de marcher
26:09pour rendre hommage
26:10à un jeune homme de 23 ans
26:13qui meurt sous les coups
26:15d'un autre jeune homme,
26:16d'autres jeunes hommes
26:18et qu'on est incapable
26:20dans ce pays
26:21de respecter à la fois le deuil
26:24et de respecter la mort.
26:26Mais on est en train
26:27carrément de quitter
26:28la civilisation.
26:29Carrément, très rapidement.
26:31Je trouve ça terrible,
26:33même odieux,
26:34quand je regardais justement
26:35le tweet de Mme Royal
26:37quand elle parle
26:37de néo-nazis,
26:38antisémites présumés.
26:41Déjà, quand vous lancez
26:42comme ça des insinuations,
26:44vous salissez la famille,
26:46vous salissez finalement
26:47toutes les personnes
26:49autour de Quentin
26:50et vous salissez sa mémoire.
26:52Donc, il y a quand même
26:53cette dignité
26:54qui est totalement absente.
26:55Et surtout, vous savez,
26:56ça fait des années
26:57qui a une sorte
26:57de complaisance
26:59médiatique, politique
27:00à l'égard de l'extrême-gauche.
27:01Et aujourd'hui,
27:02il arrive un drame.
27:02Quelqu'un est lynché,
27:04un jeune homme
27:04de 23 ans est lynché
27:06et il y a une partie
27:07de cette gauche
27:07qui n'est pas capable
27:08de regarder dans sa cour,
27:09elle n'est pas capable
27:10de faire le ménage.
27:11Je rappelle qu'en ce moment,
27:12on essaie de mettre
27:13dos à dos pour noyer le poisson,
27:15pour nous faire oublier
27:16que quoi, finalement,
27:17au sein même
27:18de l'Assemblée nationale,
27:20LFI a réussi quelque part
27:22à faire infiltrer,
27:24quand on pense à Raphaël Arnaud,
27:26qui était quand même
27:26cofondateur de la Jeune Garde,
27:28en le désignant
27:29comme un candidat potentiel,
27:31vous mettez ça au cœur même
27:33de l'Assemblée nationale.
27:35Donc, vous adoubez un groupe
27:36qui est connu
27:37pour sa violence politique.
27:40Donc, à un moment donné,
27:40il faut faire le ménage
27:41dans sa cour,
27:42il faut assumer
27:43et si on veut justement
27:45paver la voie
27:46à quelque chose
27:46qui ressemble un peu plus
27:47de sérénité
27:49dans le débat public
27:50et pour lutter
27:51contre cette ultra-violence.
27:52Donc, cette espèce
27:53non seulement d'aveuglement,
27:54mais le fait de vouloir
27:56mettre la faute ailleurs,
27:57je trouve que c'est grave
27:59et ça montre encore une fois
28:00qu'ils ne sont pas capables
28:01de se regarder eux-mêmes.
28:03Allez, l'autre actualité
28:04du jour que nous suivons
28:06depuis ce matin,
28:06évidemment,
28:07c'est le salon de l'agriculture.
28:09On va voir l'inauguration
28:10effectuée ce matin
28:10par Emmanuel Macron.
28:12Un salon un peu particulier,
28:14vous le savez,
28:14car sans vache
28:15et dans un climat
28:16là aussi un peu particulier
28:18et certaines tensions
28:19avec les syndicats agricoles.
28:21On va prendre la direction
28:22justement de la porte de Versailles.
28:24On va retrouver
28:24l'une de nos équipes,
28:25Maxime Leguay
28:26et Charles Baget.
28:27Bonjour Maxime.
28:29On a vu,
28:29Emmanuel Macron
28:30a donc inauguré
28:31ce salon en 2026
28:32sans vache
28:33dans une certaine tension
28:34avec certains syndicats.
28:35Mais finalement,
28:36il a rencontré
28:38une délégation
28:38de la coordination rurale.
28:40Racontez-nous un petit peu.
28:44Oui,
28:44bonjour Thierry.
28:46Effectivement,
28:46Emmanuel Macron
28:47qui finalement
28:48s'est bien entretenu
28:49avec la coordination rurale
28:51pendant près de 45 minutes
28:53sans que les représentants syndicaux
28:55de la coordination rurale
28:56ne soient pleinement convaincus
28:59de cet entretien
28:59avec le chef de l'État.
29:01Ils ont,
29:01selon leur dire,
29:02pas eu de garantie
29:04ni sur la loi d'urgence agricole,
29:06ni sur l'application
29:07de la loi du plomb
29:08ou encore sur l'enveloppe budgétaire
29:10de cette fameuse PAC.
29:12Et effectivement,
29:14les syndicats,
29:15il y avait un moment
29:16de tension ce matin.
29:18Ils avaient d'abord boycotté
29:19avant finalement
29:19de décider
29:20de rencontrer le président.
29:22Seule la Confédération Paysanne
29:23finalement
29:24aura décidé
29:24de boycotter
29:25jusqu'au bout
29:25ce rendez-vous
29:27et ce déplacement
29:27du président
29:28qui au moment
29:29où je vous parle
29:29est en train
29:30de déambuler
29:31dans les allées,
29:32aller à la rencontre
29:33des agriculteurs
29:35à très grande distance
29:37il faut dire
29:37quelquefois
29:38des journalistes
29:39déplacements
29:40et déambulations
29:41très surveillées
29:42sous haute sécurité
29:44quasiment
29:44sur bulle présidentielle.
29:46Là, vous voyez
29:46le président
29:47et le chef de l'État
29:48qui est en train
29:48d'échanger
29:49au stand du Titaiki
29:51et effectivement
29:53du côté de l'Élysée
29:54on a très peur,
29:56on redoute
29:56les événements
29:57qui se sont passés
29:58il y a deux ans
29:59où le président
30:00de la République
30:00avait quasiment été
30:01exfiltré en urgence
30:04avant une réunion
30:04de crise
30:05et donc
30:05on a voulu
30:06tout sécuriser
30:07pour ce déplacement
30:08du président
30:08qui devrait durer
30:09toute la journée
30:10ici au Salon
30:11de l'Agriculture.
30:12Maxime Leguet
30:13avec Charles Bagé
30:14on va retrouver
30:15une autre
30:16de nos équipes
30:17Régine Elfour
30:18et Fabrice Elsner
30:19Régine, bonjour
30:21vous êtes avec
30:22donc Prosper
30:23qui est un éleveur
30:24et qui est le propriétaire
30:26de l'Egérie
30:27mais évidemment
30:28qui n'est pas là
30:29André Prosper
30:30me dit-on
30:31c'est bien cela
30:32Régine
30:35Oui absolument
30:37c'est cela
30:37et d'ailleurs
30:38Monsieur Prosper
30:39merci d'être avec nous
30:40aujourd'hui
30:41sur CNews
30:42ma première question
30:43c'est dans quel état
30:44d'esprit êtes-vous ?
30:45Nous sommes très heureux
30:46d'être sur le Salon
30:47de l'Agriculture
30:47c'est quand même
30:48la plus belle image
30:50de l'agriculture française
30:52et nous sommes très heureux
30:53d'être là aujourd'hui
30:54même si la déception
30:56elle est profonde
30:57puisque Bigin
30:58n'est pas là
30:59aujourd'hui
30:59mais aucune vache
31:00n'est représentée
31:01sur le Salon
31:02de l'Agriculture
31:022026
31:03Je suppose que ça demande
31:05beaucoup de préparation
31:06quand on sélectionne une vache
31:08pour qu'elle devienne l'Egérie
31:09alors c'est un an de préparation
31:11il faut déjà passer
31:12tous les examens
31:13il faut réussir
31:14déjà auprès du Salon
31:16et donc
31:17je rappelle simplement
31:19que c'est la 62e édition
31:21du Salon
31:21de l'Agriculture
31:22internationale
31:23de Paris
31:24et que
31:25en 62 ans
31:26d'existence
31:27c'est la première fois
31:28qu'il y aurait eu
31:29un ultramarin
31:31et une vache
31:31des îles
31:32donc la satisfaction
31:34était immense
31:35malheureusement
31:36on n'a pas pu être là
31:37par rapport à la DNC
31:39et un peu
31:39le meilleur qu'au sûr
31:41et
31:42Bigin
31:43elle a dû quand même
31:43venir
31:45sur l'Hexagone
31:46mais elle est arrivée
31:47quand en fait ?
31:48Alors Bigin
31:49a fait 11 jours de mer
31:50parce qu'elle a voyagé
31:52en bateau
31:52nous nous accordons
31:54une grande place
31:54au bien-être animal
31:55alors c'est des boxes
31:56aménagées
31:57tout confort
31:57et au bout de 11 jours
31:59elle est arrivée
32:00en métropole
32:01et à l'heure actuelle
32:02elle est en Hudson
32:04dans un élevage
32:05chez M. Julien de Mongeau
32:06qui s'occupe
32:07parfaitement bien d'elle
32:08et Bigin
32:09est très bien acclimaté
32:11puisque c'est là
32:11qu'on prouve
32:12encore une fois
32:13que c'est un animal
32:14qui s'adapte facilement
32:16par rapport à sa typicité
32:17Et sinon M. Prosper
32:18ce matin
32:19vous avez pu échanger
32:20avec le président
32:21qu'est-ce que vous a dit
32:22Emmanuel Macron ?
32:23Alors très belle rencontre
32:24avec le président
32:25de la République
32:26qui maîtrise très bien
32:26le sujet
32:27parce qu'il connaît
32:28aussi bien la brahmane
32:29que nous autres
32:30martiniquais
32:31et donc il a
32:32quand même parlé
32:33d'une chose importante
32:34c'est qu'il souhaite
32:35que nous soyons
32:36encore égéris
32:37en 2027
32:38parce que le problème
32:40de la DNC
32:41qui a été posé
32:42à tous les agriculteurs
32:43a empêché
32:44à Bigin
32:45d'être la vedette
32:47de ce salon
32:47d'être l'égérie
32:48du salon 2026
32:49et nous avons
32:50l'appui du président
32:51et il l'a dit
32:52en fin de compte
32:53devant le président
32:54du SIA
32:55notre ami
32:55Jérôme Despey
32:56qui a pris bonne note
32:58Merci beaucoup
32:59Merci beaucoup
33:00Donc vous l'avez entendu
33:01théoriquement
33:01Bigin devrait être
33:02légérie
33:03l'année prochaine
33:04à ce salon
33:06Ce scoop
33:07parce qu'on le découvre
33:09avec vous ma chère
33:09et grâce à vous
33:10chère Régine Delfour
33:11avec Fabrice Selsner
33:13et on va vous retrouver
33:13tout au long de cette journée
33:14évidemment
33:15au sein de ce salon
33:17de l'agriculture
33:19Céline
33:19On est heureux
33:21de voir
33:22On a vu un éleveur
33:23heureux pour le moment
33:24c'est pas la généralité
33:25Oui le seul problème
33:27c'est que la France
33:28la balance commerciale
33:30agricole de la France
33:30pourrait être déficitaire
33:32pour la première fois
33:33depuis 1978
33:34qu'on assiste
33:35à un effondrement
33:36de nos exportations
33:39et à un os
33:40de nos importations
33:41agricoles
33:42Or l'agriculture
33:43était un des derniers
33:45moteurs
33:45de notre balance
33:46commerciale extérieure
33:47Donc là
33:48on fait tous
33:49Ukaidi
33:49Ukaida
33:50on est juste en train
33:51de danser
33:51sur un volcan
33:52et jusqu'à présent
33:54le gouvernement
33:55n'a présenté
33:56aucun plan
33:57aucune perspective
33:58aucun projet
33:59pour redresser la situation
34:00Ils se contentent
34:01de regarder
34:02notre agriculture
34:03s'effondrer
34:04en se disant
34:05on va attendre l'impact
34:06Naïma
34:08Najwa
34:08Najwa
34:10Najwa
34:11Non mais
34:12le salon de l'agriculture
34:14on le sait tous
34:14c'est un temps fort
34:15du monde agricole
34:17alors la particularité
34:18et vous le rappeliez
34:20c'est qu'il n'y aura
34:21pas de bovins
34:22Non
34:22Ce qui était
34:23le moment
34:24attendu
34:25des visiteurs
34:27parce qu'on parlait
34:28des géris
34:29et notamment
34:29de cette fameuse vache
34:30Biggin
34:31qui ne sera pas
34:31présente
34:32mais à côté de ça
34:34vous avez
34:34une colère
34:35du monde agricole
34:37qui est très prégnante
34:38notamment par rapport
34:40à cet abattage
34:41systématique
34:42suite à
34:43l'épizotie
34:46j'aimerais pas
34:47déformer ce mot
34:49donc là
34:50ça a été
34:50un sacré coup
34:52pour les agriculteurs
34:54mais aussi
34:55vous avez
34:55il faut le rappeler
34:56le traité
34:57de libre-échange
34:58Mercosur
34:59bon certes
35:00qui attend
35:02une décision
35:03de la cour de justice
35:04de l'union européenne
35:05donc ça a été
35:06une première victoire
35:06pour le monde agricole
35:08mais là encore
35:09il y a une attente
35:10par rapport à cette décision
35:12de cette cour
35:13et puis
35:14vous avez toujours
35:15les barrières douanières
35:16une concurrence déloyale
35:18mais un espoir
35:20parce qu'il faut toujours
35:21positiver
35:21vous avez un projet de loi
35:22on en a besoin
35:23vous savez
35:23exactement
35:24il y a un projet de loi
35:25d'urgence agricole
35:26que la ministre
35:27portera au mois de juin
35:28qui devrait répondre
35:30aux revendications
35:32du monde agricole
35:33et j'en terminerai par là
35:34en disant
35:35là où les agriculteurs
35:36sont
35:37ils ne savent pas
35:38sur quel pied danser
35:39c'est qu'à un moment
35:40on leur parle
35:40de souveraineté alimentaire
35:43et puis d'un autre côté
35:44ils se sentent
35:45complètement délaissés
35:47donc on espère
35:47que ce projet de loi
35:49permettra enfin
35:50de répondre
35:52à leurs revendications
35:54qui datent
35:55de plusieurs années
35:56le moins qu'on puisse dire
35:57et vous l'avez dit
35:58vous l'avez très justement
35:59souligné
35:59je trouve Vincent Roy
36:00que nos agriculteurs
36:02ont été
36:03très malheureusement
36:04très patients
36:05non ils ont été
36:07plus que patients
36:07puisqu'on se moque
36:09on leur a promis tellement de choses
36:09on se moque d'eux
36:11on se moque
36:12on a sacrifié
36:12on peut le dire
36:14on a sacrifié notre élevage
36:15il est sacrifié
36:17cette part
36:17de notre agriculture
36:18importante
36:19elle est sacrifiée
36:20ils sont
36:21plus que patients
36:23vous avez raison
36:25parce que
36:26on leur a
36:26tout promis
36:27et pour l'heure
36:29rien donné
36:30mais qu'est-ce qu'on a promis
36:31alors ça
36:32effectivement
36:32ça on a beaucoup
36:34l'état a beaucoup promis
36:35mais on ne leur a rien donné
36:37et j'ai peur
36:37qu'on continue
36:38moi
36:39et c'est ma peur
36:40ma crainte
36:41qu'on continue
36:42de les rouler
36:42dans la farine
36:43parce que pour l'instant
36:44les français
36:46doivent subir
36:47un régime
36:48qui est celui
36:49par exemple
36:49du poulet ukrainien
36:51donc lorsqu'on nous parle
36:52de souveraineté
36:54alimentaire
36:54c'est de la poudre aux yeux
36:55c'est de la poudre aux yeux
36:57et nos agriculteurs
36:58le savent très bien
36:58carrément
37:00vous savez
37:01les agriculteurs
37:02évidemment
37:02sont en première ligne
37:03c'est eux
37:04qui défendent
37:05les territoires
37:06quelque part
37:06qui défendent
37:07des traditions
37:08on a vu
37:09la chute
37:10de ces exploitations
37:11agricoles
37:12au fil des années
37:13de cette concurrence
37:14déloyale
37:15mais on dit
37:16les agriculteurs
37:17sont touchés
37:18les agriculteurs
37:19souffrent depuis
37:20des années
37:20on a vu
37:21le taux de suicide
37:22aussi
37:22chez les agriculteurs
37:24mais on ne se rend
37:25pas assez compte
37:26je pense que
37:27quand on ne défend
37:28pas assez
37:29justement
37:29l'agriculture
37:30et les agriculteurs
37:31c'est tout le monde
37:32qui est impacté
37:33c'est tout le monde
37:34qui est touché
37:34et au final
37:36on regarde
37:37par exemple
37:37quand on regarde
37:39certaines importations
37:40de produits
37:41on peut penser
37:42même du côté
37:42par exemple
37:43des États-Unis
37:44vous savez
37:44cette surproduction
37:45c'est des produits
37:47au final
37:47vous allez avoir
37:48quoi
37:48des produits
37:49oui low cost
37:50mais en termes
37:50de qualité aussi
37:52nutritive
37:53en termes
37:53de territoire aussi
37:54qui sont souvent
37:56saccagés
37:57est-ce que c'est
37:58véritablement
37:58ce qu'on veut
37:59en France
37:59la France
38:00a des produits
38:02exceptionnels
38:02on n'imagine mal
38:05quand on regarde
38:06c'est une qualité
38:08incroyable
38:09des territoires
38:10exceptionnels
38:10un terroir
38:11une diversité
38:13c'est aussi
38:14une part
38:14de l'identité
38:15de la France
38:16donc laisser aller
38:18des beaux mots
38:19on fait des promesses
38:21mais quand on ne les tient
38:22pas
38:22au final
38:22oui en première ligne
38:24on blesse
38:25on touche
38:25les agriculteurs
38:26mais c'est la France
38:28les Français
38:28et la France elle-même
38:29qui est touchée
38:30et pendant que vous exprimez
38:31on voit les images
38:32en direct
38:32d'Emmanuel Macron
38:33qui inaugure
38:34et qui visite
38:35les différents stands
38:36tout à l'heure
38:38pour le moment
38:38de bien se dérouler
38:39voilà
38:40voilà ce qu'on pouvait dire
38:41sur le salon
38:41de l'agriculture
38:42mais on a toujours
38:43un oeil
38:44évidemment
38:44on va terminer
38:45en prenant la direction
38:46de la Belgique
38:47si vous le voulez bien
38:48retrouver notre spécialiste
38:49terrorisme et renseignement
38:51Claude Moniquet
38:51bonjour Claude
38:52merci d'être avec nous
38:53je voulais vous avoir
38:54sur ce projet
38:55qu'on a appris
38:56d'attentat à l'explosif
38:58impliquant donc
38:58deux mineurs de 16 ans
39:00qui étaient déjoués
39:01dans le nord
39:02par la direction
39:03de la sécurité intérieure
39:04les deux jeunes
39:05ont été interpellés
39:05qu'est-ce qu'on sait
39:06sur cette affaire
39:07mon cher Claude
39:09oui bonjour Thierry
39:10alors ce qu'on sait
39:11effectivement
39:11c'est que
39:12d'abord
39:12sans surprise
39:13on a effectivement
39:14deux adolescents
39:16puisque c'est devenu
39:17une habitude
39:17deux adolescents
39:18de 16 ans
39:19qui sont impliqués
39:20dans cette affaire
39:21qui a été élucidée
39:23par la DGSI
39:24le service de sécurité
39:25et de renseignement intérieur
39:28ce qui est plus original
39:29que d'habitude
39:30c'est que très souvent
39:31les projets terroristes
39:32menés par des adolescents
39:33sont mal aboutis
39:34assez flous
39:36etc
39:36c'est plus une idée
39:38une volonté
39:38de passer à l'acte
39:39mais sans réelle
39:41concrétisation
39:41de cette idée
39:42et là en fait
39:43c'était très concret
39:43puisque l'un des deux jeunes
39:46d'une part voulait se procurer
39:48une arme
39:48et d'autre part
39:49il s'était déjà procuré
39:51des produits chimiques
39:52ce qu'on appelle
39:52des précurseurs
39:53qui permettent
39:54de fabriquer du TATP
39:55le TATP
39:56c'est cet explosif
39:57extrêmement volatil
39:59et donc instable
40:01donc
40:02utilisé par l'État islamique
40:04de manière préférentielle
40:05et il avait même
40:08réalisé déjà
40:08de petites charges
40:10de TATP
40:10pour les faire exploser
40:11pour les tester
40:12donc il y avait réellement
40:13une volonté
40:14de passer à l'acte
40:15la cible n'est pas déterminée
40:17c'était soit
40:17un supermarché
40:19soit
40:20une salle de spectacle
40:21dans le nord
40:22et ce qu'on sait
40:23c'est qu'un des deux jeunes
40:24celui qui a été
40:25placé en détention
40:27était donc
40:28celui-là
40:28dont je viens de parler
40:30qui était le plus
40:31impliqué
40:32le plus actif
40:32et l'autre semble avoir
40:34plutôt eu un rôle
40:35d'appui
40:36de conseil
40:38d'incitation peut-être
40:39et a été placé
40:40sous contrôle judiciaire
40:42Merci
40:42merci pour ces précisions
40:44Claude Moniquet
40:44Vincent Roy
40:45on le voit
40:4516 ans
40:4616 ans
40:48Oui c'est presque
40:49irréel
40:50comment on peut
40:50imaginer que
40:52dans le cerveau
40:54d'un ado
40:56de 16 ans
40:57puisse être
40:58fomenté
41:00un attentat
41:01enfin
41:02vraiment
41:03les mots
41:03manquent
41:04c'est-à-dire que
41:05évidemment
41:05on questionne
41:07ça questionne
41:08l'éducation
41:09ça questionne
41:09les parents
41:10d'où viennent-ils
41:11que font-ils
41:12comment ont-ils été élevés
41:13pour qu'on puisse
41:14à 16 ans
41:16déjà
41:17vouloir
41:18en découdre
41:19enfin c'est
41:21absolument terrible
41:22Majoie
41:22Les procureurs
41:24de la République
41:26antiterroriste
41:26ont tiré
41:28la sonnette
41:28d'alarme
41:29parce qu'ils sont
41:29très très inquiets
41:30en effet
41:31par le rajeunissement
41:32des personnes
41:32mises en examen
41:33pour des infractions
41:34de terrorisme
41:36et le profil
41:37qu'ils décrivent
41:38c'est des profils
41:39de jeunes garçons
41:40souvent
41:41alors il y a
41:42des actes terroristes
41:44commis
41:45par des jeunes femmes
41:47mais là
41:47c'est plus des profils
41:48de garçons
41:49déscolarisés
41:51qui agissent
41:52de manière
41:53isolée
41:55pas en lien direct
41:56avec des organisations
41:57terroristes
41:57terroristes
41:58en tous les cas
41:58c'est les différents
41:59procureurs
42:00de la République
42:01en charge
42:02de ces questions
42:02
42:02qui le disent
42:03mais aussi
42:04il y a un rôle
42:05mais des réseaux sociaux
42:07qui est extrêmement
42:08inquiétant
42:09c'est qu'ils se nourrissent
42:11de cette abondance
42:13de propagande
42:16djihadiste
42:18sur les réseaux
42:19internet
42:19ne serait-ce rien
42:20pour préparer
42:21aussi
42:22leur acte
42:23terroriste
42:24merci
42:25c'était le mot
42:26de la fin
42:26je remonte
42:27votre livre
42:27tout chaud
42:28tout chaud encore
42:29maître
42:30sortez-moi
42:31de là
42:31qui va sortir
42:32le 26 février
42:34merci
42:35et qui en précommande
42:36et en précommande
42:36voilà
42:36je le remonte
42:37je le remonte
42:38à l'écran
42:39merci Thierry
42:39merci de m'avoir
42:41accompagné
42:41durant cette heure
42:42merci à l'équipe
42:43qui m'a entouré
42:43Sébastien Benotti
42:44Samuel Vasselin
42:45Afi Libour
42:46Mickaël Dorian
42:47pour l'information
42:47Stéphane Fattoreto
42:48pour l'information
42:49merci également
42:50aux équipes
42:51en régie
42:51bien évidemment
42:52merci à vous Tanguy
42:53on se retrouvera
42:54tout au long
42:54de cet après-midi
42:55tout de suite
42:56c'est Michel Onfray
42:56et Laurence Ferrari
42:57et je vous retrouve
42:58à 17h pour Punchline
42:59à tout à l'heure
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